Ile de France et Paris·Lifestyle

Quand la fragilité devient une force

Dans ce blog, je vous parle souvent d’un coffee-shop qui me plaît beaucoup à Paris : le café Joyeux. Ce café emploie exclusivement des serveurs et des cuisiniers porteurs de trisomie 21 ou de handicaps mentaux.

Ils sont encadrés par des managers au grand cœur, j’aurai bien aimé en avoir des aussi gentils quand je travaillais dans une enseigne de restauration rapide atroce humainement. Elle a disparu de la situation et je ne vais pas m’en plaindre.

Cette entreprise inclusive a la faveur d’un grand nombre de médias nationaux comme Paris-Match, un reportage de 13h15 le samedi sur France 2… J’ai vraiment été touchée par le témoignage de Charlotte, une équipière embauchée au café Joyeux des Champs-Elysées.

Lors de son entretien d’embauche filmé par une équipe de télévision, elle racontait au fondateur Yann et à son équipe ses déboires professionnels passés avec un cri du coeur, « je veux faire un travail qui compte dans ce monde« .

Je vous encourage à fréquenter ce café où l’on se sent bien car on est accueilli comme des rois, sans pression ni mauvaise humeur. Il y a une bien meilleure ambiance qu’à Starbucks Opéra ou dans les autres Cojean et snacks rapido où l’on se fait bien pigeonner le porte-monnaie. Chez Joyeux, tout est bon, bien décoré et on passe un chouette moment.

Pour ceux qui ne seraient pas très à l’aise avec le handicap, détendez-vous ! On ne vient pas au café Joyeux par charité même si on contribue à l’emploi de personnes bien marginalisées sur le marché du travail et ça c’est trop chouette. Quand on voit la beauté de leur café sur la plus belle avenue du monde, on se dit que c’est des petits veinards de travailler dans un si bel endroit avant tout.

J’en viens au plus important : au café Joyeux, on fait des rencontres marquantes. C’est le lieu où les familles aidantes et les associations se retrouvent. Avant d’attendre un enfant, j’ai observé un jour au café Joyeux Opéra la joie d’un jeune garçon de 14 ans , porteur de trisomie 21. Il dansait de tout son cœur sur Beyoncé et il faisait vraiment plaisir à voir pour sa joie de vivre.

Ce petit moment volé m’a bien accompagnée quand j’ai claqué la porte d’un gynécologue âgé mais sacrément maladroit qui me pressait de faire toute une batterie d’examens pour « dépister les enfants mongoliens » (sic)

Alors, j’ai eu envie de lire le superbe récit de vie de la maman de Marcel écrit par Carole Deschamps : L’extraordinaire Marcel, édité par Flammarion.

Carole et son mari Sylvain se sont aperçus à la naissance du handicap de leur petit garçon. Ils n’ont pas baissé les bras grâce à l’amour et le soutien de leur famille et de leurs amis très attentionnés et précautionneux.

J’ai beaucoup aimé le ton de ce livre et la sincérité avec laquelle cette mère raconte comment cette embûche a transformé sa vie en bien ! Elle raconte la batterie de rendez-vous médicaux hebdomadaires pour Marcel mais aussi en quoi ses deux fils émerveillent sa vie.

C’est un livre très complet et bien écrit. Il s’adresse aux parents sur qui l’armoire vient de tomber dessus et je pense qu’il leur apportera un puissant réconfort et de précieux conseils pratiques pour le suivi médical et administratif de leur enfant… extraordinaire.

Le lectorat de ce livre c’est les nouveaux parents comme moi ou les professionnels de santé dans le domaine de la petite enfance. Il faut avoir passé l’épreuve du feu de l’accouchement qu’on soit le père ou la mère pour comprendre les montagnes émotionnelles que ces parents ont pu ressentir.

Ce livre m’a fait réfléchir sur la médiatisation des enfants trisomiques car j’avais des idées reçues. Je trouve que Carole Deschamps est une femme talentueuse qui a bien compris comment marchent les réseaux sociaux. Elle a trouvé le bon équilibre pour exposer Marcel tout en le protégeant.

Et surtout, j’ai compris que les réseaux sociaux servent de véritable bouée de sauvetage pour que ces parents d’enfants trisomiques se soutiennent et s’entraident dans ce casse-tête administratif que représente la scolarisation de leurs enfants. Elle rappelle pour clôturer le livre que l’éducation est un droit obligatoire à partir de 3 ans.

« Marcel, je l’aime, il est beau, j’ai envie de le montrer à tout le monde !  »

Carole Deschamps

C’est à travers les réseaux sociaux que j’ai découvert cet été le cri du cœur déchirant d’une famille aidante. On a refusé l’accès à leur petite fille dans un club de loisirs sur leur lieu de vacances parce que c’était trop compliqué pour les moniteurs de s’occuper d’une grande fille en couches.

La maman avait envoyé des emails bien avant leur arrivée pour expliquer l’importance de sa demande. On ne peut pas en vouloir à ces animateurs de loisirs d’avoir respecté les eux fermés les règlements en cette période sanitaire bien compliquée. Mais les règlements ne prennent pas en compte la fatigue physique, la charge mentale de ces familles aidantes à longueur d’année.

On a refusé à ces parents le droit de souffler et de sortir du rejet le temps des vacances. Notre société est bien handicapée de ses lourdeurs administratives.

C’est grâce à des émissions comme La maison des maternelles ou Ça commence aujourd’hui qu’il y a une meilleure prise de conscience collective du quotidien de ces familles. Je trouve ça génial que le petit Marcel ait posé pour une campagne publicitaire Petit Bateau, bravo à ces marques pour enfants qui ont fait preuve d’intelligence !

Je trouve que les campagnes publicitaires, les émissions de télévision ou encore les embauches dans les cafés Joyeux contribuent aussi à rassurer l’opinion publique en montrant que les personnes handicapées ne sont pas des extraterrestres non plus.

Bonne nouvelle, l’ostracisme envers les personnes trisomiques ou autistes a fait son temps ! Bon vent !

Je vous recommande une excellente BD écrit par un papa qui a découvert le handicap de sa petite fille à la naissance : J’ai écrit un article Mongolien toi même !

Ile de France et Paris

Fêter quinze ans à Paris avec un chouette carnet de coloriages

Ce carnet de coloriages, je l’ai découvert sur le compte Instagram de son auteure, Zoé de las Cases. J’avais déjà acheté et offert ses géniaux albums de coloriages précédents Paris secret et New York secret chez Marabout.

Paris, carnet du voyageur parisien

Zoé de las Cases

Hachette pratique

17€95

J’ai une petite librairie de livres soldés trop géniale juste à coté du travail, rue du Bac, en face de la boulangerie Kayser. J’aime bien ses coloriages car elle dessine très bien Paris et c’est bien gros pour pouvoir s’amuser avec des feutres aquarellables. Le coloriage c’est une thérapie alors s’il faut s’arracher les cheveux avec des cases minusculus merci bien.

Je viens de l’acheter le jour de sa sortie à la FNAC des Champs-Elysées (j’aime bien les FNAC à Paris, ma préférée est celle de Montparnasse, j’y ai travaillé un Noël avec une trop chouette équipe !). Ce n’est pas un énième cahier de coloriages pour adultes. C’est un véritable carnet urbain où l’auteure partage son Paris chéri avec des visiteurs qui viennent en goguette quelques jours mais il s’adresse aussi aux locaux d’adoption qui ont fait de Paris leur ville. Je regrette un peu le fait qu’il y ait peu d’espaces pour le personnaliser mais je vais trouver une astuce.

Ce carnet sympathique compte plus de dix ballades dans le centre et l’est parisien (le 16eme, le 15eme et le 8eme arrondissement sont boudés) : Gobelins et jardin des Plantes, Pigalle et Montmartre, Belleville, République et canal Saint-Martin, Luxembourg-Saint Sulpice et Saint-Germain des prés, Rue du Bac et Invalides, Bastille et Charonne, Sentier-Montorgueil, Louvre et Palais royal, Marais et Île Saint-Louis, Haut Marais….

Dans un prochain article, je reviendrais sur mes résidences parisiennes en quinze ans : un foyer pour filles sur l’île Saint-Louis après le bac, une chambre de bonne entre Champs-Elysées et Avenue Montaigne, une autre boite à chaussures rue de Rennes, un premier appartement une fois mariée à Belleville et enfin un mini-palais porte de Bagnolet.

Avec moi, son épaisseur va sans doute considérablement augmenter car j’adore coller des cartes de visite, des étiquettes, des souvenirs… J’aime beaucoup sa reliure très originale, même si un peu fragile. Ce n’est pas un simple livre de coloriages très plat, cela va devenir avec mes soins, un véritable carnet urbain avec des collages qui lui donneront du volume et du grain ! A nous deux Paris !

*Cette superbe carte ancienne de Paris vient de la librairie RMN du Musée du Louvre si elle est toujours disponible à la vente. C’était un de leurs produits-phare quand j’y travaillais, elle coûte moins de 10 €.

Mes meilleurs articles du même tonneau :

Garder le cap grâce aux DIY

– Mon challenge collages du mois de mai

Trouver l’inspiration sur Instragram et dans les livres pour enfants

Collages créatifs de Julie adore, éditions Eyrolles

– Quai 71, mon coup de coeur mode dans le Marais.

Ile de France et Paris

Dé-confiner tout doucement du côté du bois de Vincennes…

Pour ce premier week-end déconfiné, nous avons pris le bus 86 en famille pour aller au lac de Saint-Mandé, comme le bois de Vincennes était ouvert aux Parisiens en mal de verdure. Ce n’est pas un parc très grand mais avec son lac verdoyant et ses canards sauvages, il a bien fait le job. Nous le connaissions pas et c’était une belle découverte.

Ensuite, nous sommes partis à la découverte des belles maisons de ville en meulière de Vincennes. Depuis que j’ai vu le film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain où elle kidnappe un nain de jardin dans la jolie villa de son père à Enghien, je me passionne pour la meulière.

C’est une roche assez recherchée pour son isolation, typique des belles villas d’ Ile de France entre les années 1860 à 1930. Les maisons Art Nouveau combinaient la meulière avec le fer forgé des balcons, la céramique et la faïence. Ce sont des biens particulièrement recherchés sur le marché immobilier.

En rejoignant le château de Vincennes pour reprendre le métro, nous nous sommes reposés sur un banc vraiment confortable. Je suis assez atterrée de voir à quel point la ville de Paris nous prive de plus en plus des bancs dans le 20eme arrondissement. Je m’en suis vraiment rendue compte pendant ce confinement avec ma petite zouzou de quinze mois. Le mobilier urbain a de l’importance pour ses habitants et c’est honteux de vouloir les enlever pour supprimer les sans-abris du paysage.

J’ai vu les choses en grand pour cet article : vous proposer des tonnes d’idées de balades dans des châteaux, des lieux pas possibles par dizaine… et puis je me suis bien calmée. Le dé-confinement ça ne se fait pas n’importe comment, zone rouge oblige. Nous avons été parqués à un kilomètre de chez nous pendant deux mois, il faut y aller doucement, se réhabituer à la foule, s’adapter aux gestes barrières dans le métro.

Alors, on flâne en ville dans le Val de Marne, notre prochain chez-nous à partir de cet été. Dimanche, nous étions à Joinville- le pont et nous nous sommes régalés en bords de Marne. Cela me donne bien envie d’aller faire une ballade Art déco pour en apprendre plus sur ces belles villas.

Plus tard, en juin nous irons du côté du lac d’ Enghien-les bains, l’observatoire de Meudon, le château de Saint-Germain en Laye, et peut-être même prendre un billet de train pour aller voir les falaises de Dieppe mais tout doucement car le printemps a été rude pour tous !

Retrouvez sur ce blog mes derniers bons plans et bonnes adresses :

Mon top 5 des parcs et jardins en Europe

Le café Joyeux, un coffee-shop qui a du sens

Quai 71, mon coup de coeur mode dans le Marais

Ile de France et Paris

Le click and collect ou le nouveau commerce moderne.

Depuis plus de trois ans, je travaille dans une librairie protestante, la librairie 7ici, qui compte un site de vente en ligne. Chaque matin, pendant une heure, je référence les nouveaux livres pour un référencement de choc sur Google ! J’aime beaucoup cet aspect de mon métier de libraire.

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Droits réservés Brigitte Lannaud Levy

Cela me permet de voir passer l’ensemble des nouveautés et des rééditions et ainsi j’améliore mes conseils de lectures aux clients. Aussi, j’apprécie de fouiller sur les sites des éditeurs pour y trouver des extraits du livre, des interviews d’auteurs et ainsi enrichir nos fiches produits pour guider au mieux nos clients.

Cela faisait longtemps que j’avais envie de vous donner un petit aperçu de mon travail de libraire dans ce blog (je ne sais pas si j’aurai envie de faire un autre métier…). C’est l’achat d’une paire de chaussures pour bébé qui m’a décidée à le faire ! Je m’explique ….

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Samedi, j’ai téléphoné à un commerçant courageux qui prend les commandes par téléphone pour dépanner ses clients et sauver son magasin pendant cette pandémie. Il m’a envoyé les photographies des modèles de chaussures, et on a pris rendez-vous pour l’après-midi même pour les essayer sur le pas de la porte et les payer. Toute ma sympathie à la boutique A pieds joints à Gambetta qui est sur le pont avec toutes ses armes : page Facebook, compte Instagram… pour ne pas se faire oublier et ça marche. Trois clients pendant la demie-heure où nous attendions, distance de sécurité oblige, et autant de livraisons dans le quartier à vélo….

Libraires, fleuristes, coiffeurs, restaurateurs, cafetiers, cinémas… nous sommes tous dans le même bateau et nous avons besoin de vous ! Je n’aime pas juger les pratiques de consommation de ma famille ou de mes amis même si cela me hérisse les oreilles quand j’entends parler d’Amazon.

Moi même, j’ai acheté chez eux des produits longs à trouver dans le commerce traditionnel et leur rapidité m’épate aussi (elle semble se jouer de toutes règles du droit du travail aussi) . Mais aujourd’hui, la donne a changé ! Des milliers d’emplois sont en jeu, la sixième économie mondiale (est-ce encore le cas?) vacille et il est temps de la soutenir. Je me suis reconnue avec ces commerçants quand j’étais sur le pas de la boutique de chaussures.

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Vos commerçants de proximité se décarcassent pour vous servir au mieux, parfois plus vite qu’Amazon qui peut vous faire perdre deux semaines car ils ne connaissent pas les petits fournisseurs spécialisés. Une belle façade de marketplace avec beaucoup de référencement, c’est de la poudre aux yeux ! Un libraire est bien meilleur qu’un algorithme pour vous conseiller au mieux, trouver un titre de substitution rapidement, réparer une erreur technique du site parce qu’il est plus intelligent !

Si vous préférez commander en ligne, il y a une multitude de commerces indépendants français qui vous proposeront ce service avec rapidité, savoir-faire et humanité. Ce n’est pas une machine qui comprend comment se décarcasser pour que la personne âgée reçoive son livre en Ephad ou arriver à l’heure pour l’anniversaire du petit dernier.

Cet article est volontairement dénué de toutes nuances et adopte un total parti-pris, il ne cite aucuns chiffres sérieux, ni statistiques mais il fait appel à une bonne vieille ficelle du commerce qui marche depuis la nuit des temps : le lien social !

Tout le mois de mai, retrouvez vos commerçants, entre l’absence de frais de port et le temps que les fournisseurs ré ouvrent et que vous soyez livrés, vous serez gagnants !

Ile de France et Paris

De Funès, le meilleur remède contre la sinistrose

Cette exposition de la Cinémathèque consacrée à Louis de Funès, je l’attends de longue date. Elle avait fait polémique quand elle avait été annoncée et j’avais vraiment trouvé ça snob !

Déclarer que Louis de Funès était bien trop populaire pour la Cinémathèque française est une ânerie monumentale. Cela me rappelle le dédain de l’Académie des Césars pour les comédies qui, en plus de remplir les caisses, divertissent et réjouissent les spectateurs. On en a marre des propos rabat-joie de l’intelligentsia parisienne ! Place au rire !

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Louis de Funès est le grand gagnant de ce confinement, quarante ans après sa mort. Les chaînes de télévision le programment à fond pour permettre à ceux qui dépriment d’oublier pendant 90 minutes l’épidémie.

Si je ne le connaissais pas par cœur, j’aurais pu me laisser tenter de regarder Les aventures de Rabbi Jacob ce mardi à 14 heures sur France 2.

Dans cet article, je vous explique en quoi cette exposition est une bonne aubaine pour oublier très vite cette crise sanitaire quand sonnera l’heure bénie du déconfinement.

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Droits réservés Qhuit

Pour moi, comme Goscinny et Uderzo qui ont inventé le mythe Astérix, je considère Louis de Funès comme un trésor national de notre patrimoine culturel. J’emprunte d’ailleurs cette analyse très pertinente au rédacteur du dossier de presse de l’exposition qui a réalisé un travail exceptionnel.

Dans cette exposition, vous retrouverez de nombreux objets, des affiches de films à l’étranger, des maquettes de la Folie des grandeurs. Je me tiens encore les côtes d’avoir tellement ri de ce déguisement que porte le méchant Don Salluste en dame espagnole des Temps modernes.

Cette exposition ne met pas seulement de Funès à l’honneur, elle montre avec brio la qualité du travail de réalisation de Gérard Oury, l’un de mes réalisateurs favoris. Vladimir Cosma, Bourvil. Cela me donne bien envie de lire quelques biographies comme  celle du compositeur des musiques des films Vladimir Cosma, celle de Bourvil ou encore le livre Gérard Oury, mon père L’as des as de Danielle Thompson, éditions La Martinière, , 

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Ces deux génies du cinéma français ont connu une popularité transgénérationnelle dingue, même héréditaire puisque la fille de Gérard Oury, Danielle Thompson, scénariste de bon nombre de ses films a continué sur sa lancée : scénariste de La boum et réalisatrice hors-pair.

La rédaction de cette article me rend prolixe, tant mes souvenirs personnels fusent dans tous les sens. Les films de De Funès c’était notre récompense des jours fériés en mai avec mon frère. L’autorisation de se coucher tard pour se bidonner en famille devant une bonne comédie.

Même si on les connaît par cœur, on les reprogramme et on les regarde encore et encore. Les comédies de Gérard Oury et De Funès sont construites sur la force du gag.

Je connais par cœur la scène d’ouverture de La grande vadrouille quand Bourvil, peintre en bâtiment arrose de peinture un général nazi sans le vouloir. J’aime la chorégraphie de Rabbi Jacob, reprise par Valérie Lemercier aux Césars 2007 en hommage à Gérard Oury.

Je me souviens sans problème de la fameuse scène de poursuite dans un usine de plastique vert dans Les aventures de Rabbi Jacob. Le film L’aile ou la cuisse m’a sensibilisée de manière très efficace aux pièges de la malbouffe. Ce film, on l’a vu et revu avec ma maman et la scène d’usine où les poulets sont peints au pistolet m’avait marquée. Décidément, les comédies françaises des années 1960 se passaient souvent dans les usines…

Il faut dire qu’elles plaisent autant aux gens car elles montraient rapidement les évolutions économiques, sociales et culturelles du pays : l’urbanisation et l’industrialisation, l’évolution des mœurs, les conflits générationnels… Par ailleurs, elles ont aussi contribué à réconcilier le peuple français avec son Histoire, en traitant de l’Occupation avec légèreté en 1966.

Notons que les meilleures performances au box office du cinéma français ont été réalisées par des comédies : La grande vadrouille, Bienvenue chez les ch’tis, Intouchables… Je vous invite à assister aux conférences autour de cette exposition à la Cinémathèque, elles sont d’une grande richesse intellectuelle et culturelle.

On se rend  alors compte à quel point la comédie est un genre cinématographique très exigeant. A travers son dossier de presse, j’ai découvert toute une filiation de l’humour français révélée dans cette exposition.

Les héritiers directs de Louis de Funès et Gérard Oury furent bien évidemment la bande du Splendid avec Papy fait de la résistance, Les Bronzés… Mais Louis de Funès a aussi inspiré toute une génération de comiques de tous horizons : Jim Carrey, Alain Chabat, Dany Boon…

Et vous quels sont vos films favoris de Louis de Funès et Gérard Oury?

Retrouvez d’autres articles sur des mythes de la culture française

René Goscinny, le génie du rire

Astérix a soixante ans

La famille Verneuil revient en 2019 pour faire rire la France entière

Je milite pour la récompense des comédies aux Césars

L’odeur de la colle en pot me rappelle un peu beaucoup La boum

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Ile de France et Paris

Le 7eme arrondissement de Paris comme je le connais

Pendant les grèves, je pestais comme tout le monde mais j’ai réalisé la beauté de mon trajet le matin jusqu’à la librairie où je travaille dans le 7eme arrondissement, en bord de Seine.

Mon travail se trouve près du quai Voltaire, j’ai le droit à l’un des plus beaux panoramas au monde tous les matins. Le bus 68 traverse la Seine, vous avez le choix entre l’île de la Cité et Notre-Dame d’un côté et le Petit et Grand Palais de l’autre.

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Droits réservés. Le bal littéraire des sardines

Cet hiver, j’ai repéré une sculpture un peu étrange et vraiment bien réussie avec le cadre architectural du Louvre en arrière-plan. C’était une exposition temporaire du sculpteur Bruno Catalano organisée à Saint-Germain des Près.

 

J’aime énormément la sculpture publique quand je me balade à Sofia ou à Budapest, j’irai sans doute voir la statue en hommage à René Goscinny dans le 16eme arrondissement. 

Cet homme ultra contemporain se trouvait au pied du pont du Carrousel, non loin de la boutique de beaux-arts Sennelier. C’est une adresse historique sur le quai Voltaire : la boutique tout en bois existe depuis 1887 (cent ans avant moi !). J’aime bien y aller pour chercher mes feutres aquarelle et mes carnets Moleskine.

Ensuite, si on longe la rue de Lille, je vous indique deux bonnes adresses pour manger après une exposition au Louvre ou au musée d’Orsay.

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Droits réservés – Le bal littéraire des sardines

La première s’appelle Les antiquaires. Rénovée ce mois-ci, ce restaurant de qualité propose une cuisine française délicieuse pour un budget d’une trentaine d’euros par personne. J’aime leur décor pour manger ou boire un verre, l’équipe de serveurs est très agréable dans ce quartier si touristique. On a même tourné une interview d’auteur pour la librairie aux Antiquaires !

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Droits réservés. Les climats

LOGO+LES+CLIMATS_OR+copyLa seconde adresse s’adresse aux privilégiés étant donné le luxe des plats et le prix de la carte : Les climats. Mais j’irai sans doute boire un verre la-bas un jour tant le cadre architectural me plaît. C’était l’ancienne maison des Dames des PTT, construit en 1905, un petit bijou Art Nouveau. Il y a un jardin d’hiver et une terrasse unique dans le centre de Paris. Cela vaut le détour !

Enfin, je vous recommande une visite au musée d’Orsay dans la même rue car c’est le plus beau musée de Paris selon moi !

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Droits réservés. Le bal littéraire des sardines.

De l’autre côté de la Seine, dans le jardin des Tuileries, c’est tout aussi beau mais ce n’est plus le 7eme arrondissement… Je vous recommande un tour de grande roue au marché de Noël l’an prochain. Pour 12€, vous avez une vue imprenable à 360 degrés.

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Ile de France et Paris

Un samedi soir au théâtre de la Renaissance à Paris : Un amour de jeunesse

Cette pièce, je l’ai repérée sur une colonne Morris. Une histoire d’amour avec en tête d’affiche Stéphane de Groodt, Isabelle Gélinas et Olivia Côte, c’était une sortie théâtre idéale pour une Saint-Valentin un peu en avance.

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Je n’irai pas par quatre chemins pour vous donner mon avis sur la pièce Un amour de jeunesse : c’est une réussite !

Dans l’entrée du théâtre, il y avait les livres des pièces d’ Ivan Calbérac dont L’étudiante et Monsieur Henri et Venise n’est pas en Italie (que j’avais chroniqué ici). Je ne serai pas étonnée qu’Un amour de jeunesse soit aussi adapté au cinéma. Cet hiver, j’ai aussi regardé une série sur France 2 : Marjorie, l’histoire d’une jolie et drôle psychothérapeute Le garçon a du talent, cela va sans dire et je vais surveiller ses prochaines réalisations au théâtre.

La trame de cette pièce est toute simple et c’est sans doute pour cela qu’elle fonctionne aussi bien.

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© Fabienne RAPPENEAU Droits réservés.

Le résumé : 

C’est l’histoire d’Antoine (Stéphane De Groodt) patron du CAC 40 qui s’est marié sur un coup de tête avec Maryse (Olivia Côte), une humanitaire passionnée, il y a vingt-cinq ans en Inde. Il a fait fortune et vit avec Diane (Isabelle Gélinas), une aristocrate dans sa bulle.

S’il veut divorcer de Maryse sans devoir partager avec elle la moitié de sa fortune, il va devoir lui faire croire qu’il est encore plus fauché qu’elle. Alors avec la complicité de leur gestionnaire de famille (Sébastien Pierre) , Diane et Antoine vont investir le studio HLM de leur femme de ménage chinoise (Nelly Clara) à Sarcelles, qu’ils envoient à l’île Maurice. Mais rien ne va se passer comme prévu…

Mon avis :

L’histoire devient rapidement intéressante car elle est fondée sur des décalages comiques : Diane l’aristocrate va devoir abandonner ses bonnes manières rapidement tant dans son vocabulaire que dans son style vestimentaire (attention, ça pique les yeux), la bonne chinoise prend vite parti d’une situation cocasse qui pourrait tourner à son avantage mais pour combien de temps ?.

Les cinq comédiens sont très talentueux et au service de l’histoire. Mention particulière à Stéphane de Groodt, le personnage principal de la pièce. A part un petit rôle dans ma série préférée Fais pas çi, Fais pas ça, je ne le connaissais que très peu. C’est un excellent comédien de théâtre. Il y avait tout un groupe de spectateurs Belges qui se prenaient en photo devant la façade du théâtre de la Renaissance.

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Les locaux du théâtre étaient le seul bémol de cette soirée très réussie. Les escaliers latéraux mériteraient un petit coup de neuf, c’était un peu le bazar les longues files d’attente devant le théâtre à quinze minutes de la pièce. Surtout, nos places bon marché (17 euros au balcon) étaient vraiment inexploitables. Comme dirait mon mari : on a bien ri mais on n’a rien vu ! On a dû faire les mauvais élèves et changer de place un étage au dessous en pleine pièce. Un peu plus de transparence sur les sites qui vendent les places serait bienvenue !

 

Ma note :

5/5 sardines

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Je me déplace au théâtre pour les comédiens que j’aime. Je savais qu’Isabelle Gélinas était une excellente comédienne de théâtre, j’en ai eu la preuve samedi soir. Je suis nostalgique de l’arrêt de Fais-pas ci, Fais-pas ça et c’était une bonne occasion de revoir des petites touches de Valérie Bouley dans son jeu.

J’aime aussi énormément Olivia Côte que j’ai véritablement découvert dans Pupille puis Chamboultout cette année. C’est elle qui a vraiment lancé le tournant d’ Un amour de jeunesse en chantant avec une guitare San Francisco de Maxime Le Forestier.

C’était un très bon spectacle, il y a eu huit rappels dans une salle comble et les comédiens ne boudaient pas leur plaisir !

D’autres chroniques de films cités dans cet article :

Venise n'est pas en Italie

Venise n’est pas en Italie ou comment trouver une issue de secours à sa généalogie

–  Pupille : l’amour comme obligation d’Etat

–  Chamboultout : comment rester un couple quand on es une personne aidante

 

 

 

 

 

 

Ile de France et Paris

Le Palais de la femme, refuge des Victorieuses

C’est grâce à un blog (toujours le même) My Pretty books que j’ai repéré ce livre Les Victorieuses. Je connaissais un peu le style littéraire de Laetitia Colombani même si je n’ai pas lu La tresse.

Son nouveau livre m’a intéressé car je suis protestante : Le Palais de la femme est un foyer pour femmes démunies géré par une oeuvre chrétienne L’Armée du Salut.

J’ai visité plusieurs fois le grand foyer du Palais de la femme, un lieu emblématique du Paris solidaire aussi pour son architecture Art Déco des années 1920. Juste à coté, se trouve un salon de thé libanais Kanoun

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Le salon de thé Kanoun, rue de Charonne

 

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Les victorieuses

Laetitia Colombani

Editions Grasset

2019

224 pages

18€

Il ne faut pas s’arrêter à la couverture très rétrograde alors que le titre du livre est plutôt  engagé féministe. Espérons que cela s’arrangera pour la version poche.

Je regrette aussi l’aspect très marketé du livre qui joue sur l’aspect feel good  : une jeune femme brillante à qui tout réussit et qui découvre que la vie est vaine si on sacrifie l’amour, l’attention aux autres sur l’autel de l’argent, la carrière et la réussite sociale.

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Cette fois-ci comme c’est le cas dans d’autres romans feel good, Solène n’ouvre pas un restaurant, une librairie ou un magasin de fleurs pour se reconvertir au plus proche des gens. Non, elle devient écrivain public pour femmes en détresse dans un foyer social et c’est cette fibre humaniste  que j’ai apprécié alors que ce n’était pas gagné du tout.

Je déplore les grosses ficelles employées pour vendre un roman en grande quantité et qu’ à force la littérature trop marketée ne détournera plus les jeunes générations de Netflix, Youtube et des écrans en général. J’ai trouvé les critiques culturelles élitistes très dures avec Laetitia Colombani, parce que son livre plaît au grand public.

Mais personnellement j’ai du mal à lire un livre quand la structure se limite souvent à sujet -verbe- complément avec de nombreuses répétitions.  J’aime quand l’écriture découle de manière très fluide et que les portraits psychologiques des personnages sont très travaillés.

 

Le résumé :

Solène a 40 ans. Elle était une avocate aisée à qui tout réussissait en apparence mais le matérialisme n’a pas réussi à donner un sens à sa vie. Et après le suicide de l’un de ses clients sous ses yeux, c’est la dégringolade physique et morale.

Le burn-out qui couvait depuis quelques temps lui est tombé dessus sans crier gare : les cachets la maintiennent à flots mais elle est incapable de travailler et prend conscience de tout ce qu’elle a sacrifié : son réseau d’amis, son envie de maternité…

Aider les autres en tant qu’écrivain public va l’aider à se relever. Le palais de la Femme, ce foyer pour femmes en difficulté va s’avérer être son refuge. C’est comme cela que le concevait Blanche Peyron, officière de l’armée du Salut en 1925 quand elle s’est lancée avec tout son cœur dans une vaste collecte de fonds nationale avec son mari Albin. Ils ont sollicité toutes les élites du pays : des industriels au président de la République pour financer un ancien hôpital de guerre qui pourrait mettre à l’abri de la misère plus de 700 femmes seules ou avec enfants. Le Palais de la femme fêtera bientôt son centenaire.

Ce roman croise les trajectoires de deux femmes : l’une était fille de pasteur et officière de l’armée du Salut en 1925, l’autre avocate parisienne contemporaine des attentats de novembre 2015, dont les balles ont éraflés la façade du Palais de la femme quand le bar La belle équipe a été pris pour cible.

C’est un roman réaliste très contemporain qui fait la part belle à une galerie de portraits de femmes en détresse : Cvetlana, Cynthia, Viviane, Binta et sa petite fille, La Renée, Lily… Elles sont de toutes origines : Parisiennes ou provinciales, Africaines ou encore exilée des Balkans, mais chacune a vécu les abus comme le viol, les violences conjugales, la misère et le dénuement…

Mon avis :

Même si ses portraits psychologiques sont vraiment très superficiels et caricaturaux, il faut saluer le mérite de Laetitia Colombani d’avoir choisi comme héroïne une femme qui prêche l’ Évangile dans les rues de Paris aux miséreux. Car, dans l’esprit de la société moderne, une officière de l’Armée du salut n’ est pas aussi bankable qu’une instagrameuse en vue, une chanteuse ou bien une vedette éphémère de télé-réalité.

L’action sociale de Blanche Peyron est remarquablement mise en valeur . A quand une biographie entièrement consacrée à cette femme d’exception ?. Elle aurait toute à fait sa place dans la sélection des Culottées de Pénélope Bagieu.

Je vous conseille un livre : William Booth, soupe savon, salut d’une collection de qualité Les héros de la foi, éditée par Jeunesse en missionCe sont des biographies de protestants célèbres qui ont marqués l’Histoire par leur engagement chrétien : Frère André, C.S Lewis, Corrie Ten Boom, Eric Lidell…

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Ma note :

3/5 sardines

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Même si je n’ai pas beaucoup apprécié le style littéraire de Laetitia Colombani qui use et abuse de la métaphore du Palais et de ses princesses, j’ai été touchée par cette histoire.

Le Palais de la femme et l’Armée du Salut ont été présentés avec beaucoup de respect et d’authenticité. Si la lecture de ce roman fait lever des fonds, des dons et des vocations de bénévoles à grande échelle alors bravo à l’auteure !.

n503310246_1704882_7119Moi aussi j’ai vécu dans un foyer chrétien de jeunes filles : La Vigie sur l’île Saint Louis avec des femmes de toutes les origines géographiques et sociales, certaines étaient des petites étudiantes françaises comme moi, des princesses très riches du Moyen-Orient mais aussi des jeunes filles qui étaient cachées par des associations pour échapper à des mariages forcés.

Même si c’est une fiction on comprend aisément que Laetitia Colombani raconte la vie réelle de nombreuses anonymes  qui se sont réfugiées de la rue, des coups…

 

 

 

Ile de France et Paris·Lifestyle

Quai 71, mon coup de coeur mode dans le Marais, Paris, 4eme arrondissement

 

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Instagram de Quai 71

C’est mon adresse de référence pour m’habiller depuis que je suis arrivée à Paris, il y a treize ans maintenant.  J’ai toujours un peu de mal à retrouver la rue en sortant du métro Saint-Paul : mon repère c’est la rue des Rosiers, qui est perpendiculaire.

La boutique se trouve dans un ancien garage, rue Ferdinand Duval. C’est lumineux, bien présenté, j’aime bien la décoration avec la mosaïque de dauphin au fond, la musique ne vous harcèle pas et surtout l’équipe de vente sait vraiment vous accueillir et vous conseiller.

C’est la boutique idéale pour les budgets limités d’étudiantes : entre 30 et 50 euros en moyenne, vous pouvez trouver un beau pull, une robe, une jupe, une veste, des chaussures de bonne qualité qui ne vont pas se désintégrer au bout de trois passages en machine… C’est assez agréable de porter des vêtements un peu originaux qui changent des grandes enseignes.

50895210_621414684984127_6057578180443906366_nQuai 71 choisit ses collections auprès de petites marques parisiennes qui ont un style mode dans l’air du temps : Grace et Mila, Andy et Lucy, Ycoo, ma marque favorite pour ses imprimés originaux et aussi Vanessa Wu pour les chaussures.

 

Je repère leurs nouveautés sur leur compte Instagram, et quand quelque chose m’attire l’oeil, il ne faut pas traîner car les pièces tendance sont vite prisées. C’est ainsi que j’ai trouvé une veste que j’adore, tellement bien coupée.

Souvent ma visite à Quai 71 est le point de départ d’une agréable ballade dans le Marais parisien avec ses pâtisseries traditionnelles, ses musées mémoriaux comme le mémorial de la Shoah, le musée d’art et d’histoire du judaïsme. La rétrospective René Goscinny organisée par ce musée l’an dernier fut vraiment une exposition marquante pour moi en 2018. Je vous parlerai de cette exposition dans un prochain article comme Astérix fête ses 60 ans cette année !

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La pâtisserie Florence Kahn.

Le quartier juif de Paris est aussi intéressant que celui de Budapest avec ses synagogues, ses boutiques…

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La mouette rieuse, droits réservés Do it in Paris

Ensuite, un tour à la librairie La mouette rieuse, rue Pavée est une visite inévitable. Je la considère plus comme un concept-store culturel avec un beau café qui donne sur un jardin. Mais on  trouve tout de même une chouette sélection de livres. J’aime aussi beaucoup la librairie-solderie Le gai rossignol (en hommage à une chanson de la Commune) qui se trouve plus vers Châtelet.

Enfin, si une pause gourmande s’impose à vous, il y a la fameuse adresse du Loir dans la théière, rue des Rosiers. Les desserts et les thés sont assez copieux et délicieux, mais cette adresse très touristique est victime de son succès, ce qui peut être frustrant.

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Droits réservés Like a local

Je vous recommande donc le Marais qui est toujours une belle ballade en hiver, en automne ou au printemps admirer les vieux décors alimentaires anciens, qui deviennent de plus en plus rares, malheureusement. Enfin surtout en semaine car la rue des Francs-bourgeois qui devient piétonne les week-ends, est à fuir surtout en Vélib l’été si vous n’aimez pas la foule comme moi.

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Façade classée d’une ancienne boulangerie, rue des Francs-bourgeois

Mes précédents articles lifestyle et bonnes adresses à Paris :

– le café Joyeux, rue Saint Augustin, métro Quatre Septembre

Marie Denise, avenue Gambetta, métro Père Lachaise

Clint et Gusto, mes deux restaurants favoris

Ile de France et Paris

Deux bonnes adresses pour se régaler à Paris

Quand le soleil n’est pas au rendez-vous, rien ne sert de se morfondre sur son canapé en pyjama tout le week-end. Le bal littéraire des sardines vous propose deux bonnes adresses à Paris pour se régaler en hiver.

Chez Gusto, 93 rue de la Jonquière, 75017 Paris

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C’est notre cantine favorite, un peu parce qu’on l’a vu naître il y a bien quatre ans et que les patrons sont nos amis. Mais tout le monde devient vite amis avec cette équipe très accueillante.

L’endroit est spacieux avec ses deux salles, la décoration est originale et cosmopolite avec sa grande carte du monde où l’on peut punaiser d’où l’on vient, sa collection de poivriers et surtout sa mascotte !

Les pizzas sont excellentes, faites avec soin et de toutes les tailles pour satisfaire tous les appétits. Je commande toujours la pizza normande : avec du chèvre, du miel et des pommes… parce que sa pâte est vraiment bien réussie et que la recette sort des sentiers battus.

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Leurs desserts fait maison sont vraiment incontournables : mention spéciale au banana split et j’aime beaucoup leurs citronnades artisanales pour accompagner le repas.

Chez Gusto n’est pas seulement un restaurant à pizza, je vous invite à vous abonner à sa page Facebook pour découvrir sa carte des formules midi et soir.

Clint, 174 rue de la Roquette, 75011 Paris

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J’ai découvert ce dinner américain en prenant le bus parce que la grande baie vitrée et la chouette décoration pastel donnent envie de rentrer. Nous cherchions un bon brunch pour le samedi midi à moins de 20€ en moyenne, le site Où bruncher m’a bien orientée vers Clint !

Je vous conseille d’y aller vers 11h30 – midi car ensuite la salle se remplit vite. J’ai choisi la salade Woody avec du chèvre (mais pas de miel cette fois-ci !), des noix, des tomates séchées… D’habitude, je ne suis pas une grande fan des salades mais celle-ci a bien satisfait ma faim. Je l’ai accompagnée de potatoes délicieuses.

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Mon mari a choisi les pancakes avec oeuf et bacon, un milkshake à la fraise et nous nous sommes partagés une copieuse tarte au citron meringuée qui nous a laissé un excellent souvenir (on compte même revenir avec mon beau-frère, un aficionado de desserts américains).

Ce fut un brunch très agréable, l’équipe est très disponible pour ses clients. C’est un endroit lumineux et peu bruyant. Le brunch est servi à la carte.

Message à Clint Eastwood, si tu es de passage à Paris pour les Césars en février, viens faire un tour à Père Lachaise, ce café s’appelle Clint en ton honneur !

Si vous êtes dans le coin , voici une autre adresse pour le goûter : Marie Denise, avenue Gambetta !

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