Libraire et parisienne d'adoption depuis 2005. J'écris un blog culturel qui me ressemble pour transmettre ma passion pour les livres, Paris et ma foi en Jésus !
Il y a peu j’ai chroniqué dans ce blog le roman graphique Suzanne, éditions Ankama, une biographie en BD de la championne de tennis Suzanne Lenglen.
J’ai aimé le rythme frénétique de la narration calqué sur le suspens d’un match de tennis et j’ai beaucoup appris sur elle et sur son contexte historique.
J’ai alors réalisé que le roman graphique était vraiment l’un des genres littéraires que j’aimais le plus lire.
Enquête sur un phénomène éditorial en ascension fulgurante depuis dix ans mais qui existe depuis les années 1970.
Le roman graphique se distingue de l’album traditionnel de BD par son format plus épais car la pagination est plus importante. On mise alors sur un travail et un langage personnel de la part de l’auteur. La narration est plus longue, l’histoire se veut conclusive.
Une nouvelle forme de biographie
Les romans graphiques que je préfère lire sont ceux qui sont dotés d’un dossier documentaire à la fin avec des photographies d’archives en noir et blanc. Pour moi, c’est vraiment cette caractéristique documentaire qui définit un roman graphique.
Parfois même, le livre est une commande passée par un musée ou une institution comme le mémorial de la Shoah pour Retour à Birkenau de Ginette Kolinka, le musée de l’armée pour Missak Manouchian, éditions les Arènes ou encore la fondation John Bost qui a passé commande aux éditions La boite à bulles.
Il y a des romans graphiques qui marchent très bien comme L’arabe du futur de Riad Sattouf qui a apporté 800 000 lecteurs aux éditions Allary ou alors Les strates, l’autobiographie juvénile de Pénélope Bagieu qui a attiré plus de 80 000 lecteurs (comme l’analysait Vincent Brunner dans son article des Inrockuptibles, daté du 12 janvier 2022).
La production de romans graphiques est en forte hausse depuis une décennie mais toutes les productions ne sont pas toutes rentables et bien identifiées parmi l’offre de BD publiées chaque année.
Comme pour les romans, le lectorat du roman graphique et majoritairement féminin. J’ai remarqué que comme pour les chanteuses : Suzanne, Pomme, Angèle, on titre les biographies de femmes illustres par leur prénom : Suzanne (Lenglen), Dulcie(September, éditions Futuropolis) pour créer un lien affectif avec le sujet de ces romans graphiques.
Il y a clairement une volonté éditoriale de surfer sur le succès des Culottées, éditions Gallimard. Ces deux tomes ont cumulé pas moins de 500 000 ventes et ont même fait l’objet d’une adaptation en dessin animé.
Mais j’aime énormément les séries d’albums BD car on s’attache vite aux personnages et à leurs univers. Cela fidélise le lectorat… et assure le jackpot à leurs éditeurs sur plusieurs générations.
Je suis aux aguets quand parait un nouvel album de Cédric, Les tuniques bleues ou Le petit Spirou car je suis nostalgique de mes lectures d’enfant et j’ai envie de les transmettre à ma fille. Grâce à mon travail, j’ai découvert les albums de Loupio, édités par Mame. C’est un jeune troubadour orphelin au temps de Saint François d’Assise. Cela me rappelle une série Johan et Pirlouit que j’aimais beaucoup.
Dans un prochain article, il m’a paru essentiel de rendre hommage à Bernadette Desprès, l’illustratrice phare de Tom-Tom et Nana, une série de J’aime lire, éditée par Bayard.
Et vous êtes vous plutôt team albums ou team romans graphiques?
Je me suis régalée de regarder en avant première sur France tv l’épisode inédit de Fais pas çi, fais pas ça: On va marcher sur la lune. Et j’avais envie de vous partager mon avis pour vous encourager à ne pas manquer ce bon moment de comédie mercredi 18 décembre.
Autant le précédent épisode de Noël réalisé il y a quatre ans ne m’avait pas convaincue du tout, autant ce nouvel épisode un peu rêveur qui parle de conquête spatiale m’a plu du début à la fin.
Le résumé :
Nous retrouvons les familles Bouley et Lepic cinq ans après les avoir quittées lors du premier Noël après le confinement. Le temps a passé, les enfants ont encore grandi, ils ont quitté les maisons familiales, ils vivent leurs vies… et leurs parents ont vieilli.
Pour leur redonner du souffle et les aider à donner un nouveau sens à leurs vies, les enfants inscrivent leurs parents à un grand concours organisé par l’Agence spatiale européenne. Fabienne, Renaud, Valérie et Denis vont participer à un protocole expérimental destiné à former des citoyens non professionnels à aller sur la Lune. Et contre toute attente, ils sont choisis…
Mon avis :
J’ai vraiment été convaincue par la qualité du scénario et les dialogues assez ciselés. L’histoire se resserre autour des deux couples qui vont viser la lune pour tromper l’ennui comme leurs enfants ont moins besoin d’eux. Les enfants Lepic et Bouley sont des seconds rôles dans cette histoire mais j’ai bien aimé leurs débordements d’émotions dans cette folle aventure qu’ils ont initié.
Cet épisode inédit est une véritable réussite car il fait appel à nos vieux rêves d’enfants qui sont universels.
Tout le monde a capté la référence aux albums de Tintin : Objectif lune et On a marché sur la lune réalisés par Hergé, éditions Casterman.
Je vous recommande donc ce beau moment de comédie en famille mercredi.
Pour l’anecdote, Fais pas ci, Fais pas ça a fait de nombreuses blagues il y a une dizaine d’années sur l’arrivée au pouvoir de François Bayrou. C’est chose faite désormais. Fais pas çi, Fais pas ça est donc une série familiale qui sonde au plus juste la société française !
Les jeux olympiques, les cathédrales sont des trésors intemporels et immuables qui rassurent les gens face à un monde en constante mutation à l’ère des réseaux sociaux. J’ai donc passé une bonne partie de mon après midi et début de soirée devant France 2 et ses émissions spéciales.
J’ai beaucoup aimé les interventions de Laurent Voulzy et Stéphane Bern, deux amoureux des cathédrales qui en parlent si bien dans leurs chansons ou leurs émissions historiques. La séance photo avec tous les dirigeants internationaux était un peu longuette.
Mais force est de constater que Notre Dame sert la géopolitique actuelle en réunissant le futur president des Etats-Unis, le président ukrainien, le président Macron qui s’est servi de la réouverture de la cathédrale pour redorer son propre blason en pleine errance politique.
C’est le pape François qui était l’autorité la plus compétente pour présider ces cérémonies. Mais je salue son geste politique de privilégier la Corse en se revendiquant comme le pape des migrants. J’ai trouvé émouvant les applaudissements qui ont accueilli le président ukrainien qui est allé faire une franche accolade au président polonais. Leur camaraderie avait l’air authentique. L’absence de dirigeants espagnols, grand pays catholique et voisin de l’Europe m’a parue assez énigmatique.
J’ai vraiment été touchée par l’ovation faite pendant de longues minutes aux pompiers de Paris et aux compagnons qui ont restauré avec brio Notre Dame de Paris.
C’était sans nul doute le plus beau moment de la cérémonie. Il faut dire qu’ils ont pris les bonnes décisions la fameuse nuit de l’incendie et ils ont pris des sacrés risques.
Pour avoir monté les marches des deux tours pour voir le panorama de Notre Dame avec ses célèbres gargouilles, les escaliers sont vraiment étroits. C’est vraiment un acte héroïque de leur part de monter au pas de course ces marches quand la chaleur est suffocante et que la mort rode sous un matériel d’une quinzaine de kilos.
Donner peu ou beaucoup d’argent avec son coeur car Notre-Dame ne pouvait pas disparaître
Chacun a un lien particulier avec Notre Dame de Paris. C’était très émouvant ces petits enfants interviewés à la télévision qui racontaient leur fascination pour la cathédrale lors d’une promenade en famille en bateaux mouches.
On a beaucoup critiqué les sommes considérables données par de riches mécènes français ou américains. Mais tout de même , c’est touchant ces 340 000 donateurs du monde entier qui ont ainsi déclaré leur flamme à cette cathédrale, le berceau de toute une civilisation.
C’était une magnifique cérémonie où il est rare de voir un archevêque donner neuf coups de crosse sur les portes d’une cathédrale. Le moment était très solennel avec la chorale d’enfants.
J’ai beaucoup aimé les tenues dessinées par le couturier Jean-Charles de Castelbajac, qui est un croyant revendiqué. Il avait déjà conçu les vêtements liturgiques du pape Jean-Paul II lors des JMJ en 1997.
Moi même quand je suis venue visiter Paris en famille quand j’avais dix ans, j’ai été plus impressionnée par Notre Dame de Paris que par le Louvre ou l’arc de triomphe. Ma tante m’avait offert un Découvertes Gallimard sur les cathédrales pour ma communion en CM2.
On ne peut pas dire que je l’ai particulièrement lu mais je le garde avec moi dans tous mes déménagements. C’est un souvenir de mon enfance quand on braillait dans la cour de récréation Il est venu le temps des cathédrales et les autres chants de la comédie musicale Notre Dame de Paris.
Puis en 2005, j’ai réussi le concours de l’Ecole du Louvre et j’ai vécu deux ans dans un foyer de filles sur l‘Ile Saint Louis. Quel privilège de pouvoir aller entre copines dès qu’on voulait à l’intérieur de Notre Dame car c’était à deux pas du foyer. Des fois, quand on sortait le soir les week-ends on passait toujours par le parvis de la cathédrale car cela symbolisait notre Paris, le nôtre, pas celui des touristes.
Pendant les cinq ans de la reconstruction de Notre Dame de Paris, ce qui m’a le plus manqué c’est de ne pas pouvoir aller dans le square qui est collé à la cathédrale. C’est à la pointe de l’île de la Cité avec son pont qui la relie à l’île Saint-Louis. Une scène d’un de mes films favoris Julie and Julia y a été tourné mais aussi Midnight in Paris de Woody Allen.
Julie and Julia avec Meryl Streep et Stanley Tucci, Copyright Sony Pictures Releasing France
Fin décembre, nous irons nous balader avec notre famille de Bulgarie dans le quartier de Notre Dame de Paris. Peut être que nous pourrons rentrer à l’intérieur.
Cette reconstruction est très symbolique pour le monde entier : l’incendie a provoqué une tristesse universelle dans le monde entier. Une de mes collègues, Sophie, m’a raconté se souvenir d’un immense silence plombant dans le métro les jours suivants car les gens étaient choqués par les images terribles qu’ils avaient vu le 15 avril 2019.
Avec cette cérémonie diffusée dans plus de 150 pays, l’espoir renait. Les hommes peuvent se réunir autour des cathédrales pour reconstruire ce que le feu a détruit.
Retrouvez-ici mes précédents articles consacrés à la beauté de Paris, ma ville d’adoption depuis bientôt vingt ans.
Si vous aimez les histoires de fratrie et que vous avez envie de voir un film qui fait du bien dans le même genre qu’ Envole-moi, je vous recommande En fanfare.
On peut dire que les dix premières minutes du film démarrent… en fanfare (bon ce calembour idiot c’est bon c’est fait…). Il faut dire qu’il y a urgence vitale à rattraper le temps perdu. On sent qu’il y a une complicité immédiate et non feinte entre ces deux frères, ces deux acteurs.
Deux frères de cinéma qui portent le film sur leurs épaules.
Benjamin Lavernhe vient de la Comédie française, il a joué l’abbé Pierre mais aussi un pitoyable responsable de ressources humaines dans la brillante mini série Un entretien de Canal+. Pierre Lottin est immensément connu pour son rôle de Wilfried dans les Tuche. Mais il a aussi joué dans la série Lupin, le dernier film d’Ozon : Quand vient l’automne ou encore Notre Dame brûle de Jean-Jacques Annaud.
Je pense que Jimmy Lecoq dans ce film En fanfare est son plus beau rôle. On s’attache rapidement à ces deux frères pour qui l’annonce de leurs origines est un véritable tsunami émotionnel pour eux. Mais l’amour passionnée pour la musique va les aider à fraterniser tout de suite. Et même à aller de l’avant malgré la maladie et les difficultés professionnelles.
Les seconds rôles féminins de ce film lui apportent beaucoup : Sabrina en tête.
Sabrina c’est une des membres de la fanfare. Jimmy et elle se tournent autour dans la friend zone mais ils ont trop d’ennuis personnels pour se mettre ensemble. Et pourtant le fait de jouer dans une fanfare va les aider… à saisir leurs rêves.
Ensuite, il y a Claudine, la mère adoptive de Jimmy. Mon personnage préféré de ce film. Une dame toute simple de la classe moyenne avec un cœur en or. C’est elle qui va aider les deux frères à faire lien tout au long du film. Et enfin la maman et la sœur de Thibault sont d’une belle humanité elles aussi.
En fanfare, le film pansement de cette France si fracturée.
En fanfare est un grand film qui nous fait tous du bien vu à quel point le pays est fracturé. Il n’y a qu’une seule France et c’est possible d’y vivre ensemble sans s’y taper dessus. Le thème central de ce film c’est le déterminisme social.
Ces deux frères sont torturés par le résultat de la loterie : l’un a tiré le bon numéro en rejoignant une famille aisée dans une banlieue huppée. Il est devenu chef d’orchestre. L’autre a grandi en famille d’accueil. Heureusement, il a été adopté par un couple formidable qui participait à une fanfare. Mais il travaille dans une cantine et il rêve à d’autres horizons.
J’ai beaucoup aimé les références à d’autres films tous aussi sociologiques : ceux du britannique Ken Loach mais aussi Etienne Chatiliez : La vie est un long fleuve tranquille et celui du régional de l’étape Dany Boon : Bienvenue chez les Ch’tis.
En fanfare réunit la musique classique et la chanson populaire de Johnny, Sardou, Aznavour, les musiciens de jazz américains…En avril dernier, j’avais vu le biopic de la vie de Maurice Ravel : Boléro. Il se trouve que ce titre classique est le plus écouté au monde et il a été inspiré par les cadences infernales des machines industrielles dans les usines.
Les fanfares ou les harmonies musicales constituent le patrimoine immatériel de la vie ouvrière dans le Nord de la France. Voici une superbe vidéo de France 3 qui vous expliquera bien mieux que moi leur histoire.
Le film ne se termine pas du tout en queue de poisson comme c’est malheureusement le cas pour de nombreuses comédies françaises avec une bonne idée au début.
En fanfare se termine crescendo en apothéose avec les deux dernières scènes du film. Je ne vais pas vous les dévoiler pour que vous puissiez les savourer au cinéma. J’ai bien failli pleurer avec cette musique d’Aznavour tellement entraînante. Je n’avais pas réalisé de quel nord il parlait avec Emmenez-moi.
La magie du cinéma : l’accueil et l’engouement des spectateurs, la meilleure caisse de résonnance.
Et enfin, la magie de ce film réside sur son authenticité : Benjamin Lavernhe a travaillé d’arrache pied pour devenir chef d’orchestre en deux mois, Pierre Lottin a appris le trombone alors qu’il est un pianiste autodidacte. Les acteurs du film ont rejoint la véritable fanfare pour créer une harmonie musicale.
Cette fanfare joue un vrai rôle dans un coin de France qui s’est pris la désindustrialisation de plein fouet. On met des visages sur ces faits d’actualité un peu lointains au journal télévisé. La beauté du cinéma, c’est que des membres de la fanfare qui n’avaient jamais pris l’avion, sont allés présenter leur film au festival de Cannes.
Retrouvez-ici mes précédents articles consacrés au Nord de la France, d’où viennent mes grands-parents chéris.
En juin dernier, j’ai eu la chance extraordinaire de pouvoir passer une journée à Roland Garros, le temple parisien du tennis international. Ce tournoi où se pressent les acteurs et autres influenceurs car c’est le lieu où il faut être vu au mois de mai à Paris.
Même Emily in Paris choisit Roland-Garros pour y tourner une scène de la série. D’ailleurs la mode sportive a une grande place à Roland-Garros avec les boutiques Lacoste, du nom d’un des trois mousquetaires du tennis des années 1930.
Et les jeunes touristes asiatiques et américaines portent des jupes plissées et des chaussettes de tennis à mi-mollets comme une célèbre Suzanne Lenglen.
Suzanne Lenglen était une tenniswoman qui a marqué son époque par son jeu audacieux mais aussi sa personnalité pugnace et téméraire et son sens de la mode alors que les Années folles battaient leur plein.
D’ailleurs à Roland Garros, j’ai été marquée par son empreinte légendaire un siècle plus tard. Il y avait d’ailleurs une grande statue d’elle devant le court qui porte son nom.Ses tenues ont même inspiré l’architecte du toit couvrant son court. En 2021, Dominique Perrault a imaginé un toit retractable suivant les volutes de ses jupes plissées imaginées par Jean Patou dans les années 1920.
C’est peu dire que Suzanne Lenglen est une personnalité iconique et ce beau roman graphique tombait à pic pour mieux connaître son histoire.
Bien avant de donner son nom au deuxième plus grand court de Roland-Garros, la joueuse de tennis Suzanne Lenglen fut une immense championne, peut-être la plus importante de l’histoire du sport féminin. Au-delà de son palmarès, « la Divine », comme elle était surnommée pour son style de ballerine et ses airs de diva, a révolutionné son époque et son sport, incarnant à la perfection l’énergie sans limite des Années folles.
Mon avis :
J’ai beaucoup aimé lire ce roman graphique très réussi. Il reconstitue avec brio l’intensité de matchs de tennis à très haut niveau. Tout au long de la lecture, on sent une tension permanente tant le rythme de narration est soutenu. Il est à l’image de la sportive qui a vécu une vie à 1000 kms/ heure. Peut être est-ce lié au fait qu’elle a terminé sa vie sur les rotules, terrassée à 39 ans par une leucémie foudroyante ? .
La force de ce roman graphique est de raconter l’ascension sportive d’une jeune femme persévérante qui a réussi à révolutionner un sport grâce à son jeu très énergique et gracieux. C’est une lecture très dense, je le redis. Elle nous plonge dans l’intensité d’un match de tennis au moment de la balle de match.
Ce type de narration est voulu et c’est très réussi. Ensuite le récit est divisé en cinq grands chapitres avec des sous titres bien utiles pour suivre la chronologie de la carrière de Suzanne . On constate bien que Suzanne a eu une relation un peu ambivalente avec son père qui est rapidement devenu son entraîneur. Cela semble être une constante dans le tennis : Richard Williams et ses filles Venus et Serena, le père de Mary Pierce, la mère de Martina Hingis …
J’ai beaucoup aimé ce roman graphique qui ravira les passionnés de tennis. Mais j’ai un peu regretté le manque de profondeur psychologique de cette BD. Les sentiments de Suzanne sont peu développés, on la présente comme une machine de guerre qui remporte trophée après trophée.
Peut être que c’est la réalité, une sportive qui met ses émotions dans sa poche pour bâtir une telle carrière sportive. J’ai aimé son style de jeu, ses tenues sportives tellement iconiques mais j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages de l’histoire, Suzanne en tête.
La vraie valeur ajoutée de ce roman graphique est le beau dossier documentaire à la fin du livre avec photographies d’archives en noir et blanc ainsi que les gravures de mode de Jean Patou.
Il faut souligner que Suzanne Lenglen fut l’une des premières sportives à intégrer le star-system. Elle n’a pas seulement révolutionné le tennis, elle a aussi porté des tenues audacieuses et raffinées sur le court. Suzanne fut une ambassadrice de la mode française et cela compte !
C’est un très beau roman graphique qui nous plonge dans l’atmosphère tellement inspirante de la Belle époque puis des années folles. Le tennis était un sport de privilégiés qui se jouait dans de beaux endroits comme Wimereux, la French Riviera, Nice, Le Touquet.
De nombreux Anglais venaient profiter du soleil de la Côte d’Azur dans les années 1920. Qui sait peut être que les rentiers de Downton Abbey ont eu l’occasion de voir jouer Suzanne Lenglen à Wimbledon ? .
Retrouvez ici mes précédentes chroniques de BD et de romans graphiques ici :
J’ai remarqué que les formats courts d’Instagram type stories et réels étaient la rampe de lancement idéale pour les humoristes, une montée en puissance qui leur ouvrira la porte des zéniths complets et des matinales de radio…
Adieux attachés de presse influents et médias prescripteurs, les humoristes dynamitent le game grâce aux réseaux sociaux. A coup de stories quotidiennes, ils séduisent directement leurs nouveaux spectateurs et même ils les fidélisent grâce à Instagram.
L’impact des formats courts sur la carrière des humoristes et des chanteurs
C’est un peu la même chose avec des chanteurs comme Slimane ou Camille Lellouche, ils ramaient pendant des années à écumer les télé-crochets, leurs vidéos amateurs sont devenues virales et ils ont enfin pu accéder à la notoriété. Voici un florilège de sept humoristes que j’ai découvert sur Instagram et que je suis régulièrement car ils me font rire de manière constante.
Force est de remarquer que cette courte liste est essentiellement féminine car les thématiques de la vie de femme moderne ont une dimension fédératrice. « La maternité est un sujet inépuisable et universel » comme l’analysait une des humoristes de stand-up interviewée dans Elle du 7 novembre 2024 dans l’article : « Mieux vaut en rire ».
Les humoristes Thomas Marty et Florian Lex me font beaucoup rire quand ils se déguisent en femmes sans pour autant se travestir.
Philippine Delaire, la fille sympa qui croque avec talent les mères en compétition
J’ai eu l’occasion d’échanger une ou deux fois avec Philippine sur Instagram pour la féliciter pour ses vidéos de talent. Elle est d’une gentillesse et d’une humilité rare dans sa manière de répondre ! Je suis ravie pour elle qu’elle ait fait la conquête d’une pastille humour dans une matinale d’Europe 1. Elle a un peu explicité son parcours du combattant pour faire vivre son spectacle au festival d’Avignon pour se roder avant de partir en tournée à travers la France.
J’aime beaucoup ses sketchs très précis sur les mamans qui sont en compétition. Elle invite d’ailleurs Mélanie Sitbon à jouer avec elle une autre maman.
Diane Segard, l’héritière d’Audiard et de Béatrice de Montmirail.
C’est évident que la filiation avec Béatrice de Montmirail ou bien Jacqueline Maillan saute aux yeux. J’aime beaucoup sa galerie de personnages : essentiellement des mères de famille au bout du rouleau qu’elle arrive à renouveler sans cesse.
Son personnage haut en couleur d’une jeune femme qui annonce à sa mère qu’elle a enfin pu procréer avec son mari après une soirée bien arrosée m’a même fait versé une petite larme tant on percevait la vulgarité certes mais aussi l’émotion.
J’ai un peu de mal avec ses mimiques un peu trop forcées mais je pourrais rapidement me décider pour aller voir son spectacle Parades au Casino de Paris. C’est une belle réussite acquise depuis le confinement de 2020, au rythme d’une vidéo par jour puisque rapidement Diane a conquis plus de 800 000 personnes sur Tiktok puis sur Instagram.
Les vidéos de Morgane, la vie d’insulaire en Corse.
J’aime énormément cette comédienne qui parle avec un accent corse inimitable. Ses vidéos qui montrent son immaturité et la manière dont sa mère va lui faire la leçon sont très réussies. Elle met à contribution son conjoint qui joue souvent le mec pas content. Je la trouve vraiment très douée et sa manière de rire du quotidien me divertit beaucoup.
Maria Moreno, @mariappymeal, la méthode Actor studio
Elle puise en elle même pour vivre ses personnages plutôt que de les jouer. Cela se joue beaucoup sur ses ressentis et la manière d’exprimer sa rage.
Elle interprète avec brio des personnages aussi variés qu’un père de famille lourdeau ou des petites filles un peu hystériques qui rendent dingo leur maman. Son pseudo est très efficace puisqu’il nous rappelle les caprices que l’on faisait enfant pour aller manger à Mc Do ce fameux Happy meal.
Florian Lex, l’exutoire de toutes les mamans exténuées par la charge mentale
C’est vraiment mon préféré. Celui qui joue le mieux la mère de famille totalement désabusée qui pousse un soupir d’énervement unique en son genre. C’est tellement bien joué que j’espère ne jamais lui ressembler. Ses expressions toutes faites comme Bon sang de bonsoir sont tellement savoureuses.
Je sens que je vais montrer ses vidéos à ma mère très bientôt. Histoire de voir si elle fait le rapprochement…
Les ambassadeurs qui dressent un beau portrait des villes dans lesquels ils jouent en tournée
Thomas Marty, celui qui aime faire la bise à tout le monde.
C’est un p’tit gars attachant qui vient du Var. Il s’est reconverti professionnellement car la banque ça le gonflait pour vivre pleinement son rêve : devenir artiste. Lui aussi va éclore pendant le confinement de 2020 avec des vidéos désopilantes de son confinement breton dans la famille de Moumoune, sa future femme. Son spectacle s’appelle Allez la bise en référence à sa manière chaleureuse et fédératrice de conclure ses vidéos.
J’aime beaucoup quand il imite sa femme dans ses petites manies : les boites tupperware, sa routine beauté ou ses vidéos géographiques où il parle de la vie d’une ville avec beaucoup de chaleur et d’émotions. Sa vidéo sur Clermont-Ferrand où j’ai passé seulement mon année de CP m’a bien plu. Mais j’aime moins ses blagues vaseuses dont il montre des extraits sur Instagram.
Marie s’infiltre, le culot fait femme.
Je la trouve souvent snob, elle énerve pas mal autour de moi quand je parle d’elle. Mais elle est tout de même sacrément talentueuse. J’aime ses vidéos sociologiques des villes de sa tournée car même si c’est un peu clivant et snob, ses stories pour promouvoir son spectacle Culot sont très efficaces.
On sent que la fille a fait des études de sciences politiques. Je trouve ses tenues de scène sacrément ridicules mais son courage à s’infiltrer sur des terrains assez mouvants pour dénoncer des faits de société suscite mon admiration. Et puis j’aime la manière dont elle rend hommage à sa grand-mère niçoise Daisy…
Enfin, je n’ai pas cité Laura Felpin car je ne l’ai pas découvert par Instagram mais c’est clairement les réseaux sociaux qui m’ont donné envie de découvrir son dernier spectacle :Ca passe !
Le sketch avec la dame du train, sexagénaire qui a des lunettes rouges avec un verre rond et un verre carré me fait mourir de rire. Elle est indéfinissable avec des adjectifs tellement elle est hilarante.
Il est indéniable que les réseaux sociaux : Tiktok, Youtube et Instagram ont révolutionné la notoriété des humoristes en particulier. Ils ont remisé la télévision au placard et c’est tant mieux car le dur labeur des artistes pour se faire connaître est alors récompensé…
J’ai toujours bien aimé aller à Deauville-Trouville en novembre. Cette petite tradition me vient de ma grand-mère Annette qui habitait Rouen.
Elle aimait prendre sa voiture même si ce n’était pas la porte à côté pour nous emmener sur la journée dans le Calvados. On allait déjeuner à sa brasserie favorite Les vapeurs parce que c’est l’un des mois idéaux pour les moules-frites.
Pour le week-end du 11 novembre, on a profité d’une promotion des trains Nomad’ de la SNCF : 40 euros par adulte AR du samedi matin très tôt au dimanche vers 16 heures.
Trouver un hôtel familial avec une localisation idéale pour profiter au max de la plage.
On avait décidé de passer aussi une nuit à l’hôtel des Embruns situé à Trouville, juste en face du casino. La localisation était vraiment top.
Il se trouve que j’ai retrouvé une carte postale de la piscine de Trouville écrite en 1955 par ma grand-mère à sa famille. C’était un vrai dessin animé vivant d’observer les familles sur la plage depuis notre fenêtre tôt le matin comme la nuit tombée. C’était évident que les gens voulaient profiter un max de la plage. Le temps était nuageux mais sans pluie ni vent.
Aller au musée de Trouville pour connaître son histoire et contempler le meilleur des panoramas
C’est la première fois que nous visitions ce petit musée municipal et ce fut une belle découverte. Le billet d’entrée est à 8 euros par adulte et la vue sur la plage qui surplombe l’hôtel des Roches noires est inoubliable. J’ai beaucoup aimé l’étage qui raconte l’histoire de Trouville, une des premières stations balnéaires du pays.
Le musée-villa Montebello, 64 rue du général Leclerc à Trouville.
Le samedi soir, nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir que beaucoup de restaurants à Trouville étaient complets en ce long week-end du 11 novembre. Mais nous avons tout de même trouvé refuge dans une chouette crêperie familiale : Pierre et le loup dans une rue piétonne de Trouville.
Le lendemain, nous avons rejoint Deauville par le pont des Belges en passant par le fameux marché du dimanche de Trouville qui longe la Touques. L’hôtel Normandy est toujours aussi beau avec ses épis faitiers en terre cuite. Ils représentent souvent des chevaux qui sont à l’honneur à Deauville mais aussi des colombes ou bien des hiboux.
On a rejoint la plage par le chemin qu’utilisent les festivaliers en septembre chaque année pour le festival du film américain de Deauville. La plage de Deauville est vraiment impressionnante avec ses planches centenaires et ses expos photo grandeur nature.
Une virée de cinéma sur les planches centenaires de Deauville
Le bar de la plage est une institution. Comme c’était l’hiver, les mythiques parasols de couleur avaient été retirés de la plage. Ils apportent un beau décor de carte postale au lieu mais heureusement la cabine californienne de secouriste était bien conservée. On n’a pas manqué d’y faire une photo.
Enfin, je vous recommande l’office de tourisme de Deauville si vous voulez faire de beaux cadeaux : c’est une boutique de souvenirs de grande qualité.
On a bien profité de ce week-end à la plage en savourant au max les balades dans le sable avec pelles et seaux. Les chateaux de sable sont de mise même en novembre !
Retrouvez-ici mes précédents carnets de voyage urbains pour des idées de sorties en famille à deux heures de Paris !
Je suis un animal étrange qui regarde le film adapté du roman avant de lire le livre. Et je n’ai pas de problème à relire un roman deux ou trois fois si j’ai aimé passionnément l’histoire.
Ça a été le cas dernièrement avec Brooklyn et Pour un garçon. Il faut dire que Nick Hornby est le scénariste du film Brooklyn. Pour un garçon est une comédie avec Toni Colette, Hugh Grant et Rachel Weisz qui date de 2001. Je pense avoir vu toutes les comédies romantiques anglaises avec Hugh Grant et Colin Firth des années 2000 : Love Actually, Le journal de Bridget Jones, Coup de foudre à Noting Hill…
Rentier oisif, célibataire fier de son immaturité et séducteur invétéré, Will a une nouvelle idée de génie pour draguer : assister à des réunions de parents célibataires. Mais la rencontre décisive à laquelle va le mener ce stratagème sera en fait celle d’un gamin de douze ans, Marcus, son opposé absolu sur l’échelle du cool. Quand Will se goinfre de modernité, Marcus écoute des disques de baba cool et porte des vestes en mouton. L’un et l’autre ont pourtant un point commun qui va les rapprocher : leur solitude. Au travers des pérégrinations de cet improbable duo, Nick Hornby poursuit avec humour et sensibilité son exploration des ressorts de la masculinité.
Mon avis :
J’ai beaucoup aimé ce roman qui est beaucoup plus profond qu’une comédie romantique. Il raconte deux solitaires qui vont s’entraider : ils n’ont aucun lien de parenté et ne se seraient jamais rencontré sans cette idée farfelue de s’inventer un enfant pour draguer des mères célibataires.
Marcus a saisi la supercherie et va s’en saisir comme la chance de sa vie d’avoir un modèle d’adulte qui connait les chanteurs et les dernières baskets à la mode pour se faire accepter au collège. Sa mère est une hippie pas si pacifique que ça qui lui impose son mode de vie alors qu’un ado veut rentrer dans le moule à son âge.
Will, dragueur invétéré qui fuit le grand amour et l’engagement va se laisser convaincre par Marcus qu’être amoureux est beaucoup plus puissant que ce qu’il imaginait. C’est un superbe roman qui parle d’une entraide réciproque dans un société de plus en plus individualiste où la famille n’est plus une valeur refuge. Et pourtant on en a sacrément besoin au quotidien.
Dans un tout autre genre, j’ai lu cet été la suite de La liste de nos envies 2 de Grégoire Delacourt.
Le titre est peu original mais on s’était vite attaché à Jocelyne, cette mercière d’Arras au coeur d’or. Elle a gagné au Loto mais aussi les ennuis qui vont avec. Dans le premier roman, elle subit les errements de son Jocelyn de mari, qui est un affreux jojo, il faut bien le dire.
J’ai préféré la suite car Jocelyne intègre un groupe de parole des gagnants du Loto. Chacun des participants va apporter sa pierre à l’édifice pour vivre au mieux ce tsunami dans une vie. Ce n’est pas de la grande littérature selon moi mais c’est un roman agréable à lire qui nous questionne sur l’impact de l’argent dans nos relations familiales et amicales.
L’inspiration évidente des maisons flamandes de la rue de la Monnaie à Lille
Cela va devenir une tradition : on aime profiter du week-end de la Toussaint en famille pour aller passer deux jours à Lille en automne.
On profite des prix attractifs de OUIGO depuis Marne la Vallée (20euros aller-retour pour un adulte et 16euros pour un enfant de 5 ans). En une heure, nous arrivons à la gare de Lille Flandres en plein centre ville.
En 2022, nous avions logé deux nuits à l’hôtel Ibis près de la rue de Gand et tous ses estaminets. C’était assez central mais le confort des chambres était un peu rudimentaire et ce n’était pas bien agréable de petit-déjeuner avec BFM-TV en boucle le matin.
Cette année, nous avions choisi l’hôtel Kanai, situé dans une rue piétonne : rue de Béthune. Nous avons pris une chambre triple avec petit-déjeuner inclus. L’hôtel se trouvait juste à côté de la station de métro Rihour et de l’office de tourisme.
Nous étions à 400 mètres de la Grand’ place de Lille et c’était vraiment génial de s’y balader un samedi matin quand la place était encore déserte. Les boutiques de vêtements et de décoration du Vieux-Lille sont vraiment somptueuses. Une fois de plus, je n’ai pas pu tester le fameux salon de théElisabeth’s car c’était très fréquenté.
Mais je suis bien contente de moi car j’avais eu la bonne idée de réserver dans la semaine un créneau pour visiter la maison natale du général de Gaulle, rue Princesse, le jour de Toussaint à 17 heures.
La visite de la maison natale du général de Gaulle : encore mieux que l’univers de Downton abbey !
C’est une belle maison bourgeoise avec un étage et une superbe façade qui date du Lille de la Belle époque (1870-1914). Charles de Gaulle y est né en 1890, dans la maison de ses grands-parents. Il n’y vivra que quelques mois mais il se sentira toute sa vie profondément lillois.
Les lieux sont quand même fragiles dont on y entre par petits groupes de dix personnes et nous avons des consignes strictes car aucune des pièces n’est protégée par des vitrines en verre.
C’est un sacré avantage de la visite. On a le sentiment d’être invité par la famille de Gaulle dans un très bel environnement bourgeois. Cela ressemble beaucoup à la visite de la maison de Claude Monet à Giverny.
Toutes les pièces même les commodités sont plus intéressantes les unes que les autres. Cette maison fourmille d’un millier d’objets. La plupart n’appartiennent pas proprement à la famille du général mais on remarque le talentueux travail de conservation pour réunir les objets du quotidien les plus emblématiques de cette époque.
Bonne surprise, cette visite digne d’une maison de poupées a beaucoup intéressé ma fille de cinq ans. Elle a remarqué la gaufre sur le coin d’une assiette dans le salon, la partie de dominos mais aussi les sucreries typiques du Nord dans la cuisine…
Moi, j’ai été subjuguée par le jardin d’hiver avec les jeux pour enfants. Bonne Maman, la grand-mère avait 18 petits enfants dont Charles. Elle désignait la cour comme « un hurloir aux enfants« , je trouve que c’est une belle pédagogie éducative pour l’époque.
Le jardin d’hiver, la pièce maîtresse de la maison
Cette visite a été une réussite pour toute la famille. Cela m’a même un peu émue car mes grands-parents étaient très attachés au général de Gaulle, un héros de guerre de la génération de leurs parents. Ils avaient beaucoup de livres à son sujet dans leur bibliothèque. J’ai beaucoup aimé le buste sculpté sur un socle qui vient de l’île de Sein. C’est symbolique car la plupart des hommes de cette île ont rallié le général de Gaulle après l’appel du 18 juin 1940.
Le prix d’entrée de la visite n’est pas du tout excessif : 8€ plein tarif, 6€ tarif réduit et gratuit pour les moins de 26 ans. Il y a une boutique-librairie où l’on peut même acheter des gaufres Meert, les préférées du général.
Avant de rentrer à l’hôtel, on a fait un tour par l’ancienne bourse où il y a toujours de la brocante de livres jeunesse, d’affiches de cinéma, de vieux vinyles… C’est ici qu’une scène de la série à succès HPI a été tournée. On y voit Karadec et Roxane chiner dans les allées, je pense que c’est dans la saison 2.
La citadelle, le poumon vert de Lille et le paradis des enfants.
Le lendemain c’est à dire le samedi, comme il faisait moche, on a trainé un peu le matin à l’hôtel devant les dessins animés. Vers onze heures, nous avons quitté l’hôtel pour rejoindre la citadelle qui se situe à dix minutes à pied du centre-ville. Nous y étions déjà allés en 2022.
Cette année, notre fille a pu profiter de toutes les attractions de Cita parc car elle mesure plus d’ 1m20. L’achat du ticket unique (3€ le manège) était beaucoup plus correct que les prix du jardin d’acclimatation dans le bois de Boulogne ( 4.50€ le ticket).
C’est vraiment un endroit génial, une institution lilloise pour les familles. En automne, c’est très beau et assez calme comme lieu.
Pendant ce week-end, j’ai beaucoup comparé Lille et Paris. Le centre commercial Euralille n’est pas aussi important que celui de la Défense mais pourtant cela ressemblait à un immense paquebot noir de monde.
Une astuce bien utile : la passerelle qui relie la gare au centre commercial Euralille.
On atterrit toujours là bas en fin de voyage quand on est bien fatigué pour attendre le train au Colombus café. Sachez qu’il y a une passerelle bien utile qui relie directement le centre commercial à la gare de Lille-Flandres. Nous ne sommes pas les seuls naufragés là-bas avec nos valises.
La prochaine visite dans le Nord sera dédiée à la découverte d’Arras, dans le Pas de Calais, berceau de mes grands-parents.
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J’ai découvert le travail de l’auteure illustratrice Juliette Lagrange en visitant la librairie Chantelivre qu’elle a décoré pour sa rénovation en grandes pompes.
Ces toits en zinc tellement parisiens avec ses balcons de chambres de bonne, ce panorama à vue d’oiseau vers le jardin du Luxembourg apportent beaucoup de féerie à cette librairie emblématique du 6ème arrondissement.
Ensuite, nous avons lu le soir en famille Hulotte et Léonà Paris. J’avais beaucoup aimé cet album qui me rappelait les albums deMadeline écrits par l’auteur américain et adaptés au cinéma.
Ce tour des monuments de Paris vu par des oiseaux fait rêver les enfants comme les parents. Je remercie chaleureusement les éditions L’école des loisirs qui m’ont envoyé Les vacances d’Hulotte en service de presse.
Une fois de plus, le plaisir de lecture était au rendez vous. Après les rats des villes, Juliette Lagrange s’intéresse aux rats des champs. Hulotte rejoint en train ses grands parents dans le sud de l’Ardèche pour des vacances d’automne.
Elle pense qu’elle va royalement s’y ennuyer et elle va vivre d’excellentes vacances en lien direct avec la nature. C’est un album jeunesse sur la transmission de moments de vie précieux des grands parents à leur petite fille et cela m’a beaucoup parlé. Comme moi, Juliette Lagrange a des grands parents ardéchois. Il est indéniable que cet album est un peu beaucoup autobiographique. Cette petite Hulotte ressemble beaucoup à son auteure.
Droits réservés-Juliette Lagrange
Elle va rencontrer les amis de ses grands parents lors d’une partie de pétanque mémorable, apprendre une recette de tartes aux poires avec son Papi, traverser une rivière en barque avec sa Mamie pour rejoindre son jardin partagé.
Droits réservés-Juliette Lagrange
J’ai aimé cet ouvrage car il met en valeur la vieillesse et sa douceur de vivre quand on peut couler une retraite heureuse. A la fin de l’album, Hulotte a dessiné son carnet de vacances à l’aquarelle avec les quelques mots de patois qu’elle a appris, les champignons qu’elle a ramassé en famille et son observation de la nature.
Cette lecture a résonné en moi car il est important de reconnecter à la nature quand on vit toute l’année en ville et qu’on ne sait plus reconnaître à quelle espèce d’arbre on a affaire en balade au parc.
Droits réservés-Juliette Lagrange
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