Septembre marque la rentrée des classes pour les écoliers et leurs parents.
Alors j’ai eu envie de faire un petit shooting photo avec les billes, les seaux et les pelles au bac à sable, les marrons…
Rien n’est trop beau pour mettre en scène les albums d’ Ana Ana et ses doudous, série écrite par Dominique Roques (la mère) et illustrée par Alexis Dormal (le fils) , éditions Dargaud.
C’est la marraine de ma fille qui nous a fait découvrir cette série avec un album de toute beauté : Une virée à la mer. C’est un format à l’italienne avec des illustrations très classiques à l’aquarelle et pourtant, on est vite happé par les petites histoires du quotidien de cette joyeuse petite bande.
J’aime beaucoup la littérature jeunesse notamment la ligne éditoriale de l’Ecole des loisirs en général. Mais la lecture de l’histoire du soir, c’est souvent une corvée pour moi. Je passe pourtant un bon moment de lecture avec ma fille de cinq ans le soir avec cette série BD.
Les histoires sont assez bien rythmées, avec du suspens. On se demande quels types de bêtises les doudous ont bien pu inventer et comment Ana Ana et ses amis vont se sortir de cette situation. Dans cette série, les parents et le grand-frère Pico Bogue sont totalement absents, Ana Ana anime ses aventures avec ses doudous .
Par le recours à l’aquarelle et le classicisme des illustrations, l’univers d’Ana Ana me fait un peu pensé à Sempé, mais Ana Ana et Pico Bogue sont bien différents du Petit Nicolas. Ce sont des enfants très réfléchis dans lequel l’auteure et l’illustrateur ont mis des traits de personnalités de leurs enfants ou frères et sœurs.
Alexis Dormal, Le nouvel Observateur, 16 août 2024
Les séries Pico Bogue et Ana Ana sont de belles histoires dans le domaine de l’édition. C’est une mère et son fils qui travaillent ensemble pour mettre en scène des petites chroniques de l’enfance vivantes et profondes qui suscitent les émotions de leurs lecteurs.
La mère d’Alexis Dormal : Dominique Roques a decidé de lui donner un coup de pouce en lui apportant des histoires à illustrer, connaissant la précarité du métier de son fils. Leur complicité créative a convaincu les éditeurs de Dargaud puisqu’ils ont crée deux séries à succès Pico Bogue (16 albums depuis 2008) et Ana Ana, sa petite soeur (25 albums depuis 2012).
Les éditions Dargaud proposent aux parents un plein d’idées d’activités pour occuper les enfants autour des personnages de leurs univers BD, sur leur site Internet.
Retrouvez-ici d’autres succès d’édition qui m’ont marquée et que j’ai envie de partager avec vous :
Depuis cet été, j’ai voulu développer une rubrique Emballée par la couv’ dans mon blog. J’explique en quoi certaines couvertures de livres attirent mon œil sur les tables de librairies ou les réseaux sociaux et pourquoi.
J’ai trouvé le cas d’école dans le domaine de l’édition : Le journal de Bridget Jones, écrit par Helen Fielding, publié en 1996 et traduit en France en 1998 par Albin Michel.
J’ai pris en photo l’édition bulgare encore publiée trente ans plus tard à la librairie Helikon de Bourgas, Bulgarie. C’est écrit en alphabet cyrillique et pourtant c’est facile de reconnaître cette couverture iconique, reprise pour la sortie du film en 2001.
C’est un succès international car il décrit le quotidien de la bonne copine, la trentaine bien tassée mais éternelle célibataire. Cette couverture représente bien la thématique du roman : une jeune femme un peu ahuri, plus tout à fait une petit fille mais pas encore une vraie adulte.
Bridget Jones : une icône de la comédie romantique
Droits réservés Universal France, 2001
Elle tient un journal intime où elle couche ses bonnes résolutions pour réussir sa vie sur tous les tableaux : son poids, son activité sexuelle, sa consommation de cigarettes à bannir… Dans les années 2000, les ouvrages de développement personnel étaient peu critiques face aux injonctions de la société.
Je peux regarder les deux films une bonne dizaine de fois sans me lasser. Je trouve que les Anglais sont vraiment les meilleurs dans le domaine de la comédie romantique : Coup de foudre à Nothing Hill, Love Actually, The holiday…
Le journal de Bridget Jones a cette particularité de transposer avec génie l’intrigue d’un roman incontournable de la littérature anglaise : Orgueil et préjugés de Jane Austen. La mère de Bridget Jones est aussi gênante voire pire que celle d’Elisabeth Bennett, Monsieur Darcy est intemporellement beau (peut être parce que le rôle colle à la peau de Colin Firth) et Hugh Grant joue à la perfection le connard de première.
Retrouvez ici mes précédents articles dédiés à la culture du Royaume-Uni :
-Pourquoi j’ai eu un coup de cœur pour l’autobiographie et la série Call the midwife…
Cette semaine, j’ai lu le premier roman de Cat Shook, Les magnolias de Myrtle Lane. J’aime énormément les romans des éditions Les escales : Hôtel Nantucket d’Elin Hilderbrand ou encore La cuisinière des Kennedy que j’ai lu en juin. Je les remercie pour l’envoi de ce service de presse.
C’est un roman très contemporain qui raconte une famille américaine avec ses forces et ses failles. Les enfants et les petits-enfants du couple Williams se réunissent autour d’Ellen, la veuve de Gerry. Il vient de mourir après soixante ans de mariage à ses côtés. Ils vivaient dans une ville de Géorgie : Eulalia où tout le monde se connaît.
Pendant une semaine mouvementée, chaque membre de la famille va faire sa propre introspection sur ses souvenirs et la manière dont ils veulent mener leur vie après ce moment de deuil. Il faut dire que l’enterrement du grand-père a été assez explosif. Son meilleur ami de toujours Fred a fait une révélation fracassante lors de l’éloge funèbre…
Mon avis :
J’ai failli abandonner ce roman au bout d’une centaine de pages. L’histoire était intéressante mais pas passionnante. Et surtout je n’arrivais pas à mémoriser les liens de parenté entre les personnages et à les différencier. Puis la romancière a mieux développé le personnage de la grand-mère qui devient veuve et les tourments que ce changement majeur dans sa vie aller provoquer.
Cela m’ a fait penser aux personnages de Nos âmes la nuit, un roman que j’ai aimé passionnément. Alors, cette profondeur psychologique m’a tenue en haleine pour finir le roman et l’apprécier.
Je suis persuadée que cette auteure saura en écrire d’autres meilleurs par la suite. Elle vient de Géorgie, et elle s’est inspirée de sa complicité avec sa grand-mère pour écrire ce premier roman. Cat Shook a su montrer l’état d’esprit un peu étriqué de cet État du sud.
Ce roman parle de deuil mais aussi de coming out et de conformisme matériel. Certains petits-enfants ont une véritable phobie de l’engagement comme Grant ou sa cousine Alice, d’autres comme Dellia souffrent d’une rupture douloureuse à surmonter.
J’ai voulu connaître l’avis d’une autre critique littéraire : Luciole in books sur Youtube
J’ai beaucoup aimé les personnages des deux sœurs Wilma et Carol Anne, les filles d’Ellen. Il y en a une qui est raisonnable et empathique avec les autres tandis que l’autre est totalement autocentrée. Certains personnages comme JJ ou son fils Grant sont traités de manière très superficielle. Cette auteur sait mieux faire vivre de ses mots les maux féminins.
Ce roman était une bonne surprise mais pas non plus la lecture de l’année. La littérature est un art mais je ne doute pas que l’auteure va monter en puissance par la suite. Je vais suivre son actualité comme celle de Kristin Hanna, JC Sullivan, Elin Hilderbrand ou encore Kristan Higgins qui a écrit Retrouvailles à la librairie de Wellflet.
Forcément, le titre du roman m’a fait pensé à cette bleuette Netflix que je regarde avec cynisme mais fidélité : A l’ombre des magnolias. Cela se déroule aussi dans un état du Sud des Etats-Unis avec ses valeurs religieuses un peu bigotes.
Droits réservés Netflix
J’attribue à ce roman Les magnolias de Myrtle Lane la note de 3.5 sardines. C’était agréable à lire pendant l’été mais certains personnages masculins étaient vraiment traités de manière caricaturaux. Il y a eu de sacrées longueurs les cent premières pages. Mais je n’ai pas abandonné ma lecture car ensuite, la relation familiale entre des petits-enfants et leurs grands-parents a été bien mise en valeur par la littérature. C’est d’ailleurs le premier roman de l’auteure et je lui accorderai ma lecture sans souci pour un prochain roman.
Début juillet, j’ai vécu un moment unique car j’ai enfin rencontré ma nièce qui vit en Australie.
Elle a déjà un an et elle est jolie comme un coeur, elle est espiègle comme il faut. On a fait une chouette fête de famille avec ma tante et mes cousins marseillais chez mes parents en Ardèche.
J’ai lu tous les romans d’Elin Hilderbrand avant même de partir en vacances. Ils m’ont bien aidé à prendre mon mal en patience durant les trajets en RER. Mon imaginaire a alors divagué du côté de Nantucket…
Cette année, elle a publié Hôtel Nantucket, un roman plus profond qu’il n’y parait. Côté lecture, ce mois de juillet a été formidable car j’ai lu au moins cinq livres et j’ai inauguré sur les réseaux sociaux, une nouvelle rubrique qui s’appelle Emballée par la couv’.
Je travaille dans une maison d’édition depuis trois ans, avant j’étais libraire à la FNAC, au musée du Louvre. J’ai voulu partager avec vous les couvertures de livres qui draguent mon œil sur les tables de librairies ou sur les réseaux sociaux. J’ai déjà trouvé le prochain livre qui sera analysé fin août…
Nous avons également vécu en famille une journée extraordinaire au parc Disneyland Paris. J’avais beaucoup d’aprioris sur ce parc à thèmes car ce n’était pas du tout la tasse de thé dans mes parents quand j’étais petite.
J’ai vraiment aimé cette expérience. Disney ce n’est pas donné mais compte tenu de la beauté du lieu et du soin apporté à chaque détail vestimentaire, architectural, cela est mérité. Il faut dire que j’avais lu quelques jours auparavant la biographie de Walt Disney, que m’a généreusement fourni les éditions Perrin. Le meilleur moyen de s’imprégner de cet univers proche de celui de Wes Anderson.
Et enfin, nous avons vécu un moment historique avec la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques. Cette fête populaire dans Paris m’a fait un bien fou. C’était beau de voir ces athlètes de tous ces pays déambuler sur la Seine sous la pluie pour vivre un moment de communion avec le public.
Je réunis mes idées et mes souvenirs de cette quinzaine olympique exceptionnelle pour me préparer à écrire un autre article aussi peu original sur la cérémonie de cloture. Je vous avoue que les prestations de Zidane et Jamel au Stade de France, Lady Gaga reprenant Mon truc en plumes et Aya Nakamura associée à la Garde républicaine m’ont particulièrement plu.
Je les regarde en boucle tellement c’était bien, et je ne peux m’empêcher de penser à ma grand-mère Annette qui aimait tant Paris et Aznavour. J’ai eu un petit moment de grâce dans mon quartier populaire du Val de Marne. Il y avait un groupe d’adolescentes africaines qui chantait Aznavour en pensant que c’était Aya : « Je changerai mon vocabulaire pour te plaire dans la langue de Molière « . For me, formidable, 1963.
J’ai enfin visité la colonnade du Panthéon. Je travaille dans la rue d’a côté depuis trois ans. On a profité avec ma fille du fait que l’endroit tellement touristique d’habitude, était désert à cause des Jeux Olympiques.
Je vous recommande cette visite car avec un pass Navigo, vous avez une petite remise sur le prix d’entrée. J’avais déjà profité de ce bon plan en mai dernier au chateau de Fontainebleau, merci la région Ile de France !
C’était assez émouvant de se retrouver au centre de la coupole, ce lieu de mémoire que l’on voit à la télévision pour les dernières entrées au Panthéon: Simone Veil et son mari, Joséphine Baker, Mélinée et Missak Manouchian en février dernier…
En ce moment, a lieu dans la crypte, une exposition qui s’appelle Vivre à en mourir. Elle retrace les faits d’armes et de résistance du groupe Manouchian. Il est projeté sur écran des extraits de la BD, Missak Manouchian, une vie héroïque, que j’avais chroniqué ici cet hiver.
J’avais aussi vu une émission de télévision avec Elise Lucet et Penelope Bagieu qui se déroulait sur cette fameuse colonnade. Pénélope est la dessinatrice des Culottées, ces femmes oubliées par l’Histoire.
Le panorama du Panthéon : une vue à couper le souffle en plein centre de Paris.
Cette visite est un très beau souvenir car on a vraiment vu tout Paris sans prendre des tas d’ascenseurs ou monter des escaliers qui donnent le vertige comme c’est le cas à la tour Eiffel où il y a beaucoup de grilles qui gâchent la vue. Nous n’avons monté que 210 marches et la colonnade est très agréable à visiter.
C’est accessible pour les enfants et les personnes âgées même si il y a une série de marches un peu abrupte. Ce qui est très drôle, c’est que du haut du sommet, nous avons repéré une compagnie de policiers.
Magie des jeux olympiques, on est allé leur parlé. Ils venaient de l’Aveyron et ils ont proposé à ma fille de faire un selfie pour garder un souvenir de la police. C’était vraiment un bon moment convivial.
Enfin, j’aime particulièrement cette place car elle est très cinématographique. J’ai vu au moins 12 fois les films de La boum avec Sophie Marceau, collégienne à Henri IV, le lycée voisin du Panthéon.
Il n’est pas impossible que ces films m’aient donné envie de venir vivre à Paris quand j’avais une dizaine d’années. Ces lieux superbes du 5eme arrondissement ont aussi inspiré des séries Netflix plus contemporaines comme Lupin (un épisode de la saison 3 a été tourné à Saint Etienne du Mont ou encore Emily in Paris.
La fouta est un cadeau de mes cousins marseillais, elle vient de la marque L’ornithorynque
Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans l’aventure de la liseuse numérique. J’ai des soucis de migraine et je voulais couper un minimum les écrans car j’en consomme beaucoup trop. Mais j’ai aussi mal au dos dans le RER à force de trimballer mon repas et un ou deux livres au minimum chaque jour.
Alors, j’ai franchi le pas le jour où un éditeur a accepté de m’envoyer un roman en service de presse sous format numérique pour économiser ses coûts de promotion presse. Ma collègue Julia m’avait soufflé la bonne idée quelques mois plus tôt de m’inscrire aux bibliothèques de la ville de Paris, même si je n’habite plus dans la commune.
Je suis vraiment ravie car j’ai pu emprunter une tablette Vivlio gratuitement pendant tout l’été avec la possibilité de lire jusqu’à six romans numériques.
Alors j’ai fait ma liste de romans à lire et j’ai téléchargé des extraits d’une trentaine de pages de chaque roman. Je veux être sure que quand je serai sur la plage en Bulgarie les romans seront suffisamment passionnants pour m’occuper pendant deux semaines.
J’ai eu la mésaventure une année d’emporter deux gros romans dans ma valise. L’un des deux s’est révélé être d’un ennui sans limites et je me suis un peu ennuyée pendant le long trajet en voiture pour rejoindre la capitale, Sofia.
Rendez-vous fin août pour faire le bilan de nos lectures de cet été.
Hier soir, nous étions en famille devant la télévision pour un moment historique : la cérémonie des Jeux olympiques de Paris. C’était important de partager cela avec ma fille qui a cinq ans.
Ses animateurs du centre de loisirs se sont décarcassés pendant un mois à proposer des activités de qualité sur l’olympisme : le drapeau, les médailles, la flamme olympique… Ce sont les enfants qui sont les meilleurs pour s’émerveiller.
Et c’était un vrai réconfort de pouvoir enfin participer à la fête devant sa télévision après des mois à être un peu fébriles, à se demander comment on aller s’organiser au quotidien avec la perte de nos repères…
Voir tous ces gens aux balcons des chambres de bonnes pour saluer avec des banderoles et des drapeaux, les délégations olympiques sur les bateaux mouches, m’a fait beaucoup de bien. Nous avons besoin de communion au milieu de cette actualité politique et internationale pesante.
Un clip d’inauguration drôle et hyper contemporain grâce au duo irrésistible : Jamel et Zidane
Le début de la cérémonie était parfait, bien rythmé. Jamel Debouzze et Zinédine Zidane nous ont fait rire dans le stade de France vide. Cette cérémonie olympique est la première qui se déroule en dehors d’un stade.
Zizou avec son immense sourire et sa fausse timidité se révèle être un bon acteur de comédie. Son tableau avec la course-poursuite effrénée dans les rues de Saint-Denis fait référence à la série Emily in Paris. Ce clip montre la réalité : la panne du métro, les rats mais aussi l’arrivée en barque des enfants qui apportent la flamme olympique jusqu’au Trocadéro.
Le plus beau tableau de ce spectacle c’est celui de Lady Gaga qui a repris la mythique chanson de Zizi Jeanmaire qui date de 1961 : Mon truc en plumes. Elle a su en faire quelque chose de terriblement moderne en respectant la tradition du music-hall.
La scénographie est tout simplement parfaite : ce grand escalier doré avec les boys qui tiennent de grandes plumes roses pour la cacher. Tout le monde est habillé de noir avec des grandes plumes roses et blanches. Cela swingue, Lady Gaga parle parfaitement le français et elle a l’air de beaucoup d’amuser. Ils ont tourné cette séquence sur la pointe de l’Ile Saint Louis. Un lieu particulier dans mon coeur car j’ai vécu dans un foyer de filles là-bas entre 2005 et 2007.
Avec mon mari, on a fait preuve d’ouverture d’esprit avec le tableau de metal qui se déroulait à la Conciergerie parce que c’était sacrément bien mis en scène. Mais bon la référence à Marie-Antoinette captive dans cette prison puis décapitée, ce n’était pas bien adroit de rappeler cette période peu glorieuse pour la démocratie française. Le passage de Guillaume Diop avec des danseurs de ballet de toute la France était superbe.
J’ai revisionné par la suite le passage d’Aya Nakamura sur le pont des Arts depuis l’Académie française. Avec toute la bonne volonté du monde, j’ai vraiment du mal avec la pauvreté de ses textes. Moi j’aime les paroles de Stromae, de Gainsbourg… car cela a du sens, cela procure de l’émotion. Trop de verlan, je n’ai rien compris. J’ai bien aimé sa tenue signé Dior et le feat avec la Garde républicaine qui a vraiment enrichi sa prestation. Curieusement, mon père qui aime bien les bals folks en Auvergne a bien aimé sa prestation. Elle a réussi une prouesse et la Garde Républicaine lui a fait un très beau cadeau inoubliable.
Les tableaux subversifs m’ont poussé à faire une pause télé pendant ce long marathon télévisuel
Je choisis de ne pas m’attarder sur le ventre mou de la cérémonie qui a commencé avec la séquence sur les Minions. Je comprends bien qu’on ait voulu valoriser les studios d’animation français mais quel rapport avec le sport? Idem pour les statues des femmes en or qui étaient très réussies mais je n’ai pas compris le lien avec les jeux olympiques.
Avec le défilé de mode sur la passerelle Debilly, j’ai senti que la propagande woke allait être sur le devant de la Seine. J’ai donc fait une pause salutaire en quittant mon écran. Je pense que la subversion gratuite et blasphématoire a toujours un effet boomerang bien douloureux. J’aime bien Philippe Katerine comme acteur et chanteur, mais j’aurais aimé ne pas tomber sur la vue de ses testicules peintes en bleue en revenant m’asseoir.
Je préfère saluer le superbe travail des forces de l’ordre et la résilience des commerçants parisiens.
J’ai beaucoup aimé le discours vibrant et sincère de Tony Estanguet pour couronner un travail de dix années. J’ai lu dans l’édition week-end du Parisien un très beau reportage photo sur les jeux Olympiques de Paris en 1924.
La fin de la cérémonie a été magique avec les derniers relayeurs de la flamme olympique : j’ai beaucoup aimé cette diversité avec ces sportifs de tous horizons, ces légendes comme Serena Williams, Carl Lewis, Nadia Comaneci, Zidane, Rafa Nadal... ainsi que les athlètes paralympiques.
C’était l’occasion d’honorer d’anciens champions olympiques français comme Félicia Ballanger, Laura Flessel, David Douillet. Quelle émotion de les voir parcourir l’esplanade du jardin des Tuileries pour rejoindre le plus vieux champion olympique français en fauteuil roulant et les derniers relayeurs : Marie- José Perec et Teddy Riner. Quelle fierté pour les Antilles : des triple champions olympiques.
L’allumage de la vasque olympique avec l’envol de la montgolfière était vraiment féerique. J’ai envie d’aller voir cela de plus près bientôt dans le jardin des Tuileries.
Une tendresse particulière et universelle pour notre Céline Dion, internationale
Et puis, entendre Céline Dion clôturer la cérémonie au premier étage de la Tour Eiffel avec l’Hymne à l’amour était très émouvant. Certes la chanson n’est pas toute jeune (1950) et un peu trop connue pour être originale, mais le parallèle entre les vies de Piaf et de Céline est saisissant. Toutes les deux ont été usées par ce métier de la scène si éprouvant et pourtant elles sont puissantes dans l’expression de leur chant.
Elle en a fait du chemin la petite Céline qui venait à 14 ans poser devant la Tour Eiffel avec René et sa maman en attendant l’enregistrement de l’émission de Michel Drucker…
Aujourd’hui, c’est le jour d’après. Place à la compétition et mettons à l’honneur les sportifs. Je laisse le mot de la fin à Céline Dion, qui force l’admiration pour son endurance face à la maladie : « Soyez fiers, nous savons combien vous avez travaillé pour être les meilleurs des meilleurs. Restez concentrés, mon cœur est avec vous. »
En juillet, j’ai cette chance de trouver plusieurs livres d’affilée que je dévore les uns après les autres et en plus leurs couvertures m’inspirent pour lancer une nouvelle rubrique dans le blog.
Cela s’appelle Emballée par la couv’. C’est une petite rubrique sur le marketing et le packaging. Une modeste analyse de ces couvertures qui draguent mon œil sur les tables de librairies ou sur les réseaux sociaux…
J’ai lu d’une traite le dernier roman de Virginie Grimaldi : Une belle vie. Le titre n’est pas très recherché mais efficace. Il raconte l’histoire de deux sœurs Agathe et Emma. Elles se sont perdues de vue pendant des années mais elles se donnent rendez vous pour vider la maison de leur grand mère Mima qui les a élevé à Anglet, au pays basque.
Ce roman se structure en chapitres au présent et d’autres au passé. Ils font des sauts dans le temps pour raconter l’enfance et l’adolescence des deux filles. Je trouve que c’est le meilleur roman de Virginie Grimaldi. Il raconte les réussites et les échecs de ces deux sœurs pour renforcer leur lien familial au milieu du deuil et de la maladie. Merci à ma collègue Marine, qui me fournit de bons livres à lire l’été.
Tout le monde a rigolé au bureau à la pause déjeuner quand j’ai raconté que j’allais lire la biographie de Miss France. C’est people certes mais c’est un autoportrait tout sauf superficiel.
Sylvie Tellier raconte son parcours, élevée par une maman célibataire aux Sables d’Olonne dans les années 1970. Ensuite, elle va passer toute une année aux côtés de Geneviève de Fontenay pour vivre son année de Miss alors que la dame au chapeau n’était pas la plus agréable des chaperonnes.
Ce qui m’a plu dans cette autobiographie est sa manière de défendre son bilan de présidente de la société Miss France. Elle explique comment elle a su prendre la succession de Genevieve de Fontenay en modernisant le concours de beauté sans le trahir. J’ai surtout beaucoup aimé la manière dont elle parle de sa mère, son modèle.
Coup de coeur pour ce drôle de couple : le mariage de la carpe et du lapin. Marcia est chanteuse, elle vit sur une péniche à Paris. Anthony est placier sur les marchés à Saint-Remy les Chevreuse.
La musique de Daredjane, icône rock des années 1970 va les réunir. Anthony est son ayant-droit et il aime peu la personnalité de cette grand-tante qui a coupé les ponts avec sa famille.
Un film drôle et mordant sur la lutte des classes, le fossé entre Paris et sa banlieue, un propos qui résonne fort avec le résultat des dernières élections législatives…
Retrouvez ici les précédents articles de blog que j’ai écrit sur les romans de l’été ou bien de l’hiver ou de l’automne…
Samedi, je suis allée pour la première fois à Disneyland Paris, en famille le lieu le plus visité d’Europe. On remercie chaleureusement notre amie R. qui travaille à Disney dans la parade pour ce beau cadeau.
Je ne regrette pas d’y être allée en pleine saison car nous avons côtoyé le monde entier : des familles américaines, des retraités indiens, mais aussi des jeunes adultes qui faisaient leur pèlerinage en enfance …
Moi même, j’ai aimé cette féerie qui vous étreint rapidement, Disneyland est un monde à part avec de la musique en continu. J’étais vraiment aux anges de retrouver l’univers d’Aladin car c’est un dessin animé que j’ai beaucoup aimé quand j’étais en CP.
Cette journée à Disneyland a brisé pas mal de mes idées-reçues…
Je précise que j’aime modérément l’univers Disney : j’ai vu la moitié des dessins animés mais je suis assez hermétique à cette cash-machine qu’est le parc à thèmes.
Pourtant, j’ai été enchantée par ma visite. Je loue le professionnalisme de tous les corps de métier : les décorateurs, les fleuristes et surtout le personnel qui s’occupe des manèges pour respecter les cadences… La parade ainsi que les spectacles sont d’un haut niveau. Disneyland c’est onéreux mais les prestations sont à la hauteur du prix du billet d’entrée.
Un parc à thèmes qui demande l’excellence à chacun de ses corps de métiers.
J’ai beaucoup aimé les costumes de tous les membres du personnel : les salopettes de mécaniciens des chefs de gare, les canotiers et les marinières rouges des placeuses de l’attraction des tasses colorées… Disney habille 9000 personnes avec plus de 200 000 vêtements disponibles qui doivent être impeccables aux yeux du grand public.
J’ai voulu rédiger cet article sous l’angle du patrimoine plutôt que celui du divertissement car des tonnes d’articles ont été écrits sur les attractions de Disneyland. Le mois dernier, j’ai eu la chance de visiter Roland Garros, le temple du tennis avec ses statues de joueurs légendaires, ses stades…
Walt Disney n’était pas seulement un réalisateur de dessins animés. C’était un visionnaire qui a crée le concept de parc à thèmes.
En 2007, j’ai visité une exposition marquante intitulée Il était une fois Walt Disney au Grand Palais. J’ai bien envie dans cet article de questionner ses inspirations artistiques, ses innovations… car il a construit un empire dans l’industrie du cinéma depuis 1929.
Disneyland Paris ou la rencontre entre le vieux continent et l’Eldorado du nouveau monde : les Etats-Unis de 1900.
Ce qui me marque le plus à Disneyland, c’est le syncrétisme entre le rêve américain des Européens et la manière un peu édulcorée dont Walt Disney voyait l’Europe, le vieux continent. Pour l’anecdote, Walt Disney a été ambulancier de la Croix rouge en 1918, en France.
Il a visité l’Europe a maintes reprises dont un voyage en 1935 où il a rapporté un vaste répertoire des plus grands classiques de la littérature européenne dont les fables d’Esope, Le livre de la jungle de Rudyard Kipling mais aussi les contes de Grimm (Blanche-Neige et les sept nains), Collodi (Pinocchio), Perrault (Cendrillon, La Belle au bois dormant) et Lewis Caroll (Alice au pays des merveilles).
J’ai beaucoup aimé la visite du château de la Belle au bois dormant qui est beaucoup plus petit que ce que je pensais. L’intérieur avec ses colonnes arborées et ses vitraux m’a beaucoup fait pensé à la Sagrada Familia de Gaudi à Barcelone. Ce chateau est inspiré par les chateaux de Louis II en Bavière. Les enluminures des Très riches heures du duc de Berry ont aussi inspiré Walt Disney.
Autant Fantaisyland est un royaume européen avec ses petites tourelles, ses fontaines et la fameuse épée d’Excalibur au centre de la place, autant Main Street est le stéréotype de la petite ville américaine qui nous a fait rêver dans les BD de Lucky Luke.
Main street représente la ville natale de Walt Disney vers 1900 quand son père Elias cherchait à faire fortune à la campagne.
Les petits immeubles d’un étage de style victorien sont vraiment superbes. Je n’ai visité que le glacier et le Cable Car Bake Shop en partenariat avec la marque Kiri pour des cheese cake magnifiques.
J’ai vraiment aimé ce café décoré de A à Z avec ses compartiments en bois, on se croirait dans un train ou dans un épisode de La petite maison dans la prairie.
Ce qui m’a le plus époustouflée à Disneyland Paris c’est cette gare tout en fer forgé avec ce magnifique train d’époque qui fait le tour du parc.
J’avais déjà compris que Walt Disney vouait une passion aux trains et qu’il a crée des voies de chemins de fer dans les parcs américains qu’il a crée dans les années 1950 et 1960. J’aime Disneyland car c’est un univers artistique tout entier capable de faire rêver même les plus Grincheux.
C’est d’ailleurs un biopic à la gloire de Walt Disney qui m’a donné envie de visiter Disneyland.
En 2013, est sorti un excellent film A l’ombre de Mary qui raconte la difficile collaboration artistique entre Pamela L. Travers (Emma Thompson) et Walt Disney (Tom Hanks) dans les années 1960 en Californie.
La romancière australienne se rend aux Etats-Unis dans les studios Disney pour participer à l’adaptation en dessin animé de son roman jeunesse un peu autobiographique Mary Poppins.
Walt Disney est joué avec brio par Tom Hanks, notre Forrest Gump international. C’est bien entendu un film Disney qui montre son fondateur sous son plus beau jour. Walt Disney était un homme anxieux et colérique avec ses employés. Il a eu une enfance difficile.
Je viens de terminer la lecture de cette biographie que les éditions Perrin m’ont généreusement procuré. Ecrite par un historien du cinéma d’animation, j’ai aimé la précision documentaire pour retracer un florissant parcours.
On découvre à quel point Walt Disney a su constituer un empire avec son frère Roy alors qu’ils venaient d’une famille pauvre. Leur père maniait le martinet pour les faire travailler dès leur plus jeune âge, il les exploitait sans vergogne.
L’ouvrage est fort intéressant mais je l’ai trouvé bien trop technique. J’aurai vraiment aimé que cette biographie de Walt Disney explore beaucoup plus ses ressorts psychologiques comme le promettait le sous-titre : L’homme qui rêvait d’être un enfant.
Walt Disney fait partie avec Charlie Chapin, Hergé, et René Goscinny de la longue liste de mes artistes favoris pour les univers artistiques qu’ils ont crée et qui ont perduré au travers des décennies dans le monde entier. D’ailleurs, René Goscinny avait pour modèle Walt Disney. On peut dire qu’il a bien réussi car son oeuvre a lui aussi inspiré un parc à thèmes en France.
Les limites de la cash-machine : quand les produits dérivés lassent…
Je mesure la richesse picturale de Walt Disney mais je voulais aussi mentionner les ravages culturels de l’industrie Disney en matière de littérature jeunesse. Autant les dessins animés comme Vice versa sont formidables et profonds, autant les albums livres sont peu qualitatifs.
Je rencontre des institutrices de maternelle en zone d’éducation prioritaire mais aussi des éditrices qui dénoncent le manque de qualité intellectuelle des livres Disney qui ne sont que des produits dérivés et qui inondent les grandes surfaces culturelles. Disney mérite mieux.
Retrouvez mes articles consacrés à des succès littéraires pour des générations d’enfants :
Depuis 2017, je tiens un bullet journal et curieusement, il reflète mes aspirations à lézarder au bord d’une piscine, lire de bons bouquins de manière détendue, lister tous les films de l’année que je n’ai pas eu le temps de voir.
Cette année, j’ai du mal à me projeter et faire des projets pour mes vacances mais mon cerveau commence sérieusement à s’évader.
Depuis fin mai, j’utilise à qui mieux mieux cette magnifique photo du cercle des nageurs, près de la Corniche Kennedy à Marseille car elle m’inspire beaucoup.
En 2017, pour mon premier carnet, j’ai réalisé un chouette carnet de voyage miniature. Nous sommes partis en Toscane en amoureux : à Pise, Sienne et Florence. De loin notre pire voyage en couple à cause de la chaleur et du manque d’hospitalité locale. Mais je suis bien contente d’en avoir gardé un souvenir dans mon bujo. J’ai aussi lu quatre romans de Mitch Albom durant l’été. lire beaucoup est l’un de mes grands plaisirs de l’été.
En 2020, je me souviens avoir beaucoup dessiné pendant l’été. Il faisait très chaud et on attendait avec ma fille que mon mari soit enfin en vacances pour partir en Bulgarie. Pendant sa sieste, je dessinais des verres de margarita inspirés par les dessins du compte Les astuces de Margaux. J’avais vu la série Netflix A l’ombre des magnolias. On vivait l’enfer à cause du ravalement de façade début août et on était cloitrées dans notre appartement. Une vraie fournaise.
En 2021, je me suis disciplinée pour mettre en cases et en collages les 31 jours du mois d’août. Le résultat est assez satisfaisant d’un point de vue pictural mais ce n’était pas de la détente comme le dessin.
En 2022, on a fêté en famille les 90 ans de ma grand-mère Mamie Eveline sur le plateau ardéchois. Je me suis régalée à convoquer mes souvenirs d’enfance à Sagnes et Goudoulet en dessinant des sauterelles et des oeillets des Chartreux. J’ai aussi listé mes spots de baignade et les souvenirs d’été en Bulgarie avec ma petite biche de trois ans.
En 2023, j’ai réalisé une bucket list très réussi de tout ce que je souhaitai faire pour profiter de mes vacances en Bulgarie. J’ai lu au bord de la plage le dernier roman de Jodie Picoult : J’aimerai tant que tu sois là, éditions Actes Sud. J’ai été inspirée par l’univers de Wes Anderson en visitant la gare de Bourgas, la ville de naissance de mon mari.
Et que me réserve l’été 2024? Je suis en train de compiler dans mon carnet quelques pages à ce moment aussi historique que redouté : les Jeux olympiques de Paris mais aussi notre visite samedi en famille à Disneyland Paris, une première pour moi.
Si cet article vous a plu, c’est peut-être l’occasion de rejoindre la boite à sardines pour recevoir chaque semaine un article par email.