Du livre à l'écran·Romans

Les petites robes noires, chronique de la construction de la féminité par la mode.

Adapté au cinéma en 2018 (disponible sur la plateforme Netflix), Les petites robes noires est un feel good booking écrit par Madeleine Saint James, publié par Albin Michel. Je connaissais déjà l’existence du livre mais je n’avais pas forcément accroché à cette histoire pour me lancer dans sa lecture. Comme souvent, les adaptations de livres au cinéma me donnent envie ensuite de lire le livre. J’en ai même fait une rubrique ici : Du livre à l’écran.

J’ai bien aimé regarder cette comédie feel good qui m’a fait du bien, elle m’a détendue des informations anxiogènes sur les incendies en Gironde, fin juillet. L’histoire se déroule dans un grand magasin de Sydney en 1959.

Le résumé :
Ce roman historique se déroule dans un grand magasin de Sydney en 1959. Il raconte le parcours de trois vendeuses du magasin : Fay, Patty et Lisa qui sont chacune à leur âge à un carrefour de leur vie. L’influence de Magda, une réfugiée slovène qui s’occupe des robes haute couture va s’avérer déterminante pour l’évolution personnelle de Lisa et de Fay en particulier.

Ce roman a été écrit par Madeleine Saint James, une romancière australienne qui a étudié dans les grandes universités anglaises. Après le succès de son premier roman Rupture et conséquences, elle a refusé que ses romans suivants soient traduits à l’étranger. Ce sera finalement fait après sa mort en 2006.

Le film est très fidèle au roman. On sent que l’auteure règle un peu ses comptes en définissant le mari de Patty Williams comme étant un con de manière assez arbitraire. Le personnage du père de Lisa est fort intéressant également. C’est un homme très nationaliste qui ne comprend pas très bien ce que sa fille irait faire à l’université. Mais mère et fille vont habilement le manœuvrer en douceur.

Comment une robe peut transformer l’allure d’une jeune fille et l’aider à devenir une femme?. Voila le message de ce film un peu frivole mais qui vous apportera une bonne détente bienvenue en ces temps anxiogènes.

Je me suis régalée avec ce film car il résume bien ce que la mode représente pour moi. Il y a une scène où Magda prête une ceinture à Lisa mais aussi un foulard, elle lui retire ses lunettes et la maquille discrètement. J’ai trouvé cette scène sacrément efficace car elle montre le pouvoir de la mode même la plus courante avec des accessoires pour transformer l’allure et la démarche d’une personne et lui donner de l’assurance.

J’ai regardé des tonnes d’épisodes de Nouveau look pour une nouvelle vie animée par Christina Cordula sur M6 avec mon amie Karine. J’aime tellement dépareiller un look pour ne pas avoir l’air uniforme. J’ai eu une mamie qui n’avait pas un gros budget vêtements mais qui s’arrangeait toujours pour trouver le petit collier en toc ou le sac qui va bien pour habiller un look.

L’impact de la mode dans le film Les petites robes noires

Il y a un autre moment clé du film particulièrement réussi. Lisa a une maman un peu nunuche mais qui va faire de sacrés efforts pour laisser sa fille unique voler de ses propres ailes. Elle est touchante car elle a du mal à se rendre compte que sa petite lycéenne est en train de devenir une femme surtout au contact de ses collègues du grand magasin. Elle lui confectionne des robes rose bonbon, terriblement enfantines, limites avec des smocks.

Alors que Lisa rêve d’une robe du rayon haute couture de Magda avec des modèles uniques sur mannequins. Magda cite Jacques Fath, Christian Dior comme des références à l’approche des sixties. Le New look fut une vraie révolution mode même en Australie.

Le titre du roman et donc du film fait référence à l’uniforme des vendeuses du grand magasin mais aussi à cet incontournable de toute femme : la petite robe noire dessinée par Coco Chanel dans les années 1920, c’est aussi le nom d’un parfum de Guerlain ou encore la tenue de scène d’Edith Piaf.

La jeune Lisa me rappelle un peu Eilis, la jeune femme irlandaise qui travaille dans un grand magasin à New York : Brooklyn, l’un de mes livres préférés.

Pourquoi Les petites robes noires est un feel good movie.

Je ne me suis pas attardée sur la belle histoire d’amour que vit Fay, l’une des trois vendeuses de l’histoire avec Rudy, un jeune réfugié hongrois rencontré au nouvel An chez Magda et son mari. C’est attendrissant, cette jeune femme qui n’attirait que les hommes rasoirs et volages se retrouve avec un homme amoureux qui veut s’engager avec elle.

La fin du film est assez ennuyeuse, je trouve la scène du repas assez loupée et peu intéressante mais ce fut quand même un bon moment de détente autour de la mode et de son pouvoir magique pour aider l’estime de soi d’une jeune femme.

Dans un prochain article, je vais expliquer point par point pourquoi Le diable s’habille en Prada est un film iconique où une jeune fille transforme aussi son allure et prend le dessus sur une manager toxique.

Ce que j’ai appris de la mode grâce aux marques de prêt à porter françaises.

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