
Comme les gosses, je me suis organisée ma propre sortie de fin d’année pour m’auto-congratuler de cette année scolaire réussie pour laquelle j’ai bien assuré question organisation !.
Direction Croix et Roubaix ! Apres deux visites à Lille en famille en automne, j’avais envie de découvrir la ville voisine pour son passe industriel prestigieux et son terreau culturel ! J’ai choisi deux musées emblématiques : La Piscine, musée d’art moderne et La villa Cavrois, conçue par l’architecte Robert Mallet Stevens.
Astuce 💡: il est moins cher et plus pratique pour les horaires de prendre un train OUIGO Paris/ Lille et ensuite le tramway 2 pendant quarante minutes pour atteindre Roubaix. Les deux musées visités sont sur cette même ligne aux arrêts Villa Cavrois et Roubaix Grand’place.
Premier arrêt culturel de la journée depuis la gare de Lille-Flandres :
La villa Cavrois, la version XXL de la villa moderniste du film Mon oncle de Tati
Cette villa ultra moderne pour l’époque se trouve à trente minutes en tramway du centre de Lille mais il faut marcher une quinzaine de minutes rue de Hem puis avenue du président Kennedy heureusement sous des beaux arbres non loin de superbes maisons. Malheureusement, je n’ai pas du tout été emballée par la villa Cavrois.

Je suis restée totalement hermétique au travail architectural de Mallet-Stevens alors que j’aime beaucoup ses petits immeubles de la rue Mallet-Stevens dans le 16eme arrondissement. La façade en briques jaunes sur une ossature en béton armé m’a laissée complètement de marbre alors que j’aime m’extasier devant la moindre façade à Paris. J’ai trouvé ça froid et grossier.
Cette villa construite entre 1929 et 1932 a été construite pour une famille recomposée de riches industriels afin de loger leurs sept enfants ainsi que leur personnel de maison.

A l’intérieur, les espaces de vie sont résolument modernes mais j’ai trouvé que les matériaux avaient mal vieilli notamment les planchers, les peintures n’étaient pas de première jeunesse et surtout les portes coupe-feux indispensables dans un musée qui accueille du public ont fini par me lasser du lieu.
Je sens que je ne vais pas me faire des amis parmi les puristes d’architecture en disant cela… Cependant, j’ai apprécié de rester une heure sous les beaux arbres de ce parc bien ombragé.



Je vous recommande la librairie-boutique qui se trouve dans la maison du gardien, une réplique miniature de la Villa Cavrois. En 2025, dix ans après son ouverture en tant que monument du Centre des monuments nationaux, la Villa Cavrois a fêté son million de visiteurs. Environ 110 000 visiteurs s’y pressent chaque année.
Une affichette à l’accueil a attiré mon attention : Le Mont Saint-Michel ne fait plus partie du Centre des monuments nationaux ce qui met en péril l’équilibre économique des 110 autres monuments gérés par cette structure.
Villa Cavrois, 60 avenue du président Kennedy à Croix, fermé le lundi, de 10 h à 18 heures, billet jumelé avec La piscine de Roubaix, gratuit pour les moins de 26 ans.
Le parc Barbieux sépare Croix de Roubaix. C’est un jardin remarquable que je n’ai pas eu le temps de visiter cette fois-ci.
La Piscine, musée d’art et d’industrie, un joyau unique en son genre

Je remercie Véronique et Madeleine, mes « correspondantes locales » de Lille qui ont bien facilité ma visite par leur sympathie et leur voiture providentielle pour relier la Villa Cavrois à La Piscine de Roubaix.
Ici, le contenant est aussi joli que le contenu.
Les anciennes cabines de douches sont devenues galeries d’exposition. Un doux filet d’eau accompagne notre visite : je serais restée des heures dans cet endroit. J’ai beaucoup aimé retrouver les objets d’époque de la piscine construite dans les années 1930 qui ferma ses portes en 1985.
Un drôle de portique en céramique à motifs floraux m’a beaucoup intriguée mais je n’ai pas vu la trace d’un cartel. Par contre, j’ai vraiment beaucoup aimé les malles à jeux dans des caissons en bois à disposition des enfants.
Les gardiens du musée que ce soit dans les salles ou au vestiaire sont hyper sympathiques, on a blagué comme quoi on n’était pas au Canal Saint-Martin et que même en tant que Parisienne, je saurai me contenir pour ne pas plonger dans le bassin.

Cela fait longtemps que j’avais envie d’aller à La Piscine de Roubaix car je croise souvent à la cafétéria du bureau, des journalistes qui ont une belle tasse en inox, souvenir de ce si bel endroit. Je me suis décidée car c’étaient les derniers jours de l’expo consacrée à La Redoute, l’une des fiertés de la ville.

La Redoute a lancé une campagne de publicité sacrément efficace sur les autobus parisiens récemment pour affirmer ses innovations très anciennes face à la mondialisation.
La Redoute, un temps d’avance. Mode, design et publicité, du 7 mars au 5 juillet.
L’exposition est assez courte mais dense. J’ai aimé sa rigueur scientifique et son sens du marketing puisqu’ à la fin de l’exposition une longue liste de créateurs de mode et de designers plus prestigieux les uns que les autres s’affiche pour se vanter de tous les partenariats de La Redoute.

C’est un catalogue de VPC en perte de vitesse, concurrencé par la fast fashion et les market place mais il ne faudrait pas enterrer cette belle marque trop vite. C’était une superbe exposition de société qui m’a beaucoup impressionné.
C’était super sympa de discuter avec un couple de septuagénaires venus avec leurs petits-enfants. On a bien blagué avec eux car ils ont eu une réaction sans détour « Ah non, le formica, on n’en veut plus » alors que moi j’aime bien leurs tables.


Cette visite m’a enchantée et j’ai bien envie de faire connaître ce lieu inoubliable à tous mes amis qui ne le connaissent pas encore. La Piscine, musée d’art et d’industrie compte chaque année environ 300 000 visiteurs. J’espère que cet article vous donnera envie de venir à Roubaix gonfler les rangs de touristes !
C’était une après-midi mémorable alors que je ne suis pas une cliente de La Redoute, mais ma mère commandait un peu cher Vertbaudet, le voisin de Tourcoing.
Cette exposition de société rend hommage à toute une région à travers son musée ! La librairie-boutique est exceptionnelle avec des souvenirs de qualité.

Je n’ai pas testé le restaurant de Meert (la marque de gaufres belges fétiches du général de Gaulle) mais j’ai beaucoup aimé leur infusion. Par contre, ma gaufre à la vanille Meert toute transpirante d’huile (3€80 pièce) ne m’a guère inspirée.
La Piscine, musée d’art et d’histoire, 23 rue de l’espérance, 59100 Roubaix, fermé le lundi, nocturne gratuite le vendredi de 18h à 20 heures, premier dimanche du mois gratuit.
J’ai bien envie de revenir à Roubaix une prochaine fois pour faire découvrir La Piscine à ma famille. L’hôtel de Roubaix tellement imposant m’a fasciné. La Piscine conserve un immense tableau réalisé par les ateliers Jambon-Bailly en 1911 qui représente la Grand’place de Roubaix.


Toute aussi impressionnante que celle de Lille. Roubaix est une agglomération de 100 000 habitants, une des capitales de l’industrie textile du 19eme siècle à l’échelle mondiale.
Il est indéniable qu’une visite à l’office de tourisme de Roubaix s’imposera plus tard.
J’ai même eu le temps de faire un tour dans le centre de Lille. Je me suis attardée dans les boutiques de la rue Neuve et j’ai mangé une excellente gaufre de Liège à Mamatte, place Rihour, non loin de l’office de tourisme qui était malheureusement fermé.
C’est peu dire que j’étais sur les rotules à mon retour à 22 heures chez moi.
Retrouvez ici la page En vadrouille à deux heures de Paris où j’indique mes meilleures sorties urbaines en famille.





























































