Blogs, podcasts et applications numériques·Bullet journal

Se mettre enfin dans le mood de l’automne…

L’ automne est enfin là. A Paris, la transition a été brutale en moins d’une semaine vers le 12 octobre, nous avons perdu une dizaine de degrés. Il a fallu trouver les pulls en haut de la penderie en toute hâte.

Mais le vrai bénéfice a été de se mettre dans un bon mood chocolat chaud, lectures et séries Netflix… Septembre et octobre sont de loin les deux mois de l’année que je préfère. L’automne, c’est la période de créativité toute azimut sur les réseaux sociaux pour le bullet journal mais il faut que je trouve une idée un peu originale cette année.

Dessin inspiré par @Unbulletdanslocean

Fana d’autobiographies de célébrités ou d’anonymes.

En octobre, à mon grand désespoir, je n’ai pas lu grand chose. Lire un livre dans les transports en commun parisiens a un véritable impact sur mon humeur et ma fatigue dans la journée : je vois la vie autrement, j’oublie un peu la pesanteur de l’actualité…

Entre chien et loup, Anthony Delon, éditions Points, livre repéré grâce à Clique sur Canal+

J’aime énormément les autobiographies people et celle-ci était bien écrite. Les noms des célébrités citées ont peu d’importance. C’est surtout l’histoire d’un enfant unique qui s’est retrouvé balloté de pensions en pensions, car ses parents étaient jeunes et immatures. La notoriété n’a vraiment pas arrangé les choses mais heureusement Anthony Delon a pu compter sur des personnes qui ont été des piliers de sa vie : son parrain, sa nounou ou encore sa belle-mère Mireille Darc.

J’affectionne énormément l’émission Ca commence aujourd’hui sur France 2 où je découvre des histoires personnelles extraordinaires sous forme de biographies : Au chateau de l’ogre de Marie-France Bokassa, fille de dictateur. Ou l’histoire de Catherine, ancienne religieuse dans son livre Métamorphose , la vie m’appelle, éditions Favre. J’ai découvert son histoire dans le média Brut.

Reprendre le gouvernement de sa vie ça serait un bon résumé du biopic Bernadette que j’ai vu ce soir au cinéma avec la grande Catherine Deneuve, Denis Podalydès, Michel Vuillemoz et Sara Giraudeau.

Nul besoin de voter à droite pour aimer cette Bernadette qui nous replonge avec délice dans les années 1990-2000. C’est un beau portrait de femme Vieille France qui va pourtant devenir une femme politique hors pair enfin reconnue par les médias et son grand dadais de mari !

De bonnes comédies familiales qui reprennent des vieilles recettes qui marchent.

Le nouveau jouet avec Jamel Debbouze et Daniel Auteuil

C’est un remake d’une vieille comédie avec Pierre Richard dans le rôle du jouet, qui date de 1976. C’est l’histoire d’un gosse de riche qui a la lubie de demander à son père PDG (Daniel Auteuil) de lui offrir Sami, le veilleur de nuit comme nouveau jouet.

Dans une maison hors normes, Jamel Debbouze va garder son authenticité de grand gosse pour faire comprendre à cet enfant gâté que l’amour ne s’achète pas. J’ai beaucoup aimé cette petite comédie familiale qui parle de la filiation.

Virgin river, saison 5 avec Alexandra Breckenridge, Martin Henderson sur Netflix

J’ai bien aimé cette énième saison de Virgin River car elle permettait à ses personnages de gagner en profondeur face aux épreuves de la vie : notamment des incendies qui ont dévasté de nombreuses maisons de cette petite ville de montagne en Californie. Ce qui est vraiment arrivé à des milliers de gens en 2018. J’attends avec impatience la seconde partie de la saison 5 le 30 novembre prochain : les habitants de Virgin river vont fêter Noël tous ensemble avec de nouvelles révélations…

PJ, série policière diffusée sur France 2 avec Bruno Wolkovitch, Emmanuelle Bach…

Grâce à un concours de circonstances (j’ai découvert que l’actrice qui jouait le personnage d’Agathe Monnier était la fille de Jean-Pierre Elkabach lors de ses obsèques), j’ai redécouvert l’une de mes séries favorites : PJ sur Youtube.

Alors ce n’est pas joyeux-joyeux, cela raconte le quotidien d’un commissariat de quartier dans le très populaire 10eme arrondissement de Paris. Je regardais cette série en 1998 quand j’avais une dizaine d’années et je pense qu’elle a contribué à me faire aimer Paris éperdument.

Cette série raconte les enquêtes de terrain, les rouages de la justice auxquels sont confrontés cette équipe de policiers profondément humains sous la houlette de leur commissaire. J’aime bien les moments de vérité de cette série, lumière au milieu de la noirceur humaine : le viol, l’inceste, les vols violents, l’addiction aux drogues, les arnaques, la prostitution… Une série qui bien écrite et finement psychologue.

Des parcours de vie bien retracés dans des documentaires de qualité

Beckham de Fisher Stevens, Netflix

Vu les commentaires dithyrambiques d’hommes et de femmes qui se foutent du foot et qui ont adoré cette série, Beckham est un documentaire fort qui témoigne de toute une époque : les années 1995 à 2005.

Victoria et David sont un couple mondialement connu : ils sont très riches et talentueux. Mais ils ont affronté ensemble des déferlements de haine et d’humiliations à la hauteur de leur notoriété.

J’avais oublié à quel point Beckham était avant tout un génie du foot avant d’être un joli minois. J’ai beaucoup aimé les interventions de ses parents, ses coéquipiers, ses entraineurs, ses amis… Mention spéciale à la scène finale où ils dansent en couple sur Kenny Rogers et Dolly Parton.

Invincible été de Stéphanie Pillonca avec Olivier Goy et sa famille, Matthieu Ricard, Malika Ménard et son père Gilles, Delphine Horvilleur…

J’ai eu la chance de rencontrer Olivier Goy et Stéphanie Pillonca dans le cadre de mon travail lors d’un ciné-débat. Sans mes collègues Marine et Laurène qui ont initié cette soirée avec notre chef de projet Ana, je pense que je n’aurai jamais vu ce film. Il raconte la philosophie de vie d’un père de famille, entrepreneur talentueux, cloué dans un fauteuil roulant par une maladie de Charcot qui le prive de la parole.

Il ne s’est pas résigné pour autant car son humour et son sourire sont sa meilleure arme pour continuer à vivre de manière intense en photographiant les autres, en organisant de belles soirées pour financer la rechercher pour les générations futures. Je pensais visionner un documentaire sur la mort, la maladie, et c’était un très beau plaidoyer sur la beauté de la vie, la qualité des relations…

Les articles du blog publiés en octobre :

-L’univers de Vinz le mariachi, louer Dieu avec des sonorités mexicaines

-Assane Diop, Driss, Samba, toutes les facettes d’Omar Sy que l’on aime …

Reprendre le gouvernement de sa vie : Bernadette, mon icône féministe

Biographies et autobiographies·Cinéma

Reprendre le gouvernement de sa vie : Bernadette, mon icône féministe !

Pour finir en beauté ce beau week-end d’automne, je suis allée voir la biographie Bernadette de Léa Domenach avec l’incontournable Catherine Deneuve, Michel Vuillermoz, Sara Giraudeau, Denis Podalydès…

J’avais un peu peur que toutes les bonnes idées du film soient concentrées dans la bande annonce et que le film retombe comme le brushing de Bernadette au bout de quinze minutes. Mais non, on passe un excellent moment pendant 1h32 à revivre les deux mandats de Jacques Chirac.

Quand il a été élu en 1995, j’avais huit ans et je ne connaissais rien du tout à la politique. Dans la cour de récréation, mes copines me demandaient pour qui on votait à la maison. Moi comme j’étais en admiration béate devant mon grand-père qui était un fervent gaulliste, j’ai répété bêtement Chirac. J’ai vite compris en primaire qu’être de droite c’était mal vu et ma popularité à l’école est un peu revenue quand j’ai rassuré mes copines en leur disant que ma mère votait aussi pour Lionel Jospin.

Qu’importe qu’on soit de gauche ou de droite, cette Bernadette incarnée par Catherine Deneuve rassemble tout le monde autour de la nostalgie de la décennie 1990-2000. Quel plaisir de se souvenir des 2Be3, des Musclés et de leur Merguez party, des téléphones portables gros comme des cabines téléphoniques…

Droits réservés Bernadette

Le véritable couple de cette comédie ce n’est pas Chirac et sa femme mais véritablement Bernadette et son conseil en communication, Bernard Niquet (de manière platonique cependant). C’est beau de voir la revanche de ces deux loosers que l’on a relégué dans un bureau placard dans les greniers de l’Elysée. Denis Podalydès joue tellement bien dans ce film.

Copyright Warner Bros. France

On rit beaucoup dans ce film mais il y a des moments qui sont franchement gênants et où Bernadette suscite vraiment compassion et admiration pour toutes les couleuvres que son mari et sa fille lui ont fait avaler.

Bernadette Chirac et Catherine Deneuve sont les deux grandes gagnantes de cette comédie populaire : elles ont 80 ans bien tassées et pourtant elles crèvent l’écran par leur répartie. Je vous recommande cet excellent moment de cinéma !

Retrouvez-ici mes précédents articles de blog :

-Les aventures (rocambolesques) de Margot en Guyane

-Carnet de voyages à Lille, la perle des Hauts de France

-Hommage à Belmondo et cette France quand tout allait bien.

Du livre à l'écran

Assane Diop, Driss, Samba… toutes les facettes d’Omar Sy que l’on aime réunies dans la saison 3 de Lupin sur Netflix

Copyright Netflix

C’est le troisième article que je consacre à la série Lupin.

J’ai dévoré la troisième saison en quelques jours, fascinée par la qualité du scénario, les épisodes tous aussi intéressants les uns que les autres, le jeu des personnages qu’ils soient au premier rang ou des seconds rôles.

Dans le dernier épisode de la saison 2, Assane réussissait à faire coffrer Hubert Pellegrini à la fin d’une soirée grands donateurs au théâtre du Chatelet. La saison 3 est de toute beauté car Assane renoue avec sa mère Mariama trente ans plus tard.

J’ai énormément aimé cette saison car elle raconte la construction d’ Assane adolescent. A la mort de son père, il retourne chercher son courrier dans la tour HLM où il vivait à Montreuil. Il rencontre Bruno et sa sœur, deux orphelins de quinze ans, comme lui. Ils vont recréer ensemble une sorte de fratrie sous l’égide de Keller, l’entraineur de boxe de la salle du quartier. Mais est-ce que cet adulte sera si protecteur pour eux?

Le succès mondial de cette série s’explique par le fait qu’on n’imite pas Lupin en déguisant Omar comme lui. Assane est un personnage contemporain qui porte ses valeurs. Orphelin, il s’est construit une identité de gentlemen cambrioleur à travers ses romans.

Pour élaborer son personnage, les scénaristes se sont servis de la biographie personnelle de l’acteur français d’origine sénégalaise. Et ça fonctionne à fond ! J’ai eu l’impression de retrouver Doudou, Jean Bloguain le niais (SAV des émissions avec Fred Testot) ou encore le roublard Driss (Intouchables) qui taquine son complice flic Guedira.

Je me suis régalée quand Assane se déguise avec quantité de costumes et de perruques pas croyables pour brouiller les pistes…

Omar Sy est un immense acteur du cinéma français, récompensé par le César du meilleur acteur en 2012 pour son rôle d’aidant pas tout à fait conventionnel. Et je suis ravie que le monde entier découvre ainsi son talent, son rire et ses pas de danse tellement contagieux. Il nous donne du bonheur en cette actualité dramatique.

Enfin, cette série est la plus belle ambassadrice de la France dans le monde actuellement. Elle montre des plans aériens de la capitale de toute beauté mais aussi Etretat, Marseille (très furtivement dans la saison 3)et le Louvre évidemment !

Copyright Netflix

J’ai tellement aimé ces plans dans les bibliothèques du 5eme arrondissement ou à Saint-Etienne du Mont. C’est une très belle mise en abyme de ce qu’il se passe en librairies où les jeunes relisent les classiques de Maurice Leblanc grâce à la série ou font des escapes games autour de Lupin à l’Opéra Garnier.

Ca serait une bonne idée que les scénaristes de la série se chargent de la scénographie de la cérémonie des Jeux olympiques de Paris pour montrer la France de Lupin telle qu’elle est en 2024 : à la fois moderne et intemporelle !

Retrouvez mes précédents articles ici :

– Lupin, hommage à la beauté de Paris et au patrimoine littéraire français

Quand Lupin devient le nouveau blaze d’Omar Sy sur Netflix.

Hommage à Belmondo, La Bébel mania ou « la nostalgie de cette France qui allait bien ». « 

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Cinéma·Sociologie

Invincible été, l’histoire d’un homme qui a décidé de mener la vie dure à la maladie de Charcot.

Hier soir, j’assistais au superbe ciné-débat organisé par mes collègues de l’Alliance biblique française. Le précédent ciné-débat était consacré à la justice restaurative avec la projection du film Je verrai toujours vos visages.

Invincible été est un témoignage qui retrace le parcours d‘Olivier Goy, un entrepreneur de talent dont la maladie de Charcot a été diagnostiquée en décembre 2023.

A travers un documentaire, Stéphanie Pillonca a mis en scène son message : Olivier est un combattant qui a décidé que sa maladie ne le priverait pas de son utilité publique ni de sa complicité avec sa famille.

Il ne peut plus diriger son entreprise comme il le souhaite alors il s’implique autrement : il photographie, il met en place une fondation pour la recherche pour que la maladie de Charcot soit guérie pour les générations futures… Avec une arme redoutable : l’humour.

J’appréhendais un peu d’aller voir ce film car le sujet est vraiment difficile : voir un père de famille emprisonné dans son corps par une maladie qui le condamne à court terme en le privant de la parole, en paralysant ses poumons et ses muscles, était insupportable pour moi.

Et pourtant, je suis sortie enrichie de cette séance de cinéma. Tout dépend de la manière dont on affronte les choses finalement. Comme j’aidais à accueillir les spectateurs dans l’équipe d’organisation, j’ai pu saluer Olivier. Il ne peut plus parler qu’avec une boite vocale mais il émanait de lui une telle présence à travers son regard et son sourire que c’était une très belle rencontre humaine. On réfléchit à ce que l’on va dire car la parole et l’écoute sont précieuses.

J’ai beaucoup aimé le propos d‘Annick Vanderlinden, théologienne et aumônière en hôpital. Elle participait au débat animé par Jean-Luc Gadreau, pasteur et critique de cinéma avec Stéphanie Pillonca et Olivier Goy. Elle découvrait le film en même temps que nous.

Elle a dit que certes le handicap amoindrissait quelqu’un physiquement mais qu’il enrichissait aussi notre humanité, notre relation aux autres. C’est le rôle du cinéma et j’ai découvert le travail de Stéphanie Pillonca.

Elle est sacrément douée pour les entretiens avec les membres de sa famille. Elle a fait le choix de ne pas tout montrer pour respecter la pudeur, la dignité d’une famille et ne pas tomber dans le sensationnalisme. Je manque de mots pour décrire l’amour que se portent la femme d’Olivier, Virginie, et ses deux fils Louis et Clément. Toute une famille a dû s’adapter à une nouvelle vie pour ne pas sombrer dans la tristesse.

La scène où Olivier est accompagné de son fils ainé pour rencontrer un autre père atteint de la maladie de Charcot et sa fille : Gilles et Malika Ménard est d’une rare intensité. Stéphanie Pillonca a voulu montrer le rôle difficile des aidants surtout quand ce sont de jeunes adultes.

Enfin, j’ai vraiment apprécié la conclusion du film : l’échange entre Delphine Horvilleur, rabbin et philosophe, auteure du livre Vivre avec nos morts, édité par Grasset. Sa manière d’évoquer le judaïsme en expliquant que nos fêlures, nos cassures, nous apprennent beaucoup sur nous même m’a beaucoup inspirée.

Invincible été est un magnifique documentaire avec un titre efficace. Il sera présenté au Japon et aux Etats-Unis. C’est un très beau film avec une esthétique d’une grande beauté entre Paris et la Normandie. Ce serait une bonne idée que ce film à petit budget soit récompensé aux prochains Césars.

Retrouvez ici mes précédentes chroniques de films sociétaux :

-Pupille ou le triomphe du collectif.

-Pourquoi Chamboultout m’a chamboulée

Foi chrétienne

Vinz le Mariachi, louer Dieu , Le Père par des sonorités mexicaines

J’ai découvert l’univers musical de Vinz Le Mariachi quand j’étais libraire à 7ici. Son premier album s’intitulait Xocolatli – Dieu et le chocolat avec une couverture assez originale. j’ai beaucoup aimé un titre en particulier, Padre mio.

J’aime énormément la louange chrétienne et la voir revisitée avec des sonorités musiques du monde modernes est un vrai régal pour mes oreilles curieuses.

Je suis protestante mais j’aime aussi découvrir des groupes de louange catholiques comme Glorious, les Guetteurs … lors des Angel music awards qui ont eu lieu en 2017 à l’Olympia.

J’aime beaucoup la ligne éditoriale de Première partie avec ses témoignages comme Accueillir le miracle d’Heidi Baker, Vivre sa jeunesse autrement de Joseph Gotte… Ces livres montrent comment mes contemporains vivent des expériences de foi avec la Bible, en croyant à un Jésus bien vivant qui continue de faire des miracles, de guérir des vies…

Un artiste complet : aussi bien auteur, dessinateur que compositeur de chants.

Le nom du Père, récit métissé de Vincent Rodriguez-Patiño , 216 pages, 15€

J’ai lu ce livre d’une traite ce week-end et d’abord, je voudrais dire un grand merci à l’auteur, que je connais un peu. Son livre m’a fait du bien et m’a encouragée dans ma foi.

C’était un livre à la fois drôle, profond et émouvant à lire sans jamais faire pleurer dans les chaumières. Vincent a été élevé à Versailles dans les années 1980 par sa maman alors que son papa a fui dans son pays d’origine, le Mexique quand il avait quatre ans.

Ce témoignage est très bien structuré en quatre grandes parties qui contiennent chacun quatre ou cinq chapitres. On voyage entre Versailles et le Mexique entre les années 1970 jusqu’à 2020 et on ne s’ennuie pas du tout d’un bout à l’autre du livre.

Le thème principal de ce livre c’est l’identité. Cela pourrait s’avérer sacrément touchy actuellement mais Vincent a de solides arguments théologiques qu’il développe au fil des chapitres. Il parle abondamment du fils prodigue, de loin mon histoire favorite de la Bible. Il raconte comment Dieu s’est servi du chant L’amour de notre Père, composé par Samuel Olivier, du collectif Cieux ouverts pour le bénir.

J’ai beaucoup apprécié son courage à mettre des mots sur des expériences spirituelles fortes qu’il a vécu dans deux églises charismatiques : Paray le Monial et l’église de Belleville à Paris. Il y raconte ses peurs, ses doutes, sa vulnérabilité face à des situations qui ont dû longtemps le tourmenter et comment Dieu l’a cueilli avec son amour.

Enfin, j’ai beaucoup aimé ce livre cultivé pour l’amour qui transparait pour son pays d’origine : le Mexique. Tout est mis en valeur par Vincent : la langue, les beaux vêtements, la peinture de Diego Ribeira et Frida évidemment, l’imaginaire des cows-boys et des Indiens…

J’ai vraiment adoré ce voyage littéraire tellement dépaysant. J’ai appris que l’étymologie des mariachis et de la Catrina, en lien avec la langue française. Ce livre m’a rappelé direct mes souvenirs de lecture de Lucky Luke quand j’étais petite quand Vincent appelle son fils le « papoose » .

En échangeant avec lui sur le livre, Vincent m’a expliqué que les premiers cows-boys étaient des métis ou des indigènes car les riches propriétaires européens avaient autre chose à faire que de garder leur troupeau !  Tous les mots comme rodéo, lasso… sont des mots espagnols !

Droits réservés Les Guetteurs/ La Vie.

Je vous recommande aussi de découvrir la musique reggae des Guetteurs. Vinz le mariachi est le batteur du groupe. J’aime beaucoup les textes inspirés de Fratoun comme le chant Tatoué en hommage aux chrétiens d’Orient persécutés. Leurs pochettes d’album sont toujours percutantes pour porter leur message.

La dernière en date de l’album Roi est une représentation du Christ souffrant peint par Georges Desvallières. Il a composé deux albums solo à découvrir également.

Retrouvez ici mes précédents articles sur les univers d’artistes et aussi sur la foi chrétienne :

Andrée Grise, une louange inspirée…

-Cinq chants de louange qui me portent

Lecture et autres challenges passionnants·Littérature jeunesse

Les pépins de Petite Pomme, la poésie enfantine pour contrer l’acidité du quotidien

Chaque année pour les fêtes de fin d’année, ma collègue Coraline publie de beaux livres pour enfants comme Pierre et sa montgolfière, Petit robot vert ou encore Le voyage des petits pèlerins.

Le 6 octobre prochain, sort Les pépins de Petite pomme, tome 1 : Allo Jésus tu m’entends? illustré par Elvine et écrit par Rebecca Dernelle-Fischer, aux éditions Bibli’o.

Moi je travaille au service commercial et ces livres je les prends un peu sous mon aile entre l’imprimerie et l’entrepôt de distribution, pour qu’ils arrivent dans les meilleures conditions dans les rayons des librairies.

Mon travail consiste à fournir aux représentants les meilleurs éléments quand ils vont rencontrer les libraires lors de leurs tournées. Et j’ai envie de les chroniquer dans ce blog car je les vois éclore. Les métiers du livre sont ma passion depuis 2010, j’en parlerai plus en détail dans un prochain article en réflexion.

Rebecca Dernelle-Fischer est une auteure dont j’aime beaucoup lire les billets dans le blog Fabuleuses au foyer. Ce blog m’a bien aidée à tordre le cou aux injonctions perfectionnistes bien avant de devenir maman. Rebecca est psychologue et maman de trois filles. J’aime son ton authentique et souvent rigolo.

C’est un ouvrage tout à fait autobiographique et c’est une première dans ce blog, je vous propose une interview de l’auteure plus bas dans cet article. Ce petit roman graphique est un véritable roman d’apprentissage qui va se décliner en une série de différents tomes.

Il se déroule dans une famille avec des parents et leurs trois filles mais aussi l’ami, le confident : Jésus. A travers seize chapitres, Petite Pomme expérimente la vie avec ses découvertes, ses grandes joies, ses peines car tout n’est pas rose bonbon…

Ce livre s’adresse aux enfants entre 7 et 11 ans, il parle des relations, du ciel, des émotions, du cancer d’une maman de l’école… Et comment Dieu nous accompagne, il nous tient la main pour se réjouir avec nous et il nous soutient quand il faut sortir les mouchoirs.

La promesse de ce livre, c’est de présenter la foi aux enfants comme un trésor vivant, un vrai réconfort à l’heure où bon nombre de parents doutent de la manière de transmettre leur foi chrétienne à leurs enfants. Avec Jésus, on a le droit de se tromper, de bouder, de se lever du pied gauche… Il veut nous faire grandir que l’on soit parent ou enfant.

La véritable trouvaille de ce livre est de proposer aux enfants, un véritable roman graphique adapté à leur âge. Elvine qui est également l’illustratrice de l’album Pierre et sa montgolfière, a su comprendre la vivacité de Petite Pomme et enrichir le texte avec de savoureuses illustrations puisées dans le quotidien d’une famille.

On se croirait dans le cahier de textes d’une petite fille et je crois que c’est un peu le but. Petite Pomme me rappelle Mortelle Adèle, Violette du roman graphique La vie de château que j’ai lu, il y a peu ou encore Le petit Nicolas avec leurs apprentissages de la vie.

Comment est né le projet de ce livre ?

L’auteure Rebecca Dernelle-Fischer à gauche et Elvine, l’illustratrice à droite.

« Ce livre est le fruit d’un travail de dix ans, initié avec Vincent Beckers-Smetana, de l’ Alliance biblique de Belgique.

Je partageais très régulièrement sur les réseaux sociaux les anecdotes de mon quotidien de maman un peu créative, plutôt chaotique et tête en l’air avec mes trois filles. Mon quotidien  était presque un peu « surréaliste ». Et dans ce quotidien atypique, si on ouvre les yeux, on y découvre une mine d’or de rires, d’étonnement, de résilience, d’apprentissage,…

L’association avec Elvine, l’illustratrice, a été évidente : elle comprenait le monde de Petite Pomme et elle savait nous le mettre en image (avec légèreté et humour). Un livre à lire en famille, en rigolant, en osant poser plein de questions et qui nous parlent, chuchotent à l’oreille, fait rebondir notre foi et nous invite à trouver Jésus dans notre vie de tous les jours, sous nos oreillers, dans la cour de l’école, sur la balançoire du parc et même…. Même au fond du jardin « .

Quel message souhaites – tu transmettre aux lecteurs de Petite pomme et leurs parents?

« Tout d’abord, l’amour des histoires, des gaffes, de tous ces petits cadeaux qui sont là, cachés dans le quotidien mais qui donne du goût à la vie. Que les enfants rient, se sentent compris dans leurs aventures et que les adultes se remettent un peu dans la peau de leurs enfants. Et puis, je voulais leur transmettre que Jésus n’est pas un personnage lointain, dont on retrouve les histoires dans un livre démodé qui n’a rien à voir avec ce qui nous arrive. Que la foi pour être super proche de ce que nous vivons, que nous avons, que les enfants aussi, ont un compagnon de route, quelqu’un à l’oreille tendue, quelqu’un qui les aime plus que tout, un Dieu proche et qui les comprend. Et que cette foi peut être rigolote, qu’on peut poser des questions, qu’on peut exprimer nos frustrations, qu’on peut en rire, qu’on peut rire aussi de nous-mêmes, de nos bêtises, qu’on peut être un peu plus tendre avec nous-mêmes. Que ni les parents, ni les enfants ne sont parfaits et que ce n’est pas grave du tout !

« Jésus est dans notre équipe, il est le président de notre fan-club« 

En quoi ton métier de psy transparaît dans ce livre et est ce que c’était intentionnel ?

-« J’aime écrire des textes comme des « doudous », comme des tasses de thé bien chaudes, des mots qui se glissent dans le cœur pour vous réchauffer. Des mots qui nous parlent de nos émotions, de nos besoins, de nos questions, de ce qui nous pèse sur le cœur.

Et Petite Pomme vit tout cela, elle s’exprime, elle râle, elle pleure, elle rit, elle découvre ses émotions, sa compréhension du monde, ses interrogations.

Tous ses rêves elle les partage avec le lecteur, avec sa maman, avec Jésus. L’enfant et ses parents ont un peu de place pour discuter, réfléchir, se trouver eux aussi un peu consolé, aimé, accompagnés. Donc oui, mon métier de psychologue, ma pratique d’autrice et surtout mon vécu de maman sont tissés un peu partout dans les chapitres de ce livre « .  

Comment souhaites- tu faire évoluer Petite pomme dans les prochains tomes?

-« J’ai désiré que son âge reste un peu flou, pour que les enfants puissent au mieux s’identifier à notre héroïne. Dans le tome 2, Petite Pomme vivra d’autres aventures, aura d’autres rêves et nous découvrirons son nouveau voisin et camarade de classe. On retrouvera encore des questions de foi, des histoires de la Bible… Autant de petits clins d’œil qui nous rappellent aussi à nous parents, combien Dieu nous connait, nous comprend. Parler de foi avec nos enfants, ça peut être intéressant, dynamique et pas du tout ennuyant, ni vieux jeu« .

Est- ce que Petite pomme te ressemble enfant? Y’a t’il une part autobiographique ?

– « Certaines histoires viennent directement de ce que j’ai moi-même vécu enfant, d’autres aspects sont inspirés de ce que mes filles ont fait. Une de mes filles a hérité de mon côté rêveur et c’est à elle et à moi que je pensais en écrivant. Je pensais à ses questions, ses gaffes, ses rires, ses idées et en même temps, je me souvenais de ce que j’avais vécu enfant. C’était un peu comme écrire un livre en collaboration avec un co-auteur. Comme si la petite Rebecca que j’étais enfant, me racontait, me partageait encore son monde intérieur. Et c’était aussi une manière de lui répondre, de lui expliquer les choses, de la rassurer« .

Un grand merci à Rebecca d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Retrouvez-ici mes précédents articles :

-Côte à côte, un ouvrage très personnel à contre-courant de la guerre des sexes que l’on cherche à nous imposer

-Andrée Grise, un album de variétés inspiré

Lifestyle

J’ai testé le restaurant gastronomique Maison Grizlaw à Valence, 116 avenue Victor Hugo, mon adresse entre 1994 et 2000

Mon chère frère Ugo nous a offert un chouette cadeau de Noël : un bon d’achat dans un restaurant gastronomique : Maison Grizlaw. En toute franchise, je pense que je n’aurai jamais poussé la porte de ce type de restaurant si nous n’avions pas eu un attachement personnel à ce lieu.

Ce restaurant se trouve au rez-de-chaussée d’un petit immeuble assez chic en plein centre-ville de Valence. J’y ai vécu de 1994 à 2000. Ils ont construit une extension : la salle de restaurant dans la cour avec platanes où je jouais en fin d’après-midi après l’école. On aimait beaucoup cette cour assez grande pour y inviter nos copains.

J’ai énormément aimé la décoration intérieure de ce beau restaurant avec ses sièges et son ambiance cabinet de curiosités. Il y a tout un mur avec des étagères et des bibelots vraiment bien choisis sur un fond de peinture noire.

Droits réservés Maison Grizlaw

Nous sommes venus au service du samedi midi et nous avons eu une des meilleures tables avec une banquette aussi jolie que confortable. La vaisselle était très belle, sans doute réalisée par un potier de la Drôme. J’ai choisi la formule entrée-plat-dessert à 42 €. Ma fille a choisi la formule enfant à 18 €. Elle pouvait choisir n’importe quel plat de la carte ainsi qu’un dessert tout chocolat de Valrhona.

La carte évolue tous les cinq semaines avec de belles assiettes bien conçues avec des fleurs pour décoration mais aussi pour le goût. Je ne suis pas une critique gastronomique bien aguerrie. J’ai bien aimé cette expérience gustative mais je reconnais que j’aime bien me régaler avec des plats que je connais déjà et servis copieusement.

J’ai préféré la brasserie André de la maison Pic, un peu plus loin avenue Victor-Hugo où nous avions mangé en 2019. Je m’étais régalée avec leurs escargots de Bourgogne. Mais l’espace terrasse de la maison Grizlaw est vraiment un bon endroit agréable en plein centre-ville.

Le personnel était accueillant et très à l’écoute de ses clients, notamment les rares enfants venus en famille.

Je vous recommande de choisir un train avec une arrivée Valence-ville si vous souhaitez profiter de cette belle destination à 2h40 de Paris en train.

Retrouvez ici mes derniers articles consacrés à la Drôme :

-Le palais du facteur Cheval à Hauterives

-Les meilleurs spots de la Drôme

Foi chrétienne·Sociologie

Côte à côte, un ouvrage très personnel à contre-courant de la guerre des sexes …

Non ce n’est pas un énième livre sur le genre, sujet hyper touchy actuellement. D’ailleurs, tout est dit dans le sous-titre qui me plait beaucoup : « Quand femmes et hommes avancent ensemble ».

Côte à côte est un ouvrage très personnel qui raconte les expériences de vie d’une femme pasteure, trentenaire. Elle s’appelle Lydia Lehmann et elle écrit de très bons articles dans le blog Servir ensemble. Son mari Léo est également pasteur et ils tentent à chaque fois qu’ils en ont l’occasion de mettre en avant leur duo pastoral quand les vieux clichés ont la vie dure…

J’ai beaucoup aimé ce livre car Lydia s’implique personnellement dans tout ce qu’elle proclame. On sent que son parcours est le fruit d’un long cheminement avec Dieu ponctué de remises en question et de positionnements face à des remarques pas toujours justes ni bienveillantes dans les églises face à son métier de pasteure.

Certes, ce n’est pas un métier comme les autres mais bien une vocation. Je vous recommande la lecture de ce brillant essai composé en trois parties : Des graines et de la plante, Parole aux femmes, parole de femme et enfin Moi féministe?. Je suis chrétienne et je fréquente une église protestante depuis mes sept ans.

J’ai été confrontée dans ma famille paternelle à des remarques misogynes qui ont un peu entamé ma confiance en moi. Mais j’ai pu trouver dans les églises protestantes où j’ai grandi, un tout autre son de cloche sur la manière dont Dieu aime et considère les femmes comme ses filles.

Illustrations d’Helga Kahl

Nul besoin de connaître la Bible sur le bout des doigts pour lire ce livre. Lydia Lehmann est une guide fantastique pour découvrir des parcours de femmes de la Bible et mieux saisir comment Dieu à travers la Bible définit la féminité et la masculinité. Elle s’appuie sur une riche bibliographie avec des références à des blogs, des podcasts et des vidéos d’une grande pertinence. Souhaitons que ce livre soit une source de débats sur la place des hommes et des femmes dans la société en général.

Les éditions Bibli’o qui publient ce très beau texte, organiseront le 4 octobre prochain, un webinaire sur Zoom pour échanger avec l’auteure de 20 heures à 21 heures. Il sera animé par Marie-Noëlle Yoder, membre du blog Servir ensemble.

Je suis très contente d’avoir lu ce livre car je me retrouve beaucoup dans son discours qui valorise la richesse de l’altérité homme/femme. Cette guerre des sexes clivante que l’on tente de nous imposer à travers des films, des essais ou des publicités, fait de gros dégâts dans nos relations. La misogynie me révolte mais la misandrie (la haine des hommes) tout autant.

Côte à côte, Lydia Lehmann, Editions Bibli’o, 9782375590263, 300 pages, 17€

Retrouvez mes précédents articles du blog :

– 5 endroits nature où chiller aux portes de Paris

– Non l’engagement n’entrave pas la liberté : Lance-toi

Ile de France et Paris

5 endroits nature où chiller aux portes de Paris en famille

Cet été, j’ai beaucoup aimé nos vacances en Bulgarie que j’ai raconté ici. Mais plus je vieillis, plus je me rends compte que la nature compte de plus en plus pour m’aider à recharger mes batteries.

En attendant que je trouve un bon plan pour aller rapidement à la plage en hiver depuis Paris, voici quelques spots à partager pour se ressourcer le week-end…

Le lac des Minimes entre Fontenay sous bois et Vincennes

C’est ce beau lac artificiel qui nous a décidé à venir vivre à Fontenay sous bois. Il y a des barques et deux guinguettes sympathiques pour profiter du soleil. Les barques coûtent environ 12 euros pour quatre personnes pour une heure. Au chalet de la porte Jaune, se trouve le Rosa Bonheur.

C’est une adresse sympathique et bien située avec des terrains de pétanque et de la musique. Mais le prix des consommations est vraiment exagéré. Alors on préfère l’autre petite guinguette à coté des barques avec des crèpes et des glaces à l’italienne. Plus basique mais bien plus accessible. Lieu à privilégier le matin ou en début d’après-midi.

Le jardin d’acclimatation à Neuilly sous Bois, billet d’entrée : 7 € (sans les attractions)

C’est mon jardin public préféré à Paris même s’il est bien loin de chez nous. C’est de loin le plus beau et le prix du billet d’entrée n’est pas excessif compte tenu de tous les animaux qu’il accueille, la beauté des espaces verts et la multitude d’aires de jeux gratuites qu’il propose.

Si vos enfants sont encore petits (moins de cinq ans), vous pouvez vous passer des attractions car il y a largement de quoi faire avec les aires de jeux et les nombreuses tables de pique-nique. Autre bon plan, si vous visitez la fondation Louis Vuitton juste à côté, votre billet pour le musée comprend également l’accès au jardin d’acclimatation (16€ le musée et le jardin). Nous n’y allons pas pour les attractions qui sont très chères (4.50€ le ticket unique) mais pour la beauté des espaces.

Ensuite, un autre parc contemporain du jardin d’acclimatation : Les Buttes Chaumont. Ces deux parcs ont été construit vers 1870 par l’ingénieur Alphand dans le cadre du projet du baron Haussmann. Ces parcs servaient de poumons verts en pleine révolution industrielle.

Le parc des Buttes Chaumont, 19eme arrondissement de Paris

Notre dernière visite remonte à fin juillet avec notre fille. Elle a vraiment aimé le livre Hulotte et Léon de Juliette Lagrange et elle voulait voir les lieux dessinés dans l’album : la maison du gardien du parc, le pont suspendu avec le temple antique au sommet…

Droits réservés Juliette Lagrange

Malheureusement le pont et le temple sont fermés d’accès pour vérification de l’état des sols. Mais on a pu prendre un verre au Pavillon du lac qui est un endroit un peu plus calme que ses voisins Pavillon Puebla et Rosa Bonheur… C’est le plus beau parc de Paris pour moi.

Le lac d’Enghien les Bains, Val d’Oise.

Nous aimons également sortir un peu de Paris en prenant la ligne H jusqu’à Enghien les Bains pour son centre-ville et son lac artificiel où il possible de faire du pédalo à quatre sans forcément se ruiner (environ 12 euros). C’est un bon moment en famille que nous aimons bien partager avec nos cousins ados. C’est dommage que les alentours du lac ne soient pas plus exploités pour proposer un espace sympa pour pique-niquer mais c’est quand même un superbe endroit à 15 minutes de Gare du Nord.

Le parc floral de Vincennes, Val de Marne, entrée :2.50€ par adulte à partir du 1er avril.

Je termine par un de mes favoris ! Un beau lieu accessible facilement avec le RER A et la ligne 1. Nous aimons y aller tôt le matin à l’ouverture pour profiter tout seuls des jeux pour les enfants : la tyrolienne à partir de 3 ans, les grands toboggans, les trampolines et une aire de jeux tout en bois très sympathique. A éviter cependant l’après-midi pour les mêmes raisons énoncées plus haut.

Et vous quels sont vos coins privilégiés pour sortir en famille à Paris ?

Retrouvez-ici mes articles lifestyle Paris et sa banlieue :

-Une journée en famille pour tester la Cité des enfants à La Villette

-Un après-midi d’automne à Saint Germain en Laye

-Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois

– Un jeudi de l’Ascension pour visiter l’une des plus belles chocolateries au monde : l’usine Menier à Noisiel.

Bulgarie

Bulgarie été 2023 : 10eme édition

Cette année, je cherchais un angle de vue un peu inédit pour raconter notre voyage chaque été en Bulgarie.

Voici l’article d’une demie-touriste puisque nous allons dans notre famille .

L’été, nous côtoyons dans les restaurants et les magasins des jeunes qui ont la vingtaine et qui font des petits boulots d’été pour payer leurs études.

Bon nombre de jeunes Bulgares participent à un programme qui facilite les jobs étudiants aux Etats-Unis le temps d’un été pour apprendre l’anglais. Sinon, les étudiants bulgares sont aussi nombreux à travailler dans les stations balnéaires de la mer Noire l’été.

Nous allons toujours dans quatre villes bien précises en Bulgarie, à peu près au même moment de l’année et cette habitude nous correspond bien. On arrive même à faire des découvertes chaque année !

Bourgas ( 200 000 habitants, 4eme ville de Bulgarie)

C’est le berceau de la famille de mon mari. Bourgas est une ville très moderne grâce aux touristes qu’elle attire. J’aime énormément le jardin maritime en bord de mer avec ses jeux pour les enfants et ses arbres pour reprendre son souffle après la plage. Il y a une jetée très agréable pour se balader le soir vers 19 heures. En Europe de l’est, il fait nuit noire vers 20 h30 (une heure de décalage horaire avec Paris).

Sozopol (5000 habitants en hiver, 12 000 à 15000 lits l’été )

C’est ma station balnéaire préférée car c’est là-bas que le conte de fées a commencé : la fameuse demande en mariage en bas des murailles antiques avec une lanterne japonaise pour fêter ça…

La vieille ville est un véritable petit bijou avec ses ruelles pavées, ses maisons en bois qui datent du 17eme siècle pour certaines. Cette année, on a même eu la chance de visiter l’une d’elles qui est devenue le musée ethnographique. C’était une après-midi famille avec une représentation théâtrale du Petit chaperon rouge pour enfants tout en bulgare… Le lieu était vraiment exceptionnel.

Dans la soirée, nous avons fait un tour de bateau en famille vers les campings de Sozopol où nous avons découvert le foil, ces surfs télécommandés tels des objets non identifiés sur l’eau. Nous les regardions médusés depuis le bateau en nous demandant mais qu’est ce que c’est que ce truc.

Cherven Bryag, (25 000 habitants)

Chaque année, on rend visite à la grand-mère de mon mari dans sa petite ville au nord de Sofia. C’est assez authentique et j’aime bien me rendre compte du contraste avec les copropriétés françaises.

J’aime beaucoup sa cuisine et ses deux balcons au 7eme étage. On a passé un bon moment en famille quand mon beau-père racontait qu’il aimait écouter Joe Dassin et regarder les films avec Delon, Belmondo et Louis de Funès dans les années 1970. Quand il y avait le rideau de fer, la musique et le cinéma franchissaient les barrières tout de même.

Très belle découverte cette année, Zlaten Park à Lukovit (entre Sofia et Cherven Bryag) Ce sont des particuliers qui ont crée ce magnifique lotissement avec des petites maisons à mi chemin entre l’univers des Schroumpfs pour la petite maison sur l’eau, le Hobbit pour une des maisons, le palais du facteur Cheval et Gaudi pour le restaurant.

Sofia (1.2 million d’habitants : capitale de la Bulgarie)

C’est une petite tradition : on passe une journée par an à Sofia pour dîner avec les amis d’université de mon mari. La plupart sont de Sofia et on se raconte notre quotidien dans deux capitales européennes très différentes. On a fait découvrir à notre fille les chênes des jardins publics de Sofia, Confetti et ses glaces italiennes. Je vous recommande le boulevard piéton Vitosha, les Champs-Elysées de Sofia.

Si vous habitez Paris, la meilleure solution pour rejoindre Beauvais est de prendre une navette car à partir de la porte Maillot (17 euros). Un vol Beauvais- Sofia coûte environ 130 euros par personne avec Wizz air et Ryanair, liaisons trois fois par semaine. L’ hôtel ATM à proximité de l’aéroport de Sofia est une référence pour les Français : des chambres spacieuses, une navette gratuite pour l’aéroport tôt le matin.

Retrouvez ici mes précédents articles sur la Bulgarie :

-Toutes les recettes made in Bulgaria que j’affectionne

-Le bal littéraire des sardines se met à l’heure bulgare cet été