Cette semaine, j’ai lu le premier roman de Cat Shook, Les magnolias de Myrtle Lane. J’aime énormément les romans des éditions Les escales : Hôtel Nantucket d’Elin Hilderbrand ou encore La cuisinière des Kennedy que j’ai lu en juin. Je les remercie pour l’envoi de ce service de presse.

C’est un roman très contemporain qui raconte une famille américaine avec ses forces et ses failles. Les enfants et les petits-enfants du couple Williams se réunissent autour d’Ellen, la veuve de Gerry. Il vient de mourir après soixante ans de mariage à ses côtés. Ils vivaient dans une ville de Géorgie : Eulalia où tout le monde se connaît.
Pendant une semaine mouvementée, chaque membre de la famille va faire sa propre introspection sur ses souvenirs et la manière dont ils veulent mener leur vie après ce moment de deuil. Il faut dire que l’enterrement du grand-père a été assez explosif. Son meilleur ami de toujours Fred a fait une révélation fracassante lors de l’éloge funèbre…
Mon avis :
J’ai failli abandonner ce roman au bout d’une centaine de pages. L’histoire était intéressante mais pas passionnante. Et surtout je n’arrivais pas à mémoriser les liens de parenté entre les personnages et à les différencier. Puis la romancière a mieux développé le personnage de la grand-mère qui devient veuve et les tourments que ce changement majeur dans sa vie aller provoquer.

Cela m’ a fait penser aux personnages de Nos âmes la nuit, un roman que j’ai aimé passionnément. Alors, cette profondeur psychologique m’a tenue en haleine pour finir le roman et l’apprécier.
Je suis persuadée que cette auteure saura en écrire d’autres meilleurs par la suite. Elle vient de Géorgie, et elle s’est inspirée de sa complicité avec sa grand-mère pour écrire ce premier roman. Cat Shook a su montrer l’état d’esprit un peu étriqué de cet État du sud.
Ce roman parle de deuil mais aussi de coming out et de conformisme matériel. Certains petits-enfants ont une véritable phobie de l’engagement comme Grant ou sa cousine Alice, d’autres comme Dellia souffrent d’une rupture douloureuse à surmonter.
J’ai beaucoup aimé les personnages des deux sœurs Wilma et Carol Anne, les filles d’Ellen. Il y en a une qui est raisonnable et empathique avec les autres tandis que l’autre est totalement autocentrée. Certains personnages comme JJ ou son fils Grant sont traités de manière très superficielle. Cette auteur sait mieux faire vivre de ses mots les maux féminins.
Ce roman était une bonne surprise mais pas non plus la lecture de l’année. La littérature est un art mais je ne doute pas que l’auteure va monter en puissance par la suite. Je vais suivre son actualité comme celle de Kristin Hanna, JC Sullivan, Elin Hilderbrand ou encore Kristan Higgins qui a écrit Retrouvailles à la librairie de Wellflet.
Forcément, le titre du roman m’a fait pensé à cette bleuette Netflix que je regarde avec cynisme mais fidélité : A l’ombre des magnolias. Cela se déroule aussi dans un état du Sud des Etats-Unis avec ses valeurs religieuses un peu bigotes.


J’attribue à ce roman Les magnolias de Myrtle Lane la note de 3.5 sardines. C’était agréable à lire pendant l’été mais certains personnages masculins étaient vraiment traités de manière caricaturaux. Il y a eu de sacrées longueurs les cent premières pages. Mais je n’ai pas abandonné ma lecture car ensuite, la relation familiale entre des petits-enfants et leurs grands-parents a été bien mise en valeur par la littérature. C’est d’ailleurs le premier roman de l’auteure et je lui accorderai ma lecture sans souci pour un prochain roman.
Ces coups de cœur que j’ai lu cet été :
– Emballée par la couverture des romans de l’été
A la table des Kennedy, Gallimard et Camus : La cuisinière des Kennedy, éditions Les escales


















