Libraire et parisienne d'adoption depuis 2005. J'écris un blog culturel qui me ressemble pour transmettre ma passion pour les livres, Paris et ma foi en Jésus !
C’est l’un des livres qui a fait le plus de bruit dans les médias en janvier. Surement parce que Thérèse Hargot met les pieds dans le plat et j’espère que ce livre incitera les pouvoirs publiques à censurer l’accès des plus jeunes à l’industrie pornographique. Elle fait gagner des milliards mais elle coûte très cher à la Sécurité sociale car elle bousille des vies.
J’ai découvert le travail de Thérèse Hargot en 2015 à travers un beau portrait d’elle dans l‘hebdomadaire La Croix. Puis j’ai lu son essai Une jeunesse sexuellement libérée ou presque publiée en 2016.
J’ai énormément aimé le ton de son livre, ses nuances et son humour pour transmettre son message : responsabiliser les gens sur le respect à porter à son partenaire tout en louant l’aspect ludique et épanouissant de la sexualité…quand elle est bien cadrée.
En 2016, Thérèse Hargot tirait la sonnette d’alarme sur les ravages du porno sur la santé mentale et affective. Le porno détruit nos capacités à aimer. Huit ans plus tard, les plateformes et les réseaux sociaux ont révolutionné notre rapport à l’image, la violence se banalise, l’estime de soi est profondément dégradée.
Avant, il y avait le buraliste ou le caissier du cinéma qui faisaient office de garde-fou pour protéger les mineurs. Face aux plateformes, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité de l’avertissement du CSA interdit aux moins de 18 ans.
La pornographie est une drogue dure particulièrement nocive pour notre cerveau, notre imaginaire. Elle détruit le couple et même nos relations amicales entre garçons et filles. C’est la société qui façonne la culture du viol avec la pornographie comme arme massive et industrielle. On ne peut pas dénoncer la culture du viol si on ne s’attaque pas à la pornographie. Vive le sujet casse gueule actuellement.
Tout le monde en regarde ou presque est un excellent livre, bien argumenté avec de nombreux chiffres à l’appui et des témoignages poignants récoltés dans son cabinet.
En fin d’ouvrage, Thérèse apporte dix pistes pour trouver un échappatoire salutaire à la pornographie. J’ai lu différents témoignages de ses patients sur son site Internet et je ne suis pas étonnée de lire pour plusieurs d’entre eux que c’est aussi leur foi en Dieu qui les a aidé à se tirer de ce bourbier mortifère.
Je reçois assez régulièrement des livres en service de presse car j’en fais la demande auprès des éditeurs pour les chroniquer. Cette fois-ci, j’ai voulu aller l’acheter en librairie pour récompenser un travail intellectuel mais aussi un engagement remarquable sur le terrain avec des conférences aux quatre coins de la France à la rencontre de collégiens et de lycéens.
Les précédents articles que j’ai publié au sujet du couple :
On remercie mon frère Ugo et ma belle-soeur Ellyse pour ce chouette cadeau de Noël. Il s’agissait d’un bon Kadoresto où on choisit parmi six restaurants aux ambiances différentes.
Nous, on a choisi le brunch au Wanted café dans le 10eme arrondissement. Nous avions réservé dans la semaine car c’est vite complet. Le Wanted café se trouve juste à côté de la mairie du 10eme arrondissement, au 70 faubourg saint Martin.
On connait un peu ce quartier pour avoir vu une chouette pièce au théâtre de la Renaissance : Un amour de jeunesse. J’ai bien envie de revenir me balader dans ce quartier un dimanche non loin du Grand Rex et des Grands boulevards.
Difficile de donner un avis objectif sur un lieu quand on est invité pour un cadeau. Mon frère est un habitué des bons cadeaux dans des restaurants : Maison Grislaw, le Bistrot André à Valence. Je dois reconnaître que c’est toujours une bonne idée de cadeau.
Avec mon mari, nous ne sommes pas des grands fanas de brunch, nous préférons les plats à la carte. La proposition du Wanted café était un bon compromis. Pour 29€ chacun, nous avions droit à deux plats, deux boissons et au buffet à volonté. Le menu enfant : buffet à volonté avec un jus de saison coûtait 12€.
On a choisi curieusement la même chose : mini burger et œufs brouillés, avec deux jus de pamplemousse. Le buffet était de qualité : jambon cru, muffins au chocolat, salade de fruits, poulet et pommes de terre, pancakes maousses mais tout était savoureux mais sans plus. Même fat à digérer dans l’après-midi.
L’accueil des serveurs fut cordial, nous avons été servis rapidement mais chacun était bien occupé au moment de prendre notre commande.
Pour conclure, c’était une expérience sympathique avec beaucoup de soin apporté à la décoration, le quartier est chouette. Mais nous nous sommes beaucoup plus régalés avec les plats à la carte de Maison Victoria à Vincennes : on sentait que c’était vraiment fait maison.
L’an dernier, en petite section, ma fille a appris des comptines autour des galettes des rois de l’Epiphanie. L’occasion en or de relire le classique Roule galette publié en 1931 (la même année que Babar, le petit éléphant).
C’est l’un des classiques des albums du Père Castor, une collection historique et patrimoniale des éditions Flammarion. Les albums du Père Castor ont, comme les albums de Babar, apporté de vraies innovations révolutionnaires pour la littérature jeunesse.
L’éditeur Paul Fauché s’est appuyé sur les fondements d’une éducation nouvelle qui visait à encourager les enfants à être des lecteurs plus autonomes, sans forcément compter sur leurs parents. Avec l’institutrice de petite section de ma fille, j’ai compris que regarder une image c’était aussi apprendre à lire.
Roule galette est l’adaptation d’un conte traditionnel russe raconté par Natha Caputo et illustré par Pierre Belvès. Il met en scène un couple de vieux paysans qui habitent dans une petite maison dans les bois. Laissée sur le rebord de la fenêtre pour refroidir, la galette va se mettre en mouvement et fausser compagnie à tout le monde.
C’est ce que j’aime le plus dans ce conte (c’est avant tout pour moi que je le lis à ma fille, j’avoue). La galette est si belle toute dorée, elle est maline et rapide… jusqu’au moment où en rencontre plus malin qu’elle…
Pour écrire cet article, j’ai pu compter sur la mine d’or de contenus de France Inter notamment son émission bien connue L’as-tu lu mon petit loup de Denis Cheissoux.
Le choix des animaux comme personnages car les animaux ne racontent pas de bobards
Cette émission analyse que les animaux étaient omniprésents dans la littérature jeunesse des années 1930 : Roule galette, Poule rousse, Babar, Le lion de Kessel… car les animaux apportent une parole vraie, bien utile à l’enfant. A partir des années 1970, les animaux vont peu à peu perdre du terrain dans les albums jeunesse avec des enfants comme héros.
J’ai aussi lu que les albums jeunesse en France ont été inspirés par la nouvelle école du livre russe et le constructivisme de Malévitch et consorts… C’est le cas des Contes du chat perché de Marcel Aymé, de Michka, un autre classique des éditions du Père Castor…
J’aime beaucoup Roule galette pour le rythme assez entrainant de cette ritournelle, la stylisation des dessins totalement intemporels, la mise en page en médaillons et l’usage des doubles pages qui sert à captiver les enfants et leurs parents. Comme le souligne les journalistes de France Inter, « la façon dont la narration de l’image est amenée renforce la portée émotionnelle du texte « .
Enfin, cet album classique des années 1930 séduit encore les enfants au 21eme siècle grâce au travail de transmission fait par les enseignants, les parents et même les jeunes eux-mêmes sur Tiktok avec cette superbe chorégraphie d’un dessin animé phare des années 1990.
Retrouvez ici d’autres articles consacrés aux trésors que l’on se transmet de générations en générations.
J’ai beaucoup aimé mes congés de Noël cette année avec une escapade de trois jours à Marseille en familleet ensuite le reste de la semaine à Paris.
J’ai été bien inspirée de ne pas aller m’aventurer à Paris pendant les fêtes. Nous sommes restées avec ma fille dans ma bonne vieille ville de Fontenay sous Bois à aller au bowling, à la médiathèque…
J’ai pas mal blogué, dessiné dans mon bullet journal et profité de bonnes soirées devant notre vidéoprojecteur à rattraper ma pile à films.
Les films que j’ai vu pendant les vacances de Noël.
Chicken run, la menace nuggets, sortie sur Netflix le 15 décembre.
J’ai vu Chicken run en 2000 avec mon frère et mon père pour l’inauguration du multiplexe Pathé dans notre petite ville de Valence. Moi je ne suis pas trop Disney, ni Marvel, ni Pixar mais j’éprouve une tendresse particulière pour ce dessin animé en pâte à modeler. Il vient des studios anglais de Bristol, ceux qui ont vu éclore Wallace et Gromit ainsi que Shaun le mouton.
Il raconte comment une communauté de poules ont fomenté un plan pour échapper de leur poulailler aux allures de camp de concentration. En 2023, Ginger, Rocky et leurs amis reviennent sur Netflix avec une suite : La menace nuggets.
C’est toujours la même trame mais le scénario fonctionne toujours aussi bien. J’aime particulièrement cet univers de la débrouille avec des objets du quotidien réemployés avec brio pour réussir une fuite rocambolesque. J’ai fait une vraie boulette en montrant ce dessin animé à ma fille qui n’a pas encore cinq ans. La fermière Mme Tweedy est tellement effrayante qu’elle en a cauchemardé trois soirs d’affilé.
Droits réservés Netflix
Première année avec Vincent Lacoste et William Lebghil réalisé par Thomas Lilti en 2018
J’ai tardé à voir ce film car les premières années d’université ne sont pas un excellent souvenir pour moi. Je me suis davantage régalée une fois reçue en DUT métiers du livre.
Le thème du film était donc beaucoup plus agréable à suivre, quinze ans après les bancs de l’université pour moi. J’ai bien pensé à mes copines Marie, Mebru, Rebecca qui étaient avec moi au lycée et au foyer la Vigie quand elles me racontaient leur quotidien d’étudiantes en médecine.
Les deux personnages principaux jouent très bien (grande admiration pour Vincent Lacoste), c’était bien mieux que les Beaux gosses mais je sors mitigée de cette soirée cinéma pendant les vacances. A part que c’est une année de vie très difficile pour de très nombreux jeunes, je n’ai pas décelé de vrai message dans ce film.
Cependant, je suis admirative de mes cousins Léna, Robin et Marine qui ont réussi ce rite de passage terrible et en faire un métier si utile dans notre société.
Les trois mousquetaires : D’Artagnan, première partie avec François Civil, Pio Marmaï, Romain Duris, Vincent Cassel, Eva Green, Lyna Khoudri, réalisé par Martin Bourboulon
En juillet dernier, je suis allée voir avec mes collègues de travail une exposition formidable La haine des clans au musée de l’Armée. Elle raconte comment les rivalités politiques et religieuses entre protestants et catholiques ont mis la France à feu et à sang au 16eme siècle.
Cela m’a donné envie de voir l’adaptation cinéma du roman d’ Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires avec un casting des meilleurs acteurs français actuellement. Les trois mousquetaires a été adapté au cinéma une trentaine de fois. A quoi bon une adaptation de plus ? On connait l’histoire par coeur et pourtant on s’y replonge avec plaisir car c’est une histoire familière.
Avec mon frère, on adorait regarder un dessin animé Albert le 5eme mousquetaire sur France 3 qui m’a donné la passion de l’ Histoire de France. J’ai beaucoup aimé cette première partie D’Artagnan pour le suspens procuré par l’histoire, François Civil et Vincent Cassel tirent leur épingle du jeu.
On se passionne pour les ferrets de la reine et ce qu’ils vont devenir. Les scènes tournées dans la cour du Louvre ou au Val de Grâce sont époustouflantes. J’ai hâte de voir le second volet : Milady. Ce premier film a séduit plus de 3 millions de spectateurs dans les salles obscures.
C’était vraiment le bon film, familier pour convaincre les Français de retourner au cinéma après trois ans de pandémie.
Les livres que j’ai lu
Un destin sauvage, si sauvage d’Inga Vesper, éditions de la Martinière
Son précédent livre Un long, si long après-midi était agréable à lire sans être un chef d’oeuvre. Mais j’ai quand même voulu lire le second livre d’Inga Vesper. Il raconte deux trajectoires d’une grand-mère et sa petite-fille.
Cornélia est une jeune veuve de 40 ans qui tire un peu le diable par la queue pour élever sa fille unique tout en maintenant à flots un motel miteux dans un désert américain dans les années 1930, après la ruée vers l’or. Sa mystérieuse disparation va avoir des conséquences directes dans la vie de sa petite fille Glitter qui a installé dans ce motel une communauté hippie totalement rebelle à l’autorité.
J’ai choisi de parler de ce livre ici dans cette sélection non pas pour sa qualité littéraire que j’ai trouvé sommaire mais pour le thème qu’il porte. La relation conflictuelle entre ces jeunes hippies et leurs parents m’a beaucoup questionnée. C’est vraiment le choc des générations entre deux époques aux Etats-Unis.
Les parents nés dans les années 1930-1940 passent vraiment pour de vieux boomers et leurs enfants n’ont plus le moindre respect pour eux. Ils voient une dictature fasciste de partout, l’amour libre ne leur apporte pas seulement épanouissement et liberté : les filles sont terrorisées que la dope les aient conduit à des relations sexuelles débridées et à risque…
Cela m’a fait immédiatement pensé à une autre de mes lectures marquantes en 2022 : Toujours là pour toi de Kristen Hanna , adapté par Netflix. On tord le cou à l’image du gentil hippie pacifique avec les personnages de Cloud, Glitter , Automn…
Corniche Kennedy, Maylis de Kerangal, Gallimard
Je n’ai pas lu ce roman jusqu’au bout car le style littéraire était bien trop frénétique pour moi. Mais j’ai admiré la manière dont l’auteure sait raconter une jeunesse marseillaise avec sa fougue, ses rêves et son dynamisme.
Elle décrit une réalité sociologique qui perdure : la volonté de s’offrir des sensations fortes, goûter aux risques dans l’un des plus beaux endroits de France : La corniche Kennedy à Marseille.
J’espère qu’en 2024, je parviendrai à lire plus de romans car cela me détends bien dans les transports en commun. Voici le blog qui m’aide bien à choisir des histoires de qualité : My little pretty books. J’ai commencé de lire Le cactus, les piquants sans la fleur de Sarah Haywood.
Plus que de courir à droite à gauche faire des activités en ville, ce sont véritablement les films et les moments lecture qui ont nourris mes vacances.
J’ai découvert ce roman sur le compte Instagram de son éditeur Robert Laffont. En 2023, j’avais eu la chance de chroniquer L’âge bête de Géraldine Dormoy et Une reine de Judith Elmaleh, grâce à leurs envois en services de presse. J’en profite pour remercier chaleureusement l’éditeur pour ce nouvel envoi.
Une reine et Dix-neuf marches ont un point commun : deux auteures qui racontent les conditions de vie difficiles de leurs grands-mères. Mimi, la grand-mère de Judith Elmaleh a été la seconde épouse d’un homme beaucoup plus âgé pour lui donner des enfants dans le mellah de Casablanca dans les années 1930. La grand-mère de Milly Bobby Brown, Ruth, a vécu les bombardements incessants dans son quartier populaire de l’East End à Londres.
Moi, j’ai voulu lire ce roman historique car il m’a fait penser à ma famille maternelle du Pas de Calais notamment à Julienne, mon arrière-tante et à Annette, ma grand-mère qui ont dû fuir leur maison pendant l‘exode pour se réfugier en Touraine en juin 1940. Ma grand-mère avait trois ans et sa tante était enceinte de son premier enfant.
Mon avis sur ce roman historique :
La beauté de cette couverture de roman est époustouflante : cette vue brumeuse du parlement et de Big ben survolée par deux avions militaires est sacrément efficace. On se plonge tout de suite dans l’atmosphère de ce roman. Il me rappelle un tableau de Monet qui a peint de nombreuses fois le Parlement anglais.
C’est l’histoire d’une famille issue d’un quartier populaire qui tente de vivre normalement malgré les sirènes incessantes qui les obligent à se ruer dans la station de métro la plus proche, transformée en abri anti-bombardements. Nellie, la jeune fille de la famille est secrétaire de mairie et essaie de vivre sa jeunesse malgré la guerre. Elle va rencontrer l’amour de sa vie, Ray, un aviateur américain qui doit prendre des risques incroyables pour gagner la guerre et libérer l’ Angleterre.
Le style littéraire de ce roman est assez sommaire, il creuse peu les émotions et les aspirations intimes de chacun . Pour résumer, la psychologie des personnages est peu développée. Dix-neuf marches est clairement un roman young adult pour ceux qui suivent de près Milly Bobby Brown.
Cependant, j’ai beaucoup aimé cette manière de raconter aux jeunes du 21eme siècle, le quotidien d’une jeune fille de leur âge dans les années 1940. Cela m’a beaucoup fait pensé à une scène de la saison 6 de The Crown. Les jeunes princesses Elisabeth et Margaret décident de filer en douce de Buckingham palace pour aller fêter la victoire et la Libération avec des soldats américains au sous-sol du palace Ritz.
Ce roman raconte un fait historique particulièrement tragique : 173 morts dans une énorme bousculade pour rejoindre en toute hâte un abri anti-bombardement dans un quartier populaire de Londres.
Cela m’a fait pensé à ma série favorite Call the midwife qui raconte les mémoires d’une sage-femme confrontée aux réalités sociales d’un autres quartiers de l’East End. Comme quoi, on les décrit beaucoup mais les cockneys sont des personnages de romans captivants.
Retrouvez-ici mes coups de coeur pour la culture anglaise. Hugh Grant a cité en ambassadeurs David Beckham, Harry Potter, Shakespeare et Sean Connery dans son mythique discours de Premier ministre dans le film Love Actually.
Je vous invite à découvrir ma passion pour la culture anglaise dans ce blog, j’écris des articles en attendant patiemment que mon mari m’organise un week-end à Londres ou à Brighton…
La rétrospective de l’année est très à la mode sur les réseaux sociaux. Cela fait des années que je me prête à cet exercice. Et j’avoue que jeter un coup d’œil dans le rétroviseur m’aide beaucoup pour aller de l’avant.
Cependant, cette année, compte tenu de la lourdeur de l’actualité sociale et internationale, j’ai eu du mal à écrire cet article. Alors j’ai voulu me replonger dans mes meilleurs articles de blog.
En janvier, nous avons reçu mon oncle et ma tante de Marseille avec qui nous avons fait la découverte d’un nouveau musée numérique : L’atelier des Lumières. L’exposition visuelle et musicale autour de Tintin a conquis les trois générations de la famille.
En février, j’ai eu la joie de pouvoir investir mon propre bureau hors de l’open space. Un confort sans égal. J’ai réalisé un vieux rêve en écrivant enfin un article consacré à une longue passion pour la peinture de Vermeer dans les musées et dans mon frigo ! Les éditions Grasset m’ont envoyé à ma grande joie le témoignage de Ginette Kolinka qui m’a donné une sacrée leçon de vie.
En mars, nous avons assisté en famille à un spectacle de cirque à côté du pavillon Baltard. C’était long d’attendre le début et les bancs en bois était tout sauf confortables mais c’était un bon moment en famille. J’ai vu un documentaire sur France 2 qui s’appelle La révolte des vieux de Laure Adler. Cela m’a donné envie d’écrire un article sur ce sujet car le fossé générationnel clive les familles à un point de non retour et cela m’effraie.
En avril, nous avons affronté les vents et la pluie pour aller se régaler d’un délicieux plateau de fruits de mer à Dieppe le 1er avril. Et puis, j’ai renoué avec le plaisir d’aller au cinéma voir Sur les chemins noirs et surtout Je verrai toujours vos visages, mon coup de coeur cinéma de cette année pour l’humanité réconfortante que montre Jeanne Hery dans ses films.
En mai, nous avons fêté les 35 ans de mon mari au Rosa Bonheur, du lac des Minimes. On a découvert une balade inoubliable au parc de Noisiel près de l’ancienne chocolaterie Menier. Mai a été un bon moment car il a marqué l’arrivée dans la famille de Noémie, ma nièce et Oscar, un petit cousin.
En juin, nous étions enchantés de rencontrer la petite Louise avec ses parents à Saint Germain en Laye et d’assister au premier spectacle d’éveil musical de notre petite fille. Je me suis régalée de participer au diner des libraires Kube, au jardin des plantes et de rencontrer Marie Vareille, une de mes auteures favorites.
En juillet, nous sommes allés dans la Baie de Somme : Au Crotoy pour la fête nationale. Le temps n’ était pas terrible pour l’été, on a dû se réfugier dans l’église pour se protéger de l’averse.Nous avons eu le droit à une chouette « sortie scolaire » avec le bureau pour découvrir l’expo La haine des clans au musée de l’Armée.
En août, nous avons passé d’excellentes vacances en famille en Bulgarie. On a fait du bateau pour touristes à Sozopol, on a vu les copains à Sofia… Et j’ai écrit un article qui me tenait à coeur dédié à Jane Birkin.
En septembre, ce fut le début des activités sportives pour Emma et moi. Un grand (auto) coup de pied dans les fesses bien salutaire pour moi. Et un bon moment de rigolade quand nous nous sommes retrouvées à assister à un sketch du Morning night de Michael Youn avec mes collègues devant le Panthéon.
En octobre, nous avons eu la visite de nos cousins marseillais à qui nous avons fait découvrir nos meilleurs spots. On a ainsi découvert notre meilleure adresse pour bruncher : maison Victoria à Vincennes. C’est vraiment très bon et l’accueil est vraiment de qualité. Les soirées ciné-débat de l’ABF m’ont encore procuré de beaux moments de qualité avec la projection du film Invincible été et la rencontre de la réalisatrice du film et Olivier Goy. C’est le récit de son combat contre la maladie de Charcot.
J’ai aussi lu un excellent témoignage Le nom du Père de Vinz le mariachi et j’ai enfin pu me mettre dans le mood de l’automne grâce à des bons films et livres marquants.
En novembre, on a ensoleillé nos samedis pluvieux avec ma fille en regardant les films Paddington sur Netflix. Mon mari a changé de lieu de travail. Je suis allée voir le film biographique Bernadette, un chouette portrait de femme qui raconte la revanche des ringards. C’était un régal de me replonger dans les années 1990-2000 de mon enfance.
Et enfin en décembre, j’ai fait plein de choses intéressantes comme participer à un beau dîner de Noël avec mes collègues dans une très belle maison 1930 à Neuilly. J’ai aussi participé à un séminaire qui présentait les nouveautés en librairies pour le printemps chez le 4eme groupe d’édition du pays. J’ai commencé l’année avec l’expo Tintin, je la termine en lisant Astérix et Gaston Lagaffe.
On a dit au revoir à Mamie Eveline après 91 années passées dans son Ardèche natale, ses talents pour réussir le pain perdu et transmettre sa passion pour la couture ont été reconnus ! Nous avons rejoint notre famille à Marseille pour fêter Noël avec eux au pays des crèches.
Après ce bilan 2023, je vous souhaite une belle année 2024. Je rêve d’un moment suspendu où les réseaux sociaux ne s’emballeront plus pour buzzer sur ce que l’Homme est capable de faire de plus médiocre.
L’année 2023 a été rude d’un point de vue collectif en France entre l’inflation, les émeutes à cause des violences policières, la sidération face à l’horreur vécue par les civils israéliens et palestiniens, la guerre en Ukraine qui continue et qui n’intéresse plus grand monde dans les médias…
Ma conclusion n’est pas bien joyeuse mais ça serait trop facile de se satisfaire de passer entre les gouttes et être indifférents à la souffrance de ceux qui nous entourent. Je vous souhaite à tous de vivre en 2024 des petits moments de vie lumineux en famille, avec vos familles, vos voisins. Autant de mains tendues, de petites attentions qui sont beaucoup plus puissantes qu’un bad buzz sur votre compte Tiktok.
Et pourtant ce n’était pas gagné au départ. Je voyais les recycleries et autres ressourceries d’un œil très circonspect, alors que mes parents étaient convaincus de longue date par ce mode de consommation.
Et puis de nombreux commerces que j’appréciais beaucoup ferment leurs portes : Camaïeu, Tati, Gap… On trouve de moins en moins facilement des chaussures de qualité, des vêtements qui donnent envie de les garder longtemps dans ses placards.
C’est mal taillé, il y a vite rupture de stock car les boutiques de vente en ligne trustent toutes les bonnes tailles…
Bref, j’en ai eu ma claque et j’ai commencé à faire du lèche-vitrines sur Vinted pour me trouver des chaussures Gola en liberty, un manteau Gisèle de Promod , des boots Vanessa Wu que j’avais découvert à Quai 71…
Je ne suis pas non plus totalement convaincue par Vinted qui concurrence sérieusement des oeuvres comme Emmaüs ou bien les commerces de centre-ville. Je considère que ce n’est pas mon métier de prendre des photos pour vendre mes vêtements (je trouve cela bien fastidieux en plus), je préfère les donner pour faire plaisir.
Mais j’achète en seconde main car retrouver des anciens modèles que l’on aimait porter et que l’on sait de bonne qualité, sont de bons repères pour ne pas gaspiller son argent.
J’ai véritablement sauté le pas d’acheter mes vêtements en ressourcerie avec l’ouverture de l‘association Habitudes à Val de Fontenay.
Le lieu est assez sombre mais les bénévoles de l’association ont su en faire un lieu chaleureux avec des portants, des cabines d’essayage… comme un vrai magasin.
Quel plaisir de pouvoir s’acheter deux ou trois vêtements pour 20 euros et de regarder si les vêtements que j’ai donné ont été achetés…
C’est une forme d’économie circulaire et solidaire que je ne connaissais pas et qui me plait beaucoup.
En seconde main, j’ai aussi acheté sur Vinted, une carafe glouglou et un DVD des deux premières saisons d’HPI. J’ai eu une mésaventure avec ce petit modèle ci dessous que je vais recycler en soliflore. Je me suis fait avoir par ses dimensions miniatures : 18 cm de haut.
Mais j’ai été plus chanceuse la deuxième fois avec une superbe carafe poisson(tout en haut de l’article). J’ai même pu l’acheter en main propre en rencontrant la vendeuse à Chatelet les Halles. C’était un cadeau qu’elle avait reçu et ça lui plaisait moyennement.
Ce que j’aime avec la seconde main c’est de chercher l’histoire d’un objet que j’aime. Pour moi, Vinted c’est une brocante 2.0.
Ces fameuses carafes glouglou sont à la mode depuis quelques années sur Instagram, j’en ai vu chez Sostrene Grene et je l’ai testée chez mon amie Rachel. Mais je les trouvais assez lourdes à porter et surtout un peu onéreuses : environ 60 euros.
C’est un modèle anglais qui date de 1870, il a séduit la reine Elisabeth lors d’une de ses visites dans une manufacture de céramique. La carafe est arrivée en France dans les années 1930.
On observe un véritable tournant écologique car il y a cinq ans, il était impensable d’offrir des cadeaux de Noël de seconde main.
Et vous dans quels domaines avez-vous pris l’habitude d’acheter de la seconde main ?
Ce bullet journal 2023 est paradoxalement celui que j’ai le plus réussi et celui qui m’a donné également le plus de mal.
En 2023, j’ai choisi un Leuchturm bleu canard, d’une taille intermédiaire entre le format A5 et le A4 car quand je colle trop de papiers dedans, le format A5 explose.
Un tournant à prendre : moins de collages, plus de petits dessins mainstream
J’ai quand même eu ce souci en cours d’année et j’ai bien envie d’alterner en 2024 entre collages et petits dessins. Mais cela me demande pas mal de temps de recherches sur Pinterest et Instagram.
Et puis, j’ai subi tout de même une érosion de matériau puisque je ne peux plus trouver mon bonheur dans la presse gratuite urbaine.
Avec la crise économique, les cinémas Pathé et Mc Donald’s ont décidé de stopper leur petit magazine culture, véritables mines d’or pour moi.
J’y collectais des affiches de films, des idées lecture ou encore des bonnes adresses lifestyle. Heureusement qu’il me reste les visuels du magazine La Croix auquel mes parents sont abonnés.
J’ai réalisé au cours de cette année que j’aimais créer un journal de bord éclectique, fait du hasard de mes trouvailles même si les motifs que je dessine sont très mainstream (massivement populaire).
Un bullet journal sous le signe de l’éclectisme
Depuis des années, je suis avec délectation la chaîne Youtube et le site Internet : Les astuces de Margaux. Ses plan with me mensuels sont vraiment de qualité et m’ont maintes fois inspirée. Sa petite entreprise de papeterie est assez ahurissante de débrouillardise. Mais je ne saute pas le pas de choisir ses stickers car je n’aime pas l’unité de thématique pendant tout un mois.
J’ai divisé les 218 pages de mon carnet en douze mois de l’année. Soit neuf doubles pages par mois. Et il faut que ça soit éclectique, briser la monotonie sinon je m’ennuie vite.
D’ailleurs, la page blanche s’est souvent imposée entre septembre et novembre car je n’avais plus d’idées. D’ailleurs, je suis en train de réfléchir pour 2024 si je continue à découper mon année ainsi dans mon carnet.
Je me rends bien compte que je suis arrivée à un tournant dans ma pratique du bullet journal. Certaines belles habitudes perdurent : y noter les moments de vie que j’ai envie de garder en mémoire comme ma fille qui vient d’apprendre son premier poème en moyenne section de maternelle. Mais en 2024, j’ai très envie de faire évoluer mon bullet journal.
Voici un bref bilan des pages que j’ai préféré faire : une double page qui résume mes moments de vie pendant ces douze derniers mois. En 2023 j’ai inauguré des pages people dédiées à des personnalités inspirantes au niveau planétaire : Frida Kahlo, Tintin, Les Beatles, Brigitte Bardot, Jane Birkin. Pas sur que je recommence cette année mais ça m’a bien plu. J’ai bien aimé aussi faire des planches de tendance avec un mood d’hiver hygge et emballage de Panettone en janvier.
Mes regrets : ne pas pouvoir tenir chaque mois le challenge 30 jours, 30 collages mais c’est trop difficile. Ce plaisir devient rapidement une prise de tête. J’ai seulement réussi en janvier et en août. Mon bullet journal reflète aussi mes aspirations actuelles : le regret de ne pas profiter plus de Paris dans mon quotidien.
J’ai aussi innové en faisant de mon bujo aussi un album de famille avec les nouveaux nés, les personnes qui nous ont quitté, les bons moments avec les amis, notre famille en Bulgarie. Il me sert aussi à planifier ses vacances bien méritées.
C’est mon quatrième bullet journal par année. Ils ne sont jamais vraiment terminés et cela me laisse un drôle de goût, celui de l’inachevé. Je ne passe pas de temps à les relire mais c’est un bon aide-mémoire réclamé par mon mari pour retrouver un de nos souvenirs.
En décembre, c’est le plus beau mois du bullet journal. Les mois où je suis le plus inspirée c’est souvent janvier (ah les bonnes résolutions !), avril (le renouveau du printemps, mon anniversaire), août (car j’ai du temps et je suis en mood swimming pool) et décembre.
Par contre, les mois pluvieux et ternes, je commence à traîner devant mes films et séries Netflix à mon grand désarroi créatif.
Une série de pages de bilan pour terminer en beauté son carnet.
Cette année, je suis très satisfaite car je suis parvenue à faire dans les dernières pages de mon carnet cinq ou six pages de bilan. Je me suis régalée à faire une page avec les films et les livres lus en 2023.
J’ai également fait une rétrospective des endroits visités en 2023 et planifié mes projets pour 2024. J’ai listé mes meilleurs articles de blog. Avec cette série de pages, je suis bien partie pour que cette année, je termine pour la première fois un bullet journal en entier.
Je vais mettre à profit ces vacances de Noël pour réfléchir à mon bullet journal 2024 et je raconterai bientôt le résultat de mes réflexions. 2024 sera sous le signe de l’innovation pour prolonger celles de 2023.
Bref, tenir un bullet journal c’est une vraie discipline mais la curiosité et les encouragements que me témoignent mon entourage sont de belles récompenses qui me donnent envie de continuer !
Pour Noël, nous avons eu la chance de partir à Marseille, trois jours très ensoleillés, invités par ma tante et sa famille. Je suis venue des dizaines de fois à Marseille, c’est ma ville de coeur, incomparable avec Paris. Et pourtant je découvre toujours de belles surprises à visiter.
Le Marseille de la Belle époque (vers 1900 ) me fascine, j’ai contribué à la rédaction d’une analyse d’oeuvre consacrée à l’autobiographie La gloire de mon père de Marcel Pagnol.
Le palais Longchamp
Je l’avais étudié pendant mes études d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre et c’est vraiment un monument impressionnant à Marseille. En 1836, une épidémie de choléra frappa Marseille par manque d’eau. Un canal fut creusé et on désigna Henri Espérandieu, l’architecte de Notre Dame de la Garde pour concevoir un grand monument qui mettrait en scène cette arrivée d’eau sur le plateau de Longchamp. Si vous aimez la sculpture publique, vous allez être ravis avec cette gigantesque scène mythologique. Les animaux représentent les grandes rivières qui alimentent Marseille : l’Huveaune, la Durance…
C’est un lieu majeur de culture puisqu’il abrite le musée des Beaux-arts et le muséum d’histoire naturelle. Son parc est très beau, vestige d’un très ancien zoo entre 1855 et 1987.
Puis, on a fait un tour de manège sur la Canebière et on a pris le bus 83 en direction du Prado, sur le Vieux-Port pour rejoindre la corniche Kennedy.
Nous avons été épatés par la régularité des transports en commun en centre-ville un dimanche, veille de fêtes. On a pris un pass 10 tickets à 15€10 pour nos allers et retours depuis le métro La rose et c’était amplement suffisant pour cumuler bus, métro et tramway. Il y avait même un billet special Noël à 1.80€ encore plus avantageux mais on a loupé l’info.
La Corniche Kennedy est vraiment l’endroit que je préfère à Marseille, peut être même en France. Cet immense banc de béton qui longe la corniche sur la rade de Marseille avec le château d’If, les îles du Frioul et l’Estaque en face est vraiment un lieu enchanteur. La vue du Mucem est époustouflante aussi mais la perspective de la corniche Kennedy est unique en son genre.
Elle a d’ailleurs inspiré un roman sociétal à l’image de Marseille : Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal. Je l’ai lu, c’est plus sociologique que romanesque mais l’auteure a su saisir toute la vivacité de cette jeunesse marseillaise.
On a découvert un excellent restaurant de poissons avec vue sur mer entre le vallon des Auffes et la plage des Catalans.
Il s’agit du Petit pavillon. L’accueil est très agréable et la carte à la hauteur de ses tarifs. Comptez une trentaine d’euros pour une sole meunière avec riz et légumes ou une cassolette de lotte et noix de Saint-Jacques avec pâtes fraîches de qualité. C’était un très bon moment pour terminer en beauté 2023.
En début de soirée, direction Allauch, le village où vivent mes cousins depuis toujours. J’ai assisté à un très beau spectacle : la descente des bergers depuis Notre Dame du chateau. C’est une tradition ancestrale d’Allauch avec une centaine de figurants en costumes d’époque avec des chèvres et des chevaux qui accompagnent ce beau tableau de Nativité provençale. C’était très émouvant pour moi d’entendre en provençal les chants que nous chantons le dimanche à l’église : A toi la gloire et Amazing grace…
Allauch, c’est une terre de santonniers et de moulins dont un est toujours en activité. La place des moulins avec la vue sur tout Marseille à la tombée de la nuit m’a beaucoup impressionnée. Le feuilleton Plus belle la vie vient d’y poser ses valises. La place de l’église est vraiment très belle, c’est simple ce village c’est une crèche provençale grandeur nature !
En toute honnêteté, je n’ai pas une grande passion des danses folkloriques, le style provençal en décoration me rebute. Mais bien distillé, c’est un beau symbole identitaire. Et cette descente des bergers restera un beau souvenir de cette fin d’année 2023. Je pense que le message chrétien auquel je crois m’a beaucoup plus. Représenter la Nativité dans les rues est beaucoup plus facile pour parler de Dieu car les églises font un peu peur à ceux qui ne les fréquentent pas.
D’ailleurs, j’avais écrit un article sur Noël en Provence, l’an dernier. Grâce au Bazar de l’hôtel de ville à Paris, j’avais découvert des cigales stylisées et modernisées. Ma tante qui connait bien mes goûts m’en a offert une cette année. Elle vient de l’atelier de céramique Louis Sicard.
C’était un vrai régal de passer ces fêtes en famille en Provence car on y est toujours bien accueillis.
A retrouver dans ce blog d’autres articles consacrés à Marseille :
Cet automne, l’actualité littéraire est marquée par les sorties en librairie des albums de deux locomotives du 9eme art : Astérix (tiré à 5 millions d’exemplaires) et Gaston Lagaffe (800 000 exemplaires édités par Dupuis.
Derrière la bataille des chiffres de vente dont raffolent les journalistes, se cachent des générations de lecteurs comme moi qui ont découvert la passion de la lecture avec Gaston à 7 ans. Avec mon frère, on décalquait les dessins d’Obélix pour faire comme Uderzo…
La qualité du trait graphique : avantage Gaston.
Quand j’étais enfant, j’ai eu un vrai coup de coeur pour l’univers de Gaston Lagaffe : le petit chat tellement mignon, la mouette rieuse, Mademoiselle Jeanne l’amoureuse éperdue, la vieille voiture antique totalement foutraque, le gendarme fou Longtarin, son instrument de musique aux sonorités et aux vibrations insoutenables, ses inventions géniales…
Et surtout cette mise en abyme d’un bureau de dessinateurs de BD. Gaston et Spirou sont les meilleurs ambassadeurs de la BD belge dans le monde entier.
Je pense sincèrement que c’est la lecture de Gaston Lagaffe qui m’ a donné envie de travailler dans une maison d’édition.
André Franquin était réputé pour son sens du rythme pour que les gags qu’il dessinait aient une forme de dynamisme inégalée, sa ligne claire était reconnue dans le milieu de la BD. Cela donna à son successeur québécois Delaf une sacrée pression : quatre ans de travail pour quarante-quatre pages de gags.
Le retour de Lagaffe est donc une réussite : Delaf n’a pas commis d’impair mais cela reste quand même une succession de gags en entreprise tel une compilation d’anciens albums.
Cependant, j’ai bien aimé la chute de l’album avec ce personnage du dessinateur raté qui tire son épingle du jeu…
L’originalité du scenario : avantage Astérix avec ce nouveau album L’iris blanc.
Enfant, je lisais comme tout le monde Astérix mais sans réel attachement aux personnages comme celui que j’avais pour Le petit Spirou, Les Tuniques bleues, Gaston Lagaffe, Natacha, Benoit Brisefer…
J’ai redécouvert le plaisir de lire Astérix il y a quelques années avec les albums de Jean-Yves Ferri et Fab Caro. Pourtant les premières pages de l’Iris blanc. Je trouve sa palette chromatique un peu moche, le César de Vincent Cassel au cinéma avait un port beaucoup plus altier.
Mais la qualité du scénario de l’Iris blanc m’a bluffée. On retrouve totalement le regard critique de Goscinny et Uderzo sur la société de leur temps et les travers de leurs contemporains. Ce nouveau album s’amuse de la parole bienveillante totalement galvaudée au détriment de l’esprit critique et de l’authenticité.
Cet album promet bien des rires mais il apporte une vraie réflexion de fond sur la bienveillance à tout prix. C’est une très bonne étude des relations humaines. Astérix est la BD marquante de mon année 2023 !.
En écrivant cet article, j’ai voulu faire des recherches un peu plus poussées sur ces deux phénomènes éditoriaux que sont Astérix et Gaston Lagaffe. Crées respectivement à la fin des années 1950, Gaston Lagaffe et Astérix cumulent des chiffres de ventes tout à fait démentiels.
La BD est une industrie du livre aussi dynamique que la littérature. Il a été vendu entre 1957 et 1996, date de la mort de Franquin, plus de 32 millions d’exemplaires des 21 albums de Gaston Lagaffe, traduits en 27 langues.
Astérix est la bande dessinée la plus vendue au monde puisque son 40eme volume L’iris blanc, va lui permettre de franchir bientôt la barre des 400 millions d’exemplaires vendus. Cocorico, Astérix vend mieux que le voisin belge Tintin et ses 220 millions d’albums.
Commercialement parlant, c’est donc une très bonne idée de lancer un nouvel album de Gaston Lagaffe en même temps qu’un nouvel Astérix, cela permet des ventes additionnelles !
Les derniers albums de Gaston Lagaffe et Astérix, symboles de la BD francophone vont rejoindre l’Australie pour garnir le sapin de Noël de mon frère et sa famille, installés à Melbourne. Ce sont des souvenirs d’enfance inégalables.
D’autres articles qui célèbrent le 9eme art dans ce blog :