
Le jour de l’an comme la plupart des musées et des restaurants étaient fermés, nous avions planifié de nous rendre sur la corniche Kennedy pour profiter du front de mer. Cet endroit est vraiment unique en France.
C’est l’un des plus beaux boulevards de mer de France comme la promenade des Anglais à Nice ou la Croisette à Cannes. Cet ancien chemin à flanc de calanques a été agrandi sous le mandat de Gaston Defferre, l’un des maires les plus emblématiques de Marseille. Elle a été renommé en 1963 en hommage au président américain assassiné à Dallas.
Son banc de béton long de 3 kilomètres offre un panorama exceptionnel sur le littoral. Cela me fait penser au banc de mosaïques inventé par Gaudi dans le parc Guëll à Marseille.
J’aimerai y passer ma retraite au quotidien. La vue sur les îles du Frioul depuis Endoume est époustouflante.

Nous avons pris le bus 83 sur le Vieux port jusqu’au parc Valmer. C’est un petit parc municipal avec des jeux pour enfants. La vue sur l’anse de la Fausse Monnaie y est imprenable. Je suis très contente d’avoir découvert ce parc en hiver quand il est désert.

Le petit Nice est un hôtel-restaurant gastronomique de luxe tenu par la famille Passédat depuis 1917. Je ne vais pas chroniquer la qualité de sa cuisine mais surtout la beauté de son architecture et cette localisation géographique idéale. Il s’agit d’une ancienne villa de style néo-grec, la villa Corinthe, transformée en restaurant. Il s’agit d’un des trois meilleurs restaurants de France, étoilé par le guide Michelin. Il se trouve dans l’anse de Maldormé.
La presqu’île de Malmousque est recherchée pour toutes ces petites criques un peu difficiles d’accès mais tellement pittoresques. Certains jeunes viennent y chercher frisson et adrénaline en plongeant du haut de la corniche Kennedy. Ils jouent ainsi au chat et à la souris avec les policiers qui cherchent à les responsabiliser face à leur conduite à risque qui peut s’avérer irréversible.

Je vous recommande la visite des quartiers de Malmousque et Endoume même s’ils sont sacrément gentrifiés (pour ne pas dire typiquement bourgeois-bohèmes). Ils sont particulièrement prisés des Parisiens qui recherchent la mer et le soleil avec des petits coffee-shop, des épiceries fines et des stands de fruits de mer.
On peut facilement faire une grande balade à pied du parc Valmer jusqu’à la plage des Catalans à pied même si la circulation routière casse un peu la parenthèse enchantée du lieu. On a bien anticipé le jour férié en basse saison puisqu’on a choisi de prendre de quoi pique-niquer dans une excellente boulangerie d’Endoume. Elle débordait de gâteaux des rois en ce 1er janvier.


C’est une brioche très sucrée et parfumée à la fleur d’oranger, avec de délicieux fruits confits. Cette couronne sucrée que l’on mange pour fêter l’Epiphanie est très répandue dans le Midi et en Espagne. Alors qu’un peu plus au nord, dans la Drôme d’où je viens, on mange plus souvent une galette feuilletée dite parisienne.
Nous avons eu beaucoup de chance le 1er janvier le matin car il y a eu un petit créneau de deux heures pendant lequel, nous avons pu profiter du soleil en bord de mer. Nous avons enfin visité le vallon des Auffes qui a été creusé en même temps que la corniche Kennedy à la fin du 19eme siècle. C’est un endroit charmant avec ses maisons de pécheurs et ses fameux pointus mais je n’ai pas été éblouie.

Par contre, j’aime énormément le parvis du monument aux morts de l’armée d’Orient et des terres lointaines, situé un peu plus haut. C’est un monument un peu énigmatique pour moi avec cette immense allégorie féminine : une victoire de 5 mètres de haut qui date de 1927.
Cette esplanade sur la mer est vraiment l’un de mes endroits favoris de Marseille. J’aime beaucoup son esthétique Art déco dont on célèbre le centenaire cette année. Marseille est vraiment une ville tournée vers l’Afrique notamment le Maghreb avec le rapatriement des pieds-noirs d’Algérie au début des années 1960.
Certes, l’Histoire est douloureuse mais j’ai beaucoup aimé le clip et la chanson Chez nous (Plan d’aou, Air bel) interprétée par Soprano et Patrick Fiori, composée en 2018 par maestro Jean-Jacques Goldman.
Nous avons terminé la promenade avec la plage des Catalans, où ma fille a même retrouvé un camarade de son école primaire de la région parisienne. La plage des Catalans, c’est l’étape incontournable de tout séjour marseillais pour moi. Hiver comme été, elle est toujours très fréquentée.
C’est vraiment le symbole de l’art de vivre marseillais que nous Parisiens jalousons ! Le bain de mer du jour de l’an, jouer au beach-volley tout au long de l’hiver…

La veille, nous avions pris le petit train touristique depuis le Vieux-port pour nous rendre à Notre-Dame de la garde, l’équivalent de la Tour Eiffel à Paris.
C’est une basilique de style néo-byzantin qui abrite de nombreux ex-voto dédiés à la Vierge pour la remercier de sa protection notamment en mer pour les pécheurs. Je suis protestante donc peu sensible à cette dévotion mariale mais j’ai tout de même été touchée par les plaques de remerciements d’avoir été épargné pendant la guerre d’Algérie par exemple.

Je me suis régalée de rédiger ces quelques articles de notre voyage à Marseille, l’une de mes villes favorites où j’aurai pu travailler en tant que libraire au Mucem en 2012. J’ai particulièrement aimé notre excursion un lundi matin de grand beau temps aux îles du Frioul et inaugurer 2026 sur la corniche Kennedy.
Retrouvez ici les précédents articles de ce carnet de voyages urbain dédié à Marseille :

















































































