Le mois d’avril a filé sans crier gare. Il a été très inégal du point de vue de la météo à Paris. On a eu très chaud sous les verrières du Grand Palais pour le festival du livre le 12 avril et la pluie était aussi au rendez-vous.
Je suis très contente que ma fille découvre les joies de la tradition du poisson d’avril en grande section de maternelle. Elle s’est amusée à mettre à profit ses progrès au théâtre pour nous faire des farces. Elle a même innové avec le poisson de mai le premier mai.
Dans le blog, je me suis régalée à analyser un des films iconiques de mon enfance que j’ai enfin partagé avec mon mari. Les visiteurs c’est un joyau de la comédie française qui a séduit plus de 14 millions de spectateurs dans les salles de cinéma et autant d’enregistrements sur cassettes VHS !
Mais j’ai aussi lu un livre très émouvant : Soeurs de douleur, écrit par Nassera Kermiche et Roseline Hamel, éditions Xo. C’est un très beau livre de témoignage sur le deuil et le pardon. Ce livre retrace un évènement très médiatisé : l’assassinat du père Jacques Hamel dans une église à Saint Etienne du Rouvray en juillet 2016.
Ces deux femmes racontent avec beaucoup de pudeur comment le terrorisme a fait volé leur vie de famille en éclats. Mais le terrorisme n’a pas le dernier mot, ces deux femmes ont choisi de s’emparer des mots pour raconter leur histoire, leur intégration dans la société française.
Avril est indissociable du festival du livre où je me rends chaque année. Quarante ans plus tard le festival du livre retrouve le Grand Palais et ses superbes verrières 1900.
Quelle joie de retrouver ce monument parisien emblématique où le judo français nous a fait vibrer cet été durant les JO. J’ai beaucoup aimé ce festival du livre où j’ai aperçu Amélie Nothomb, Brigitte Macron et ses gardes du corps dans les allées…
J’ai particulièrement apprécié d’échanger avec Roland Perez, l’auteur du roman autobiographique Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan qui a réunit 1.6 million de spectateurs émus par l’histoire de cette mère qui a eu une foi indestructible pour son fils qui avait un pied bot. Car son pied s’est redressé, le miracle a eu lieu. C’est un très beau film qui parle de foi.
Puis, nous sommes partis en vacances en famille dans le Diois, la région de la Clairette de Die et de la forêt millénaire de Saou. Le lundi de Pâques, de retour à Paris, nous avons appris la mort du pape François alors que nous étions au musée de Montmartre entourés d’Italiens.
Le musée avait organisé une chasse aux œufs dans le jardin de la balançoire peinte par Renoir.
Et enfin en fin de mois, j’ai visité avec mes collègues l’époustouflante exposition dédiée à l’univers de Tolkien, au collège des Bernardins.
La cité internationale de la tapisserie d’ Aubusson a réalisé dix-sept tapisseries en grand format pour mettre en valeur l’oeuvre du Hobbit qui date de 1937.
Qui dit nouvelle année, dit nouveau bullet journal. J’en réalise un par an depuis 2020 et pourtant cette année, je me suis posée la question d’en recommencer un ou non.
C’est un loisir qui m’apporte beaucoup de détente et de créativité mais c’est aussi une pratique artistique qui demande beaucoup de perfectionnisme.
Ces six carnets commencent à prendre de la place dans mon bureau de ministre. J’ai bien en tête une scène du film Monsieur Aznavour où le chanteur stocke des centaines de cahiers rouges dans lesquels il a compilé ses 1200 chansons sur une étagère. Mais je sais très bien que les années suivantes, je ne relis pas mes carnets, je tourne la page.
Alors cette année, j’ai décidé que ce carnet ferait la part belle aux collages et au dessin.
J’en ai un peu assez de collecter et coller des images rectangulaires que je glane dans les magazines.
J’ai envie de créer une oeuvre d’art novatrice ! Alors je m’appuie sur les bonnes idées du challenge numérique #Februllage que j’ai découvert l’an dernier.
Le hic avec le bullet journal et ce genre de challenges de collages, c’est le degré d’exigence et le rythme assez soutenu auquel il faut s’astreindre. J’ai même vu sur Instagram une créatrice qui préparait tout un classeur à l’avance avec ses éléments pour chaque mot du jour.
Cette année, j’ai décidé d’associer chaque mois de l’année à un collage un peu éclectique.
Je continuerai à compiler les moments de vie du mois car ils sont si importants pour notre mémoire familiale. On fait de moins en mois d’albums photos papier alors pourquoi pas un carnet par année.
Je fais une sélection rigoureuse des visuels qui attirent mon oeil en fonction des expositions marquantes à Paris, un livre ou un film dont j’ai envie de garder souvenir, des endroits de France ou d’Europe où j’ai envie de me rendre et de le planifier dans un carnet.
Ne jamais être à court de lectures ou de bons films à voir dans la semaine est aussi ma priorité. Je n’aime pas les applications pour smartphones pour tenir des piles à lire alors je le fais dans mon #bujo.
Comme je ne dispose plus d’autant de temps que quand j’étais étudiante, je note les lieux de Paris que j’ai envie de visiter ou qui m’éblouissent toujours alors que je vis ici depuis vingt ans cette année : Ile Saint-Louis en tête.
J’ai divisé mon carnet de 180 pages en dix doubles pages par mois dans lesquels il y a des pages récurrentes comme celles ci-dessous. Mais je reconnais que je me retrouve souvent à me creuser la tête pour trouver des idées.
En janvier, j’ai pris des notes sur le mythique Orient express et les adieux à la scène de Sylvie Vartan. La légende dit que Sylvie Vartan a fui la Bulgarie avec sa famille à bord de ce train dans les années 1950.
En fin d’année 2025, je ferai le bilan de ce projet collages et dessins dans mon bullet journal.
Retrouvez-ici mes précédents articles consacrés aux collages et aux dessins.
Depuis 2017, je tiens un bullet journal et curieusement, il reflète mes aspirations à lézarder au bord d’une piscine, lire de bons bouquins de manière détendue, lister tous les films de l’année que je n’ai pas eu le temps de voir.
Cette année, j’ai du mal à me projeter et faire des projets pour mes vacances mais mon cerveau commence sérieusement à s’évader.
Depuis fin mai, j’utilise à qui mieux mieux cette magnifique photo du cercle des nageurs, près de la Corniche Kennedy à Marseille car elle m’inspire beaucoup.
En 2017, pour mon premier carnet, j’ai réalisé un chouette carnet de voyage miniature. Nous sommes partis en Toscane en amoureux : à Pise, Sienne et Florence. De loin notre pire voyage en couple à cause de la chaleur et du manque d’hospitalité locale. Mais je suis bien contente d’en avoir gardé un souvenir dans mon bujo. J’ai aussi lu quatre romans de Mitch Albom durant l’été. lire beaucoup est l’un de mes grands plaisirs de l’été.
En 2020, je me souviens avoir beaucoup dessiné pendant l’été. Il faisait très chaud et on attendait avec ma fille que mon mari soit enfin en vacances pour partir en Bulgarie. Pendant sa sieste, je dessinais des verres de margarita inspirés par les dessins du compte Les astuces de Margaux. J’avais vu la série Netflix A l’ombre des magnolias. On vivait l’enfer à cause du ravalement de façade début août et on était cloitrées dans notre appartement. Une vraie fournaise.
En 2021, je me suis disciplinée pour mettre en cases et en collages les 31 jours du mois d’août. Le résultat est assez satisfaisant d’un point de vue pictural mais ce n’était pas de la détente comme le dessin.
En 2022, on a fêté en famille les 90 ans de ma grand-mère Mamie Eveline sur le plateau ardéchois. Je me suis régalée à convoquer mes souvenirs d’enfance à Sagnes et Goudoulet en dessinant des sauterelles et des oeillets des Chartreux. J’ai aussi listé mes spots de baignade et les souvenirs d’été en Bulgarie avec ma petite biche de trois ans.
En 2023, j’ai réalisé une bucket list très réussi de tout ce que je souhaitai faire pour profiter de mes vacances en Bulgarie. J’ai lu au bord de la plage le dernier roman de Jodie Picoult : J’aimerai tant que tu sois là, éditions Actes Sud. J’ai été inspirée par l’univers de Wes Anderson en visitant la gare de Bourgas, la ville de naissance de mon mari.
Et que me réserve l’été 2024? Je suis en train de compiler dans mon carnet quelques pages à ce moment aussi historique que redouté : les Jeux olympiques de Paris mais aussi notre visite samedi en famille à Disneyland Paris, une première pour moi.
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Ce bullet journal 2023 est paradoxalement celui que j’ai le plus réussi et celui qui m’a donné également le plus de mal.
En 2023, j’ai choisi un Leuchturm bleu canard, d’une taille intermédiaire entre le format A5 et le A4 car quand je colle trop de papiers dedans, le format A5 explose.
Un tournant à prendre : moins de collages, plus de petits dessins mainstream
J’ai quand même eu ce souci en cours d’année et j’ai bien envie d’alterner en 2024 entre collages et petits dessins. Mais cela me demande pas mal de temps de recherches sur Pinterest et Instagram.
Et puis, j’ai subi tout de même une érosion de matériau puisque je ne peux plus trouver mon bonheur dans la presse gratuite urbaine.
Avec la crise économique, les cinémas Pathé et Mc Donald’s ont décidé de stopper leur petit magazine culture, véritables mines d’or pour moi.
J’y collectais des affiches de films, des idées lecture ou encore des bonnes adresses lifestyle. Heureusement qu’il me reste les visuels du magazine La Croix auquel mes parents sont abonnés.
J’ai réalisé au cours de cette année que j’aimais créer un journal de bord éclectique, fait du hasard de mes trouvailles même si les motifs que je dessine sont très mainstream (massivement populaire).
Un bullet journal sous le signe de l’éclectisme
Depuis des années, je suis avec délectation la chaîne Youtube et le site Internet : Les astuces de Margaux. Ses plan with me mensuels sont vraiment de qualité et m’ont maintes fois inspirée. Sa petite entreprise de papeterie est assez ahurissante de débrouillardise. Mais je ne saute pas le pas de choisir ses stickers car je n’aime pas l’unité de thématique pendant tout un mois.
J’ai divisé les 218 pages de mon carnet en douze mois de l’année. Soit neuf doubles pages par mois. Et il faut que ça soit éclectique, briser la monotonie sinon je m’ennuie vite.
D’ailleurs, la page blanche s’est souvent imposée entre septembre et novembre car je n’avais plus d’idées. D’ailleurs, je suis en train de réfléchir pour 2024 si je continue à découper mon année ainsi dans mon carnet.
Je me rends bien compte que je suis arrivée à un tournant dans ma pratique du bullet journal. Certaines belles habitudes perdurent : y noter les moments de vie que j’ai envie de garder en mémoire comme ma fille qui vient d’apprendre son premier poème en moyenne section de maternelle. Mais en 2024, j’ai très envie de faire évoluer mon bullet journal.
Voici un bref bilan des pages que j’ai préféré faire : une double page qui résume mes moments de vie pendant ces douze derniers mois. En 2023 j’ai inauguré des pages people dédiées à des personnalités inspirantes au niveau planétaire : Frida Kahlo, Tintin, Les Beatles, Brigitte Bardot, Jane Birkin. Pas sur que je recommence cette année mais ça m’a bien plu. J’ai bien aimé aussi faire des planches de tendance avec un mood d’hiver hygge et emballage de Panettone en janvier.
Mes regrets : ne pas pouvoir tenir chaque mois le challenge 30 jours, 30 collages mais c’est trop difficile. Ce plaisir devient rapidement une prise de tête. J’ai seulement réussi en janvier et en août. Mon bullet journal reflète aussi mes aspirations actuelles : le regret de ne pas profiter plus de Paris dans mon quotidien.
J’ai aussi innové en faisant de mon bujo aussi un album de famille avec les nouveaux nés, les personnes qui nous ont quitté, les bons moments avec les amis, notre famille en Bulgarie. Il me sert aussi à planifier ses vacances bien méritées.
C’est mon quatrième bullet journal par année. Ils ne sont jamais vraiment terminés et cela me laisse un drôle de goût, celui de l’inachevé. Je ne passe pas de temps à les relire mais c’est un bon aide-mémoire réclamé par mon mari pour retrouver un de nos souvenirs.
En décembre, c’est le plus beau mois du bullet journal. Les mois où je suis le plus inspirée c’est souvent janvier (ah les bonnes résolutions !), avril (le renouveau du printemps, mon anniversaire), août (car j’ai du temps et je suis en mood swimming pool) et décembre.
Par contre, les mois pluvieux et ternes, je commence à traîner devant mes films et séries Netflix à mon grand désarroi créatif.
Une série de pages de bilan pour terminer en beauté son carnet.
Cette année, je suis très satisfaite car je suis parvenue à faire dans les dernières pages de mon carnet cinq ou six pages de bilan. Je me suis régalée à faire une page avec les films et les livres lus en 2023.
J’ai également fait une rétrospective des endroits visités en 2023 et planifié mes projets pour 2024. J’ai listé mes meilleurs articles de blog. Avec cette série de pages, je suis bien partie pour que cette année, je termine pour la première fois un bullet journal en entier.
Je vais mettre à profit ces vacances de Noël pour réfléchir à mon bullet journal 2024 et je raconterai bientôt le résultat de mes réflexions. 2024 sera sous le signe de l’innovation pour prolonger celles de 2023.
Bref, tenir un bullet journal c’est une vraie discipline mais la curiosité et les encouragements que me témoignent mon entourage sont de belles récompenses qui me donnent envie de continuer !
L’ automne est enfin là. A Paris, la transition a été brutale en moins d’une semaine vers le 12 octobre, nous avons perdu une dizaine de degrés. Il a fallu trouver les pulls en haut de la penderie en toute hâte.
Mais le vrai bénéfice a été de se mettre dans un bon mood chocolat chaud, lectures et séries Netflix… Septembre et octobre sont de loin les deux mois de l’année que je préfère. L’automne, c’est la période de créativité toute azimut sur les réseaux sociaux pour le bullet journal mais il faut que je trouve une idée un peu originale cette année.
Dessin inspiré par @Unbulletdanslocean
Fana d’autobiographies de célébrités ou d’anonymes.
En octobre, à mon grand désespoir, je n’ai pas lu grand chose. Lire un livre dans les transports en commun parisiens a un véritable impact sur mon humeur et ma fatigue dans la journée : je vois la vie autrement, j’oublie un peu la pesanteur de l’actualité…
Entre chien et loup, Anthony Delon, éditions Points, livre repéré grâce à Clique sur Canal+
J’aime énormément les autobiographies people et celle-ci était bien écrite. Les noms des célébrités citées ont peu d’importance. C’est surtout l’histoire d’un enfant unique qui s’est retrouvé balloté de pensions en pensions, car ses parents étaient jeunes et immatures. La notoriété n’a vraiment pas arrangé les choses mais heureusement Anthony Delon a pu compter sur des personnes qui ont été des piliers de sa vie : son parrain, sa nounou ou encore sa belle-mère Mireille Darc.
J’affectionne énormément l’émission Ca commence aujourd’hui sur France 2 où je découvre des histoires personnelles extraordinaires sous forme de biographies : Au chateau de l’ogre de Marie-France Bokassa, fille de dictateur. Ou l’histoire de Catherine, ancienne religieuse dans son livre Métamorphose , la vie m’appelle, éditions Favre. J’ai découvert son histoire dans le média Brut.
Reprendre le gouvernement de sa vie ça serait un bon résumé du biopic Bernadette que j’ai vu ce soir au cinéma avec la grande Catherine Deneuve, Denis Podalydès, Michel Vuillemoz et Sara Giraudeau.
Nul besoin de voter à droite pour aimer cette Bernadette qui nous replonge avec délice dans les années 1990-2000. C’est un beau portrait de femme Vieille France qui va pourtant devenir une femme politique hors pair enfin reconnue par les médias et son grand dadais de mari !
De bonnes comédies familiales qui reprennent des vieilles recettes qui marchent.
Le nouveau jouet avec Jamel Debbouze et Daniel Auteuil
C’est un remake d’une vieille comédie avec Pierre Richard dans le rôle du jouet, qui date de 1976. C’est l’histoire d’un gosse de riche qui a la lubie de demander à son père PDG (Daniel Auteuil) de lui offrir Sami, le veilleur de nuit comme nouveau jouet.
Dans une maison hors normes, Jamel Debbouze va garder son authenticité de grand gosse pour faire comprendre à cet enfant gâté que l’amour ne s’achète pas. J’ai beaucoup aimé cette petite comédie familiale qui parle de la filiation.
Virgin river, saison 5 avec Alexandra Breckenridge, Martin Henderson sur Netflix
J’ai bien aimé cette énième saison de Virgin River car elle permettait à ses personnages de gagner en profondeur face aux épreuves de la vie : notamment des incendies qui ont dévasté de nombreuses maisons de cette petite ville de montagne en Californie. Ce qui est vraiment arrivé à des milliers de gens en 2018. J’attends avec impatience la seconde partie de la saison 5 le 30 novembre prochain : les habitants de Virgin river vont fêter Noël tous ensemble avec de nouvelles révélations…
PJ, série policière diffusée sur France 2 avec Bruno Wolkovitch, Emmanuelle Bach…
Grâce à un concours de circonstances (j’ai découvert que l’actrice qui jouait le personnage d’Agathe Monnier était la fille de Jean-Pierre Elkabach lors de ses obsèques), j’ai redécouvert l’une de mes séries favorites : PJ sur Youtube.
Alors ce n’est pas joyeux-joyeux, cela raconte le quotidien d’un commissariat de quartier dans le très populaire 10eme arrondissement de Paris. Je regardais cette série en 1998 quand j’avais une dizaine d’années et je pense qu’elle a contribué à me faire aimer Paris éperdument.
Cette série raconte les enquêtes de terrain, les rouages de la justice auxquels sont confrontés cette équipe de policiers profondément humains sous la houlette de leur commissaire. J’aime bien les moments de vérité de cette série, lumière au milieu de la noirceur humaine : le viol, l’inceste, les vols violents, l’addiction aux drogues, les arnaques, la prostitution… Une série qui bien écrite et finement psychologue.
Des parcours de vie bien retracés dans des documentaires de qualité
Beckham de Fisher Stevens, Netflix
Vu les commentaires dithyrambiques d’hommes et de femmes qui se foutent du foot et qui ont adoré cette série, Beckham est un documentaire fort qui témoigne de toute une époque : les années 1995 à 2005.
Victoria et David sont un couple mondialement connu : ils sont très riches et talentueux. Mais ils ont affronté ensemble des déferlements de haine et d’humiliations à la hauteur de leur notoriété.
J’avais oublié à quel point Beckham était avant tout un génie du foot avant d’être un joli minois. J’ai beaucoup aimé les interventions de ses parents, ses coéquipiers, ses entraineurs, ses amis… Mention spéciale à la scène finale où ils dansent en couple sur Kenny Rogers et Dolly Parton.
Invincible été de Stéphanie Pillonca avec Olivier Goy et sa famille, Matthieu Ricard, Malika Ménard et son père Gilles, Delphine Horvilleur…
J’ai eu la chance de rencontrer Olivier Goy et Stéphanie Pillonca dans le cadre de mon travail lors d’un ciné-débat. Sans mes collègues Marine et Laurène qui ont initié cette soirée avec notre chef de projet Ana, je pense que je n’aurai jamais vu ce film. Il raconte la philosophie de vie d’un père de famille, entrepreneur talentueux, cloué dans un fauteuil roulant par une maladie de Charcot qui le prive de la parole.
Il ne s’est pas résigné pour autant car son humour et son sourire sont sa meilleure arme pour continuer à vivre de manière intense en photographiant les autres, en organisant de belles soirées pour financer la rechercher pour les générations futures. Je pensais visionner un documentaire sur la mort, la maladie, et c’était un très beau plaidoyer sur la beauté de la vie, la qualité des relations…
Ca y est ! Je suis enfin en mode vacances ! A moi bucket list et projets d’été en attendant que mon mari soit aussi en vacances pour pouvoir s’envoler en famille pour la Bulgarie !
Ce printemps, un projet d’envergure m’a mobilisé pour mon blog et mon bullet journal. Pour l’instant, je l’ai un peu laissé tomber car compiler cinq ans de lectures, films et séries sur une page de blog s’est avéré beaucoup trop ambitieux.
Mais je trouverai le bon format car quand j’entends au bureau la petite phrase « Je n’ai plus rien à lire, j’ai fini ma dernière série Netflix« , cela me motive pour la rentrée.
J’avais déjà fait cette petite liste de 15 romans marquants pendant le confinement. Mais elle ne demande qu’à être enrichie. Merci pour tous vos partages, vos échanges en commentaires qui me font découvrir de nombreux livres. Mes trajets quotidiens en RER A et RER B ont une toute autre atmosphère grâce à un bon roman !
Chaque mois je dessine des livres sur la tranche ou en piles et je note leur titre. Mais c’est beaucoup mieux quand j’y ajoute une miniature de leur couverture. J’ai une mémoire visuelle et sans la couverture, je vais rapidement oublier le livre en question.
Ces pages culture sont vraiment de bons aide-mémoires pour moi pour écrire des articles de blog. J’aime bien les agrémenter de tableaux ou de collages trouvés dans des magazines comme Flow ou Vanity Fair. Avec ces pages, je me suis rendue compte de l’importance de la culture dans ma vie. Avec une ville aussi belle et dynamique que Paris, je suis servie !
Pour les films et les séries, longtemps j’ai dessiné une pellicule en noir et blanc. Mais c’est un peu laborieux à dessiner et pas si joli que ça finalement. Je préfère dessiner désormais des tickets de cinéma qui sont beaucoup plus esthétiques et faciles à réaliser.
Enfin, j’ai même pensé à faire un carnet qui serait consacré seulement à mes lectures et les films et séries que j’ai regardé dans l’année. J’ai abandonné cette idée car j’ai déja cinq bujos depuis 2017 et cela prend de la place sur mon bureau.
Alors je fais attention à faire toute une page pour noter mes ressentis pour une lecture marquante (voir ci dessous mes impressions du roman Un dernier été, que j’ai reçu des éditions Les escales en service de presse en mai dernier).
Un grand merci à mon amie Sophie du foyer La Vigie pour ses encouragements. On s’est revues en juin après un bout de temps et j’espère que cet article lui donnera envie de sauter le pas pour créer son propre bullet journal !
Retrouver ici mes précédents articles qui parlent de bullet journal :
Chaque année au mois de juillet quand j’attends avec impatience la grande transhumance estivale et familiale et familiale vers la Bulgarie, je me rends compte que je suis attente de piscinïonite aïgue. Je dessine tout un tas de glaces, de cocktails de piscine sympas où je rêverai de chiller dans mon bujo…
Mes sources d’inspiration (de haut en bas, de gauche à droite) : la piscine municipale de Plan _with Clem, les cornets de glaces des astuces de Margaux, idem pour le verre à cocktail, le bord de la piscine par @Mamasdrawings et enfin le chateau de sable d’Alain Auderset.
Oui je sais, je suis un peu zinzin sur ce coup. J’ai même passé un très bon moment début août 2020 dans ma petite cuisine surchauffée, porte de Bagnolet, à dessiner des cocktails margarita en pleine canicule.
Ma fille faisait la sieste, on était coincées chez nous deux jours à attendre que mon mari finisse son travail pour partir. Les ouvriers pilonnaient le crépis de la façade de l’immeuble et pourtant, je restais sereine et patiente grâce au bullet journal !
Je suis persuadée que coucher sur le papier par l’écriture et le dessin ses projets, ses envies dans un carnet est un bon échappatoire face à ces deux années de frustrations et de privations. Alors, je vais me confectionner un vision board autour des piscines pour cet été.
En tête , la Venetian Pool en Floride, que j’ai découvert sur l’Instagram de Pénélope Bagieu. Et puis, j’irai enfin faire un tour à l’Isle-Adam en famille…
Alors que le premier confinement touchait à sa fin en mai 2020, je me suis lancée dans un joli challenge #30 jours de collage lancé par Julie adore.
C’était un moyen salutaire pour moi de mettre en images ce mois de renouveau un peu étrange. Une case à illustrer tous les jours avec ce que je trouve sous la main.
C’est un bon moyen de se souvenir de nos petits moments de vie perso qui se télescopent avec la société en général. Ainsi, j’ai voulu coller une attestation de déplacement dans mon bujo en mars 2020.
Pas forcément car c’était un bon souvenir mais pour mieux apprivoiser ces constantes adaptations que l’on nous demande depuis deux ans. D’ailleurs, il y a un musée de société à Marseille : le Mucem qui recueille les objets du confinement.
En 2021, j’ai commencé à le faire sur les mois d’été où je me suis découverte une véritable passion pour les étiquettes de produits alimentaires et de boissons en Bulgarie. J’ai voulu recommencer timidement en novembre et en décembre. En 2022, je me lance sur douze mois, on verra si je me lasse.
Quelques conseils pour vous aider si cette lubie vous prends aussi…
J’utilise une double page où je colle deux feuilles de Canson pour pouvoir dessiner avec des feutres aquarellables. Je divise en 30 ou 31 cases assez grandes pour pouvoir mettre des légendes et respecter un équilibre entre texte et image.
L’astuce est de créer une respiration avec des cases colorées pour un peu aérer l’espace et ménager son œil. L’horreur du vide n’est jamais agréable à regarder et vous vous lasserez vite de votre composition.
Il faut aussi alterner entre éclectisme et uniformité. En décembre, mois le plus exigeant du bullet journal, j’ai failli me décourager car je me suis lancée dans un thème calendrier de l’Avent et branches de houx trouvé chez Sostrene Grene trop uniforme à mon goût.
Je suis arrivée à m’en sortir à la fin du mois en bricolant. Je ne suis pas mécontente du résultat.
Quels supports pour ce genre de collages ?
Rapidement, je me suis rendue compte que l’industrie agro-alimentaire mettait le paquet sur les étiquettes et les packaging pour donner faim à des bons clients comme moi.
Alors, si je ne voulais pas me retrouver avec que des étiquettes de biscuits ou de boissons, il allait falloir ruser. J’y colle donc des timbres, des emballages de jouets : la première Barbie de ma fille, un très beau emballage d’un parfum de mon chéri, un sticker de papeterie avec un dessin du Panthéon, une carte de visite d’un restaurant ou d’un magasin que je viens de découvrir…
En janvier, j’ai voulu y mettre une photographie de Gaspard Ulliel pour ne pas oublier cet acteur talentueux du film Un long dimanche de fiançailles. Sa disparition tragique a suscité une grande émotion dans le pays, signe que notre société est encore capable d’empathie et de compassion.
J’ai aussi mis l’étiquette d’un autotest anti-Covid puisque ce genre d’objets onéreux et contraignants ont fait l’apparition massive et soudaine dans nos foyers avec des écoliers.
J’aime beaucoup ces premières pages de chaque mois de mon bullet journal. Tous ces moments de vie nous inspirent à l’image des vlogs de Léna situations ou des chouettes recueils de souvenirs de Virginie Grimaldi dans deux titres : Chère Mamie et Chère Mamie au pays du confinement.
Je me suis régalée avec ses billets très bien écrits. Ils m’ont décroché de bons fous rires tant l’humour et l’autodérision sont à l’honneur !
Elle parle de son poids, de sa condition de mère qui la pousse dans ses derniers retranchements ou dans des situations franchement cocasses sur des toboggans aquatiques avec ses copines et ses enfants.
Cet équilibre entre courts billets et photographies du quotidien en Polaroïd m’a beaucoup divertie au parc dimanche dernier ! Et pour couronner le tout, la couverture est très graphique !
Ce genre de petits collages du quotidien est un excellent moyen de vous démontrer que vous savez créer du beau mais aussi dessiner des petites choses toutes simples. Se souvenir et prendre du recul sur ses joies et ses peines est un moteur sacrément encourageant en ces temps particulièrement usants !
Quelques articles écrits pendant les confinements en 2020 et 2021
Quand je regarde dans le rétroviseur de 2021, l’année a été celle des couvre-feu, des restrictions de déplacements entre janvier et mai mais aussi quelle année intense pour nous malgré tout.
En janvier, nous commencions l’année dans une nouvelle ville où l’on entend le chant des oiseaux et on admire les couchers de soleil en mode panorama.
En février, notre petite fille a fêté ses deux ans une semaine après d’harassants travaux de rénovation de notre nouvel appartement qui a duré un mois mais quel résultat !
En mars, le mot d’ordre était quarantaine car nous avons été touchés par le variant anglais. En fin de mois, le gouvernement français nous a fait un très mauvais poisson d’avril avec l’annonce d’empêcher les parents de confier les enfants aux assistantes maternelles. Heureux rétropédalage !
En avril, j’ai vraiment profité de mes vacances de Pâques avec mon mari en télétravail. Nous avons vécu un chouette pique-nique au jardin du Luxembourg malgré les terrasses vides qui rendaient les rues de Paris sinistres malgré le printemps naissant. Mais haut les cœurs !
En mai, nous avons foncé sur le site de la Sncf pour organiser un week-end en famille à Deauville-Trouville pour le week-end de Pentecôte. Toute l’Ile de France avait eu la même idée mais nous étions heureux malgré la foule, la pluie et la chambre d’hôtel un peu rudimentaire. A nous les frites en terrasse et le manège en face de l’hôtel Normandy !
Fin juin, l’été jouait les abonnés absents mais on s’est bien régalé avec nos amis visiter la Cité des enfants à la Villette. C’était bruyant et épuisant mais le souvenir en valait le coup !
En juillet, j’ai commencé un nouveau boulot, toujours dans les métiers du livre mais au service d’une maison d’édition après plus de dix années en librairie. Je surkiffe mon nouveau quartier de travail, théâtre des aventures de Emily in Paris dans notre rue.
En août, nous avons alterné nos vacances entre des coins déserts comme les valleuses de Fécamp et l’ hyper tourisme à Sozopol, Bulgarie. Agréables l’un comme l’autre.
En septembre, un vrai changement a eu lieu pour toute la famille : notre fille a intégré la classe des tout-petits avec douze camarades. C’est un régal de la voir s’épanouir dans une communauté scolaire aussi sympathique et dévouée. Soutien à toutes les équipes pédagogiques : enseignants et personnels de centre de loisirs qui se dévouent pour nos enfants dans ce vaste foutoir épidémique.
En octobre, nous avons vraiment profité d’un bel été indien après un été particulièrement morose.
En novembre, nous avons pris le train pour aller rendre visite à mon frère et ma belle-soeur à Bern en Suisse, le pays des ours !
En décembre, j’ai renoué avec de belles vacances de Noël à Valence en famille : jouer aux jeux de société, se promener au parc Jouvet et retrouver les cousins chez Mamie Evelyne comme avant…
Ce que je retiens de cette année, c’est que malgré toutes les restrictions et les privations bien reloues que nous avons vécu, l’année fut tout de même belle grâce à ces petits riens beaucoup plus importants que l’on veut bien le croire. Je les ai bien compilé dans mon bullet journal pour ne rien oublier et ce fut salutaire !
La fin de l’année arrive et mon carnet sur lequel je passe bien au moins cinq heures hebdomadaires est bientôt fini. C’est la troisième année que je remplis un carnet de format A4 de 122 pages et c’est le format qui me convient le mieux.
Cependant, dernièrement, j’ai ressenti une petite forme de lassitude qui m’encourage à révolutionner mon bullet journal en 2022. Enfin, révolutionner est un bien grand mot, il y a des pages thématiques indéboulonnables mais j’ai envie de le faire évoluer !
Tout d’abord, il faut que j’aère plus le texte de manière plus structurée. Je construis une sorte de chemin de fer au crayon de papier en divisant mon carnet en douze mois et en barrant certaines pages sinon c’est l’horreur du vide et cela devient illisible.
J’ai trouvé dans une revue Modes et travaux ou chez Action de superbes pages de papier coloré ou à motifs qui créent une respiration fort bienvenue.
Les plan with me mensuels
Mon grand kiff sur Youtube est de regarder les plan with me mensuels des Astuces de Margaux, de La belette go green, Plan with_Clem, Le bujo de Laura, Bulle dop en son temps… car elles me font faire de vrais progrès en dessins.
Mais leur approche trop thématique et uniforme sur un mois complet ne me convient pas. Au cours d’un mois, je peux être inspirée par différents chemins : les carpes koi, les cocktails d’été, les baleines avec des fleurs de cerisiers… J’ai compris que j’aimais concevoir des carnets éclectiques qui faisaient la part belle aux collages.
Inspiré par Le bujo de Laura
Je remarque qu’il y a des saisons de l’année plus propices à bujoter que d’autres. L’été me donne bien envie de dessiner et je me régale sur la terrasse en vacances à Sozopol, Bulgarie face à la mer Noire.
Je suis aussi beaucoup inspirée par les plan with me de Décembre sur Instagram mais c’est à double tranchant, cela me met une pression folle car j’ai des tonnes d’idées et le Christmas mood est très exigeant.
Même le pull moche de Noël n’est pas si décontracté que ça. Alors bien souvent, mon mois de Décembre n’est pas le plus réussi dans mon bujo alors que j’avais des tonnes d’idées. C’est comme ça, il faut l’accepter.
Par contre, je suis toujours très contente de mes carnets de voyages, autant de respirations vitales en ces temps délimités et confinés.
Les carnets de voyage
Cette année, j’ai dessiné mes souvenirs de la Seine maritime, Deauville et Trouville, Bern en Suisse et même les parcs d’attractions Disneyland Paris et Astérix, destinations encore inconnues mais qui me branchent bien. Le bullet journal sert aussi à planifier ses projets de voyages : rêver pour tenir bon face à la routine métro-boulot-dodo.
Les pages culture : les séries Netflix qui me marquent, mes lectures, mes inspirations mode…
J’ai réalisé que ce bullet journal reflétait mes goûts et donc une partie de mon identité. Je tiens beaucoup à noter les livres, films et séries qui m’ont touchée dans l’année car ces inspirations alimentent notre créativité et notre imaginaire.
Je pense à y ajouter une section patrimoniale des chansons qui me marquent depuis mon enfance. Cette idée m’a été donnée par ma fille sans le savoir qui ne s’endort jamais sans qu’on chante la biche (comprenez Une chanson douce d’Henri Salvador). J’ai envie de recopier des extraits de chansons de Bénabar ou de Jean-Jacques Goldman pour les moments de vie qu’ils illustrent.
Les pages foi chrétienne
Il est indéniable qu’avec cette pandémie vécue plus ou moins bien depuis bientôt deux ans que l’être humain a soif de spiritualité. Je n’ai pas attendu mars 2020 pour réfléchir à la place que je voulais donner à Dieu dans ma vie. J’en ai noirci des cahiers de prédications basées sur la Bible qui ont été autant d’encouragements ou de renoncements utiles dans mon parcours.
J’ai trouvé essentiel de trouver une place à ces pages dans mon bullet journal : j’y calligraphie des citations de la Bible, j’y colle des dessins inspirés d’Alain Auderset et surtout j’y compile des expériences de foi pour me souvenir. Car se souvenir est une grande aide dans mon cheminement personnel avec Dieu.
Les planches de tendances décoration
Cette planche de styles a vraiment opéré un tournant dans ma pratique du bullet journal. C’est d’ailleurs mon patron (merci Jonathan) qui m’a inspirée indirectement. J’ai remarqué une grande unité décorative dans la rénovation de nos bureaux près du Panthéon.
Il s’est inspiré de deux styles décoratifs : les verrières industrielles jumelées à un style plus Art déco comme dans Gatsby le magnifique avec du velours, des luminaires ronds en verre, des coussins, des papiers peints et des carreaux de ciment dans la cuisine. La bibliothèque patrimoniale contient près de 3000 Bibles depuis le 19eme siècle et elle a vraiment bien été mise en valeur par une décoration soignée et étudiée.
Mon bullet journal en 2022 va donc évoluer vers un carnet très éclectique qui reflètera tout ce qui m’inspire dans la rue. Et on peut dire qu’entre la publicité dans le métro, celle sur les colonnes Morris, les journaux gratuits le matin, je ne vais pas m’ennuyer l’année prochaine.
Voici déja de quoi donner matière à réflexion dans mon blog et mon bullet journal l’an prochain : une affiche un peu énigmatique du grand retour de Stromae, l’un de mes artistes favoris, vu en partant en vacances toute guillerette, à la station Luxembourg, vendredi soir !
Dans un prochain article consacré au bullet journal (mes préférés), j’ai envie de vous parler de tous les Plan with me que j’ai fait depuis 2017 avec plus ou moins de réussite et surtout de ma nouvelle passion : les collages pour résumer et illustrer mes souvenirs du mois. Le quotidien est assez morne alors autant l’illuminer par les collages : merci Julie adore pour ce génial #30jours de collage !
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