Cinéma

JR et Agnès Varda : Un duo créatif à la rencontre des Français en périphéries, portraiturer et rendre hommage.

Quarante ans après Christo et Jeanne-Claude, le génial JR emballe de nouveau le pont-Neuf avec une caverne monumentale. L’ouverture de ce lieu atypique est reportée car une récente tempête l’a considérablement endommagé. En attendant cet événement phare, j’ai eu envie de regarder son documentaire Visages villages coréalisé avec la réalisatrice star de la Nouvelle Vague, Agnès Varda en 2017.

J’ai beaucoup aimé l’aspect transgénérationnel de ce film (Il a 33 ans, elle 88 ans). Leur choix d’aller à la rencontre des gens de la campagne m’a rappelé la démarche photographique de Raymond Depardon qui a publié en 2010, le livre La France de Depardon, éditions Le Seuil.

Agnès Varda et JR ont sillonnés ensemble les campagnes, la France périphérique à bord du camion photomaton de l’artiste qui est une œuvre d’art en lui même. Avec ce drôle d’engin, JR réalise des collages monumentaux qu’il développe et qu’il colle sur une grange, une façade d’immeubles, en noir et blanc, la plupart du temps. Le résultat est très graphique et sacrément esthétique.

Moi qui suis une passionnée de collages depuis mes quinze ans, j’ai été émerveillée par ce beau documentaire.

Le résumé :

Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma. JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air.

Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR. Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés.

Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

Mon avis :

Le film débute dans le Pas de Calais, à la rencontre de Jeannine, l’une des dernières habitantes d’un coron qui logeait toute une communauté de mineurs. Cela tombe à pic, je venais d’écrire un article sur la beauté de la victoire si symbolique du RC Lens en Coupe de France. L’émotion de cette femme qui découvre son portrait sur sa maison m’a beaucoup touchée.

Film Visages villages. DR Le pacte.

Ce documentaire est efficace car il croise le témoignage d’anciens mineurs avec des cartes postales d’époque intitulées La toilette du mineur, précieusement conservées par Agnès Varda, chez elle, rue Daguerre.

Puis ce fameux duo créatif se dirige vers le Sud de la France dans le Vaucluse. Nathalie, une serveuse de bar accepte de poser pour eux, elle devient un personnage poétique avec une ombrelle, pieds nus. JR réalise un pochoir noir et blanc à son effigie qui occupe toute la longueur d’un immeuble. Ses enfants sont fiers d’elle mais cette célébrité un peu soudaine, effraie la grande timide qu’elle est.

Un agriculteur qui gère tout seul 800 hectares de récoltes avec ses machines dernier cri est mis à l’honneur sur la façade de sa grange.

Dans une usine à risque industriel, on célèbre le travail collectif par une gigantesque mêlée de travailleurs dont un qui part à la retraite. Ailleurs, ce sont un facteur ou les femmes de dockers du port du Havre qui sont magnifiés par des portraits à échelle monumentale.

Ce magnifique documentaire m’a permis de découvrir la personnalité d’Agnès Varda, que je connaissais très mal alors que c’est une icône du cinéma français : une des rares femmes réalisatrices de l’époque de la Nouvelle vague.

Les plages d’Agnès, film de 2008

Moi aussi, j’aime passionnément faire des collages mais je préfère la couleur et les petits formats que je colle dans des carnets tous les ans. En ce moment, Paris fait honneur aux artistes qui excellent dans les collages : l’exposition Matisse jusqu’au 26 juillet au Grand Palais, JR et sa caverne au Pont-neuf qui mêle collages et land art.

Vous pouvez retrouver ici mes différents articles consacrés aux collages.

-Exceller dans les collages à l’image de Braque, Matisse ou Picasso

J’ai testé le challenge Februllage ce mois-ci

Cinéma·Musique

Moi qui t’aimais, analyse d’une histoire d’amour sous le feu des projecteurs : le couple Signoret/Montand iconique dans les années 1950.

Il serait dommage de passer à coté de ce film Moi qui t’aimais de Diane Kurys. Il raconte l’histoire d’amour vieillissante entre Simone Signoret (Marina Foïs) et Yves Montand (Roschdy Zem), sorti en salles en octobre 2025.

Ce n’est pas un biopic de deux légendes mais le récit intime d’une histoire d’amour douloureuse mais qui tient, malgré les phrases vachardes et les infidélités.

Le film se déroule dans les années 1970 quand le cinéma français a un peu tourné le dos à Simone Signoret alors que Montand multiplie tournages et tours de chant. Elle écrit ses mémoires à cette période pour raconter son engagement international au parti communiste français et les désillusions politiques que le couple Montand connaîtra en URSS dans les années 1950.

Je n’ai vu aucun de ses films en entier mais j’ai dévoré la biographie de Signoret car elle est une des actrices les plus talentueuses des années 1950-1960, reconnue par les plus grandes récompenses du cinéma mondial.

Et surtout, elle formait un couple mythique avec Yves Montand, l’un des plus grands chanteurs et acteurs du patrimoine culturel français.

Simone Signoret a été d’une beauté éblouissante dans sa jeunesse, elle a gagné l’Oscar de la meilleure actrice en 1960 et pourtant elle se morfond chez elle dans son lit en s’étourdissant dans les volutes de cigarettes et les verres d’alcool. Le film de Diane Kurys égratigne un peu Yves Montand et pourtant c’est elle, Signoret, que je ne comprends pas.

Le couple Montand/Signoret ne vieillit pas pareil et les remarques sont cruelles.

Autant lui peut se montrer rustre et jaloux de sa femme quand elle reçoit un César pour son rôle emblématique de Madame Rosa dans La vie devant soi en 1978, mais Yves Montand croit en son talent et celui de sa femme alors qu’elle tombe dans une dépression sans fond.

J’ai ressenti de la compassion pour elle quand elle souffre terriblement de son déclin physique, son visage bouffi par l’alcool et sa vue qui décline. La fameuse phrase sans doute prononcée par son mari Yves Montand ne lui laisse aucune chance de se relever de ses blessures d’âme : «C’était facile de coucher avec Casque d’or, moins de se réveiller avec Madame Rosa

La dignité de Simone Signoret qui a défendu Marilyn Monroe même quand elle lui vole son mari.

J’ai beaucoup aimé le début du film très original où l’on voit les deux acteurs principaux qui passent à la table de maquillage pour investir leurs personnages. C’est saisissant comme Marina Foïs ressemble à Signoret et ses yeux de chat grâce à un subtil trait d’eye liner bien dessiné. La scène suivante montre une interview de Simone Signoret et de son mari pas très naturelle où l’on questionne le couple sur son actualité : Montand tourne avec Marilyn Monroe Le milliardaire en 1960.

Le journaliste demande si Marilyn n’est pas trop capricieuse (la question con bien misogyne) et Simone Signoret qui est aussi jolie que Marilyn la défend. Elle continuera à la défendre quand Marilyn séduira son mari et que cette infidélité sera reprise par les journaux du monde entier.

Film Moi qui t’aimais. Copyright David Koskas/New Light Films

Tout au long du film Moi qui t’aimais, on sent que Simone Signoret se compare à Marilyn, la star hollywoodienne morte toute seule dans son lit à 36 ans en août 1962. Il se trouve que j’ai visité récemment la rétrospective consacrée à Marilyn Monroe à la Cinémathèque française.

Je me rend compte que c’est difficile d’être une actrice car il faut s’affranchir du regard des autres surtout quand le corps vieillit, personne ne leur fait de cadeaux.

Moi qui t’aimais était un beau film qui m’a donné matière à réflexion sur la confiance en soi qui est une denrée rare à chérir absolument. Est-ce que c’est plus facile pour les hommes ? Je me pose la question.

J’aime éperdument les biopics surtout ceux dédiés aux chanteurs comme Ray, Clo-Clo, Monsieur Aznavour ou encore Aline qui rend hommage à Céline Dion.

Comme mes grands-parents, Annette et Jean, j’ai une vraie tendresse pour les chansons d’Yves Montand. J’aime beaucoup sa voix, les paroles de ses chansons racontent un Paris d’autrefois dont je suis nostalgique même si je ne l’ai jamais connu.

Montand et Signoret sont nés la même année : 1921 mais ils viennent de milieux très différents. Simone Signoret est issue d’une famille juive bourgeoise, elle était la camarade de Corinne Luchaire, mais aussi l’élève de Lucie Aubrac au lycée. Elle vient d’un milieu privilégié parisien alors qu’Yves Montand est un immigré italien dont la famille très pauvre s’est installée à Marseille pour fuir le fascisme.

Yves Montand deviendra l’amant d’Edith Piaf qui le prendra sous son aile dans les années 1940 mais son talent fera rapidement de l’ombre à La môme. Montand va connaître une ascension sociale fulgurante en se liant d’amitié avec Jacques Prévert, le grand poète français, l’auteur des Feuilles mortes en 1949. D’ailleurs, le titre du film Moi qui t’aimais est un extrait de cette chanson emblématique :

C’est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble,
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Il y a deux scènes du film très touchantes où Simone Signoret voit répéter Yves Montand pour son tour de chant alors qu’il n’est plus aussi alerte qu’antan pour danser avec des claquettes.

Elle ne se rend pas à l’Olympia alors qu’il chante à guichets fermés, mais on sent toute l’admiration et l’amour qu’elle lui porte en l’écoutant à la radio sur son lit. Elle se terre chez elle dans sa maison de campagne à Autheuil car elle se déteste et se détruit à petits feux.

Quelle carrière pour Yves Montand aussi bien acteur que chanteur, engagé politiquement sur tous les fronts : il défendra les réfugiés chiliens face à la dictature de Pinochet et deviendra l’ami de Coluche.

Il s’était éloigné du music-hall à partir de 1963 à cause de tornade Johnny Hallyday qui monopolisait la scène française. Mais il triomphera à de nombreuses reprises à l’Olympia avec des chansons iconiques : A Paris, C’est si bon, A bicyclette en 1968.

Yves Montand magistral dans le rôle du Papet, personnage de Pagnol.

C’est rare un tel artiste qui excelle au cinéma mais aussi dans le domaine de la chanson, la danse… Yves Montand a joué dans trente-neuf films dont le fameux La folie des grandeurs avec Louis de Funès. Mais aussi son rôle emblématique du Papet de Pagnol dans le dyptique tragique Jean de Florette et Manon des sources réalisé par Claude Berri avec Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart dans les rôles d’Ugolin et Manon.

Yves Montand y est particulièrement méchant et odieux dans ce rôle taillé pour lui. Ses mauvais sentiments vont se retourner contre lui dans les dernières années de sa vie. La détresse de César Soubeyran quand il découvre la vérité est l’un des grands moments de cette tragédie comme Pagnol sait les écrire. Yves Montand a su capter la noirceur de ce personnage.

Il tourne ces deux films très importants de sa carrière en 1985 et 1986. Entre temps, sa femme Simone Signoret meurt d’un cancer généralisé qu’elle lui avait longtemps dissimulé comme il tournait en Provence. Elle avait 64 ans.

Depuis quelques années, Yves Montand entretenait une relation cachée avec une jeune femme beaucoup plus jeune que lui qui lui donnera son premier enfant à 67 ans. Il décède d’une crise cardiaque sur le tournage d’un film en 1991 à l’âge de 70 ans. C’était à la fois un chanteur, un danseur et un acteur : un artiste engagé politiquement.

Retrouvez-ici les autres articles de la série Toute la musique que j’aime.

Hommage à Belmondo, la Bébelmania ou la France où tout allait bien.

Cinéma·Sociologie

Juste une illusion, une autobiographie nostalgique de l’adolescence aussi réussie que La boum

Pour la fête du travail, mon mari et moi avons voulu nous récompenser de notre dur labeur de l’année avec une sortie ciné que nous attendions impatiemment : la comédie Juste une illusion, le nouveau film de Nakache et Toledano qui se déroule en 1985.

Nous avons passé un magnifique voyage dans le temps avec un film à la fois drôle et émouvant, léger et profond. Cette comédie familiale dure presque deux heures pendant lesquelles les rires fusaient scènes après scènes : le canular du grand frère pour l’exposé d’histoire est particulièrement savoureux. Pas sûr que j’aurai autant ri avec le film concurrent cette semaine : Le diable s’habille en Prada,suite.

Je pense que j’ai aimé passionnément ce film car il est inspiré des souvenirs de famille des deux réalisateurs qui sont des enfants de la seconde génération pied-noir. Ils avaient douze et quatorze ans en 1985. Cela me fait beaucoup pensé à Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, l’autobiographie de Roland Perez,

Le résumé :

Nous sommes en 1985. Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et « pas encore » un adulte, nous partageons ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux. Une comédie douce-amère sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était peut-être… juste une illusion.

Mon avis :

C’est vraiment satisfaisant de visionner une comédie française qui frise l’excellence comparée à d’autres films qui retombent comme un souffle passés les quinze premières minutes.

Mon mari et moi avons des goûts cinéma assez différents et souvent les films de Nakache et Toledano constituent un bon dénominateur commun : leurs films sont fédérateurs, ils montrent des gens qui s’engueulent pas mal et qui pourtant vont parvenir à trouver une certaine harmonie.

© 2026 ADNP – TEN CINEMA – GAUMONT – TF1 FILMS PRODUCTION -QUAD+TEN

Les rires fusent scènes après scènes car les situations sont cocasses, les dialogues sont savoureux entre les amoureux qui se chamaillent ou les deux frères qui s’attrapent par les cheveux.

Au départ, on était un peu inquiets de la tournure qu’allait prendre le film car les parents Dayan se frittent constamment, l’ambiance est particulièrement tendue les dix premières minutes du film. A tel point que le jeune Simon se réfugie chez son camarade de classe Nino où la maman toute gentille lui prépare des lasagnes dans un calme reposant.

© 2026 ADNP – TEN CINEMA – GAUMONT – TF1 FILMS PRODUCTION -QUAD+TEN

Il y a un malentendu qui perdure dans la famille Dayan : le père, Yves est au chômage et il loue la comédie pour donner le change face à ses enfants. Louis Garrel excelle dans ce rôle de papa paumé par la montée massive du chômage. Le running gag de sa place de parking perdue symbolise la perte de son standing social qu’il essaye de faire perdurer coûte que coûte face au gardien de la résidence : Berger, le talentueux Pierre Lottin.

Cette comédie prend une tournure romanesque quand Simon décide de séduire sa camarade de classe Anne-Karine. J’ai retrouvé les mêmes émotions que les deux films de La Boum : c’est attendrissant et les deux jeunes acteurs Simon Boublil et Jeanne Lamartine sont radieux.

© 2026 ADNP – TEN CINEMA – GAUMONT – TF1 FILMS PRODUCTION -QUAD+TEN

Le grand frère de Simon, Arnaud qui ne lui faisait pas de cadeau au début du film va lui être d’une précieuse aide pour le sortir de sa mélancolie amoureuse. La scène qui évoque le grand concert de 1985 au profit de l’association SOS racisme avec le logo bien connu Touche pas à mon pote est la plus belle du film.

Compte Instagram de Gaumont

Juste une illusion est sans doute la comédie française la plus attendue de l’année, il y a des tonnes de journalistes cinéma et musique qui feront des analyses au cordeau de ce film autobiographique teinté des meilleurs tubes de l’époque : Just an illusion, I’m so excited, Supreme…

Moi, ce que j’ai le plus aimé c’est la référence à la doudoune Chevignon avec le canard dans le dos qui est encore une valeur sûre des ados quarante ans plus tard. Ou encore le gag hilarant avec la VHS du vidéo-club qui joue sur le jeu de mots entre La ruée vers l’or de Charlie Chaplin et La ruée vers Laure, un film beaucoup plus confidentiel et largement oubliable…

Les références au film de Claude Lelouch, Un homme et une femme sont savoureuses : sa musique iconique Chabadabada va bien aider Simon dans sa quête de séduction de sa camarade de classe.

© 2026 ADNP – TEN CINEMA – GAUMONT – TF1 FILMS PRODUCTION -QUAD+TEN

Pourquoi le cinéma de Nakache et Toledano est si populaire en France ?

Eric Toledano et Olivier Nakache sont amis depuis leurs seize ans, ils ont réalisé ensemble neuf films qui ont réunis plus de 30 millions de spectateurs dans les salles obscures.

J’aime autant Nos jours heureux que Tellement proches, Intouchables ou Le sens de la fête. Même Une année difficile qui a été boudé par les spectateurs est un film intéressant avec ses punchlines sur l’engagement politique.

On le sait moins mais le duo de réalisateurs est aussi à l’origine des Rencontres du papotin sur France 2, une rédaction de journalistes porteurs du spectre autistique qui posent des questions atypiques. Ils ont également réalisé un documentaire racontant l’aventure du Café Joyeux, ces cafés qui emploient des personnes trisomiques aidés par leurs encadrants. Il est grand temps que je voie leur film Hors-normes qui a ému de nombreux spectateurs.

Le duo Nakache/Toledano c’est un peu le même cas de figure qu’avec les films de Jeanne Hery (Pupille, Je verrai toujours vos visages). Ces films nous font du bien car ils sont fédérateurs dans une société française de plus en plus clivante. On attend avec impatience quel sera le sujet de leur prochain film car ça sera forcément bien.

Cinéma·Expos

Rétrospective Marilyn Monroe à la Cinémathèque, l’artiste derrière l’image

La Cinémathèque française organise une grande rétrospective dédiée à Marilyn Monroe pour fêter le centenaire de sa naissance le 1er juin 1926. On pourrait se dire, encore une exposition dédiée à Marilyn Monroe comme c’est original ?.

Et bien oui ! cette exposition orchestrée par Florence Tissot, commissaire d’exposition de la Cinémathèque s’applique courageusement à dénoncer l’instrumentalisation du glamour par les studios de Hollywood. Dominé par des hommes au regard souvent libidineux, cette industrie du cinéma considérait les actrices comme des produits de consommation : les pin-up et non des personnes à considérer. Marilyn Monroe en est l’exemple le plus frappant.

Célébrer la star, exposer l’actrice

L’exposition s’ouvre sur ses photos de jeunesse avec son petit visage juvénile. Norma Jean Baker est née en Californie la même année que la reine Elisabeth en juin 1926. De père inconnu avec une maman fragile mentalement, elle vit de foyers d’accueil en foyers d’accueil avec ce fameux trouble de l’ attachement qui la fera souffrir toute sa vie.

En 1945, elle divorce de son premier mari qu’elle a épousé de manière très précoce et elle quitte sa condition d’ouvrière. En 1946, elle signe son premier contrat de mannequin avec la Fox qui en fera une petite starlette dont les hommes punaisent les posters comme Joan Harlow, Rita Hayworth avant elle : ce sont les fameuses pin-up.

Une beauté très normée par les hommes où l’on met en rivalité les actrices : la blonde, la rousse…

Sa transformation physique ne se fait pas sans douleur. Cette énorme machine à permanente exposée judicieusement pourrait s’apparenter à un outil de torture, on demandait aux jeunes femmes de se faire replanter la racine des cheveux ou on leur fracturait volontairement la mâchoire selon des critères de beauté très normés.

Ne manquez pas l’extrait vidéo où Jane Fonda et Kim Novak toutes jeunes à l’époque racontent comment on a instrumentalisé leur beauté naturelle pour en faire des poupées. S’en suit un extrait de la série Madmen, datée de 2006, totalement édifiant…

La série se déroule dans une agence publicitaire à New-York où les hommes classent le physique des femmes qui travaillent avec eux comme des Jackie ou bien des Marilyn. Ils aiment bien les seins en forme d’obus.

J’utilise volontairement cette métaphore à l’artillerie lourde car l’armée aura une grande incidence pour la notoriété à vitesse grand V de Marilyn. En 1954, en plein voyage de noces avec Joe di Maggio (il devait être content, le pauvre), elle se rend en Corée pour remonter le moral des troupes américaines en chantant ses meilleurs tubes devant des milliers de soldats dont Diamonds are a girl’s best friend.

C’est un standard de jazz américain issu du film musical Les hommes préfèrent les blondes dans lequel jouait Marilyn en 1953. L’Histoire retiendra sa célèbre robe rose avec des diamants Tiffany’s ou Harry Winston. Par la suite, elle sera reprise par Madonna avec son iconique clip Material girl en 1985 ou encore Nicole Kidman qui jouera la courtisane Satine dans le film Moulin rouge en 2001.

Une amitié avec Ella Fitzgerald fondée sur la solidarité féminine.

Marilyn a tous les talents car elle est aussi chanteuse. Elle deviendra l’amie d‘Ella Fitzgerald, une légende de la musique jazz noire-américaine dont ma grand-mère Annette m’a rabattu les oreilles pendant des années tellement elle la trouvait talentueuse. Malheureusement, la voix d’Ella n’est pas reconnue à sa juste valeur, elle souffre du racisme et de la misogynie des directeurs de cabarets. Ils la boycottent à cause de son poids et de sa couleur de peau.

Marilyn Monroe qui était tout sauf une blonde idiote prit son téléphone pour leur proposer un arrangement avantageux : elle leur offre sa notoriété en assistant aux concerts au premier rang. Cette belle anecdote de solidarité féminine est décrite dans le beau roman que je suis en train de lire Marilyn et Ella,éditions Harper collins.

Pourquoi j’ai de l’affection pour Marilyn Monroe

Mon premier souvenir de Marilyn Monroe remonte à mes dix ans, en cours de gravure à l’école des Beaux-arts de Valence. J’ai découvert son visage lors d’une initiation au pop art d’Andy Warhol et à la technique de la sérigraphie. Puis dans mon adolescence, j’ai collectionné les produits dérivés de l’icône Marilyn, en particulier un sac à main avec une photographie en noir et blanc de l’actrice que j’avais acheté à Magic system, un magasin de vêtements à la mode à Valence.

Je connais un peu sa filmographie mais j’étais incollable sur ses photographies et ses robes, j’avais l’impression de retrouver de vieux souvenirs. La scénographie du lieu est très réussie : les rideaux rose poudré associés à la moquette dans certaines pièces pour créer une ambiance d’alcôve féminine avec ses photos et ses objets fétiches comme une bouteille de parfum Chanel n°5.

Je me suis attachée à elle car je la trouve marrante avec ses mimiques, c’est une bonne actrice de comédie.

Elle me touche beaucoup dans ses photographies où elle arbore un look sage de new-yorkaise branchée. On aurait tellement envie qu’elle s’en sorte.

Malheureusement, malgré la notoriété et l’argent qui coulait à flots, l’histoire de cette légende du cinéma va se finir tragiquement : un suicide sans doute lié à la pression de vilains bonhommes louches du clan Kennedy.

Oui les mêmes que ceux qui étaient encensés dans la biographie historique La cuisinière des Kennedy, éditions Les escales. Comme quoi, on peut être adorable avec sa cuisinière française qui prépare des bons petits plats et les plus gros mufles du monde avec une maîtresse que l’on se partage.

La société américaine dans son ensemble était totalement schizophrénique dans les années 1950 : très puritaine mais totalement obsédée par la sexualité après la seconde guerre mondiale. C’est très bien expliqué dans le roman historique Donut girl de Lauriane Bordenave que je viens de lire, éditions Les escales.

Portrait de Marilyn Monroe par Richard Avedon,

Les actrices victimes du male gaze : le regard libidineux voire lubrique des hommes qui rapportent des sommes astronomiques aux médias et aux studios.

Cette exposition m’a fait longuement réfléchir au sujet des pièges de la beauté physique, de la starification des femmes sur leur apparence. Etre très belle ne suffit pas, c’est l’intelligence, la répartie et la confiance en soi qui permettent à une femme d’être prise au sérieux surtout dans la société patriarcale.

Dans l’Ancien testament, il est dit « Ton cœur s’est enorgueilli à cause de ta beauté. » (Ezékiel 28.17) : la beauté morale prime sur la beauté physique. Même quand ce sont de gentilles personnes avec les autres, on les cantonne à leur apparence.

J’ai beaucoup pensé à Loana Pétrucciani disparue fin mars ou encore à Brigitte Bardot ou Lady Diana qui ont de nombreux points communs avec Marilyn Monroe. Elles ont été harcelées car elles ont vécu une notoriété soudaine où l’on se permettait de faire des critiques sur leurs corps, leurs émotions. Quel lourd fardeau d’être star, il faut avoir un mental d’acier pour ne pas sombrer.

Expo Marilyn Monroe, Cinémathèque française jusqu’au 26 juillet 2026, rue de Bercy, fermeture les mardis et le 1er mai, 14 € plein tarif, 11€ tarif réduit, programmation spéciale pour la nuit des musées le 23 mai.

Cinéma·Sociologie

Je verrai toujours vos visages, retrouver foi en l’humanité

Mardi soir, j’ai assisté à un ciné-débat animé par Jean-Luc Gadreau, pasteur et animateur de l’émission Solae sur France Culture. Cela s’est déroulé au cinéma de L’épée de bois, rue Mouffetard.

Je ne connaissais rien à la justice restaurative et franchement les films qui se déroulent en prison… Mais j’avais vu le précédent film Pupille, un film à la fois fort et émouvant qui célèbre lui aussi le triomphe du collectif.

Jeanne Herry s’est inspirée d’un podcast et d’une histoire qu’elle a un peu connu enfant. Quand elle était à l’école, on lui a parlé d’une femme qui était devenue visiteuse de prison suite à l’assassinat de sa fille. J’avais peur de voir Je verrais toujours vos visages tant je suis horrifiée par tous ces faits-divers atroces qui s’enchainent ces derniers temps.

Je suis sortie de ce film apaisée et un peu plus optimiste envers la société en général. Alors oui il y aura des grincheux pour dire que la justice restaurative c’est bon pour les bisounours. Mais les faits sont là, ils aident à la réparation des victimes et des auteurs. Je l’ai constaté en regardant l’émission Ca commence aujourd’hui de Faustine Bollaert sur France 2.

C’est un processus encadré par la loi du 15 août 2014 et mise en place par Christine Taubira, garde des sceaux de l’époque. J’ai appris grâce aux intervenants présents après la rencontre, qu’ un suivi des détenus est obligatoire même s’ils refusent la justice restaurative ou de parler à un aumonier, un psychothérapeute. Même condamnés, personne n’est oublié de la société.

Sans vouloir donner de leçons, ce serait une bonne chose que les journalistes de faits divers plus ou moins sensationnalistes voient ce film pour informer l’opinion publique au lieu de jeter de l’huile sur le feu avec les multirécidivistes.

Ce film dure deux heures mais on ne s’ennuie pas un seul instant malgré que ça soit presque un huit clos. Jeanne Herry a structuré son scénario avec différents temps forts : la formation des animateurs, les entretiens avec les auteurs et les victimes et enfin l’aboutissement de la médiation ou du groupe de parole.

La médiation entre Chloé (Adèle Exarchopoulos ) et son frère qui l’a violé pendant dix ans est menée par Judith (Elodie Bouchez) : c’est un crescendo. La difficile reconstruction de cette jeune femme est filmée avec beaucoup de pudeur et de respect. Par exemple, Jeanne Herry la filme toute joyeuse de préparer une quiche pour une fête et elle se paralyse au téléphone quand quelqu’un lui apprend que son frère est revenu vivre dans la même ville…

Alors que le groupe de parole en prison est un climax. Il réunit trois victimes : Sabine (Miou-Miou), Nawelle (Leïla Bekti) et Grégoire (Gilles Lellouche) face à des auteurs de braquage : Nassim (Dali Benssalah), Issa (Birane Ba) et Thomas (Fred Testot). C’est fabuleux de voir comment se noue une véritable alliance thérapeutique faite de moments de vérité. On se demande jusqu’au bout si cela va échouer ou faire fleurir des renaissances…

Je suis allée voir le film avec mon amie Valérie. Voici son avis : « Au travers de la parole, les blocages des uns et des autres tombent. La première des réparations est celle de l’interaction avec autrui. Les échanges donnent la capacité à chacun d’entrer dans le vécu de l’autre. »

Après la projection du film de Jeanne Herry, Je verrai toujours vos visages, nous avons eu la chance de partager avec Diane Clémence-Barrero, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, Lydwine Jaulin, animatrice de médiation restaurative et de Rencontre Détenus Victimes /Rencontre Condamnés Victimes et le Père Marc Génin, aumônier de prison orthodoxe.

Ce dernier a raconté qu’un prisonnier lui a confié que rencontrer une victime du type d’infraction qu’il avait commis l’avait totalement bouleversé alors qu’il était suivi de nombreux psychothérapeutes depuis des années. Cela ne veut pas dire que le travail de thérapie n’avait servi à rien, il a préparé le terrain. Une autre animatrice a raconté que lors d’un groupe de parole autour du viol (l’infraction la plus traumatisante selon elle), ses membres ont souhaité se revoir dans un an pour prendre des nouvelles des uns et des autres.

D’ailleurs, le titre du film est très efficace, c’est une des réplique prononcée par un des auteurs de braquage. Il sort de prison et se remémorer les visages du groupe de parole va l’aider à ne pas récidiver. Cette histoire de faire tomber la carapace grâce à la parole m’a bien travaillée. Cela fait écho à une question que j’avais posé sur le site 1001 questions.fr.

Les trois intervenants ont salué la justesse du propos de Jeanne Herry et surtout son travail très rigoureux. La réalisatrice est allée jusqu’à suivre les formations de justice restaurative comme ses personnages à l’écran.

Les questions aux professionnels de la justice restauratrice fusaient. Le public était aussi bien féminin que masculin, ils avaient entre 20 ans et 80 ans. Totale réussite pour mes collègues Ana et Laurène de l’Alliance biblique française.

Copyright Christophe Brachet – 2022 –

D’habitude, nous avons un peu de mal à mobiliser les jeunes générations pour nos soirées débat. C’était très encourageant de voir un public aussi diversifié. Cela s’explique parce que l’explosion de la violence dans la société concerne tout le monde et que cultiver notre empathie est notre meilleure force pour la contrer.

J’espère que cette année l’Académie des Césars récompensera ce film, ses acteurs et sa réalisatrice pour le service qu’il rend à la société civile : restaurer un lien social bien maltraité aujourd’hui.

Cinéma·Lifestyle

Retraitées à la plage : une vie de liberté au Bain des dames, une anse idyllique de la baie de Marseille

© Margaux Fournier / Caviar / Les Films de Nout

J’ai découvert ce court-métrage savoureux et déroutant : Au bain des dames lors de la cérémonie des César qui a récompensé sa cinéaste marseillaise Margaux Fournier. Le titre m’a tout de suite intéressée parce que c’est un court-métrage sociologique sur un des loisirs que j’affectionne le plus : la plage ! .

Au bain des dames montre qu’à Marseille, la plage c’est plus qu’un loisir, c’est un mode de vie pour certaines retraitées délurées.

Il se trouve que pendant les vacances de Noël, nous avions fait un superbe road-trip à Marseille en famille. Je t’invite à le lire ici si tu avais manqué ça !

J’avais fait une carte des anses de Marseille le long de la corniche Kennedy. Mais je découvre cette plage du Bain des dames qui se trouve après la Pointe rouge en direction des Goudes (une navette maritime nous y emmènera lors d’un prochain voyage à Marseille).

Le résumé :

Tous les jours, Joëlle rejoint ses amies retraitées sur la plage du Bain des Dames, à Marseille. Comme dans un théâtre à ciel ouvert, elles rient, parlent d’amour, de sexe, de corps qui changent, et refont le monde avec la liberté de celles qui n’ont plus rien à prouver.

Mon avis :

J’ai trouvé ce court-métrage sacrément déroutant. Ces septuagénaires ont une vie très différente d’autres retraités de France : ils profitent chaque minute de la mer et de la plage. Leurs corps sont sacrément bronzés: est-ce bien esthétique une exposition aussi extrême au soleil ?.

Sur une des affiches de film, Joëlle, une des retraitées du Bain des dames porte ces mini-lunettes anti-UV comme cette dame anglaise photographiée comme Martin Parr à l’honneur au musée du Jeu de Paume actuellement. Cet accessoire est vraiment représentatif d’un bronzage à un stade intensif.

« Internet, c’est pas pour les vieilles comme nous »

Le corps, la séduction à tout âge, sont au centre des discussions au Bain des dames. Les rires fusent dans le petit groupe d’amies, à un moment l’une d’elles emballe un homme de son âge sur l’une des terrasses qui surplombe la plage et elles rient comme des adolescentes. Puis l’instant se fait plus grave avec cette Joëlle si solaire qui raconte l’enfer que lui a fait vivre son mari cogneur et jaloux.

Ce film m’a permis de découvrir Margaux Fournier, une jeune cinéaste de 28 ans qui a puisé son inspiration dans sa ville natale : Marseille après une année sabbatique ponctuée de petits boulots éloignés du cinéma. J’ai bien aimé son discours aux César rappelant que le fameux sculpteur du Nouveau réalisme qui a réalisé ces prix compressés en or vient de Marseille.

Margaux Fournier a répondu à une interview de Vanity fair qui résume au mieux son court-métrage. Ce documentaire montre un autre visage de la vieillesse beaucoup plus déroutant de l’image d’Epinal de la Mamie gâteaux avec les bas de contention.

Ce sujet m’avait déjà inspiré un article dans le blog après avoir vu le documentaire : La révolte des vieux. Les réseaux sociaux ont bien des défauts mais ils ont eu le mérite de mettre en avant les seniors : Valérian et ses grands-parents Claude et Josette, Studio Danielle… quand le cinéma et la télévision ont tendance à les mettre au placard.

En toute franchise, j’ai eu du mal à m’attacher à ce groupe de copines très gouailleuses car je ne comprends pas cette obsession du regard des autres quand Joëlle et ses amies parlent de chirurgie esthétique pour un nez, des paupières… Mais quand Joëlle creuse un peu son histoire personnelle avec la réalisatrice, on comprend les ressorts psychologiques qui se cachent derrières les caricatures.

Dans cet article, je vais m’abstenir de qualifier Marseille, cette ville hybride aux 111 villages. Mais je trouve que la scène finale du documentaire est à son image. Joëlle alpague les jeunes qui fréquentent aussi la plage vers les cabanons. On se demande même si ce n’est pas eux qui ont taggué Soutif obligatoire les vieilles sur le mur.

© Margaux Fournier / Caviar / Les Films de Nout

Ils écoutent Jul et cela lui déplait : elle réclame L’envie de Johnny Hallyday sans ménagement. Ils vont se mettre à brailler tous ensemble. C’est un moment de communion intergénérationnelle assez cocasse qui pourtant démarrait mal…

Cette scène finale est un joli pied de nez à une proposition de campagne sidérante. Celle d’un candidat RN aux municipales à Marseille : restreindre l’accès à la plage des Catalans aux familles et aux seniors en privant l’accès aux jeunes sans enfants certaines heures de la journée.

Cinéma·Foi chrétienne

Le film d’animation David : la preuve adressée aux enfants qu’une foi indestructible en Dieu peut neutraliser tous les Goliath dans nos vies

Depuis quelques mois, je commence à vraiment apprécier les films d’animation qui m’ennuyaient jusqu’à présent.

J’ai passé un bon moment avec ma fille un samedi après midi pluvieux pour visionner Le secret des mésanges réalisé par le studio Folimage. Et puis il y a eu ce beau conte de Noël : Le loup mal-aimé. D’accord, c’est une publicité pour le supermarché Intermarché mais elle a été conçue par un studio d’animation français : Illogik. Elle apporte féérie dans une époque mouvementée, sans repères…

Et puis, j’ai vu David, ce film d’animation chrétien qui m’a donné une belle claque spirituelle pour les émotions de foi qu’il procure.

Bientôt trente ans après Le prince d’Egypte des studios Dreamworks, la Bible s’adapte à nouveau en dessin animé avec l’histoire du roi David, produit en France par Saje.

Le résumé :

David est un jeune berger drôle et pétillant, dont la voix envoutante émerveille sa famille et le roi Saül. Lorsque le géant Goliath vient terroriser son peuple, David, armé uniquement d’une fronde, de quelques pierres et d’une foi inébranlable, s’avance. S’ouvre alors le destin extraordinaire d’un simple berger devenu roi, qui par sa loyauté et son courage, sauva l’âme d’un Royaume.

Mon avis :

Dès les premières scènes du film, j’ai été captivée par cette histoire de la Bible qui est souvent citée en exemple dans les églises et les synagogues. David a aussi sa place dans le Coran : Daoud. La première scène du film montre le jeune David, berger qui surveille ses brebis et les protège des lions. Son histoire est racontée dans l’Ancien Testament dans le premier livre de Samuel.

La dextérité de David à neutraliser Goliath, la terreur de l’armée des Philistins ne vient pas de nulle part. Elle vient de ses longues heures d’ennui à défendre ses brebis contre des lions, il savait choisir les meilleures pierres les plus pointues pour sa fronde. Bref, il avait une solide expérience du combat malgré son jeune âge… et surtout une foi indestructible en Dieu.

Sa relation de proximité avec le roi Saül qui deviendra rapidement dingo et parano est très bien retracée pour les jeunes enfants à partir de 5 ans. On comprend vite que les sautes d’humeur du roi Saül vont vite monter au clash avec le jeune David.

Au début, David l’apaise avec ses chants mais rapidement l’aura du jeune garçon va lui faire de l’ombre et Saül va sortir de ses gonds. Il y a une scène où David doit fuir la mort certaine qui l’attend à cause de la jalousie de Saül qui me rappelle beaucoup Moïse dans le Prince d’Egypte, film d’animation que j’ai vu en 1998.

David est un film d’animation très réussi dans le souci du détail : le rendu des paysages d’Israël mais aussi le rendu des armures, les intérieurs de palais et surtout les barbes et les cheveux des hommes totalement époustouflantes. J’étais totalement scotchée à observer chaque personnage masculin.

J’ai été très émue par ce film d’animation qui m’a mis une vraie claque spirituelle : il m’a encouragé dans ma foi chrétienne. C’est touchant d’entendre les paroles des chansons du film, associées à ce que l’on connait de David dans la Bible. Il est un personnage majeur de l’Ancien testament avec Abraham, Moïse, Joseph…

Un personnage emblématique de l’Ancien testament qui a inspiré l’histoire de l’art.

Certes, David n’a pas été un enfant de coeur tout au long de sa vie, il a commis des erreurs catastrophiques avec des répercussions tragiques mais il a toujours été proche de Dieu et repentant.

Le roi David a inspiré l’art occidental notamment les statues réalisées à différents âges de sa vie : celle de Donatello, de Michel-Ange ou l’une de ses répliques sur le rond-point du Prado à Marseille. Il y a aussi ce tableau emblématique de Rembrandt : Bethsabée au bain….

David la convoite donc il envoie son mari au casse-pipe…

Une sortie en famille mémorable : l’expérience d’une avant-première en présence de l’équipe du film.

Nous avons eu la belle opportunité d’assister en famille à l’avant-première du film en présence de l’équipe de comédiens : Elie Semoun, Fabienne Carat, Timéo mais aussi Valentin de Carbonnières qui prête sa voix à Goliath. Georges Costa, le directeur de la musique de nombreux Disney a également supervisé la musique de ce film chrétien adapté en français et cela se ressent : « Il y a de l’émotion, du rythme « .

C’était une belle fête pour laquelle l’équipe de Saje production avait mis le paquet : des coloriages pour les enfants, un atelier maquillage, un magicien et un photo call avec toute l’équipe de film.

Nous allons rarement au cinéma tous les trois et cette sortie du dimanche était un très bon souvenir. Ma fille m’a bien fait rire quand elle a fait le rapprochement entre Elie Semoun et le film Ducobu que nous avions vu ensemble cet été sur Netflix.

L’affiche de l’évènement est très moche mais je vous recommande de profiter du Printemps du cinéma du 22 mars au 24 mars pour visionner ce beau film d’animation en famille.

David est un film d’animation très réussi dans le rendu des détails : il est d’une grande précision archéologique et c’est une merveilleuse occasion pour les enfants d’approfondir, grâce au dessin animé, les histoires bibliques qu’ils écoutent le soir avec leurs parents.

Retrouvez-ici tous les articles de la page Foi en Jésus car Le bal littéraire des sardines est un blog inspiré par ce fondement de ma vie.

Cinéma

LOL 2.0, La Boum : La famille recomposée ou non, un trésor relationnel

Dix-sept ans après LOL (et les balbutiements de MSN), Lisa Azuelos revient avec LOL 2.0, une comédie populaire qui montre que la génération Z, noyée par ses réseaux sociaux, a toujours besoin de l’amour de sa famille pour se construire. Même caricaturale, cette fresque contemporaine réunit les générations au cinéma autour d’une certaine Sophie Marceau qui vivait ses propres émois adolescents dans La Boum il y a 45 ans.

C’est d’ailleurs Sophie Marceau, interviewée dans Télématin qui m’a donné envie d’aller voir LOL 2.0. Autant le premier film Lol ne m’avait pas emballée car je trouvais la relation mère-fille totalement crispante. La gosse a seize ans, elle vient des beaux quartiers, elle claque des portes, la mère crie toutes les cinq minutes, bonjour la détente !

Mais, j’ai beaucoup aimé LOL 2.0 car Louise, la benjamine de la famille a 25 ans et elle est plus profonde que sa grande sœur Lola partie planter des arbres en Amérique latine. Elle se fait plaquer par son copain qui était aussi son associé dans la tech.

Rien n’est épanouissant, elle rame alors elle est attendrissante car jeunesse dorée ou non, tout le monde cherche son identité à son âge. Thaïs Alessandrin qui est aussi la co-scénariste du film et la fille de la réalisatrice, est authentique et c’est une vraie découverte artistique, un peu comme Victor Belmondo dans Envole-moi.

Ces nepo babies sont malins. Comme les journalistes et le public les attendent au tournant car ils sont des fils et des filles de…, ils jouent des gosses friqués pour se construire une crédibilité artistique et s’ils sont talentueux, cela marche.

Le résumé :

Anne profite enfin de sa liberté après le départ de ses enfants. Mais tout bascule quand sa fille Louise, revient vivre chez elle après un échec professionnel et sentimental. Et comme une surprise n’arrive jamais seule, son fils Théo lui annonce qu’elle va devenir grand-mère !

Entre chocs générationnels, rêves en mutation et nouveaux élans amoureux… Anne comprend que la vie ne suit jamais tout à fait le plan prévu, et qu’à tout âge, on continue toujours d’apprendre à grandir.

Mon avis :

Avant d’aller voir le film, j’ai lu quelques critiques dont celle de la chaîne Expresso critique qui étaient assez rudes avec le cinéma de Lisa Azuelos. On la catalogue vite comme une bourgeoise blanche de cinquante ans qui stigmatise la génération Z. C’est vrai que la bande d’amis de Louise est assez caricaturale.

Mais la force de Lisa Azuelos est de savoir scénariser les rites de passages, les moments charnières d’une famille : Louise qui se réconcilie avec son père qui va se marier avec une femme du même âge qu’elle, Sophie Marceau qui rencontre un homme de son âge…

« Elle aussi elle sera une grand-mère géniale mais elle ne le sait pas encore « 

Le cinéma de Lisa Azuelos glorifie la maternité imparfaite, elle qui a eu une mère absente.

J’aime le cinéma de Lisa Azuelos parce que malgré ses stéréotypes, elle proclame haut et fort que c’est génial d’être une maman même imparfaite et larguée. Je ris beaucoup des sketchs d’humoristes comme Diane Segard, Mélanie Sitbon, Philippine Delaire avec leurs mamans compétitives ou au bout du rouleau mais elles désacralisent trop la maternité.

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Oui c’est fatigant, usant parfois mais les enfants sont une vraie joie au quotidien. Ce sont des trésors relationnels. Danielle Thompson qui a scénarisé La Boum, un aussi beau succès populaire que LOL , s’est inspirée de ses propres enfants et de leurs copains pour créer une comédie populaire dans laquelle tout le monde se retrouve, toutes classes sociales confondues. Même si les Beretton étaient une famille friquée du quartier d’Odéon.

La beuh , le pire placement produit du film

Il y avait une drôle d’atmosphère dans la salle de cinéma à la fin de la séance. Je pense que nous étions nombreux à être émus par les belles émotions transmises par ce film. Mais j’ai vraiment été révoltée par la promotion de la fumette récréative où mère et fille se passent le joint lors d’une fête à la maison.

Je trouve irresponsable de prôner le message que la beuh permet de passer un moment de félicité, que la fête en ressort plus belle ou que le joint permet de calmer les angoisses existentielles. Mais j’ai bien ri quand même quand le couple Elbaz-Marceau qui ne se connait pas encore très bien file au lit car ils ont mangé par erreur une tablette de chocolat aux champignons hallucinogènes.

Dans La Boum, il n’y pas de chichon qui circule et cela ne les empêche pas de s’amuser.

Ces films feel-good à voir en famille :

French lover, la notoriété compatible avec une histoire d’amour ?

En fanfare : deux frères qui ont pris deux chemins bien différents après un placement.

Envole moi : un gosse de riches qui trouve sa voie en aidant un enfant malade.

Tout le monde debout : une histoire d’amour impossible entre un valide et une femme handicapée ?

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan : comment l’amour inconditionnel d’une mère a permis un miracle. C’est une histoire vraie.

Cinéma

On rembobine la 51eme cérémonie des César, placée sous le signe de l’émotion non feinte

J’attendais cette soirée depuis trois semaines, emballée par les pastilles promotionnelles de la soirée du maître de cérémonie. Mon mari qui travaille juste à côté de l’Olympia me racontait les préparatifs sur le boulevard le jour J avec les invités qui sortaient du RER Auber en smoking et robes de soirées….

J’ai beaucoup aimé les interviews de Laurie Cholewa des nommés avant la cérémonie. Notamment quand elle a donné la parole à Jafar Panahi, le réalisateur iranien nommé pour le scénario d’Un simple accident. Les César sont une tribune politique dont il faut se servir car cette cérémonie est diffusée dans le monde entier par Canal plus.

Canal plus est le grand chef d’orchestre de cette cérémonie qui mobilise 900 personnes de ses équipes. Le producteur majoritaire du cinéma français a fait appel à deux de ses talents maison : Benjamin Lavernhe (Un entretien, Castings) en maitre de cérémonie et Camille Cottin (Connasse et quelques films hollywoodiens) en présidente. Ce beau duo talentueux a mis en scène une cérémonie à la fois drôle, époustouflante, émouvante et digne.

Retour sur les moments forts de ce marathon télévisuel qui me mobilise chaque année 4 heures devant ma télé.

Le tableau d’ouverture en hommage à The Mask : un sacré souvenir de primaire dans les années 1990

Le maître de cérémonie est un fan absolu de Jim Carrey et l’émotion a bien failli le submerger quand il s’est adressé à son modèle. Je le comprends car moi aussi avec mon frère on a regardé quelques fois The mask à la fin de l’année scolaire à l’école quand les profs ont l’esprit qui divague du côté de la plage…

Je me suis régalée à voir danser et chanter Benjamin Lavernhe avec les costumes du film, la fille du Coco bongo et l’orchestre big bang avec les cuivres, les percussions… La mise en scène avec les policiers était tellement réussie dans les allées de l’Olympia. Jim Carrey est un personnage familier de l’enfance et de l’adolescence de bon nombre d’entre nous et c’était sacrément plaisant de le retrouver.

L’émotion de Jim Carrey sera au rendez-vous plus tard dans la soirée quand la salle lui fera une longue standing ovation lors de la remise de son César d’honneur. Jim Carrey s’est fendu d’un discours authentique dans un français parfait qu’il avait bossé comme un dingue (c’est raccord à son personnage de The mask). C’était très émouvant quand il a rendu hommage à ses racines malouines très anciennes et à son père.

C’était très bien amené par la direction artistique de la cérémonie d’inviter Emmanuel Curtil, la voix française de Jim Carrey depuis trente ans qu’il rencontrait pour la première fois. Le sketch avec Benjamin Lavernhe qui se comportait comme un gamin émerveillé par les voix de Chandler de Friends mais aussi de Simba du Roi lion fut très attendrissant. Emmanuel Curtil a pu se faire le porte-parole des voix de doublage menacées par l’IA auprès de la ministre de la Culture nouvellement nommée Catherine Pégard.

Les César, une tribune politique dont il faut se saisir de manière subtile

Toujours dans le registre politique, j’ai beaucoup aimé le discours tout en humour et en authenticité de Camille Cottin. Elle est arrivée avec les lunettes aviateur de Top gun et s’est moquée des propos musclés et sans finesse de dirigeants politiques virilistes et moqueurs : « Tous les films qui font moins de 500 000 entrées devront s’excuser et revenir sur les bancs de l’école de commerce. Les films d’auteur c’est bien mais c’est encore mieux en court-métrage, sur des sujets pas trop niche. Évitez les femmes, les queers… » avant de déclarer son amour et son attachement au cinéma français.

Au bain des dames, court métrage de Margaux Fournier à visionner sur France TV

La cérémonie des César est toujours l’occasion pour moi de découvrir de belles pépites que je n’ai pas eu le temps de visionner au cours de l’année : Nino qui montre un portrait sensible d’un jeune homme malade du cancer. Mais aussi Le bain des dames, ce court métrage marseillais que je vais regarder rapidement sur France télévisions en replay.

Enfin, je suis ravie que mon coup de coeur pour L’attachement ait été récompensé du César du meilleur film. J’ai beaucoup aimé le discours puissant et tendre de la réalisatrice Carine Tardieu qui s’adressait à sa fille. Les lauréats des César ont beaucoup remercié leurs enfants parce qu’ils vivent leur passion artistique à fond et que cela demande des compromis à leurs familles.

Dommage pour Pio Marmaï qui méritait le César du meilleur acteur pour ce rôle de père endeuillé. Mais l’émotion de Laurent Laffite qui a été récompensé était aussi belle à voir.

Je vais suivre de près les prochains films de Carine Tardieu car j’avais adoré Du vent dans mes mollets adapté du roman de Raphaëlle Moussafir, sa co-scénariste de L’attachement, récompensée avec elle. Carine Tardieu a un vrai don pour filmer les relations familiales, tellement essentielles dans notre société de plus en plus individualiste.

J’ai beaucoup aimé cette cérémonie où dominaient l’expression des émotions authentiques avec une reconnaissance exprimée pour le système français qui soutient les artistes en début de carrière. Ne nous trompons pas tout de même , le cinéma français est une énorme industrie avec un petit nombre de têtes d’affiche qui raflent la plupart des rôles comme l’a démontré l’hebdomadaire culturel Télérama.

Je trouve qu’il serait juste que les acteurs et actrices payés plus d’un million d’euros par film participent volontairement à un fonds de soutien financier. Dans tous les discours de remerciements des lauréats, on ressent bien que la corde du financement de la culture tire sacrément au risque de casser.

Retrouvez-ici mon debrief de la cérémonie de 2025 animée par Jean-Pascal Zadi

BD & romans graphiques·Cinéma

Pourquoi le Marsupilami captive autant les foules en 2026 à l’heure des comics Marvel…

Treize ans après Alain Chabat, Philippe Lacheau et sa bande partent en Palombie sur les traces du célèbre Marsupilami. En quoi ces nombreuses adaptations au cinéma et en dessins animés traduisent elles un besoin de tendresse, d’exotisme et de mignonnerie ?. Cet animal sauvage et imaginaire crée en 1952 par André Franquin. Il est, selon moi, le pape de la BD belge avec Hergé.

Au départ en 1952, le Marsupilami était un personnage secondaire des aventures de Spirou et Fantasio, scénarisées et dessinées par André Franquin, le créateur de Gaston Lagaffe. A partir de 1987, Marsupilami devient un personnage principal avec sa propre série toujours en cours puisque 42 tomes de ses aventures continuent de divertir différentes générations de lecteurs.

Le marsupilami est la contraction des mots marsupial et ami. Mi-guépard, mi- singe, cet animal sauvage imaginaire doté d’une force surhumaine se sert de sa queue comme une longue liane pour venir en aide aux humains ou pour se sortir lui et sa famille des situations les plus catastrophiques dans sa Palombie natale.

Mon album favori, c’est Le nid du Marsupilami qui date de 1960 (cela ne nous rajeunit pas). Seccotine, la reporter intrépide mais aussi gaffeuse du journal Spirou, organise une conférence de presse pour y annoncer qu’elle a découvert une famille de marsupilamis dans la forêt palombienne. D’affreux jojos comme le chasseur Blackalive vont se lancer à leur poursuite pour leur belle fourrure tant recherchée.

J’aimais beaucoup regarder enfant les dessins animés du Marsupilami sur France 3 car c’était dynamique et joyeux, ses Houba houba avec Madame et les enfants qui le suivent partout. Le marsupilami est un père de famille comme les autres, ses bébés s’éloignent du nid pour faire des bêtises ou se mettre en danger, il les ramène manu militari au bercail..

Mais je trouve que les films d’animation d’ Alain Chabat : Sur la piste du Marsupilami (2012) et Marsupilami de Philippe Lacheau (2025) sont faits pour les adultes avec des blagues un peu olé olé peu compréhensives et osées pour les enfants.

Néanmoins, j’aime beaucoup le film d’Alain Chabat, on sent que c’est un passionné de BD qui a compris les univers créatifs de Franquin et du duo Goscinny/Uderzo quand il adapte leurs BD en films. Et puis Jamel Debbouze a cette âme d’enfant émerveillé devant le Marsupilami…

Franquin, élève de l’école de Marcinelle, celle des gros nez et de la ligne sombre.

André Franquin (1924-1997) est une référence de la bande dessinée belge au même titre que René Goscinny en France. Il fait partie de l’école de Marcinelle qui compte parmi elle Roba, le créateur de Boule et Bill mais aussi Morris, Peyo, Uderzo, Walthéry, le créateur de Natacha… Cette école se distingue de celle de Bruxelles et de la ligne claire menée par Hergé avec Tintin depuis 1929.

A quand une grande rétrospective Franquin dans un musée des Beaux-arts ? .

J’affectionne l’univers de Franquin pour la qualité de son humour, des références poétiques que l’on perçoit dans les albums de Gaston Lagaffe mais aussi le Marsupilami : la luxuriance de la jungle en Palombie par exemple. J’ai beaucoup aimé approfondir mon amour de la lecture avec ses albums entre 7 ans et 9 ans.

On reproche un peu à Franquin de représenter une Amérique du Sud d’opérette mais c’est aussi ça qui me plait !. C’est fantasque et exotique, on s’évade grâce à la BD. André Franquin a été fortement influencé par les dessins animés de Walt Disney mais aussi ceux de Tex Avery.

Je ne comprends pas pourquoi le Grand Palais qui a organisé une vaste rétrospective dédiée à Walt Disney en 2007 puis qui honora Hergé en 2017, ne célèbre pas bientôt l’art d’André Franquin.

La cité des sciences avait pourtant proposé une exposition Le monde de Franquin en 2005 mais elle est passée relativement inaperçue.

Trois albums représentatifs de la ligne sombre de l’école de Marcinelle.