Carnets de voyages urbains

Les (rocambolesques) aventures de Margot en Guyane

Cette semaine, j’ai vécu un sacré voyage initiatique : premier déplacement professionnel lointain, premier vol long courrier, première visite sur un autre continent que ma bonne vieille Europe…et évidemment premier voyage en Guyane.

Le but de ce voyage était de mettre en place avec mes collègues guyanais et antillais de nouvelles idées pour mieux servir les librairies religieuses de la Guyane. Ce fut un déplacement professionnel très riche qui donne envie d’expérimenter des techniques de vente qui vont donner du fruit dans les mois à venir mais qui oblige aussi à surmonter de sacrés enjeux liés à la mondialisation.

Il était important de nouer des contacts, aller sur le terrain pour mieux comprendre les réalités économiques de ce métier qui me passionne depuis dix ans. Je suis très reconnaissante à mon entreprise de pouvoir vivre ceci dans mon parcours professionnel.

Découvrir autre chose que l’Hexagone à mes trente-cinq ans…

Et puis en tant que citoyenne française, j’ai découvert une France plurielle. La Guyane est le premier département d’outre mer que je visite. Quand j’étais enfant dans les années 1990, je trompais l’ennui chez mes grands-parents privadois en regardant Dimanche Martin le dimanche après-midi… Le présentateur faisait gagner des séjours en Antilles et en Guyane avec Air France et je rêvassais un peu…

Trente ans plus tard, me voici dans un vol long courrier pour Cayenne, patrie d’Henri Salvator et de Félix Eboue. Le vol en soi fut une aventure car je suis plus habituée aux charters low cost Wizz air très rudimentaires pour les vacances en Bulgarie. J’ai regardé plein de films que je n’ai pas eu le temps de voir cette année : Elvis, Downtown Abbey II, Qu’est ce qu’on a encore fait au bon Dieu 3… Je me suis amusée du format dinette des collations Air France…

Et puis je suis arrivée à Cayenne. La descente vers l’aérogare vaut le détour, ce n’est pas le moment de ronfler à côté du hublot…

Mais c’était éprouvant huit heures trente de vol dans l’avion miniature format Playmobil.

Plutôt que de raconter jour par jour mon voyage, j’ai voulu choisir un format thématique plus original. Pendant quatre jours, je n’ai visité que la Guyane urbaine : Cayenne et Kourou, tournée des librairies oblige.

Kourou et Cayenne sont les deux villes principales du département, distantes de 60 kilomètres l’une de l’autre. Il n’y a pas de routes secondaires et les embouteillages sont légions à Cayenne (j’en ai fait les frais l’avant-dernier jour, sensé être le dernier jour, sacrés ascenseurs émotionnels…).

Kourou

A Kourou, j’étais logée à l’hôtel des Roches, un hôtel au top avec piscine king size et vue sur les îles du Salut… Les seuls voisins qui me saluaient étaient des vacanciers en Guyane tandis que les employés en mission pour le centre spatial étaient sacrément mal lunés et dans leur bulle spatio-temporelle.

Notre entrepôt est hébergé avec beaucoup de dévouement par un couple d’entrepreneurs guyanais au sein d’une société d’armoires électriques. C’était vraiment passionnant de voir leur activité d’un autre secteur que le mien pour apprendre des uns et des autres.

A Kourou, j’ai visité une petite partie du centre spatial qui lance la fameuse fusée Ariane. C’était intéressant mais je ne suis pas une fana de l’espace car je suis effarée par toute la pollution et les dégâts sanitaires pour la population provoquée par cette fusée. D’accord, elle génère des milliers d’emplois mais …

Mon meilleur souvenir de Kourou, c’est cet excellent déjeuner de midi à Dzindzano, un restaurant mahorais à la cuisine savoureuse comme artisanale. Le cadre était hors du commun avec cette vue mer exceptionnelle. Je me suis régalée car c’était peu pimenté. Je ne me suis jamais aventurée auparavant à manger des accras de crevettes, un filet mignon sauce gastrique et surtout une mousse chocolat et crème sur lit de bananes écrasées.

La formule entrée plat dessert coûtait 26€ et c’était bien meilleur que les plats semi-industriels que nous avons mangé dans un restaurant plus chic quelques jours plus tard à Cayenne…

Cayenne

J’étais un peu frustrée de ne pas avoir plus de temps pour visiter le centre-ville de Cayenne mais il faut bien avouer que j’ai souffert tous les jours de l’humidité ambiante. J’ai trouvé que le soleil tapait sacrément fort en Guyane et je me réfugiais vite à l’intérieur. Les climatisations sont omniprésentes en Guyane et elles et moi ne faisons jamais bon ménage. Je les coupais la nuit et j’ai manqué d’une bonne couette.

J’ai visité les librairies Les délices de la vie, Sel et lumière ainsi que The Gift shop. Cette rencontre avec d’autres confrères du métier était vraiment enrichissante. Je me suis rendue compte à quel point un parking était indispensable pour un commerce. Le vrai défi de mon métier est de jongler avec les navires du Havre pour que les nouveautés arrivent le plus rapidement possible en Guyane et aux Antilles.

A Cayenne, j’ai vraiment aimé déjeuner au restaurant The Wood pour ses brochettes de bœuf vraiment copieuses et savoureuses. En Guyane, j’ai vraiment fait le plein de jus de fruit bien vitaminés. Ils m’ont bien aimé à tenir le bon quand je me suis réveillée tous les jours à 4h30, heure locale. Sacrée horloge biologique.

Enfin, l’heure de rentrer approche. J’ai un peu honte de raconter ma mésaventure d’hier à l’aéroport car je me suis trompée de jour avec mon billet. Je me suis présentée un jour trop tôt à l’aéroport et l’ambiance était assez électrique. Les contrôles policiers se sont intensifiés ces derniers temps à cause des trafics de drogue qui utilisent des pauvres gens comme réceptacles de drogue. Ces fameuses mules comme on les appelle. Leurs oppresseurs les appellent comme ça, ne les déshumanisons pas nous aussi.

C’était un beau voyage, confortable grâce aux bons soins de mon entreprise mais ce n’était pas un voyage insouciant et reposant. Ce genre de voyage m’a ouvert l’esprit et fait sortir de ma zone de confort. Je remercie infiniment mes collègues guyanais et antillais pour leur accueil extraordinaire. Je leur souhaite le meilleur pour développer leur activité professionnelle et la nôtre en partenariat.

La Guyane est un département luxuriant, d’une grande beauté naturelle qui doit composer avec ses réalités sociales pour pouvoir se développer économiquement. Ils ont de sacrées ressources et du talent !

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyages :

Un week-end en famille dans le Vieux Lille pour la Toussaint

-Un avant goût de vacances à Marseille en famille

– Le bal littéraire des sardines se met à l’heure bulgare tous les étés

Carnets de voyages urbains

Le week-end de la Toussaint en famille sous le soleil de Lille

En automne, c’est la tradition ! Nous aimons profiter des derniers feux de l’été au Nord. En 2014, notre lune de miel s’est déroulée à Bruges avec 20 degrés le 1er novembre. En 2018, nous avons visité Anvers… Cette année, les prix étaient vraiment fous pour aller en Belgique. Alors, nous avons décidé d’aller visiter Lille, son beffroi, ses friteries…

Lille est une destination imbattable, merci Ouigo (60 euros aller retour pour trois personnes). Vu la beauté de cette ville-musée, c’est vraiment la honte pour moi de ne découvrir Lille qu’à trente cinq ans.

Jour 1 : Un samedi historique, record de températures automnales

On arrive vers treize heures au Ibis budget près de la porte de Gand, un hôtel fort rudimentaire mais très proche du Vieux Lille. Avant d’aller faire la sieste, nous trouvons rue de Gand, un estaminet pour manger.

Il s’appelle Le bistrot lillois. Les plats ne sont pas hyper savoureux mais le cadre et la gentillesse du personnel ont fait le reste. Rapidement, la petite cave dans laquelle nous mangions s’est remplie.

L’endroit était vraiment magnifique avec ses vieilles radios en bois. C’est comme si le grand Jacques (Brel) allait arriver d’une minute à l’autre de Bruxelles pour un récital.

Les prix avoisinent ceux de Paris pour l’addition mais on a beaucoup apprécié la belle coupe chantilly spéculoos du menu enfant qu’on s’est partagé à trois.

Après la sieste, on était requinqués pour aller flâner dans les rues piétonnes du Vieux- Lille. C’était une véritable marée humaine, le combo vacances de Toussaint + été indien au maximum : terrasses de cafés bondées même le soir.

Je me rends compte que ces deux ans de pandémie nous ont collectivement transformé. C’est à la fois compliqué et tellement grisant de se retrouver parmi autant de monde après avoir été longtemps confiné…

J’ai été subjuguée par la façade Art déco de l’Huitrière qui abrite désormais un magasin Louis Vuitton. Je vous recommande cet article de Nord découverte qui retrace son histoire beaucoup mieux que moi.

Lille est une très belle ville pour faire les magasins. Il y a un bel effort fait par la voirie pour maintenir le centre-ville piéton le plus propre possible. J’ai particulièrement aimé la rue du musée d’art et d’Histoire L’hospice comtesse : rue de la Monnaie.

Avec mon mari, on s’est émerveillé devant cette devanture. On ne saurait dire si c’est une maison ou un immeuble car il n’y a qu’un ou deux étages avec des combles. On se croirait vraiment à Delft, la ville de Vermeer avec ses vieilles fenêtres, ses petits volets carrés.

L’architecture flamande est vraiment majoritaire en Europe. C’est elle qui est choisie pour l’imaginaire de Noël dans mes boutiques favorites : Hema, Sostrene Grene

Lille d’ailleurs est très cosmopolite. Elle se trouve au carrefour de l’Europe entre le Royaume-Uni et la Belgique…Ce samedi, on entendait parler néerlandais, espagnol… Les cuisines du monde entier cohabitent : un restaurant mexicain, des spécialités portugaises, des choux à la crème bien français…

La Grand’place était un passage obligé de ce week-end. Je dois avouer que j’ai beaucoup sous-estimé cet endroit tant celle de Bruxelles m’en a mis plein les yeux… Ici, on ne peut que constater l’éclectisme architectural : la Vieille bourse Renaissance avec ses arcades italiennes et sa cour intérieure et le modernisme 20eme siècle de l’immeuble La voix du Nord construit en 1936. L’ossature métallique a été recouverte par une sculpture en pierre de faible relief.

Concevoir cette composition comme une affiche est très avant-gardiste pour l’époque. Les blasons de vingt et unes villes de la région sont entourées de treize personnages emblématiques. Le groupe allégorique qui surplombe l’édifice représente l’Artois, la Flandre et le Hainaut.

Coup de cœur pour l’office de tourisme voisin. Il est abrité dans un ancien hôtel médiéval construit par le tycoon de l’époque : le duc de Bourgogne qui y est venu seulement trois fois. C’est un bel endroit avec beaucoup de ressources documentaires et de produits dérivés pour garder un beau souvenir de sa visite. Ils organisent des tours de la ville en bus si cela vous dit !

Jour 2 : Un Dimanche pépouze tranquille sur les bords de la Deûle

Le dimanche matin, on se lève tôt car nous nous sommes promis d’aller faire un tour à la pâtisserie-salon de thé Meert, l’institution de la ville. Ils ont même des boutiques à Paris. Un gentil client quand je travaillais à la librairie 7 ici m’a offert une de leurs gaufres pour découvrir. Celles à la vanille de Madagascar sont évidemment les meilleures. Speculoos c’est pas mal non plus mais j’ai moins apprécié marrons et pistaches.

Meert se vante de compter parmi ses clients le général de Gaulle ainsi que Buffalo Bill (une vitrine raconte l’histoire de sa visite). C’est le plus beau salon de thé que j’ai jamais vu.

Ensuite, nous vous dirigeons vers la citadelle construite par Vauban. L’architecture militaire n’est pas vraiment ma tasse de thé mais je sais que Vauban s’est pas mal illustré dans le Nord de la France notamment à Montreuil sur mer, la ville natale de mon grand-père.

Le sentier de promenade de la citadelle était un bel endroit de promenade avec ses petits ruisseaux et son mini parc d’attractions semi-payant. Notre petite fille a bien profité des jeux gratuits et j’avais bien envie de faire un petit tour de bateaux électriques sur la Deûle.

L’après-midi, nous avions décidé d’aller visiter la maison natale du général de Gaulle, rue Princesse. Elle se situe dans un quartier un peu excentré et nous étions un peu déçu de ne pas trouver un joli petit café dans le coin. Nous avons dû nous rabattre sur une taverne un peu surpeuplée le dimanche après-midi. La serveuse s’était déguisée pour Halloween et elle foutait sacrément les jetons avec son œil de verre.

Je n’aime pas Halloween, c’est moche, morbide et ça ne vend pas du rêve comme Noël. Ce n’est pas du tout féerique.

Nous étions encore plus déçus quand on a compris que sans réservation, nous ne pourrions pas visiter la maison. C’est un peu de ma faute car il faut toujours vérifier un site internet d’un musée avant de s’y pointer. Je comptais sur un flyer qui annonçait visite gratuite le dimanche soir à 17 heures. Mais je reviendrai ! J’avais vu quelques jours auparavant le film De Gaulle avec Lambert Wilson et Isabelle Carré.

Lille est vraiment liée à Charles de Gaulle, surnommé le grand connétable de France. Il existe un parcours de Gaulle à travers la ville. C’est un vrai miracle que le vieux-Lille hérité de la Renaissance n’ait pas été touché par les bombardements allemands et alliés pendant la seconde guerre mondiale. Ce sont beaucoup les faubourgs de Lille et ses environs qui ont subi de lourds dégâts.

Pour une prochaine visite, j’ai bien envie de visiter Roubaix et sa fameuse piscine, la villa Cavrois à Croix… Il serait de bon ton de cesser de caricaturer les Hauts de France comme le pays des Tuches. C’est une région splendide avec des gens accueillants dans les commerces et les restaurants.

C’est aussi une région très riche qui compte de nombreux entrepreneurs comme les plus grandes fortunes de France : Bernard Arnault vient de Roubaix. Roubaix, c’est là où tout commença pour Promod, Camaïeu

Mon mari et moi avons adoré Lille et comptons bien y revenir à l’occasion du marché de Noël ou bien on envisage une journée shopping sur la journée tant c’est proche de Paris. Je regrette de constater la sous représentation touristique de Lille alors que c’est sans doute l’une des plus belles villes de France.

Une ville-musée qui entretient avec talent son passé médiéval et Renaissance !

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage urbains :

Bern, au pays des ours

Un avant goût de vacances à Marseille

Carnets de voyages urbains

J’ai fait Pékin Express en solo… je suis allée en train puis en voiture puis à pied au Touquet !

Il y a des expériences un peu dingos que j’aime tenter. Depuis que je suis maman, cela ne m’arrive plus de partir en week-end toute seule. Je voulais partir avec deux copines mais nos agendas ne se sont pas coordonnés.

Mais je voulais absolument boucler ce bel été par un dernier salut à la mer, sa vue me ressource tellement.

J’aime le Touquet car c’est le berceau de la famille de ma mère. Mes grands-parents sont enterrés à Montcavrel, à quinze kilomètres de la fameuse Canche, la rivière qui sépare Etaples du Touquet.

Le coin de détente de mon grand-père pécheur, à égalité avec le plongeoir du Touquet, où il faisait rigoler les filles dans les années 1950.

Je vous recommande Merlimont, une petite ville familiale où l’on mange d’excellentes moules frites.

Donc, je suis partie en week-end samedi dernier, quand le monde entier pleurait la reine d’Angleterre, aux kiosques à journaux, gare du Nord. La météo annonçait des averses, il a fait un temps superbe. Heureusement, vu les péripéties que j’ai vécu.

Je garde une dent contre la SNCF et la mairie du Touquet qui organisent n’importe comment les navettes vers la gare d’Etaples. J’avais déjà vécu ce genre de désagrément en famille en juin 2020 et cela devient vraiment lassant.

La prochaine fois, j’irai à Trouville , véritable station de métro parisienne dans le Calvados. Je me demande même si ce n’est pas fait exprès pour décourager les voyageurs sans voiture.

J’ai pu compter sur la gentillesse d’une dame et sa fille qui m’ont conduite jusqu’à l’aéroport à l’entrée du Touquet pour reprendre la navette. Seulement la prochaine était prévue dans seulement deux heures. Alors, j’ai pris ma valisette à deux mains pour parcourir les 3 kilomètres qui me séparaient du centre-ville.

Au début, c’était une ballade plaisante au milieu de splendides résidences secondaires aux volets clos, dans la pinède et les feuilles mortes qui annonçaient l’automne. Mais passé le rond-point du musée du Touquet, j’en ai quand même eu ma claque.

Heureusement, mon hôtel se situait à 50 mètres du front de mer et du mini-golf. Pour la modique somme de 90€, j’ai eu droit à une chambre individuelle dans une auberge de jeunesse un peu défraichie. J’hésite encore à vous conseiller l’endroit car se sécher avec les draps et les taies d’oreiller, c’était un peu light comme prestations hôtelières…

Le lit n’était pas très bon, les prestations étaient très rudimentaires pour le prix payé, les cloisons étaient fines comme du papier à cigarette (j’ai même entendu le voisin ronfler)… Mais la plage était là, toute proche. Car c’était vraiment pour elle (et faire les magasins) que je suis venue !

L’après-midi, je me suis régalée à déambuler dans les rues du centre-ville, à flâner dans les magasins de fringues et de décoration rue Saint-Jean… Cela me fait bien marrer de rentrer dans les magasins qui vendent des spa et des jacuzzis pour résidences secondaires.

Je crois que mon mari est presque ok pour notre retraite. Les commerçants sont très sympathiques dans l’ensemble même si on sentait bien que la saison était bien finie.

Le meilleur moment du week-end a été la fin de journée sur le front de mer. Le mini golf est vraiment un bon spot le samedi soir pour boire un verre avec ses amis. Je suis allée manger une bonne entrecôte sur la terrasse de l’Enduro à coté du fameux Aqualud dont le sort est en suspens.

L’esplanade qui donne sur le club de plage Joie de vivre est vraiment un bel endroit le soir, même si c’est beaucoup moins animé que la rue principale de Sozopol, en Bulgarie.

Le lendemain, la journée est passée assez vite. Je me suis régalée avec un bon film Le tigre et le président avec Jacques Gamblin et André Dussolier. La caissière du cinéma Les trois as était très accueillante, le cinéma était très chic.

Les prix concurrençaient ceux de la capitale : 10.30€ l’après midi mais le prix de la séance du matin était correct.

Le Touquet est une charmante bourgade de 4200 habitants à l’année. Cette station réputée attire plus de 250000 habitants en pleine saison, dont une clientèle majoritairement anglaise depuis ses origines au 19eme siècle. D’ailleurs, la ville a décidé il y a quelques jours de rebaptiser son aéroport en hommage à Elisabeth II.

La fin du voyage a été ternie par un sacré stress de ne pas avoir de navette pour reprendre le train. Les horaires donnés par l’office de tourisme n’étaient pas les bons et les taxis étaient tous pris d’assaut. Heureusement, la navette est arrivée à l’heure indiquée sur l’abribus et j’ai pu compter sur la solidarité de deux jeunes touristes belges qui m’ont filé 1 euro pour pouvoir la prendre.

Car bien évidemment, je n’ai jamais de cash, pensant que le sans contact est répandu partout.

Finalement, ce week-end en solo était une bonne expérience pour me rappeler mes qualités de débrouillardise et d’improvisation car c’est toujours mon mari qui organise les checkings et autres organisations de nos voyages. J’ai réussi Pékin express au Touquet mais la prochaine fois cela sera en duo avec mon numéro complémentaire !

Retrouvez-ici mes derniers carnets de voyages sur le blog :

– Un air de vacances début juin à Marseille

Voyage à Bern, au pays des ours

-Deauville / Trouville, le 21eme arrondissement parisien

Carnets de voyages urbains

Faire découvrir à ma fille le plateau ardéchois de mon enfance pour le 14 juillet !

C’était prévu depuis des mois, nous avons réservé nos billets de train bien à l’avance pour les 90 ans de ma grand mère, Evelyne. Nous avons sacrément bien fait car c’était le pire week-end de l’année à vivre à Paris. A 1200 mètres d’altitude, nous étions relativement au frais.

Retour sur ces quatre jours en famille, un dépaysement total alors que je n’aime pas beaucoup la campagne. A l’exception de celle-ci : Sagnes et Goudoulet. C’est ma campagne parce que sur ce p’tit bout de terre d’où vient ma famille, j’y suis appréciée et connue même quand je m’absente pendant presque cinq ans. C’était touchant cet accueil réservé à mon mari et ma fille quand nous sommes venus la présenter aux grands oncles et grandes tantes.

Jour 1 : 14 juillet sous le cagnard à Valence mais dans la piscine à l’Epervière.

On prends le train à Marne la Vallée avec un excellent pain aux raisins parmi les touristes du monde entier qui se promènent avec des oreilles de Mickey. Tout fonctionne pour nous mener à Saint-Péray chez mes parents où le soleil cogne sacrément fort. Nous ne sommes pas les seuls à profiter du centre aquatique de l’Epervière : le parking est plein.

Le billet d’entrée est salé : 10.50€ l’entrée pour une petite fille de 3 ans et demie mais ça vaut le coup. Nous testons tous les toboggans sauf celui de la chute libre et profitons avec allégresse des bassins.

Puis, mon père nous embarque dans la zone industrielle des Auréats pour tester un bar-concert. C’est un brasseur de bières qui a enrichi son activité d’une salle de concert pour écouter de la musique folk. Je ne suis pas une fan de bières mais le concept est intéressant : ça s’appelle les Zythonautes.

Jour 2 : Au bord d’une piscine naturelle fort bucolique : le pont Vieux de Sagnes et Goudoulet.

Après un trajet en voiture un peu éprouvant (50 kms de montagne pour une petite fille), nous prenons nos quartiers d’été au gîte de la Berthe (du nom d’une dame qui aidait mon arrière grand-mère à tenir l’hôtel du village) loué par l’auberge Chanéac, celle de nos cousins.

Le gîte est très confortable avec tous les équipements ménagers : on a bien utilisé le lave-vaisselle par exemple… Je vous le recommande pour sa très belle vue depuis la salle à manger.

En bas du gîte, il y a une rivière qui s’appelle la Padelle et un chouette point d’eau : le Pont-vieux. C’est là où j’ai eu mon premier cours de bébé nageur sauvage et mes plus beaux souvenirs de baignade enfant avec mon frère et mes cousins marseillais. On entend une petite cascade d’eau, les rochers sont agréables pour les fesses, le cadre est super joli… Ma fille a joué avec des cousines qu’elle a rencontré et je me suis dis que l’été commençait très bien !

Le soir, on a joué avec mon frère et Ellyse à Azul. Ce sont deux experts en jeux de société et j’étais bien contente de voir que notre cadeau de Noël avait tapé dans le mille. Nous nous sommes bien régalé avec ce jeu de qualité qui reprend l’esthétique de ces fameux carreaux portugais : le sac en tissu, les pions, le plateau de jeu… Ce jeu mérite bien son prix.

Jour 3 : Une réunion de famille autour de Mamie pour ses 90 ans aux Violettes à Sainte-Eulalie

On se lève tôt car j’ai promis à ma fille et mon mari de leur montrer le bois où l’on construisait des cabanes et le pré aux sauterelles. Mon grand-père Jean régalait les cousins avec de bonnes truites de rivière. L’école communale où il était instituteur de classe unique est devenu un gîte d’étape pour les randonneurs avec un pré pour les ânes. Dépaysement garanti avec l’Ile de France !

Puis les festivités ont commencé. Nous avons retrouvé dans le village voisin : Sainte Eulalie, les huit frères et sœurs de ma grand- mère avec leurs conjoints pour fêter les 90 ans de Grand-mamy. Le restaurant Les violettes nous accueillait et la cuisine était au top : terrine de légumes, truite de pays et framboisier en dessert. Nous nous sommes régalés.

Le cadre était agréable avec sa terrasse intérieure et j’ai repéré une BD fort intéressante de Futuropolis sur le piano ! Cela s’appelle L’eau vive et cela se passe aux sources de la Loire. Car le fameux mont Gerbier des Joncs se trouve à sept kilomètres de notre maison de vacances…

Je vous recommande ce cadre idyllique pour vivre des vacances détendues et rafraîchissantes. dans la famille de mon père, l’hospitalité est reine puisqu’ils ont tous des chambres d’hôtes et des auberges bien tenues et accueillantes. Je vous laisse aux bons soins des experts du tourisme ardéchois : Pierre et Claire à Suchasson, Evelyne et Jean-François à l’auberge Chanéac…

Le dimanche, nous n’avons pas eu le temps de faire grand chose car le train était prévu à 17 h 30 à Valence TGV et nous voulions éviter les gros bouchons du 14 juillet en vallée du Rhône. Je suis toujours une citadine jusqu’aux bouts des ongles mais ce retour aux sources m’a fait beaucoup de bien.

Comme toujours, j’ai cueilli un petit bouquet d’œillets des Chartreux malgré la sécheresse inévitable. J’en ai même fait une page carnets de voyages dans mon bujo !

Retrouvez-ici mes carnets de voyages dans le Sud de la France !

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois

Mes meilleurs spots en Drôme Ardèche

La série documentaire qui dresse le portrait de mon cousin Pierre, agriculteur sur France 3

Ile de France et Paris

J’ai testé les glaces des monts d’Ardèche… au pied du Panthéon à Paris : La fabrique givrée

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Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en revenant du travail ce glacier situé rue Soufflot. Marron d’Ardèche, chocolat Valrhona, Bénédicte de Vals-les-Bains sont autant de saveurs familières pour moi et ma famille drom-ardéchoise.

Ce glacier se situe entre Burger King et la Papéthèque, rue Soufflot, c’est l’adresse idéale en été pour rejoindre le jardin du Luxembourg et ses bassins.

J’ai gouté un cornet pâte d’amande de Provence et pêche blanche pour 5.50€. Ce sont les prix standard que l’on retrouve chez le glacier voisin, Amorino.

Mais c’était vraiment savoureux. On sent le savoir-faire d’un pâtissier qui vient des grands hôtels parisiens, les ingrédients viennent de terroirs que je connais : c’était la petite minute fierté.

J’ai bien entendu partagé cette bonne adresse à mes collègues et le glacier fait l’unanimité. Le nom de la marque est peu original mais les coupes glacées me font vraiment envie pour fêter ma première année de travail dans ma maison d’éditions chérie du Panthéon !

J’ai été surprise de voir que mon amie Joëlle qui vit en Alsace connaissait si bien la marque. La fabrique givrée compte dix boutiques : Arles, Lyon, Aubenas, Paris, Augny, Saint-Rémy de Provence, Bordeaux, Tournon-sur-Rhône, Boulogne-Billancourt et la fameuse place aux Herbes à Uzès.

Après Terre Adélice, l’Ardèche n’en finit pas de démontrer son savoir-faire dans le domaine de la glace-tronomie. Je vous recommande également la glace myrtille du plateau ardéchois à l’hôtel Chanéac à Sagnes et Goudoulet !

Voici quelques uns de mes carnets de voyages en Ardèche mais aussi dans le 5eme arrondissement.

Mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg en dix photos

Faire un road-trip sur le plateau ardéchois

Mes coups de cœur en Drôme et Ardèche

Carnets de voyages urbains

Un avant-goût de vacances à Massilia la belle début juin

C’est l’un des carnets de voyages que j’aime le plus écrire dans ce blog. Marseille, c’est ma ville de cœur, ex-aequo avec Paris.

J’ai failli partir y vivre en 2011 pour devenir libraire de musée mais l’amour m’a convaincu de rester dans la capitale.

Nous y sommes retournés en famille… avec notre petite fille début juin, parmi de nombreux fans de Jul de toute la France qui faisaient l’aller-retour express pour son concert au stade Vélodrome.

Chiller sur le rooftop de Roxane et Matthieu, les collines à perte de vue : le massif de l’Etoile, le Garlaban…

Nous avons été invités comme des rois par mon cousin et sa femme dans une chouette maison marseillaise des années 1960 qu’ils rénovent. Ils vivent dans le 11eme arrondissement.

Le parc national des calanques et les plages ne sont pas loin. J’ai découvert un nouveau quartier que je ne connaissait pas. Marseille compte plus de 111 villages qui se sont regroupés quand Marcel Pagnol était enfant vers 1900 à la Belle époque.

C’est la ville la plus étendue de France. J’ai bien apprécié de renouer avec une tradition mise en place par mon père quand nous venions à Marseille : la pizza du camion !

Longer la superbe corniche Kennedy avec le bus 83 et surplomber de très beaux sports de baignade.

J’avais une idée bien précise avant de venir : s’en mettre plein les yeux de bon matin le long de la Corniche Kennedy.

Cette fois-ci, nous avons eu beaucoup de chance, on a pris ce bus tôt le matin avec une très belle vue sur le rivage. C’est la Riviera avec de très belles villas sur les hauteurs et ces petites criques recherchées pour la baignage. On avait la poussette donc pas de visite dans les petites ruelles de Malmousque et Endoume (ce n’est que partie remise).

On s’est rué sur la plage des Catalans, car jour férié oblige, c’était très fréquenté dès 10 heures le matin. C’était le grand moment du séjour : une eau à 20 degrés mais beaucoup de bonheur à profiter de ce petit avant-goût des vacances d’été.

C’est la plage la plus proche du centre-ville. Elle se situe aux pieds de Notre Dame de la garde avec des immeubles un peu anciens. Quand on voit l’hôtel des bords de mer ou le restaurant et l’hôtel Feron, on se croirait dans un film de Jacques Tati, Les vacances de Monsieur Hulot… La plage n’est pas très grande mais l’évasion est là. Pour une plage urbaine d’une aussi grande ville, je suis admirative du soin de la mairie à garantir propreté, sécurité et convivialité.

Ensuite, on a fait le tour des endroits que l’on aime comme le Pharo avec sa vue exceptionnelle sur le Vieux Port depuis l’aire de jeux pour enfants. Nous n’avons pas eu le temps d’aller au parc Borély, au palais Longchamp ou à la bibliothèque de l’Alcazar sur le cours Belsunce mais ça sera pour une prochaine fois.

Je songe à faire un carnet d’adresses de mes coups de cœur à Marseille. Le magasin de Sophie Ferjani était fermé le lundi rue de la République mais nous reviendrons. Il se situe aux pieds du quartier du Panier dont on voit les fortifications. Impressionnant !

Le Vieux-port, un rendez-vous incontournable du touriste.

Je vais toujours au centre-ville car le Vieux-Port m’aimante.

Grâce à ce documentaire Il était une fois Marseille raconté par Clara Luciani sur France 3, j’ai appris que le Vieux-Port avait été creusé dans la calanque de Lacydon. Comme Marcel Pagnol est mon écrivain préféré, il était impensable de ne pas prendre le ferry boat, le plus court ferry au monde.

Depuis 1880, il relie la mairie de Marseille à la place aux huiles Quai Rive neuve, juste à coté du bar de la Marine. D’ailleurs, le bateau s’appelle César, en honneur au plus célèbre de tous les bistrotiers marseillais.

Tourisme Marseille

La traversée coûte 0.50 centimes et c’est vraiment un souvenir agréable surtout quand on croise des bateaux qui quittent le port. Mon plus beau souvenir de stage fut d’assister au feu d’artifice du 14 juillet en 2011 en haut de la tour du roi René au Mucem.

J’aime aussi les BD Léo Loden, des éditions Soleil. C’est un détective privé, ancien policier qui résout des affaires avec son oncle Louis-Ulysse. Ils tentent de faire rimer légalité avec coutumes marseillaises décontractées…

Et puis, bien évidemment, comme j’étais ado dans les années 2000, que serait Marseille sans les films Taxi produits par Luc Besson. Le premier film avec sa bande originale signée IAM et d’autres rappeurs marseillais est une bonne comédie que j’aime revoir de temps en temps.

Ma nouvelle passion pour les ports français : Le Havre, Marseille…

Depuis que j’ai commencé il y a un an, une nouvelle carrière dans l’import-export de livres, je découvre un univers totalement fascinant : les containers dont on attend les bateaux d’Asie et qui captivent toute une région.

Dans le train des vacances, j’étais d’ailleurs en train de lire Angie ! le dernier roman de Marie-Aude et Lorris Murail, une enquête policière qui se déroule au Havre dans le milieu des dockers. J’ai hâte de chroniquer cette pépite dans un prochain article.

Le patrimoine industriel de Marseille est passionnant, il découpe la ville de manière assez précise : les villas des armateurs et négociants sur la corniche, les dockers et les ouvriers dans les HLM des quartiers Nord vers l’Estaque. Il serait grand temps de ne plus tordre le nez de dégoût en déclamant que Marseille est une ville portuaaière.

A chaque visite à Marseille, nous allons faire un tour à la Joliette pour manger au restaurant Vapiano dans le centre commercial Les terrasses du port. C’est une bonne adresse donnée par mon cousin. La cuisine n’est pas ouf (je dirai même industrielle) mais la vue sur les bassins de la Joliette l’est assurément !

Marseille est désormais un port de paquebots de croisières principalement (l’un d’eux héberge des réfugiés ukrainiens en ce moment) Mais au 19eme siècle, le commerce maritime a fait la prospérité de la ville.

Entre 1860 et 1914 avec la percée du canal de Suez, Marseille a vu sa population doubler. Le Vieux-Port étant trop petit, les docks ont été construits sur le modèle des docks anglais pour stocker des énormes quantités de matières premières.

Marseille s’est illustrée dans le négoce et l’industrie : l’huile et les savons, le sucre, la réparation navale… Le port de la Joliette me passionne car ce fut la porte de l’Orient quand la France possédait un grand empire colonial. Avec la fermeture des docks dans les années 1990, les temps sont devenus durs pour de nombreuses familles de dockers. C’est ce que montre Robert Guédiguian dans ses films comme Gloria mundi par exemple.

Une prochaine fois, nous irons dans le quartier de l’Estaque, au nord de la ville. C’est un très beau village avec une longue histoire artistique. C’est en peignant ses paysages le long de la Côte bleue que Cézanne inventa avec Picasso le cubisme.

Il serait malhonnête de cantonner Marseille à l’OM. On oppose souvent Paris à Marseille. J’espère que cet article reflètera au mieux la richesse culturelle de la ville : la littérature, la BD, la chanson, le cinéma, le patrimoine industriel… C’est évident qu’il y aura un autre article sur Marseille pour raconter les success story de deux grandes marques : Ricard et Orangina !

Un amour en commun pour la ville-monde : Marseille

J’ai aimé ce documentaire car il interviewe de nombreux Marseillais célèbres comme anonymes : Ariane Ascaride, Akhenaton, Macha Makeïeff, un linguistique, un vieux monsieur dont toute la famille a été déporté dans le quartier du Panier. Ils viennent de tous horizons, qu’ils soient italiens, arméniens, pieds-noirs d’Algérie, russes blancs et constituent une ville-monde : Marseille…

On peut les trouver excessifs, chauvins, de mauvaise foi…

Mais je réalise qu’en une dizaine de séjours à Marseille, j’ai rencontré une majorité de gens gentils, soucieux des autres et engageant la conversation facilement : un monsieur tatoué de la tête aux pieds qui a blagué avec ma fille et sa peluche dans le bus. Ce qui me touche le plus, c’est la manière dont ils parlent de leur ville avec un amour farouche.

Je le sais bien, j’y ai droit avec les huit Marseillais de ma famille ! C’est indéniablement eux qui m’ont transmis cette passion pour cette ville !

Retrouvez-ici mes précédents carnets de voyages à Marseille :

-Road trip à Marseille

Marée humaine à la plage, un véritable théâtre social

Ile de France et Paris·Lifestyle

Fromaville, reconnecter le 9-3 à son passé campagnard

Le premier producteur de fromages du 9-3 est l’un des meilleurs potos de mon frère depuis le lycée. Il s’appelle Xavier et s’est reconverti fromager après une carrière à parcourir les hypermarchés français pour un grand groupe américain spécialisé dans l’industrie de l’hygiène et des cosmétiques.

Il a ouvert sa fromagerie urbaine en octobre 2021. Son pari a rapidement suscité l’engouement sur les réseaux sociaux. Xavier s’est appuyé sur une fidèle communauté de followers à qui il racontait l’histoire d’un fromage par jour sur Instagram. Puis il a mené une campagne de crowdfunding pour créer son commerce

Ce projet rencontre son public car il répond à bon nombre d’aspirations de consommateurs et d’entrepreneurs : privilégier les circuits courts quand on en a sa claque des supermarchés impersonnels où l’on ne sait pas si ce que l’on trouve dans son assiette n’a pas traversé la moitié de l’Europe par exemple.

Au départ, je reconnais que j’ai trouvé l’idée saugrenue. Mais le gars ne vient pas de nulle part, il connait les rouages de la grande distribution. Et surtout il a fait de sa passion, son métier. Cette dimension affective se ressent dans ses stories Instragram.

Son aventure entrepreneuriale m’a intéressée car récemment, j’ai pris le chemin contraire. Après dix ans derrière la caisse d’une librairie, je m’occupe de la diffusion de livres à une échelle industrielle. C’est à dire que je ne vois pas physiquement les produits que je vends. Je comprends tout à fait le sens de toutes ces reconversions professionnelles de cadres dans les métiers de bouche ou dans le domaine de l’épicerie fine.

Dans un commerce, on rencontre directement ses clients et on sait rapidement nos produits plaisent et pourquoi. Xavier a eu la bonne idée d’organiser son espace de vente attenant à son atelier de production de 75m² pour que les clients puissent voir la fabrication de leurs fromages. La pâtisserie Aux merveilleux de Fred a adopté la même stratégie gagnante.

Nous avons pu goûter un claquos de Saint Ouen, un pavé des Puces et surtout un excellent yaourt vanille. Le lait est collecté deux fois par semaine à moins de cent kilomètres de Fromaville dans un utilitaire-citerne chez des agriculteurs bio. Avec ces récoltes de lait, il produit 400 fromages.

Le claquos était vraiment délicieux, ma collègue Joëlle qui vient de Saint-Denis m’a dit que c’était un fromage connu dans le département. Mais j’ai moins aimé le pavé. Les yaourts étaient vraiment savoureux, nous allons y retourner pour tester d’autres parfums car bien sûr ma fille a adoré !

Une marque moderne qui s’appuie sur le passé

Cela m’a rappelé un de mes devoirs d’anthropologie qui portait sur les décors de commerces alimentaires parisiens entre 1850 et 1914 : Avant le supermarché, le décor du magasin alimentaire était un art . J’ai découvert qu’il y avait des laiteries à proximité de Paris dans les petits villages qui seront annexés après 1860 ou que le lait était convoyé par chemin de fer.

Les boulangeries, crèmeries ou encore charcuteries ornaient leurs devantures de panneaux peints et fixés sous verre, autant d’images d’Epinal pour rappeler les origines paysannes des Parisiens qui se sont massivement exilés en ville.

Fromaville s’est fondé sur l’histoire industrielle de Saint-Ouen comme ancrage de son identité. Un commerce, c’est comme une personne, on aime savoir d’où elle vient et les valeurs qu’elle porte. Ce sont les clés du succès du storytelling sur Instagram.

L’identité visuelle des produits Fromaville (la vitrine, le logo sur les sacs en papier, les étiquettes des fromages) a été confiée à l’agence de design Saguez et partners.

L’emplacement de la boutique n’a pas été non plus choisie au hasard. Fromaville se situe dans le quartier des Docks à Saint-Ouen. L’arrivée de la ligne 14 du métro parisien attire les familles et les jeunes actifs (ceux qu’on qualifie avec caricature de « bobos ») qui veulent vivre dans plus grand.

Je parie que Fromaville parviendra à réunir une clientèle de trentenaires qui aime préparer son apéro du week-end entre copains et une clientèle plus âgée et retraitée qui prend soin de choisir sa meilleure viande, son fromage et son pain comme sur l’esplanade de Maubert Mutualité ou place Gambetta dans le 20eme arrondissement.

Quel que soit son âge, le Français type comme vous et moi est un épicurien qui aime le bon pain, le bon vin et le bon fromage. C’est cliché à fond mais ce n’est pas près de changer. Son témoignage a fait l’objet d’un article de qualité dans Les échos, que je vous partage ici.

Fromaville, 10 rue des Bateliers, 93400 Saint Ouen. Ouvert du mardi au samedi.

Ile de France et Paris

Mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg en dix photos

Droits réservés Kirua . Wikipédia

En avril dernier pour mon anniversaire, nous avons profité en couple d’une pause déjeuner pour aller pique-niquer au jardin du Luxembourg et rejoindre le métro en passant par l‘île de la Cité. Les terrasses des restaurants étaient encore fermées à double tour, les touristes n’osaient pas encore revenir, le printemps n’était pas à la fête à Paris comme habituellement en avril. La carte postale avait pris un sacré coup dans les coins !

Puis, en juillet, j’ai quitté le 7eme arrondissement pour rejoindre une nouvelle équipe dans une maison d’édition de choc à deux pas du Panthéon. Ainsi, j’ai réappris à aimer à leur juste valeur les quartiers touristiques de la capitale : le Panthéon et sa vue vers la Tour Eiffel en tête. Il faut dire qu’avec la rentrée, les étudiants de la Sorbonne ont apporté une animation salutaire au quartier.

En dix photos, je vous emmène dans mon nouveau quartier : Panthéon -Luxembourg

Le jardin du Luxembourg, construit au 17eme siècle sous la régence de Marie de Médicis.

J’aime beaucoup ce poumon vert rive gauche à éviter cependant quand il y a trop de monde les week-ends très ensoleillés. J’aime le grand bassin avec les petits bateaux en bois, les palmiers et les chaises de jardin en fer forgé.

C’est un parc très agréable à la fin de l’été pour profiter de la rentrée à Paris. C’est un endroit très cinématographique où l’ont peut souvent croiser des stars. Récemment, une scène très réussie de ma série Netflix favorite Lupin a été tournée devant le grand bassin. Je vous conseille également la rue Vavin et ses beaux commerces pas très loin du lycée Montaigne et de la fontaine de l’observatoire.

Voici ma station de métro chaque matin. J’ai hâte de trouver un peu de temps pour aller voir l’exposition Vivian Maier au musée du Luxembourg. Cela termine le 16 janvier 2022. Ma collègue Ana m’a donné bien envie de lire sa biographie : Une femme à contre-jour de Gaëlle Josse. Chronique à suivre dans ce blog. C’est idiot mais ce passage obligé par cet endroit fabuleux me met de bonne humeur le matin.

La fabrique givrée et La crêperie, rue Soufflot.

En septembre dernier, j’ai vraiment profité de l’été indien avec la découverte de cette adresse glacée bien agréable.

Ce sont deux jeunes chefs pâtissiers ardéchois qui emploient les meilleurs produits de ma patrie Drôme-ardéchoise pour proposer des glaces savoureuses et originales.

La crêperie, c’est une chouette terrasse avec d’excellentes galettes au sarrasin où nous avons fêté les 20 ans d’une très bonne pote (ça m’a mis un sacré coup de vieux tout de même).

J’ai pris une photo d’une autre terrasse de la rue car les nounours des Gobelins avaient pris place. C’est une initiative de communication très réussie d’un libraire de l’avenue des Gobelins, le quartier voisin. Ces peluches géantes d’1m40 marquent l’identité de tout un quartier.

Pour moi, le Panthéon et ses lycées prestigieux de la montagne Sainte Geneviève : Louis le Grand et Henri IV, me rappellent un de mes films fétiches , passion en partage avec ma grand-mère Annette et Ma Tante Julienne. Elles avaient toutes les deux un flair de l’arrière grand-mère de Vic : Poupette. Ce film a quarante ans, il a mal vieilli mais il m’a fait rêver de Paris quand j’étais enfant et ce n’est pas rien !

La Boum est une comédie qui a marqué le cinéma français mais le quartier est aussi prisé par les productions américaines Netflix à l’image d’Emily in Paris, qui s’installe dans le quartier et fait beaucoup râler les voisins. Entre les clichés sur les Parisiens dans la série et la réalité, il n’y a qu’une semelle de Louboutin !

Boulangerie moderne Robineau

En juillet dernier, lors du tournage de la saison 2 de la série Netflix Emily in Paris sur la place de l’Estrapade ; j’ai réalisé que la boulangerie où j’aimais tant déjeuner le midi était bien celle du film. La vraie boulangère est beaucoup plus sympathique que l’actrice de la série. Les produits sont vraiment bons et pas trop hors de prix pour le quartier. Cela attire tous les étudiants des universités et écoles du coin comme les salariés d’Universal de la rue.

Copyright STEPHANIE BRANCHU/NETFLIX

Les pochoirs de C215 sur les boites à lettres ou les armoires électriques du 5eme arrondissement

J’ai découvert cet artiste majeur du street-art actuel un peu par hasard. Il est partout, il crève l’écran comme je m’en aperçois de plus en plus sur Instagram : une fresque d’Angela Davis à Val de Fontenay, dans ma ville, Louis XIV à Saint-Germain en Laye sur une armoire électrique quand je me promène, sur les boites aux lettres du 5eme arrondissement autour du Panthéon…

Mirabeau – C215 – Didier Plowy – CMN

Grâce à une émission littéraire aujourd’hui disparue (21cm sur Canal+, animé par Augustin Trapenard qui accueillait alors Pénélope Bagieu et ses Culottées), j’ai appris à apprécier autrement le Panthéon et sa belle perspective vers la Tour Eiffel et le jardin du Luxembourg.

Je trouvais que c’était un endroit vieillot et poussiéreux.

La récente cérémonie d’hommage à Joséphine Baker m’a définitivement fait changer d’avis. J’étais dans la rue ce jour-là avant l’arrivée du président de la République et c’était une belle fête internationale dans la rue Soufflot.

J’aurai aussi envie de vous citer la fontaine de la place Edmond Rostand et ses terrasses, la fontaine de l’Observatoire de Carpeaux mais ils sont à la frontière avec d’autres quartiers : Odéon, Montparnasse…

Notons que je me suis régalée en juillet à reprendre le bus 38 pour aller travailler le long du boulevard Saint-Michel. J’ai alors découvert sur le trajet un magnifique immeuble en briques, construit à la fin des années 1920. Il s’agit de l’institut d’art et d’archéologie. Une merveille architecturale !

Crédits photographiques : Marc Baronnet

Paris rive gauche est aussi splendide que la rive droite surtout entre le Panthéon et le musée du Luxembourg. Et enfin…

Mon bureau à l’Alliance biblique française.

Je travaille dans une chouette maison d’édition qui valorise la lecture de la Bible en français dans le monde entier. L’Alliance biblique française existe depuis 1818, elle possède une superbe bibliothèque historique de 3000 Bibles réunies sous le règne de Napoléon III pour préparer l’exposition universelle de Paris.

Notre directeur a eu beaucoup de goût pour redécorer cette ancienne petite usine dans un style à la fois industriel, art décoratif avec du velours, de beaux luminaires, des coussins et des affiches bien choisies. C’est un bonheur de travailler ici avec une équipe chaleureuse dans de beaux locaux à deux pas du Panthéon ensoleillé le matin.

Plus que jamais, malgré les confinements, les couloirs dénués d’humanité de Chatelet les Halles à l’heure de pointe, quinze années au rythme métro-boulot-dodo, plus que jamais, j’aime mon Paris !

Retrouvez ici mes meilleurs articles consacrés à Paris et à sa banlieue ici

Quitter Paris pour Fontenay sous bois.

-Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois

-Le 7eme arrondissement tel que je le connais.

Ile de France et Paris

Une chouette virée d’automne à Saint-Germain en Laye

Un samedi matin, nous nous sommes levés avec un entrain inhabituel pour sauter dans le RER A et aller gambader dans le domaine royal de Saint-Germain en Laye. L’endroit est loin (une heure de transports ) mais tellement beau….

Nous recommandons l’adresse si comme nous vous n’avez pas de voiture en région parisienne avec des enfants. C’est vraiment très pratique car le parc se trouve juste à côté du château et de la station de RER.

Il y a un immense parc avec une vue époustouflante sur Suresnes, le Mont Valérien, Paris au loin… Les pelouses sont très agréables et il y a des jeux pour enfants très bien conçus. Le centre-ville est très agréable pour flâner et aller au restaurant. Nous avons testé une crêperie dans le centre-ville avec notre amie Sarah, originaire de Saint-Germain en Laye comme Marie, il y a quelques années.

Nous aimons également le coin car nous avons fait le banquet de nos noces à Louveciennes, non loin de la fameuse machine de Marly pour nos photos. Cette fameuse machine révolutionnaire servait à alimenter les fontaines de Versailles grâce aux eaux de la Seine.

Louis XIV est omniprésent à Saint-Germain en Laye puisque c’est la ville où il est né en 1638. Il résidera dans ce château au début de son règne entre 1666 et 1682 avant de partir s’installer à Versailles, vivre la folie des grandeurs.

Evidemment, le château de Versailles est un joyau de l’architecture française, mais le château de Saint-Germain en Laye avait déjà beaucoup d’allure. Je lui trouve un petit air du château de Downtown Abbey au Royaume-Uni.

J’ai eu un coup de cœur pour ce pochoir de C215, reproduction d’un tableau connu de tous dans les manuels d’Histoire. Je trouve que Léonardo Di Caprio dans L’Homme au masque de fer, production hollywoodienne inoubliable des années 1990, joue très bien le monarque narcissique et autoritaire.

Décidément, C215 est omniprésent dans le street-art européen actuellement. Je vous prépare un article sur mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg et je tombe très souvent sur ses pochoirs dans le 5eme arrondissement.

J’ai d’autres adresses nature à vous donner dans les Yvelines : l’île des Impressionnistes à Chatou mais aussi l’île de la Grenouillère. Ce sont des anciennes guiguettes du 19eme siècle qui ont inspiré Monet, Renoir…

Avis à tous les aficionados du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain…

Si jamais il pleut pendant votre visite, le château de Saint-Germain en Laye est un chouette musée archéologique, sauvé de la destruction par Napoléon III qui l’a transformé en musée.

Petite pensée pour la marraine de ma fille qui est venue nous voir en famille début novembre. Avec son mari et ses trois enfants, ils ont fait deux fois le musée d’histoire naturelle du jardin des Plantes. Respect !

Retrouvez-ici mes meilleurs articles consacrés à Paris et sa banlieue :

– Quitter Paris 20eme pour aller vivre à Fontenay-sous Bois

Mon 7eme arrondissement tel que je le connais

– Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois !

Carnets de voyages urbains

Un voyage d’automne en famille à Bern, Suisse

Dès que possible, j’affectionne de faire un voyage lors d’un pont de novembre pour rejoindre une grande ville européenne en Suisse ou en Belgique. Vous pouvez retrouver ici mes carnets de voyage urbains : Anvers, Lisbonne et Porto, Barcelone…

Cette fois-ci cap sur la Suisse : Bern, où vivent mon frère Ugo et sa femme Ellyse. La Suisse, j’en rêve depuis longtemps grâce à ma grand-mère Annette qui a fait de nombreux voyages chez ses amies Madeleine et Marcelle, elle me racontait les glaciers de Zermatt et le festival de jazz de Montreux…Elle nous ramenait toujours des petits chocolats suisses vraiment hors du commun.

J’ai visité Genève en une journée depuis Valence mais le voyage en bus m’a plus marquée que la ville en elle même. J’y retournerai un jour… Pour moi, la Suisse, c’est le berceau de l’Europe. C’est un très beau pays pour sa nature : ses lacs et ses montagnes. Je vous recommande donc d’y aller au printemps ou en été.

J’ai bien regretté de louper la visite à la famille d’ours de la ville (ils hibernaient,ces braves) ou de pouvoir me baigner dans le cours de l’Aar.

Jour 1 :

Nous sommes arrivés vers 13 heures après un long voyage en train et deux correspondances à Frasne et Neuchâtel (cinq heures de train avec une petite voyageuse exemplaire !). Nous nous étions levé aux aurores et nous avons traversé notre petite ville endormie au pas de course. A cinq minutes près, le train partait sans nous.

Mon frère et ma belle-sœur habitent dans la banlieue résidentielle de Bern, à quinze minutes du centre-ville en tramway. On a bien profité de leur forêt à proximité et nous avons visité les abords de fermes typiquement suisses avec des animaux : lamas et alpagas, moutons et vaches sur les hauteurs de la ville. Une journée bien dépaysante !

Je comprends l’engouement d‘Alain Auderset pour la nature en Suisse. Je vous invite à lire ses excellents romans graphiques Rendez-vous dans la forêt.

Jour 2 :

On se caille et le brouillard nous gâche la vue depuis le petit funiculaire de Marzili mais les choses s’arrangent en fin de mâtinée. On découvre la piscine de Marzili avec ses grandes pelouses et ses vestiaires en plein air. La rivière Aar avec ses eaux translucides n’est pas loin. Mon frère m’a fait saliver d’envie avec ses photos de rafting de l’Aar depuis la ville voisine de Thun.

Copyright Hôtel métropole de Bern

Je vais donc me renseigner pour trouver une location d’été pour y revenir même si ma famille aura déjà migré vers l’Australie d’ici là…

Ce deuxième jour de visite est donc totalement urbain puisque nous sommes en plein-centre ville de Bern. Nous approchons le palais fédéral de Bern avec ses cafés et ses magasins sous les arcades. La rue principale est intéressante avec ses caves aménagées en magasins, ses fontaines surmontées de sculptures de la Renaissance très colorées.

On y voit la fameuse horloge, la curiosité majeure de Bern, on passe devant la maison d’Albert Einstein pour rejoindre le pont qui surplombe l’Aar et sa vue magnifique.

Mais en toute honnêteté, nous n’étions pas emballés comme à Bruges ou à Anvers. Certes, la vieille ville médiévale est belle mais cette pierre vert caca d’oie des immeubles du centre-ville nous a laissé bien perplexes.

J’ai même pensé avec beaucoup de candeur et de bêtise qu’ils avaient reconstruit à la hâte après des bombardements (on connaît la neutralité de la Suisse pendant la seconde guerre mondiale).

Le coût élevé du moindre voyage en tram (4€50 le ticket adulte pendant une heure) ne nous a pas donné non plus bien envie de parcourir la ville plus d’une demi-journée.

A tort, j’en suis persuadée mais encore une fois, en été avec un vélo, cela aurait été beaucoup plus plaisant. Grosse déception de ne pas voir la famille Ours, les célébrités de la ville qui attirent tant les touristes comme nous.

Bern signifie fosse. Cette ville médiévale construite au 12eme siècle compte un ours sur son blason, emblème que l’on retrouve un peu partout dans la ville. J’aime beaucoup le Moyen-âge, j’ai bien aimé ces sculptures qui surmontaient les fontaines dans la rue principale.

L’une des attractions de la ville, c’est la maison d’Albert Einstein (que nous n’avons pas visité). Il y a vécu avec sa première femme Milena Maric entre 1905 et 1908. Cela me donne envie de lire la biographie de cette scientifique serbe, une véritable femme de l’ombre comme on en compte beaucoup malheureusement.

Jour 3 :

Nous allons au centre commercial voisin à pied. Mon frère nous explique que les sacs poubelles de 35 litres sont payants dans cette zone (1 franc suisse par sac). Cela encourage les gens à limiter leurs déchets. On repassera pour le carnet de voyages glamour mais j’apprécie ces voyages chez l’habitant qui nous renseignent beaucoup mieux sur les façons de vivre des gens qu’un séjour à l’hôtel.

J’y apprends qu’un appartement trois-pièces de 65 mètres carrés coûte 1300 euros par mois dans l’un des quartiers les moins chers de la capitale fédérale suisse. Aussi, il faut payer 300 euros par personne pour sa couverture santé mensuelle.

Mais les salaires sont élevés. Le coût de la vie quotidienne me fait frémir de peur à Migros, le supermarché local, le musée vivant que j’ai préféré visiter (blague!). Les moindres sucreries coûtent entre 3 et 7 francs suisses, un melon coûte cinq euros, et j’en passe.

Mais nous nous sommes régalés avec une bonne fondue, des fromages à tomber par terre et du très bon chocolat. C’était un voyage de détente où nous avons bien profité de notre famille à jouer à Saboteur et à visionner la série Maid sur Netflix (je vais en parler dans un prochain article).

Copyright Ricardo Hubbs/Netflix

C’était un très chouette voyage car nous logions chez l’habitant mais nous avons usé nos poches car tout n’était pas donné (j’aurai bien aimé profiter de la piscine municipale gratuite) : 400 euros de train pour un pont de novembre.

Retrouvez-ici mes derniers carnets de voyages urbains :

-Lisbonne et Porto

-Anvers

-Marseille