Ile de France et Paris

5 endroits nature où chiller aux portes de Paris en famille

Cet été, j’ai beaucoup aimé nos vacances en Bulgarie que j’ai raconté ici. Mais plus je vieillis, plus je me rends compte que la nature compte de plus en plus pour m’aider à recharger mes batteries.

En attendant que je trouve un bon plan pour aller rapidement à la plage en hiver depuis Paris, voici quelques spots à partager pour se ressourcer le week-end…

Le lac des Minimes entre Fontenay sous bois et Vincennes

C’est ce beau lac artificiel qui nous a décidé à venir vivre à Fontenay sous bois. Il y a des barques et deux guinguettes sympathiques pour profiter du soleil. Les barques coûtent environ 12 euros pour quatre personnes pour une heure. Au chalet de la porte Jaune, se trouve le Rosa Bonheur.

C’est une adresse sympathique et bien située avec des terrains de pétanque et de la musique. Mais le prix des consommations est vraiment exagéré. Alors on préfère l’autre petite guinguette à coté des barques avec des crèpes et des glaces à l’italienne. Plus basique mais bien plus accessible. Lieu à privilégier le matin ou en début d’après-midi.

Le jardin d’acclimatation à Neuilly sous Bois, billet d’entrée : 7 € (sans les attractions)

C’est mon jardin public préféré à Paris même s’il est bien loin de chez nous. C’est de loin le plus beau et le prix du billet d’entrée n’est pas excessif compte tenu de tous les animaux qu’il accueille, la beauté des espaces verts et la multitude d’aires de jeux gratuites qu’il propose.

Si vos enfants sont encore petits (moins de cinq ans), vous pouvez vous passer des attractions car il y a largement de quoi faire avec les aires de jeux et les nombreuses tables de pique-nique. Autre bon plan, si vous visitez la fondation Louis Vuitton juste à côté, votre billet pour le musée comprend également l’accès au jardin d’acclimatation (16€ le musée et le jardin). Nous n’y allons pas pour les attractions qui sont très chères (4.50€ le ticket unique) mais pour la beauté des espaces.

Ensuite, un autre parc contemporain du jardin d’acclimatation : Les Buttes Chaumont. Ces deux parcs ont été construit vers 1870 par l’ingénieur Alphand dans le cadre du projet du baron Haussmann. Ces parcs servaient de poumons verts en pleine révolution industrielle.

Le parc des Buttes Chaumont, 19eme arrondissement de Paris

Notre dernière visite remonte à fin juillet avec notre fille. Elle a vraiment aimé le livre Hulotte et Léon de Juliette Lagrange et elle voulait voir les lieux dessinés dans l’album : la maison du gardien du parc, le pont suspendu avec le temple antique au sommet…

Droits réservés Juliette Lagrange

Malheureusement le pont et le temple sont fermés d’accès pour vérification de l’état des sols. Mais on a pu prendre un verre au Pavillon du lac qui est un endroit un peu plus calme que ses voisins Pavillon Puebla et Rosa Bonheur… C’est le plus beau parc de Paris pour moi.

Le lac d’Enghien les Bains, Val d’Oise.

Nous aimons également sortir un peu de Paris en prenant la ligne H jusqu’à Enghien les Bains pour son centre-ville et son lac artificiel où il possible de faire du pédalo à quatre sans forcément se ruiner (environ 12 euros). C’est un bon moment en famille que nous aimons bien partager avec nos cousins ados. C’est dommage que les alentours du lac ne soient pas plus exploités pour proposer un espace sympa pour pique-niquer mais c’est quand même un superbe endroit à 15 minutes de Gare du Nord.

Le parc floral de Vincennes, Val de Marne, entrée :2.50€ par adulte à partir du 1er avril.

Je termine par un de mes favoris ! Un beau lieu accessible facilement avec le RER A et la ligne 1. Nous aimons y aller tôt le matin à l’ouverture pour profiter tout seuls des jeux pour les enfants : la tyrolienne à partir de 3 ans, les grands toboggans, les trampolines et une aire de jeux tout en bois très sympathique. A éviter cependant l’après-midi pour les mêmes raisons énoncées plus haut.

Et vous quels sont vos coins privilégiés pour sortir en famille à Paris ?

Retrouvez-ici mes articles lifestyle Paris et sa banlieue :

-Une journée en famille pour tester la Cité des enfants à La Villette

-Un après-midi d’automne à Saint Germain en Laye

-Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois

– Un jeudi de l’Ascension pour visiter l’une des plus belles chocolateries au monde : l’usine Menier à Noisiel.

Ile de France et Paris

Fêter Kube par un beau dîner des métiers du livre dans le jardin des Plantes, en juin à Paris

Quel plaisir de rencontrer des confrères et consœurs libraires de toute la France, de faire partie de cette merveilleuse confrérie des métiers du livre. J’en fais des tonnes mais c’était à peu près ce sentiment un peu euphorique que j’ai ressenti en revenant de la fabuleuse soirée du dîner des libraires le 10 juin dernier.

Cet évènement annuel se déroulait au restaurant Les belles plantes, rue de Jussieu. La décoration rassemble tout ce que j’aime et que mon mari n’a pas la moindre envie d’avoir chez nous : des zelliges pour orner le bar, des papiers peints végétaux panoramiques, des chaises en rotin et des luminaires à la dernière mode. J’y reviendrai c’est sûr. Le jardin des plantes et son zoo est une promenade incontournable à Paris.

Pour tous les fanas de home staging comme moi, Les papiers de Ninon ont crée une collaboration originale avec le muséum d’Histoire naturelle qui met à l’honneur les serres du jardin.

Bref, revenons à Kube… Je suis une de leurs libraires partenaires depuis 2017 et je suis vraiment touchée par la sincère attention que me portent chaque année les fondateurs de la Kube : Anthony, Aurore et Samuel ainsi que Margaux qui m’envoie tous les jours trois ou quatre recommandations de lecture à chercher.

Je vous retrace le concept de cette box littéraire fondée sur la recommandation personnalisée à travers les précédents articles que j’ai écrit dans le blog. C’est une véritable communauté de lecteurs à laquelle je participe car j’en suis aussi au bénéfice. L’équipe Kube est vraiment généreuse avec nous les libraires. Ils pensent même à nos anniversaires.

Droits réservés Café Powell

Nous recevons assez régulièrement des boxs des libraires. Elles m’ont permis de découvrir La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille ou encore Bienvenue dans la charmante pension de famille de Christina Duenas, éditions Nami...

Ma dernière petite anecdote très touchante avec Kube date de la semaine dernière. Les usagers de la Kube à qui nous recommandons des livres ont la possibilité de nous écrire un petit mot sur le site ou écrire une petite carte postale prévue dans leur box.

C’est pour cela que j’aime collaborer avec eux. La dame a environ soixante-dix ans et elle m’a dit que le livre sur un explorateur : Lapérouse l’accompagné pendant un moment difficile à l’hôpital. Je ne vois pas quelle meilleure récompense : celle de se sentir utile grâce aux livres !

Mes précédents articles consacrés à la Kube :

L’heureuse invitée du dîner Kube à la brasserie Boffinger

Appartenir à une communauté de lecteurs : les cartes postales envoyées par les usagers de la Kube

La Kube de décembre !
Ile de France et Paris

Noisiel, un jeudi de l’Ascension ensoleillé sans rien dépenser

Echaudés par les prix exorbitants des billets de train et des chambres d’hôtel à la plage, nous avons privilégié l’île de France pour le jeudi de l’Ascension. On a pris notre bon vieux RER A pour aller à Noisiel découvrir la fameuse chocolaterie Menier.

Je savais en préparant notre visite sur Internet que ça ne serait pas évident d’approcher cette chocolaterie car elle abrite désormais le siège de Nestlé et le site est sécurisé comme Alcatraz… Cela faisait des années que l’on voulait venir mais les informations contradictoires récoltées sur Internet : visitable, pas visitable nous avaient un peu refroidis.

Depuis, j’ai acheté chez Gibert Jeune un livre formidable : Randonnées autour de Paris par Marine Loisy et Clément Lhommeau , éditions Voyages Gallimard. Les photos sont vraiment jolies et donnent envie de chausser des chaussures de randonnée et de prendre un sac à dos…

Bon on a pas mal triché car on a fait les 3/4 de la randonnée en transports en commun car une randonnée de 15 kilomètres pour des petites pattes de 4 ans et demie (de 36 ans aussi lol) c’était un peu too much. Je vous recommande cette journée nature qui vous coutera peanuts car entièrement accessible avec un pass Navigo.

Le bus 211 nous a conduit jusqu’au vieux Noisiel avec ses maisons d’ouvriers en brique, sa place de la mairie avec une statue d’un illustre membre de la famille Menier. Toutes les rues de cette ancienne cité ouvrière portent le nom d’un Menier de toute manière…

Il faut dépasser le siège Nestlé et traverser un superbe petit bac sur la Marne pour s’approcher au plus près du moulin Saulnier.

J’ai toujours apprécié le patrimoine industriel et ce pont métallique qui relie les différents sites de la chocolaterie est impressionnant. Le fameux moulin Saulnier est aussi beau que dans les livres. Les filtres Instagram n’ y sont pour rien.

C’est la plus belle architecture que j’ai jamais vue : des briques ocre rose vernissées, le monogramme M reproduit à l’infini avec de nombreuses fleurs et de cabosses de cacao dans un pur esprit Art nouveau, dans le style Alhambra.

Il faut dire que la famille Menier s’est construit un véritable empire agro-alimentaire étendu entre le Nicaragua et la Tamise. Ils avaient leurs propres plantations de cacao en Amérique du Sud.

Ensuite, nous avons rejoint le chateau de Champs sur Marne en traversant un superbe parc immense avec aire de jeux géniale et aussi une ancienne cage à ours qui donne une certaine idée du faste dans lequel vivait la famille Menier. C’est sûr, nous reviendrons dans ce parc en bords de Marne.

Le chocolat Menier n’a pas disparu des radars car on le trouve toujours en supermarchés pour pâtisser. Je vous raconterai dans un prochain article l’histoire de cette marque emblématique qui a vécu son apogée vers 1900 avant de sombrer avec la crise économique de 1929. J’ai réservé une place pour une visite guidée de la chocolaterie le 1er juillet prochain.

On a déja prévu notre prochaine escapade au Crotoy le week-end du 14 juillet grâce aux prix cassés du TER Hauts de France : 5€ par adulte pour un Paris-Noyelles en TER. #Danstesdentsl’inflation.

Retrouvez-ici mes précédents carnets de voyage urbains

-Le 1er avril direction Dieppe

-Un après-midi à Saint Germain en Laye

Du côté de Vincennes, appelé le bois sacré en gaulois

Un autre exemple de patrimoine industriel : une devanture d’ancienne poissonnerie à Lille .
Ile de France et Paris·Lecture et autres challenges passionnants

Dans les coulisses du festival du livre au Grand palais éphémère et au collège des Bernardins

Jeudi dernier, j’ai eu la joie d’aller à l‘inauguration du festival du livre au Grand palais éphémère. Je ne suis pas une grande fana des mondanités.

Mais j’affectionne cette soirée assez réputée à Paris (mais tout à fait démocratique, aucun dress-code) car elle célèbre les métiers du livre qui me passionnent depuis quinze ans maintenant.

C’est assez grisant de se retrouver avec ses collègues un verre à la main pour fêter le livre -notre travail-tout au long de l’année avec d’autres éditeurs quand le jour tombe sur la Tour Eiffel et le pavillon italien au fond du lieu.

Les organisateurs avaient placé différents lieux de cocktails sur le site avec des Apérol Spritz et de la charcuterie italienne. J’ai trouvé ça très convivial !

Quand je suis arrivée à Paris en 2006, j’ai intégré l’Ecole du Louvre mais j’étais plus intéressée par l’édition et la librairie. Alors jeudi soir, j’ai retrouvé en moi la petite Margot qui avait la vingtaine à l’époque et je me suis dis que j’en ai fait du chemin quand même.

Dans un précédent article, je racontais tous les petits boulots que j’ai fait en quinze ans

J’ai travaillé au moins trois fois au salon du livre de la Porte de Versailles et j’aime vraiment le festival du livre en étant exposant. C’est vraiment un privilège de travailler sur cet évènement international. Je l’avais déjà raconté ici l’an dernier.

Quand elle était encore en vie, j’adorais raconter à ma grand-mère Annette les personnalités que je rencontrais au Salon du livre. Elle était ravie quand je lui ai ramené un autographe de Marie Drucker, récolté sur le stand de France Télévisions.

Cette année, j’ai encore vécu une autre expérience de festivalière puisque les éditions Bibli’o Scriptura pour lesquelles je travaille participaient au festival mais hors les murs : le festival des livres religieux au collège des Bernardins le 22 et 23 avril dernier.

Je suis vraiment contente car c’était moi qui étais chargée de la commande des livres en amont et il n’y a pas eu de couac. J’étais un peu sur les dents le vendredi après-midi d’attendre mes livres car si le livreur ne vient pas, le stand est vide et c’est la honte. Je me voyais déjà remonter la montagne Sainte Geneviève au pas de course pour rafler tout notre stock de livres au bureau.

Quand nos bienfaiteurs sont arrivés : les livreurs du distributeur ! Ils ne font pas un métier facile surtout pour stationner dans Paris et le livre ce n’est pas forcément leur domaine.

Ils ont été géniaux à livrer tous nos cartons juste devant notre stand avec leur transpalette pour nous éviter de nous casser le dos.

Bon je confesse que je suis allée vérifier dans leur camion qu’ils avaient bien mes cartons quand ils avaient le dos tourné. Ma chère collègue Laurène a fait le guet …

C’est ce genre de petites anecdotes, ces moments de vie qui font vivre les salons du livre. Cela enrichit l’esprit d’équipe car c’était vraiment un plaisir de monter le stand avec mes collègues Laurène et Simon, notre stagiaire en DUT métiers du livre Noémie.

On a fait le tour du quartier pour trouver des ballons de baudruche aux couleurs de notre nouveauté : Rendez-vous au puits

Le lieu était vraiment superbe avec ces voutes (vous pouvez suivre l’histoire du lieu dans une des stories du compte Instagram de Bibli’o) . C’était génial de voir ces enfants participer aux ateliers organisés par la maison d’édition Mame. Le dessinateur de Loupio, Jean-François Kieffer, était venu avec un instrument de musique pour raconter l’histoire du petit troubadour.

Sur notre stand, Miguel Lalor nous a fait la joie de venir dédicacer son livre Petit robot vert dont nous avions fait une belle fête de lancement cet automne au temple du Marais.

L’après-midi est vite passée puis ce fut le moment de tout remballer. C’est toujours curieux une fin de salon. Une petite routine éphémère se crée avec nos voisins de stand, tout le monde fait la même chose : mettre en carton. On se prête la scotcheuse, on se dit au revoir.

Les magasiniers de la Procure Paris ont été d’une grande aide avec nous, cela se voit que c’est leur quotidien. C’est eux qui réceptionnent nos livres tout au long de l’année et c’était l’occasion de les rencontrer et de les remercier.

Ce dimanche 23 avril, c’était mon anniversaire, je suis rentrée à pied reprendre le métro à Saint Paul en passant par l’Ile Saint Louis, perdue dans mes souvenirs de ces quinze dernières années.

Pour blaguer et sans se prendre au sérieux, je dirais que ce festival du livre était pour moi celui de la maturité. Quand l’expérience des salons aide à anticiper certains étapes comme toujours garder ses cartons pour prévoir quand on remballe les livres…

Retrouvez ici mes derniers articles de blog ici :

-Comment je suis devenir chrétienne… à l’école primaire

-Sur les chemins noirs, partir à la quête de soi

Sauveur et fils, la série superstar au dernier festival du livre

Ile de France et Paris·Romans

Ce qui m’inspire en ce moment quand l’hiver est long et rude

D’habitude, l’hiver ne me pose pas vraiment problème. Cette année, c’est très pénible. Après un mois d’octobre historiquement doux et ensoleillé, nous sommes entrés dans un long tunnel nuageux depuis novembre en Ile de France.

Comme si d’épais nuages gris et bas maintenaient le ciel sous une cloche. Aucun rayon de soleil n’arrivait à percer certains jours.

Heureusement, il y a les livres, les séries, les films et les bons moments en famille pour me divertir en cette loongue période d’hibernation forcée.

De bonnes romcom pour mettre un peu d’amour dans cette actualité morose

Avant toi avec Emilia Clarke et Sam Claflin, adapté du roman éponyme de Jojo Moyes.

J’ai bien aimé cette romcom aux faux airs d’Intouchables. L’histoire se déroule dans une petite ville campagnarde en Angleterre. Elle réunit deux jeunes, la vingtaine, que tout oppose.

Lou, vient d’un milieu modeste qui multiplie les petits boulots pour joindre les deux bouts à la fin du mois. Will est un trader de la City, le fils du chatelain du coin. Mais il est coincé pour toute sa vie dans un fauteuil avec les douleurs atroces et quotidiennes de la tétraplégie.

Elle devient son aide-soignante, chargée de la lourde tâche de lui redonner goût à la vie. Cupidon va leur tomber dessus mais ils auront du mal à se projeter dans l’avenir…

Toi chez moi et vice versa avec Reese Witherspoon et Aschton Kutcher, Netflix

Encore une romcom au scénario très classique. J’ai beaucoup aimé le jeu de ces deux acteurs confirmés. Ils sont meilleurs amis depuis vingt ans. Lui a l’air de bien s’emmerder à New-York à faire de l’argent alors qu’il cherche un sens à sa vie. Il a un talent d’écrivain avec un beau manuscrit qu’il cache dans son four.

Sa meilleure amie de Los Angeles va occuper son logement une semaine pour faire une formation qui ne la passionne pas. Elle va renouer avec sa passion pour l’édition grâce à lui. C’est le genre de films que j’affectionne pour me détendre le week-end face à l’inflation et les galères de transport à Paris.

Comme j’ai un peu épuisé mes émissions de télévision fétiches sur France 2 : Ca commence aujourd’hui, Un dimanche à la campagne, La boite à secrets…

J’ai regardé Les rencontres du papotin avec le président Emmanuel Macron et je dois dire que j’ai été bluffée. C’est peu dire que le président de la République est rodé aux rouages de la communication.

En participant aux rencontres du Papotin, il est sorti de sa zone de confort et l’exercice l’a rendu plus sympathique. Ces aspirants journalistes parlent sans filtre, avec leur coeur, dans une démarche de sincérité et d’authenticité qui enrichit cette interview en groupe !

Il y a eu plusieurs moments d’émotions, bien plus en une heure trente d’émission qu’en six mois de campagne présidentielle !

Puis j’ai lu. Des livres assez profonds et graves mais marquants.

J’ai acheté à la librairie Eyrolles Le pavillon des combattantes sur les conseils du blog Little pretty books, ma référence ! Je reconnais que j’ai acheté le livre avant tout car sa couverture me plaisait pour mon fil Instagram.

Son sujet était aussi passionnant : comment une sage-femme un peu délaissée par sa hiérarchie a tenté de contenir une épidémie de grippe espagnole dans une maternité de fortune à Dublin en 1918. C’est bien écrit, l’intrigue est passionnante mais c’était une lecture sinistre pour l’hiver.

Sans vouloir spoiler, c’était décourageant de lire toutes ces femmes qui passent l’arme à gauche les unes à la suite des autres.

En regardant C’est à vous sur France 5, j’ai découvert que Ginette Kolinka avait écrit un second livre avec Marion Ruggieri : Une vie heureuse. Les éditions Grasset ont eu la grande gentillesse de me l’envoyer en service de presse pour écrire une chronique. C’est un récit de déportée lumineux. Cette dame de 98 ans ne s’est jamais départie de son humour pour affronter les épreuves. Elle a eu ses moments de dépression qu’elle n’élude pas dans ses deux autobiographies.

Mais elle a une manière de chérir la vie qui m’a beaucoup inspirée ces derniers temps. Je me plains du froid polaire certaines semaines alors que Marcelline, Simone ou encore Ginette, ces jeunes filles déportées, sous alimentées et humiliées tous les jours ont fait de longues marches en Pologne par des températures extrêmes.

Des expos qui servent de machines à remonter le temps dans l’Histoire.

Cet hiver, j’ai renoué avec les expositions seule ou en famille. Le 31 décembre, je suis allée voir Art déco, France/ Etats-Unis à la cité de l’architecture et du patrimoine.

C’était une belle machine à remonter le temps à l’époque de Downton Abbey quand les dames portaient des robes longues et un carré plongeant à la garçonne comme Lady Mary Crawley. Cette exposition met à l’honneur la mode, les paquebots transatlantiques et leur décoration… Un vrai rêve pour ceux qui aiment l’histoire de l’art.

Et puis gros coup de coeur pour cette exposition vue en famille : Tintin, l’aventure immersive à l’Atelier des lumières. Le prix est élevé mais l’expérience visuelle vaut le détour. Pendant quarante-cinq minutes, on se régale avec un film d’animation très réussi. Les chansons des Beatles, de David Bowie, des Cure nous replongent dans les années soixante même si on n’était pas né. Cela a révolutionné ma perception des musées.

L’expo a plu à toute la famille : ma fille de quatre ans comme les parents trentenaires et les oncles et tantes, la soixantaine.

On a célébré cette journée ensoleillée par un chouette brunch chez Clint. C’est une chouette adresse savoureuse mais comme elle est victime de son succès, on vous presse un peu à débarrasser le plancher… Pas terrible comme accueil.

Cet hiver, nous avons mis à profit certains dimanches matins pour aller nous balader à Paris (le seul vrai moment de la semaine si on veut être peinards tranquilles). Je suis retournée à Montmartre après plus de cinq ans sans visite. On s’est trouvé un chouette restaurant de cuisine française Le basilic, rue Lepic où nous avons été très bien reçus par le patron.

La décoration de cet ancien bureau des postes avec sa cheminée classée, sa pendule avec pierres précieuses et surtout ses plats à poissons m’ ont rappelé la maison en colombages noirs et blancs de mes grands-parents en Seine-Maritime. Dans la rue Joseph de Maistre, il y a deux bonnes adresses à partager : La Bossue pour le goûter et Terrasse Hôtel pour la vue inoubliable sur tout Paris.

A l’heure où je vous parle, l’air est polaire, il y a beaucoup de vent.

Mais le soleil m’éblouie dans le salon. Et le printemps est dans un mois !

Ile de France et Paris

#Mes moments de vie : un mois de novembre aux antipodes

Le mois de novembre a filé à toute vitesse mais je l’ai vraiment vécu de manière intense. Il a commencé par un superbe week-end de la Toussaint à Lille avec des températures d’une douceur historique.

Cette visite en famille du Vieux Lille m’a vraiment inspirée pour mon bujo de novembre. J’aime sans modération l’architecture typique flamande avec ses façades à pignons, ses beffrois, ses grand places… Je me suis replongée dans la lecture de La jeune fille à la perle, un de mes nombreux crush lecture…

Je vous recommande de visiter le centre-ville de Lille si vous aimez l’histoire de l’art et plus particulièrement le Moyen-Age. J’ai adoré déambuler dans ces rues totalement intemporelles et sans prise avec la modernité toute moche et sans âme…

De retour à Paris, le jour de la Toussaint, nous avons eu la joie de revoir mon oncle de Grenoble avec toute sa tribu. Nous avons fait un tour de bateaux-mouches ensemble. Ma fille était très contente d’avoir autant de grandes filles pour s’occuper d’elle. Je serai bien allée avec eux faire un tour au musée du Louvre, en pèlerinage d’un lieu où j’ai étudié et travaillé.

Mais, la situation commence à devenir compliquée dans les transports parisiens. Il y a moins de trains alors que l’affluence de voyageurs est revenue après la pandémie et donc c’est moins agréable de déambuler dans Paris en famille le week-end dans ces conditions…

Puis après le 11 novembre, je suis partie une semaine en déplacement professionnel en Guyane. C’était assez chouette de faire la tournée des librairies religieuses à Cayenne. C’était la première fois que je visitais un territoire d’outre-mer et donc que je quittais ma bonne vieille Europe.

Je raconte tout ça dans un article de blog à retrouver ici : Les (rocambolesques) aventures de Margot en Guyane..

Les séries et les émissions que j’ai regardé :

Tropiques criminelles, Sonia Rolland et Béatrice de La Boulaye, saison 3, France 2

J’aime bien le jeu de comédie de ce duo de femmes flics à la Martinique. Elles enquêtent sur des homicides de plus en plus gore. J’aime cette série car elle montre la diversité des Antilles comme un reportage Géo et non comme une carte postale comme le souligne le journaliste de Télématin dans cet extrait. Crivelli a un côté un peu chien fou qui est très drôle tandis que la commandante Mélissa Sainte Rose jouée par Sonia Rolland est plus posée.

Elle est mère de famille et elle sait réconforter les ados sur des interventions de police musclées. J’aime que cette série montre la fibre sociale et psychologique du métier de policier même si leurs enquêtes et les situations auxquelles elles sont confrontées vampirisent leur vie personnelle.

Toutefois, je me questionne sur la portée médiatique des faits divers que cette série met en scène. l’animateur Patrick Sébastien a expliqué dans une interview que les séries macabres ont vraiment pris le pas sur les divertissements à la télévision. Alors que malheureusement, la réalité dépasse la fiction dans les journaux…

En aparté avec Nathalie Levy, Canal +

Cela fait un sacré moment que j’aime cette émission du temps où Pascale Clark interviewait des people dans un superbe appartement de cinéma. Moi qui aime la décoration, je suis ravie. Avec la reprise du concept, ils ont vraiment mis le paquet avec la cheminée high tech, l’espace cinéma, l’immense canapé, la bibliothèque avec les affiches, les DVD et la superbe platine vinyle.

J’ai un peu déchanté quand j’ai constaté que la superbe vue de Marseille pour Kad Merad était en fait un fond d’écran très sophistiqué (du fake quoi). Cela aurait eu de la gueule un appartement délocalisé à Marseille avec vue sur Notre Dame de la Garde.

En attendant que Canal+ m’invite pour parler de mon œuvre, je rêve un peu à quels souvenirs marquants pour moi, ils pourraient mettre dans les étagères. J’ai déjà commencé à adapter ici dans mon blog la rubrique Dans le bureau de … de Paris Match… Pour Noël, je vais me lancer dans la conception d’une maison miniature trouvée sur le site Miniature box

J’ai découvert qu’au bureau nous avions le même fauteuil marron que celui de l’émission. Je vais vous faire un petit aperçu des meilleures pièces choisies par mon patron pour décorer notre bureau…

Les livres que je suis en train de lire :

Une reine de Judith Elmaleh, éditions Robert Laffont,18€

Les différentes émissions de télévision auxquelles Gad Elmaleh et sa sœur ont participé m’ont convaincu de lire ce roman très autobiographique. Il raconte la quête d’une jeune femme parisienne qui essuie un second divorce. Elle trouve refuge chez sa grand-mère pour quelques jours à Casablanca.

Sa grand-mère va accepter de lui raconter comment à quatorze ans sa famille a négocié dans son dos, son mariage avec un homme plus âgé. Il était déjà marié avec sa propre tante et le deal c’était qu’elle donne une progéniture à ce couple dont la femme était stérile. Une vie sacrément rude et déstabilisante pour le psychisme !

Dans un autre genre, je me suis ruée acheter le nouveau roman graphique de la collection Rendez-vous dans la forêt.

-Rendez-vous dans la forêt 4, Alain Auderset, Atelier Auderset, 20€

Pour ce nouveau recueil de témoignages, j’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette couverture inspirée comme toujours. Je chronique chacun de ces livres tant j’aime la force des témoignages qu’il contient. C’est un dessinateur suisse qui a monté un bel atelier qui est aussi un lieu de rencontres pour tous ceux qui cherchent Dieu.

Ils sont bénévoles pour donner un coup de main à cette petite maison d’édition indépendante qui présente Dieu à ses contemporains. Ils sont inspirés et sacrément doués en dessin !

Les expos que j’ai envie de voir :

J’ai bien envie de retourner au musée malgré le prix exorbitant des tickets d’entrée. J’aime beaucoup deux musées du 16eme arrondissement : La cité du patrimoine et le musée Galliera pour son superbe jardin public très parisien.

Art déco, France/Amérique du Nord à la Cité de l’architecture, jusqu’au 6 mars 2023

J’ai vraiment hâte d’aller voir cette expo, véritable machine à remonter le temps dans les années 1930, à l’époque de Downtown Abbey… Les objets présentés sont très représentatifs de cette époque assez faste pour les arts. Le beffroi de Lille est de style Art déco et j’ai pris une claque en passant devant de nuit. C’était assez imposant comme architecture. La revue Dada a conçu un livret pour enfants spécialement pour l’exposition.

Frida Kahlo, au delà des apparences, musée Galliéra, jusqu’au 5 mars 2023

Je connais très peu l’artiste (un comble quand on a étudié l’histoire de l’art) mais j’ai bien envie de découvrir sa vie à travers un livre ou un biopic avec Salma Hayek. Il faut dire que Frida Kahlo est iconique, son visage inspire les produits dérivés comme les objets pop art d’Andy Warhol pour la mode, la maison. J’aime beaucoup que cet artiste soit célébrée dans un musée dédié à la mode, qu’il s’agisse d’une exposition multidisciplinaire.

Dans un prochain article, je vais innover en me distinguant des calendriers de l’Avent super mercantiles et peu inspirés. J’ai envie de vous parler arts et traditions populaires (ma spécialité à l’Ecole du Louvre) avec un article Noël en Provence.

C’est mon grand magasin favori, le BHV qui m’a donné cette bonne idée !

Retrouvez ici mes derniers articles sur le blog :

Les aventures de Margot en Guyane

Un week-end en famille à Lille

Ma pile à lire pour cet automne

Ile de France et Paris

J’ai testé les glaces des monts d’Ardèche… au pied du Panthéon à Paris : La fabrique givrée

Droits réservés Trip advisor

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en revenant du travail ce glacier situé rue Soufflot. Marron d’Ardèche, chocolat Valrhona, Bénédicte de Vals-les-Bains sont autant de saveurs familières pour moi et ma famille drom-ardéchoise.

Ce glacier se situe entre Burger King et la Papéthèque, rue Soufflot, c’est l’adresse idéale en été pour rejoindre le jardin du Luxembourg et ses bassins.

J’ai gouté un cornet pâte d’amande de Provence et pêche blanche pour 5.50€. Ce sont les prix standard que l’on retrouve chez le glacier voisin, Amorino.

Mais c’était vraiment savoureux. On sent le savoir-faire d’un pâtissier qui vient des grands hôtels parisiens, les ingrédients viennent de terroirs que je connais : c’était la petite minute fierté.

J’ai bien entendu partagé cette bonne adresse à mes collègues et le glacier fait l’unanimité. Le nom de la marque est peu original mais les coupes glacées me font vraiment envie pour fêter ma première année de travail dans ma maison d’éditions chérie du Panthéon !

J’ai été surprise de voir que mon amie Joëlle qui vit en Alsace connaissait si bien la marque. La fabrique givrée compte dix boutiques : Arles, Lyon, Aubenas, Paris, Augny, Saint-Rémy de Provence, Bordeaux, Tournon-sur-Rhône, Boulogne-Billancourt et la fameuse place aux Herbes à Uzès.

Après Terre Adélice, l’Ardèche n’en finit pas de démontrer son savoir-faire dans le domaine de la glace-tronomie. Je vous recommande également la glace myrtille du plateau ardéchois à l’hôtel Chanéac à Sagnes et Goudoulet !

Voici quelques uns de mes carnets de voyages en Ardèche mais aussi dans le 5eme arrondissement.

Mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg en dix photos

Faire un road-trip sur le plateau ardéchois

Mes coups de cœur en Drôme et Ardèche

Ile de France et Paris·Lifestyle

Fromaville, reconnecter le 9-3 à son passé campagnard

Le premier producteur de fromages du 9-3 est l’un des meilleurs potos de mon frère depuis le lycée. Il s’appelle Xavier et s’est reconverti fromager après une carrière à parcourir les hypermarchés français pour un grand groupe américain spécialisé dans l’industrie de l’hygiène et des cosmétiques.

Il a ouvert sa fromagerie urbaine en octobre 2021. Son pari a rapidement suscité l’engouement sur les réseaux sociaux. Xavier s’est appuyé sur une fidèle communauté de followers à qui il racontait l’histoire d’un fromage par jour sur Instagram. Puis il a mené une campagne de crowdfunding pour créer son commerce

Ce projet rencontre son public car il répond à bon nombre d’aspirations de consommateurs et d’entrepreneurs : privilégier les circuits courts quand on en a sa claque des supermarchés impersonnels où l’on ne sait pas si ce que l’on trouve dans son assiette n’a pas traversé la moitié de l’Europe par exemple.

Au départ, je reconnais que j’ai trouvé l’idée saugrenue. Mais le gars ne vient pas de nulle part, il connait les rouages de la grande distribution. Et surtout il a fait de sa passion, son métier. Cette dimension affective se ressent dans ses stories Instragram.

Son aventure entrepreneuriale m’a intéressée car récemment, j’ai pris le chemin contraire. Après dix ans derrière la caisse d’une librairie, je m’occupe de la diffusion de livres à une échelle industrielle. C’est à dire que je ne vois pas physiquement les produits que je vends. Je comprends tout à fait le sens de toutes ces reconversions professionnelles de cadres dans les métiers de bouche ou dans le domaine de l’épicerie fine.

Dans un commerce, on rencontre directement ses clients et on sait rapidement nos produits plaisent et pourquoi. Xavier a eu la bonne idée d’organiser son espace de vente attenant à son atelier de production de 75m² pour que les clients puissent voir la fabrication de leurs fromages. La pâtisserie Aux merveilleux de Fred a adopté la même stratégie gagnante.

Nous avons pu goûter un claquos de Saint Ouen, un pavé des Puces et surtout un excellent yaourt vanille. Le lait est collecté deux fois par semaine à moins de cent kilomètres de Fromaville dans un utilitaire-citerne chez des agriculteurs bio. Avec ces récoltes de lait, il produit 400 fromages.

Le claquos était vraiment délicieux, ma collègue Joëlle qui vient de Saint-Denis m’a dit que c’était un fromage connu dans le département. Mais j’ai moins aimé le pavé. Les yaourts étaient vraiment savoureux, nous allons y retourner pour tester d’autres parfums car bien sûr ma fille a adoré !

Une marque moderne qui s’appuie sur le passé

Cela m’a rappelé un de mes devoirs d’anthropologie qui portait sur les décors de commerces alimentaires parisiens entre 1850 et 1914 : Avant le supermarché, le décor du magasin alimentaire était un art . J’ai découvert qu’il y avait des laiteries à proximité de Paris dans les petits villages qui seront annexés après 1860 ou que le lait était convoyé par chemin de fer.

Les boulangeries, crèmeries ou encore charcuteries ornaient leurs devantures de panneaux peints et fixés sous verre, autant d’images d’Epinal pour rappeler les origines paysannes des Parisiens qui se sont massivement exilés en ville.

Fromaville s’est fondé sur l’histoire industrielle de Saint-Ouen comme ancrage de son identité. Un commerce, c’est comme une personne, on aime savoir d’où elle vient et les valeurs qu’elle porte. Ce sont les clés du succès du storytelling sur Instagram.

L’identité visuelle des produits Fromaville (la vitrine, le logo sur les sacs en papier, les étiquettes des fromages) a été confiée à l’agence de design Saguez et partners.

L’emplacement de la boutique n’a pas été non plus choisie au hasard. Fromaville se situe dans le quartier des Docks à Saint-Ouen. L’arrivée de la ligne 14 du métro parisien attire les familles et les jeunes actifs (ceux qu’on qualifie avec caricature de « bobos ») qui veulent vivre dans plus grand.

Je parie que Fromaville parviendra à réunir une clientèle de trentenaires qui aime préparer son apéro du week-end entre copains et une clientèle plus âgée et retraitée qui prend soin de choisir sa meilleure viande, son fromage et son pain comme sur l’esplanade de Maubert Mutualité ou place Gambetta dans le 20eme arrondissement.

Quel que soit son âge, le Français type comme vous et moi est un épicurien qui aime le bon pain, le bon vin et le bon fromage. C’est cliché à fond mais ce n’est pas près de changer. Son témoignage a fait l’objet d’un article de qualité dans Les échos, que je vous partage ici.

Fromaville, 10 rue des Bateliers, 93400 Saint Ouen. Ouvert du mardi au samedi.

Ile de France et Paris

Mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg en dix photos

Droits réservés Kirua . Wikipédia

En avril dernier pour mon anniversaire, nous avons profité en couple d’une pause déjeuner pour aller pique-niquer au jardin du Luxembourg et rejoindre le métro en passant par l‘île de la Cité. Les terrasses des restaurants étaient encore fermées à double tour, les touristes n’osaient pas encore revenir, le printemps n’était pas à la fête à Paris comme habituellement en avril. La carte postale avait pris un sacré coup dans les coins !

Puis, en juillet, j’ai quitté le 7eme arrondissement pour rejoindre une nouvelle équipe dans une maison d’édition de choc à deux pas du Panthéon. Ainsi, j’ai réappris à aimer à leur juste valeur les quartiers touristiques de la capitale : le Panthéon et sa vue vers la Tour Eiffel en tête. Il faut dire qu’avec la rentrée, les étudiants de la Sorbonne ont apporté une animation salutaire au quartier.

En dix photos, je vous emmène dans mon nouveau quartier : Panthéon -Luxembourg

Le jardin du Luxembourg, construit au 17eme siècle sous la régence de Marie de Médicis.

J’aime beaucoup ce poumon vert rive gauche à éviter cependant quand il y a trop de monde les week-ends très ensoleillés. J’aime le grand bassin avec les petits bateaux en bois, les palmiers et les chaises de jardin en fer forgé.

C’est un parc très agréable à la fin de l’été pour profiter de la rentrée à Paris. C’est un endroit très cinématographique où l’ont peut souvent croiser des stars. Récemment, une scène très réussie de ma série Netflix favorite Lupin a été tournée devant le grand bassin. Je vous conseille également la rue Vavin et ses beaux commerces pas très loin du lycée Montaigne et de la fontaine de l’observatoire.

Voici ma station de métro chaque matin. J’ai hâte de trouver un peu de temps pour aller voir l’exposition Vivian Maier au musée du Luxembourg. Cela termine le 16 janvier 2022. Ma collègue Ana m’a donné bien envie de lire sa biographie : Une femme à contre-jour de Gaëlle Josse. Chronique à suivre dans ce blog. C’est idiot mais ce passage obligé par cet endroit fabuleux me met de bonne humeur le matin.

La fabrique givrée et La crêperie, rue Soufflot.

En septembre dernier, j’ai vraiment profité de l’été indien avec la découverte de cette adresse glacée bien agréable.

Ce sont deux jeunes chefs pâtissiers ardéchois qui emploient les meilleurs produits de ma patrie Drôme-ardéchoise pour proposer des glaces savoureuses et originales.

La crêperie, c’est une chouette terrasse avec d’excellentes galettes au sarrasin où nous avons fêté les 20 ans d’une très bonne pote (ça m’a mis un sacré coup de vieux tout de même).

J’ai pris une photo d’une autre terrasse de la rue car les nounours des Gobelins avaient pris place. C’est une initiative de communication très réussie d’un libraire de l’avenue des Gobelins, le quartier voisin. Ces peluches géantes d’1m40 marquent l’identité de tout un quartier.

Pour moi, le Panthéon et ses lycées prestigieux de la montagne Sainte Geneviève : Louis le Grand et Henri IV, me rappellent un de mes films fétiches , passion en partage avec ma grand-mère Annette et Ma Tante Julienne. Elles avaient toutes les deux un flair de l’arrière grand-mère de Vic : Poupette. Ce film a quarante ans, il a mal vieilli mais il m’a fait rêver de Paris quand j’étais enfant et ce n’est pas rien !

La Boum est une comédie qui a marqué le cinéma français mais le quartier est aussi prisé par les productions américaines Netflix à l’image d’Emily in Paris, qui s’installe dans le quartier et fait beaucoup râler les voisins. Entre les clichés sur les Parisiens dans la série et la réalité, il n’y a qu’une semelle de Louboutin !

Boulangerie moderne Robineau

En juillet dernier, lors du tournage de la saison 2 de la série Netflix Emily in Paris sur la place de l’Estrapade ; j’ai réalisé que la boulangerie où j’aimais tant déjeuner le midi était bien celle du film. La vraie boulangère est beaucoup plus sympathique que l’actrice de la série. Les produits sont vraiment bons et pas trop hors de prix pour le quartier. Cela attire tous les étudiants des universités et écoles du coin comme les salariés d’Universal de la rue.

Copyright STEPHANIE BRANCHU/NETFLIX

Les pochoirs de C215 sur les boites à lettres ou les armoires électriques du 5eme arrondissement

J’ai découvert cet artiste majeur du street-art actuel un peu par hasard. Il est partout, il crève l’écran comme je m’en aperçois de plus en plus sur Instagram : une fresque d’Angela Davis à Val de Fontenay, dans ma ville, Louis XIV à Saint-Germain en Laye sur une armoire électrique quand je me promène, sur les boites aux lettres du 5eme arrondissement autour du Panthéon…

Mirabeau – C215 – Didier Plowy – CMN

Grâce à une émission littéraire aujourd’hui disparue (21cm sur Canal+, animé par Augustin Trapenard qui accueillait alors Pénélope Bagieu et ses Culottées), j’ai appris à apprécier autrement le Panthéon et sa belle perspective vers la Tour Eiffel et le jardin du Luxembourg.

Je trouvais que c’était un endroit vieillot et poussiéreux.

La récente cérémonie d’hommage à Joséphine Baker m’a définitivement fait changer d’avis. J’étais dans la rue ce jour-là avant l’arrivée du président de la République et c’était une belle fête internationale dans la rue Soufflot.

J’aurai aussi envie de vous citer la fontaine de la place Edmond Rostand et ses terrasses, la fontaine de l’Observatoire de Carpeaux mais ils sont à la frontière avec d’autres quartiers : Odéon, Montparnasse…

Notons que je me suis régalée en juillet à reprendre le bus 38 pour aller travailler le long du boulevard Saint-Michel. J’ai alors découvert sur le trajet un magnifique immeuble en briques, construit à la fin des années 1920. Il s’agit de l’institut d’art et d’archéologie. Une merveille architecturale !

Crédits photographiques : Marc Baronnet

Paris rive gauche est aussi splendide que la rive droite surtout entre le Panthéon et le musée du Luxembourg. Et enfin…

Mon bureau à l’Alliance biblique française.

Je travaille dans une chouette maison d’édition qui valorise la lecture de la Bible en français dans le monde entier. L’Alliance biblique française existe depuis 1818, elle possède une superbe bibliothèque historique de 3000 Bibles réunies sous le règne de Napoléon III pour préparer l’exposition universelle de Paris.

Notre directeur a eu beaucoup de goût pour redécorer cette ancienne petite usine dans un style à la fois industriel, art décoratif avec du velours, de beaux luminaires, des coussins et des affiches bien choisies. C’est un bonheur de travailler ici avec une équipe chaleureuse dans de beaux locaux à deux pas du Panthéon ensoleillé le matin.

Plus que jamais, malgré les confinements, les couloirs dénués d’humanité de Chatelet les Halles à l’heure de pointe, quinze années au rythme métro-boulot-dodo, plus que jamais, j’aime mon Paris !

Retrouvez ici mes meilleurs articles consacrés à Paris et à sa banlieue ici

Quitter Paris pour Fontenay sous bois.

-Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois

-Le 7eme arrondissement tel que je le connais.

Ile de France et Paris

Une chouette virée d’automne à Saint-Germain en Laye

Un samedi matin, nous nous sommes levés avec un entrain inhabituel pour sauter dans le RER A et aller gambader dans le domaine royal de Saint-Germain en Laye. L’endroit est loin (une heure de transports ) mais tellement beau….

Nous recommandons l’adresse si comme nous vous n’avez pas de voiture en région parisienne avec des enfants. C’est vraiment très pratique car le parc se trouve juste à côté du château et de la station de RER.

Il y a un immense parc avec une vue époustouflante sur Suresnes, le Mont Valérien, Paris au loin… Les pelouses sont très agréables et il y a des jeux pour enfants très bien conçus. Le centre-ville est très agréable pour flâner et aller au restaurant. Nous avons testé une crêperie dans le centre-ville avec notre amie Sarah, originaire de Saint-Germain en Laye comme Marie, il y a quelques années.

Nous aimons également le coin car nous avons fait le banquet de nos noces à Louveciennes, non loin de la fameuse machine de Marly pour nos photos. Cette fameuse machine révolutionnaire servait à alimenter les fontaines de Versailles grâce aux eaux de la Seine.

Louis XIV est omniprésent à Saint-Germain en Laye puisque c’est la ville où il est né en 1638. Il résidera dans ce château au début de son règne entre 1666 et 1682 avant de partir s’installer à Versailles, vivre la folie des grandeurs.

Evidemment, le château de Versailles est un joyau de l’architecture française, mais le château de Saint-Germain en Laye avait déjà beaucoup d’allure. Je lui trouve un petit air du château de Downtown Abbey au Royaume-Uni.

J’ai eu un coup de cœur pour ce pochoir de C215, reproduction d’un tableau connu de tous dans les manuels d’Histoire. Je trouve que Léonardo Di Caprio dans L’Homme au masque de fer, production hollywoodienne inoubliable des années 1990, joue très bien le monarque narcissique et autoritaire.

Décidément, C215 est omniprésent dans le street-art européen actuellement. Je vous prépare un article sur mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg et je tombe très souvent sur ses pochoirs dans le 5eme arrondissement.

J’ai d’autres adresses nature à vous donner dans les Yvelines : l’île des Impressionnistes à Chatou mais aussi l’île de la Grenouillère. Ce sont des anciennes guiguettes du 19eme siècle qui ont inspiré Monet, Renoir…

Avis à tous les aficionados du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain…

Si jamais il pleut pendant votre visite, le château de Saint-Germain en Laye est un chouette musée archéologique, sauvé de la destruction par Napoléon III qui l’a transformé en musée.

Petite pensée pour la marraine de ma fille qui est venue nous voir en famille début novembre. Avec son mari et ses trois enfants, ils ont fait deux fois le musée d’histoire naturelle du jardin des Plantes. Respect !

Retrouvez-ici mes meilleurs articles consacrés à Paris et sa banlieue :

– Quitter Paris 20eme pour aller vivre à Fontenay-sous Bois

Mon 7eme arrondissement tel que je le connais

– Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois !