Ile de France et Paris·Parentalité

Une virée en famille à la Cité des sciences pour sa réouverture

Ce week-end, nous recevions nos copains de Lyon avec leur petit gars qui a le même âge que notre fille. On a dû repousser plusieurs fois leur venue à cause de ce foutu covid. Cette fois-ci, c’était la bonne mais le beau temps n’était pas au rendez-vous. Peu importe, nous avons fait une super virée à deux familles à la Cité des sciences pour fêter sa réouverture.

Direction la Cité des enfants de 2 à 7 ans. Je l’avais visité avec mes parents et mon frère il y a une vingtaine d’années du côté des 7-12 ans et cela reste un souvenir d’enfance mémorable. Aussi bien que la tour Eiffel et le musée du Louvre. Depuis, la Cité a été rénovée et j’avais très envie d’y emmener ma petite fille un jour.

Les sciences n’ont jamais été ma tasse de thé mais ce type de musée de société a réussi le challenge de m’y intéresser.

Après un agréable trajet en RER E, nous débarquons dans le tout nouveau quartier Rosa Parks, pas très loin du canal Saint-Denis. J’ai pris un jour la navette fluviale pour aller au centre commercial Le millénaire à Aubervilliers.

J’ai beaucoup ce quartier depuis l’enfance quand mon papa nous a trouvé des supers romans jeunesse à la médiathèque de Valence. C’était une série sur un clochard qui s’appelait Claude Lapoigne, une série écrite par Thierry Jonquet, éditions Nathan. Cela m’a montré une autre réalité que celle du Paris touristique des cartes postales. Je pense que cette facette de Paris beaucoup plus populaire m’a aussi donné envie de venir vivre ici un jour.

La Cité des sciences de la Villette a à peu près mon âge, fondée en 1986, elle a repris les anciens abattoirs de la Villette pour les transformer en musée des sciences et des techniques. En 2019, plus de 2 300 000 visiteurs sont venus se cultiver en famille. Pour moi, la Cité des enfants est un lieu pédagogique très innovant, reconnu dans tout le pays.

Cela me donne bien envie d’aller regarder des vidéos de Jamy et Fred de C’est pas sorcier sur France 3.

Notre visite de la Cité des enfants avec une petite fille de deux ans révolus.

Beaucoup de familles pour un samedi matin 10 heures mais on était contents de notre visite. C’était important de faire les activités avec un autre enfant du même âge. Il y a sept sections toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Pour répartir la foule, un monsieur nous a fait choisir un pion jaune pour aller à la section Je sais faire. Une directive que ma fille me repète cinq fois par jour quand je veux l’aider à mettre son manteau ou ses chaussures…

Ca démarrait fort avec des jeux en bois où il fallait lancer une balle et suivre son chemin. Un peu comme dans Fort Boyard… Carton plein avec les enfants qui ont tout de suite bien accroché avec l’animation. Mais c’était très frustrant de devoir leur dire d’arrêter leurs jeux pour continuer une autre section.

© E. Luider / EPPDCI

Cette première impression a été à l’image de toute cette visite très dense qui a duré une heure et demie. On a eu le temps de tout faire mais dans le bruit et avec beaucoup de monde. Ca piaillait, ça s’émerveillait, ça s’énervait quand ça marchait pas. C’était génial mais c’était trop d’émotions contradictoires. J’ai pensé que nous y étions allés trop tôt et que les impressions n’auraient pas été du tout les mêmes vers quatre ou cinq ans.

Je ne regrette pas du tout cette visite mais j’ai trouvé cela contre-productif de stimuler autant un enfant de deux ans avec autant d’activités tout en lui apprenant les codes sociaux dans un musée loin d’être désert ce jour-là. Moi même, j’étais sur-stimulée.

Je vous recommande la visite de ce lieu incontournable de la culture française mais en privilégiant une heure creuse en semaine. J’ai vraiment apprécié les jeux d’eau et ceux autour de l’air, des activités récurrentes de la Cité des enfants tout comme le chantier de travaux avec les grues, les brouettes et les moellons.

La dernière section se clôture avec un jeu sur les échelles de tailles : différentes chaises et vélos qui me rappelaient la poésie du conte Boucle d’or et les trois Ours. La visite se termine avec un spectacle d’une quinzaine de minutes qui sert à fluidifier les visites des visiteurs selon les différents créneaux. Le spectacle est de qualité mais on est tellement saturé de jeux et d’informations que nous avons bullé sur les sièges pour nous reposer.

Toutes les précautions sanitaires ont été prises par l’équipe de la Cité des sciences avec des mini-stylos tactiles pour toucher les écrans. Bravo à leur professionnalisme pour gérer un aussi grand nombre de visiteurs avec des messages vocaux pour inciter les visiteurs à changer de section en toute convivialité.

Le prix du billet d’entrée n’est pas donné : 12€ pour les adultes et 9€ pour les enfants. Espérons qu’une politique tarifaire adaptée soit proposée pour permettre aux familles modestes de venir de temps en temps.

Tout le monde était ravi de sa visite à la fin de la mâtinée, les gosses ont été sages comme des images, de vrais petits visiteurs de musée en herbe.

Le lendemain, comme la pluie continuait de se taper l’incruste, nous sommes allés au parc floral de Vincennes, ma nouvelle résidence secondaire dont je vous parlerai dans un prochain article !

Ile de France et Paris

Découvrir un Paris plus solidaire

Depuis plus de deux ans, je relis bénévolement les textes du bulletin trimestriel de la Mission évangélique envers les sans-logis qui se trouve place Sainte Marthe dans l’un des quartiers les plus populaires de Paris : Belleville.

Cette brochure en couleurs d’une dizaine de pages s’appelle Lumière. Elle retrace les activités de la Mission avec des témoignages des bénévoles, une méditation biblique, l’avenir de l’association et une courte prière en conclusion.

Cette association existe depuis plus de 50 ans, elle apporte le pain et la Parole.

Les activités de cette Mission sont de fournir aux sans-logis une infirmerie, une coupe de cheveux , un vestiaire pour hommes, des douches, un service de domiciliation et d’alphabétisation, une étude biblique régulièrement et de nourrir plus de deux cent personnes chaque jour.

Lumière est envoyée chaque trimestre aux donateurs et aux bénévoles de la Mission pour rendre compte des expériences de vie au quotidien avec les sans-logis et aussi inciter aux dons financiers car c’est la principale source de revenus de cette Mission.

Mon rôle, c’est d’être la première lectrice de ces textes écrits par un collectif de personnes. Je trouve des titres un peu accrocheurs et illustratifs pour mettre en valeur les articles, je relève les plus belles citations, celles qui donnent envie de sauter le pas et de devenir bénévole et surtout j’apprends !

« Notre valeur aux yeux de Dieu ne se mesure pas à la taille de notre frigo »

Quand la punchline qui titre un article verbalise l’évident !

La première fois que j’ai relu les textes, je sortais de la maternité avec ma petite fille et le numéro portait sur le thème de la confiance. Les mots de la prédication et de l’expérience de vie d’un sans-abri, résonnent encore en moi deux ans plus tard. Surtout avec cette pandémie bien pénible où l’on se méfie de ses voisins dans les transports en commun, dans son immeuble…

J’effectue cette modeste mission de bénévolat de manière tout à fait égoïste car les témoignages des bénévoles qui racontent les petits et grands miracles qu’ils vivent dans cette structure renforcent ma foi chrétienne de façon très puissante.

C’est bien simple, en mars 2020 pendant le premier confinement, je scrutais mes mails et leur page Facebook , certaine que Dieu allait se manifester de manière vraiment extraordinaire pour eux tant la situation sanitaire et sociale était intenable. Lire comment des actifs cloitrés chez eux se sont réappropriés leur quartier et ont tendu la main aux autres au bas de la rue, m’a beaucoup plus encouragée que le décompte morbide du nombre de morts quotidiens du covid.

Avec cette épidémie, nous vivons une véritable révolution anthropologique : les sourires plus efficaces qu’un long discours sont cachés par les masques, une poignée de mains respectueuse n’a plus lieu d’être et pourtant la solidarité et la reconnaissance bravent les gestes barrières et la distanciation sociale. Je l’ai expérimenté pendant une journée en novembre où j’ai distribué des soupes place Fréhel avec d’autres bénévoles que je ne connaissais absolument pas.

Même les magazines féminins grand public le disent : être altruiste aide à mieux vivre cette crise sanitaire qui s’éternise.

Se sentir utile, aider est bien plus constructif que de glander devant son écran. Il n’ y aucun mal à glander, pourtant avouons-le, ça lasse vite !

Je n’écris pas cet article pour donner des leçons, je ne suis pas une donatrice bien sérieuse mais bien pour encourager cette formidable vague de solidarité que nous avons connu en mars 2020 et l’entretenir pour ne pas retomber dans nos vieux excès.

Il y a mille façons de tendre la main aux gens en galère : offrir un café avec le sans contact au distributeur de sucreries sur le quai du métro, télécharger l’application Entourage pour filer un duvet, des rasoirs ou un dictionnaire à un sans- abri.

Je vous conseille une petite sélection de livres si vous voulez vous lancer dans la belle expérience des maraudes :

-Il m’a donné un nom, le témoignage de Christine Gallay, éditions Première partie.

Comment une jeune fille marginalisée par sa famille a été sauvée du suicide par des chrétiens qui étaient partir en maraude et qui ne l’ont pas abandonnée dans sa détresse.

Avec ou sans logis et Humains dans la rue, écrit par les fondateurs de l’application Entourage, Première partie

Des conseils pratiques et pragmatiques pour entrer en contact avec des sans-logis pour les aider et même entretenir une amitié…

Dans le blog Le bal littéraire des sardines, on valorise le Paris solidaire :

Belleville au coeur, un journal de rue 2.0

Devenir bénévole d’un jour aux soupes de Belleville

Ile de France et Paris·Sociologie

Aux grands hommes et femmes, la patrie reconnaissante.

Cet article sur les femmes résistantes me trottait dans la tête depuis longtemps.

J’habite rue Danielle Casanova dans l’une des nombreuses villes, ancien bastion communiste, à avoir voulu honorer cette femme martyre de la Résistance. 95 communes dont 52 en Ile de France ont voulu l’honorer.

Danielle Casanova
(1900-1943)

Danielle était dentiste et a exercé son métier dans les camps, lui permettant d’échapper aux travaux les plus durs et les plus inhumains du camp. Malheureusement, le typhus l’a rattrapa et elle n’a jamais vécu la victoire des alliés sur le totalitarisme nazi.

J’ai réellement découvert son histoire à travers la biographie de Marie-Claude Vaillant-Couturier, intitulée Marivo, écrite par Gérard Streiff, éditée par Ampelos.

Marie-Claude et Danielle ont été déportées ensemble dans le même convoi vers les camps de concentration allemands. Ce sont deux figures emblématiques de la Résistance et leur déportation fut largement médiatisée.

Marie-Claude était une journaliste et photographe engagée en politique dès les années 1930 : elle a failli interviewer Hitler avec son père au début de son ascension, elle a couvert la guerre d’Espagne… Elle venait d’une famille brillante qui côtoyait l’élite artistique et intellectuelle de l’époque.

Son père était Lucien Vogel, le patron de la revue Vu, ses oncles Michel et Laurent de Brunhoff ont respectivement inventé Vogue France et les aventures de Babar, le roi éléphant.

Je connaissais déjà l’histoire de sa famille par la géniale biographie La splendeur des De Brunhoff, chroniquée ici. Mais j’ai aussi aimé lire son histoire personnelle à elle.

Cette biographie met en lumière les convictions politiques d’une femme pour qui la résistance est une évidence. Ce livre est intéressant car il montre combien cela coûte affectivement et moralement de rentrer dans l’illégalité dans son propre pays.

Il débute avec le procès de Nuremberg dans lequel Marie-Claude Vaillant-Couturier sera appelée à témoigner face aux responsables directs de cette horreur, au nom des milliers de mortes qu’elle a côtoyé dans les camps.

Elles venaient de France, de Grèce, d’Allemagne, de République tchèque. Toutes européennes mais citoyennes à éliminer pour Hitler et sa bande de haineux rageux ascendants débiles profonds.

Marivo, Gérard Streiff, éditions Ampelos, 142 pages, 10€

En toute franchise, ce n’est pas une lecture joyeuse. J’ai lu une dizaine de livres sur les camps de concentration. Cela me file le cafard car je sais que l’homme dans sa haine est bien capable de recommencer pareil génocide.

Mais, j’ai bien aimé certains moments lumineux qui montrent quelques exemplarités des kapos qui ont sauvé des vies sans qu’on sache vraiment pourquoi, un sursaut d’humanité sans doute.

On leur confiait les plus basses besognes mais certains sont parvenus à faire triompher la vie sur la mort quelques fois. Une goutte d’eau dans un océan mais cela redonne espoir. C’est l’intérêt de ces livres de témoignages sur la Shoah selon moi.

Enfin, ce livre a aussi un intérêt documentaire. Sans partager leurs convictions, ce livre met en lumière l’engagement politique de Marie-Claude Vaillant-Couturier, figure du parti communiste français. Des rues Paul Vaillant-Couturier, il y en a des tonnes en France mais finalement je ne savais que peu de choses de ce député emblématique du Front populaire.

Les anciennes villes communistes en proche banlieue parisienne changent de couleur politique au fil des élections : Montreuil, Villejuif, Fontenay sous bois… mais ce livre retrace un paysage politique que je connaissais peu.

Marie-Claude Vaillant-Couturier aura une belle carrière après son retour des camps. Son engagement de résistante sera unanimement reconnu, tous partis politiques confondus. Le général de Gaulle lui fera même part de son admiration en la croisant dans un couloir de l’Assemblée nationale.

Le street-art rend hommage aux résistantes Germaine Tillon et Geneviève Anthonioz de Gaulle, accueillies au Panthéon, par Ernesto Novo

Heureusement que les bibliothèques municipales s’attachent à acheter dans leurs collections des biographies de femmes résistantes pour sensibiliser les générations futures. Il y a peu de place pour Geneviève Anthonioz De Gaulle, Germaine Tillon, Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant-Couturier dans les médias aujourd’hui.

Je ne vise personne mais je déplore qu’on scrute les faits et gestes des actrices aux Césars pour leurs prises de position symboliques, qu’on les juge sur leur image, leur corps et que les débats d’idées, les engagements militants soient moins exposés médiatiquement sur Instagram, Twitter… Qui sont les résistantes d’aujourd’hui?

Je vous recommande cette collection de biographies historiques dans la collection Des graines et des guides des éditions A dos d’âne. Le dossier documentaire qui accompagne cette biographie est vraiment complet. Cette collection s’adresse aux collégiens et lycéens pour les aider à réaliser des exposés par exemple.

Voici d’autres articles de mon blog sur des biographies inspirantes de femmes et d’hommes :

Le succès de Culottées, les biographies de femmes dessinées par Pénélope Bagieu, éditions Gallimard

La splendeur des De Brunhoff, une famille innovante engagée contre la barbarie nazie.

Ile de France et Paris

Fontenay sous bois, notre nouvelle patrie !

Tout d’abord, je voulais vous dire un grand merci pour tous les petits commentaires sympas reçus sur Facebook et sur le blog suite à un précédent article : Devenir une banlieusarde après quinze années à Paris. Je ne me doutais pas qu’écrire sur les chambres de bonnes, souvenirs d’une vie étudiante bien révolue évoquerait autant de souvenirs pour chacun.

Il me paraissait important de raconter la suite de l’histoire : mon nouveau point de chute après Paris. Direction Fontenay sous bois dans le Val de Marne. Nous avons découvert ce lieu bucolique grâce à nos amis Rose et Jan qui ont depuis, déménagé à Villeurbanne, près du chouette parc de la Tête d’or.

Blog des citoyens du 94.com

Avec eux, nous avons fait de fantastiques parties de mölky au lac des Minimes, suivi la finale de la coupe du monde de football 2018 autour de la fontaine et du pub du centre-ville, joué au bowling de la Matène juste à coté avec Alix et Clément…

Bref, on rigolait mais Fontenay sous bois nous avait conquis.

La médiathèque Louis Aragon

Pourquoi Fontenay sous bois ?

Nous voulions vivre à deux stations de RER maximum de Paris et nous sommes de grands amateurs du bois de Vincennes pour ses barques, ses manèges et ses promenades autour des lacs : Lac Daumesnil, Lac Saint-Mandé, Lac des Minimes… Quand on devient parents, on se pépérise forcément…

En une année 2020 bien rocambolesque, nous avons acheté un bel appartement familial en étage élevé dans un quartier résidentiel du Val de Fontenay.

La médiathèque municipale n’est pas très loin (un avantage non négligeable pour nous !) et le quartier est très bien desservi en moyens de transport : nous n’avons pas de voiture.

Une ville de banlieue populaire avec de chouettes maisons éclectiques

Avec le bus 118, nous aimons aller nous promener dans le centre-ville de Vincennes chaque semaine. J’aime énormément l’éclectisme architectural en proche banlieue : les maisons de différentes tailles avec de la brique, de la pierre meulière…

Avec l’âge, je ne supporte plus les rues rectilignes de Paris, les immeubles haussmanniens uniformes avec leurs planchers qui craquent, m’oppressent. Montreuil sous bois m’avait déjà tapé dans l’œil, c’est populaire comme j’aime mais bien trop bétonné.

Une ville où la nature reprend ses droits.

On y entend même les oiseaux chanter, c’est merveilleux non ?. Depuis le premier confinement de mars 2021, j’ai compris combien nous avions besoin de la nature et Fontenay sous bois est une ville très boisée.

Le lac des Minimes avec son île et ses chalets suisses nous a convaincu de venir vivre à Fontenay. On a un super spot de pique-nique avec mon mari en plein hiver pour faire une pause déjeuner en télé-travail !

Fontenay est une ville qui nous plaît pour ses loisirs. On a testé le bowling de la Matène avec des amis, le pub du centre-ville et surtout on est allé boire une coupe de champagne sur les hauteurs du parc des Carrières pour fêter la nouvelle année avec nos amis. Un souvenir inoubliable pour une vue canon sur Vincennes et même Paris…

On a traversé une impasse privée de belles maisons en meulière en se disant qu’un jour on deviendrait de grands bourgeois propriétaires… Affaire à suivre.

Ancien corps de ferme, rue de Rosny
Fontaine de la Rosette en fonte, 1856. E-monumen.net

Depuis, nous avons découvert le parc de l’hôtel de ville et ses canards qui piquent les biscuits des enfants tête en l’air. Autour de la mairie, se trouvent des maisons assez imposantes qui ressemblent à des corps de fermes. On se croirait à Louveciennes ou à Giverny rue de Rosny. Je comprends alors mieux l’emballement immobilier pour le village même si je préfère vivre à Val de Fontenay.

Rêver du Fontenay d’antan

Le nom de la ville vient des nombreuses sources et fontaines de la ville. J’ai repéré celle des Rosettes en plein centre-ville. La plupart des fontaines ont été bouchées en 1832 suite à une épidémie de choléra.

Je vous recommande la visite du centre-ville de Fontenay seul ou en visite guidée, c’est passionnant pour n’importe quel amateur d’architecture. Le trajet en bus 124 est un plaisir pour les yeux. J’aime aussi faire les magasins rue Mauconseil et rue Mot : la librairie Mot, le magasin de cadeaux La brique rose

Droits réservés La brique rose, rue Mot
Le pub dans le centre-ville

La ville se situe sur le long plateau de Belleville, sur lequel se situent aussi notre église et notre ancien logement, porte de Bagnolet. Fontenay se trouve non loin des bords de Marne, réputés pour leurs guinguettes et activités de canotage.

C’est une ville ouvrière qui comptait deux usines remarquables : une usine de pianos Gaveau qui employait plus de 350 personnes. Elle fut bombardée en 1914. Et aussi une usine de pommes de terre : La Belle de Fontenay.

Fontenay : un village et une ville nouvelle

Fontenay se structure en deux parties : le village, un coin très recherché avec une dizaine d’agences immobilières qui occupent le terrain et le Val de Fontenay, la ville nouvelle crée dans les années 1970 avec l’arrivée du RER en 1977.

C’est une petite ville de 50 000 habitants où se croisent près de 30 000 voyageurs dans cette gare RER la plus fréquentée du RER A et de l’est parisien.

Auchan, casse-pied mais indispensable.

Val de Fontenay a un centre commercial bien agréable et pratique pour acheter des vêtements de première nécessité (pas simple de s’acheter des culottes en ce moment cependant) et surtout un vaste Auchan incontournable.

C’est peu dire que je déteste cette grande surface où tout m’agresse : les annonces commerciales au haut-parleur, le monde le week-end, devoir parcourir des allées interminables pour trouver un paquet de biscuit et se rendre compte qu’ils sont vendus en pack ! Je regrette beaucoup mon petit Intermarché boulevard Davout à taille beaucoup plus humaine !

RER A mon ami !

C’était ma condition indiscutable pour venir vivre en banlieue : des transports en commun au top. Je ne suis pas déçue : en quinze minutes le matin, je relie Auber.

Le journal municipal, notre nouvelle lecture !

Il faut dire que nous ne sommes pas des perdreaux de l’année : il était hors de question d’être tributaires d’une seule ligne de transports après les galères vécues en décembre 2019 avec les grèves.

C’est vrai que c’est plus fatigant que le métro de cotoyer une marée humaine comme si je prenais le TGV chaque matin mais c’est un tel confort de voyager rapidement sur l’un des axes les plus centraux de la capitale.

Enfin, nous sommes ici que depuis fin décembre mais le journal municipal quinzomadaire (je vous apprends un mot ! haha !) nous informe très bien des démarches et initiatives de la municipalité.

C’est une mairie de gauche modérée, longtemps communiste. On sent la volonté de tendre la main aux classes les plus populaires de la ville en organisant des séjours découverte pour les enfants comme pour les seniors, le soin apporté aux espaces verts et aux aires de jeux.

Le châlet de la porte Jaune entre Vincennes et Fontenay. Droits réservés Kubyk events.

Une ville de banlieue à visage humain qui me convient bien !

Voila la suite de l’histoire, c’est sûr que traverser le périphérique après quinze ans de vie à Paris fut un grand changement de vie pour moi cette année. Un grand merci à nos agents immobiliers de LC Immo Verdun qui sont des amoureux transis de leur ville de Fontenay sous bois et qui nous ont bien accompagnés dans cette galère.

Je suis vraiment contente de l’avoir fait : je ne me voyais pas vivre un troisième confinement dans un petit deux-pièces sans balcon et nous apprécions le réveil au chant des oiseaux chaque matin. Mais nous ferons sans aucun doute notre pèlerinage dans notre ancien quartier du 20eme arrondissement en juin, revoir nos anciens voisins !

Dans mon rayon de 30 kilomètres pour se remettre au sport….

Vivement les beaux jours pour aller faire un tour sur les bords de Marne. Je vais me renseigner pour un tour de paddle à Nogent sur marne car j’en ai bien envie. Je me rends compte que vivre à proximité d’un fleuve est vraiment essentiel !

Un jour quand tout ce bazar sera terminé, j’embarquerai ma fille, mon frère et sa femme, ma filleule et son frère avec mes cousins de Marseille et mon mari pour une cousinade à Disneyland Paris car je n’y suis jamais allée. Et aussi je prévoirai une virée en amoureux pour retourner au spa Aquatonic de Marne la Vallée.

Ile de France et Paris

Room tour de notre appartement familial de Fontenay sous bois en photos et en dessins

La vue depuis notre salon, ça compense largement la télé !

Pendant le premier confinement (printemps 2020), nous avons regardé une vingtaine d’épisodes de Maison à vendre sur M6, j’ai acheté une dizaine de magazines de décoration : Elle décoration, Ideat, Le journal de la décoration… On avait même pensé à prendre un rendez-vous de deux heures avec une architecte d’intérieur pour rénover l’appartement familial que nous allions acheter en juin…

Sauf que nous avons attendu cet appartement pendant sept longs mois sans savoir au bon du compte si nous signerions un jour ou non… Mais, il y a eu un miracle en décembre : la situation s’est dénouée ! Dieu est bon !

S’il ne fallait retenir que trois leçons de cet imbroglio immobilier qui a bien testé notre persévérance :

-passer par l’intermédiaire d’une agence immobilière est indispensable. Nous avons été accompagné formidablement par Sandra de l’agence LC Immo à Fontenay sous bois.

-le service de protection juridique de notre banque a été d’une aide très précieuse

-il est possible de proroger un compromis de vente (sept fois au compteur pour nous) et de demander une prolongation de votre offre de prêt. Merci La Banque postale pour votre sérieux si apprécié pendant le confinement.

Notre entrée, en hommage vivant
à Sempé et Paris !

Voici un petit tour de notre appartement familial à Fontenay sous bois, situé en étage élevé pour apprécier une vue hors du commun (cela a décidé notre achat).

Nous rêvions de grandes étendues de peintures bien tendances : des aplats de vert, de gris et de bleu canard, les magazines de décoration m’avaient bien hypnotisée avec leurs rêves hors de prix.

Finalement, nous avons emménagé avant de démarrer les travaux de rénovation de l’appartement.

Ce ne fut pas une période facile : faire la vaisselle en se tortillant dans un trou de souris pour cause d’îlot central en plein milieu de la cuisine ou faire du camping dans le salon pendant trois semaines.

Mais c’était beaucoup plus pratique pour la logistique du chantier d’être sur place tous les jours. Et nous avons abandonné nos rêves de peinture pour du blanc omniprésent.

On s’est vite rendu compte que c’était beaucoup plus neutre que nos superbes camaïeux démodés dans deux ans et que la décoration se changeait beaucoup plus facilement selon nos envies avec des rideaux, des cousins, des meubles et des cadres.

J’ai compilé beaucoup d’images dans mes étiquettes Instagram et finalement, cela m’a mis la pression plus qu’autre chose. Je me suis bien plus régalée à dessiner mon appartement avec mes feutres comme les architectes d’intérieur Sophie Ferjani et Emmanuelle Rivassoux qu’en allant courir les magasins de décoration.

Le seul chantier dans lequel j’ai mis un peu de temps (deux jours) et de l’argent (200€ en résines et poignées de portes dorées de Castorama Nation), c’était dans notre cuisine et ça valait le coup ! C’était à la portée de tous peintres du dimanche comme nous. On est très fiers de notre œuvre.

Rénover de vieux meubles de cuisine quand on peint comme un pied

Voici quelques dessins et quelques photos d’un chantier de rénovation qui a duré quatre semaines. L’immeuble date des années 1970 et heureusement, nous n’avons pas eu de trop mauvaises surprises. Nous sommes très contents du résultat !

Je me suis découvert des talents de dessinatrice d’intérieur même si il faut connaître les lieux pour reconnaître les traits mais c’est comme la peinture des meubles, il faut se lancer.

Notre cuisine bien rustique relookée grâce aux résines de home-staging !

J’ai profité de cette grande quantité de résine pour repeindre uniformément ma planche de bureau et mon meuble sur roulettes. Deux couches ne suffisent pas pour cette surface sur laquelle on s’accroche pas mal en fin de compte, mais c’est agréable cette uniformité.

Cela faisait un bon moment que je rêvais de mon espace bureau. Je me suis inspirée du Blog de Néroli avec ces deux cadres métalliques dorés trouvés chez Maisons du monde et Sostrene Grene.

Mon prochain projet sera de m’acheter du beau linge de maison un peu select pour compenser le beau papier peint panoramique que mon mari n’a pas voulu (j’étais un peu déçue mais finalement, il a eu raison, les palmiers et les petits singes, cela lasse vite) dans notre chambre.

J’ai aussi bien envie de repeindre ma tête de lit blanche Ikea blanche en bleu céladon avec ces chouettes résines, plus tard dans l’année.

La fièvre décoratrice m’a passé après ces mois d’attente et ces deux mois de travaux et d’emménagement. Mais, je ne doute pas que cela me reviendra rapidement aux beaux jours pour concevoir notre balcon avec mon mari. La décoration intérieure est une vraie passion chez moi, j’ai bien envie de continuer à acheter des revues lifestyle avant tout.

Mais cela peut aussi devenir un gouffre perfectionniste sans fond. Je compte bien me désabonner de tous mes comptes Instagram de décoration pour vivre libre et heureuse dans mon espace beau, spacieux, à mon image mais imparfait !

Retrouvez mes précédents articles autour de notre emménagement dans le Val de Marne depuis fin décembre :

Devenir banlieusarde après quinze ans de vie à Paris

-Une virée dans le centre-ville de Vincennes, le bois sacré en gaulois

A venir, un article sur notre nouveau fief : Fontenay sous bois !

Ile de France et Paris

Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois !

Vincennes, c’est une sympathique ville de 50 000 habitants avec un centre-ville à taille humaine. Les magasins sont assez cotés mais au moins on trouve tout dans un petit périmètre.

Pas besoin d’aller courir aux Galeries Lafayette ou aux Halles de Chatelet : c’est beaucoup plus dense et éreintant.

J’aime particulièrement la rue du Midi où j’ai trouvé un superbe bombers vert émeraude. J’aime aussi la boutique Aux merveilleux de Fred. Il y a toujours une file d’attente immense le samedi mais c’est tellement bon et original.

Je vais aussi me décider à faire un tour à la boutique du pâtissier Yann Couvreur située rue de Fontenay pour Pâques. Et dernière adresse gustative : L’Urban bakery rue de Fontenay qui réalise de supers bons brownies. Comme beaucoup de salons de thé sont fermés et que le Macdonalds du centre-ville est peu ragoutant, c’est une bonne adresse pour se régaler.

Je vous recommande également la librairie Millepages qui est une solide référence dans le paysage littéraire français. Elle se déploie sur différents étages et les libraires sont des pointures pour donner de bons conseils.

Cette librairie se trouve dans un pâté de maison bien calme et on a même découvert un Monsieur Bricolage dans une des galeries !

A part les boutiques : Petit Bateau, Maison 123, des chausseurs, une bonne crêperie rue de Montreuil : Les monts d’Arrée, tout l’intérêt de Vincennes porte sur son bois et son château.

C’était un pavillon de chasse au 12eme siècle puis une vraie capitale sous Charles V au 14eme siècle. Il y a fait construire son donjon et sa chapelle royale. Un peu comme Louis XVI, deux siècles plus tard à Versailles.

On a vraiment bien aimé notre promenade à pied entre le lac des Minimes à Fontenay et le château de Vincennes en passant par le parc Floral. On constate rapidement que c’est une ville de garnisons dans le centre-ville. On se croit dans l’Ancien Régime, c’est comique.

J’ai beaucoup aimé visiter le donjon avec l’Ecole du Louvre. C’est ouvert actuellement alors que beaucoup d’autres musées sont fermées et ils organisent un escape game bien intéressant selon un couple de copains. Le bois de Vincennes est juste à coté, c’est un superbe terrain de jeux pour les enfants avec des manèges, des tours de poneys, des barques, des vélos… On mesure notre chance d’habiter tout près et d’en profiter régulièrement les week-ends.

J’aime beaucoup les petits chalets suisses qui servent de cabanes à glaces dans les jardins parisiens. A Fontenay, nous avons celui de la porte Jaune, une salle de réception sur une île, avec de belles boiseries jaunes et rouges. La plupart de ces poumons verts : Bois de Boulogne, Bois de Vincennes, Buttes-Chaumont, parc Montsouris, Lac Daumesnil.. sont des lacs artificiels conçus par l‘hygiéniste Alphand, un des bras droits du baron Haussmann en 1860. Merci Alphand. On n’a pas de Central Park dans Paris mais ces bois sont de bons échappatoires face à la pollution.

Le métro est arrivé dans la ville en 1934 et le RER en 1969. Cette innovation transformera la ville et amènera de nombreux habitants comme à Fontenay sous bois.

Notre prochaine escapade familiale sera au zoo de Vincennes, j’aime bien son rocher artificiel, que j’avais découvert dans une rétrospective consacrée à Jean-Paul Goude, l’enfant de Saint-Mandé au musée des arts décoratifs rue de Rivoli à Paris. Ou encore dans la scène finale du Père Noël est une ordure, un gag bien glauque.

Enfin, pour conclure, je suis allée faire un tour à la médiathèque municipale. Ils ont toutes les dernières acquisitions en nouveautés et les salles de lecture sont bien agréables mais je trouve ça fort de café de faire payer 26€ à leurs administrés pour profiter de ce service. A Fontenay et à Paris, c’est bien gratuit.

Retrouvez mes derniers articles sur ma nouvelle patrie : le Val de Marne !

-Dé confiner tout en douceur en découvrant les belles maisons en meulière des bords de Marne.

Devenir banlieusarde après 15 ans de vie à Paris !

Une rue proche du bois de Vincennes.

Ile de France et Paris

Devenir banlieusarde après 15 années à Paris

En septembre dernier, j’ai fêté mes quinze ans de vie à Paris. Depuis fin décembre, j’ai traversé le périph pour aller vivre à Fontenay sous bois et ça m’a fait un petit choc. Prendre le bus et le RER tous les jours, écouter le chant des oiseaux en se réveillant le matin, vivre de manière plus paisible en général. Nous sommes à dix kilomètres de Paris mais le rythme de vie les week-ends est bien différent.

Je vis un sentiment un peu ambivalent entre vraie nostalgie de notre ancien quartier de la porte de Bagnolet et profond soulagement de vivre plus simplement dans un endroit boisé avec une vue très dégagée. Les ciels d’hiver sont notre télévision chaque début de soirée. Je ne m’attendais pas à ce que ce spectacle soit aussi ressourçant pour nous.

Avant de vous présenter notre nouvelle ville, j’ai eu envie de revenir dans ce blog sur mes six adresses successives dans Paris pendant ces quinze années !

Ma toute première adresse parisienne en jette et je me la raconte beaucoup car c’est un très beau souvenir !

Foyer international La vigie, rue Poulletier, Ile Saint-Louis, 4eme arrondissement, chambre de 9m² .

Ce plan en or a été trouvé par ma maman qui a cru en moi quand je passais le concours national de l’Ecole du Louvre. C’est un foyer très recherché à Paris et j’y ai trouvé des amies avec qui j’ai gardé très longtemps contact.

Une tonne de souvenirs se bousculent dans ma tête : la fête d’anniversaire de ma voisine Juliette improvisée sur un quai de Seine avec les bateaux-mouches en arrière plan, les bonnes soirées au Café Oz de Chatelet d’où on revenait à pied, le jour où il y a eu un incendie dans l’immeuble voisin et que c’était le branle-bas de combat pour une cinquantaine de filles en pyjama dans la cour.

Et enfin les grandes chargées de l’accueil qui essayaient de me convaincre de voter Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 car elles faisaient partie de son équipe de campagne avec son fils…

Ce petit côté people, c’est aussi ce qui m’attire à Paris, je dois bien l’avouer. J’aime me trouver au km zéro de l’actualité en France quand je me balade quai Voltaire ou avenue de l’Opéra. C’est un peu moins drôle pendant une énième manifestation des gilets jaunes un samedi ou pendant une grève des transports bien paralysante en décembre 2019 mais j’aime éperdument Paris. Je m’en suis rendue compte pendant toute cette année bien confinée.

Le palace de Carrie de Sex and the city sur mon chemin le matin pour aller à l’IUT.

Chambre de bonne de 12m², rue de la Trémoille, 8eme arrondissement, 370 euros à un particulier.

Nous n’avions le droit de rester seulement deux ans au foyer La Vigie. Alors, j’ai pris mon baluchon pour la grande aventure : une chambre de bonne minuscule à deux pas des Champs-Elysées et du Plaza Athénée, en plein dans le triangle d’or comme les agents immobiliers l’appellent. C’est très chic, cossu et élégant comme quartier mais profondément antipathique et impersonnel.

Je l’ai choisi pour sa situation géographique. L’IUT où j’étudiais les métiers du livre se trouvait au fin fond du 16eme arrondissement, je ne voulais pas être vraiment trop excentrée et j’ai bien calculé mon coup. C’était spartiate mais c’était bien de pouvoir aller voir un film au Gaumont Champs- Elysées régulièrement.

Chambre de bonne de 12 m², rue de Rennes, 6eme arrondissement, juin 2010 – juillet 2013, 460-500 euros à un particulier

Le trajet du bus 95 pour aller en cours le matin !

Quand je suis retournée finir mes études à l’Ecole du Louvre, j’ai voulu vivre à proximité. J’ai trouvé cette chambre de bonne à dix minutes en bus du musée en plein Saint-Germain des Près.

Ce n’est pas ma tasse de thé ce quartier mais j’ai bien aimé aller flâner à la librairie L’écume des pages à onze heures du soir, me balader place Saint Sulpice et au jardin du Luxembourg.

J’ai quitté ce quartier sans grands regrets. Trop de bitume, trop touristique, trop cher pour boire un verre ou faire les boutiques, bref, je n’avais aucuns atomes crochus avec l’endroit. Surtout, j’ai souffert de la chaleur caniculaire sous les toits et mon sommeil a été longtemps perturbé par le volume sonore de la rue de Rennes la nuit.

Colocation sauvage dans un 80 m², rue d’Alésia, juillet 2013-avril 2014

Je ne m’étendrais pas sur cette sous-location sauvage dans laquelle je suis restée huit mois. J’en garde un seul souvenir cocasse : être réveillée en sursaut par les cris de la locataire principale. Elle avait oublié de bien fermer sa volière et son malotru de chat avait croqué trois ou quatre oiseaux à 80 euros pièce venus tout droit du marché aux oiseaux de l’île de la Cité.

Un conseil : quand on vous menace de retrouver vos affaires dans des sacs poubelles devant la porte d’entrée, prenez les devants, fuyez !

Mon premier appartement avec mon mari, 35 m², rue Ramponeau à Belleville, 860 euros à un particulier

Cet appartement fut un véritable cadeau du Seigneur pour un jeune couple qui a un petit budget : pas de frais d’agence, il était à moitié meublé et très lumineux. Les propriétaires étaient des gens adorables mais le voisinage nous a vite donné du fil à retordre : un restaurant s’est monté juste au dessous de chez nous et malgré toute sa bonne volonté, la propriétaire du lieu nous a bien cassé les pieds.

Les fresques, hommages à Germaines Tillon et Geneviève de Gaulle dans ma rue à Belleville

Il y avait cavalcade la nuit pour cause de prostitution chinoise sous les toits, mais on nous avait annoncé la couleur à la signature du bail. Sans que cela devienne pour autant invivable, nous avons été bien contents de recevoir une proposition de hlm huit mois plus tard (encore un cadeau de Dieu!).

Notre appartement de jeunes parents, juillet 2015-décembre 2020, porte de Bagnolet, 52 m², 750 euros en HLM de la RIVP.

J’ai vraiment aimé vivre dans cet appartement bien agencé et calme malgré la proximité du périphérique jusqu’à l’arrivée de notre petite fille. Le plancher qui craque était une véritable épreuve digne de Fort Boyard et nous n’avions plus de salon dans ce petit deux-pièces.

Mais le quartier était vraiment idéal pour une famille avec ses nombreux parcs et équipements culturels et sportifs : bibliothèques, piscines, stades… De tous les endroits où nous avons vécu, c’est celui dont nous sommes le plus nostalgiques. Car nous avons enfin sociabilisé avec des voisins… grâce à notre petite fille connue comme le loup blanc dans le quartier. Ce quartier, on y est resté cinq ans (notre record à Paris et je lui ai même consacré un article à lire ici !)

J’ai indiqué le nombre de mètres carrés et le loyer des logements dans lesquels j’ai vécu parce que cela me paraissait intéréssant mais je ne pense pas que ça soit très représentatif du marché immobilier actuel. J’ai profité des services bien utiles d’une association chrétienne : le CEP entraide étudiants de l’église de Saint-Germain des près.

Les chambres de bonnes étaient rudimentaires mais je leur suis reconnaissante d’avoir faire le tri dans les propriétaires. Je ne suis jamais tombée sur des marchands de sommeil, dans des conditions de vie bien glauques. Cela mérite d’être signalé car ce genre de mésaventures dangereuses est malheureusement monnaie courante.

Dans un prochain article, je vous vanterai les mérites de notre jolie ville d’adoption : Fontenay sous bois et ses belles maisons en meulière. Je vous en avais déjà donné un petit aperçu ce printemps avec l’une de nos premières promenades dé confinées : ici !

Ile de France et Paris·Lifestyle

Quitter Paris 20eme pour Fontenay sous bois

Attention, attention on parlera beaucoup décoration d’intérieur dans ces prochains mois dans ce blog. En effet, après sept longs mois d’attente, nous allons déménager pour Fontenay sous bois et le Val de Marne. Après plus de six prorogations au compromis de vente, Dieu nous a donné un sacré coup de pouce tant la situation devenait absurde et sans beaucoup d’espoir…

Mais avant de partir, j’avais envie de rendre hommage à notre quartier, où nous avons vécu presque six ans. J’aurai toujours une tendresse particulière pour lui car c’est le lieu de la toute petite enfance de notre petite biche. Nous avons vraiment été bien entourés par notre nounou, l’ensemble de nos voisins et les gardiens de notre résidence HLM. C’est la première fois que nous restions aussi longtemps dans un quartier de Paris.

Je vous recommande les logements RIVP à Paris pour les soins apportés aux logements, le sérieux de leur personnel et la qualité du voisinage : la mixité sociale existe toujours !

Je vous propose donc une galerie photos de mes dix coins favoris du 20eme arrondissement :

La vue depuis ma cuisine vers les Mercuriales à Bagnolet.

Pendant les deux confinements, j’ai eu tout le loisir d’en admirer la vue. J’ai bien aimé cette fenêtre vers l’horizon avec la beauté des arbres au printemps et en automne. On se croyait un peu à New-York. Ma petite cuisine me manquera !

La vue depuis le square Séverine

Un square en hauteur et peu bruyant malgré la proximité du périphérique. Chapeau bas à la mairie du 20eme arrondissement pour tous ses parcs et jardins bien entretenus malgré les rats inévitables à Paris. C’était notre spot tous les week-ends jusqu’à la fermeture du parc et j’aimais voir les couchers de soleil du dimanche soir sur les maisons de La campagne à Paris.

La campagne à Paris.

En écrivant cet article, j’ai découvert que c’est un pasteur protestant Sully Lombard qui a crée cet espace pavillonnaire vers 1907 pour loger les foyers les plus modestes, face à la crise du logement. Il se trouve que c’était le pasteur de l’église protestante de Belleville (mon église !) Face à la Grande guerre et à la crise économique qui suivit la première guerre mondiale, les premières maisons ont été construites vers 1926. Ce sont des maisons qui valent aujourd’hui un million d’euros en moyenne ! Les temps changent.

Droits réservés. Un jour de plus à Paris

C’est un très beau lotissement de maisons en meulière qui tranchent avec les immeubles années 1930 du quartier. Stéphane Plaza y a tourné le générique de l’émission Maison à vendre sur M6 si vous y faites attention. Un havre de paix où les promeneurs du quartier viennent le dimanche arpenter les pavés des allées.

Le square Debrousse, rue de Bagnolet

De loin, mon parc favori pour la beauté de ses arbres en automne et sa fontaine tellement reposante pour l’esprit en ces temps difficiles. Ce square me manquera énormément pour tous les bons souvenirs là-bas : les parties de molky avec nos copains, les premières descentes de ma fille, les anniversaires des enfants qui débordent sur les pelouses…

La statue d’Edith Piaf sur sa place attitrée rue Belgrand, Paris 20eme avec une couverture de survie après la Nuit solidaire

La statue d’Edith Piaf sur sa place

Contrairement à sa légende, Edith n’est pas née sur un trottoir de la rue de Belleville mais bien comme tout le monde à l’hôpital Tenon. J’aime énormément la sculpture publique et cette statue est très réussie. C’est une place très sympathique du quartier.

La traverse de Charonne entre Porte de Vincennes et Gambetta

Cette petite navette m’a vraiment arrangée la vie pendant les fameuses grèves de transport de décembre 2019. Elle m’a épargné du stress et trois kilomètres à pied au pas de course pour aller récupérer ma fille le soir. Je l’appelle la Batmobile parce qu’elle va assez vite n’empêche. C’est le moyen privilégié par les personnes âgées pour se déplacer dans le quartier. Alors s’il vous plait la mairie, sauvegardez cette traverse vraiment utile !

La frise du MK2 Gambetta et son parc tout proche

Je ne suis pas très fan de la place Gambetta car sa rénovation est un vrai raté, c’est bruyant et embouteillé. Heureusement, la mairie du 20eme et son architecture lui sauve la mise. J’aime beaucoup son petit cinéma MK2, pas encore trop cher et sa frise Art déco si originale.

J’aime bien les serres du parc à proximité de l’hôpital Tenon. Mais c’est un lieu à fuir car beaucoup trop bruyant.

Le restaurant Au fond du jardin, rue Pelleport

Notre lieu de sociabilités favori. Nous allons vraiment regretter cette chouette terrasse urbaine où nous avons vécu pleins de bons moments avec nos amis. Les pizzas valent le détour, le personnel est sympathique. Nous y avons fêté le premier anniversaire de notre fille. Un souvenir inoubliable.

Le parc Martin Nadaud

J’aime beaucoup ce square en hauteur avec une belle vue sur le cimetière du Père Lachaise mais il est malheureusement trop petit pour tous les enfants du quartier. Le 20eme arrondissement est le plus peuplé de Paris ! Tout près, je vous recommande la bibliothèque Sorbier et La Bellevilloise. Plus loin, c’est Ménilmontant, un quartier aussi sympathique mais ce n’est plus chez nous déjà !

Le street art avec la devise de la ville de Paris, rue Belgrand

C’est un petit carreau de faïence contre un mur, pas facile à repérer. Je l’aime bien pour sa devise « Fluctuat nec mergitur » : « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

Cette devise a été affichée en très grand sur la place de la République après les attentats de 2015. Elle a du sens pour moi.

Quitter notre quartier n’est pas une démarche évidente. Mais cet article qui fleure bon la nostalgie m’aide à passer ce cap. Il était important de parler de la porte de Bagnolet dans mon blog.

En 2021, je vous parlerai de tous les trésors du Val de Marne : Vincennes avec son zoo et son centre-ville si sympathique, les bords de Marne et ses guinguettes, les balades d’architecture pour moi et aussi de décoration intérieure car nous avons trouvé un appartement qui nous plaît. C’est un beau challenge motivant !

Retrouvez ici mon article sur les maisons en meulière du Val de Marne, notre première ballade dé confinée en mai !

Ile de France et Paris

Bénévole d’un jour aux Soupes de Belleville, le coeur des relations humaines

Pendant ce second confinement, j’avais plus de temps personnel pour aider à une œuvre sociale. Informée de cette chouette initiative par la newsletter de mon église et son compte Instagram vivant et sympathique, j’ai rejoint cette aventure humaine pour un jour.

Je vais bientôt reprendre mon travail mais j’ai bien envie de retourner aider tellement j’ai été encouragée par l’ambiance fraternelle de l’endroit.

Cette initiative solidaire est née de la collaboration entre un pasteur, un restaurateur et un poète. Les soupes sont préparées dans les locaux de l’église protestante-unie de Belleville en collaboration avec le cabaret Culture rapide et le restaurant Les bols d’Antoine.

La Mission évangélique envers les sans-logis est aussi partenaire de cette opération. Vous pouvez la soutenir en participant à la cagnotte solidaire ici. La Mission évangélique envers les sans-logis a servi cette année près de 40 000 repas.

Copyright Philippe Labrosse

J’arrive sur la place Fréhel, il y a explication un peu musclée inévitable sur le port du masque de la part du propriétaire de la terrasse qui accueille Les soupes de Belleville. Ce sera la seule petite tension vite oubliée de la journée. Les gens sont très coopératifs dans le port du masque et du gel hydroalcoolique sur les mains.

C’est ma première tâche de la journée : sensibilisation aux gestes barrières obligatoires. Même avec tous ces inconvénients de la distanciation sociale : la solidarité, la reconnaissance, les remerciements surpassent tout et ça fait un bien fou !

J’ai dû parler avec une quarantaine de personnes du quartier, tous milieux sociaux confondus. Ce n’est pas la soupe populaire de l’Armée du Salut ou les Restos du cœur (tellement indispensables).

Il y a eu une vraie mixité sociale parmi les 120 personnes à qui nous avons servi une soupe : deux policières de la mairie, des jeunes actifs du quartier, des sans-abris ou des personnes précaires.

Cela serait mesquin de raisonner comme des rats à se dire, il est gonflé lui de venir se servir gratuitement alors qu’il a les moyens. C’est même contre-productif car les gens qui ont vraiment besoin de manger sautent le pas en se fondant dans la masse. L’anonymat a du bon.

Certains avaient besoin de parler comme ce monsieur de 76 ans qui m’a dit qu’il touchait une retraite de 1000€ et payait un loyer de 800 € ou encore cette dame qui racontait qu’elle ne voulait pas aller aux Restos du cœur à cause des bagarres. D’autres en partant, ont lâché le gros mot : en confiant « avoir honte » de ne pas s’en sortir.

Je me suis vraiment sentie honorée par ces gens soucieux mais d’une politesse et d’une reconnaissance incroyable. Même quand ils avaient peu sur le dos et pas grand chose de plus dans le ventre, j’ai été touchée par leurs remerciements en partant. Moi aussi, j’ai mangé sur la place avec ces soupes vraiment trop bonnes.

Cela m’a réconciliée avec la soupe. J’ai passé quatre heures dehors, j’ai mangé sur un petit muret en béton et je peux dire que passer une demi-journée dehors en hiver c’est du sport ! Total respect à ceux qui sont dans la rue depuis des années.

C’est important pour le moral que ces soupes soient préparées par des restaurateurs. On se sent tous privilégiés et vraiment c’était très nutritifs. Cela me donne bien envie de me rendre dans le restaurant Les bols d’Antoine dès que ça sera possible. Cette excellente soupe a réunit des gens qui ne se rencontreraient jamais en temps normal autour d’un moment réconfortant, une sorte de communion pour cette année vraiment difficile pour tous et toutes.

Logo de Benoit Jeay

Je devais aider en tant que brigade volante c’est à dire faire des maraudes, coller des affiches, recueillir des denrées dans le quartier. L’organisation de la journée en a décidé autrement mais c’était aussi bien. J’ai aidé une équipe de cinq bénévoles : quatre femmes de mon âge et un référent très sympa, ancien restaurateur.

Nous avons dans l’ensemble du même âge, habitons dans le même coin un peu bobo du 20eme arrondissement et pourtant, nous sommes tous fragilisés par l’inquiétude pour nos emplois alors que l’an dernier, ces préoccupations nous passaient au dessus de la tête. Ces bénévoles formidables m’ont tous confié la même chose : la difficulté de se sentir inactifs chez eux alors que ce sont tous des Parisiens bien occupés le restant de l’année.

J’ai aidé à l’accueil des gens entre midi et 15heures 30. Ma journée s’est terminée par le balayage de la place (qu’est ce qu’on pollue même en faisant attention) et par la plonge de deux énormes marmites de soupe dans la cuisine du temple. Cela m’a rappelé mes jobs d’été sur le plateau ardéchois.

Mon église locale me manque beaucoup. Je suis ravie de m’être saisie de cette opportunité autorisée de m’y rendre pour faire une bonne action dans le quartier.

En rentrant, je me suis offert une bonne gaufre liégeoise au bar Le bariolé, rue Mélingue. Cette journée a été la meilleure de ce re confinement qui prend bientôt fin pour moi. Je me sens à la fois heureuse d’avoir été utile mais aussi soucieuse de la précarité dans notre pays en entendant toutes ces histoires de vie.

Ile de France et Paris

Le premier w-e déconfiné, je file voir l’exposition Chanel au palais Galliera

Vendredi 6 novembre, je devais visiter avec Alix (l’élégance montreuilloise faite femme, je le redis) l’exposition Gabrielle Chanel, un manifeste de mode au Palais Galliera. Emmanuel Macron en a décidé autrement le 29 octobre dernier alors nous obéissons.

Cela me laisse du temps pour éplucher le dossier de presse de cette exposition majeure qui marque la réouverture du palais Galliera.

Mais si ! vous connaissez cet endroit vu dans une scène du Diable s’habille en Prada. Il y a un chouette petit jardin public devant et une superbe vue sur la Tour Eiffel, de quoi épater Emily in Paris… J’y allais déjeuner le midi quand j’étais stagiaire chez l’éditeur d’art de luxe Citadelles et Mazenod (un super souvenir de ma vingtaine).

Droits réservés Le journal du luxe

C’était l’exposition phare de la rentrée, je vais scruter sa réouverture régulièrement. Je dois une grande partie de ma culture générale à ma mère : elle aime Klimt, les impressionnistes, Coco Chanel… Quand j’étais petite, j’avais bien envie de lui piquer son rouge à lèvres avec le monogramme CC qui me faisait de l’ oeil…

Gabrielle Chanel, c’est une orpheline partie de rien qui a monté un empire de la mode et du luxe grâce à ses idées géniales. Un peu comme Helena Rubinstein, la petite Polonaise devenue magnat des cosmétiques dans les années 1920 entre trois continents. Toutes les deux sont un peu mythomanes pour réécrire leur histoire personnelle comme cela les arrange.

Mais elles sont la preuve que même malgré les carcans et les embûches misogynes, des femmes ont réussi à entreprendre seules dans le monde des affaires au 20eme siècle.

Une marque mythique incarnée par sa fondatrice, la biographie d’une irrégulière.

Depuis que j’ai lu la biographie La splendeur des De Brunhoff, c’est peu dire que pour moi l’étoile de Coco a sérieusement pâli compte tenu son comportement inacceptable, collaborationniste et antisémite pendant l’Occupation. Mais j’admire la capacité de rebond de la couturière à relancer son entreprise en 1954 à plus de soixante-dix ans en réaction au New look de Christian Dior.

D’ailleurs, c’est tout le propos de cette exposition Gabrielle Chanel, manifeste de mode. On s’éloigne un peu de la femme en privé pour célébrer la créatrice géniale et ses innovations. J’en retiendrai trois dans cet article :

– le tailleur en tweed

– le sac matelassé 2.55

– le parfum Chanel numéro 5.

On reconnaît entre mille cette petite bouteille de parfum, géniale par son minimalisme, inspirée par une flasque de vodka d’un officier russe. C’est le parfum le plus vendu au monde. J’adore la scène tellement drôle des Visiteurs où les deux Moyen-âgeux renversent la bouteille entière de Chanel numéro 5 dans leur bain… C’est un signe extérieur de richesse de la bourgeoisie au niveau international…

Son succès vient du fort contraste entre la simplicité très épurée du contenant et le contenu qui envoie du lourd : plus de 80 composants dont le fameux ylang-ylang des jardins de Grasse et la rose de mai par exemple. Un petit spray de Chanel numéro 5 associé à un de ses tailleurs fétiches, vous pouvez partir conquérir le monde !

Cette veste de tailleur est de loin ma pièce de mode favorite. J’ai trouvé dans ma boutique favorite Quai 71 dans le Marais, une petite veste de la marque Osley d’inspiration Chanel qui m’a apporté grâce et standing dans bien des vernissages de salons du livre (trois au compteur max !).

Pour rien au monde je ne m’en séparerait, je compte même la léguer à ma petite fille. Une pièce de mode à la fois très simple dans sa forme et sophistiquée : les poches, les boutons de manchettes. Avec une veste Chanel, vous ferez bourgeoise sans doute mais ça ne sera jamais « mémérisant » comme dirait Christina Cordula. La magie de Chanel c’est d’habiller avec grâce les femmes de tous les âges.

D’ailleurs, les petites jeunes comme les petites pourries gâtées de Gossip Girl ou l’actrice de talent Lily-Rose Depp plébiscitent le sac matelassé Chanel 2.55 en cuir avec la petite chaînette dorée. J’en suis pas fan personnellement mais je comprend qu’il soit intemporel…

Voila, j’espère vous avoir donné envie d’aller voir cette exposition importante dès sa réouverture si elle a lieu : l’exposition devait durer du 1er octobre au 14 mars 2021. Elle présente un parcours en dix chapitres avec plus de 350 pièces venues du monde entier.

Cette exposition m’intéresse tout particulièrement car elle appelle à des souvenirs, des références culturelles qui nous font du bien en cette période incertaine où tous nos repères vacillent. Gabrielle Chanel c’est un exemple de réussite à la française malgré deux guerres mondiales et une enfance tout en bas de l’échelle sociale. Tout est possible !

Chanel contribue au rayonnement de la culture française dans le monde entier : le tailleur rose de Jackie Kennedy un jour tragique est devenu un vêtement iconique. Depuis plus d’un siècle, il y a une guéguerre entre les couturiers français et américains dont Chanel a remporté le trophée de nombreuses fois.

Peut- être même que la prochaine première dame américaine, la fameuse Flotus sera habillée par Chanel en janvier prochain ? Le style preppy de Melania Trump en Ralph Lauren c’était sympa mais il manque une petite touche de sophistication…

Retrouvez ici mes meilleurs articles autour de la mode et les expositions à Paris :

– La success story d’Helena Rubinstein racontée par Michèle Fitoussi

– La biographie d’une famille flamboyante du 20eme siècle : La splendeur des De Brunhoff

– Une exposition sur l’Exode parisien en 1940