Bullet journal·Moments de vie

Se renouveller en 2025 pour réaliser un nouveau bullet journal

Qui dit nouvelle année, dit nouveau bullet journal. J’en réalise un par an depuis 2020 et pourtant cette année, je me suis posée la question d’en recommencer un ou non.

C’est un loisir qui m’apporte beaucoup de détente et de créativité mais c’est aussi une pratique artistique qui demande beaucoup de perfectionnisme.

Ces six carnets commencent à prendre de la place dans mon bureau de ministre. J’ai bien en tête une scène du film Monsieur Aznavour où le chanteur stocke des centaines de cahiers rouges dans lesquels il a compilé ses 1200 chansons sur une étagère. Mais je sais très bien que les années suivantes, je ne relis pas mes carnets, je tourne la page.

Alors cette année, j’ai décidé que ce carnet ferait la part belle aux collages et au dessin.

J’en ai un peu assez de collecter et coller des images rectangulaires que je glane dans les magazines.

J’ai envie de créer une oeuvre d’art novatrice ! Alors je m’appuie sur les bonnes idées du challenge numérique #Februllage que j’ai découvert l’an dernier.

Le hic avec le bullet journal et ce genre de challenges de collages, c’est le degré d’exigence et le rythme assez soutenu auquel il faut s’astreindre. J’ai même vu sur Instagram une créatrice qui préparait tout un classeur à l’avance avec ses éléments pour chaque mot du jour.

Cette année, j’ai décidé d’associer chaque mois de l’année à un collage un peu éclectique.

Je continuerai à compiler les moments de vie du mois car ils sont si importants pour notre mémoire familiale. On fait de moins en mois d’albums photos papier alors pourquoi pas un carnet par année.

Je fais une sélection rigoureuse des visuels qui attirent mon oeil en fonction des expositions marquantes à Paris, un livre ou un film dont j’ai envie de garder souvenir, des endroits de France ou d’Europe où j’ai envie de me rendre et de le planifier dans un carnet.

Ne jamais être à court de lectures ou de bons films à voir dans la semaine est aussi ma priorité. Je n’aime pas les applications pour smartphones pour tenir des piles à lire alors je le fais dans mon #bujo.

Comme je ne dispose plus d’autant de temps que quand j’étais étudiante, je note les lieux de Paris que j’ai envie de visiter ou qui m’éblouissent toujours alors que je vis ici depuis vingt ans cette année : Ile Saint-Louis en tête.

J’ai divisé mon carnet de 180 pages en dix doubles pages par mois dans lesquels il y a des pages récurrentes comme celles ci-dessous. Mais je reconnais que je me retrouve souvent à me creuser la tête pour trouver des idées.

En janvier, j’ai pris des notes sur le mythique Orient express et les adieux à la scène de Sylvie Vartan. La légende dit que Sylvie Vartan a fui la Bulgarie avec sa famille à bord de ce train dans les années 1950.

En fin d’année 2025, je ferai le bilan de ce projet collages et dessins dans mon bullet journal.

Retrouvez-ici mes précédents articles consacrés aux collages et aux dessins.

Cet hiver, j’ai testé le challenge des collages Februllage, découvert sur les réseaux sociaux

-Se souvenir de ses moments de vie grâce aux collages dans son #bujo

Bulgarie·Musique

Sylvie Vartan, l’âme slave qui a conquis la France depuis 60 ans.

Récemment, la chanteuse Sylvie Vartan a organisé son dernier tour de chant à travers une grande tournée nationale pour fêter soixante ans de carrière internationale. Elle prend sa retraite artistique à 80 ans.

C’est un peu injuste qu’on ne retienne surtout son statut de petite fiancée puis épouse de Johnny Hallyday alors qu’elle a vécu une belle carrière internationale avec des chansons marquants des générations.

Bien évidemment, j’ai regardé beaucoup d’émissions de variétés avec ma grand-mère. Pendant mon adolescence, j’étais sidérée de voir ses images d’archives où Johnny et Sylvie étaient assaillis par les photographes pendant leur mariage à Loconville dans le Vexin en 1964.

J’ai découvert que Sylvie Vartan avait vendu à travers le monde plus de 40 millions d’albums en chantant aux Etats-Unis mais aussi en Italie, au Japon… Elle a partagé l’affiche de l’Olympia avec les Beatles pendant trois semaines en 1964. Elle s’est exercée aux techniques américaines à Las Vegas et à New York. Elle a même épousé un grand producteur américain Tony Scotti en 1984.

Droits réservés Popperfoto / Getty

L’héritage musical d’une légende française

Lors de son dernier concert au palais des congrès de Paris en janvier 2024, elle a chanté vingt-deux chansons devant 4000 personnes. Dont ses tubes les plus connus : La plus belle pour aller danser écrite par Aznavour en 1964, Comme un garçon, Qu’est ce qui fait pleurer les blondes ? et bien sûr La Maritza écrite pour elle en 1968.

La Maritza, c’est ma rivière
Comme la Seine est la tienne
Mais il n’y a que mon père
Maintenant qui s’en souvienne
Quelquefois

De mes dix premières années
Il ne me reste plus rien
Pas la plus pauvre poupée
Plus rien qu’un petit refrain
D’autrefois

Une star iconique sur Tik tok avec sa chanson autobiographique : La Maritza.

Les Vartan sont une famille assez privilégiée dont le papa est attaché de presse à l’ambassade de France à Sofia. Il est d’origine arménienne, la mère de Sylvie est hongroise. Quand le régime communiste se met en place dans les années 1950, la famille perd sa maison puis décide d’émigrer en France en fuyant la Bulgarie. La légende dit que la famille a voyagé à bord de l’Orient express en 1952. Sylvie Vartan a une place privilégiée dans un article précédent de mon blog consacré à ces célébrités bulgares qui cartonnent en France.

Sylvie Vartan a un frère musicien Eddie qui va lui présenter les copains du Golf Drouot : Eddie Mitchell, Jacques Dutronc et un certain Johnny Hallyday…. Elle arrête ses études au lycée pour débuter une fulgurante carrière en 1961.

En 1968, elle interprète cette chanson : La Maritza qui séduit les Français car elle parle des racines d’une artiste dans un pays européen à la fois proche et lointain. Mon mari est bulgare alors forcément je suis sensible à cette chanson…

Dernièrement, j’ai regardé l’émission La Boite à secrets où David Hallyday était invité sur France 3. Il est un formidable hériter artistique des chansons de ses parents comme Sang pour sang qu’il a composé. C’est l’une des familles les plus talentueuses de la chanson française, chacune de leurs chansons ont une place privilégiée dans le coeur des Français.

Bien entendu que j’écrirai un article sur Johnny Hallyday car sa vie sera bientôt adaptée au cinéma en 2026. Mais à quand un biopic consacré à Sylvie ?

Je suis en train de lire un chouette roman autobiographique : Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan qui va être adapté au cinéma en avril prochain avec Leïla Bekhti dans le rôle de la mère juive et Jonathan Cohen qui joue Roland Perez.

C’est l’histoire d’un petit garçon couvé par sa maman. Il oublie son pied bot grâce à son admiration sans bornes pour une petite chanteuse yéyé : Sylvie Vartan.

Et vous quelle est votre chanson préférée de Sylvie Vartan ?

Retrouvez les précédents articles de la rubrique Toute la musique que j’aime :

-Monsieur Aznavour, ses amis, ses amours, ses emmerdes dans un biopic très romanesque.

Hommage à Jane Birkin, la plus belle ambassadrice de la poésie de Gainsbourg

-Pagny raconté par Florent : une biographie sensible et authentique.

Foi chrétienne

Des lectures inspirées et inspirantes pour 2025

J’ai eu envie d’écrire cet article car souvent on me pose des questions sur la foi chrétienne, le protestantisme en général ou bien tout simplement le fait d’aller à l’église le dimanche. 

J’avais déjà raconté dans ce blog comment la foi a été déterminante dans ma vie à l’école primaire, puis à l’université. D’ailleurs, elle est toujours déterminante dans mon quotidien depuis 30 ans. Il y a même une rubrique Foi en Jesus dans ce blog ! 

Donc pour 2025, j’ai voulu faire une sélection de livres, albums de musique, BD et romans graphiques qui enrichissent ma foi. Souvent les versets de la Bible sont le point de départ d’ un refrain de chant de louange ou de titre puissant de témoignage vivant mais écrit.

Rendez vous dans la forêt, romans graphiques de l’ atelier Alain Auderset , 25€

J’aime beaucoup ces romans graphiques qui sont d’une grande profondeur : l’auteur, dessinateur de BD en Suisse y raconte ses moments privilégiés avec Dieu quand il fait des détours dans la forêt pour renouveler ses pensées et les recentrer sur Dieu. Je vous recommande aussi son calendrier annuel qui est d’une grande beauté graphique chaque année.

Droits réservés Atelier Auderset

Mamie charge, Brigitte Lips avec Anne-Françoise de Taillandier éditions Salvator, 16€

J’ai lu ce beau témoignage suite à un dossier Les essentiels dans l’hebdomadaire La vie. Je vous recommande ce superbe récit de vie bien écrit. Il explique les principes de l’Evangile mis en pratique par cette retraitée calaisienne, sexagénaire.

Elle a travaillé toute sa vie dans un restaurant et elle ne comptait pas ses heures, elle a aussi connu des épreuves dans sa vie. Sa foi chevillée au corps l’aide à accueillir chaque jour des dizaines de migrants qui cherchent à traverser la Manche au péril de leurs vies.

Elle recharge leurs téléphones chaque jour dans leur garage et elle prend soin d’eux en les écoutant, en leur offrant une soupe ou de meilleures chaussures. C’est mon coup de coeur lecture en ce début d’année et j’avais très envie de vous le partager.

Fils du roi des forains, Chriss Campion, Première partie , 14 €

Pendant les vacances de Noël, j’ai lu ce témoignage d’un guitariste talentueux que j’avais découvert lors de Protestants en fête à Bercy en 2013. Chriss Campion est une étoile du jazz manouche qui est devenu pasteur du côté de Perpignan.

Je me souviens que des membres de son église louaient un théâtre parisien et venaient acheter des Bibles dans la librairie où je travaillais. J’ai ainsi appris qu’ on parlait beaucoup de Dieu dans les fêtes foraines parisiennes parmi les forains et j’ai trouvé ça génial. J’ai aimé cet autoportrait sans concession mais j’aurai bien aimé qu’il explique plus son ministère parmi la communauté des gens du voyage.

Le nom du père, Vinz le mariachi, éditions Première partie, 15€

J’aime énormément les témoignages de foi et celui-ci m’a particulièrement marqué. Je connais un peu l’auteur que j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois. C’est un très beau livre sur l’identité d’enfant de Dieu. Surtout quand on est rejeté par un père terrestre qui a osé abandonner sa famille. J’ai appris beaucoup de choses sur la culture mexicaine et la manière de se l’approprier quand on est un enfant issu d’un mariage interculturel.

Le dimanche 2 février, j’irai avec plaisir découvrir les titres du nouvel album du collectif Cieux ouverts au Cabaret sauvage. Il s’agit d’un groupe de louange qui réunit des chrétiens de toutes dénominations qui encourage par ses chants à entretenir une relation personnelle privilégiée avec Dieu, notre Père.

Leurs chants les plus connus comme Abba père et Eveille toi mon âme sont disponibles sur Spotify. Cela sera aussi l’occasion de découvrir leurs nouveaux chants comme Glorieux Jésus et Grâce infinie.

Retrouvez-ici mes précédents articles dédiés à la foi chrétienne :

Cinq chants de louange qui m’encouragent dans ma foi au quotidien

Trois chaînes Youtube qui vont transformer ta conception de l’église le dimanche matin

Expos

Les bords de Marne sublimés par Willy Ronis au musée de Nogent

Hier, j’ai visité avec ma compatriote dromoise Marion, l’exposition Willy Ronis : La banlieue-est sous l’oeil du maître, au musée intercommunal de Nogent sur Marne. J’ai découvert cette expo et donc ce musée grâce à l’office de tourisme du Val de Marne qui se trouve à Vincennes.

J’aime énormément la photographie humaniste de Willy Ronis que j’ai découvert en 2005 à mon arrivée à Paris quand la mairie de Paris organisa pour lui une grande rétrospective de son œuvre. Elle a réunit plus de 500 000 visiteurs.

Droits réservés Le Parisien

Le musée est un peu excentré par rapport au centre-ville mais il se trouve juste à côté de la médiathèque de la ville et surtout son entrée est gratuite, ce qui était une belle surprise ! L’exposition est assez courte mais elle est introduite par une salle avec de nombreux tableaux, affiches de music-hall qui célèbrent les plaisirs de l’eau en bord de Marne depuis le 19eme siècle.

C’est véritablement à partir de 1947, après-guerre, que les Parisiens se laisseront gagner par l’euphorie de la liberté dans les guinguettes des bords de Marne. Les plus belles photos humanistes de Willy Ronis datent des années 1950 : Le petit Parisien avec sa baguette de pain, Chez Maxe à Joinville le Pont…

Cette exposition de qualité s’est efforcée de mettre en valeur l’histoire d’amour de Willy et sa femme Marie-Anne Lansieux, artiste plasticienne. Willy Ronis a beaucoup photographié les rives de Nogent-sur-Marne vers 1986 car sa femme est alors entrée en maison de retraite dans cette ville.

L’ affiche de l’exposition est particulièrement efficace. Elle illustre bien la luxuriance de la nature des bords de Marne. Cette possibilité d’évasion nature est d’ailleurs pleinement exploitée par l’office du tourisme dont le solgan du site Cap sur la Marne est le Paris du grand air.

D’ailleurs, quand nous avons pu enfin dé-confiner en mai 2020 mais qu’il restait des restrictions de kilomètres, la première idée que nous avons eu est d’aller se balader en famille sur les berges de Marne entre Joinville le Pont et Nogent sur Marne.

Le Val de Marne est un trésor qui regorge de bonnes idées de balades nature, de découvertes culturelles que nous allons nous employer à visiter en 2025. Dimanche dernier, nous sommes allés à une journée découverte pour les familles de l’hippodrome de Vincennes. Aux beaux jours, nous retournerons surement du côté de Noisiel et de la chocolaterie Meunier tellement c’est un bel endroit !

Et vous quels sont les coins du Val de Marne que vous aimez particulièrement?

Retrouvez ici mes derniers articles consacrés aux excursions nature en Ile de France :

-Fontainebleau : une parenthèse enchantée à l’Ascension.

-Cinq endroits nature pour s’évader autour de Paris

Ile de France et Paris·Sociologie

Embarquez pour un voyage de rêve à bord de l’Orient Express à Gare d’Austerlitz !

Depuis début janvier, je me rends à mon nouveau lieu de travail qui se trouve entre la gare de Lyon et la gare d’Austerlitz. J’ai aperçu le mythique Orient express sur le quai de la gare d’Austerlitz.

Hasard du calendrier, je visionne sur Youtube sans doute l’un des meilleurs vlogs de Léna situations qui se déroule à bord de ce train, le plus cher au monde.

Quand le roi des trains inspire la reine du crime : Agatha Christie.

J’ai beaucoup aimé son vlog pour sa référence au roman Le crime de l’Orient express, écrit en 1934 par Agatha Christie. Je pense que comme la série Lupin avec l’oeuvre de Maurice Leblanc, Léna va inciter les jeunes générations à découvrir des classiques littéraires.

Venise n’est pas une ville qui m’attire beaucoup mais Léna et Seb ont su en montrer ses atouts entre promenades en gondole, confection de masques vénitiens et départ à la gare en bateau-taxi.

Ils ont voyagé dans une cabine ultra luxe avec majordome H24, dîner privé servi dans la cabine avec champagne et caviar au goûter. Les boiseries de la salle de bain étaient tout simplement dignes d’un rêve. Ils avaient un dress-code pour aller dîner le soir au wagon-restaurant et au fumoir du train. C’est pas la même chose que le sandwich triangle immonde que nous sert la SNCF au wagon-bar !

La valeur ajoutée de ce beau vlog patrimonial est la séquence émotions quand Léna qui est si généreuse cueille littéralement le youtubeur passionné de trains en lui offrant le voyage d’une vie à bord de l’Orient express.

Si l’envie vous vient de vous offrir ce cadeau unique : le lien vers la compagnie ferroviaire de l’Orient-Express.

Voyager au bord de l’Orient -express c’est tout un art de vivre avec les décors de Lalique qui datent des années 1920, son esthétique bleu nuit avec lettres dorées inspirées par le costume des chasseurs alpins de son premier propriétaire vers 1883.

Son histoire est forcément liée à la géopolitique du 20eme siècle. Ce train mythique a traversé l’Europe de Paris à Istambul en passant par Venise, Vienne, Budapest ou notre chère Bulgarie. On se croirait dans le jeu de société Ticket to ride.

Moi aussi, j’ai un petit coup de coeur pour un train corail. Il relie Lyon à Marseille en quatre heures avec un grand nombre d’arrêts entre les vignes et le Rhône notamment une belle carte postale à Tain L’Hermitage. On se croirait dans un décor de Wes Anderson.

Quand je rentre du travail le soir, j’aime admirer cette belle tour clocher de la gare de Lyon. Elle est typique du Paris 1900, date de l’inauguration du métropolitain dans la capitale. Les chiffres romains de son horloge (peints à la main) font plus d’un mètre de haut chacun.

Le beffroi culmine à 61 mètres de haut. Cette gare est classée aux monuments historiques pour ses fresques dans le grand hall ainsi que son fameux restaurant de style Second empire : Le train bleu. La gare de Lyon a accueilli des tournages de films mythiques : La traversée de Paris, L’homme de Rio ainsi que La boum 2 avec la mythique scène d’adieux entre les parents de Vic.

En 2025, mon trajet quotidien pour aller au travail entre Gare de Lyon et Gare d’Austerlitz vaut tout autant que mon ancien quartier de travail : Panthéon-Luxembourg.

Séries

Ces films et séries que j’ai regardé pendant les vacances de Noël

Je vous le dis tout de suite aucuns films de Noël dans cette sélection. Non pas que je les dénigre particulièrement mais je suis totalement hermétique au genre. Je ne comprends pas le principe, la trame narrative est toujours la même, je sais d’avance que je vais m’ennuyer.

Par contre, je me suis régalée à écrire un billet sur les souvenirs de l’attente de Noël dans mon enfance.

J’aime beaucoup cette période de fêtes où l’on fait un vrai break pour retrouver l’endroit d’où l’on vient et passer du temps en famille. Pour nous, ce fut cinq jours à Saint-Péray et Valence, chez mes parents. On a bien mangé bien sûr, mais surtout on a joué sans cesse à un jeu de société Azul que j’avais offert à mes parents lors de la fête des mères et des pères.

Et on a regardé la télé le soir : j’ai revu pour la douzième fois La boum 2 et aussi L’étudiante avec Sophie Marceau et Vincent Lindon. Ce film qui date de 1986 a été conçu par la même équipe de scénaristes et tourné dans le même quartier que la Boum : Panthéon- Sorbonne – Henri IV ( le triangle d’or universitaire parisien). Je suis nostalgique car j’y ai travaillé pendant trois ans.

On a fait découvrir à mes parents le magistral film de Jean-Jacques Annaud : Notre Dame brûle pour se préparer à retrouver la cathédrale bientôt quand l’affluence se sera un peu tarie. Visiblement la réouverture de Notre-Dame vous fascine puisque mon petit article de mes impressions devant la télévision a été plébiscité en décembre. Merci !

© Cyril Moreau/Bestimage

Les films et séries que j’ai aimé regarder pendant les vacances de Noël.

Les séries et films américains qui valorisent l’armée et le sentiment patriotique.

Virgin river, saison 6 sur Netflix

Rien de nouveau dans cette petite série familiale qui raconte la vie d’une petite ville dans les montagnes de Californie. Les bons personnages sont très gentils, les méchants sont vraiment méchants mais j’aime bien regarder cette série un peu patriote et pleine de bons sentiments. Le cadre naturel est vraiment magnifique, la maison de Mel Monroe est ravissante !

Elle raconte la réinsertion dans la vie civile d’une compagnie de Marines qui a combattu en Irak et en Afghanistan. Cela fait écho à une autobiographie bouleversante que j’ai lu en décembre : L’amour me relève chaque jour de Marc Bruneteau, éditions Mame. C’est l’histoire d’un militaire qui a vécu des attentats-kamikazes et qui est revenu du front avec des traumatismes psychiques terribles. Ce livre raconte comment sa famille l’a soutenu dans ce tsunami émotionnel.

J’ai bien aimé cette saison les premières épisodes avec le procès de Preacher, le meilleur ami de Jack. Il a dû venir en aide à une femme victime de violences conjugales et il a dû faire des choix cornéliens. J’ai trouvé que c’était bien traité dans cette série et que ça faisait malheureusement écho à l’actualité sociale partout dans le monde.

Messagères de guerre avec Kerry Washington, Netflix

J’ai beaucoup aimé ce film historique qui est une histoire vraie. Celle du bataillon 6888, des femmes soldats afro-américaines. Elles ont subi le racisme au sein de l’armée et on les a envoyé à l’arrière du front en Europe pour redistribuer 17 millions de lettres et colis.

Bob Mahoney/Perry Well Films 2/Courtesy of Netflix

Ce retard accumulé sur trois ans minait beaucoup le moral des soldats et de leurs familles sans nouvelles pendant de longs mois. Ce bataillon mené par Charity Adams, magnifiquement interprétée par Kerry Washington a réussi cette mission impossible en trois mois. Alors qu’elles vivaient dans des conditions inacceptables et que l’état-major américain les méprisait au plus haut point.

A la fin du film, le discours de Michelle et Barack Obama qui les décorent est très poignant. On voit les dernières femmes du bataillon encore en vie se réunir avec leurs chaises roulantes. Un très beau film historique à montrer aux adolescents pour le devoir de mémoire.

Les séries françaises basées sur la famille et les relations.

Fais pas ci, Fais pas ça : On va marcher sur la lune, France 2

Bon visiblement, les spectateurs n’ont pas été au rendez-vous : seulement 2.6 millions de spectateurs pour suivre la conquête spatiale des Bouley et des Lepic. Mais moi j’ai été convaincue !

Je me suis laissée séduire par cette histoire de voyage citoyen dans l’espace car j’aime énormément le jeu de ces quatre comédiens. Je les trouve immensément drôles et bons acteurs. Pour moi, ce sont quatre locomotives qui excellent à la télévision et au théâtre. Ils ont une puissance de jeu et une justesse bien au dessus des seconds rôles joués par leurs enfants.

HPI, saison 4 sur TF1 avec Audrey Fleurot et Medhi Nebbou, Bruno Sanches…

Bon je triche un peu car je l’avais déja regardée en octobre. Mais j’aime tellement cette série que j’ai regardé à nouveau quelques épisodes pendant les fêtes. C’est ça la magie avec les séries : l’évolution des personnages. On s’attache à eux et on les voit évoluer.

La relation professionnelle et amicale de Karadec et Morgane est très plaisante à regarder, je dirais même qu’elle est enrichissante. Le principe de la série est de mettre en péril constamment cette relation pour la faire échouer sinon elle devient plan-plan et lasse les spectateurs : imaginez Morgane bien habillée en train de remplir sa déclaration d’impôts gentiment sur la table de son petit pavillon lillois.

Ils continuent à se vouvoyer, ils vont partager dans la prochaine saison la garde alternée d’un bébé qu’ils ont eu ensemble au cours d’une enquête sous LSD. Karadec est celui qui sait le mieux gérer Morgane pour qu’elle ne parte pas dans les tours à cause de ses émotions bouillonnantes. Elle l’aide à boucler ses enquêtes et à réunir des familles endeuillées. J’ai hâte de voir la suite dans la saison 5 qui finira en feu d’artifice, j’en suis persuadée.

Enfin, j’ai jeté un œil à la série Zorro avec Jean Dujardin, Audrey Dana et André Dussolier, c’était sympathique mais cela ne m’a pas beaucoup emballée, cela avait vraiment un air de déjà vu.

Et vous quels ont été vos films et vos séries favorites pendant les vacances de Noël ?

Les derniers articles du blog :

L’affaire Pélicot : quand la justice rappelle à la société les bornes à ne pas dépasser dans l’intimité du couple.

Un marathon d’expositions à Paris pour les fêtes de fin d’année.

-Pourquoi le roman graphique cartonne depuis dix ans ?

Sociologie

Affaire Pélicot : quand la justice somme la société de ne pas dépasser les bornes dans l’intimité du couple.

Comment tirer un bilan de 2024 sans parler du procès historique des viols de Mazan ou affaire Pélicot ?

J’ai découvert cette affaire sordide il y a quelques années dans Paris-Match et j’ai mis un mouchoir dessus : j’espérais tellement que ce soit un canular, une fake news tant une telle trahison dans un mariage uni me paraissait scabreuse. Et qu’ on trouve une telle quantité de gros pervers dans un rayon de 50 kilomètres pour participer à cette déviance m’a vraiment découragée de l’humanité. Mazan, c’est un petit village tranquille du Vaucluse.

Un procès historique car la victime de ces viols de masse est une septuagénaire qui proclame que la honte va changer de camp.

Début septembre, la France entière découvre le visage et le nom de Gisèle Pélicot bien protégée un premier temps par ses lunettes de soleil toutes rondes. Les artistes de street art vont rapidement en faire une icône dans leurs collages dans les grandes villes françaises. J’avoue que cela m’a fait du bien de voir les collages de Ladamequicolle à Toussaint à Lille.

Cet article ne va pas s’étendre sur les horreurs perpétrées par Dominique Pélicot et ses co-accusés. J’ai envie de souligner le rôle de tous ces anonymes qui ont refusé de laisser le champs libre aux violeurs, à ceux qui intimident les femmes dans la rue par leurs propos graveleux ou ceux qui filment sous les jupes des femmes dans les supermarchés.

Ce vigile de supermarché qui a permis l’arrestation de Dominique Pélicot n’est pas un héros, il a fait son métier avec conscience professionnelle. Il n’a pas tergiversé, il a nommé un chat un chat et surtout il a encouragé une des clientes à porter plainte.

En septembre, souvent nous parlions du procès Pélicot à table entre collègues car nous avions besoin de digérer ce que nous entendions au journal télévisé et de se révolter ensemble sur cette forme de deshumanisation totalement banalisée.

J’espère que ce procès fera prendre conscience qu’un corps n’est pas un objet mais une personne dont on cherche le regard et donc le consentement.

Dans tout ce désordre éthique, j’ai beaucoup aimé l’éditorial d‘Antoine Nouis, qui est théologien : « La sexualité humaine diffère de la sexualité animale en ce que le partenaire n’est pas qu’un objet sexuel, il est d’abord un visage. Bibliquement, la sexualité n’est pas l’assouvissement d’un besoin, elle est la rencontre de deux solitudes, de deux visages qui se cherchent et se désirent, se rencontrent, s’unissent et parfois se réjouissent« .

Plus tôt dans l’année, j’avais lu l’essai de Thérèse Hargot sur les dommages irrémédiables de la pornographie dans l’imaginaire personnel des adolescents mais aussi des adultes.Il serait grand temps que la société fasse le tri dans son héritage idéologique hérité de Mai 1968 concernant la liberté sexuelle. La thèse de Thérèse Hargot que je partage c’est que la liberté sexuelle aliène beaucoup qu’elle épanouit. Quand elle part en cacahuètes, elle fait surtout de gros dégâts.

On a inventé la justice pour dépasser la vengeance, Béatrice Zavarro.

Trois femmes se sont détachées du lot dans ce procès historique : Gisèle Pélicot bien sûr mais aussi sa fille Caroline Darian, fondatrice de l’association M’endors pas contre la soumission chimique et Maitre Béatrice Zavarro, l’avocate de Dominique Pélicot. Dans son style sobre et authentique, cette petite dame d’1m45 a eu une stature morale remarquable et elle en imposait par ses mots et sa droiture.

Tout comme les avocats de Gisèle Pélicot : maîtres Stéphane Babonneau et maître Antoine Camus, cette avocate marseillaise qui a une longue expérience derrière elle, a plaidé avec humanité comme une équilibriste sur un fil bien des fois.

Les interventions de ces avocats et des journalistes de terrain ont aidé une France abasourdie par ce fait-divers à retrouver ses repères sur les notions de consentement, d’intimité conjugale, de sexualité.

En 1978, a eu lieu le procès de trois hommes qui ont violé deux femmes en couple dans les calanques marseillaises. Défendues par Gisèle Halimi, elles ont refusé le huit clos pour la même raison que Gisèle Pélicot : que la honte change de camp. Elles ont été insultées, menacées mais ce procès a permit une évolution sociale majeure sur la perception du viol.

« Ce qu’a fait Gisèle Pélicot, c’est un legs pour l’avenir« 

Elle a toujours dit que dans son malheur, elle avait une chance, c’est que les preuves concrètes de ce qu’elle a vécu existaient, car c’est beaucoup plus complexe dans d’autres dossiers. Elle n’a pas cessé, tout au long de ce procès, de nous dire qu’elle avait une pensée pour toutes les femmes, éventuellement les hommes, qui en ce moment font face, seuls, à la justice« 

En ce moment, a lieu le procès de Christophe Ruggia, le réalisateur qui a découvert la talentueuse actrice Adèle Haenel. Il l’a prise sous son aile d’une manière tout à fait déplacée et traumatisante. Gageons que les leçons du procès des viols de Mazan provoquent une onde de choc bénéfique pour les victimes de violences sexuelles comme Judith Godrèche ou Adèle Haenel.

Cela prend vraiment aux tripes d’entendre Adèle Haenel déclarer à la barre : Qui était là autour de cet enfant pour lui dire : ‘Ce n’est pas de ta faute. C’est de la manipulation. C’est de la violence’ ? », s’est interrogé l’actrice, en costume noir. « Tout le monde me demande de pleurer sur le sort de M. Ruggia. Mais qui s’est soucié de l’enfant ? Agresser des enfants comme ça, ça ne se fait pas. Ça a des conséquences. Personne n’a aidé cette enfant ».

Rappelons qu’ Adèle Haenel a été assez isolée dans son combat contre les violences sexuelles lors de la cérémonie des Césars en 2020. Aujourd’hui, il faudrait que toutes les actrices du cinéma français se lèvent et se barrent de la salle car elles ont ensemble un pouvoir qu’elles ne soupçonnent pas. Gisèle Pélicot l’a bien fait !

Expos

Un marathon d’expositions à Paris en fin d’année.

Cette semaine, je me suis sacrément motivée pour planifier quelques expositions que je n’avais pas eu le temps de voir au cours de l’hiver.

J’en ai ciblé deux : L’intimité, de la chambre aux réseaux sociaux au musée des Arts décoratifs le vendredi. Et le lendemain, c’est à dire le samedi matin, Astérix, l’expérience immersive à l’Atelier des lumières. J’ai choisi ces deux expositions car elles sont très populaires et concernent toutes les générations.

L’intimité, de la chambre aux réseaux sociaux, c’est une exposition à la fois anthropologique et philosophique comme le musée des Arts décoratifs sait les faire. J’ai visité l’exposition Goudemalion, la rétrospective de l’oeuvre de Jean-Paul Goude dans ce musée mais aussi celle consacrée à Babar en 2012.

Autant, j’ai beaucoup aimé la première partie de cette exposition, autant la suite après les parfums, m’a complètement désorientée.

Cette exposition montre l’évolution de la notion de vie privée et d’intimité à partir du 18eme siècle en Occident avec des tableaux de Fragonard comme le fameux Le verrou prêté par le musée du Louvre voisin. La scénographie très efficace à l’entrée de l’exposition est d’ailleurs construite autour de ce fameux verrou.

J’aime beaucoup les expositions de société avec des objets forts qui racontent une époque. Dans cette exposition, sont montrés des lits cages mais aussi des bidets, des produits de beauté, des photographies de qualité et même des livres d’anthropologie sur le corps et l’intimité…

Je me suis régalée avec les tableaux de Vuillard, Degas qui racontent si bien le quotidien du 19eme siècle. J’ai aussi beaucoup aimé le panneau avec des parfums emblématiques du 20eme siècle comme CK one de Calvin Klein, Opium d’YSL, J’adore de Dior, Anaïs Anaïs de Cacharel... que l’on pouvait sentir grâce à un capteur.

J’aurai bien dû mal à parler de la suite de l’exposition qui montrait des lits très design, des panneaux d’alarme et des écrans avec le compte Instagram de Léna Situations. Je trouve cela très bien que Léna entre au musée dans le cadre de cette exposition de société.

Elle a réussi à ouvrir la porte de sa chambre à ses abonnés sans tomber dans le voyeurisme type Loft story. La seconde partie de l’exposition ne montrait plus des objets emblématiques, c’était très fourre-tout et j’ai totalement perdu le fil …

Il faut dire aussi que mes conditions de visite n’étaient pas les meilleures : beaucoup de monde le vendredi vers 17 heures..J’avais le poids d’un âne mort dans mon sac à dos et pas de vestiaire à l’horizon. Et j’avais plus envie d’aller dans la rue admirer les lumières entre chien et loup du côté du jardin des Tuileries…comme il fait exceptionnellement beau ce jour-là.

Astérix, le voyage immersif à l’Atelier des Lumières.

Le lendemain, toute autre expérience beaucoup plus agréable à vivre ! J’avais réservé un créneau pour 11 heures avec ma fille. Nul besoin de faire la queue contrairement à notre précédente visite de l’exposition Tintin (on y était allé le dernier jour de visite aussi).

Tout est bien prévu pour les familles, un vestiaire surveillé pour les poussettes et un vestiaire à casiers qui ferment à clé pour les manteaux et tout le barda.

Il y avait du monde mais ce n’était pas un problème. Alors que j’avais noté cette exposition comme prioritaire dans mon bullet journal, j’ai failli écouter les mauvaises critiques comme quoi c’était un dessin animé insipide de vingt minutes. C’est complètement faux !

Bien sûr que c’est un film animé d’une vingtaine de minutes mais les effets sur les murs sont époustouflants. Le billet d’entrée est un peu cher mais il est mérité. Vous avez la possibilité de rester autant de temps que vous voulez si vous avez envie de voir le film deux ou trois fois d’affilée (je pense que deux fois suffiront).

L’atelier des lumières, le musée numérique qui met en valeur la BD comme oeuvre d’art

Je vous recommande cette expérience immersive car je trouve qu’elle révolutionne le statut du musée : les enfants peuvent toucher sans problème les murs car les oeuvres sont projetées au mur et sur les sols.

C’est une sortie culturelle très populaire, pas du tout élitiste dans laquelle toutes les générations peuvent retrouver leurs souvenirs de lecture. Je ne me déplace pas particulièrement pour les expositions de peinture à l’Atelier des lumières car les oeuvres d’art en deux dimensions me racontent moins de chose qu’une oeuvre de bande dessinée en mouvement.

Attention, l’exposition Astérix se termine le dimanche 5 janvier, Atelier des lumières, 38 rue Saint Maur, 75011 Paris

Walt Disney, le génial inventeur du concept de parc d’attraction

Moments de vie

Une année 2024 sur les rotules mais avec de beaux moments de vie…


Cette année 2024 est passée à la vitesse de l’éclair et il est déjà temps d’en faire un bilan.

J’ai enfin visité le stade de Roland-Garros après vingt ans de vie à Paris

Elle n’a pas été de tout repos pour nous, entre mauvaises conditions météo à Paris, forte charge mentale professionnelle à cause de l’inflation mondiale. Mais nous sommes reconnaissants à Dieu pour toutes les belles choses qui nous sont arrivées cette année et la manière dont il nous a protégé au quotidien.

2023 s’était terminée par un super séjour très ensoleillé à Marseille.

En janvier, nous avons eu la joie et la surprise de retrouver notre amie Tricia sur un marché de Noël à Saint-Denis en rendant visite à nos cousins.En février, j’ai été terrassée par la grippe pendant trois semaines mais nous avons trouvé une église formidable du côté de République.

En mars, nous sommes allés à Boulogne sur mer pour visiter le plus grand aquarium d’Europe et nous avons assisté au superbe concert de Sébastien Corn au temple du Marais. Avril a été un mois ensoleillé entre festival du livre Paris et lancement de la Bible de méditation par les femmes d’Afrique.

Le fameux escalier Renaissance du château de Fontainebleau

En mai, on a enfin visité le somptueux château de Fontainebleau et ses 1500 pièces. Puis avec nos copains Marion et Juju, on a filé à Moret sur Loing, un superbe village médiéval que l’on voulait visiter depuis longtemps.

En juin, j’ai vécu une journée de rêve avec deux collègues de travail pour la demi-finale femmes du tournoi de Roland Garros. La France a connu une vraie tension politique avec la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin dernier. Heureusement, on a eu de chouettes fêtes de famille pour penser à autre chose.

En juillet, on a visité Disneyland Paris en famille sous 34 degrés mais c’était un bon souvenir. En août, nous avons passés nos traditionnelles vacances en Bulgarie en retrouvant tous les spots qu’ on aime visiter pour se ressourcer.

En septembre, ma fille et moi avons fait escale quelques jours à Valence, la ville de la gastronomie. Ma fille a commencé le théâtre le samedi matin dans un endroit chouette de la ville.

En octobre, on a fêté en famille nos dix ans de mariage dans le nouveau restaurant Ladurée du bois de Vincennes.

En novembre, on a mis à profit les ponts et les promos SNCF pour visiter Lille à la Toussaint et Deauville-Trouville le 11 novembre.

En 2024, j’ai aimé aller au cinéma pour Un p’tit truc en plus tourné à Valence et dans le Vercors. Les retrouvailles entre deux frères que tout oppose du film En fanfare m’a beaucoup émue. Je me suis régalée avec les chansons de Monsieur Aznavour, le chanteur favori de Mamie Annette.

Côté séries, j’ai aimé patienter avant les vacances de Noël avec l’épisode lunaire de Fais pas ci, Fais pas ça, sur France 2 et la saison 6 de Virgin River sur Netflix.

J’ai lu cette année trois romans marquants sans sortir de ma zone de confort. Sans surprise, il s’agit d’une biographie romancée d’Andrée Imbert, l’adorable cuisinière des Kennedy. J’aime énormément les éditions des Escales donc j’ai aussi lu Hôtel Nantucket, le meilleur des romans d’été pour se préparer aux vacances. Et enfin Retrouvailles à la librairie de Wellfleet grâce à Margaux de la Kube. Un superbe roman qui parle d’adoption et de retrouvailles vingt ans plus tard.

© Cyril Moreau/Bestimage

L’actualité de 2024 a marqué l’Histoire avec la cérémonie des JO de Paris 2024, l’ouverture du procès des viols de Mazan à Avignon où une femme extraordinaire a fait de son épreuve un combat et enfin la réouverture historique de Notre Dame de Paris après cinq années de travaux.

Côté artistique, Taylor Swift a conquit la France avec des concerts à guichets fermés à Paris et à Lyon en mai dernier. Et en octobre, la France s’est réveillée inconsolable d’apprendre la mort de Michel Blanc début octobre.

Fin décembre, je vais quitter le poste que j’ai occupé pendant trois ans et demie dans une maison d’édition. Je quitte des collègues et un quartier formidable, celui de Vic dans la Boum : Panthéon/Luxembourg. Mais le nouveau lieu de travail que je rejoins est tout aussi prometteur. Affaire à suivre…

Moments de vie

Noëls enfant, ces souvenirs qui comptent #nostalgie

Cette semaine, j’ai lu la newsletter bien inspirée d’une journaliste dont j’aime beaucoup la plume : Géraldine Dormoy.

Elle parlait de l’esprit de Noël avec une anecdote familiale qui m’a beaucoup parlé :

« Lorsque je ferme les yeux et que je plonge en mon for intérieur pour savoir ce que Noël m’évoque, la première image qui me vient est celle de moi, petite fille, en train de jouer avec ma sœur et ma cousine à l’Hippos Gloutons, un jeu de société qui fit fureur dans les années 80. On a moins de 10 ans, on est assises en robes et en collants clairs sur le parquet de l’appartement des grands-parents. On se déchaîne sur la manette devant nous, qui permet à notre hippo d’attraper le max de billes blanches. On joue frénétiquement, à en perdre haleine, on tape si fort sur la manette en plastique que l’une d’elles se brise au cours de la soirée. On s’en fout, on est trois, il y a quatre hippos, on peut continuer les parties, à peine moins fort. On joue dans l’entrée, au pied du sapin ruisselant de guirlandes scintillantes. L’appartement n’est pas grand, les parents n’en peuvent plus du boucan. Surexcitées, on ne les entend pas. Voilà, je crois qu’au fond, c’est encore ça pour moi Noël : l’ivresse d’un soir pas comme les autres, en famille, avec des cadeaux, de la gaité et une déco qui brille «  Voici le lien pour retrouver l’intégralité de son article.

Je suis persuadée que les jouets et les jeux de société ont une vraie importante dans la fabrication de nos souvenirs d’enfance liés à Noël. J’espère que ma fille se souviendra de ce Noël 2024 où elle participait à distribuer les pions de nos parties à la chaîne du jeu Azul.

Moi, je me souviens d’un Noël à Privas chez mes grands-parents paternels. Je devais avoir sept ou huit ans. J’avais pas bien aimé mon année scolaire de CP car elle s’est déroulée à Clermont-Ferrand et je n’aimais alors que Valence. Ce Noël en CE1 avait un goût heureux de retour à la normale.

On y retrouvait nos cousins marseillais qui ont cinq et sept ans de plus que moi. Ils connaissaient des blagues bêtes des Guignols de l’info, des Nuls, des Inconnus que l’on ne comprenait pas toujours mais comme on les admirait ….

Mon plus beau souvenir de Noël, c’est de voir ma famille réunie , les oncles et les tantes, les grands-parents, les cousins en train de jouer une partie de Mille-bornes totalement frénétique en attendant le début du repas. D’autant plus que ce n’était pas dans leurs habitudes de s’exciter comme des enfants à un jeu de société. Je ne connaissais pas vraiment ce jeu mais je l’ai aimé instantanément.

Puis le repas s’est passé et tout le monde est allé se faire une beauté dans la salle de bains en attendant la remise des cadeaux. Mon grand-père nous a même partagé un peu de son eau de Cologne car le soir de Noël était un soir pas comme les autres…

Et vous quels sont vos plus beaux souvenirs d’enfance en lien avec Noël ?