Au début de ma carrière de libraire, j’ai eu la chance de remplacer pendant ses congés une des libraires du musée du Louvre chargée des catalogues des expositions à Paris, en France et en Europe.
C’est en automne, que les expositions les plus prestigieuses se déroulent et j’ai ainsi voyagé par les livres : le Victoria and Albert museum de Londres, le musée des tissus de Lyon, le Louvre-Lens, l’ouverture du département des arts de l’Islam au Louvre en 2012…
Depuis que je ne suis plus étudiante, j’ai beaucoup moins de temps pour visiter les expositions, il faut dire que le tarif plein qui avoisine à chaque fois quinze euros désormais (adieu gratuité totale avec la carte de l’Ecole du Louvre) m’a fait douloureusement redescendre sur terre.
[Au passage, je redis ici mon opposition à la gratuité totale dans les musées, un petit tarif réduit à 4€-5€ pour alléger le plein tarif, ça serait une bonne idée !].
Je délaisse de plus en plus les expositions de peinture, lassée par le manque d’imagination des musées parisiens qui ont épuisé les rétrospectives d’impressionnistes et autres artistes célèbres : ça tourne toujours autour de quelques gros blockbusters comme Léonard de Vinci au musée du Louvre , Picasso, Renoir, Monet, Degas….
Alors je privilégie les musées moins connus commel’exposition Goscinny au musée d’art juif que j’avais bien aimé il y a deux ans ou encore cette exposition formidable consacrée à la peinture américaine des années 1930 en 2015 au musée de l’Orangerie.
Je vous recommande donc les expositions consacrées à des auteurs de BD ou des écrivains, des architectes comme des sculpteurs…
Tolkien, voyage en Terre du Milieu, BNF François-Mitterrand, jusqu’ au 16 février 2020
C’est mon amie Alix qui me l’a recommandée et la BNF conseille à ses visiteurs de réserver compte tenu de la forte affluence. Alors que les films de l’imaginaire ne sont pas du tout ma tasse de thé (j’arrive mal à lâcher mon quotidien et mes petits repères confortables, il faudra que j’en parle à ma psy), j’ai vraiment adoré Le Hobbit au cinéma.
Mon mari n’a pas compris comment je suis arrivée à suivre le second épisode sans avoir vu le premier mais ça m’a vraiment plu : sa petite maison végétale, la course poursuite dans des tonneaux le long d’une rivière….
Comme C. S Lewis, son ami, Tolkien proclamait publiquement sa foi chrétienne et cela se voit dans son oeuvre littéraire. Cette exposition est donc l’occasion de mieux connaître un écrivain majeur de la littérature du 20eme siècle à travers 300 œuvres exposées à la BNF dont de nombreux manuscrits originaux.
Otto Wagner, maître de l’art viennois, Cité de l’architecture et du patrimoine, esplanade du Trocadéro, jusqu’au 16 mars 2020.
J‘ai repéré son affiche dans le métro. Je ne connais pas du tout Otto Wagner mais j’aime tellement l’Art Nouveau et la Sécession viennoise que je vais aller à la découverte ! Notre prochain voyage en Europe (avec bébé !) sera surement Vienne ou Prague depuis que nous avons été emballés par Budapest !
Il faut dire que l’oeuvre de Klimt et la Sécession viennoise en particulier marque de son empreinte ce blog depuis sa création puisque c’est mon article le plus consulté depuis plus de trois ans : Adèle Bloch-Bauer inspire autant la littérature que le cinéma !
Je ne suis pas une fana d’architecture mais la Cité de l’architecture et du patrimoine est un musée formidable. J’aime beaucoup ses reconstitutions de portails gothiques des grandes cathédrales françaises et son cadre géographique (tout près du Trocadéro) vaut le détour.
J’ai repéré dans Elle son café extraordinaire avec sa terrasse unique. Cela s’appelle Girafe et j’ai très envie d’ aller aux beaux jours !
Girafe, le restaurant de la Cité de l’architecture
Et vous dans quel musée aimeriez- vous être enfermé une nuit?
Quelle exposition-phare vous a marqué cet hiver?
D’autres articles consacrés à l’histoire de l’art publiés précédemment dans ce blog :
– Un biopic formidable consacré au facteur Cheval et son palais à Hauterives
Depuis novembre, je me régale car deux de mes séries Netflix favorites sont revenues pour la saison 3 : Atypical et The Crown.
Je me rends compte que ce qui fonctionne dans ces deux séries aux genres complètement différents, c’est qu’au fil des saisons, on s’attache aux personnages. J’aime les séries parce qu’elles permettent quelque chose auquel je suis vraiment attachée autant en littérature qu’au cinéma : l’étude des portraits psychologiques des personnages et comment ils évoluent.
Comme c’est original, un article sur la saison 3 de The crown dans mon blog ! Elle est tellement réussie que je repense souvent aux anecdotes historiques racontées et comment les personnages y ont fait face. Je suis assez contente d’avoir incité ma maman à regarder cette série, qu’elle a englouti en quelques jours à Noël l’an dernier.
Même si j’ai trouvé quelques longueurs dans un ou deux épisodes, j’ai vraiment apprécié chaque dimanche en fin d’après-midi où j’avais rendez-vous avec Elisabeth II pour l’intensité dramatique des épisodes, fondés sur des faits réels et amplifiés par la musique, le rendu des costumes.
Avec The Crown, Londres me fascine même si je trouve toujours cette ville grise. J’ai rapidement adopté le nouveau couple de comédiens qui incarnent la reine et son mari .
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J’aime vraiment les tailleurs chics et la mine responsable d’Olivia Coleman, une grande actrice. Elle me rend sympathique la vraie reine que j’admire aussi mais donc je ne comprends pas toujours l’attitude envers ses enfants et petits-enfants qu’elle sacrifie souvent au nom du protocole et des traditions. Surtout en ce moment avec le coup de tonnerre provoqué par le couple Sussex.
The crown comprend dix épisodes et je vais vous détailler chacun parce que je les ai tous apprécié.
Retour sur la saison 3 :
Olding
Olivia Coleman interprète Elisabeth II âgée d’une quarantaine d’années, comme le montre la première scène inaugurale avec la présentation d’un timbre à son effigie en 1965. Dans ce premier épisode, un espion russe se cache dans son palais et ce n’est pas le nouveau premier ministre Harold Wilson (il est pataud, mal assuré mais c’est mon personnage chouchou tant il est sincère et authentique).
2. Margaretologie
La reine est contrainte de demander à sa sœur de réaliser un exploit diplomatique auprès du président Johnson à la Maison-Blanche pour éviter la dévaluation de la livre anglaise. Les flash-backs très efficaces montrent que le fait d’être la sœur de l’ombre qui ne régnera jamais n’est pas facile à vivre pour la princesse Margaret (son mal-être est remarquablement joué par la dérangeante Helena Bonham Carter)
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3. Aberfan
C’est l’épisode qui m’a le plus bouleversée. L’éboulement d’un terril sur un village gallois provoque la mort de centaines d’enfants dans un village gallois Aberfan. La reine a du mal à montrer ses émotions et mettra plus de hit jours à se décider à visiter le village en deuil. La beauté du cantique gallois est bouleversante, les épisodes qui suivront m’ont convaincu que The crown parle avec beaucoup d’intelligence de la foi chrétienne.
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4. Bubbikins
C’est le surnom que la mère du prince Philip lui donnait alors que l’Histoire les a empêché d’avoir une vraie relation mère-fils. La reine oblige son mari à recueillir cette vieille dame menacée par un putsch en Grèce. Il essaie de la cacher à une équipe de télévision car elle a été internée dans un asile psychiatrique où elle a subi des mauvais traitements courants à cette époque. Grâce à une ruse de la princesse Anne, la princesse Alice va se révéler être l’atout authentique de la famille royale en crise.
5. Coup d’Etat
La reine fuit son fardeau pendant un mois pour s’occuper de ses chevaux en France puis aux Etats-Unis, sa réelle passion dans la vie. Son Premier Ministre la rappelle durement à la réalité : il soupçonne à juste titre son cousin Lord Mountbatten, fraîchement remercié du haut commandement des armées d’être tenté de prendre part à un coup d’Etat contre le gouvernement. J’ai beaucoup aimé l’aspect politique de cet épisode qui apporte un parallèle avec la situation politique en France post guerre d’Algérie jusqu’en mai 1968.
6. Tywysog Cymru
Charles va être intronisé prince de Galles dans un pays qui se révolte contre la couronne britannique. Le premier ministre convainc la reine d’envoyer son fils étudier un semestre dans une université galloise. Il va y rencontrer un directeur d’université nationaliste qui va le prendre sous son aile comme un père spirituel. Cette affection spontanée met en lumière toute la froideur et la retenue qui règnent dans sa famille.
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7. Poussière de lune
C’est l’épisode le plus ennuyeux de la saison selon moi jusqu’au moment où le prince Philip tombe le masque. Nous sommes en 1969 et la reine reçoit l’équipage qui est allé sur la Lune. Le prince Philip suit avec beaucoup d’intérêt la conquête de la Lune et s’avère très déçu quand il les reçoit à Buckingham palace. Au même moment, l’archévèque de Canterbury le sollicite pour héberger un centre pour religieux vivant une crise de foi. Cet épisode montre que la foi chrétienne redresse un homme beaucoup plus que ses exploits. Je me suis ennuyée au début de l’épisode mais c’est celui qui m’a le plus apporté par sa profondeur et sa réflexion.
8. Un homme en suspens
Charles entretient une correspondance avec son grand-oncle le duc de Windsor, émigré en France depuis son abdication en 1936. Il sort depuis peu avec Camilla Shand interprétée par Emerald Fennell, une de mes actrices britanniques favorites, repérée dans la série Call the midwife.
J’ai bien aimé cet épisode même si je ne comprends pas la rigueur du protocole qui s’immisce dans la vie sentimentale du prince Charles au point de compliquer les choses. On se prend tout de suite de sympathie pour ce grand garçon sensible et on compatit à sa souffrance dans l’épisode suivant. Comme c’était le cas dans la saison 2 avec le couple Margaret-Tony, je me suis dit: « Ils étaient sacrément polygames dans les années 1960 ces aristos anglais ». C’est là toute l’ambiguïté des personnages : ils rejettent le divorce par principes religieux et moraux auxquels ils croient fermement mais cautionnent les voies de garage : l’adultère, la séduction effrénée…
9. Imbroglio
Le duc de Windsor est mourant et la reine se décide à lui rendre visite malgré la vive désapprobation de son mari qui considère que cet homme a trahi sa famille. Le dernier entretien de la reine avec son oncle est empreint d’une émotion toute particulière puisqu’elle lui pardonne d’avoir bouleversé sa vie en abdiquant. C’est un peu problématique avec The Crown : c’est son intensité dramatique qui fait le succès de cette série et on a du mal à savoir ce qui tient de la fiction et ce qui s’est réellement passé. C’est dérangeant d’être ému par une scène qui est peut-être pure imagination des scénaristes
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10. Un cri du coeur
Comme à chaque saison, le premier et le dernier épisodes sont les plus intenses et les plus réussis. Cet épisode se concentre sur les peines de cœur de la princesse Margaret et son rôle peu facile à vivre au quotidien. Son mari la trompe et la violente psychologiquement, elle part s’amuser à la campagne et trouver du réconfort dans les bras du jeune Ronny au soleil. C’est le scandale et aucun membre de sa famille ne la soutient. Elle est désespérée et veut renoncer à la vie… Sa sœur vient à son chevet et lui exprime combien la vie serait insupportable pour elle sans elle… Cela contraste beaucoup avec la retenue dont elle fait preuve dans ses relations avec ses enfants… au nom du protocole…
Cette saison se clôture avec les célébrations de son jubilé en 1977 ( mention spéciale pour le pire chapeau du 20eme siècle).
La prochaine saison de The crown aura une saveur particulière avec le récent coup de tonnerre provoqué par Harry et Meghan qui veulent gagner leur vie par leurs propres moyens. Ils l’ont annoncé via les réseaux sociaux, dynamitant tous les usages médiatiques traditionnels de la monarchie.
Le fait que ce soient des députées anglaises qui aient pris la défense de Meghan pour dénoncer la misogynie et les relents racistes et colonialistes des tabloïds anglais montrent les limites du protocole : une famille soudée ne laisse pas les siens se faire harceler et humilier.
Cette famille vit de multiples rebondissements autant dans la série que dans la réalité !
Retrouvez d’autres articles sur mes coups de cœur séries ici :
Je suis en train de regarder la saison 3 d’Atypical, je m’attache à ses personnages autant qu’à ceux de The crown et je vous en parle dans un prochain article très vite !
Cette semaine, une jolie page de ma vie s’est refermée avec l’enterrement de mon arrière-grande tante Julienne. Elle était née en 1920, elle allait avoir cent ans en mars prochain. Elle est enterrée dans la petite ville où elle est née : Saint Pol sur Ternoise, Pas-de-Calais, 5000 habitants.
Nous avions plus de 70 ans d’écart et pourtant j’aimais l’appeler car elle savait mieux que personne combler le fossé générationnel. Elle aimait partager, transmettre ses goûts pour le cinéma populaire : les films de Dany Boon, les émissions de Laurent Ruquier…
Avec ma grand-mère Annette, elles m’ont donné l’amour du Pas-de-Calais à grands coups de gaufres Rita, de tartes au papin, de souvenirs des années 1950 partagés sur un coin de la table de son moulin ou de sa belle maison de la Creuse qui donnait sur une rivière.
Mon arrière-tante a vécu des moments très difficiles dans sa jeunesse. Elle a dû fuir en famille, sa ville lourdement bombardée en 1940. Elle était enceinte de son premier enfant sur les routes de l’exode.
Le roman Suite française d’Irène Némirovsky me fait beaucoup penser à l’expérience traumatisante vécue par ma famille. Ma grand-née née en 1937 m’a raconté qu’ils ont connu pendant de longs mois la faim, la peur de mourir, l’angoisse d’avoir été pillé ou que quelqu’un ait été tué chez eux…
Ma grand-mère avait pris l’habitude de sauter dans un fossé avec son vélo quand un avion préparait un bombardement. Des anecdotes comme ça, ça vous marque.
En 1946, Julienne perd brutalement son mari, qui se noie dans la Manche en voulant venir en aide à la baby-sitter de la famille. Veuve avec cinq enfants petits, elle rencontre son second mari, un entrepreneur sicilien embauché récemment dans l’entreprise de son père. Cet homme travailleur va faire fortune en reconstruisant une grande partie de la ville considérablement bombardée : la gare, l’église Saint-Paul mais aussi de très nombreuses maisons.
L’église Saint Paul à St Pol sur Ternoise. Droits réservés La voix du Nord
L’enterrement a eu lieu dans cette église moderne, reconstruite par l’entreprise de son mari et le symbole est très fort, je trouve. Je me suis sentie vraiment chez moi dans cette église en briques magistrale, avec ses vitraux modernes. Il y avait des prospectus pour le parcours Alpha, commun aux protestants et on sentait que cette communauté était animée par la foi plus que par la religion.
Je remercie sa famille proche qui m’a donné l’occasion de publiquement lui dire une dernière fois combien je l’aimais. Dans notre famille, c’est une femme qui a dirigé pendant plus de quatre-vingt ans la bonne tenue d’une famille nombreuse et même l’entreprise de son mari à un moment donné.
Elle a partagé avec moi ses souvenirs sans pathos, ni apitoiement. Elle m’a offert son affection à moi son arrière-petite nièce alors qu’elle avait une vingtaine de petits-enfants et autant d’arrières-petits enfants.
Elle a joué le rôle d’une grand-mère quand il n’y avait plus de grand-mère dans ma famille. Cela je ne l’oublierai jamais, chaque moment passé avec elle était constructif, c’était l’essence même de faire famille même si on est cousins au 3eme ou 4eme degré.
Ma Tante n’était pas une mamie gâteaux mais bien quelqu’un d’espiègle et gourmand qui aimait réunir sa famille autour d’un bon goûter. Elle aimait vraiment les chats, faire des bonnes gaufres pour les enfants. A Noël, mon père a réalisé sa fameuse recette de bûche turinoise dont voici la recette pour huit personnes.
Ingrédients : 125 gr de beurre, 125 gr de sucre, 250 gr de chocolat pâtissier noir fort en chocolat (64% de cacao), 1 sachet de sucre vanillé, 2 CS de rhum, 3 CS de café fort, une boîte de 500 gr de crème de marrons
Pour la chantilly : 20 cl de crème fraîche + 2 CS de sucre glace, des amandes effilées grillées (facultatif)
Attention : 12 heures de durcissement au frais. Pas de cuisson
1. Tournez en crème le beurre avec le sucre (les grains de sucre doivent totalement disparaître).
2. Ajoutez la crème de marrons.
3. Faites fondre le chocolat avec les liquides et le sucre vanillé.
4. Ajoutez le chocolat au mélange, remuez bien pour que tout soit bien incorporé.
5. Chemisez un moule à cake avec du film plastique, en laissant dépasser largement les bords. Y verser la préparation.
6. Laissez durcir au réfrigérateur au moins 12 heures.
7. Au moment de servir, démoulez la bûche. Montez la crème avec le sucre glace en chantilly.
8. Recouvrez la bûche de crème et parsemez d’amandes.
2019 s’achève et cela me semblait évident de faire le point de cette année formidable ici.
2019 restera une année forcément à part. Nous sommes devenus les heureux parents d’une ravissante et comique petite fille que je surnomme ici Fleur d’oranger en référence à sa prise quotidienne de Zyma D ! Cela m’a permis d’ouvrir une page Maternité dans ce blog. Voici les meilleurs articles ici :
En 2019, j’ai aussi commencé à relire les textes du bulletin trimestriel de la Mission évangélique envers les sans-logis et cela est gratifiant de se sentir utile de cette manière.
C’est bien joli d’écrire des articles légers sur Paris, ses terrasses rooftop, ses expositions à la mode et ses adresses en vue… Mais force est de constater que toute une frange de la population parisienne vit dans la grande précarité. Le Paris solidaire est beaucoup plus lumineux que les spot-lights. J’ai lu le témoignage Belleville au cœur de Christian Page, éditions Slatkine et Cie qui m’a marquée cette année.
Enfin, en 2019, j’ai toujours aimé vous partager des carnets de voyage. On est assez fiers d’avoir appris à être de vrais baroudeurs sans voiture pour voyager avec un bébé entre la Bulgarie, le Vercors et la Drôme. Vivement de nouvelles aventures en 2020…
Cet hiver, j’ai lu plusieurs romans de Marie Vareille édités par Charleston et je me suis bien régalée. Je vous en parlais ici! Cette maison d’édition qui publie de la littérature de qualité m’a gentiment envoyé son recueil de nouvelles Noël et préjugés.
Droits réservés Team Romcom, éditions Charleston
Le recueil de nouvelles est un genre avec lequel je suis assez peu à l’aise et j’ai bien aimé lire ce petit bouquin. Il a été mon compagnon de galère pendant les grèves ce mois-ci.
Je couche ici toute la frustration que je ressens depuis jeudi 5 décembre. Depuis le début de la grève, je ne peux plus lire et me détendre dans le métro, un trajet d’une trentaine de minutes où je me ressourçais en début et en fin de journée. On est en permanence sur le qui-vive et c’est usant !
Allez, je vous raconte le principe de Noël et préjugés, ce nouveau recueil de nouvelles de la TeamRomcom, un collectif de six auteures réunies par les éditions Charleston.
Le résumé :
Six nouvelles autour de la féerie de Noël et une vieille édition d’Orgueil et préjugés que l’on se transmet à chacune des histoires. Chacune de ses auteures avec son style et sa personnalité invente une héroïne moderne qui va se heurter à l’orgueil d’un Mr Darcy d’aujourd’hui pour en tomber éperdument amoureuse ou non…
Sommaire :
Comme une princesse Disney, Noël 2014, par Tonie Behar
L’Hôtel des Monts enneigés, Noël 2015, par Marie Vareille
Le Manoir des Wilfried, Noël 2016, par Isabelle Alexis
Love coach, Noël 2017, par Sophie Henrionnet
Nuit blanche au magasin de jouets, Noël 2018, par Adèle Bréau
Amour, tempête & best-seller, Noël 2019, par Marianne Levy
Mon avis :
J’ai rapidement laissé de côté le principe de la référence à Orgueil et préjugés de Jane Austen car je trouvais cela peu original. L’auteure du journal de Bridget Jones l’avait déja fait avec le succès qu’on lui connait.
Deux nouvelles m’ont laissé un beau souvenir de lecture : L’hôtel des monts enneigés de Marie Vareille et Nuit blanche au magasin de jouets.
Marie Vareille je la connaissais , j’ai déjà lu trois de ses romans. J’ai bien aimé sa nouvelle qui raconte l’histoire de Cassandra, une fille blessée par les intrusions nocives de sa mère dans sa vie privée, il y a dix ans. Je vous laisse lire comment cette maman a été bien reloue et comment elle a essayé de rattraper ses erreurs. C’était une thématique assez originale, les sentiments les plus profonds des personnages sont toujours traités avec beaucoup de psychologie et d’introspection par Marie Vareille.
Dans un autre genre, j’ai vraiment apprécié de découvrir Adèle Bréau et son histoire d’amour passionnante dans un magasin de jouets. C’est selon moi la meilleure version moderne d’ Orgueil et préjugés. On a envie de savoir comment va évoluer le couple de Matthieu et Lara dans les soixante prochaines années.
Cette nouvelle m’a rappelé le film Last Christmas, que j’ai vu dernièrement et que j’ai chroniqué dans ce blog. L’action se passe dans une boutique de décorations de Noël à Londres et comme la nouvelle d’Adèle Bréau, il reflète avec justesse la féerie de Noël. Je compte bien lire le roman d’Adèle Bréau, L’odeur de la colle en pot, qui figure en bonne place dans ma PAL pour 2020.
Ma note :
3/5 sardines
J’ai peur d’être un peu sévère dans ma note, mais je dois avouer que seulement deux nouvelles m’ont vraiment intéressée. J’ai lu l’article de My pretty books, mon blog littéraire de référence, et Fiona qui est bibliothécaire de métier, partage à peu près mon avis.
J’ai bien aimé le principe de la nouvelle autour de Noël, celle qui se passe dans le magasin de jouets m’a vraiment évadée de mon quotidien pénible en décembre mais certains personnages es autres histoires étaient vraiment trop caricaturaux. Mais ce livre a le mérite de m’avoir fait découvrir de nouvelles plumes, venues enrichir ma PAL. Il faut que je me procure la BD Et puis Colette de Mathou et Sophie Henrionnet, l’une des auteures de ce collectif.
Mes précédents articles sur des romans feel-good de qualité :
Ce mois-ci, je suis en train de terminer mon premier bullet journal (qui n’en est pas un). C’est un carnet Leuchtturm couleur or de 253 pages, ligné, de format A5, que j’ai acheté au BHV l’année de mes trente ans en 2017. Je m’en sers comme un journal artistique pour y compiler des souvenirs et non comme un bullet journal hebdomadaire bien trop chronophage.
Il est très important de dater le début et la fin de votre carnet surtout si vous l’utilisez pendant trois années comme moi. Pour 2020, j’ai décidé de changer de format. Je passe du A5 au A4, ligné, couleur cassis, acheté à la librairie du Merle Moqueur. Je reste fidèle à la même marque parce que c’est la meilleure pour dessiner avec mes feutres Tombow et Lyra.
L’amplitude des pages me désarçonne un peu au début mais je trouve cela beaucoup plus lisible et agréable. Il y a moins de pages que dans le précédent carnet mais vu son format, je vais pouvoir le garder aussi longtemps. Et surtout je vais pouvoir abandonner d’autres carnets complémentaires.
Je suis en grande réflexion pour créer des pages dites collection pour l’année : une bibliothèque qui regroupe mes lectures, des dépenses que j’ai envie de faire pour le plaisir sur plusieurs mois, et surtout une rétrospective de l’année précédente.
J’ai pioché cette bonne idée sur la chaîne Youtube Les astuces de Margaux, une chaîne que j’aime bien suivre pour la qualité de ses dessins, ses idées originales de Plan with me chaque mois….
Ma boule à neige inspirée par Les astuces de Margaux.
J’ai même inventé une frise chronologique de 2019 avec des masking tape symboliques : un père Noël en décembre, des sapins en hiver, un avion en papier quand nous avons pris le train pour la première fois avec notre petit bébé… 2019 a été une année unique pour nous en tant que nouveaux parents. Il m’a paru évident de tenir un bullet journal de naissance pour ma fille. Je vous en parlerai dans un prochain article.
Je gagne en expérience avec ce deuxième journal artistique. J’y compile les moments marquants du mois, les expos, films et lectures que je ne veux pas louper, mes lectures marquantes, les statistiques de mon blog et ses perspectives de développement.
Grande nouveauté cette année, je vais y ajouter des pages consacrées à ma foi chrétienne : des extraits des prédications qui m’ont marquée, des versets bibliques, des lectures marquantes, des sujets de prière et de reconnaissance, des réflexions sur des thèmes de la foi… Tenir ce type de journal artistique est très enrichissant pour dessiner, se souvenir des bons moments mais aussi mieux s’organiser. Le bullet journal est très à la mode et même si j’ai pris quelques libertés avec lui, je lui reconnais de nombreux bénéfices. Cela me détends beaucoup d’en tenir un depuis trois ans.
Je vous montre les pages que j’ai le mieux réussi dans le premier journal et ce que je planifie de faire pour le second. Je cherche aussi comment clôturer en beauté mon premier bullet.
J’ai dessiné de nouveau un superbe sapin des astuces de Margaux pour illustrer les cadeaux du premier Noël de ma fille, je me crée une vraie Pile à lire à organiser selon mes envies de lecture BD, romans, essais. Je me fais aussi une liste de films à voir… Bref je liste à fond en cette fin d’année.
Les précédents articles de ce blog qui parlent de bullet journal :
Ni les grèves, ni le peu de séances en version originale n’ont pu m’ empêcher d’aller voir Last Christmas au MK2 Nation tout rénové. Il faut dire que la presse encense cette comédie romantique qui aborde des thèmes sociétaux sérieux comme la xénophobie post Brexit, la quête d’identité quand on a émigré jeune, la désillusion amoureuse…
Un film réalisé par Paul Feig et scénarisé par Emma Thompson, j’ y vais les yeux fermés. Un de ses précédents films Mes meilleures amies m’avait fait pleuré de rire. Il montre les déboires amoureux et amicaux d’une trentaine américaine.
Kate ressemble un peu à Annie de Mes meilleures amies. Elles se mettent dans des embrouilles pas possibles et on a de la peine pour elles. Emma Tompson a eu du mal à imposer une héroïne névrosée à ses producteurs, comme si les filles lisses et qui réussissent étaient des modèles auxquels les spectateurs peuvent s’identifier (mon œil…)
Allez, je vous raconte le pitch de cette fabuleuse comédie au service du rêve et du merveilleux comme je l’ai lu dans un excellent article de l’Express.
Copyright Universal Pictures International France
Le résumé :
Kate a 26 ans, elle erre dans les rues de Londres avec sa valise, de canapés d’amis en canapés. Elle court les auditions pour décrocher le rôle de sa vie mais pour l’instant, elle officie comme elfe dans un magasin de décorations de Noël sous les ordres d’une patronne chinoise pas si autoritaire que ça. Elle a les idées en vrac depuis une lourde opération à cœur ouvert. Elle multiplie les rencontres foireuses d’un soir et semble se moquer de tout, irritant ainsi sa patronne et ses amis.
Mais la rencontre d’un gentil garçon pas comme les autres va l’aider à remonter la pente. Elle va renouer avec sa passion pour le chant et elle va se décentrer d’elle même pour venir en aide aux plus démunis.
Mon avis :
Dans cette comédie, on ne s’ennuie pas un seul instant et à aucun moment, on ne devine la situation suivante et ça devient très rare avec le lot de comédies formatées que je consomme sur Netflix. Et ce n’est pas bien grave, elles sont faites pour ça : un bon après-midi sous le plaid avec un bon thé dans un pyjama informe.
Pourtant comme Crazy asian rich – le précédent film d’Henry Golding- Last Christmas est sorti sur grands écrans.
Force est de constater que la romcom est un genre cinématographique bien particulier qui fait toujours actionner la cash machine. L’amour n’est pas mort, la preuve, il finance les comédies romantiques.
Universal Pictures International France
Je dois même dire que Last Christmas m’a rassurée sur la qualité des relations entre hommes et femmes à travers l’amitié naissante entre Kate et Tom en 2019. Bien meilleur qu’un Disney où l’on ne sait pas si le prince est vraiment charmant, ce petit couple de Last Christmas ne va pas au pieu tout de suite (voire pas du tout), il confie ses peines et se montre sous sa vraie lumière : un peu cabossé, un peu perdu….
C’était la première fois que je regardais ce genre d’histoire au cinéma et ça m’a beaucoup plu. Je suis avec beaucoup d’attention tous les rôles d’Emma Thompson, une actrice formidable depuis son rôle tout en finesse et en subtilité d’épouse négligée dans Love Actually, Raisons et sentiments…
Copyright Universal Pictures International France
Je suis effarée d’avoir lu dans Stylist qu’il existe une polémique autour des panneaux de déclaration d’amour de Love Actually, une scène phare du film vécue comme un harcèlement des femmes. Le tribunal des réseaux sociaux traque tous les petits détails des comédies romantiques et les clouent au pilori.
J’ai beaucoup aimé le rythme de cette comédie avec ses cassures entre scènes où l’on rit franchement et celles qui sont vraiment tristes. Last Christmas est un mélodrame qui donne du baume au cœur grâce aux chansons de George Michael et Wham ! La scène finale est vraiment très agréable et nous emmène dans l’état d’esprit de Noël.
Universal Pictures International France
Ma note : 5/5 sardines
Même si le dénouement de l’histoire m’a pas du tout plu par sa brutalité, j’ai beaucoup aimé cette comédie beaucoup plus originale qu’attendu. Ce film n’est pas une comédie musicale, il sait ponctuer ses scènes de chansons quand il le faut. J’ai beaucoup aimé découvrir le jeu de deux jeunes acteurs très talentueux : Emilia Clarke et Henry Golding.
J’ai été sensible au fait que la famille de Kate-Katarina vient d’ex-Yougoslavie, c ‘est très bien amené dans l’histoire à travers la première scène : la chorale d’enfants au pays et la conclusion du film. Le père de Kate dit à sa mère : « Voyons Petra, sois un peu joviale, la guerre est finie ».
Alors c’est Noël, soyons joviaux, un Sauveur nous est né !
D’autres articles consacrés à Londres et à la culture anglaise (Brexit ou non, vous serez toujours européens ! )
Je l’ai découverte grâce au compte Instagram de Marjolaine Solaro. Elle s’appelle Julie adore, elle est russe (donc artiste) et réalise des petits dessins (doodles) vraiment fantastiques. J’ai mis à contribution deux libraires du Cultura de la Villette parce qu’il me fallait son livre :
Collages créatifs
Julie adore
éditions Eyrolles
Mai 2019
128 pages
16€90
Je fais du collage depuis que j’ai treize ans. Je déchirais copieusement les publicités (une page sur deux) dans les Nouvel Obs de mon père. Mes plus belles prises : la botte italienne des publicités pour le Martini et les parfums Lolita Lempicka. Je les classais consciencieusement dans un classeur pour assembler des photo-montage à la colle Scotch verte (la seule colle valable) avec les tableaux que j’aimais comme Louis XIV de Rigaud, la Vénus de Botticelli….
Plus tard, en troisième année de l’Ecole du Louvre, pendant les travaux dirigés devant les œuvres au Centre Pompidou, je me suis tapée le front tellement c’était évident. Moi aussi comme Braque, Picasso ou Matisse je faisais de l’art avec mes petits collages. C’est d’ailleurs le message de ce livre : il affirme que le collage, art mineur est un incontournable des arts plastiques. Julie adore raconte au fil des pages de son livre les différentes techniques utilisées par les artistes cubistes entre autres.
J’aime beaucoup la structure de son livre qui donne des patrons pour réaliser ses idées de collages. C’est grâce à Julie que j’ai réalisé que j’étais tout à fait capable de dessiner des Matriochkas russes alors que ça me paraissait très difficile
Voici mon premier dessin de son livre que j’ai exécuté samedi dernier. Régal assuré. J’ai bien cogité sur la manière de structurer mon dessin, sur quel papier, quelle disposition pour équilibrer poupée bulgare et matriochkas russes….
J’ai choisi une frise et du papier Canson, du vrai bonbon pour mes feutres Lyra. J’ai dessiné la poupée bulgare une nuit à quatre heures du matin tellement cette idée de dessin m’obsédait. La qualité du papier n’était pas top alors je l’ai découpée et collée au milieu des deux Matriochkas.
Ensuite, je suis allée faire un tour à mon temple du DIY, Rougier et Plé. En observant bien le dessin de ces poupées russes, j’avais envie de motifs floraux et graphiques bien précis. Je suis revenue bredouille du rayon origamis alors j’ai utilisé un papier cadeau que j’avais bien dans l’oeil depuis longtemps.Un emballage cadeau de mon amie Mapu picchu qui m’avait ramené un cadeau de Murano ! Sauf que j’avais peur que ça fasse trop mémérisant (comme dirait Christina Cordula). Et bien non pas du tout ! avec l’autre emballage cadeau à reflets dorés, elles sont très modernes mes paysannes russes !
Elles ne sont pas parfaites mais je suis très contente de moi, j’ai appris que je savais faire. Ce livre Collages créatifs a un petit coté développement personnel très agréable !
Toujours à la recherche d’un défi DIY, j’ai trouvé une super idée à la bibliothèque Assia Djebar : une proposition d’atelier couture pour réaliser un tapis à conter avec le patron du célèbre loup des éditions Auzou.
Pour l’instant, je n’ai réalisé que le loup en feutrine et c’était très agréable comme DIY. Cela m’a rappelé un bon souvenir avec mon bon pote Loulou quand il était en CE2 et qu’il devait lire une aventure du loup pour l’école. Je me suis dis qu’un cadeau souvenir pour son anniversaire, ça serait une bonne idée.
J’en ai fait un second pour ma petite fille à qui je constitue tout un héritage culturel : la chanson d’Henri Salvador : Le loup, la biche et le chevalier pour le soir, des albums jeunesse de qualité comme Les trois brigands… C’était incontournable de créer une catégorie maternité pour enrichir ce blog et je constate que bon nombre d’entre vous cherchent sur les blogs des idées pour transmettre un héritage culturel à leurs enfants.
Certaines donnent des surnoms à leurs enfants et leurs maris comme Marjolaine en Bretagne qui a surnommé une de ses filles Fleur de Sel. Moi, je vais surnommer ma petite fille Fleur d’oranger ici parce que c’est l’odeur de la Zyma D qui parfume son petit visage tous les matins. Pour mon mari, on trouvera plus tard…
Bon je vous explique comment faire ce fameux loup.
Tout d’abord, le choix de la feutrine (pas trop épaisse) et les dimensions sont déterminantes. Si votre patron fait moins de 27 x 13 cm, vous pouvez vous attendre à des difficultés quand il faudra retrousser votre modèle sur l’envers.
C’est la grande difficulté de l’exercice. Il faut que vous retroussiez chaque élément avec un crayon pour bien faire ressortir les oreilles, le museau, les bras et les pattes du loup. Ensuite, c’était très amusant de coudre les dents du loup, une petite langue et un museau rose, des yeux avec du fil noir, une panse grise … Je ne lui ai volontairement pas conçu de queue car j’ai trouve cela inutile.
Droits réservés du blog Du fil et mon…
Enfin, vous rembourrez le loup avec du kapock que l’on trouve en petite quantité à Rougier et Plé (mon adresse fétiche).
Les instructions du blog Du fil et mon… m’ont beaucoup aidée.
Je suis très contente du résultat, je vais en faire un second pour ma petite Fleur d’oranger ! En tant que libraire,j’aime beaucoup la collection de livres du Loup d’ Auzou, crée par Eléonore Thuillier, illustratrice et Orianne Lallemand, auteure. Ce petit loup maladroit parle à beaucoup d’enfants dans les écoles, j’ai même vu les livres du Loup dans une librairie francophone à Burgas en Bulgarie.
La semaine prochaine aura lieu le salon international du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, c’est un très beau salon pour les amateurs d’albums jeunesse comme moi !
D’autres articles de la rubrique Maternité et DIY dans ce blog :
Le week-end du 11 novembre, nous sommes partis tous les trois retrouver notre famille dans la région de Valence. A deux heures de Paris, c’est une destination ensoleillée, ma ville de naissance avec un beau centre-ville et de superbes paysages de vignes sur les hauteurs de Crussol en Ardèche.
J’ai découvert une nouvelle boutique drômoise Le comptoir de Mathilde, rue Emile Augier.
Façade d’un des magasins Le comptoir de Mathilde
Ce magasin de chocolats drômois, je l’avais découvert à… Paris, quand je travaillais rue Rambuteau dans le 3eme arrondissement. J’aime bien leur décoration un peu travaillée sans en faire trop, contrairement à celle trop kitsch de la Cure gourmande, un magasin de biscuits qui m’écœure avec ses couleurs criardes et ses emballages provençaux pour touristes chinois dans le quartier de l’Opéra (voilà c’est dit !)
L’authenticité pour une boutique c’est le plus important. Surtout que grâce au Comptoir de Mathilde, j’ai retrouvé un souvenir d’enfance : le camion Tube Citroën du boucher ambulant dans mon village de vacances à Sagnes et Goudoulet en Ardèche.
Comme dans le film Le fils de l’épicier (qui a été tourné dans la Drôme), le boucher faisait le tour des villages du plateau ardéchois et il klaxonnait le samedi quand il arrivait devant notre maison en plus.
J’ai donc acheté la réplique miniature de ce petit camion Citroën et nous nous sommes régalés avec des cuillères hot chocolate à faire fondre dans du lait chaud pour nous récompenser de notre semaine de dur labeur.
C’était bon mais pas aussi savoureux que les chocolats du voisin ardéchois Valrhona. Nous n’avons pas eu le temps de visiter son musée-usine La cité du chocolat à Tain l’ Hermitage.
Le samedi midi, nous avions réservé à l’ Auberge de Crussol, sur les hauteurs de Saint-Péray avec un couple d’amis lyonnais et leur bébé. Le restaurant est très accessible aux poussettes et il y a des chaises hautes, c’est important !
Pour les locaux, ce restaurant a remplacé l’ancienne crêperie, maintenant la carte fait la part belle au burger (la médaille d’or du burger en France), au poulet fermier, au gratin de courges et à la polenta en accompagnements. La carte est assez élaborée et la serveuse vous fera les gros yeux si vous osez demander des frites avec votre burger.
Le fameux burger Le chaillet par Anthony Verset
La propositions de desserts est variée : j’ai bien apprécié la faisselle locale avec la crème de marrons. La décoration du lieu est très soignée surtout l’entrée qui donne sur la cuisine ouverte, la vue est assez extraordinaire. J’ai bien envie de retourner à leur terrasse en été boire un verre ou lors d’un mariage ou un anniversaire.
L’endroit est familier, toutes les familles valentinoises viennent en ballade à Crussol un jour ou l’autre. C’était sympa d’y retourner des années après, de revoir cette bonne vieille ruine de château médiéval et son théâtre de verdure. Ici a lieu un grand festival de musique avec la chanteuse Zaz en juillet.
Je vous recommande cette bonne adresse pour ses mets de qualité, son cadre exceptionnel. Ce restaurant mérite ses prix un peu élevés (plat et dessert pour 24-30 € par personne le week-end, le menu est à 19€ en semaine) pour la qualité de sa carte et le raffinement de la décoration, c’est une belle bâtisse en pierre. Le chef est aussi propriétaire d’un autre restaurant très design La ruche sur la place du village de Saint Péray.
L’auberge de Crussol, chemin de Beauregard, quartier de Crussol, 07130 Saint Péray.
Le lendemain, nous sommes allés voir les châtaigniers de mon grand-père à Saint-Priest. Puis, nous sommes rentrés bien tranquillement le 11 novembre à midi sans ressentir le séisme.
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