Ile de France et Paris·Sociologie

Embarquez pour un voyage de rêve à bord de l’Orient Express à Gare d’Austerlitz !

Depuis début janvier, je me rends à mon nouveau lieu de travail qui se trouve entre la gare de Lyon et la gare d’Austerlitz. J’ai aperçu le mythique Orient express sur le quai de la gare d’Austerlitz.

Hasard du calendrier, je visionne sur Youtube sans doute l’un des meilleurs vlogs de Léna situations qui se déroule à bord de ce train, le plus cher au monde.

Quand le roi des trains inspire la reine du crime : Agatha Christie.

J’ai beaucoup aimé son vlog pour sa référence au roman Le crime de l’Orient express, écrit en 1934 par Agatha Christie. Je pense que comme la série Lupin avec l’oeuvre de Maurice Leblanc, Léna va inciter les jeunes générations à découvrir des classiques littéraires.

Venise n’est pas une ville qui m’attire beaucoup mais Léna et Seb ont su en montrer ses atouts entre promenades en gondole, confection de masques vénitiens et départ à la gare en bateau-taxi.

Ils ont voyagé dans une cabine ultra luxe avec majordome H24, dîner privé servi dans la cabine avec champagne et caviar au goûter. Les boiseries de la salle de bain étaient tout simplement dignes d’un rêve. Ils avaient un dress-code pour aller dîner le soir au wagon-restaurant et au fumoir du train. C’est pas la même chose que le sandwich triangle immonde que nous sert la SNCF au wagon-bar !

La valeur ajoutée de ce beau vlog patrimonial est la séquence émotions quand Léna qui est si généreuse cueille littéralement le youtubeur passionné de trains en lui offrant le voyage d’une vie à bord de l’Orient express.

Si l’envie vous vient de vous offrir ce cadeau unique : le lien vers la compagnie ferroviaire de l’Orient-Express.

Voyager au bord de l’Orient -express c’est tout un art de vivre avec les décors de Lalique qui datent des années 1920, son esthétique bleu nuit avec lettres dorées inspirées par le costume des chasseurs alpins de son premier propriétaire vers 1883.

Son histoire est forcément liée à la géopolitique du 20eme siècle. Ce train mythique a traversé l’Europe de Paris à Istambul en passant par Venise, Vienne, Budapest ou notre chère Bulgarie. On se croirait dans le jeu de société Ticket to ride.

Moi aussi, j’ai un petit coup de coeur pour un train corail. Il relie Lyon à Marseille en quatre heures avec un grand nombre d’arrêts entre les vignes et le Rhône notamment une belle carte postale à Tain L’Hermitage. On se croirait dans un décor de Wes Anderson.

Quand je rentre du travail le soir, j’aime admirer cette belle tour clocher de la gare de Lyon. Elle est typique du Paris 1900, date de l’inauguration du métropolitain dans la capitale. Les chiffres romains de son horloge (peints à la main) font plus d’un mètre de haut chacun.

Le beffroi culmine à 61 mètres de haut. Cette gare est classée aux monuments historiques pour ses fresques dans le grand hall ainsi que son fameux restaurant de style Second empire : Le train bleu. La gare de Lyon a accueilli des tournages de films mythiques : La traversée de Paris, L’homme de Rio ainsi que La boum 2 avec la mythique scène d’adieux entre les parents de Vic.

En 2025, mon trajet quotidien pour aller au travail entre Gare de Lyon et Gare d’Austerlitz vaut tout autant que mon ancien quartier de travail : Panthéon-Luxembourg.

Ile de France et Paris

Une journée historique pour la réouverture de Notre Dame de Paris, après 5 ans de travaux le 7 et 8 décembre 2024

Best Image/Cyril Moreau

Cinq mois après la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Paris 2024, Paris est à nouveau sous les feux des projecteurs internationaux.

Les jeux olympiques, les cathédrales sont des trésors intemporels et immuables qui rassurent les gens face à un monde en constante mutation à l’ère des réseaux sociaux. J’ai donc passé une bonne partie de mon après midi et début de soirée devant France 2 et ses émissions spéciales.

J’ai beaucoup aimé les interventions de Laurent Voulzy et Stéphane Bern, deux amoureux des cathédrales qui en parlent si bien dans leurs chansons ou leurs émissions historiques. La séance photo avec tous les dirigeants internationaux était un peu longuette.

Mais force est de constater que Notre Dame sert la géopolitique actuelle en réunissant le futur president des Etats-Unis, le président ukrainien, le président Macron qui s’est servi de la réouverture de la cathédrale pour redorer son propre blason en pleine errance politique.

C’est le pape François qui était l’autorité la plus compétente pour présider ces cérémonies. Mais je salue son geste politique de privilégier la Corse en se revendiquant comme le pape des migrants. J’ai trouvé émouvant les applaudissements qui ont accueilli le président ukrainien qui est allé faire une franche accolade au président polonais. Leur camaraderie avait l’air authentique. L’absence de dirigeants espagnols, grand pays catholique et voisin de l’Europe m’a parue assez énigmatique.

J’ai vraiment été touchée par l’ovation faite pendant de longues minutes aux pompiers de Paris et aux compagnons qui ont restauré avec brio Notre Dame de Paris.

C’était sans nul doute le plus beau moment de la cérémonie. Il faut dire qu’ils ont pris les bonnes décisions la fameuse nuit de l’incendie et ils ont pris des sacrés risques.

Pour avoir monté les marches des deux tours pour voir le panorama de Notre Dame avec ses célèbres gargouilles, les escaliers sont vraiment étroits. C’est vraiment un acte héroïque de leur part de monter au pas de course ces marches quand la chaleur est suffocante et que la mort rode sous un matériel d’une quinzaine de kilos.

Donner peu ou beaucoup d’argent avec son coeur car Notre-Dame ne pouvait pas disparaître

Chacun a un lien particulier avec Notre Dame de Paris. C’était très émouvant ces petits enfants interviewés à la télévision qui racontaient leur fascination pour la cathédrale lors d’une promenade en famille en bateaux mouches.

On a beaucoup critiqué les sommes considérables données par de riches mécènes français ou américains. Mais tout de même , c’est touchant ces 340 000 donateurs du monde entier qui ont ainsi déclaré leur flamme à cette cathédrale, le berceau de toute une civilisation.

C’était une magnifique cérémonie où il est rare de voir un archevêque donner neuf coups de crosse sur les portes d’une cathédrale. Le moment était très solennel avec la chorale d’enfants.

J’ai beaucoup aimé les tenues dessinées par le couturier Jean-Charles de Castelbajac, qui est un croyant revendiqué. Il avait déjà conçu les vêtements liturgiques du pape Jean-Paul II lors des JMJ en 1997.

Moi même quand je suis venue visiter Paris en famille quand j’avais dix ans, j’ai été plus impressionnée par Notre Dame de Paris que par le Louvre ou l’arc de triomphe. Ma tante m’avait offert un Découvertes Gallimard sur les cathédrales pour ma communion en CM2.

On ne peut pas dire que je l’ai particulièrement lu mais je le garde avec moi dans tous mes déménagements. C’est un souvenir de mon enfance quand on braillait dans la cour de récréation Il est venu le temps des cathédrales et les autres chants de la comédie musicale Notre Dame de Paris.

Puis en 2005, j’ai réussi le concours de l’Ecole du Louvre et j’ai vécu deux ans dans un foyer de filles sur l‘Ile Saint Louis. Quel privilège de pouvoir aller entre copines dès qu’on voulait à l’intérieur de Notre Dame car c’était à deux pas du foyer. Des fois, quand on sortait le soir les week-ends on passait toujours par le parvis de la cathédrale car cela symbolisait notre Paris, le nôtre, pas celui des touristes.

Pendant les cinq ans de la reconstruction de Notre Dame de Paris, ce qui m’a le plus manqué c’est de ne pas pouvoir aller dans le square qui est collé à la cathédrale. C’est à la pointe de l’île de la Cité avec son pont qui la relie à l’île Saint-Louis. Une scène d’un de mes films favoris Julie and Julia y a été tourné mais aussi Midnight in Paris de Woody Allen.

Julie and Julia avec Meryl Streep et Stanley Tucci, Copyright Sony Pictures Releasing France

Fin décembre, nous irons nous balader avec notre famille de Bulgarie dans le quartier de Notre Dame de Paris. Peut être que nous pourrons rentrer à l’intérieur.

Cette reconstruction est très symbolique pour le monde entier : l’incendie a provoqué une tristesse universelle dans le monde entier. Une de mes collègues, Sophie, m’a raconté se souvenir d’un immense silence plombant dans le métro les jours suivants car les gens étaient choqués par les images terribles qu’ils avaient vu le 15 avril 2019.

Avec cette cérémonie diffusée dans plus de 150 pays, l’espoir renait. Les hommes peuvent se réunir autour des cathédrales pour reconstruire ce que le feu a détruit.

Retrouvez-ici mes précédents articles consacrés à la beauté de Paris, ma ville d’adoption depuis bientôt vingt ans.

-Mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg en 10 photos

-Quitter Paris pour aller vivre à Fontenay sous bois

-Visiter le Panthéon, l’un des plus vieux rooftops de Paris

Ile de France et Paris

Eternelle touriste à Paris, j’ai visité le plus vieux rooftop de la ville : le panorama du Panthéon

J’ai enfin visité la colonnade du Panthéon. Je travaille dans la rue d’a côté depuis trois ans. On a profité avec ma fille du fait que l’endroit tellement touristique d’habitude, était désert à cause des Jeux Olympiques.

Je vous recommande cette visite car avec un pass Navigo, vous avez une petite remise sur le prix d’entrée. J’avais déjà profité de ce bon plan en mai dernier au chateau de Fontainebleau, merci la région Ile de France !

C’était assez émouvant de se retrouver au centre de la coupole, ce lieu de mémoire que l’on voit à la télévision pour les dernières entrées au Panthéon: Simone Veil et son mari, Joséphine Baker, Mélinée et Missak Manouchian en février dernier…

En ce moment, a lieu dans la crypte, une exposition qui s’appelle Vivre à en mourir. Elle retrace les faits d’armes et de résistance du groupe Manouchian. Il est projeté sur écran des extraits de la BD, Missak Manouchian, une vie héroïque, que j’avais chroniqué ici cet hiver.

J’avais aussi vu une émission de télévision avec Elise Lucet et Penelope Bagieu qui se déroulait sur cette fameuse colonnade. Pénélope est la dessinatrice des Culottées, ces femmes oubliées par l’Histoire.

Le panorama du Panthéon : une vue à couper le souffle en plein centre de Paris.

Cette visite est un très beau souvenir car on a vraiment vu tout Paris sans prendre des tas d’ascenseurs ou monter des escaliers qui donnent le vertige comme c’est le cas à la tour Eiffel où il y a beaucoup de grilles qui gâchent la vue. Nous n’avons monté que 210 marches et la colonnade est très agréable à visiter.

C’est accessible pour les enfants et les personnes âgées même si il y a une série de marches un peu abrupte. Ce qui est très drôle, c’est que du haut du sommet, nous avons repéré une compagnie de policiers.

Magie des jeux olympiques, on est allé leur parlé. Ils venaient de l’Aveyron et ils ont proposé à ma fille de faire un selfie pour garder un souvenir de la police. C’était vraiment un bon moment convivial.

Enfin, j’aime particulièrement cette place car elle est très cinématographique. J’ai vu au moins 12 fois les films de La boum avec Sophie Marceau, collégienne à Henri IV, le lycée voisin du Panthéon.

Il n’est pas impossible que ces films m’aient donné envie de venir vivre à Paris quand j’avais une dizaine d’années. Ces lieux superbes du 5eme arrondissement ont aussi inspiré des séries Netflix plus contemporaines comme Lupin (un épisode de la saison 3 a été tourné à Saint Etienne du Mont ou encore Emily in Paris.

Ile de France et Paris

On débriefe ensemble la cérémonie des JO de Paris 2024? La première médaille d’or pour Céline.

Hier soir, nous étions en famille devant la télévision pour un moment historique : la cérémonie des Jeux olympiques de Paris. C’était important de partager cela avec ma fille qui a cinq ans.

Ses animateurs du centre de loisirs se sont décarcassés pendant un mois à proposer des activités de qualité sur l’olympisme : le drapeau, les médailles, la flamme olympique… Ce sont les enfants qui sont les meilleurs pour s’émerveiller.

Et c’était un vrai réconfort de pouvoir enfin participer à la fête devant sa télévision après des mois à être un peu fébriles, à se demander comment on aller s’organiser au quotidien avec la perte de nos repères…

Voir tous ces gens aux balcons des chambres de bonnes pour saluer avec des banderoles et des drapeaux, les délégations olympiques sur les bateaux mouches, m’a fait beaucoup de bien. Nous avons besoin de communion au milieu de cette actualité politique et internationale pesante.

Un clip d’inauguration drôle et hyper contemporain grâce au duo irrésistible : Jamel et Zidane

Le début de la cérémonie était parfait, bien rythmé. Jamel Debouzze et Zinédine Zidane nous ont fait rire dans le stade de France vide. Cette cérémonie olympique est la première qui se déroule en dehors d’un stade.

Zizou avec son immense sourire et sa fausse timidité se révèle être un bon acteur de comédie. Son tableau avec la course-poursuite effrénée dans les rues de Saint-Denis fait référence à la série Emily in Paris. Ce clip montre la réalité : la panne du métro, les rats mais aussi l’arrivée en barque des enfants qui apportent la flamme olympique jusqu’au Trocadéro.

Le plus beau tableau de ce spectacle c’est celui de Lady Gaga qui a repris la mythique chanson de Zizi Jeanmaire qui date de 1961 : Mon truc en plumes. Elle a su en faire quelque chose de terriblement moderne en respectant la tradition du music-hall.

La scénographie est tout simplement parfaite : ce grand escalier doré avec les boys qui tiennent de grandes plumes roses pour la cacher. Tout le monde est habillé de noir avec des grandes plumes roses et blanches. Cela swingue, Lady Gaga parle parfaitement le français et elle a l’air de beaucoup d’amuser. Ils ont tourné cette séquence sur la pointe de l’Ile Saint Louis. Un lieu particulier dans mon coeur car j’ai vécu dans un foyer de filles là-bas entre 2005 et 2007.

Avec mon mari, on a fait preuve d’ouverture d’esprit avec le tableau de metal qui se déroulait à la Conciergerie parce que c’était sacrément bien mis en scène. Mais bon la référence à Marie-Antoinette captive dans cette prison puis décapitée, ce n’était pas bien adroit de rappeler cette période peu glorieuse pour la démocratie française. Le passage de Guillaume Diop avec des danseurs de ballet de toute la France était superbe.

J’ai revisionné par la suite le passage d’Aya Nakamura sur le pont des Arts depuis l’Académie française. Avec toute la bonne volonté du monde, j’ai vraiment du mal avec la pauvreté de ses textes. Moi j’aime les paroles de Stromae, de Gainsbourg… car cela a du sens, cela procure de l’émotion. Trop de verlan, je n’ai rien compris. J’ai bien aimé sa tenue signé Dior et le feat avec la Garde républicaine qui a vraiment enrichi sa prestation. Curieusement, mon père qui aime bien les bals folks en Auvergne a bien aimé sa prestation. Elle a réussi une prouesse et la Garde Républicaine lui a fait un très beau cadeau inoubliable.

Les tableaux subversifs m’ont poussé à faire une pause télé pendant ce long marathon télévisuel

Je choisis de ne pas m’attarder sur le ventre mou de la cérémonie qui a commencé avec la séquence sur les Minions. Je comprends bien qu’on ait voulu valoriser les studios d’animation français mais quel rapport avec le sport? Idem pour les statues des femmes en or qui étaient très réussies mais je n’ai pas compris le lien avec les jeux olympiques.

Avec le défilé de mode sur la passerelle Debilly, j’ai senti que la propagande woke allait être sur le devant de la Seine. J’ai donc fait une pause salutaire en quittant mon écran. Je pense que la subversion gratuite et blasphématoire a toujours un effet boomerang bien douloureux. J’aime bien Philippe Katerine comme acteur et chanteur, mais j’aurais aimé ne pas tomber sur la vue de ses testicules peintes en bleue en revenant m’asseoir.

Je préfère saluer le superbe travail des forces de l’ordre et la résilience des commerçants parisiens.

J’ai beaucoup aimé le discours vibrant et sincère de Tony Estanguet pour couronner un travail de dix années. J’ai lu dans l’édition week-end du Parisien un très beau reportage photo sur les jeux Olympiques de Paris en 1924.

La fin de la cérémonie a été magique avec les derniers relayeurs de la flamme olympique : j’ai beaucoup aimé cette diversité avec ces sportifs de tous horizons, ces légendes comme Serena Williams, Carl Lewis, Nadia Comaneci, Zidane, Rafa Nadal... ainsi que les athlètes paralympiques.

C’était l’occasion d’honorer d’anciens champions olympiques français comme Félicia Ballanger, Laura Flessel, David Douillet. Quelle émotion de les voir parcourir l’esplanade du jardin des Tuileries pour rejoindre le plus vieux champion olympique français en fauteuil roulant et les derniers relayeurs : Marie- José Perec et Teddy Riner. Quelle fierté pour les Antilles : des triple champions olympiques.

L’allumage de la vasque olympique avec l’envol de la montgolfière était vraiment féerique. J’ai envie d’aller voir cela de plus près bientôt dans le jardin des Tuileries.

Une tendresse particulière et universelle pour notre Céline Dion, internationale

Et puis, entendre Céline Dion clôturer la cérémonie au premier étage de la Tour Eiffel avec l’Hymne à l’amour était très émouvant. Certes la chanson n’est pas toute jeune (1950) et un peu trop connue pour être originale, mais le parallèle entre les vies de Piaf et de Céline est saisissant. Toutes les deux ont été usées par ce métier de la scène si éprouvant et pourtant elles sont puissantes dans l’expression de leur chant.

Elle en a fait du chemin la petite Céline qui venait à 14 ans poser devant la Tour Eiffel avec René et sa maman en attendant l’enregistrement de l’émission de Michel Drucker…

Aujourd’hui, c’est le jour d’après. Place à la compétition et mettons à l’honneur les sportifs. Je laisse le mot de la fin à Céline Dion, qui force l’admiration pour son endurance face à la maladie : « Soyez fiers, nous savons combien vous avez travaillé pour être les meilleurs des meilleurs. Restez concentrés, mon cœur est avec vous. »

Ile de France et Paris·Parentalité

Walt Disney, le génial conteur d’histoires qui apporte de la féérie au monde entier à Disneyland Paris

Samedi, je suis allée pour la première fois à Disneyland Paris, en famille le lieu le plus visité d’Europe. On remercie chaleureusement notre amie R. qui travaille à Disney dans la parade pour ce beau cadeau.

Je ne regrette pas d’y être allée en pleine saison car nous avons côtoyé le monde entier : des familles américaines, des retraités indiens, mais aussi des jeunes adultes qui faisaient leur pèlerinage en enfance …

Moi même, j’ai aimé cette féerie qui vous étreint rapidement, Disneyland est un monde à part avec de la musique en continu. J’étais vraiment aux anges de retrouver l’univers d’Aladin car c’est un dessin animé que j’ai beaucoup aimé quand j’étais en CP.

Cette journée à Disneyland a brisé pas mal de mes idées-reçues…

Je précise que j’aime modérément l’univers Disney : j’ai vu la moitié des dessins animés mais je suis assez hermétique à cette cash-machine qu’est le parc à thèmes.

Pourtant, j’ai été enchantée par ma visite. Je loue le professionnalisme de tous les corps de métier : les décorateurs, les fleuristes et surtout le personnel qui s’occupe des manèges pour respecter les cadences… La parade ainsi que les spectacles sont d’un haut niveau. Disneyland c’est onéreux mais les prestations sont à la hauteur du prix du billet d’entrée.

Un parc à thèmes qui demande l’excellence à chacun de ses corps de métiers.

J’ai beaucoup aimé les costumes de tous les membres du personnel : les salopettes de mécaniciens des chefs de gare, les canotiers et les marinières rouges des placeuses de l’attraction des tasses colorées… Disney habille 9000 personnes avec plus de 200 000 vêtements disponibles qui doivent être impeccables aux yeux du grand public.

J’ai voulu rédiger cet article sous l’angle du patrimoine plutôt que celui du divertissement car des tonnes d’articles ont été écrits sur les attractions de Disneyland. Le mois dernier, j’ai eu la chance de visiter Roland Garros, le temple du tennis avec ses statues de joueurs légendaires, ses stades…

Walt Disney n’était pas seulement un réalisateur de dessins animés. C’était un visionnaire qui a crée le concept de parc à thèmes.

En 2007, j’ai visité une exposition marquante intitulée Il était une fois Walt Disney au Grand Palais. J’ai bien envie dans cet article de questionner ses inspirations artistiques, ses innovations… car il a construit un empire dans l’industrie du cinéma depuis 1929.

Disneyland Paris ou la rencontre entre le vieux continent et l’Eldorado du nouveau monde : les Etats-Unis de 1900.

Ce qui me marque le plus à Disneyland, c’est le syncrétisme entre le rêve américain des Européens et la manière un peu édulcorée dont Walt Disney voyait l’Europe, le vieux continent. Pour l’anecdote, Walt Disney a été ambulancier de la Croix rouge en 1918, en France.

Il a visité l’Europe a maintes reprises dont un voyage en 1935 où il a rapporté un vaste répertoire des plus grands classiques de la littérature européenne dont les fables d’Esope, Le livre de la jungle de Rudyard Kipling mais aussi les contes de Grimm (Blanche-Neige et les sept nains), Collodi (Pinocchio), Perrault (Cendrillon, La Belle au bois dormant) et Lewis Caroll (Alice au pays des merveilles).

J’ai beaucoup aimé la visite du château de la Belle au bois dormant qui est beaucoup plus petit que ce que je pensais. L’intérieur avec ses colonnes arborées et ses vitraux m’a beaucoup fait pensé à la Sagrada Familia de Gaudi à Barcelone. Ce chateau est inspiré par les chateaux de Louis II en Bavière. Les enluminures des Très riches heures du duc de Berry ont aussi inspiré Walt Disney.

Autant Fantaisyland est un royaume européen avec ses petites tourelles, ses fontaines et la fameuse épée d’Excalibur au centre de la place, autant Main Street est le stéréotype de la petite ville américaine qui nous a fait rêver dans les BD de Lucky Luke.

Main street représente la ville natale de Walt Disney vers 1900 quand son père Elias cherchait à faire fortune à la campagne.

Les petits immeubles d’un étage de style victorien sont vraiment superbes. Je n’ai visité que le glacier et le Cable Car Bake Shop en partenariat avec la marque Kiri pour des cheese cake magnifiques.

J’ai vraiment aimé ce café décoré de A à Z avec ses compartiments en bois, on se croirait dans un train ou dans un épisode de La petite maison dans la prairie.

Ce qui m’a le plus époustouflée à Disneyland Paris c’est cette gare tout en fer forgé avec ce magnifique train d’époque qui fait le tour du parc.

J’avais déjà compris que Walt Disney vouait une passion aux trains et qu’il a crée des voies de chemins de fer dans les parcs américains qu’il a crée dans les années 1950 et 1960. J’aime Disneyland car c’est un univers artistique tout entier capable de faire rêver même les plus Grincheux.

C’est d’ailleurs un biopic à la gloire de Walt Disney qui m’a donné envie de visiter Disneyland.

En 2013, est sorti un excellent film A l’ombre de Mary qui raconte la difficile collaboration artistique entre Pamela L. Travers (Emma Thompson) et Walt Disney (Tom Hanks) dans les années 1960 en Californie.

La romancière australienne se rend aux Etats-Unis dans les studios Disney pour participer à l’adaptation en dessin animé de son roman jeunesse un peu autobiographique Mary Poppins.

Walt Disney est joué avec brio par Tom Hanks, notre Forrest Gump international. C’est bien entendu un film Disney qui montre son fondateur sous son plus beau jour. Walt Disney était un homme anxieux et colérique avec ses employés. Il a eu une enfance difficile.

Je viens de terminer la lecture de cette biographie que les éditions Perrin m’ont généreusement procuré. Ecrite par un historien du cinéma d’animation, j’ai aimé la précision documentaire pour retracer un florissant parcours.

Walt Disney, L’homme qui rêvait d’être un enfant, Olivier Cotte, Perrin, 416 pages, paru en mai 2024, 24€

On découvre à quel point Walt Disney a su constituer un empire avec son frère Roy alors qu’ils venaient d’une famille pauvre. Leur père maniait le martinet pour les faire travailler dès leur plus jeune âge, il les exploitait sans vergogne.

L’ouvrage est fort intéressant mais je l’ai trouvé bien trop technique. J’aurai vraiment aimé que cette biographie de Walt Disney explore beaucoup plus ses ressorts psychologiques comme le promettait le sous-titre : L’homme qui rêvait d’être un enfant.

Walt Disney fait partie avec Charlie Chapin, Hergé, et René Goscinny de la longue liste de mes artistes favoris pour les univers artistiques qu’ils ont crée et qui ont perduré au travers des décennies dans le monde entier. D’ailleurs, René Goscinny avait pour modèle Walt Disney. On peut dire qu’il a bien réussi car son oeuvre a lui aussi inspiré un parc à thèmes en France.

Les limites de la cash-machine : quand les produits dérivés lassent…

Je mesure la richesse picturale de Walt Disney mais je voulais aussi mentionner les ravages culturels de l’industrie Disney en matière de littérature jeunesse. Autant les dessins animés comme Vice versa sont formidables et profonds, autant les albums livres sont peu qualitatifs.

Je rencontre des institutrices de maternelle en zone d’éducation prioritaire mais aussi des éditrices qui dénoncent le manque de qualité intellectuelle des livres Disney qui ne sont que des produits dérivés et qui inondent les grandes surfaces culturelles. Disney mérite mieux.

Retrouvez mes articles consacrés à des succès littéraires pour des générations d’enfants :

Martine, icône intemporelle fête ses 70 ans à la galerie Gallimard

-Babar, l’éléphant qui a révolutionné la littérature jeunesse dans les années 1930

La féerie de l’exposition immersive Tintin à l’Atelier des lumières

Ile de France et Paris

L’histoire et l’atmosphère de Roland-Garros : le charme de Paris ensoleillé un jeudi de juin..

La statue de Suzanne Lenglen devant le cours qui porte son nom

J’habite à Paris depuis bientôt dix-neuf ans et je n’avais jamais eu l’occasion d’assister au tournoi de Roland-Garros. Je remercie énormément la personne qui nous a offert ses trois places vacantes quand elle est venue à notre bureau. J’y suis allée avec mes deux collègues Jonas et Ana, c’était une journée inoubliable et ensoleillée.

On est arrivés tôt le matin vers 10 heures, porte 20 en entrant par le Pavillon des princes et où l’on a déjeuné comme des rois à midi tapantes pour pouvoir rapidement rejoindre le court Philippe Chatrier.

Comme au jardin d’acclimatation ou au Pré catalan, on a classé ces pavillons de garde en brique de style néo-renaissance. C’est la maison Sarah Lavoine qui a décoré ce restaurant tenu par le traiteur Gusté.

Nous avons visité les allées de Roland Garros avant que la foule n’arrive, au milieu des clubs de tennis et des petits ramasseurs de balles qui se préparaient. Les joueurs de tennis handisport m’ont vraiment bluffé.

Pendant trois semaines qui comprennent les qualifications et les tableaux principaux, 600 000 visiteurs vont fréquenter les allées de Roland Garros, un record de fréquentation battu en 2024. Ce sont des sessions à la journée ou à la soirée. Les prix des billets évoluent de 55 à 450 euros pour le cours Philippe Chatrier.

Au coeur d’un quartier privilégié et aisé qui développe les infrastructures sportives : le parc des Princes, la piscine Molitor durant les années 1920.

Je ne suis pas une inconditionnelle de tennis, mais j’ai une vraie passion pour le patrimoine parisien. Roland-Garros se situe à cheval entre Boulogne-Billancourt et le 16eme arrondissement, non loin des serres d’Auteuil et du bois de Boulogne.

Le vieux village d’Auteuil est le lieu de résidence des ultra-privilégiés, toute fois accessible par les lignes 9 et 10 du métropolitain. Je compte bien aller profiter de la magnifique piscine Molitor un jour, dans le même quartier.

Roland-Garros, c’est un espace de 15 hectares mais sacrément urbanisé avec des grillages de partout pour contenir la foule et des petits comptoirs de produits dérivés de partout.

Les courts de tennis sont gigantesques à l’image du court Suzanne Lenglen et surtout le court central qui ressemble à un immeuble. C’est à la fois vaste et très étriqué comme lieu. La faute à l’urbanisation galopante des années 1970 avec ces parkings et ces bretelles du périphérique qui entourent Roland-Garros.

La mythique piscine des années folles inaugurée par Johnny Weissmuller, en 1929

Roland Garros n’était pas un tennisman mais un aviateur réunionnais. C’est le premier homme a avoir traversé la Méditerranée en 1913, un héros de la première guerre mondiale.

Son ami Emile Lesieur à l’initiative de la construction du stade pour la coupe Davis en 1928 a tenu à donner son nom aux Internationaux de France pour perpétuer sa mémoire.

Un musée vivant qui entretient sa légende

Je vous recommande la visite du petit musée du tennis avec les premières chaussures de tennis vers 1910, les photographies en noir et blanc des Mousquetaires, l’hélice de l’avion de Roland Garros mais aussi les raquettes en bois , les coupes et les médailles…

J’ai appris que Yannick Noah, grand gagnant du tournoi en 1983 avait été le dernier joueur à utiliser une raquette en bois.

Dommage que ce petit musée en sous sol ne soit pas plus développé car deux siècles de sport avec tout l’impact de l’Histoire, de la mode, on peut en faire des expositions marquantes. J’ai eu le même regret en visitant l’usine Menier à Noisiel, à moitié abandonnée par Nestlé…

D’ailleurs, la force de ce lieu est d’entretenir la mémoire des légendes passées et actuelles du tournois : des statues de Suzanne Lenglen mais aussi de Rafa Nadal, des quatre Mousquetaires : Brugnon, Borotra, Cochet et Lacoste.

René Lacoste surnommé le crocodile à cause de son agilité au tennis a crée sa marque de vêtements en prenant sa retraite sportive en 1933. Quatre-vingt dix ans plus tard, ses polos plaisent aussi bien aux rappeurs du 9-3 qu’aux cadres BCBG d’Auteuil/Neuilly/ Passy, un quartier où ce n’est pas du gateau (sic).

Le tournoi de Roland-Garros est bientôt centenaire, c’est un remarquable cas d’école de réussite marketing. Tout est beau et propret, rien n’est laissé au hasard. Les arbitres et les petits ramasseurs et ramasseuses de balles sont tous habillés par Lacoste. Perrier fournit le mobilier urbain pour les arbitres et les joueurs…

La ruée vers l’ocre : toute une industrie des relations publiques fourmille ici

Ce tournoi de tennis est aussi un évènement mondain international qui prend le relais sur le festival de Cannes. Pas besoin d’être un expert en tennis, l’important est d’être vu. Roland Garros c’est aussi un défilé de mode aussi bien sur le court que dans les tribunes.

Le court Suzanne Lenglen aura bientôt un toit couvrant d’ici quelques années et la toiture s’inspire des plis de la jupe de la fameuse tenniswoman du début du siècle dernier.

Et puis c’était très malin de sortir le film Challengers avec Zendaya juste avant les tournois de Rome et de Roland-Garros.

Jeudi après midi, j’ai assisté à la demie-finale femmes entre la numéro mondiale Iga Swiatek et l’Américaine Coco Gauff. Même si elle a perdu, avantage Gauff pour la tenue vestimentaire.

Crédit: Getty Images

Roland-Garros est un tournoi du Grand chelem couvert par plus de 1500 journalistes, diffusé sur les cinq continents. C’est vraiment impressionnant de voir les bureaux des journalistes du monde entier sur l’un des côtés du cours Philippe Chatrier.

Le tennis, le sport privilégié des cols blancs où le silence est de mise dans le court.

Surement qu’au Stade de France, il y a surement le même genre de caméra qui traverse le stade grâce à des filins en diagonale. Mais l’ambiance sur un court de tennis est beaucoup plus intimiste. L’arbitre demande aux 15000 spectateurs de se taire pour laisser les joueurs se concentrer. Chose impensable pour un match de foot ou de rugby.

Et puis, Roland-Garros emploie pendant trois semaines près de 10 000 personnes qui exercent plus de 92 métiers différents : analyser chaque point de jeu pour les paris en ligne, balayer les lignes de terre battue, calligraphier à la main le tableau des matches pour le simple dame, préparer la terre battue tous les jours…

Certes, le prix des billets est onéreux mais l’organisation et la logistique de ce tournoi du grand Chelem est vraiment au top. C’est une expérience à vivre et je me réjouis d’avoir pu vous en faire part à travers ce sacré long billet de blog.

Pendant les pauses entre les matchs, j’ai lu ce chouette livre :

Le sport à l’image de la foi, collection La Bible tout en nuances, éditions Bibli’o, témoignage de Joël Abati, médaillé olympique de handball et l’éclairage biblique de Emile Nicole, théologien, 13 euros.

Aujourd’hui c’est la finale du simple dames à Roland Garros et l’occasion de se remémorer la victoire de la franco-américaine Mary Pierce en 2000.

Ile de France et Paris

Une parenthèse enchantée à Fontainebleau et Moret sur Loing pour le jeudi de l’Ascension

Depuis plusieurs années , les longs trajets en voiture ou en train pour partir à la mer pendant les ponts de mai deviennent beaucoup moins attractifs. Lassés de passer des heures dans les bouchons, nos copains Marion et Julien nous ont proposé de partir tous ensemble à Fontainebleau et Moret sur Loing le jeudi de l’Ascension.

Droits réservés Fontainebleau photo

C’est beaucoup plus pratique d’y aller en voiture qu’en transports en commun car il faut prendre une navette depuis une ville voisine pour atteindre ces deux petits paradis.

On est arrivé tôt le matin pour visiter le chateau de Fontainebleau avant que les cars de touristes n’ arrivent en masse. L’entrée est gratuite pour les jeunes qui ont moins de 26 ans et nous avons pu bénéficier d’une réduction de deux euros sur le plein tarif : 14€ grâce à notre pass Navigo (on passe le mot )

Déambuler comme des châtelains dans la demeure des rois à 1500 pièces de Fontainebleau

C’était assez émouvant pour moi de visiter en famille le chateau de Fontainebleau que j’ai étudié pendant ma deuxième année d’études à l’Ecole du Louvre. La comparaison est un peu stérile avec Versailles car les styles architecturaux et décoratifs sont sacrément différents.

Mais ce sont deux châteaux grandioses par leurs dimensions et le savoir-faire employé pour rendre grandiloquent l’art de vivre à la française aux yeux du monde entier. Fontainebleau et Versailles en mettent plein les yeux aux touristes du monde entier ! A Fontainebleau, l’architecture est beaucoup plus chaleureuse qu’à Versailles et sa galerie des Glaces.

Certes, les façades sont moins grandiloquentes que celles de Versailles mais l’escalier en fer à cheval tout en pierre est définitivement le plus bel escalier que j’ai jamais vu. Je suis persuadée que tous les mariés de la région viennent faire leurs photos de mariage ici.

J’ai délibérément choisi d’écrire un article qui valorise plutôt les émotions et les souvenirs de se retrouver dans un tel lieu. Pour connaître l’histoire du chateau, Stéphane Bern ou l’émission Des racines et des ailes feront le boulot aussi bien que moi !

C’était une vraie renaissance (blague) de retrouver enfin le soleil après un long tunnel nuageux pendant ce long, long, long hiver. L’étang aux carpes de cet immense parc de 150 hectares est de loin mon endroit favori. Nous n’avons pas pris le temps de faire du canotage ( 8 euros l’heure par adulte) mais on a bien apprécié notre pique-nique le long du grand canal un peu plus loin.

L’étang aux carpes est un endroit tellement beau que l’on voit depuis la galerie François 1er. Il y a un petit bâtiment tout mignon que l’on rejoint en barque où ces messieurs dames faisaient des soupers ! Les carpes sont bien grasses et gracieuses avec leurs couleurs grise ou dorée.

On a joué au jeu de cartes Shabadabada : il faut retrouver une chanson à partir d’un mot en français et en anglais. Il fait quand même bon vivre en Ile de France quand le soleil est de la partie, c’est l’aspect un peu militant de cet article (blague pour mes cousins marseillais qui accueillaient la flamme olympique la veille sous un soleil radieux).

C’est évident que nous reviendrons à Fontainebleau pour sa forêt, ses sites d’escalade (je blague, j’ai la souplesse d’une carpe) et sa fameuse mer de sable.

Puis, nous avons rejoint la civilisation c’est à dire le centre-ville de Fontainebleau pour un arrêt au salon de thé en face du bureau de Poste et du manège pour enfants. Comme la terrasse était bondée et les gâteaux en vitrine fort appétissants, on en a déduit que c’était une institution. On était surtout bien accompagnés car notre copain était au lycée à Fontainebleau.

Moret sur Loing, un village médiéval figé par le temps

Ensuite, nous sommes partis à une dizaine de kilomètres à Moret sur Loing, le petit village médiéval sacrément instagramable. Je me moque gentiment d’Instagram mais c’est une vraie mine de bons plans pour vivre sa région : l’Ile de France autrement.

J’ai découvert Moret sur Loing à travers les peintures d’Alfred Sisley, peintre impressionniste fauché. Notamment ses peintures d’écluses sur le Loing et ses fameuses portes et clochers médiévaux. Ce petit village de 4300 âmes est tout simplement enchanteur.

Tout est mignon là bas : l’office de tourisme et son petit jardin, la place de la mairie avec ses cafés et ses maisons médiévales, ses moulins et ses bords du Loing sacrément boueux à cette période de l’année. La frise de mesure des crues du Loing était assez impressionnante notamment la crue de juin 2016, plus terrible encore que la crue centenaire de 1910.

On a mangé sans doute les bonbons les plus anciens de France : de délicieux sucres d’orge au miel fabriqués par des religieuses depuis le 17eme siècle. On n’a pas eu le temps de visiter les moulins de l’autre côté du pont mais nous reviendrons !

Cette excellente journée sous le signe du soleil et de l’amitié aura eu le grand mérite de nous ressourcer en restant toute la journée au grand air et de nous donner du baume au coeur quand nous reprendrons le RER le matin à l’heure de pointe !

Retrouvez ici mes autres conseils lifestyle pour découvrir autrement l’Ile de France :

-Un jeudi de l’Ascension saveur chocolat : direction Noisiel et l’usine Menier

Vincennes, le bois sacré en gaulois

-Saint Germain en Laye, la plus belle terrasse d’Ile de France

La vue de l’usine Menier sur les bords de Marne

Ile de France et Paris·Lifestyle

On a testé le Wanted café pour un brunch, grâce à un bon Kadoresto.

On remercie mon frère Ugo et ma belle-soeur Ellyse pour ce chouette cadeau de Noël. Il s’agissait d’un bon Kadoresto où on choisit parmi six restaurants aux ambiances différentes.

Nous, on a choisi le brunch au Wanted café dans le 10eme arrondissement. Nous avions réservé dans la semaine car c’est vite complet. Le Wanted café se trouve juste à côté de la mairie du 10eme arrondissement, au 70 faubourg saint Martin.

On connait un peu ce quartier pour avoir vu une chouette pièce au théâtre de la Renaissance : Un amour de jeunesse. J’ai bien envie de revenir me balader dans ce quartier un dimanche non loin du Grand Rex et des Grands boulevards.

Difficile de donner un avis objectif sur un lieu quand on est invité pour un cadeau. Mon frère est un habitué des bons cadeaux dans des restaurants : Maison Grislaw, le Bistrot André à Valence. Je dois reconnaître que c’est toujours une bonne idée de cadeau.

Avec mon mari, nous ne sommes pas des grands fanas de brunch, nous préférons les plats à la carte. La proposition du Wanted café était un bon compromis. Pour 29€ chacun, nous avions droit à deux plats, deux boissons et au buffet à volonté. Le menu enfant : buffet à volonté avec un jus de saison coûtait 12€.

On a choisi curieusement la même chose : mini burger et œufs brouillés, avec deux jus de pamplemousse. Le buffet était de qualité : jambon cru, muffins au chocolat, salade de fruits, poulet et pommes de terre, pancakes maousses mais tout était savoureux mais sans plus. Même fat à digérer dans l’après-midi.

L’accueil des serveurs fut cordial, nous avons été servis rapidement mais chacun était bien occupé au moment de prendre notre commande.

Pour conclure, c’était une expérience sympathique avec beaucoup de soin apporté à la décoration, le quartier est chouette. Mais nous nous sommes beaucoup plus régalés avec les plats à la carte de Maison Victoria à Vincennes : on sentait que c’était vraiment fait maison.

Retrouvez-ici mes précédents articles :

-Roule galette, un album jeunesse tout sauf ringard

Comment je me suis convertie à la seconde main

Ile de France et Paris

5 endroits nature où chiller aux portes de Paris en famille

Cet été, j’ai beaucoup aimé nos vacances en Bulgarie que j’ai raconté ici. Mais plus je vieillis, plus je me rends compte que la nature compte de plus en plus pour m’aider à recharger mes batteries.

En attendant que je trouve un bon plan pour aller rapidement à la plage en hiver depuis Paris, voici quelques spots à partager pour se ressourcer le week-end…

Le lac des Minimes entre Fontenay sous bois et Vincennes

C’est ce beau lac artificiel qui nous a décidé à venir vivre à Fontenay sous bois. Il y a des barques et deux guinguettes sympathiques pour profiter du soleil. Les barques coûtent environ 12 euros pour quatre personnes pour une heure. Au chalet de la porte Jaune, se trouve le Rosa Bonheur.

C’est une adresse sympathique et bien située avec des terrains de pétanque et de la musique. Mais le prix des consommations est vraiment exagéré. Alors on préfère l’autre petite guinguette à coté des barques avec des crèpes et des glaces à l’italienne. Plus basique mais bien plus accessible. Lieu à privilégier le matin ou en début d’après-midi.

Le jardin d’acclimatation à Neuilly sous Bois, billet d’entrée : 7 € (sans les attractions)

C’est mon jardin public préféré à Paris même s’il est bien loin de chez nous. C’est de loin le plus beau et le prix du billet d’entrée n’est pas excessif compte tenu de tous les animaux qu’il accueille, la beauté des espaces verts et la multitude d’aires de jeux gratuites qu’il propose.

Si vos enfants sont encore petits (moins de cinq ans), vous pouvez vous passer des attractions car il y a largement de quoi faire avec les aires de jeux et les nombreuses tables de pique-nique. Autre bon plan, si vous visitez la fondation Louis Vuitton juste à côté, votre billet pour le musée comprend également l’accès au jardin d’acclimatation (16€ le musée et le jardin). Nous n’y allons pas pour les attractions qui sont très chères (4.50€ le ticket unique) mais pour la beauté des espaces.

Ensuite, un autre parc contemporain du jardin d’acclimatation : Les Buttes Chaumont. Ces deux parcs ont été construit vers 1870 par l’ingénieur Alphand dans le cadre du projet du baron Haussmann. Ces parcs servaient de poumons verts en pleine révolution industrielle.

Le parc des Buttes Chaumont, 19eme arrondissement de Paris

Notre dernière visite remonte à fin juillet avec notre fille. Elle a vraiment aimé le livre Hulotte et Léon de Juliette Lagrange et elle voulait voir les lieux dessinés dans l’album : la maison du gardien du parc, le pont suspendu avec le temple antique au sommet…

Droits réservés Juliette Lagrange

Malheureusement le pont et le temple sont fermés d’accès pour vérification de l’état des sols. Mais on a pu prendre un verre au Pavillon du lac qui est un endroit un peu plus calme que ses voisins Pavillon Puebla et Rosa Bonheur… C’est le plus beau parc de Paris pour moi.

Le lac d’Enghien les Bains, Val d’Oise.

Nous aimons également sortir un peu de Paris en prenant la ligne H jusqu’à Enghien les Bains pour son centre-ville et son lac artificiel où il possible de faire du pédalo à quatre sans forcément se ruiner (environ 12 euros). C’est un bon moment en famille que nous aimons bien partager avec nos cousins ados. C’est dommage que les alentours du lac ne soient pas plus exploités pour proposer un espace sympa pour pique-niquer mais c’est quand même un superbe endroit à 15 minutes de Gare du Nord.

Le parc floral de Vincennes, Val de Marne, entrée :2.50€ par adulte à partir du 1er avril.

Je termine par un de mes favoris ! Un beau lieu accessible facilement avec le RER A et la ligne 1. Nous aimons y aller tôt le matin à l’ouverture pour profiter tout seuls des jeux pour les enfants : la tyrolienne à partir de 3 ans, les grands toboggans, les trampolines et une aire de jeux tout en bois très sympathique. A éviter cependant l’après-midi pour les mêmes raisons énoncées plus haut.

Et vous quels sont vos coins privilégiés pour sortir en famille à Paris ?

Retrouvez-ici mes articles lifestyle Paris et sa banlieue :

-Une journée en famille pour tester la Cité des enfants à La Villette

-Un après-midi d’automne à Saint Germain en Laye

-Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois

– Un jeudi de l’Ascension pour visiter l’une des plus belles chocolateries au monde : l’usine Menier à Noisiel.

Ile de France et Paris

Fêter Kube par un beau dîner des métiers du livre dans le jardin des Plantes, en juin à Paris

Quel plaisir de rencontrer des confrères et consœurs libraires de toute la France, de faire partie de cette merveilleuse confrérie des métiers du livre. J’en fais des tonnes mais c’était à peu près ce sentiment un peu euphorique que j’ai ressenti en revenant de la fabuleuse soirée du dîner des libraires le 10 juin dernier.

Cet évènement annuel se déroulait au restaurant Les belles plantes, rue de Jussieu. La décoration rassemble tout ce que j’aime et que mon mari n’a pas la moindre envie d’avoir chez nous : des zelliges pour orner le bar, des papiers peints végétaux panoramiques, des chaises en rotin et des luminaires à la dernière mode. J’y reviendrai c’est sûr. Le jardin des plantes et son zoo est une promenade incontournable à Paris.

Pour tous les fanas de home staging comme moi, Les papiers de Ninon ont crée une collaboration originale avec le muséum d’Histoire naturelle qui met à l’honneur les serres du jardin.

Bref, revenons à Kube… Je suis une de leurs libraires partenaires depuis 2017 et je suis vraiment touchée par la sincère attention que me portent chaque année les fondateurs de la Kube : Anthony, Aurore et Samuel ainsi que Margaux qui m’envoie tous les jours trois ou quatre recommandations de lecture à chercher.

Je vous retrace le concept de cette box littéraire fondée sur la recommandation personnalisée à travers les précédents articles que j’ai écrit dans le blog. C’est une véritable communauté de lecteurs à laquelle je participe car j’en suis aussi au bénéfice. L’équipe Kube est vraiment généreuse avec nous les libraires. Ils pensent même à nos anniversaires.

Droits réservés Café Powell

Nous recevons assez régulièrement des boxs des libraires. Elles m’ont permis de découvrir La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille ou encore Bienvenue dans la charmante pension de famille de Christina Duenas, éditions Nami...

Ma dernière petite anecdote très touchante avec Kube date de la semaine dernière. Les usagers de la Kube à qui nous recommandons des livres ont la possibilité de nous écrire un petit mot sur le site ou écrire une petite carte postale prévue dans leur box.

C’est pour cela que j’aime collaborer avec eux. La dame a environ soixante-dix ans et elle m’a dit que le livre sur un explorateur : Lapérouse l’accompagné pendant un moment difficile à l’hôpital. Je ne vois pas quelle meilleure récompense : celle de se sentir utile grâce aux livres !

Mes précédents articles consacrés à la Kube :

L’heureuse invitée du dîner Kube à la brasserie Boffinger

Appartenir à une communauté de lecteurs : les cartes postales envoyées par les usagers de la Kube

La Kube de décembre !