Cinéma

Quand les actrices et les réalisatrices font exploser la chape de plomb aux Césars 2024

Vendredi soir, j’étais bien évidemment devant Canal+ pour suivre la 49eme cérémonie des Césars. J’aime énormément la chanson française, pourtant je ne suis jamais les Victoires de la musique. La cérémonie des Césars se déroule toujours dans un beau théâtre dans le centre de Paris : l’Olympia depuis quelques années.

Cependant, je commence quand même à me lasser des éditions précédentes où l’on coupait la parole aux récompensés au bout d’une minute avec une musique d’ascenseur. Mais avec Valérie Lemercier comme présidente de cérémonie, la soirée a été un bon moment de télévision, et même un moment historique pour les femmes actrices et réalisatrices.

J’ai vraiment aimé sa belle robe noire longue en velours ainsi que sa coiffure. C’était drôle et très à propos quand elle a poussé la chansonnette sur du Gérard Lenormand. Valérie Lemercier n’est pas qu’une rigolote, c’est une actrice et réalisatrice maintes fois récompensée par les Césars. Elle a réalisé un film marquant Aline, inspiré par la carrière magistrale de Céline Dion. J’ai aimé qu’elle ait une parole forte pour la vague Me-too qui secoue le cinéma français :

« Je ne quitterai pas ce plateau sans louer celles et ceux qui font bouger les us et coutumes d’un très vieux monde où les corps des uns étaient implicitement à la disposition des corps des autres »

Puis le premier César de la soirée : celui de la meilleure actrice dans un second rôle a été remis à Adèle Exarchopoulos. Elle qui a joué cette année le personnage qui m’ a le plus touchée dans le film Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry.

Chloé a été victime d’inceste de la part de son grand-frère et elle entame un parcours de justice restaurative avec une juriste jouée par Elodie Bouchez. J’ai vu ce film lors d’un ciné-débat avec des aumoniers de prison et c’est un des moments forts de mon année.

Les journalistes désignent le discours de cinq minutes d’émotion de Judith Godrèche comme le plus marquant de l’histoire des Césars et je pense que cela n’est pas exagéré. J’ai trouvé cette prise de parole très digne et courageuse.

J’admire son sang-froid pour ne pas flancher compte tenu des violences psychologiques terribles qu’elle a vécu dans son adolescence : «L’image de nos pères idéalisés s’écorche. Mais ne faut-il pas regarder la vérité en face ? (…) Depuis quelque temps, je parle mais je ne vous entends pas, ou à peine. Où êtes-vous, que dites-vous ? Un chuchotement, un demi-mot, ce serait déjà ça. Je sais que ça fait peur, moi aussi j’ai peur. J’ai arrêté l’école à 15 ans, je n’ai pas le bac, rien. Ce serait compliqué d’être black listé de tout»

Les ministres Aurore Bergé et Rachida Dati ont bondi de leurs sièges à la fin de son discours pour lancer une nouvelle standing ovation car il fallait avoir la bonne réaction face à un pareil message. Vanessa Springora, auteure du livre Le consentement, était également dans la salle.

Je ne peux m’empêcher de penser également à l’histoire de Flavie Flament qui a été abusée adolescente par un photographe de mode célèbre : histoire racontée dans le livre La consolation, adapté à la télévision.

La conclusion du discours de Judith Godrèche était parfaite et pose réflexion sur notre attitude à chacun dans un cadre amical, professionnel : « Cette fois, cela ne se passera pas comme ça » !.

Ce discours constitue un véritable tournant idéologique pour le cinéma français. En septembre 2022, cette couverture de revue professionnelle 100 % masculine faisait scandale pour sa maladresse et son impunité flagrante.

Depuis, Justine Triet a raflé toutes les récompenses : Palme d’or à Cannes, César du meilleur scénario, de la meilleure réalisation, du meilleur film, les Bafta et peut être les Oscars dans 17 dodos comme le disait si bien Valérie Lemercier.

Je n’ai pas vu Anatomie d’une chute, le sujet glauque du film m’a beaucoup rebuté. Mon coup de coeur de l’année, je l’ai déjà dit c’est Je verrai toujours vos visages pour le travail de reconstruction possible et l’humanité de Jeanne Herry.

Mais j’ai beaucoup aimé le discours de Justine Triet : « Je voudrais dédier ce César à toutes les femmes (…) à celles qui réussissent et celles qui ratent, celles qu’on a blessées et qui se libèrent en parlant, et celles qui n’y arrivent pas ».

L’académie des Césars a également récompensé les carrières d’ Agnès Jaoui et Christopher Nolan par un César d’honneur. Le discours de Jamel Debbouze était parfait, il m’a beaucoup ému contrairement à l’année dernière où il avait fait de la provoc’ un peu inutile à mon goût en temps que maître de cérémonie en 2023.

Gageons que la cérémonie de l’an prochain sera enfin égalitaire pour assister à une réelle compétition de réalisateurs entre Jacques Audiard, Justine Triet, Cedric Klapisch et Jeanne Herry…

Retrouvez-ici mes précédents articles sur ce blog :

-Quelle fraternité pour notre siècle ?

-Dix-neuf marches, un roman young adult efficace pour raconter le Blitz à Londres.

Sociologie

Quelle fraternité pour notre siècle ?

La semaine dernière, je chroniquais la BD Missak Manouchian, une vié héroïque publiée par les Arènes, à l’occasion de son entrée au Panthéon avec sa femme Mélinée, le 21 février dernier.

Cette semaine, j’ai envie de parler de fraternité avec ce nouveau volume de la collection La Bible toute en nuances des éditions Bibli’o. Je m’occupe de leur diffusion en librairies francophones partout dans le monde.

La couverture de ce livre est vraiment belle et puissante. L’année 2023 a été difficile et douloureuse pour la fraternité. La lecture de ce livre est plus que nécessaire pour ne pas désespérer face à l’individualisme qui mène à la barbarie quand on n’a plus aucune considération pour l’autre.

La Bible tout en nuances propose un parcours biblique à trois voix. Isabelle Grellier-Bonnal, professeur de théologie, montre comment la fraternité est une relation à construire dans la Bible.

Puis, la parole est donnée à Bruno Lachnitt, aumonier de prison, qui voit les enjeux de la fraternité en prison, le lieu où l’on met à l’écart de la société. Et enfin, le témoignage fécond de Pierre Servent, journaliste politique, spécialiste en stratégie militaire et en analyse de conflit.

Comme dans le précédent ouvrage de La Bible toute en nuances : Rendez vous au puits consacré à la rencontre humaine en général, j’aime en ce moment lire la Bible de manière thématique. La première partie de ces volumes de La Bible tout en nuances sont de véritables mines d’or théologiques pour moi.

Les histoires de fratrie dans la Bible : Esäu et Jacob, Caïn et Abel, Marthe et Marie… me fascinent. Je suis passionnée par les histoires de famille, la manière dont un Père aime ses enfants aussi égalitairement qu’il le peut… Moi, j’ai un frère qui a un an de moins que moi et je suis vraiment contente de la relation de qualité que nous avons développé ensemble une fois adulte, même s’il vit bien loin en Australie depuis deux ans.

Je vous recommande donc la lecture de ce livre qui va vous redonner confiance en l’humanité capable de la plus belle fraternité. De toute manière, nous n’avons pas le choix si nous voulons vivre ensemble en harmonie. La fraternité c’est une sacrée paire de manches et ça vaut le coup et inspirés par Dieu, tout est possible.

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! Matthieu, 5 verset 9.

S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes, Romains 12 verset 18.

Retrouvez-ici mes précédentes chroniques des ouvrages des éditions Bibli’o, la maison d’édition dans laquelle je travaille depuis 2021 :

-Rendez-vous au puits pour les assoiffés de Dieu

-Côte à côte, un discours à contre-courant de la guerre des sexes ambiante

-Lance-toi, l’engagement n’entrave pas la liberté.

BD & romans graphiques·Biographies et autobiographies

Missak et Mélinée Manouchian, reconnus par la Nation française pour leur résistance face à la haine.

Missak Manouchian est le résistant dont je connais le mieux l’histoire car je viens de Valence dans la Drôme, où vit depuis 1919 une importante communauté arménienne. J’ai étudié en cours d’histoire-géo en terminale, sa fameuse lettre d’adieu écrite à sa femme Mélinée avant d’être exécuté au mont Valérien avec son groupe de résistants, il y a quatre-vingt ans.

Je suis vraiment ravie de son entrée ainsi que celle de sa femme au Panthéon que je trouve très symbolique, c’est une vraie reconnaissance pour l’amitié franco-arménienne. Il se trouve que je vais pouvoir voir un petit bout de la cérémonie mercredi car je travaille juste à coté.

J’avais beaucoup aimé l’ambiance dans les rues pour l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker en novembre 2021. Les résistants ne sont pas oubliés par la Nation, même quatre-vingt ans après la fin de la seconde guerre mondiale.

J’ai découvert cette BD grâce au journal municipal de ma ville : Fontenay sous bois, une ville historiquement communiste. Je remercie beaucoup les éditions des Arènes pour l’envoi de cette BD en service de presse.

Missak Manouchian, une vie héroïque de Didier Daeninckx et Mako, éditions Les Arenes,120 pages, 22€

Ecrite par Didier Daeninckx et illustrée par Mako, cette BD a été coéditée par le ministère des armées, un éditeur de livres un peu atypique souvent présent au festival du livre de Paris.

Le graphisme de ce roman graphique est très réussi. Le dessinateur Mako est parvenu à saisir toute la gravité du personnage principal mais aussi la laideur de l’époque, défigurée par la haine et la délation à tout moment.

J’ai énormément apprécié la structure de cette bande dessinée avec le recours aux grandes affiches de cinéma de l’époque pour faire une pause visuelle dans le déroulé de l’histoire.

Beaucoup de BD et de livres ont été écrits sur le groupe Manouchian ces dernières années mais j’ai aimé que cette BD reflète la société avec cette propagande omniprésente dans les rues. L’affiche était alors une véritable arme de guerre dans les rues.

La visée de cette BD est bien entendu d’être un support pédagogique pour les publics scolaires et dans les musées.

L’équipe qui a conçu cette BD va faire une tournée des musées avec une série de conférences au musée de la Libération, place Denfert Rochereau à Paris ( le mercredi 13 mars) ou bien au centre du patrimoine arménien à Valence entre janvier et mars 2024.

En 2019, j’avais chroniqué une BD historique formidable: Guernica de Bruno et Corentin Loth, éditions La boite à bulles. Toute ma scolarité, j’ai beaucoup aimé les cours d’histoire-géographie. Ils m’ont permis de sauver les meubles sur bon nombre de bulletins scolaires car c’était ma passion.

Mais le vrai passionné de la seconde guerre mondiale, c’était mon frère Ugo qui a gagné de nombreuses fois un prix du concours national de la Résistance et de la déportation. Il a visité tous les sites majeurs : Ouradour sur Glane, un camp de concentration en Alsace, les plages du Débarquement…

Moi, je suis plus sensible aux romans graphiques, aux oeuvres de street art vues par tous et les plaques qui nomment les rues (le nom de ma rue est celui d’une grande résistante française) pour entretenir le devoir de mémoire. J’aime aussi énormément les pochoirs de C215 et son engagement pour les prisonniers, les résistants, l’Ukraine…

Retrouvez ici les précédents articles que j’ai écrit sur les biographies marquantes de la Seconde guerre mondiale.

Une vie heureuse de Ginette Kolinka, ne pas laisser la déportation noircir toute une vie.

Aux grands hommes et femmes, la Patrie reconnaissante

La fresque de street art à Belleville pour célébrer l’entrée au Panthéon des résistantes Germaine Tillion et Genevieve Anthonioz-De Gaulle.

Biographies et autobiographies

Pagny raconté par Florent, quarante ans de carrière raconté en 500 pages

Je viens de terminer une belle autobiographie de 500 pages écrite par Florent Pagny avec son acolyte Emmanuelle Cosso qui lui a écrit de nombreuses chansons. Cela s’appelle Pagny par Florent aux éditions Fayard.

J’ai réalisé récemment à quel point Zazie, Pascal Obispo et Florent Pagny avaient marqué mon enfance dans les années 1990. Je ne suis pas allée écouter Johnny au stade de France chanter Allumez le feu. Mais je me souviens que les chansons Lucie ou Savoir aimer étaient les hits gagnants de nos boums de CM2 à l‘école Léo Lagrange à Valence.

J’ai lu en diagonale les deux premières pages de ce gros pavé. J’en retiens que comme Pascal Obispo qui le raconte très bien dans l’émission Un dimanche à la campagne sur France 2, Florent Pagny a connu une longue période de vaches maigres dans les années 1980. Il a percé avec une belle chanson N’importe quoi qui dénonce les ravages de la drogue, qui a détruit les trajectoires de quelqu’uns de ses copains.

Lire un extrait du livre ic

J’ai beaucoup aimé lire son histoire car je ne savais pas qu’il avait été un acteur de cinéma de premier plan. C’était bien agréable d’avoir son ressenti sur son histoire d’amour avec Vanessa Paradis plutôt que les racontars de Gala ou Voici.

Florent Pagny a longtemps été un chanteur sans chansons, il a pris une très belle revanche dans les années 1990. Il raconte ses amitiés avec Pascal Obispo, Johnny, Zazie, Calogero qui lui a écrit une chanson marquante : Chatelet les Halles. Vu le peu de poésie de cet endroit sans âme où je passe tous les matins, il fallait le faire, chapeau l’artiste.

Mes chansons préférées de Florent Pagny sont bien évidemment Savoir aimer, Bienvenue chez moi, Si tu veux m’essayer, Et un jour une femme

C’est un grand romantique qui s’est inspiré dans sa musique de son mariage avec sa femme argentine Azucena. Ils sont mariés depuis plus de 25 ans et elle est son pilier face à ce cancer redoutable auquel il est confronté depuis ses soixante ans. C’est beau de voir le public prendre de ses nouvelles de cette manière, quand on grandit avec un chanteur, il devient un peu comme un membre de la famille.

La lecture de cette autobiographie a été un bon moment, une sorte de machine à remonter le temps dans les années 1990. J’aime beaucoup cette manière de raconter la genèse d’une chanson iconique comme Savoir aimer. Florent Pagny se sert aussi de son autobiographie pour se justifier par rapport à ses soucis avec le fisc.

Il ne m’a pas toujours convaincue mais j’ai bien aimé le ton de son livre entre humour potache et autodérision. C’est assurément une personne sympathique qui sait d’où il vient et qui montre de la reconnaissance à ceux qui l’ont fait débuté dans le métier.

Aussi, Florent Pagny est de longue date un des membres du jury du concours à l’aveugle The voice. C’est une émission de qualité qui permet de faire des ponts entre chanteurs de différentes générations. J’aime bien retrouver les talents de The voice qui font une surprise à leur coach en interprétant un medley de ses chansons.

Je profite de cet article pour vous annoncer la création d’une nouvelle rubrique dans ce blog : Toute la musique que j’aime, une page dédiée à mes coups de coeur de la chanson française : Stromae, Jane Birkin, Andrée Grise

Je vais bientôt aller voir l’exposition patrimoniale consacrée à Johnny Hallyday, porte de Versailles.

Sociologie

Rendre l’amour plus fort que le porno : le combat de Thérèse Hargot

C’est l’un des livres qui a fait le plus de bruit dans les médias en janvier. Surement parce que Thérèse Hargot met les pieds dans le plat et j’espère que ce livre incitera les pouvoirs publiques à censurer l’accès des plus jeunes à l’industrie pornographique. Elle fait gagner des milliards mais elle coûte très cher à la Sécurité sociale car elle bousille des vies.

J’ai découvert le travail de Thérèse Hargot en 2015 à travers un beau portrait d’elle dans l‘hebdomadaire La Croix. Puis j’ai lu son essai Une jeunesse sexuellement libérée ou presque publiée en 2016.

J’ai énormément aimé le ton de son livre, ses nuances et son humour pour transmettre son message : responsabiliser les gens sur le respect à porter à son partenaire tout en louant l’aspect ludique et épanouissant de la sexualité…quand elle est bien cadrée.

En 2016, Thérèse Hargot tirait la sonnette d’alarme sur les ravages du porno sur la santé mentale et affective. Le porno détruit nos capacités à aimer. Huit ans plus tard, les plateformes et les réseaux sociaux ont révolutionné notre rapport à l’image, la violence se banalise, l’estime de soi est profondément dégradée.

Avant, il y avait le buraliste ou le caissier du cinéma qui faisaient office de garde-fou pour protéger les mineurs. Face aux plateformes, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité de l’avertissement du CSA interdit aux moins de 18 ans.

La pornographie est une drogue dure particulièrement nocive pour notre cerveau, notre imaginaire. Elle détruit le couple et même nos relations amicales entre garçons et filles. C’est la société qui façonne la culture du viol avec la pornographie comme arme massive et industrielle. On ne peut pas dénoncer la culture du viol si on ne s’attaque pas à la pornographie. Vive le sujet casse gueule actuellement.

Tout le monde en regarde ou presque est un excellent livre, bien argumenté avec de nombreux chiffres à l’appui et des témoignages poignants récoltés dans son cabinet.

En fin d’ouvrage, Thérèse apporte dix pistes pour trouver un échappatoire salutaire à la pornographie. J’ai lu différents témoignages de ses patients sur son site Internet et je ne suis pas étonnée de lire pour plusieurs d’entre eux que c’est aussi leur foi en Dieu qui les a aidé à se tirer de ce bourbier mortifère.

Extrait Tout Le Monde En Regarde Ou Presque Therese Hargot

Je reçois assez régulièrement des livres en service de presse car j’en fais la demande auprès des éditeurs pour les chroniquer. Cette fois-ci, j’ai voulu aller l’acheter en librairie pour récompenser un travail intellectuel mais aussi un engagement remarquable sur le terrain avec des conférences aux quatre coins de la France à la rencontre de collégiens et de lycéens.

Les précédents articles que j’ai publié au sujet du couple :

Plaidoyer pour une union à durée indéterminée

-Côte à côte, un ouvrage très personnel à contre courant de la guerre des sexes

-Tant pis pour l’amour, une BD pour mettre un gros scud à la manipulation dans nos relations.

Ile de France et Paris·Lifestyle

On a testé le Wanted café pour un brunch, grâce à un bon Kadoresto.

On remercie mon frère Ugo et ma belle-soeur Ellyse pour ce chouette cadeau de Noël. Il s’agissait d’un bon Kadoresto où on choisit parmi six restaurants aux ambiances différentes.

Nous, on a choisi le brunch au Wanted café dans le 10eme arrondissement. Nous avions réservé dans la semaine car c’est vite complet. Le Wanted café se trouve juste à côté de la mairie du 10eme arrondissement, au 70 faubourg saint Martin.

On connait un peu ce quartier pour avoir vu une chouette pièce au théâtre de la Renaissance : Un amour de jeunesse. J’ai bien envie de revenir me balader dans ce quartier un dimanche non loin du Grand Rex et des Grands boulevards.

Difficile de donner un avis objectif sur un lieu quand on est invité pour un cadeau. Mon frère est un habitué des bons cadeaux dans des restaurants : Maison Grislaw, le Bistrot André à Valence. Je dois reconnaître que c’est toujours une bonne idée de cadeau.

Avec mon mari, nous ne sommes pas des grands fanas de brunch, nous préférons les plats à la carte. La proposition du Wanted café était un bon compromis. Pour 29€ chacun, nous avions droit à deux plats, deux boissons et au buffet à volonté. Le menu enfant : buffet à volonté avec un jus de saison coûtait 12€.

On a choisi curieusement la même chose : mini burger et œufs brouillés, avec deux jus de pamplemousse. Le buffet était de qualité : jambon cru, muffins au chocolat, salade de fruits, poulet et pommes de terre, pancakes maousses mais tout était savoureux mais sans plus. Même fat à digérer dans l’après-midi.

L’accueil des serveurs fut cordial, nous avons été servis rapidement mais chacun était bien occupé au moment de prendre notre commande.

Pour conclure, c’était une expérience sympathique avec beaucoup de soin apporté à la décoration, le quartier est chouette. Mais nous nous sommes beaucoup plus régalés avec les plats à la carte de Maison Victoria à Vincennes : on sentait que c’était vraiment fait maison.

Retrouvez-ici mes précédents articles :

-Roule galette, un album jeunesse tout sauf ringard

Comment je me suis convertie à la seconde main

Littérature jeunesse·Parentalité

Pourquoi Roule galette est tout sauf un album jeunesse ringard

L’an dernier, en petite section, ma fille a appris des comptines autour des galettes des rois de l’Epiphanie. L’occasion en or de relire le classique Roule galette publié en 1931 (la même année que Babar, le petit éléphant).

C’est l’un des classiques des albums du Père Castor, une collection historique et patrimoniale des éditions Flammarion. Les albums du Père Castor ont, comme les albums de Babar, apporté de vraies innovations révolutionnaires pour la littérature jeunesse.

L’éditeur Paul Fauché s’est appuyé sur les fondements d’une éducation nouvelle qui visait à encourager les enfants à être des lecteurs plus autonomes, sans forcément compter sur leurs parents. Avec l’institutrice de petite section de ma fille, j’ai compris que regarder une image c’était aussi apprendre à lire.

Roule galette est l’adaptation d’un conte traditionnel russe raconté par Natha Caputo et illustré par Pierre Belvès. Il met en scène un couple de vieux paysans qui habitent dans une petite maison dans les bois. Laissée sur le rebord de la fenêtre pour refroidir, la galette va se mettre en mouvement et fausser compagnie à tout le monde.

C’est ce que j’aime le plus dans ce conte (c’est avant tout pour moi que je le lis à ma fille, j’avoue). La galette est si belle toute dorée, elle est maline et rapide… jusqu’au moment où en rencontre plus malin qu’elle…

Pour écrire cet article, j’ai pu compter sur la mine d’or de contenus de France Inter notamment son émission bien connue L’as-tu lu mon petit loup de Denis Cheissoux.

Le choix des animaux comme personnages car les animaux ne racontent pas de bobards

Cette émission analyse que les animaux étaient omniprésents dans la littérature jeunesse des années 1930 : Roule galette, Poule rousse, Babar, Le lion de Kessel… car les animaux apportent une parole vraie, bien utile à l’enfant. A partir des années 1970, les animaux vont peu à peu perdre du terrain dans les albums jeunesse avec des enfants comme héros.

J’ai aussi lu que les albums jeunesse en France ont été inspirés par la nouvelle école du livre russe et le constructivisme de Malévitch et consorts… C’est le cas des Contes du chat perché de Marcel Aymé, de Michka, un autre classique des éditions du Père Castor…

J’aime beaucoup Roule galette pour le rythme assez entrainant de cette ritournelle, la stylisation des dessins totalement intemporels, la mise en page en médaillons et l’usage des doubles pages qui sert à captiver les enfants et leurs parents. Comme le souligne les journalistes de France Inter, « la façon dont la narration de l’image est amenée renforce la portée émotionnelle du texte « .

Enfin, cet album classique des années 1930 séduit encore les enfants au 21eme siècle grâce au travail de transmission fait par les enseignants, les parents et même les jeunes eux-mêmes sur Tiktok avec cette superbe chorégraphie d’un dessin animé phare des années 1990.

Retrouvez ici d’autres articles consacrés aux trésors que l’on se transmet de générations en générations.

-Une chanson douce dans la playlist de ma fille

-Ba ba Bar, mon ami Babar, biographie d’une famille ultra talentueuse

BD & romans graphiques

Les films et les livres lus et vus pendant les vacances de Noël

J’ai beaucoup aimé mes congés de Noël cette année avec une escapade de trois jours à Marseille en famille et ensuite le reste de la semaine à Paris.

J’ai été bien inspirée de ne pas aller m’aventurer à Paris pendant les fêtes. Nous sommes restées avec ma fille dans ma bonne vieille ville de Fontenay sous Bois à aller au bowling, à la médiathèque…

J’ai pas mal blogué, dessiné dans mon bullet journal et profité de bonnes soirées devant notre vidéoprojecteur à rattraper ma pile à films.

Les films que j’ai vu pendant les vacances de Noël.

Chicken run, la menace nuggets, sortie sur Netflix le 15 décembre.

J’ai vu Chicken run en 2000 avec mon frère et mon père pour l’inauguration du multiplexe Pathé dans notre petite ville de Valence. Moi je ne suis pas trop Disney, ni Marvel, ni Pixar mais j’éprouve une tendresse particulière pour ce dessin animé en pâte à modeler. Il vient des studios anglais de Bristol, ceux qui ont vu éclore Wallace et Gromit ainsi que Shaun le mouton.

Il raconte comment une communauté de poules ont fomenté un plan pour échapper de leur poulailler aux allures de camp de concentration. En 2023, Ginger, Rocky et leurs amis reviennent sur Netflix avec une suite : La menace nuggets.

C’est toujours la même trame mais le scénario fonctionne toujours aussi bien. J’aime particulièrement cet univers de la débrouille avec des objets du quotidien réemployés avec brio pour réussir une fuite rocambolesque. J’ai fait une vraie boulette en montrant ce dessin animé à ma fille qui n’a pas encore cinq ans. La fermière Mme Tweedy est tellement effrayante qu’elle en a cauchemardé trois soirs d’affilé.

Droits réservés Netflix

Première année avec Vincent Lacoste et William Lebghil réalisé par Thomas Lilti en 2018

J’ai tardé à voir ce film car les premières années d’université ne sont pas un excellent souvenir pour moi. Je me suis davantage régalée une fois reçue en DUT métiers du livre.

Le thème du film était donc beaucoup plus agréable à suivre, quinze ans après les bancs de l’université pour moi. J’ai bien pensé à mes copines Marie, Mebru, Rebecca qui étaient avec moi au lycée et au foyer la Vigie quand elles me racontaient leur quotidien d’étudiantes en médecine.

Les deux personnages principaux jouent très bien (grande admiration pour Vincent Lacoste), c’était bien mieux que les Beaux gosses mais je sors mitigée de cette soirée cinéma pendant les vacances. A part que c’est une année de vie très difficile pour de très nombreux jeunes, je n’ai pas décelé de vrai message dans ce film.

Cependant, je suis admirative de mes cousins Léna, Robin et Marine qui ont réussi ce rite de passage terrible et en faire un métier si utile dans notre société.

Les trois mousquetaires : D’Artagnan, première partie avec François Civil, Pio Marmaï, Romain Duris, Vincent Cassel, Eva Green, Lyna Khoudri, réalisé par Martin Bourboulon

En juillet dernier, je suis allée voir avec mes collègues de travail une exposition formidable La haine des clans au musée de l’Armée. Elle raconte comment les rivalités politiques et religieuses entre protestants et catholiques ont mis la France à feu et à sang au 16eme siècle.

Cela m’a donné envie de voir l’adaptation cinéma du roman d’ Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires avec un casting des meilleurs acteurs français actuellement. Les trois mousquetaires a été adapté au cinéma une trentaine de fois. A quoi bon une adaptation de plus ? On connait l’histoire par coeur et pourtant on s’y replonge avec plaisir car c’est une histoire familière.

Avec mon frère, on adorait regarder un dessin animé Albert le 5eme mousquetaire sur France 3 qui m’a donné la passion de l’ Histoire de France. J’ai beaucoup aimé cette première partie D’Artagnan pour le suspens procuré par l’histoire, François Civil et Vincent Cassel tirent leur épingle du jeu.

On se passionne pour les ferrets de la reine et ce qu’ils vont devenir. Les scènes tournées dans la cour du Louvre ou au Val de Grâce sont époustouflantes. J’ai hâte de voir le second volet : Milady. Ce premier film a séduit plus de 3 millions de spectateurs dans les salles obscures.

C’était vraiment le bon film, familier pour convaincre les Français de retourner au cinéma après trois ans de pandémie.

Les livres que j’ai lu

Un destin sauvage, si sauvage d’Inga Vesper, éditions de la Martinière

Son précédent livre Un long, si long après-midi était agréable à lire sans être un chef d’oeuvre. Mais j’ai quand même voulu lire le second livre d’Inga Vesper. Il raconte deux trajectoires d’une grand-mère et sa petite-fille.

Cornélia est une jeune veuve de 40 ans qui tire un peu le diable par la queue pour élever sa fille unique tout en maintenant à flots un motel miteux dans un désert américain dans les années 1930, après la ruée vers l’or. Sa mystérieuse disparation va avoir des conséquences directes dans la vie de sa petite fille Glitter qui a installé dans ce motel une communauté hippie totalement rebelle à l’autorité.

J’ai choisi de parler de ce livre ici dans cette sélection non pas pour sa qualité littéraire que j’ai trouvé sommaire mais pour le thème qu’il porte. La relation conflictuelle entre ces jeunes hippies et leurs parents m’a beaucoup questionnée. C’est vraiment le choc des générations entre deux époques aux Etats-Unis.

Les parents nés dans les années 1930-1940 passent vraiment pour de vieux boomers et leurs enfants n’ont plus le moindre respect pour eux. Ils voient une dictature fasciste de partout, l’amour libre ne leur apporte pas seulement épanouissement et liberté : les filles sont terrorisées que la dope les aient conduit à des relations sexuelles débridées et à risque…

Cela m’a fait immédiatement pensé à une autre de mes lectures marquantes en 2022 : Toujours là pour toi de Kristen Hanna , adapté par Netflix. On tord le cou à l’image du gentil hippie pacifique avec les personnages de Cloud, Glitter , Automn…

Corniche Kennedy, Maylis de Kerangal, Gallimard

Je n’ai pas lu ce roman jusqu’au bout car le style littéraire était bien trop frénétique pour moi. Mais j’ai admiré la manière dont l’auteure sait raconter une jeunesse marseillaise avec sa fougue, ses rêves et son dynamisme.

Elle décrit une réalité sociologique qui perdure : la volonté de s’offrir des sensations fortes, goûter aux risques dans l’un des plus beaux endroits de France : La corniche Kennedy à Marseille.

J’espère qu’en 2024, je parviendrai à lire plus de romans car cela me détends bien dans les transports en commun. Voici le blog qui m’aide bien à choisir des histoires de qualité : My little pretty books. J’ai commencé de lire Le cactus, les piquants sans la fleur de Sarah Haywood.

Plus que de courir à droite à gauche faire des activités en ville, ce sont véritablement les films et les moments lecture qui ont nourris mes vacances.

Et vous quels sont vos pépites livres et films pendant ces congés de Noël ? Est ce que Lagaffe et Astérix étaient au pied du sapin familial cette année?.

Retrouvez ici les précédents articles du blog :

-Comment je me suis convertie à la consommation de seconde main.

Noël au pays des creches

-Commencer 2024 par un bilan de 2023

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Biographies et autobiographies·Romans

Pourquoi Dix-neuf marches est un roman young adult efficace qui raconte le Blitz aux jeunes générations.

J’ai découvert ce roman sur le compte Instagram de son éditeur Robert Laffont. En 2023, j’avais eu la chance de chroniquer L’âge bête de Géraldine Dormoy et Une reine de Judith Elmaleh, grâce à leurs envois en services de presse. J’en profite pour remercier chaleureusement l’éditeur pour ce nouvel envoi.

Une reine et Dix-neuf marches ont un point commun : deux auteures qui racontent les conditions de vie difficiles de leurs grands-mères. Mimi, la grand-mère de Judith Elmaleh a été la seconde épouse d’un homme beaucoup plus âgé pour lui donner des enfants dans le mellah de Casablanca dans les années 1930. La grand-mère de Milly Bobby Brown, Ruth, a vécu les bombardements incessants dans son quartier populaire de l’East End à Londres.

Moi, j’ai voulu lire ce roman historique car il m’a fait penser à ma famille maternelle du Pas de Calais notamment à Julienne, mon arrière-tante et à Annette, ma grand-mère qui ont dû fuir leur maison pendant lexode pour se réfugier en Touraine en juin 1940. Ma grand-mère avait trois ans et sa tante était enceinte de son premier enfant.

Mon avis sur ce roman historique :

La beauté de cette couverture de roman est époustouflante : cette vue brumeuse du parlement et de Big ben survolée par deux avions militaires est sacrément efficace. On se plonge tout de suite dans l’atmosphère de ce roman. Il me rappelle un tableau de Monet qui a peint de nombreuses fois le Parlement anglais.

C’est l’histoire d’une famille issue d’un quartier populaire qui tente de vivre normalement malgré les sirènes incessantes qui les obligent à se ruer dans la station de métro la plus proche, transformée en abri anti-bombardements. Nellie, la jeune fille de la famille est secrétaire de mairie et essaie de vivre sa jeunesse malgré la guerre. Elle va rencontrer l’amour de sa vie, Ray, un aviateur américain qui doit prendre des risques incroyables pour gagner la guerre et libérer l’ Angleterre.

Le style littéraire de ce roman est assez sommaire, il creuse peu les émotions et les aspirations intimes de chacun . Pour résumer, la psychologie des personnages est peu développée. Dix-neuf marches est clairement un roman young adult pour ceux qui suivent de près Milly Bobby Brown.

Cependant, j’ai beaucoup aimé cette manière de raconter aux jeunes du 21eme siècle, le quotidien d’une jeune fille de leur âge dans les années 1940. Cela m’a beaucoup fait pensé à une scène de la saison 6 de The Crown. Les jeunes princesses Elisabeth et Margaret décident de filer en douce de Buckingham palace pour aller fêter la victoire et la Libération avec des soldats américains au sous-sol du palace Ritz.

Ce roman raconte un fait historique particulièrement tragique : 173 morts dans une énorme bousculade pour rejoindre en toute hâte un abri anti-bombardement dans un quartier populaire de Londres.

Cela m’a fait pensé à ma série favorite Call the midwife qui raconte les mémoires d’une sage-femme confrontée aux réalités sociales d’un autres quartiers de l’East End. Comme quoi, on les décrit beaucoup mais les cockneys sont des personnages de romans captivants.

Retrouvez-ici mes coups de coeur pour la culture anglaise. Hugh Grant a cité en ambassadeurs David Beckham, Harry Potter, Shakespeare et Sean Connery dans son mythique discours de Premier ministre dans le film Love Actually.

Je vous invite à découvrir ma passion pour la culture anglaise dans ce blog, j’écris des articles en attendant patiemment que mon mari m’organise un week-end à Londres ou à Brighton

-La piscine de Rosemary, un roman qui rend hommage à une piscine municipale mythique

-La dernière conquête du major Pettigrew, un roman aussi dépaysant qu’un voyage en Eurostar

-Au bout de quatre saisons de The Crown, on a bien fait connaissance avec la reine Elisabeth II

Lecture et autres challenges passionnants·Lifestyle

Mon année 2023 en douze articles de blog

La rétrospective de l’année est très à la mode sur les réseaux sociaux. Cela fait des années que je me prête à cet exercice. Et j’avoue que jeter un coup d’œil dans le rétroviseur m’aide beaucoup pour aller de l’avant.

Le 14 juillet sur la plage du Crotoy

Voici les articles bilan des années précédentes :

Mes meilleurs moments de vie de 2022

L’année 2021 dans mon bullet journal

Cependant, cette année, compte tenu de la lourdeur de l’actualité sociale et internationale, j’ai eu du mal à écrire cet article. Alors j’ai voulu me replonger dans mes meilleurs articles de blog.

En janvier, nous avons reçu mon oncle et ma tante de Marseille avec qui nous avons fait la découverte d’un nouveau musée numérique : L’atelier des Lumières. L’exposition visuelle et musicale autour de Tintin a conquis les trois générations de la famille.

En février, j’ai eu la joie de pouvoir investir mon propre bureau hors de l’open space. Un confort sans égal. J’ai réalisé un vieux rêve en écrivant enfin un article consacré à une longue passion pour la peinture de Vermeer dans les musées et dans mon frigo ! Les éditions Grasset m’ont envoyé à ma grande joie le témoignage de Ginette Kolinka qui m’a donné une sacrée leçon de vie.

En mars, nous avons assisté en famille à un spectacle de cirque à côté du pavillon Baltard. C’était long d’attendre le début et les bancs en bois était tout sauf confortables mais c’était un bon moment en famille. J’ai vu un documentaire sur France 2 qui s’appelle La révolte des vieux de Laure Adler. Cela m’a donné envie d’écrire un article sur ce sujet car le fossé générationnel clive les familles à un point de non retour et cela m’effraie.

En avril, nous avons affronté les vents et la pluie pour aller se régaler d’un délicieux plateau de fruits de mer à Dieppe le 1er avril. Et puis, j’ai renoué avec le plaisir d’aller au cinéma voir Sur les chemins noirs et surtout Je verrai toujours vos visages, mon coup de coeur cinéma de cette année pour l’humanité réconfortante que montre Jeanne Hery dans ses films.

En mai, nous avons fêté les 35 ans de mon mari au Rosa Bonheur, du lac des Minimes. On a découvert une balade inoubliable au parc de Noisiel près de l’ancienne chocolaterie Menier. Mai a été un bon moment car il a marqué l’arrivée dans la famille de Noémie, ma nièce et Oscar, un petit cousin.

En juin, nous étions enchantés de rencontrer la petite Louise avec ses parents à Saint Germain en Laye et d’assister au premier spectacle d’éveil musical de notre petite fille. Je me suis régalée de participer au diner des libraires Kube, au jardin des plantes et de rencontrer Marie Vareille, une de mes auteures favorites.

En juillet, nous sommes allés dans la Baie de Somme : Au Crotoy pour la fête nationale. Le temps n’ était pas terrible pour l’été, on a dû se réfugier dans l’église pour se protéger de l’averse.Nous avons eu le droit à une chouette « sortie scolaire » avec le bureau pour découvrir l’expo La haine des clans au musée de l’Armée.

En août, nous avons passé d’excellentes vacances en famille en Bulgarie. On a fait du bateau pour touristes à Sozopol, on a vu les copains à Sofia… Et j’ai écrit un article qui me tenait à coeur dédié à Jane Birkin.

En septembre, ce fut le début des activités sportives pour Emma et moi. Un grand (auto) coup de pied dans les fesses bien salutaire pour moi. Et un bon moment de rigolade quand nous nous sommes retrouvées à assister à un sketch du Morning night de Michael Youn avec mes collègues devant le Panthéon.

En octobre, nous avons eu la visite de nos cousins marseillais à qui nous avons fait découvrir nos meilleurs spots. On a ainsi découvert notre meilleure adresse pour bruncher : maison Victoria à Vincennes. C’est vraiment très bon et l’accueil est vraiment de qualité. Les soirées ciné-débat de l’ABF m’ont encore procuré de beaux moments de qualité avec la projection du film Invincible été et la rencontre de la réalisatrice du film et Olivier Goy. C’est le récit de son combat contre la maladie de Charcot.

J’ai aussi lu un excellent témoignage Le nom du Père de Vinz le mariachi et j’ai enfin pu me mettre dans le mood de l’automne grâce à des bons films et livres marquants.

En novembre, on a ensoleillé nos samedis pluvieux avec ma fille en regardant les films Paddington sur Netflix. Mon mari a changé de lieu de travail. Je suis allée voir le film biographique Bernadette, un chouette portrait de femme qui raconte la revanche des ringards. C’était un régal de me replonger dans les années 1990-2000 de mon enfance.

Et enfin en décembre, j’ai fait plein de choses intéressantes comme participer à un beau dîner de Noël avec mes collègues dans une très belle maison 1930 à Neuilly. J’ai aussi participé à un séminaire qui présentait les nouveautés en librairies pour le printemps chez le 4eme groupe d’édition du pays. J’ai commencé l’année avec l’expo Tintin, je la termine en lisant Astérix et Gaston Lagaffe.

On a dit au revoir à Mamie Eveline après 91 années passées dans son Ardèche natale, ses talents pour réussir le pain perdu et transmettre sa passion pour la couture ont été reconnus ! Nous avons rejoint notre famille à Marseille pour fêter Noël avec eux au pays des crèches.

Après ce bilan 2023, je vous souhaite une belle année 2024. Je rêve d’un moment suspendu où les réseaux sociaux ne s’emballeront plus pour buzzer sur ce que l’Homme est capable de faire de plus médiocre.

L’année 2023 a été rude d’un point de vue collectif en France entre l’inflation, les émeutes à cause des violences policières, la sidération face à l’horreur vécue par les civils israéliens et palestiniens, la guerre en Ukraine qui continue et qui n’intéresse plus grand monde dans les médias…

Ma conclusion n’est pas bien joyeuse mais ça serait trop facile de se satisfaire de passer entre les gouttes et être indifférents à la souffrance de ceux qui nous entourent. Je vous souhaite à tous de vivre en 2024 des petits moments de vie lumineux en famille, avec vos familles, vos voisins. Autant de mains tendues, de petites attentions qui sont beaucoup plus puissantes qu’un bad buzz sur votre compte Tiktok.