
Profitant d’un jour de congé, j’ai appris de mes erreurs. J’ai décidé de fuir le bruit, la foule et la chaleur du bitume parisien pour aller m’abriter sous les arbres du lac Daumesnil lire un bon roman aux derniers jours de mai.
Ils étaient en train de démonter les manèges de la Foire du Trône sur les pelouses de Reuilly voisines.
C’était vraiment la meilleure idée que j’ai eu comme il faisait très chaud des le matin. J’ai croisé au moins trois classes d’enfants qui fuyaient leurs salles d’école surchauffées.
Du coté de Vincennes
Le bois de Vincennes d’une superficie de 8km2 est le plus grand espace naturel de la capitale. Les rois de France aimaient y chasser : une légende retracée par différents tableaux montre Saint Louis rendre la justice sous un chêne du Bois de Vincennes.
Au 14eme siècle, le roi Charles IX y construit même le château de Vincennes avec sa propre chapelle privée. Mais au 17eme siècle, Louis XIV se désintéresse de Vincennes pour s’installer à Versailles.
Le château-fort comme on le voit dans les livres d’école
Vincennes restera toujours une ville de garnison avec son fort militaire à proximité du donjon. Pour tous les amateurs du Moyen-âge, c’est une visite incontournable même si le donjon a été vidé de ses meubles d’époque il y a bien longtemps. C’est bien dommage car cela aide à visualiser la vie quotidienne à l’époque.
L’esplanade qui mène au donjon et à la chapelle royale ne sont pas du tout ombragés. Mais à partir du 10 juillet jusqu’au 2 août, Vincennes estival club se met en place. C’est vraiment génial de pouvoir faire du padel, du trampoline au pied de ce monument historique si magistral.
Le château de Vincennes, gratuit pour les moins de 26 ans, 11€50 pour les porteurs d’un titre Navigo ou d’un billet TGV Inoui de moins de cinq jours. Ouvert tous les jours.
Non loin de la gare routière de Vincennes, je vous recommande le parc floral inauguré en 1969. C’est un superbe jardin botanique payant, un lieu un peu hybride qui accueille des événements commerciaux éphémères, un théâtre de guignols, un mini golf, de l’accrobranche mais surtout une aire de jeux immense. Le parc floral c’est beaucoup moins cher que Disneyland Paris et tout à fait compétitif pour s’amuser quand on est enfant.

Le zoo de Vincennes n’est peut-être pas l’endroit le plus ombragé du parc mais sans doute le plus dépaysant. C’est le plus beau zoo que j’ai vu : mention spéciale pour le bassin aux otaries. Tous les âges étaient subjuguées par ces animaux marins qui nageaient si bien. Nous nous sommes retrouvées avec un groupe de personnes âgées en sortie qui avaient l’air de beaucoup apprécier ce moment. Le zoo est très vaste avec de nombreuses aires de pique-nique.
Parc zoologique de Paris, ouvert tous les jours, Croisement de l’avenue Daumesnil et Route de la Ceinture du Lac, Paris 12eme.

S’aventurer dans les sentiers boisés en vélo.
Je vous conseille de louer des Vélib’ à coté de la gare routière de Vincennes. Cela permet de vous retrouver au milieu du bois de Vincennes et de pouvoir ainsi vous diriger vers le lac des Minimes, les bords de Marne ou bien le lac de Saint-Mandé et le lac Daumesnil. Le bois de Vincennes compte quatre lacs dont deux où il est possible de faire de la barque en famille.
Il y a plusieurs stations dans le bois de Vincennes. Je vous recommande de choisir des vélos mécaniques et non électriques car il faut souvent s’arrêter et manoeuvrer dans les chemins entre les coureurs et les piétons.
Location de barques au lac Daumesnil et lac des Minimes, 12€ la demi-heure.
Du côté de Paris

Le 12eme arrondissement est vraiment marqué par l’exposition coloniale de 1931 à travers ses infrastructures temporaires ou permanentes. Il faudra que j’aille bientôt admirer les peintures murales de la mairie du 12eme arrondissement.
Il faut aussi s’approcher de l’immense stèle de pierre de 10 mètres de long qui représente la mission Marchand. Elle représente des militaires français et des tirailleurs sénégalais. Cette sculpture est inspirée de la colonne Trajanne à Rome durant l’Antiquité.
Mais le plus beau joyau qui glorifie la colonisation française est sans conteste le palais de la porte Dorée.

Le palais de la Porte Dorée
Construit en 1928 et 1931, il se construit d’un imposant péristyle inspiré par les temples grecs. Ses immenses bas-reliefs taillés dans la pierre sont l’œuvre du sculpteur Janniot qui a également exercé ses talents au palais de Tokyo quelques années plus tard.

Le musée de l’Histoire de l’immigration
Inauguré en 2014, j’ai toujours repoussé la visite de ce musée car je n’étais pas du tout à l’aise avec le passé colonial de mon pays. Il faut dire que ce musée est né en plein débat un peu nauséabond sur l’identité nationale. Un terme qui ne veut rien dire d’après moi.
Je me suis décidée à y aller pour la beauté architecturale du lieu, un joyau de l’Art déco aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les bas-reliefs exotiques qui exaltent le labeur des travailleurs des colonies mais aussi les animaux de la jungle luxuriante.
L’entrée du musée est saisissante car est exposée une grande barque très sommaire qui transporte les migrants qui traversent les mers au péril de leurs vies.





J’ai beaucoup aimé la variété des objets présentés : des photographies, des tableaux peints, des disques de musique, des installations d’art et même des marionnettes des Guignols de l’info. Elles représentent trois joueurs de football de France 98 immigrés : Zinédine Zidane d’origine kabyle, David Trézéguet de père argentin et Marcel Desailly né au Ghana.
Finalement, cette exposition permanente m’a plu car comme le revendique une affiche, je crois fermement que « La France est comme une mobylette, pour avancer, il lui faut du mélange ».
Palais de la porte dorée,293 avenue Daumesnil, 75012 Paris, métro Porte dorée, fermé le lundi, 12€ plein tarif, 9€ tarif réduit.









Retrouvez ici les précédents articles sur les sorties en famille à faire dans le Val-de Marne, notre patrie depuis 2020.
-Un samedi de mai à se marrer dans les manèges de la foire du Trône
-Fontenay sous bois, ma nouvelle patrie
-Une virée à Vincennes, le bois sacré.

