J’ai été emballée par ma première visite au parc Astérix en famille, fin août pour fêter la fin de nos vacances d’été avant la rentrée scolaire.
Même si le beau temps n’était pas au rendez-vous et que je n’ai pas compris tout de suite pourquoi les boutiques vendaient des ponchos contre la pluie, le crachin picard ne nous pas empêché de passer un très bon moment dans le second parc d’attractions le plus visité de France (2 900 000 visiteurs en 2025), après Disneyland Paris (16 millions de visiteurs en 2025).
Plailly : la mise en abyme du village gaulois perdu au milieu de la forêt
Le parc Astérix se trouve dans l’Oise et non pas en Bretagne au bord de la mer mais il est entouré par une immense forêt dans lequel on peut se sentir un peu perdu. Mesurant plus d’une cinquantaine d’hectares auxquels on peut ajouter 29 hectares de parking, c’est un lieu beaucoup plus naturel que Disneyland Paris beaucoup plus bétonné mais aussi beaucoup plus accessible en RER.
Visiblement d’après les articles de presse que j’ai lu dans Le Monde, ce n’est pas une tâche facile de recruter des saisonniers pour travailler au parc Astérix surtout si on n’est pas véhiculé, alors que moi j’aurai vraiment adoré travailler là-bas étant jeune.
Des univers géographiques qui racontent tellement bien l’Antiquité

Pendant que mon mari et ma fille de sept ans se sont rués comme la plupart des familles sur la nouvelle attraction Cétautomatix : des montagnes russes un peu effrayantes pour moi alors qu’accessibles aux enfants à partir d’un mètre, je suis allée me balader en Egypte.
J’ai adoré cet univers qui retrace tellement bien l’album Astérix et Cléopâtre publié en 1965 (cela ne nous rajeunit pas). En 2002, Alain Chabat en a fait une comédie iconique qui a séduit plus de vingt millions de spectateurs en Europe.
Le parc Astérix a su mettre en valeur les personnages les plus secondaires des albums comme un restaurant à l’effigie du goûteur de Cléopâtre soigné par Panoramix ou alors un sbire d’Amonbofils à l’honneur du manège SOS tournevis…




La descente du Nil est un manège très fun à faire avec des bouées. Je vous recommande aussi les balançoires volantes et SOS Tournevis. J’ai bien regretté de ne pas avoir eu l’occasion de faire un selfie sur le trône de la reine d’Egypte ni de voir le spectacle Les offrandes de Cléopâtre mais il s’est mis à pleuvoir. Les décorateurs sont vraiment doués, j’ai vraiment retrouvé mes émotions de lecture face aux albums. Chapeau les gars !

Un parc d’attraction au service d’une œuvre littéraire et artistique patrimoniale : Astérix, la BD la plus vendue au monde ! Cocorico !
J’ai eu une bonne surprise au parc, je ne pensais pas que j’aimerai autant l’univers de la Grèce antique. C’était vraiment très bien décoré avec des jeux de mots autour de stations de métro parisiennes comme le Mont parnos…
Et surtout le lac artificiel avec toutes ces carpes et ces canards m’a éblouie ! Les espaces verts ne sont pas aussi impressionnants qu’à Disneyland mais j’ai hâte de voir les extensions du parc Astérix en 2027. Je reviendrai bientôt, c’est sûr
Ce qui est très touchant au parc Astérix, c’est de voir les groupes d’amis, les membres d’une famille s’amuser autant ensemble dans les attractions. Je comprends que les amateurs de sensations fortes profitent tellement des attractions les plus sensationnelles : on sent la volonté du propriétaire d’innover et de marquer les esprits avec des manèges époustouflants comme le Discobole, Osiris ou Tonnerre de Zeus.
Une ambiance bon enfant très agréable à vivre
Dans une fête traditionnelle comme la foire du Trône, le moindre manège de cette qualité technique couterait en moyenne trente euros, alors une cinquantaine d’euros pour du frisson illimité pendant une journée, le calcul est vite fait…
J’ai bien aimé l’attitude du personnel du parc en particulier la photographe et les hôtesses qui accueillaient et temporisaient la file d’attente des visiteurs qui voulaient une photo avec Astérix et Obélix devant la hutte de Panoramix. Ils prenaient le temps de faire de nombreuses photos et laissaient les familles faire leurs propres photos. Tout le monde était bienveillant au village d’Astérix, personne ne se battait comme c’est le cas dans les albums de BD.
J’ai beaucoup apprécié le mini-musée consacré à la création de la BD née en 1959 dans un HLM de Bobigny. Je vous recommande les tutoriels pour apprendre à dessiner les personnages de la BD sur le site internet.




La reconstitution du village gaulois au milieu du parc est très réussie : la chaumière de Panoramix pour poser avec Astérix et Obélix, le stand de poissons d’Ordralphabétix, la hutte d’Obélix qui dort dans son lit… J’ai eu envie de verser une petite larme de me trouver dans l’univers d’Astérix de mes souvenirs de lecture enfant, reconstitué ici grandeur nature.

Les produits dérivés du parc sont de qualité même si les prix n’étaient pas donnés. Je vais acheter mon petit mug Idéfix en seconde main bientôt . J’aime le parc Astérix car il est au service d’une œuvre littéraire patrimoniale cohérente alors que je sature des licences Disney pour des dessins animés divers et variés, à la qualité artistique aléatoire…

Enfin, j’ai beaucoup aimé le spectacle au théatre d’Assurancetourix qui s’appelait Du rififi dans la basse-cour avec un soldat romain infiltré dans le village gaulois.
Je n’avais pas envie de partir alors que le parc fermait ce jour là à 22 heures comme c’était l’été gaulois. Mais l’automne était déja bien installé en cette veille de rentrée des classes.
Je regrette de ne pas avoir eu le temps de faire l’animation 4D : Attention menhir ! car c’était une bonne alternative quand il pleut ou que vous êtes trempés après une attraction aquatique. Le parc a conçu des abris pour se sécher les vêtements.


Lors des 200 ans du groupe Hachette au palais Brogniart en mars 2026, j’avais assisté à une passionnante conférence qui présentait les secrets de fabrication du dernier album Astérix en Lusitanie animé par Céleste Surugue, le directeur général des éditions Albert-René et Fab Caro le scénariste.
Le directeur général a évoqué le lancement d’une série BD jeunesse autour d’Idéfix avec des chiens tout à fait modernes. J’ai parcouru un peu les albums dans l’une des boutiques du parc et je n’y crois pas du tout. Cela n’a aucun rapport avec l’œuvre de Goscinny et Uderzo, je ne retrouve pas du tout l’ADN d’Astérix lié à l’Antiquité et ses jeux de mots savoureux et anachroniques.
Les irréductibles gaulois face à l’impérialisme américain
Parc Astérix, tous les jours de 10 heures à 18 heures. A 30 km au nord de Paris, autoroute A1 direction Lille. Tarifs : de 49 à 56 € (parking 20€).Navettes 14€ aller-retour par personne depuis la gare routière de Roissy-Charles de Gaulle, terminal 1. www.parcasterix.fr.

Retrouvez ici tous mes précédents articles où je parle sans fin de ma passion pour Astérix depuis l’enfance.
Le coq portugais rencontre son homologue gaulois : que vaut le dernier Astérix en Lusitanie ?
Le mystère Cléopâtre, pourquoi cette reine nous parait si familière, 2000 ans plus tard
Astérix, l’éternelle locomotive de l’édition française
René Goscinny, un génie créatif au delà du rire

