Lecture et autres challenges passionnants·Lifestyle

Mon année 2023 en douze articles de blog

La rétrospective de l’année est très à la mode sur les réseaux sociaux. Cela fait des années que je me prête à cet exercice. Et j’avoue que jeter un coup d’œil dans le rétroviseur m’aide beaucoup pour aller de l’avant.

Le 14 juillet sur la plage du Crotoy

Voici les articles bilan des années précédentes :

Mes meilleurs moments de vie de 2022

L’année 2021 dans mon bullet journal

Cependant, cette année, compte tenu de la lourdeur de l’actualité sociale et internationale, j’ai eu du mal à écrire cet article. Alors j’ai voulu me replonger dans mes meilleurs articles de blog.

En janvier, nous avons reçu mon oncle et ma tante de Marseille avec qui nous avons fait la découverte d’un nouveau musée numérique : L’atelier des Lumières. L’exposition visuelle et musicale autour de Tintin a conquis les trois générations de la famille.

En février, j’ai eu la joie de pouvoir investir mon propre bureau hors de l’open space. Un confort sans égal. J’ai réalisé un vieux rêve en écrivant enfin un article consacré à une longue passion pour la peinture de Vermeer dans les musées et dans mon frigo ! Les éditions Grasset m’ont envoyé à ma grande joie le témoignage de Ginette Kolinka qui m’a donné une sacrée leçon de vie.

En mars, nous avons assisté en famille à un spectacle de cirque à côté du pavillon Baltard. C’était long d’attendre le début et les bancs en bois était tout sauf confortables mais c’était un bon moment en famille. J’ai vu un documentaire sur France 2 qui s’appelle La révolte des vieux de Laure Adler. Cela m’a donné envie d’écrire un article sur ce sujet car le fossé générationnel clive les familles à un point de non retour et cela m’effraie.

En avril, nous avons affronté les vents et la pluie pour aller se régaler d’un délicieux plateau de fruits de mer à Dieppe le 1er avril. Et puis, j’ai renoué avec le plaisir d’aller au cinéma voir Sur les chemins noirs et surtout Je verrai toujours vos visages, mon coup de coeur cinéma de cette année pour l’humanité réconfortante que montre Jeanne Hery dans ses films.

En mai, nous avons fêté les 35 ans de mon mari au Rosa Bonheur, du lac des Minimes. On a découvert une balade inoubliable au parc de Noisiel près de l’ancienne chocolaterie Menier. Mai a été un bon moment car il a marqué l’arrivée dans la famille de Noémie, ma nièce et Oscar, un petit cousin.

En juin, nous étions enchantés de rencontrer la petite Louise avec ses parents à Saint Germain en Laye et d’assister au premier spectacle d’éveil musical de notre petite fille. Je me suis régalée de participer au diner des libraires Kube, au jardin des plantes et de rencontrer Marie Vareille, une de mes auteures favorites.

En juillet, nous sommes allés dans la Baie de Somme : Au Crotoy pour la fête nationale. Le temps n’ était pas terrible pour l’été, on a dû se réfugier dans l’église pour se protéger de l’averse.Nous avons eu le droit à une chouette « sortie scolaire » avec le bureau pour découvrir l’expo La haine des clans au musée de l’Armée.

En août, nous avons passé d’excellentes vacances en famille en Bulgarie. On a fait du bateau pour touristes à Sozopol, on a vu les copains à Sofia… Et j’ai écrit un article qui me tenait à coeur dédié à Jane Birkin.

En septembre, ce fut le début des activités sportives pour Emma et moi. Un grand (auto) coup de pied dans les fesses bien salutaire pour moi. Et un bon moment de rigolade quand nous nous sommes retrouvées à assister à un sketch du Morning night de Michael Youn avec mes collègues devant le Panthéon.

En octobre, nous avons eu la visite de nos cousins marseillais à qui nous avons fait découvrir nos meilleurs spots. On a ainsi découvert notre meilleure adresse pour bruncher : maison Victoria à Vincennes. C’est vraiment très bon et l’accueil est vraiment de qualité. Les soirées ciné-débat de l’ABF m’ont encore procuré de beaux moments de qualité avec la projection du film Invincible été et la rencontre de la réalisatrice du film et Olivier Goy. C’est le récit de son combat contre la maladie de Charcot.

J’ai aussi lu un excellent témoignage Le nom du Père de Vinz le mariachi et j’ai enfin pu me mettre dans le mood de l’automne grâce à des bons films et livres marquants.

En novembre, on a ensoleillé nos samedis pluvieux avec ma fille en regardant les films Paddington sur Netflix. Mon mari a changé de lieu de travail. Je suis allée voir le film biographique Bernadette, un chouette portrait de femme qui raconte la revanche des ringards. C’était un régal de me replonger dans les années 1990-2000 de mon enfance.

Et enfin en décembre, j’ai fait plein de choses intéressantes comme participer à un beau dîner de Noël avec mes collègues dans une très belle maison 1930 à Neuilly. J’ai aussi participé à un séminaire qui présentait les nouveautés en librairies pour le printemps chez le 4eme groupe d’édition du pays. J’ai commencé l’année avec l’expo Tintin, je la termine en lisant Astérix et Gaston Lagaffe.

On a dit au revoir à Mamie Eveline après 91 années passées dans son Ardèche natale, ses talents pour réussir le pain perdu et transmettre sa passion pour la couture ont été reconnus ! Nous avons rejoint notre famille à Marseille pour fêter Noël avec eux au pays des crèches.

Après ce bilan 2023, je vous souhaite une belle année 2024. Je rêve d’un moment suspendu où les réseaux sociaux ne s’emballeront plus pour buzzer sur ce que l’Homme est capable de faire de plus médiocre.

L’année 2023 a été rude d’un point de vue collectif en France entre l’inflation, les émeutes à cause des violences policières, la sidération face à l’horreur vécue par les civils israéliens et palestiniens, la guerre en Ukraine qui continue et qui n’intéresse plus grand monde dans les médias…

Ma conclusion n’est pas bien joyeuse mais ça serait trop facile de se satisfaire de passer entre les gouttes et être indifférents à la souffrance de ceux qui nous entourent. Je vous souhaite à tous de vivre en 2024 des petits moments de vie lumineux en famille, avec vos familles, vos voisins. Autant de mains tendues, de petites attentions qui sont beaucoup plus puissantes qu’un bad buzz sur votre compte Tiktok.

Lifestyle·Sociologie

Comment je me suis convertie à la consommation de seconde main

Ma jolie carafe achetée sur Vinted 15 €

Et pourtant ce n’était pas gagné au départ. Je voyais les recycleries et autres ressourceries d’un œil très circonspect, alors que mes parents étaient convaincus de longue date par ce mode de consommation.

Et puis de nombreux commerces que j’appréciais beaucoup ferment leurs portes : Camaïeu, Tati, Gap… On trouve de moins en moins facilement des chaussures de qualité, des vêtements qui donnent envie de les garder longtemps dans ses placards.

C’est mal taillé, il y a vite rupture de stock car les boutiques de vente en ligne trustent toutes les bonnes tailles…

Bref, j’en ai eu ma claque et j’ai commencé à faire du lèche-vitrines sur Vinted pour me trouver des chaussures Gola en liberty, un manteau Gisèle de Promod , des boots Vanessa Wu que j’avais découvert à Quai 71…

Je ne suis pas non plus totalement convaincue par Vinted qui concurrence sérieusement des oeuvres comme Emmaüs ou bien les commerces de centre-ville. Je considère que ce n’est pas mon métier de prendre des photos pour vendre mes vêtements (je trouve cela bien fastidieux en plus), je préfère les donner pour faire plaisir.

Mais j’achète en seconde main car retrouver des anciens modèles que l’on aimait porter et que l’on sait de bonne qualité, sont de bons repères pour ne pas gaspiller son argent.

J’ai véritablement sauté le pas d’acheter mes vêtements en ressourcerie avec l’ouverture de l‘association Habitudes à Val de Fontenay.

Le lieu est assez sombre mais les bénévoles de l’association ont su en faire un lieu chaleureux avec des portants, des cabines d’essayage… comme un vrai magasin.

Quel plaisir de pouvoir s’acheter deux ou trois vêtements pour 20 euros et de regarder si les vêtements que j’ai donné ont été achetés…

C’est une forme d’économie circulaire et solidaire que je ne connaissais pas et qui me plait beaucoup.

En seconde main, j’ai aussi acheté sur Vinted, une carafe glouglou et un DVD des deux premières saisons d’HPI. J’ai eu une mésaventure avec ce petit modèle ci dessous que je vais recycler en soliflore. Je me suis fait avoir par ses dimensions miniatures : 18 cm de haut.

Mais j’ai été plus chanceuse la deuxième fois avec une superbe carafe poisson(tout en haut de l’article). J’ai même pu l’acheter en main propre en rencontrant la vendeuse à Chatelet les Halles. C’était un cadeau qu’elle avait reçu et ça lui plaisait moyennement.

Ce que j’aime avec la seconde main c’est de chercher l’histoire d’un objet que j’aime. Pour moi, Vinted c’est une brocante 2.0.

Ces fameuses carafes glouglou sont à la mode depuis quelques années sur Instagram, j’en ai vu chez Sostrene Grene et je l’ai testée chez mon amie Rachel. Mais je les trouvais assez lourdes à porter et surtout un peu onéreuses : environ 60 euros.

C’est un modèle anglais qui date de 1870, il a séduit la reine Elisabeth lors d’une de ses visites dans une manufacture de céramique. La carafe est arrivée en France dans les années 1930.

On observe un véritable tournant écologique car il y a cinq ans, il était impensable d’offrir des cadeaux de Noël de seconde main.

Et vous dans quels domaines avez-vous pris l’habitude d’acheter de la seconde main ?

Retrouvez ici les derniers articles du blog :

-Noël en Provence au pays des crèches

-Que valent les derniers Astérix et Gaston Lagaffe en librairies ?

-Terminer 2023 et préparer 2024 dans son bujo.

Lifestyle

Mon bilan bujo 2023 en préparant 2024

En bleu : 2023, en jaune, celui de 2024

Ce bullet journal 2023 est paradoxalement celui que j’ai le plus réussi et celui qui m’a donné également le plus de mal.

En 2023, j’ai choisi un Leuchturm bleu canard, d’une taille intermédiaire entre le format A5 et le A4 car quand je colle trop de papiers dedans, le format A5 explose.

Un tournant à prendre : moins de collages, plus de petits dessins mainstream

J’ai quand même eu ce souci en cours d’année et j’ai bien envie d’alterner en 2024 entre collages et petits dessins. Mais cela me demande pas mal de temps de recherches sur Pinterest et Instagram.

Et puis, j’ai subi tout de même une érosion de matériau puisque je ne peux plus trouver mon bonheur dans la presse gratuite urbaine.

Avec la crise économique, les cinémas Pathé et Mc Donald’s ont décidé de stopper leur petit magazine culture, véritables mines d’or pour moi.

J’y collectais des affiches de films, des idées lecture ou encore des bonnes adresses lifestyle. Heureusement qu’il me reste les visuels du magazine La Croix auquel mes parents sont abonnés.

J’ai réalisé au cours de cette année que j’aimais créer un journal de bord éclectique, fait du hasard de mes trouvailles même si les motifs que je dessine sont très mainstream (massivement populaire).

Un bullet journal sous le signe de l’éclectisme

Depuis des années, je suis avec délectation la chaîne Youtube et le site Internet : Les astuces de Margaux. Ses plan with me mensuels sont vraiment de qualité et m’ont maintes fois inspirée. Sa petite entreprise de papeterie est assez ahurissante de débrouillardise. Mais je ne saute pas le pas de choisir ses stickers car je n’aime pas l’unité de thématique pendant tout un mois.

J’ai divisé les 218 pages de mon carnet en douze mois de l’année. Soit neuf doubles pages par mois. Et il faut que ça soit éclectique, briser la monotonie sinon je m’ennuie vite.

D’ailleurs, la page blanche s’est souvent imposée entre septembre et novembre car je n’avais plus d’idées. D’ailleurs, je suis en train de réfléchir pour 2024 si je continue à découper mon année ainsi dans mon carnet.

Je me rends bien compte que je suis arrivée à un tournant dans ma pratique du bullet journal. Certaines belles habitudes perdurent : y noter les moments de vie que j’ai envie de garder en mémoire comme ma fille qui vient d’apprendre son premier poème en moyenne section de maternelle. Mais en 2024, j’ai très envie de faire évoluer mon bullet journal.

Voici un bref bilan des pages que j’ai préféré faire : une double page qui résume mes moments de vie pendant ces douze derniers mois. En 2023 j’ai inauguré des pages people dédiées à des personnalités inspirantes au niveau planétaire : Frida Kahlo, Tintin, Les Beatles, Brigitte Bardot, Jane Birkin. Pas sur que je recommence cette année mais ça m’a bien plu. J’ai bien aimé aussi faire des planches de tendance avec un mood d’hiver hygge et emballage de Panettone en janvier.

Mes regrets : ne pas pouvoir tenir chaque mois le challenge 30 jours, 30 collages mais c’est trop difficile. Ce plaisir devient rapidement une prise de tête. J’ai seulement réussi en janvier et en août. Mon bullet journal reflète aussi mes aspirations actuelles : le regret de ne pas profiter plus de Paris dans mon quotidien.

J’ai aussi innové en faisant de mon bujo aussi un album de famille avec les nouveaux nés, les personnes qui nous ont quitté, les bons moments avec les amis, notre famille en Bulgarie. Il me sert aussi à planifier ses vacances bien méritées.

C’est mon quatrième bullet journal par année. Ils ne sont jamais vraiment terminés et cela me laisse un drôle de goût, celui de l’inachevé. Je ne passe pas de temps à les relire mais c’est un bon aide-mémoire réclamé par mon mari pour retrouver un de nos souvenirs.

En décembre, c’est le plus beau mois du bullet journal. Les mois où je suis le plus inspirée c’est souvent janvier (ah les bonnes résolutions !), avril (le renouveau du printemps, mon anniversaire), août (car j’ai du temps et je suis en mood swimming pool) et décembre.

Par contre, les mois pluvieux et ternes, je commence à traîner devant mes films et séries Netflix à mon grand désarroi créatif.

Une série de pages de bilan pour terminer en beauté son carnet.

Cette année, je suis très satisfaite car je suis parvenue à faire dans les dernières pages de mon carnet cinq ou six pages de bilan. Je me suis régalée à faire une page avec les films et les livres lus en 2023.

J’ai également fait une rétrospective des endroits visités en 2023 et planifié mes projets pour 2024. J’ai listé mes meilleurs articles de blog. Avec cette série de pages, je suis bien partie pour que cette année, je termine pour la première fois un bullet journal en entier.

Je vais mettre à profit ces vacances de Noël pour réfléchir à mon bullet journal 2024 et je raconterai bientôt le résultat de mes réflexions. 2024 sera sous le signe de l’innovation pour prolonger celles de 2023.

Bref, tenir un bullet journal c’est une vraie discipline mais la curiosité et les encouragements que me témoignent mon entourage sont de belles récompenses qui me donnent envie de continuer !

Retrouvez-ici mes précédents articles dédiés à ma passion pour le bullet journal depuis 2017.

Tenir un bullet journal de naissance pour célébrer son premier enfant

Compiler ses moments de vie dans son bullet journal

Lifestyle

Noël en Provence : au pays des crèches

Pour Noël, nous avons eu la chance de partir à Marseille, trois jours très ensoleillés, invités par ma tante et sa famille. Je suis venue des dizaines de fois à Marseille, c’est ma ville de coeur, incomparable avec Paris. Et pourtant je découvre toujours de belles surprises à visiter.

Le Marseille de la Belle époque (vers 1900 ) me fascine, j’ai contribué à la rédaction d’une analyse d’oeuvre consacrée à l’autobiographie La gloire de mon père de Marcel Pagnol.

Le palais Longchamp

Je l’avais étudié pendant mes études d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre et c’est vraiment un monument impressionnant à Marseille. En 1836, une épidémie de choléra frappa Marseille par manque d’eau. Un canal fut creusé et on désigna Henri Espérandieu, l’architecte de Notre Dame de la Garde pour concevoir un grand monument qui mettrait en scène cette arrivée d’eau sur le plateau de Longchamp. Si vous aimez la sculpture publique, vous allez être ravis avec cette gigantesque scène mythologique. Les animaux représentent les grandes rivières qui alimentent Marseille : l’Huveaune, la Durance…

C’est un lieu majeur de culture puisqu’il abrite le musée des Beaux-arts et le muséum d’histoire naturelle. Son parc est très beau, vestige d’un très ancien zoo entre 1855 et 1987.

Puis, on a fait un tour de manège sur la Canebière et on a pris le bus 83 en direction du Prado, sur le Vieux-Port pour rejoindre la corniche Kennedy.

Nous avons été épatés par la régularité des transports en commun en centre-ville un dimanche, veille de fêtes. On a pris un pass 10 tickets à 15€10 pour nos allers et retours depuis le métro La rose et c’était amplement suffisant pour cumuler bus, métro et tramway. Il y avait même un billet special Noël à 1.80€ encore plus avantageux mais on a loupé l’info.

La Corniche Kennedy est vraiment l’endroit que je préfère à Marseille, peut être même en France. Cet immense banc de béton qui longe la corniche sur la rade de Marseille avec le château d’If, les îles du Frioul et l’Estaque en face est vraiment un lieu enchanteur. La vue du Mucem est époustouflante aussi mais la perspective de la corniche Kennedy est unique en son genre.

Elle a d’ailleurs inspiré un roman sociétal à l’image de Marseille : Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal. Je l’ai lu, c’est plus sociologique que romanesque mais l’auteure a su saisir toute la vivacité de cette jeunesse marseillaise.

On a découvert un excellent restaurant de poissons avec vue sur mer entre le vallon des Auffes et la plage des Catalans.

Il s’agit du Petit pavillon. L’accueil est très agréable et la carte à la hauteur de ses tarifs. Comptez une trentaine d’euros pour une sole meunière avec riz et légumes ou une cassolette de lotte et noix de Saint-Jacques avec pâtes fraîches de qualité. C’était un très bon moment pour terminer en beauté 2023.

En début de soirée, direction Allauch, le village où vivent mes cousins depuis toujours. J’ai assisté à un très beau spectacle : la descente des bergers depuis Notre Dame du chateau. C’est une tradition ancestrale d’Allauch avec une centaine de figurants en costumes d’époque avec des chèvres et des chevaux qui accompagnent ce beau tableau de Nativité provençale. C’était très émouvant pour moi d’entendre en provençal les chants que nous chantons le dimanche à l’église : A toi la gloire et Amazing grace

Allauch, c’est une terre de santonniers et de moulins dont un est toujours en activité. La place des moulins avec la vue sur tout Marseille à la tombée de la nuit m’a beaucoup impressionnée. Le feuilleton Plus belle la vie vient d’y poser ses valises. La place de l’église est vraiment très belle, c’est simple ce village c’est une crèche provençale grandeur nature !

En toute honnêteté, je n’ai pas une grande passion des danses folkloriques, le style provençal en décoration me rebute. Mais bien distillé, c’est un beau symbole identitaire. Et cette descente des bergers restera un beau souvenir de cette fin d’année 2023. Je pense que le message chrétien auquel je crois m’a beaucoup plus. Représenter la Nativité dans les rues est beaucoup plus facile pour parler de Dieu car les églises font un peu peur à ceux qui ne les fréquentent pas.

D’ailleurs, j’avais écrit un article sur Noël en Provence, l’an dernier. Grâce au Bazar de l’hôtel de ville à Paris, j’avais découvert des cigales stylisées et modernisées. Ma tante qui connait bien mes goûts m’en a offert une cette année. Elle vient de l’atelier de céramique Louis Sicard.

C’était un vrai régal de passer ces fêtes en famille en Provence car on y est toujours bien accueillis.

A retrouver dans ce blog d’autres articles consacrés à Marseille :

-Road trip à Marseille

Un avant-goût de vacances à Massilia la belle début juin

Lifestyle

J’ai testé le restaurant gastronomique Maison Grizlaw à Valence, 116 avenue Victor Hugo, mon adresse entre 1994 et 2000

Mon chère frère Ugo nous a offert un chouette cadeau de Noël : un bon d’achat dans un restaurant gastronomique : Maison Grizlaw. En toute franchise, je pense que je n’aurai jamais poussé la porte de ce type de restaurant si nous n’avions pas eu un attachement personnel à ce lieu.

Ce restaurant se trouve au rez-de-chaussée d’un petit immeuble assez chic en plein centre-ville de Valence. J’y ai vécu de 1994 à 2000. Ils ont construit une extension : la salle de restaurant dans la cour avec platanes où je jouais en fin d’après-midi après l’école. On aimait beaucoup cette cour assez grande pour y inviter nos copains.

J’ai énormément aimé la décoration intérieure de ce beau restaurant avec ses sièges et son ambiance cabinet de curiosités. Il y a tout un mur avec des étagères et des bibelots vraiment bien choisis sur un fond de peinture noire.

Droits réservés Maison Grizlaw

Nous sommes venus au service du samedi midi et nous avons eu une des meilleures tables avec une banquette aussi jolie que confortable. La vaisselle était très belle, sans doute réalisée par un potier de la Drôme. J’ai choisi la formule entrée-plat-dessert à 42 €. Ma fille a choisi la formule enfant à 18 €. Elle pouvait choisir n’importe quel plat de la carte ainsi qu’un dessert tout chocolat de Valrhona.

La carte évolue tous les cinq semaines avec de belles assiettes bien conçues avec des fleurs pour décoration mais aussi pour le goût. Je ne suis pas une critique gastronomique bien aguerrie. J’ai bien aimé cette expérience gustative mais je reconnais que j’aime bien me régaler avec des plats que je connais déjà et servis copieusement.

J’ai préféré la brasserie André de la maison Pic, un peu plus loin avenue Victor-Hugo où nous avions mangé en 2019. Je m’étais régalée avec leurs escargots de Bourgogne. Mais l’espace terrasse de la maison Grizlaw est vraiment un bon endroit agréable en plein centre-ville.

Le personnel était accueillant et très à l’écoute de ses clients, notamment les rares enfants venus en famille.

Je vous recommande de choisir un train avec une arrivée Valence-ville si vous souhaitez profiter de cette belle destination à 2h40 de Paris en train.

Retrouvez ici mes derniers articles consacrés à la Drôme :

-Le palais du facteur Cheval à Hauterives

-Les meilleurs spots de la Drôme

Lifestyle

Un mois de juillet pluvieux mais heureux…

Heureusement qu’il y a eu plein de bons moments ce mois-ci car j’ai trouvé juillet sacrément long… Après juin, bien occupée avec les spectacles de fin d’année, j’ai entamé le mois de juillet un peu sur les rotules.

J’ai l’impression que cette fatigue est générale tant on sent les gens à cran et ayant du mal à décrocher de leur boite e-mail pro (moi la première)…

En juillet, je me suis régalée avec une visite guidée de l’ancienne chocolaterie Menier à Noisiel. C’était vraiment passionnant de retracer un siècle de réussite industrielle avec de telles innovations. Pourtant j’ai trouvé dommage qu’un tel patrimoine : la beauté du moulin Saulnier ne soit pas mieux mis en valeur par la société Nestlé qui l’exploite.

J’ai d’ailleurs lu Successions de Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, publié par Albin Michel. C’est une superbe enquête journalistique sur la transmission d’empires industriels chez les Bolloré, Peugeot, Arnault, Seydoux, Bettencourt, Bouygues… De la littérature people comme je l’aime mais pas que : de la fine psychologie familiale également…

En début de mois, j’ai eu le grand plaisir de déjeuner un dimanche midi avec ma grande amie Marion sur une guinguette au pied du pont-Marie : les Maquereaux. Le prix d’une salade Caesar avoisinait les 15€ comme d’hab, mais quel plaisir d’être bien accueillies, d’avoir de la place et tout le temps qu’on voulait pour manger au bord de l’eau…

Je suis bien contente d’avoir visé juste en lui offrant ainsi qu’à son jules, le livre Accidentally Wes Anderson… Ce réalisateur américain a le vent en poupe en ce moment sur Instagram. La médiathèque de Fontenay sous bois où je vis a mis en place un cabinet de curiosités autour de son univers tout à fait génial.

Juillet c’est également le mois de Fontenay sous soleil, une manifestation qui me réjouit particulièrement. Quelle joie de lire sous les arbres du parc des Epivants pendant que ma fille s’époumone dans les jeux gonflables…

Ce mois-ci, j’ai aussi renoué avec le vrai plaisir d’être une touriste dans ma ville : Paris. On a eu la chance d’avoir une belle visite guidée organisée par mon employeur : L’ Alliance biblique française avec l’Observatoire Pharos. J’ai découvert l’hôtel des Invalides en vrai et c’était un très bon moment lors de la visite La haine des clans au musée de l’armée.

J’ai raconté dans ce blog comment je suis devenue protestante à l’école primaire. Quel privilège de pouvoir choisir librement sa religion aujourd’hui alors que des Français qui se revendiquent du même Jésus se sont entretués il y a quatre siècles.

Le 14 juillet, nous sommes partis pour 24 heures au Crotoy et c’était bien agréable grâce aux prix cassés de la SNCF.

En fin de mois, nous sommes retournés aux Buttes-Chaumont, sur demande de notre petite fille. On a lu en famille l’album jeunesse Hulotte et Léon, écrit et illustré par Juliette Lagrange, édité par L’école des loisirs. Malheureusement l’accès au petit belvédère et au pont était fermé pour travaux.

Droits réservés Juliette Lagrange

Dimanche, nous nous envolerons avec beaucoup d’impatience pour la Bulgarie pour des vacances bien méritées. C’est peu dire que le premier semestre 2023 a été intense pour nous tous.

Heureusement, je sais exactement comment me détendre : dessiner sur du Canson, mater des séries sur la terrasse à Sozopol, lire des livres au bord de la piscine et faire des châteaux de sable avec ma fille !

-Buller en dessinant dans son bullet journal

-Faire découvrir à ma fille le plateau ardéchois de mon enfance

Lifestyle

Balades architecturales à Paname #1 : L’hôtel Gaillard

Depuis que je suis allée à Lille à Toussaint, je suis en mode focus architecture médiévale… et un samedi j’ ai trouvé une pépite. Je rentrais du Noël de l’entreprise de mon mari dans le 17eme arrondissement. J’étais en poussette avec ma fille, on cherchait l’arrêt du bus 20,boulevard Malesherbes et paf…

Je tombe sur cet hôtel particulier totalement dingue !

Il s’agit d’un bâtiment néo-Renaissance construit dans les années 1878-1882 pour un collectionneur d’art médiéval. C’est une copie de l’aile Louis XII à Blois, un des plus beaux châteaux de la Loire.

A l’heure où Paris était transformé par les travaux d’urbanisme du baron Haussmann, ce mécène éclairé : Monsieur Gaillard a voulu aller à contre-courant. Il a mis à l’honneur les boiseries, les clochetons, les fenêtres à meneaux….

Bref tout ce que j’aime.

Depuis 2019, cet hôtel particulier, à deux pas du parc Monceau, est devenu la cité de l’économie. Normal pour un bâtiment de la Banque de France. C’est un musée de société à ne pas manquer. Une idée de visite qui change de l’Opéra Garnier, la tour Eiffel et tout le toutim pour ceux qui connaissent Paris par coeur…

Ils proposent même des activités pédagogiques pour les enfants comme fabriquer un billet de banque.

Si vous aimez les bâtiments médiévaux, je vous recommande également la visite de l’hôtel de Sens au métro Pont-Marie. C’est l’un des plus beaux vestiges de l’architecture civile médiévale. Il a été construit au 15eme siècle pour un riche prélat du duché de Bourgogne dans le Marais.

La reine Margot y a vécu quand le roi de France Henri IV l’a laissé tombé pour une autre femme plus vertueuse : Marie de Médicis. La légende dit que c’était la grosse fiesta tous les soirs dans cet hôtel particulier pendant son séjour.

Je connais cet endroit car la mairie de Paris l’a rénové pour y installer une superbe bibliothèque dédiée à l’histoire de l’art.

J’aime bien cette nouvelle rubrique : Balades architecturales dans Paname… que j’ai bien envie de développer dans le blog. Le principe est simple. Depuis quinze ans, j’habite Paris et sa banlieue. Quand une architecture me cueille au coin d’une rue, je vous en ferai part pour raconter un peu son histoire et en quoi elle est exceptionnelle.

Je sais déjà que le prochain article de cette rubrique sera consacré à l’Institut d’art et d’archéologie, avenue de l’Observatoire. J’aime vraiment le spot avec son combo : jardin du Luxembourg, fontaine des quatre parties du monde et ce bâtiment hors du commun !

Retrouvez-ici mes derniers articles :

-On a testé en famille l’expo Tintin, l’aventure immersive à l’Atelier des lumières

-Une reine, vivre dans le mellah de Casablanca dans les années 1930

– Tant pis pour l’amour, une BD qui met un gros scud à la manipulation dans nos relations.

*Merci à DD expert du 17eme arrondissement et relecteur efficace !

Lifestyle

Commencer 2023 avec un coup d’œil dans le rétroviseur de 2022 grâce à mon bujo

Comme nous avons jusqu’au 31 janvier pour se souhaiter la bonne année, j’ai décidé qu’il en serait de même pour les bilans !

2022 a filé comme une étoile filante. On peut dire que ce fut une année intense au travail mais elle a aussi été agréable à vivre pour moi avec mes proches. Je chéris cette chance et cette grâce. J’ai décidé de continuer sur ma lancée de 2021 avec un retour dans les grandes lignes sur ces moments de vie qui la rendent plus lumineuse malgré les circonstances actuelles.

En janvier, j’ai renoué avec ma passion des collages pour mettre en images ce qui m’a touchée : le lancement avec mon équipe de travail du livre La Bible manuscrite ou encore le décès soudain de Gaspard Ulliel. Sa disparition a provoqué une onde de choc dans le pays car ce n’était pas seulement un people, c’était aussi un père de famille, un fils.

Malheureusement, 2022 a eu son lot de décès tragiques et inacceptables comme la jeune Lola en octobre et tous les jeunes tués par homicides cette année.

En février, je me suis régalée à trouver pour le premier anniversaire de ma fille à l’école des petits chapeaux pointus chez Hema. On a eu la chance de pouvoir visiter la Samaritaine par un grand soleil avec mes parents. Le soir, je me suis bien détendue avec la saison 2 de A l’ombre des magnolias sur Netflix.

Mars a été un mois à la fois difficile et festif. La déclaration de guerre de la Russie à l’Ukraine a sidéré tout le monde. C’était déstabilisant de croiser deux dames ukrainiennes avec une écharpe comme drapeau à Promod. Sinon, nous avons poussé la chansonnette pour fêter le départ à la retraite de Joëlle après 38 ans de bons et loyaux services.

On en aura eu des fous rires ensemble pendant six mois au déjeuner avec une joyeuse drille pareille. J’ai aimé regarder les cerisiers en fleurs, faire découvrir à ma fille les œufs à la coque.

Le 1er avril, il neigeait à Paris et ce n’était pas un poisson d’avril. Cela ne nous a pas découragé d’aménager notre balcon. J’ai eu la chance d’assister à un enterrement d’une grande beauté par le message d’espérance transmis. C’était celui d’Alain, un homme qui aimait Jésus et qui aimait aider les autres. Il a écrit un excellent livre sur l’aide aux personnes anorexiques.

Pendant les vacances de Pâques, nous avons fait l’expérience de baby-sitter un cochon d’Inde nommé Poppy. On ne peut pas dire que ce type d’animal est dynamique ! On craignait qu’il passe l’arme à gauche bien souvent.

Avec le retour du beau temps, nous avons retrouvé nos meilleurs spots: le lac d’Enghien en pédalo, mon anniversaire avec des amis de tous horizons, ça parle anglais, français et bulgare au lac des Minimes. J’ai renoué avec un des aspects de mon métier que je préfère : tenir un stand dans un salon du livre national au Festival du livre 2022 au Grand Palais éphémère.

A Pâques, Jean-Jacques Annaud m’a épatée avec un film magistral Notre Dame brûle.

En mai, j’ai découvert une superbe librairie non loin de mon travail : Le renard doré. Plus tard dans le mois, j’ai participé à un micro-trottoir sur la place Saint Sulpice avec mes collègues sur la lecture de la Bible. Cela m’a rappelé des souvenirs quand je vivais la bas, il y a dix ans dans ma petite chambre de bonne rue de Rennes.

Début juin, nous avons été reçus comme des rois à Marseille chez Roxane et Matthieu. C’était la première fois que notre petite biche nous accompagnait et elle a beaucoup aimé son trajet en ferry boat. L’eau était délicieuse à la plage des Catalans et nous a aidé à affronter la canicule tout au long du mois de juin. La fin d’année scolaire est vite arrivée avec une kermesse du centre de loisirs inoubliable pour clôturer avec bonheur la première année d’école de notre fille !

Pour le 14 juillet, nous sommes partis pour Sagnes et Goudoulet, le village de ma grand-mère en Ardèche. Elle fêtait ses 90 ans avec sept de ses frères et sœurs. La canicule n’a pas été facile à vivre en France et les incendies qui ont ravagé la Gironde m’ont fait réfléchir.

En août, nous avons eu le grand plaisir de profiter de la visite de mon frère et sa femme avant leur départ en Australie. C’était bon de pique-niquer au lac des Minimes. Puis, nous nous sommes envolés pour la Bulgarie comme chaque année.

Les vacances se sont terminées par un très bon mariage : celui de Lina et Daniel. Ils ont quinze ans de moins que nous mais ce sont pourtant de vieux amis de longue date.

En septembre, le travail a repris sur des chapeaux de roue. J’ai eu la bonne idée de m’octroyer une jolie escale en solo au Le Touquet pour quitter l’été en douceur. Septembre a été marqué par le décès de la reine Elisabeth II. Mieux que ses chapeaux pas possibles et ses tenues chatoyantes, c’était une femme qui gouvernait en donnant une grande place à sa foi chrétienne. D’ailleurs, l’aéroport du Touquet a pris son nom en hommage à ses 70 ans de règne.

La rentrée des classes en petite section s’est très bien passée. Notre petite musicienne aime son activité éveil musical avec passion. Elle retient une quinzaine de chansons avec beaucoup de malice.

En octobre, lasse de tourner en rond dans les boutiques, j’ai exploré Vinted pour trouver un manteau Gisèle sold out chez Promod (mais pas assez chaud) et des tennis Gola liberty (introuvables en première main partout en Europe). Puis je me suis régalée à travailler avec ma collègue Coco pour organiser le lancement du livre jeunesse Petit robot vert au temple du Marais.

Octobre s’est terminé merveilleusement bien par un voyage avec beaucoup de soleil à Lille !

On pourra dire que j’aurais vu du pays en novembre. On a joué aux touristes avec la visite de nos cousins de Grenoble. C’était un plaisir de circuler en bateaux-mouches en famille. On leur a fait découvrir le jardin public parisien par excellence : celui du palais Galliéra.

Côté famille, Ugo et Ellyse nous ont annoncé une grande nouvelle : nous allons devenir oncle et tante. Puis je suis partie en Guyane pour un chouette déplacement professionnel. Ce fut un mois de novembre aux antipodes.

Enfin, décembre n’a pas été fort ensoleillé en région parisienne mais il a été détendu ! Pendant l’Avent, on a épuisé la rubrique Cherche et trouve du magazine Popy spécial Noël. Puis nous sommes partis quelques jours à Remirémont dans les Vosges. C’était bien chouette de se dépayser. Nous avons vibré avec les Bleus lors de la finale de la coupe du monde de foot avec une énorme déception pour eux.

Enfin, l’année s’est terminé avec une superbe visite de l’expo Art déco à la Cité de l’architecture et du patrimoine le 31 décembre au Trocadéro.

Retrouvez-ici mes précédents articles :

– On a testé en famille Tintin, l’aventure immersive à l’atelier des Lumières.

Une reine, être femme dans le mellah de Casablanca des années 1930.

Au revoir Monsieur Sempé

Lifestyle

Décembre sous le signe de la détente…

… après un automne harassant. Je travaille dans une maison d’édition et on fait entrer tous les titres de Noël chez le distributeur en septembre/début octobre pour que les commandes de Noël soient expédiées dans les librairies fin octobre.

Autant vous dire que je ne me suis pas ennuyée ces précédents mois et que j’étais bien contente de pouvoir lâcher un peu de lest vers le 15 décembre quand le gros du travail a été accompli.

Quand j’étais libraire, j’aimais beaucoup m’activer dans les rayons à cette période de l’année pour conseiller les clients, les aider à trouver le cadeau qui ferait plaisir à leurs proches. Mais j’étais aussi très lasse face à cette marée humaine dans les rues de Paris, une course aux cadeaux effrénée qui rendait le mois de décembre vraiment très long…

Heureusement que j’ai été dans une bonne équipe à la librairie 7ici où l’on facturait, emballait et postait une quantité astronomique de commandes car Coco le virus parasitait Noël en 2020.

Cette année, nous avons pu faire un Secret Santa au bureau sans les masques, sans suspecter son collègue d’être cas contact et quel bien fou de retrouver ce genre de festivités malgré la lourdeur de l’actualité : l’inflation, les pénuries, les transports parisiens qui se dégradent en quelques mois….

Merci à ma Secret santa : Coraline de m’avoir offert ce qu’il me fallait (des feutres et du papier coloré) pour me détendre. Le premier week-end des vacances, j’ai dessiné en deux jours autant que ces trois derniers mois. Pas besoin de lire des livres de développement personnel plus ou moins foireux, trouvez d’abord ce qui vous détend et vous inspire !

Cela peut être faire un tour dans un magasin de loisirs créatifs : mon mari m’a offert un kit de peinture de numéro à La petite épicerie, je me suis trouvée une maison miniature à monter chez Action. J’assume tout à fait de suivre le modèle de François Pignon et ses monuments en allumettes dans Le dîner de cons

Cela peut aussi être des films ou des séries un peu décérébrées… Je me suis surprise à me régaler devant un film de Noël Netflix. Cela s’appelait The Noël diary. Une histoire d’amour sur fond de quête de ses origines et de deuil.

C’est tiré d’un roman écrit par Richard Paul Evans. Certes tous les poncifs du film de Noël étaient présents : l’histoire d’amour torturée, les bons sentiments… mais traités avec un peu plus de profondeur que d’habitude…

Dans un autre genre, j’ai honte de l’écrire mais j’ai regardé avec mon mari Quarante ans toujours puceau car je ne l’avais jamais vu et que je suis fan de Steve Carell. Je suis même arrivée à trouver des valeurs et des qualités à cette comédie bien lourdingue de Judd Apatow.

Il réussit avec talent à faire comprendre que l’engagement et la parentalité effraient plus les trentenaires que la pire des situations embarrassantes, les fesses à l’air en public. Faire le choix de la virginité dérange et constitue un vrai tabou qui permet des scènes cocasses dans le film. J’ai beaucoup aimé quand notre cher Steve accompagne la fille de sa copine à un cours d’éducation sexuelle au lycée pour se renseigner lui même…

J’avais aussi bien apprécié En cloque mode d’emploi avec Katherine Heigl… C’est l’actrice américaine emblématique des années 2000. C’est elle qui m’a donné envie de regarder Toujours là pour toi car son rôle de petite fille traumatisée par une mère hippie qui la délaisse est beaucoup plus profond que le film très niais 27 robes qu’elle a commis dix ans auparavant.

Copyright Diyah Pera/Netflix

Cette série qui raconte la trentaine d’années d’amitié de Tully et Kate est adaptée du roman La route des lucioles, que je cherche partout désespérément (pas fort Michel Lafon sur ce coup !). J’ai beaucoup aimé la saison 2 même si les très nombreux flashbacks entre l’adolescence des deux filles dans les années 1980, leur jeunesse dans les années 1990 et leur quarantaine dans les années 2020 était un peu difficile à suivre. Katherine Heigl est très talentueuse, je vous recommande cette série.

Sur Netflix, j’ai aussi aimé suivre la troisième saison d’ Emily in Paris, celle de la maturité (je blague). Ses personnages sont toujours aussi centrés mais un peu moins volages.

Le couple d’Alfie et Emily est très mignon à voir évoluer, Sylvie et Emily semblent devenir un tandem professionnel assez intéressant et surtout la manager américaine est vraiment un monstre caricatural. La manière dont elle gère sa nouvelle maternité est tout bonnement effrayante.

Les tenues d’Emily me piquent de moins en moins les yeux, elle devient de plus en plus Parisienne et surtout cette carte postale de ma ville chérie me met du baume au coeur. L’image de Paris en a pris un sacré coup depuis les confinements de 2020.

Les touristes américains sont revenus en nombre dans le quartier Latin. Je les reconnais vite quand je rentre du travail, ce sont les seuls braves à manger des steaks frites en terrasse à 17 heures. Netflix a crevé l’écran en décembre au forum des Halles avec son immense sapin au centre de la place. Visiblement, la sobriété énergique ce n’est pas leur credo…

Puis les vacances tant attendues sont enfin arrivées. Nous sommes partis trois jours en famille à Remiremont dans les Vosges. Ce fut un voyage bien agréable à la découverte d’une région de France que nous ne connaissions pas du tout. On a eu une vraie douche froide en rentrant quand la SNCF nous a annoncé que notre réveillon du 24 décembre en famille allait tomber à l’eau. Mais nous avons persévéré et nous sommes arrivés à Valence deux jours plus tôt.

L’année s’est clôturée de la plus belle des manières avec la visite de l’expo Art déco, France/Amérique du Nord le 31 décembre à la cité du patrimoine. J’ai hâte de vous partager mes impressions !

Décembre fut cette année beaucoup plus agréable à vivre que les autres années, malgré les galères dans les transports, le froid et le manque de soleil. Alors je vous en donne un peu avec cette découverte :

Lifestyle

Un Noël en Provence au BHV… et dans mon bujo…

Cette année, je cherchais un thème original pour décorer mon bujo pour décembre et ainsi finir mon carnet 2022 en beauté. Je m’étais régalée à dessiner des sapins et des boules à neige grâce à la chaîne Youtube Les astuces de Margaux. Mais je cherchais plus original… C’est le magasin parisien BHV qui m’a donné cette idée qui me ressemble beaucoup…

J’ai étudié les arts et traditions populaires dans un musée du même nom désormais disparu, à côté de l’actuelle fondation Louis Vuitton dans le 16eme arrondissement de Paris. Désormais, le musée des arts et traditions populaire s’est délocalisé à Marseille et s’est étendu à l’Europe et à la Méditerranée : c’est le fameux MUCEM !

Moi, je viens de Valence aux portes du duché de Provence. Et je passe souvent Noël avec ma famille de Marseille qui ramène avec elle la tradition des treize desserts dont la pompe à huile. Ma tante Martine a longtemps peint à la main les santons de Provence de la marque Carbonnel.

Ma grand-mère Evelyne doit avoir une crèche avec une cinquantaine de santons. Ces traditions perdurent et séduisent même le marketing !

Carbonnel, Les calissons du roi René, Souleiado, L’Occitane … sont autant de marques présentes au BHV pour ces vitrines Noël en Provence.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette cigale en céramique signée Monochromic. Je regarde beaucoup les émissions de décoration sur M6 et c’est vrai que le total look provençal est un peu ringard : le combo olives, cigales et fond jaune c’est un peu trop chargé. Mais le design a cette magie avec la pureté de ses lignes de moderniser n’importe quel motif. Et la cigale c’est l’identité de la Provence !

Les becs sucrés à l’honneur en Provence

Je ne suis pas une inconditionnelle du nougat de Montélimar mais j’aime de manière éperdue le calisson et tout ce qui est à base d’amande. Je pense sérieusement à aller faire un tour au musée qui lui dédié à coté de la confiserie du roi René. Cette entreprise centenaire est basée à Aix en Provence.

Elle se réfère à un roi très apprécié, un important mécène du 15eme siècle qui a marqué de son empreinte tout son duché de Marseille à Tarascon. Si vous êtes de passage à Marseille, n’hésitez pas à grimper la tour du roi René pour avoir une vue inoubliable sur le Vieux port.

Cette confiserie très traditionnelle a sorti un beau coffret : celui des treize desserts en Provence. Il se compose de figues, de fruits secs, de nougats… Le chiffre treize est une référence au Christ et à ses apôtres. Par ailleurs, on dispose les nappes de la table de Noël par trois en référence à la Trinité.

J’aime beaucoup ces références chrétiennes, des traditions qui remontent même au 12eme siècle. D’ailleurs, en me documentant pour écrire cet article, j’ai découvert que la création de crèches provençales était un acte de rébellion.

Durant la Révolution française, les Marseillais ont trouvé une parade comme on leur interdisait de célébrer une messe de minuit. Dans la foulée, ils ont lancé une fête aux santons qui célèbre cette année ses 200 ans.

Les santons de la crèche provençale, une communauté chrétienne en miniature

Quand j’étais petite, j’adorais installer la crèche avec mon frère parce qu’on déballait les santons que ma tante avait peint à la main pour l’entreprise Carbonnel. Elle m’épatait à réussir un travail si minutieux à une cadence industrielle : j’avance le chiffre de 200 santons à peindre chaque semaine. On installait le ravi de la crèche, le maire, les anges et surtout la sainte famille car le petit Jésus est bien entendu le plus beau des santons.

Ma mère a complété la collection avec les rois mages et des chameaux. En novembre, j’ai vu une chouette crèche grandeur nature dans un centre commercial à coté de Cayenne. Je vous invite à visiter une église pour se recueillir devant une crèche car la naissance de Jésus, le Sauveur c’est la vraie bonne nouvelle qui change une vie !

Ma tante m’a fait un très chouette cadeau depuis une dizaine d’années. C’est une toute petite crèche bolivienne trouvée à la foire aux santons de Marseille. Elle est toute simple, minimaliste au possible. L’objet idéal quand je vivais dans une mini boite à chaussures de 9m².

Cela faisait un moment que j’en avais envie. Je me suis rendue compte que les régions et leur Histoire ont une vraie importance des siècles plus tard, malgré la mondialisation. Cet attachement des gens à leur région : les Flandres, la Provence m’a beaucoup inspiré cet hiver dans les pages de mon bullet journal.

Je crée une nouvelle page thématique dans ce blog que vous pouvez retrouver ici : elle est dédiée aux régions que j’aime : Paris et sa banlieue, ma patrie d’adoption depuis quinze ans, les Hauts de France car mes grands-parents maternels viennent du Pas de Calais et enfin Marseille et la Provence, Valence d’où je viens, c’est la porte de la Provence !

Cet hiver, je suis aussi allée sous le soleil de Guyane : un mois de novembre aux antipodes…