Carnets de voyages urbains

Un pont de mai à Berck, Pas de Calais : hors saison ou presque.

Berck sur mer, c’est sans doute l’une des plages de sable fin les plus proches de Paris et l’une des plus belles. On y vient car la plage est immense, cela nous change de l’heure de pointe dans le métro.

Il faisait bien moins beau que lors de notre première visite à Berck le 14 juillet. Mais nous avons quand même pris un bon bol d’air iodé salutaire entre deux intempéries.

Berck se rejoint en bus depuis la gare de Rang du Fliers-Verton. Cela coûte 1 € et le trajet dure environ 30 minutes. Il peut y avoir des embouteillages à prendre en compte pour le retour en train. Si vous y prenez suffisamment à l’avance, vous pouvez profiter de billets à prix cassés (12 euros par personne) pour le TER Paris-Calais subventionné par la région Hauts de France pour encourager le tourisme pendant les jours fériés.

Nous avons passé deux nuits dans une petite maison ancienne sur deux étages, située rue de la division Leclerc. Une localisation ultra pratique entre la plage et la rue Carnot pour ses commerces . L’an dernier, nous étions logés beaucoup plus loin du centre-ville, rue des Dunes c’était sympa mais beaucoup plus excentré.

Que faire à Berck si la plage vous est hostile par grands vents ?

La plage de Berck se déploie sur sept kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, elle aimante tout le monde. Même quand la mer est déchaînée et que des bourrasques de sable vous cinglent la figure.

Nous avons assisté au marathon d’ attelage de chevaux sur la plage. Cette course d’endurance fut une distraction particulièrement bienvenue pour nous faire oublier les conditions météorologiques un peu extrêmes en ce jour férié. C’était comique de cotoyer environ 200 personnes emmitouflées comme des esquimaux se diriger tous ensemble d’un pas déterminé vers le départ de la course.

Louer des rosalies à coté du club nautique des chars à voile.

Bien que nous ayons fait une recherche Google pour les locations de vélos, on ne les a pas trouvé sur notre chemin. Nous avons donc testé l’expérience des rosalies pour vivre une balade tous ensemble sur le même engin. Et quelle balade mouvementée. Nous nous rapidement pris une averse carabinée, grêle comprise.

C’est physique la rosalie tout de même donc nous avons renoncé à aller jusqu’au phare. C’est là dans la baie d’Authie, que se trouvent les fameux phoques, les mascottes de Berck.

Rosalie Beach, à coté de Eole nautique, 22€ la location pour une heure, esplanade Parmentier

En fin de journée, l’air marin a rapidement chassé les nuages, les averses cessent rapidement ici. Nous sommes allés manger à la Grilladine, rue Carnot. C’est une adresse réputée ici, nous étions déjà venus l’an dernier. Je me suis régalée avec leur moelleux aux maroilles et le dessert Champs de mars, une génoise au chocolat. C’est bon, fait maison et abordable : entrée, plat et dessert pour 30€.

Sunset kids *, le paradis des enfants quand il fait froid et moche.

Le lendemain, nous sommes allés tôt le matin à l’aire de jeux géante Sunset kids, sur l’esplanade Parmentier. C’est un grand complexe qui fait office de restaurant, de bowling et de restaurant de plage. Ils ont conçu un espace génial avec piscine à boules, double toboggan, trampoline pour les enfants et pour les bébés.

D’habitude, je fuis à toutes jambes ce genre d’endroit coûteux et bruyants, mais c’était vraiment la bonne idée vu le vent qu’il soufflait dehors.

« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt »

J’ai même eu l’occasion d’instiller une bonne habitude dans l’esprit de ma fille : je l’ai incitée à y partir tôt pour profiter de l’endroit pratiquement vide ! Cela ouvre à partir de 9h30 jusqu’à 19h , l’entrée illimitée est à 10€ pour toute la journée. *Achat personnel.

La frite c’est la fête !

Il y a la friterie Pruvost sur l’esplanade de la grande roue qui est un passage culinaire obligé quand on vient à Berck. La patronne qui nous sert est d’une grande gentillesse, on sent qu’elle a bien compris que le passage à la friterie c’est un moment sympa pour ses clients. Je me suis offert un sandwich steak-maroilles avec frites qui m’a bien calée pour deux repas dans la journée. Mon mari et ma fille se sont servis une fricadelle.

J’ai réalisé pourquoi j’aimais autant les frites du Nord alors que celles que l’on mange à Paris ou plus au Sud de la France sont autant insipides.

Dans le Nord de la France, ils font frire de délicieuses patates un peu farineuses dans la graisse de boeuf qui les rendent un peu marrons et tellement savoureuses. Par contre, la graisse de porc dans les friteries belges me font fuir à grandes enjambées à cause de l’odeur de friture.

Le logo de la délicieuse friterie Pruvost

Cela m’a rappelé une madeleine de Proust : manger un succulent cornet de frites à la sortie de la plage à toute heure de l’après-midi avec ma grand-mère Annette à Stella plage, pas très loin de Berck. Ma mamie était pourtant portée sur la diététique surtout pour les enfants mais je pense qu’elle était sacrément contente de partager son patrimoine culinaire avec moi. Mamie, c’était la meilleure ambassadrice du Pas-de-Calais.

Comme il allait faire moche, j’avais anticipé une visite au musée de Berck, Opale-sud, que nous n’avions pas eu le temps de visiter lors du pont du 14 juillet.

Se délecter des paysages de dunes au musée de Berck.

Nous avons beaucoup aimé ce musée situé dans l’ancienne gendarmerie de Berck. Il expose de nombreux paysages de dunes et de pêcheurs en activité mais aussi les réclames publicitaires qui vantent les mérites de Berck, station balnéaire recherchée par 40 000 vacanciers en 1904.

Un support publicitaire
pour attirer les touristes.

Musée de Berck-Opale sud, fermé le lundi et le mardi matin, 60 rue Impératrice, 62600 Berck sur mer, 4€ plein tarif, gratuit pour les moins de 18 ans, gratuit le premier dimanche du mois.

Une piété populaire fort émouvante visible à Berck : l’église Notre Dame des sables.

On a eu un vrai coup de coeur pour cette église Notre Dame des sables construite en 1882 car de nombreux touristes sont venus fréquenter la chapelle, rapidement devenue trop petite pour tous les accueillir. La façade extérieure est très originale : ses bandes blanches et rouges rappellent les rayures du maillot de bain. Est-ce volontaire ?.

L’intérieur de l’église est tout en bois, rappel de l’architecture anglaise du 15eme siècle et des premiers chalets berckois comme l’indique le site Pas-de-Calais tourisme. L’église est rapidement devenue le lieu de culte des baigneurs et des malades. Le grand tableau central qui représente une Vierge sur une dune est un ex-voto réalisé par Henri Juncker. Son fils a été guéri dans l’un des hôpitaux de Berck.

Il y a une vraie dévotion populaire dans cette ville que ce soit celle des pécheurs locaux, des baigneurs ou des malades en cure de longue durée.

Cette visite d’église nous a rappelé une mésaventure vécue un 14 juillet au Crotoy dans la baie de Somme. Nous avons été obligés de nous abriter pendant trente minutes dans l’église car il pleuvait des trombes d’eau et tous les cafés étaient bondés. Il n’y avait pas beaucoup de lieux couverts type musées ou bibliothèques pour se distraire du mauvais temps.

Berck est une vraie ville avec de nombreuses activités par temps couvert ou hostile envers les touristes.

Carnets de voyages urbains·Lifestyle

Deux pépites de la Drôme, ma patrie : La cité du chocolat Valrhona, à Tain L’Hermitage et le palais idéal du facteur Cheval à Hauterives

Influencée par les contenus lifestyle des réseaux sociaux, je me suis décidée à visiter des pépites culturelles situées à moins de cent kilomètres de chez mes parents : la cité du chocolat de la marque Valrhona à Tain l’Hermitage et le palais idéal du facteur Cheval à Hauterives dans la Drôme.

Tain l’Hermitage, c’est le pays de la vigne mais aussi du chocolat : Valrhona et sa cité du chocolat

Sitôt descendues du train (Tain l’Hermitage possède une gare TER sur la ligne Lyon-Marseille), nous avons visité la cité du chocolat. Elle se situe en centre-ville le long de la mythique Nationale 7.

Les poids lourds jouaient un peu les trouble-fête dangereux pour traverser la route mais c’est un très beau musée. Grâce à votre billet de train, vous pouvez avoir droit à une réduction bas carbone (9.50€ l’entrée: le tarif réduit). La cité du chocolat se déploie au rez de chaussée et au premier étage.

On vous montre les différents lieux d’Amérique du Sud d’où vient le cacao et ses différents arômes.

Je reconnais que nous étions plus intéressés par les distributeurs de mini chocolats en dégustation libre régulée par le code barres de notre ticket d’entrée que par les panneaux explicatifs.

L’accent est mis sur les différentes zones où l’entreprise importe du cacao : le Brésil, Madagascar, le Pérou, la Côte d’Ivoire…

J’ai beaucoup aimé cette visite mais je l’ai trouvé un peu trop institutionnelle et peu adaptée aux enfants qui ne savent pas lire (il y a beaucoup de panneaux qui détaillent des processus de fabrication un peu techniques). J’avais par le passé visité la chocolaterie Menier à Noisiel sur Marne qui m’avait enchantée car on voyait de visu les lieux de fabrication. Il y avait une histoire dans les lieux, ce qui m’a manqué à la Cité de la chocolaterie.

La chocolaterie Menier à Noisiel
Une chocolatière du 18eme siècle, vue dans les tableaux de Boucher, Fragonard…

J’ai été plus attentive à l’étage pour la présentation de la marque Valrhona. Elle a été fondée en 1922, son nom est inspiré par sa géographie en vallée du Rhône.

A l’étage, une frise chronologique retrace l’évolution de l’entreprise : une petite chocolaterie familiale qui s’est agrandie et spécialisée dans la technique des couvertures en chocolat.

On y voit la machine à écrire Remington de l’entreprise, les moules en métal pour fabriquer d’adorables petits chocolats en forme de caniches ou d’immenses œufs de Pâques.

Moules en métal en forme de caniches

Valrhona est une marque reconnue dans le monde entier. Elle a fondé cinq écoles du chocolat : Tain l’Hermitage, Paris, Brooklyn, Dubaï et Tokyo. Rue des archives à Paris, nous avons été éblouis par leur savoir-faire : ils avaient réalisé une maquette gigantesque de Notre Dame de Paris en chocolat.

Plus localement, voici un hommage au palais idéal du facteur Cheval de Hauterives, que nous avons visité quelques jours plus tard.

La cité du chocolat-Valrhona, RN7, Tain l’Hermitage, 12€ plein tarif, 9€50 tarif réduit, 10% de réduction en boutique grâce à votre ticket d’entrée. Achat personnel

Portée par ma lancée de visiter ces pépites de la Drôme, ma patrie que je ne connaissais pas, j’ai planifié une visite en famille du palais idéal du facteur Cheval, le jour de mon anniversaire. Je suis un peu chauvine mais cet ovni de l’histoire de l’art c’est une grande fierté pour notre département, un peu comme Antoni Gaudi à Barcelone

Le palais idéal du facteur Cheval : une merveille à Hauterives

J’ai lu en 2018, la biographie du facteur Ferdinand Cheval écrite par Nils Tavernier, éditions Flammarion. Il a également réalisé ce film porté par Jacques Gamblin dans le rôle titre et Laetitia Casta qui joue son épouse. J’avais visité le palais avec ma famille quand j’avais quatre ans et sur les photographies, le lieu me paraissait vertigineux à hauteur d’enfant.

Trente-cinq ans plus tard, j’ai trouvé les proportions de l’édifice beaucoup plus modestes mais l’ampleur symbolique du projet est tout de même saisissante : un homme qui a travaillé pierre par pierre pour créer un tel projet à mi chemin entre architecture et sculpture.

Un petit musée drômois pour un monument artistique unique au monde

J’ai beaucoup apprécié l’accueil et le professionnalisme du personnel de ce site touristique. On nous a distribué un livret d’accueil qui explique comment a été conçu ce petit édifice en pierre de dix mètres de haut avec toute une cosmologie et une iconographie de l’histoire de l’art mondiale inspirée par l’essor des cartes postales touristiques.

Ferdinand Cheval était le facteur d’Hauterives dans la Drôme des collines, il parcourait chaque jour une tournée d’une trentaine de kilomètres sur des sentiers très vallonnées dont il connaissait à force la géologie par coeur. Ce palais idéal unique en son genre fait rayonner un petit coin de campagne drômoise dans le monde entier, un peu comme Andrée Imbert, la cuisinière des Kennedy.

Hauterives a reconnu tardivement le génie artistique de son facteur.

Début 20eme siècle, les habitants d’Hauterives se moquaient du facteur foldingo mais aujourd’hui la plupart des commerces: la boulangerie, le vendeur de vélos, les cafés se réclament tous de lui pour faire commerce : les vélos de Ferdinand par ci, les miches du facteur par là. Les cafés voisins sont vraiment adossés au site, on peut se sentir un peu oppressés.

Le facteur Cheval était en tout cas un visionnaire qui n’hésita pas à intenter un procès pour droit à l’image à un vendeur de cartes postales qui avait photographié son palais sans son autorisation. Ferdinand Cheval organisa aussi une visite payante de son œuvre, il comptait une comptabilité dans ce registre.

Le palais idéal du facteur Cheval, chef d’œuvre unique en son genre de l’art naïf attire chaque année 260 000 visiteurs venus du monde entier

La petite guinguette, voisine du palais idéal du facteur Cheval

Palais idéal du facteur Cheval, 6€50 tarif réduit, ouvert toute l’année tous les jours, réservation conseillée sur le site. Achat personnel.

Hauterives est beaucoup moins accessible en TER que Tain l’Hermitage, la gare de Saint-Vallier ou de Romans sur Isère se trouvent à 30 minutes du palais idéal du facteur Cheval.

Carnets de voyages urbains·Romans·Sociologie

Le temps n’est jamais perdu à Cabourg en famille début avril

Pendant longtemps je ne connaissais que Trouville-Deauville où j’aimais particulièrement venir en hiver pour le calme de sa plage si revigorant même par temps gris.

Puis, j’ai découvert Cabourg. Nous n’avons pas de voiture personnelle et les stations balnéaires de Normandie sont souvent de vrais entonnoirs infernaux pour se garer et circuler. Alors on privilégie le train.

Je vous recommande le trajet en TER Trouville-Deauville/Cabourg qui dure 40 minutes et qui coûte 13€20 l’aller pour un adulte. C’est le plus beau trajet en TER que j’ai fait avec vue plongeante sur la plage d’Houlgate et cette Manche si proche.

La vue depuis notre studio dans la rue principale, avenue de la Mer

Une station balnéaire accessible en train depuis les années 1870.

La gare de Dives-Cabourg est minuscule, elle se trouve à quinze minutes à pied du centre-ville. On compte environ 3700 Cabourgeais qui vivent ici à l’année. Dans les années 1870, le chemin de fer a drainé les Parisiens les plus aisés qui venaient humer le meilleur air iodé sans encore se jeter à l’eau.

Cette manière d’apprivoiser la plage est très bien documentée par un petit film en noir et blanc diffusé en introduction de l’exposition permanente de la Villa du temps retrouvé.

Un cousin a retracé l’arbre généalogique de ma famille dans le Pas de Calais depuis le 17eme siècle. Je me demande bien si mes ancêtres nés dans les années 1870 allaient déja à la plage du côté de Merlimont et dans quelles tenues…

La villa du temps retrouvé ne m’a pas vraiment épatée par son architecture mais j’ai beaucoup aimé son exposition permanente et ses jardins. Son parti-pris est original : il s’agit d’un musée Belle époque qui se visite comme une maison avec une exposition qui se réinvente chaque année depuis son inauguration en 2021 grâce aux prêts de musées régionaux.

Renoir, Bonnard, Monet sont ainsi exposés dans la villa qui conserve aussi des objets d’époque comme un téléphone du 19eme siècle ou les premières machines de cinéma.

C’est très didactique pour les enfants. J’ai également beaucoup aimé l’exposition temporaire dédiée à l’Orient express, ce train de légende ! .Le musée a reconstitué un wagon restaurant en bois du mythique train. Tous les visiteurs disaient la même chose devant cette reconstitution : « Qu’est ce que c’est chic !. »

Une statue en bronze de Marcel Proust pour accueillir les visiteurs du musée.

Je connais très mal l’œuvre de Marcel Proust a part l’incippit du Côté de chez Swann que j’ai étudié à l’université : « Longtemps je me suis couché de bonne heure ».

Mais il faut reconnaître que Marcel Proust est l’ambassadeur de Cabourg comme Monet à Giverny. La promenade qui porte son nom est un lieu remarquable du littoral normand que nous avons beaucoup aimer arpenter pendant deux jours.

Je me souviens que l’un des personnages du film américain Little Miss Sunshine : l’oncle gay interprété par Steve Carell était un spécialiste de l’œuvre de Marcel Proust a l’université. Proust est tellement iconique qu’un anonyme a fait une mini mosaïque style manga de l’écrivain sur un des murs de l’entrée de la villa.

D’autres villas cossues du front de mer montrent l’opulence de Cabourg au 19eme siècle.

Cette station balnéaire réputée était le lieu de rendez-vous de la bourgeoisie européenne : française, suisse, anglaise, belge et russe entre 1870 et 1914, avant que la première guerre mondiale n’éclate. Il y a une villa qui m’a coupé le souffle par son faste. Il s’agit de la Villa Marie-Antoinette avec son porche en bois sculpté, ses épis faîtières en céramique, typiques du pays d’Auge, ses tourelles et ses colombages.

C’était aussi beau que l’hôtel Normandy à Deauville. Je réfléchirai à y réserver une nuit une prochaine fois. Si vous êtes un fana d’architecture balnéaire, je vous recommande le circuit de visite guidée des villas de Cabourg organisé par l’office du tourisme de la ville.

Cabourg, la reine des plages familiales.

Cabourg est la plage idéale pour les familles avec sa promenade-jetée très accessible pour les poussettes. C’est très différent des magasins de luxe de Deauville : ce sont les villas Belle époque cossues qui volent la vedette à Dior, Chanel ici…

Il y a une rue principale l’avenue de la Mer qui débouche sur le casino et le Grand- hôtel cher à Marcel Proust. Nous avons déjeuné au Café de la jetée, un des plus anciens cafés de Cabourg avec une très belle vue et un accueil très sympathique. Mais malheureusement, on ne s’est pas régalé avec nos plats: on s’est demandé si ce n’était pas industriel.

Par contre le soir, c’était bien meilleur ! Nous avons diné au restaurant La factory situé avenue de la Mer. Nous sommes restés deux nuits à Cabourg lors du week-end de Pâques. Nous étions logés avenue de la Mer dans un studio très lumineux qui donnait sur la rue. Heureusement, les restaurants de Cabourg ont une bonne capacité d’accueil lors des ponts de printemps.

Train Paris Saint-Lazare/ Dives-Cabourg via le TER Nomad, environ 2h57, correspondance à Trouville-Deauville et Lisieux. Achat personnel.

Il se trouve que pendant notre week-end à Cabourg, je lisais le roman Donut girl de Lauriane Bordenave, publié par les éditions Les escales. Il se déroule pendant le débarquement allié sur les plages de Normandie, non loin du Calvados.

Quand on traversait les paysages de bocages normands, on peut se rendre compte que les chars américains ont eu du mal à progresser les semaines suivants le 6 juin 1944.

Émerveillés par la vue sur la plage d’Houlgate en train, ce sera notre prochaine destination pour les beaux jours. Retrouvez ici nos précédentes excursions en famille, à moins de deux heures de Paris.

La carte du Calvados, dans la gare de Trouville-Deauville

Carnets de voyages urbains

Marseille jour 4 : La corniche Kennedy et Notre Dame de la garde

La villa d’armateur que je convoite quand je serai à la retraite

Le jour de l’an comme la plupart des musées et des restaurants étaient fermés, nous avions planifié de nous rendre sur la corniche Kennedy pour profiter du front de mer. Cet endroit est vraiment unique en France.

C’est l’un des plus beaux boulevards de mer de France comme la promenade des Anglais à Nice ou la Croisette à Cannes. Cet ancien chemin à flanc de calanques a été agrandi sous le mandat de Gaston Defferre, l’un des maires les plus emblématiques de Marseille. Elle a été renommé en 1963 en hommage au président américain assassiné à Dallas.

Son banc de béton long de 3 kilomètres offre un panorama exceptionnel sur le littoral. Cela me fait penser au banc de mosaïques inventé par Gaudi dans le parc Guëll à Marseille.

J’aimerai y passer ma retraite au quotidien. La vue sur les îles du Frioul depuis Endoume est époustouflante.

La vue sur le restaurant Le petit Nice depuis le parc Valmer

Nous avons pris le bus 83 sur le Vieux port jusqu’au parc Valmer. C’est un petit parc municipal avec des jeux pour enfants. La vue sur l’anse de la Fausse Monnaie y est imprenable. Je suis très contente d’avoir découvert ce parc en hiver quand il est désert.

Le petit Nice est un hôtel-restaurant gastronomique de luxe tenu par la famille Passédat depuis 1917. Je ne vais pas chroniquer la qualité de sa cuisine mais surtout la beauté de son architecture et cette localisation géographique idéale. Il s’agit d’une ancienne villa de style néo-grec, la villa Corinthe, transformée en restaurant. Il s’agit d’un des trois meilleurs restaurants de France, étoilé par le guide Michelin. Il se trouve dans l’anse de Maldormé.

La presqu’île de Malmousque est recherchée pour toutes ces petites criques un peu difficiles d’accès mais tellement pittoresques. Certains jeunes viennent y chercher frisson et adrénaline en plongeant du haut de la corniche Kennedy. Ils jouent ainsi au chat et à la souris avec les policiers qui cherchent à les responsabiliser face à leur conduite à risque qui peut s’avérer irréversible.

Les maisons de l’anse de la Fausse monnaie

Je vous recommande la visite des quartiers de Malmousque et Endoume même s’ils sont sacrément gentrifiés (pour ne pas dire typiquement bourgeois-bohèmes). Ils sont particulièrement prisés des Parisiens qui recherchent la mer et le soleil avec des petits coffee-shop, des épiceries fines et des stands de fruits de mer.

On peut facilement faire une grande balade à pied du parc Valmer jusqu’à la plage des Catalans à pied même si la circulation routière casse un peu la parenthèse enchantée du lieu. On a bien anticipé le jour férié en basse saison puisqu’on a choisi de prendre de quoi pique-niquer dans une excellente boulangerie d’Endoume. Elle débordait de gâteaux des rois en ce 1er janvier.

L’anse de Maldormé

C’est une brioche très sucrée et parfumée à la fleur d’oranger, avec de délicieux fruits confits. Cette couronne sucrée que l’on mange pour fêter l’Epiphanie est très répandue dans le Midi et en Espagne. Alors qu’un peu plus au nord, dans la Drôme d’où je viens, on mange plus souvent une galette feuilletée dite parisienne.

Nous avons eu beaucoup de chance le 1er janvier le matin car il y a eu un petit créneau de deux heures pendant lequel, nous avons pu profiter du soleil en bord de mer. Nous avons enfin visité le vallon des Auffes qui a été creusé en même temps que la corniche Kennedy à la fin du 19eme siècle. C’est un endroit charmant avec ses maisons de pécheurs et ses fameux pointus mais je n’ai pas été éblouie.

Par contre, j’aime énormément le parvis du monument aux morts de l’armée d’Orient et des terres lointaines, situé un peu plus haut. C’est un monument un peu énigmatique pour moi avec cette immense allégorie féminine : une victoire de 5 mètres de haut qui date de 1927.

Cette esplanade sur la mer est vraiment l’un de mes endroits favoris de Marseille. J’aime beaucoup son esthétique Art déco dont on célèbre le centenaire cette année. Marseille est vraiment une ville tournée vers l’Afrique notamment le Maghreb avec le rapatriement des pieds-noirs d’Algérie au début des années 1960.

Certes, l’Histoire est douloureuse mais j’ai beaucoup aimé le clip et la chanson Chez nous (Plan d’aou, Air bel) interprétée par Soprano et Patrick Fiori, composée en 2018 par maestro Jean-Jacques Goldman.

Nous avons terminé la promenade avec la plage des Catalans, où ma fille a même retrouvé un camarade de son école primaire de la région parisienne. La plage des Catalans, c’est l’étape incontournable de tout séjour marseillais pour moi. Hiver comme été, elle est toujours très fréquentée.

C’est vraiment le symbole de l’art de vivre marseillais que nous Parisiens jalousons ! Le bain de mer du jour de l’an, jouer au beach-volley tout au long de l’hiver…

La veille, nous avions pris le petit train touristique depuis le Vieux-port pour nous rendre à Notre-Dame de la garde, l’équivalent de la Tour Eiffel à Paris.

C’est une basilique de style néo-byzantin qui abrite de nombreux ex-voto dédiés à la Vierge pour la remercier de sa protection notamment en mer pour les pécheurs. Je suis protestante donc peu sensible à cette dévotion mariale mais j’ai tout de même été touchée par les plaques de remerciements d’avoir été épargné pendant la guerre d’Algérie par exemple.

Je me suis régalée de rédiger ces quelques articles de notre voyage à Marseille, l’une de mes villes favorites où j’aurai pu travailler en tant que libraire au Mucem en 2012. J’ai particulièrement aimé notre excursion un lundi matin de grand beau temps aux îles du Frioul et inaugurer 2026 sur la corniche Kennedy.

Retrouvez ici les précédents articles de ce carnet de voyages urbain dédié à Marseille :

Carnets de voyages urbains·Moments de vie

Marseille jour 3 : le Vieux port et ses alentours

Le Vieux port, c’est vraiment le centre névralgique de Marseille, là où tout se passe surtout quand on vient en touriste. On cite souvent la Canebière comme l’équivalent des Champs-Elysées parisiens mais nous n’avons pas eu la curiosité d’y aller cette fois-ci.

Nous avons logés pendant cinq jours à coté de la place de Lenche dans le quartier du Panier. J’ai beaucoup aimé descendre chaque matin ces grands escaliers pour rejoindre le Vieux-port, là où se trouvent tous les bus. On ne se rend pas bien compte mais Marseille, ça grimpe pas mal !

Le Vieux Port se compose de deux quais : Le quai du port avec les terrasses de restaurants face à Notre Dame de la Garde pour la beauté de la vue et le quai Rive neuve qui tourne le dos à la basilique.

Au centre, se trouve la canopée avec ses miroirs réalisée en 2013 quand Marseille fut ville européenne de la culture. C’est le lieu le plus emblématique de Marseille : l’étal des vendeurs de poissons à la criée. Il se situe à coté des navettes de bateaux qui partent toutes les 45 minutes vers les îles du Frioul ou l’Estaque.

Quai Rive neuve (en bas de Notre Dame de la garde)

En circulant avec le bus 83 qui vous mènera à la plage des Catalans et à la corniche Kennedy, vous pouvez apercevoir le théatre national de la Criée mais aussi le fameux bar de la Marine qui inspira à Marcel Pagnol sa tragédie familiale César-Fanny- Marius, quai Rive neuve. Mais aussi l’abbaye Saint Victor qui date de l’ère mérovingienne, une des premières églises de France.

Les Incontournables du Vieux Port de Marseille

Je suis moins emballée par ce quai du Vieux port mais je vous recommande la place Estienne d’Orves. Surtout la librairie des Arcenaulx pour sa qualité d’accueil et la brasserie L’esquinade. L’accueil y était parfait et les plats copieux, on apprécié l’excellent rapport qualité-prix et j’ai même pu manger un panaché de fruits de mer avec ses incontournables bulots.

Cet hiver, j’avais lu l’autobiographie poignante de maître Béatrice Zavarro dont le cabinet d’avocats se trouve rue Sainte et j’avais beaucoup aimé son amour authentique pour sa ville.

Je vous recommande aussi les petites rues du centre ville comme la rue Paradis pour ses très beaux magasins, non loin de là, j’ai découvert une pizzéria Pinocchio avec de très beaux parasols. Vous pouvez également faire une pause bien méritée au café Joyeux, 14 place du général de Gaulle et promettre un tour de manège à vos enfants en bas de la Canebière.

Pendant ces cinq jours de congés, nous avons pris un pass 72 heures auprès de l’Office du tourisme de Marseille afin de profiter au maximum des transports en commun marseillais , du petit train touristique pour monter à Notre Dame de la Garde, du bus Hop-on, hop off, du MUCEM et enfin des navettes pour les îles du Frioul. Mais nous avons fait l’impasse sur la grotte Cosquer cette fois-ci.

Quai du Port (face à Notre Dame de la garde) : Du Panier vers la rue de la République.

Nous prenions souvent la Grande rue, parallèle au Vieux-port avec ses boulangeries, ses coffee-shop et ses concepts store de décoration. J’ai particulièrement aimé une mini place du Panier avec un restaurant qui s’appelait La table d’Augustine en hommage à la mère de Marcel Pagnol (mon écrivain favori) et le bar du Platane. Nous n’avons jamais déjeuné là-bas mais un jour, nous avons vu un ténor qui chantait pour les clients de la terrasse couverte. Un souvenir sympa.

Cette fois-ci, nous avons eu la chance de visiter le magasin de décoration de Sophie Ferjani que nous suivions avec plaisir dans Maison à vendre sur M6. Nous avons beaucoup aimé sa sélection de fauteuils, coussins et canapés très originale par rapport à ce que l’on peut trouver sur le marché. On sent que ce sont des professionnels de l’architecture d’intérieur.

Un peu plus loin vers le cours Belsunce, se trouve la bibliothèque municipale : L’Alcazar qui a conservé sa façade d’origine. Cet ancienne salle de concert a accueilli les plus grandes vedettes du music-hall comme Yves Montand, émigré italien qui a posé ses valises à Marseille avec sa famille.

Il est indéniable que depuis 2013, Marseille vit une véritable mue culturelle et touristique avec un musée particulièrement emblématique : le MUCEM, le point d’orgue du Vieux-port dans le fort Saint-Jean.

Le MUCEM et ses passerelles entre les quartiers de Marseille : le Panier, le bassin de la Joliette

En 2013, le président de la République de l’époque, François Hollande a inauguré le Musée des arts et civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Ce musée national occupe deux sites : l’un est très ancien, c’est le fort Saint Jean qui date du 12eme siècle. Cet immense bloc de calcaire rose abritait à l’époque une mini ville, une garnison dédiée à la protection de la seconde ville de France.

Une surprenante passerelle le relie à un véritable cube de dentelle conçu par l’architecte varois Rudy Ricciotti. Ce bâtiment tout neuf abrite les collections du musée et les expositions temporaires.

J’ai bien aimé celle consacrée au chef d’œuvre de la littérature hispanique : Don Quichotte de Cervantès. Mais j’ai trouvé les salles du musée très sombres. Le revêtement en dentelles est très beau de l’extérieur mais il a aussi ses inconvénients.

En tout cas, les aménagements autour du MUCEM ont révolutionné la manière de déambuler entre le Vieux port et le bassin de la Joliette avec l’esplanade de la Major un peu plus loin.

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Marseille, jour 2 : les îles du Frioul

Cette excursion aux îles du Frioul, c était un peu le point d’orgue de notre séjour hivernal à Marseille. Quelques semaines auparavant, j’avais repéré les horaires des navettes, les lieux à visiter sur des blogs lifestyle car je ne me souvenais pas avoir visité ces îles.

Nous avons pris la navette au Vieux port un lundi matin à 9h50 sous un soleil naissant et fort agréable. J’ai payé 11€10 la traversée aller-retour. Il y a une centaine d’habitants à l’année sur les îles du Frioul donc des navettes circulent toutes les 45 minutes pour parcourir les six kilomètres qui séparent les îles du Frioul du continent.

Un archipel qui a inspiré un des plus beaux romans de la littérature : Le comte de Monte-Cristo

Nous ne nous sommes pas arrêtés au château d’If mais nous avons eu l’occasion d’admirer son architecture de près en bateau. D’ailleurs, notre navire s’appelait Edmond Dantès. Je vous recommande de visionner si ce n’est pas déjà fait Le comte de Monte Cristo avec Pierre Niney. Son plongeon pour s’échapper de sa prison est une scène emblématique de la littérature française. Le château d’If a été construit au 16eme siècle sous le règne de François 1er.

L’archipel du Frioul est composé de deux îles principales : l’île de Pomègues et l’île Ratonneau séparées par une digue.

Nous avons logé la digue du Berry construite en 1822 pour rejoindre l’île Pomegues. Nous ne sommes pas des enragés de la randonnée mais le sentier était très facile d’accès et surtout il n’y avait pas foule.

Une randonnée idéale et facile pour toute la famille.

C était un vrai régal de rejoindre le premier fort à pied. On se sent vraiment seuls au monde au milieu de cet archipel. Les gabians ne sont vraiment pas farouches le long des falaises de calcaire.

Notre fille avait eu l’ idée saugrenue de mettre une vingtaine de pierres dans ses poches. On n’avait pas prévu de randonner jusqu’ au bout de l’île mais nous reviendrons !.

Tranquillité et Histoire au large de Marseille

Cette visite des îles du Frioul a vraiment été le plus beau moment de nos vacances marseillaises. C’était génial de finir l’année par un pique nique en famille au soleil. L’archipel du Frioul a eu pendant des siècles un rôle de défense militaire majeur comme le montre ses fortifications réalisées par Vauban. On y mettait en quarantaine les pestiférés au 18eme siècle à l’hôpital Caroline qui ne se visite pas sur l’île Ratonneau.

Se sentir presque seuls au monde en hiver alors que 5000 personnes arrivent par jour en été

J’aime beaucoup l’architecture civile insulaire du Frioul. Elle s’accorde bien à la géologie du lieu. Ici, il n’y a pas d’école ni de supermarché. Une caserne de pompiers s’entraine l’hiver pour protéger les 5000 touristes hebdomadaires qui viendront passer la journée sur l’archipel pendant la saison touristique. Il s’agit du parc national des calanques crée en 2012 à proximité de la seconde ville de France. Cela nécessite alors de faire preuve de civisme et de bon sens écologique afin de le préserver.

C’était la sortie idéale pour se reconnecter avec la nature, la lumière nous a fait autant de bien qu’une ampoule de vitamine D. Et surtout c’était d’un calme et d’une beauté salutaire ! .

Retrouvez ici le premier épisode de notre road trip ici à Marseille entre Noël et le jour de l’an : La Major et le Panier

Carnets de voyages urbains·Lifestyle

Marseille jour 1 : La Major et le quartier du Panier

Le premier jour de vacances à Marseille commence un dimanche matin avec un soleil rayonnant sur le parvis de la gare Saint-Charles et ses escaliers tellement impressionnants.

Cette gare emblématique a été construite en 1848. On la voit de loin depuis l’esplanade de Notre Dame de la Garde. Bâtie également sur une colline, elle a été desservie par de grands escaliers en 1925.

Nous les descendons à pied pour traverser le quartier populaire de Belsunce et ses commerces d’alimentation maghrébins si typiques. Mais nous n’avons pas pris le temps de goûter les délicieuses pâtisseries orientales du quartier.

On rejoint la rue de la République en passant par un magnifique bureau de poste d’époque. Il est prévu une visite dans la semaine au magasin de décoration de Sophie Ferjani, décoratrice d’intérieur intervenant sur la chaîne M6.

Nous avons déjeuné en terrasse un 28 décembre au Wood non loin de la mairie de Marseille et du Vieux Port. C’était une cuisine maison sympa et accessible. Cela nous a bien aidé à atterrir sur nos pieds après le réveil aux aurores et les trente minutes d’attente sur le quai de la gare TGV de Marne la Vallée, la gare la plus frigorifique que je connaisse.

Ici c’est un tout autre climax puisque nous sommes en tee-shirts par 17 degrés et c’est un total ressourcement.

Loger au coeur du Panier, l’équivalent de Montmartre à Marseille

Nous avons trouvé un logement vraiment très bien situé en plein coeur du Panier. On appelait ce quartier La petite Naples avant guerre. Il a été raflé puis décimé par des bombardements nazis en 1944. Je l’ai appris dans un remarquable documentaire : Il était une fois Marseille, daté de 2022 sur France 3.

J’avais quelques idées reçues sur ce quartier à cause du feuilleton pas bien jojo (=caricatural) : Plus belle la vie qui a engendré du sur-tourisme pas toujours bienvenu.

Mais Le Panier est vraiment un beau quartier, très central pour se rendre au Vieux-port, au Mucem, à Notre-Dame de la Garde, à la Corniche Kennedy… Et surtout, il se trouvait à deux pas de la Major et de l’esplanade qui donne sur le port de la Joliette.

Je vous recommande la visite de la Major où a lieu l’exposition Lumières célestes de l’artiste Marcoville en ce moment .

L’art contemporain universel s’invite à la cathédrale de la Major

Marcoville propose dans la cathédrale de la Major un voyage féerique : un jardin d’Eden qui célèbre la Création en suscitant l’émerveillement et en invitant au rêve. Il n’a pas lésiné sur les moyens pour créer une scénographie grandiose à la hauteur des dimensions de la cathédrale :

  • une forêt d’arbres de 3 m de haut, allégorie du jardin d’Eden à l’entrée de la nef
  • 50 vierges à l’enfant grandeur nature le long du déambulatoire
  • 30 000 poissons en verre suspendus à 10 mètres de haut
  • 400 anges en verre transparent, sablé et or.

Que vous soyez croyant ou non, cette exposition est accessible à chacun. Dans un style naïf et très coloré, elle exprime des idées fortes comme la pêche miraculeuse avec ce filet de 30 000 poissons ou encore l’amour maternel inconditionnel : ces vierges à l’enfant, de mille couleurs.

J’ai beaucoup aimé la stylisation des anges ou de l’enfant Jésus, joufflus, en plein mouvement. On aurait envie de lui faire risette à ce beau bébé !

Marcoville est un sculpteur français qui se sert du verre destiné à la casse. Il le cisèle, le colore pour faire vibrer la matière et lui donner un sens poétique et vivant.

Il avait déjà présenté son exposition Lumières célestes dans l’église Saint-Julien à Tours en 2019 mais aussi à Cambrai. Cette exposition itinérante lui a demandé quinze années de travail. Cette rencontre entre l’architecture religieuse et l’art contemporain est fascinante !.

Lumières célestes de Marcoville, cathédrale de la Major, ouverture tous les jours de 10 heures à 17 heures, du 25 octobre 2025 au 8 mars 2026. Entrée libre.

L’esplanade de la Major est un très beau spot pour prendre des photos au coucher du soleil. On compte quelques commerces sous les arcades de la cathédrale comme le bar à chocolat Espérantine. La création de grands musées nationaux comme le Mucem ou la reconstitution de la grotte Cosquer a considérablement changé la morphologie du quartier.

Le tourisme a totalement remodelé le bassin de la Joliette.

Dans de vieux films des années 2000 comme Love Actually ou Taxi, le bassin de la Joliette c’était des friches industrielles avec de grandes grilles. Maintenant place aux touristes du monde entier qui descendent des bateaux de croisières et qui viennent déambuler sur les quais des musées.

Prochain article : Marseille jour 2, les îles du Frioul et le Mucem !

Bulgarie·Carnets de voyages urbains

Sozopol, la ville authentique aux mille figuiers

Construite il y a 2600 ans par les Grecs, cette station balnéaire bâtie sur une presqu’île rocheuse est considérée comme la perle de la Mer Noire par bon nombre de vacanciers bulgares et de touristes étrangers dont je fais partie.

J’ai découvert Sozopol grâce à mon mari en 2012 car il a eu la très bonne idée d’organiser sa demande en mariage le long des murailles de la vieille ville.

Nous y allons chaque année le week-end du 15 août. Cette année, nous avons logé dans la vieille ville avec ses rues pavées, ses maisons en bois sombre, ses figuiers et sa vue mer imprenable.

Je vous recommande la rue Kiril et Méthode du nom des saints byzantins bien connus.

Il faut dire que Sozopol ou Apollonia son premier nom grec fut une cité sacrément prospère durant l’Antiquité et le Moyen Âge.

Considérée comme la ville la plus riche de la mer Noire, elle attira marchands grecs mais aussi égyptiens comme carrefour du commerce international. Devenue bulgare au 9eme siècle, Sozopol ou la ville du Salut devint le principal port du pays.

Elle conserve ainsi une superbe tour carrée et des murailles en pierre pour protéger ses richesses au Moyen Âge. C’est aujourd’hui une attraction touristique incontournable de la ville car porteuse d’une bien longue histoire. Spoiler : un génie du romantisme a organisé un lancer de lanterne japonaise au pied des murailles quand je lui ai dit oui.

Les maisons en bois emblématiques du Renouveau bulgare.

Ces imposantes maisons en bois sont la véritable valeur ajoutée à la ville de Sozopol. Elles se composent souvent d’un soubassement en pierre qui soutient grâce à des poutres obliques, un étage à encorbellement en bois sombre. Même pour les volets, un effort décoratif est observé. Ces maisons qui datent de la fin du 18eme siècle sont emblématiques du style ottoman de la Turquie voisine.

Ces maisons composent avec les rues pavés un centre-ville authentique exceptionnel, le dépaysement est garanti !

Maisons en bois de la vieille ville versus immeubles modernes de la nouvelle Sozopol

Que faire à Sozopol dans la vieille-ville ?

La gelateria Jaronimo

Gelateria ça ne sonne pas bien bulgare non ? Ce sont des glaces artisanales au doux parfum de violette, figues françaises, citron ricotta, pistache bien évidemment. Elles ne sont pas données : 10 leva pour deux bonnes parts mais cela valait le détour.

Работилница на Веселите Палачинки – Созопол ou l’atelier joyeux des crêpes.

C’est l’attraction principale de la rue, il y a souvent une file d’attente en début de soirée. Privilégiez les crêpes sucrées car leur pâte est bien plus savoureuse. Mon expert de mari a détecté que la fleur d’oranger était la vraie valeur ajoutée des sucrées. C’est un peu onéreux mais de qualité. Surtout le cadre un peu authentique vaut le détour.

Le musée ethnographique de Sozopol, 34 rue Kiril et Méthode, 5 leva l’entrée.

Un de mes endroits favoris ici : les photos parlent d’elles mêmes. La maison est exceptionnelle et c’est une vraie richesse de pouvoir visiter l’intérieur pour réaliser le mode de vie au quotidien au 19eme siècle. Ils organisent des spectacles de théâtre dans la cour du musée pour les enfants.

Le cinéma de rue
Les cinémas en plein air dans les stations balnéaires de Bulgarie valent le détour. Le plus beau cinéma est celui de Pomorie. Mais c’est aussi une chouette expérience à faire à Sozopol.

Le club de jazz Art club Mishel, 39 rue Apolonia

C’est une excellente adresse pour boire de bons cocktails et écouter du jazz. On aime tellement la petite cour avec ses figuiers, ses chaises design et son ambiance si agréable. Il y a une salle de concert dans la cave tout en bois. Une adresse incontournable à ne pas rater !

Le magasin de souvenirs Bulgarian rose en face de la Poste.
J’aime beaucoup ce magasin de souvenirs tenu par une mamie et son fils. Les produits sont de bonne qualité et les prix sont raisonnables. C’est la ou j’achète les poupées bulgares pour faire des cadeaux et des boites de loukoums.

Vols indirects depuis l’aéroport de Bourgas, situé à 40 kms de Sozopol. Navette de bus depuis la gare ferroviaire de Bourgas : 30 minutes de trajet, 6 levas *
* Les prix sont susceptibles d’évoluer avec l’entrée de la Bulgarie dans la zone euro au 1er janvier 2026
.

Prochain article : Serdika ou les origines de Sofia, capitale européenne.

Carnets de voyages urbains

Un avant-goût de vacances à Berck pour le week-end du 14 juillet : plage sauvage et patrimoine.

Je connaissais bien évidemment Berck de nom mais je n’y étais jamais allée. Mes grands-parents venaient du Pas de Calais et ils m’ont fait découvrir enfant Le Touquet, Mers les bains, Criel sur mer, Stella plage, Merlimont mais jamais Berck

Chaque 14 juillet, nous arrivons à trouver des places de TER à prix cassés (10 euros la place pour un trajet de deux heures depuis la gare du Nord).

Ce train dessert les gares de Noyelles sur mer et Etaples afin de rejoindre Le Crotoy et Le Touquet. On s’arrête à Rang du Fliers-Verton pour rejoindre Berck à une dizaine de kilomètres. Nous avons pris à l’aller la navette départementale (1€ par personne) et le taxi au retour ( 25€ le dimanche).

Une destination pleine d’évasion à deux heures de train de Paris.

Berck est une ville de 15 000 habitants qui compte une multitude d’équipements pour y vivre toute l’année : une piscine, une médiathèque, de nombreux commerces rue Carnot et surtout une superbe plage de sept kilomètres de long et 1.5 kilomètre de large.

Ses vacanciers cherchent à garder cette adresse de rêve secrète et ne prennent pas la peine de briser certains stéréotypes : Berck c’est la plage des ouvriers, on voit beaucoup de personnes en fauteuils roulants ( c’est un lieu de pointe de rééducation) …

Tant pis pour les apriori, passez votre chemin ! Moi même quand j’étais enfant, j’entendais ce son de cloche car on prenait en pitié les personnes polytraumatisées ou lourdement handicapées. Heureusement le film Intouchables a aidé à l’évolution des mentalités vers une société plus inclusive… même à la plage.

On s’est choisi un chouette logement sur Booking ( par défaut car les quelques hôtels de la ville étaient complets). Une petite maison tout confort avec un petit jacuzzi et un accès direct à la plage. Les clés nous ont été remises par une agente immobilier locale très consciencieuse.

La maison était idéale pour trois personnes, pas plus, un peu excentrée mais nous avons passé un super moment sur la terrasse et dans le jardin : idéal pour notre petite Parisienne de six ans, un bac à sable géant.

Le samedi midi, nous avons déjeuné au Café Albert rue Carnot dans un restaurant de qualité avec une décoration vintage de goût. J’ai choisi un magret de canard et je vous recommande le menu entrée-plat-dessert à 27.90€ qui a été à la hauteur de nos attentes.

Berck est une station balnéaire réputée pour son air iodé recherché par ceux qui sont en convalescence. C’est une plage nature avec de nombreuses dunes, des phoques y peuplent la baie d’Authie. C’est également un festival réputé au niveau international des cerfs-volants. Il se déroule pendant deux semaines en avril chaque année depuis 1987.

Nous nous sommes vraiment régalés à longer la côte pour rejoindre le phare et le sentier des phoques vers la baie d’Authie, un paradis terrestre !

Nous avons vu deux phoques qui n’avaient pas de crainte particulière vis à vis des humains, ils étaient à cinquante mètres des baigneurs. Ils aiment se mettre en position de banane comme nous l’a expliqué la visite guidée du petit train touristique le lendemain. Nous avons aussi longé le gigantesque hôpital hélio-marin.

Je considère que Berck est l’une des plus belles plages de France pour la finesse de son sable et elle a beaucoup impressionné mon mari. Quel régal de ne pas être agglutiné les uns aux autres et de pouvoir prendre tout l’espace que l’on veut même un pont du quatorze juillet.

En repartant, nous avons vu des cars entiers qui venaient de Lille, Lens ou de la région parisienne pour profiter de la plage sur la journée.

Le lendemain, nous sommes repartis vers quatorze heures car cela devenait un peu lourdeau de trimballer notre valise depuis dix heures du matin après avoir rendu les clés. Heureusement le conducteur du petit train touristique a été sympa avec nous puisqu’il a autorisé qu »on monte même avec notre valise.

C’était vraiment sympa cette petite promenade car elle nous a permit de faire le tour de la ville même les coins un peu excentré. Berck est un ancien village de pêcheurs avec une dévotion populaire assez extraordinaire : des calvaires et des niches dédiées à la Vierge un peu partout dans la ville.

La prochaine fois que nous reviendrons, nous visiterons le musée Berck Opale- Sud . Cet hiver, nous avions visité le musée de Trouville qui valorise son patrimoine balnéaire. Et je m’étais également émerveillée devant la cabine de plage en bois et sur roues de l’office du tourisme de Boulogne sur mer.

L’architecture de Berck est très différente de celle de Trouville ou du Touquet pour différentes raisons : l’ensemble du front de mer a été bombardé et rasé en 1944. Et aussi Berck est avant tout une ville de pêcheurs avec des habitations plus modestes mais aussi quelques villas Belle époque.

Nous avons vraiment eu un coup de coeur pour Berck pour la splendeur de sa plage et son côté familial. Nous y reviendrons avec grand plaisir pour un séjour plus long. J’ai également repéré la Villa Anémone mais qui est quand même assez excentrée du centre-ville.

C’était un grand réconfort de séjourner quelques jours à Berck. C’est aussi un moyen de me souvenir de mes grands -parents qui sont enterrés à une trentaine de kilomètres de là. J’ai forcément pensé à Mamie Annette qui m’a emmenée avec elle à Merlimont, à Stella Plage, au Touquet pour passer quelques jours de vacances inoubliables quand j’avais une quinzaine d’années.

Retrouvez ici l’ensemble de mes carnets de voyages urbains dont Le Touquet, Deauville-Trouville…

Carnets de voyages urbains·Lifestyle

Croisière sur la Loire : aventures à Blois, la capitale de la Renaissance sous François 1er

Tout a commencé avec une carte postale envoyée par une cliente à mon bureau. Une vue de la Loire en Maine et Loire. Cela m’a rappelé un super voyage chez des amis que j’avais fait en famille vers Angers, on était montés sur des gabarres, ces bateaux à fond plat.

Ensuite, on a visité le chateau de Fontainebleau l’année dernière et ma passion pour la Renaissance héritée de mes études en histoire de l’art est revenue ! .

On a découvert qu’on pouvait rejoindre Blois en moins de deux heures depuis la gare d’Austerlitz. Nous avons donc réservé des billets dans un train corail Ouigo (fort sale) direction Blois à sept heures du matin. Nous sommes arrivés à 9 heures à la gare de Blois-Chambord qui se trouve à dix minutes à pied du centre-ville.

Quelle chance de petit-déjeuner dans le square Victor-Hugo en face de la superbe façade du chateau royal de Blois avec ses arcades. On a fréquenté deux boulangeries du centre ville : Chez Lupin et Marlau (très bonne adresse pour les quiches et salades dans le train !).

Le chateau royal ouvrait à neuf heures donc c’est la première chose que nous avons faite. C’est un lieu touristique emblématique très bien conçu en termes de flux de visiteurs. Vous avez des casiers pour vos sacs à dos et on vous fournit une tablette pour l’expérience historique. Nous ne nous en sommes pas servis car nous trouvons l’expérience contre-productive avec un enfant.

La façade d’entrée depuis la place est un héritage du Moyen-âge entre le 13eme et le 15eme siècle. Les rois de France appréciaient déja Blois mais véritablement c’est François 1er qui va donner tout son éclat au chateau.

Sous son règne, l’influence du décor italien est manifeste mais il se mêle à des structures très françaises. L’escalier monumental à vis abrité par une tour est le meilleur exemple de ce syncrétisme franco-italien.

Le chateau est très bien conçu pour les enfants grâce à ses nombreux panneaux spécialement conçus pour eux. On observe de près des gargouilles en pierre de près. Le chateau contient une collection de 35 000 oeuvres, plus de trente pièces meublées se visitent.

Nous avions vraiment regretté que le château médiéval de Vincennes ne soit plus meublé pour se rendre compte de la vie quotidienne au Moyen-Age. Ici à Blois, on comprend facilement comment est organisée spatialement la vie de cour à la Renaissance.

On visite la salle du roi avec son trône, leur garde-robe, la chambre de la reine, le studiolo…. Le cabinet des guerres de Religion fait froid dans le dos avec le portrait des ducs de Guise, ces trois affreux intégristes.

D’ailleurs, on voit à Blois la mise en place de l’étiquette où le roi met une distance symbolique avec ses sujets, un principe majeur repris par Louis XIV à Versailles.

Enfin, le clou du spectacle c’est cette immense salle des Etats généraux qui m’en a mis plein la vue (désolée, je n’ai pas pu faire mieux pour l’analyse ). Ne quittez pas le chateau sans avoir visité les jardins de la terrasse du Foix pour sa vue sur la Loire et le vieux Blois à couper le souffle.

La place du chateau est un endroit très agréable avec son manège, ses terrasses de café. On avait repéré un superbe salon de thé vraiment très bien décoré O’Chateau mais il était fermé lors de notre passage.

On a contourné les remparts du chateau pour déjeuner à midi dans une petite brasserie de qualité Le baroque, accueillis par un patron très sympathique.

Dans l’après-midi, on s’est dépêchés de rejoindre le port de la Creusille car j’avais réservé une croisière découverte d’une heure sur une gabarre avec Observatoire de la Loire.

Ce fut un très bon souvenir car le conférencier et capitaine du bateau était passionné et passionnant. Nous nous sommes dirigés vers le pont Jacques-Gabriel, un pont en dos d’âne dont on peut admirer la droiture depuis le haut de l’escalier Denis Papin, un spot à ne pas manquer à Blois. Ce pont a été maintes fois reconstruit car bombardé pendant la débâcle de juin 1940.

Ce fait historique m’a beaucoup marqué quand j’ai lu le roman La bicyclette bleue de Régine Desforges. Forcément, j’ai eu une pensée pour ma grand-mère et sa famille qui ont fui leur Pas de Calais en juin 1940 pour venir se réfugier dans cette région.

Ce bateau en bois à fond plat était très confortable pour naviguer sur la Loire, un fleuve un peu sauvage avec ses îles qui se créent au fil des crues. La Loire est un fleuve très différent de la Seine ou du Rhône car elle n’est pas canalisée.

J’ai beaucoup aimé le discours du conférencier qui avait choisi comme thématique patrimoine et biodiversité.

Ma fille de six ans a été très intéressée par la visite avec les explications sur la nidification des oeufs par les mouettes et les sternes, mise en danger par les goélands qui mangent les bébés. Il nous a également parlé des castors, une espèce qui été menacée par l’Homme mais qui a pu retrouver sa tranquillité sur les bords de Loire.

J’étais bien contente d’avoir un peu anticipé notre voyage en scrutant la carte Google de la ville quelques jours avant de partir. Sans cela, je pense que nous serions passés à côté de la croisière sur la Loire.

Dernier endroit remarquable : la roseraie à proximité de la cathédrale Saint-Louis et de l’hôtel de ville. Blois est une ville de terrasses avec une vue imprenable sur la Loire. Elle cinq églises assez monumentales.

Cette roseraie est un lieu idyllique où nous avons pris le goûter juste à côté d’un bassin bien agréable. Il y a une terrasse qui la surplombe avec la statue de Jeanne d’Arc, l’héroïne locale. On peut jouer à la pétanque et admirer une exposition temporaire de photographies en noir et blanc intitulée Vacances romaines. Il y avait une petite guinguette très sympathique à proximité d’une grande aire de jeux pour les enfants.

Blois est une ville où il fait bon vivre pour les familles, seule ombre au tableau, à Blois, le moucheron est roi ! Blois est aussi un bassin industriel pour deux marques sucrées, incontournables dans le paysage agroalimentaire français : la chocolaterie Poulain et les biscuits Saint Michel.

Nous avons tellement aimé Blois que nous réfléchissons à une prochaine visite aux chateaux de la Loire : Chambord, Chenonceaux, eux aussi accessibles en TER depuis Paris. Cependant, il est déconseillé de choisir les ponts de mai comme dates de visite car ce sont des sites très touristiques recherchés dans le monde entier.

Retrouvez-ici d’autres bons plans tourisme dans notre si belle France :

-Un jeudi saveur chocolat , la visite de la chocolaterie Menier à Noisiel

Une journée enchantée à visiter le chateau de Fontainebleau et Moret sur Loing

Le château de Vincennes et le puzzle chateau fort de la marque Djeco – achat personnel