Deauville/Trouville est devenue une destination sacrément familière pour nous pour différentes raisons.
Nous n’avons pas de voiture et j’ai calculé que c’était la station balnéaire la plus proche de Paris et l’une des moins chères grâce aux TER Nomad. Il y a beaucoup de gens qui voyagent sur cette ligne donc il y a des trains très régulièrement.
Ensuite, ma grand-mère Annette m’a transmis un amour inconditionnel pour Trouville même en hiver quand on se pèle les miches rue des Bains (c’était encore le cas ce dimanche). J’ai toujours une bouffée d’amour pour elle quand je me retrouve devant la façade de la brasserie des Vapeurs. J’ai retrouvé il y a quelques temps une carte postale qu’elle avait écrit à sa maman dans les années 1955 où elle racontait combien elle aimait ses vacances d’été à Trouville pour sa piscine et ses spectacles de music-hall.

Et enfin, après une dizaine de visites à Deauville maintes fois rapportées dans ce blog ici et là, j’ai une nouvelle adresse incontournable à visiter : Les Franciscaines.
Deauville/Trouville : notre rendez-vous familial des vacances de la Toussaint ou du pont du 11 novembre.
Samedi matin, nous avons pris un train sans correspondance à Lisieux assez matinal : 8h28 à la gare Saint Lazare pour rejoindre Deauville/Trouville sous un grand ciel bleu en moins de deux heures.


Cela nous a permis de poser nos valises assez tôt pour profiter du marché de Deauville sous les halles à colombages. La boulangerie Meunier (qui a aussi une adresse dans la rue principale de Cabourg et à Trouville) nous a bien ravitaillé pour la modique somme de 35 €. J’ai mangé une focaccia pizza bien roborative bienvenue. La mer ca creuse comme dirait ma mère. Nous avons profité d’une rare éclaircie pour profiter des planches avant que le vent et la pluie nous en dissuadent.





Les planches de Deauville avec ses cabines de plages et ses barrières aux noms de mythiques acteurs et actrices américains c’est vraiment un lieu iconique et public. Et encore, les parasols de couleurs que l’on voit sur les cartes postales avaient été rangés à l’approche des mauvais jours.
Les Franciscaines organisent un grand festival de photographie : Planches contact avec de grands cubes sur la plage comme un musée à ciel ouvert. Il y a aussi dorénavant une sorte de poste de secouriste comme on en trouve sur les plages de Californie qui n’éxistait pas quand je venais ici enfant dans les années 1990 et 2000.

En début d’après midi, nous avons rejoint à pied l’avenue de la République où se trouvent le cinéma Morny (du nom du duc qui a fondé Deauville au 19eme siècle) et surtout l’ancien couvent des Franciscaines.
Les Franciscaines, le centre culturel du 21 eme arrondissement parisien : Deauville/ Trouville.
C’est une boutade mais bon nombre de journalistes culture de ma rédaction vont aux Franciscaines en voyage de presse sur la journée. J’ai découvert cet endroit splendide grâce au compte Instagram d’Olivier Goy qui a organisé le lancement de son livre Invincible dans ce lieu. Moi, je pensais que la médiathèque occupait un petit coin de l’espace avec une sélection restreinte de livres. C’est la plus belle médiathèque que j’ai jamais vu.

Cet espace de lecture publique unique en son genre est divisé en cinq thématiques: autour de l’histoire locale de Deauville, la littérature jeunesse, le spectacle, l’univers du cheval et Art de vivre au bord de la mer.
Les moquettes et la peinture des murs s’accordent aux thèmes : rouge pour le cinéma, bleu pour la mer. Mieux que des fauteuils, il y a carrément des lits couchettes de lecture qui satisfont les plus jeunes comme les personnes âgées.
Cerise sur le gâteau : l’organisation du second festival de la maison d’édition Flammarion avec son lot de conférences toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Les Franciscaines, musee médiathèque et galerie d’art, 145 bis avenue de la Republique, 14800 Deauville


Après la visite des Franciscaines, nous nous sommes aventurés en direction de l’hippodrome mais malheureusement il n’y avait pas de courses ce week-end là. C’est drôle parce qu’il y a trente-cinq ans, j’ai visité cet hippodrome avec mes grands-parents quand on passait nos vacances au camping de Saint Arnoult.

Nous avons aussi fait un tour de petit train touristique à partir de la mairie de Deauville (10€ par adulte, 5€ par enfant de moins de douze ans). Nous voulions diner aux Terrasses du Mini-golf mais c’était fermé pour la saison. J’ai mangé un excellent plat de fruits de mer : des bulots mayonnaise à La Cantine. La décoration industrielle était soignée et le personnel accueillant.
La Cantine, 90 rue Eugène Colas, non loin de l’hôtel Normandie.




Le lendemain, il était incontournable d’aller faire un tour à Trouville sur mer. Trouville c’est vraiment l’antithèse de Deauville : des rues étroites avec de vieilles maisons alors que Deauville compte de larges avenues. J’aime bien les deux. Notre prochaine destination balnéaire sera Houlgate au printemps prochain car elle est facilement accessible en TER depuis Deauville/Trouville.
L’architecture civile du Calvados est particulièrement riche dans les petites villes et les campagnes. Je réfléchis aussi à aller faire un tour à Pont l’évêque (un arrêt de train dix minutes avant Deauville/ Trouville).