Carnets de voyages urbains

Un week-end de mariage en Rhône-Alpes

Cet été, nous sommes partis trois jours dans le Vercors à l’occasion du mariage de ma chouette cousine Olga avec Loïc.

Je n’y étais pas allée depuis une vingtaine d’années et retourner à Méaudre, Autrans, Lans en Vercors et Villard de Lans fut l’occasion d’actionner la machine à souvenirs.

Lyon & meaudre

Quand j’avais entre cinq et huit ans, nous avons passé plusieurs étés au camping de l’Oursière avec mes cousines, mon frère et mes grands-parents. C’est à Méaudre que j’ai appris à nager  et à la patinoire de Villard de Lans, j’ai eu un autographe de la championne de patinage artistique Surya Bonaly.

C’est peu dire que j’aime beaucoup le Vercors, une destination bien pratique pour de premières vacances estivales avec un bébé de six mois quand on a subi un mois de juillet caniculaire à Paris.

Nous sommes arrivés à la gare de Grenoble en TER depuis Lyon, un trajet bien agréable et ergonomique pour une poussette king size (bravo les gars!). J’ai vu Grenoble sous un autre jour et la route jusqu’ Autrans fut très belle.

vernay.jpg

Nous avons logé au Logis de France Le Vernay dans le centre d’ Autrans. L’hôtel était très confortable, bien insonorisé et le personnel avait pensé à notre lit parapluie indispensable. J’ai bien aimé leur décoration dédiée au ski et leur salle à manger assez moderne. Il y avait même une piscine mais nous n’avons pas pris le temps de la tester.

hotellevernay.jpg

Autrans-Méaudre est une chouette destination familiale aussi bien en hiver qu’en été : ski de fond, ski de piste, speed-luge, vélo, piscines et loisirs aquatiques, tout est conçu pour se régaler au vert. Je pense me convertir aux vacances montagnardes pendant l’été si le réchauffement climatique s’accentue rapidement.

Les prix de logement et d’alimentation grimpent un peu avec l’altitude mais c’est tout de même raisonnable.

Beaucoup d’amis parisiens connaissent le Vercors pour y être venus en classe de neige ou en colonie de vacances. Moi, j’ai eu le droit au devoir de mémoire du maquis du Vercors et cela m’a un peu traumatisée les histoires de massacres de résistants à huit ans.

Le vin d’honneur du mariage s’est déroulé au refuge des Narces en altitude dans un petit bosquet, un refuge de biches comme l’aurait aimé mon grand-père. C’était vraiment délicieux (il faut dire que le marié est patron de trois boucheries en Isère) et la décoration était originale. Le photo booth était bien chouette : une cabine de télésiège.

Le Vercors, c’est un massif montagneux plus accessible que les Alpes où l’on peut pratiquer le ski de fond, le ski de piste, les raquettes à Fond d’Urle ou à l’ Echaillon, entre Drôme et Isère.

Nous avons emprunté la magnifique mais redoutable route des gorges de la Bourne avec ses villages pittoresques que j’aime tant : Saint Nazaire en Royans, Pont en Royans…

pontenroyans
Les maisons suspendues de Pont en Royans. Isère tourisme. Droits réservés

C’est une région avec des trésors gastronomiques : le Saint-Marcellin, les ravioles du Royans… Cela me donne faim tout ça !

raviolesroyan.jpg

Retrouvez d’autres carnets de voyages ici :

–  Les plus beaux spots de la Drôme

–  Un tour sur le plateau ardéchois

– Le top 5 des meilleurs jardins publics

Carnets de voyages urbains

Mon top 5 des parcs et jardins publics en Europe

parcs et jardins publics.jpg

Depuis que nous sommes devenus parents, nous devenons experts en jardins publics pour découvrir ceux qui sont le plus accessibles en transports publics, mais aussi les moins bondés, les plus protégés en termes de bruits urbains et ceux qui nous dépaysent le plus…

Il faut dire que dans le 20eme arrondissement, nous sommes plutôt bien lotis : entre les Buttes-Chaumont au nord, le lac Daumesnil au sud, nous avons l’embarras du choix entre le square Séverine, le pavillon de l’Ermitage, le jardin de la rue Vitruve, le square de Gambetta et celui de la place Martin Nadaud sans parler du Père Lachaise…

Nous avons la chance de vivre dans un vrai poumon vert avec des petites maisons biscornues, ce qui me change des immeubles haussmaniens tellement rectilignes. Je suis fan de mon quartier, cela va sans dire…

Cet été, nous sommes partis en vadrouille en Bulgarie, à Lyon, dans le Vercors à Autrans et Méaudre… Un article consacré aux cinq jardins publics qui ont marqué notre été m’a paru être une riche idée !

Le parc de la Villette, depuis le tramway 3b à Paris 19eme arrondissement.

parcvillette.jpg

Je le connaissais enfant quand je pique-niquais dehors en visite à la Cité des sciences mais je l’ai vraiment découvert en amoureux quand c’était l’euphorie Pokémon Go et que des grappes d’adolescents nous entouraient pour chasser Pikachu et ses potes, c’était épique.

J’aime beaucoup les pelouses près du canal et surtout les œuvres d’art contemporains : le vélo géant décomposé de Claes Olenburg, un artiste important du pop art américain. On voit un morceau de ce vélo depuis le périphérique c’est fort non ?. On a aussi découvert une maison assez atypique, où l’on compte se réfugier à la prochaine canicule car son allée de platanes est très rafraîchissante.

J’ai remarqué que les platanes sont l’arbre phare des meilleurs jardins publics, je les ai même photographié à Bourgas en Bulgarie. Je lance donc mon grand coup de gueule suite à un article que j’ai lu dans Le Monde sur les îlots de chaleur dans Paris : arrêtez de raser les platanes, on respirera mieux !

J’en viens alors à vous présenter mon deuxième coup de cœur de l’été :

Le jardin maritime de Burgas, Bulgarie

jardinbouras.jpg

Burgas est la ville natale de mon mari aux bords de la Mer noire (comme dans le bêtisier de Questions pour un champion), où j’ai la chance d’aller en vacances chaque année. Ce jardin est le jardin d’Eden sur terre pour moi. Il sépare la ville de la plage par une grande terrasse immense avec une vue superbe. C’est le paradis pour les enfants avec la piscine, les aires de jeux, les glaciers, les loueurs de vélos, les petites cabanes en bois, les bancs et surtout les statues qui m’intriguent : il y en a plus de deux cents. A Sofia, j’aime aussi le parc du Théâtre National Ivan Vazov avec la statue de danseuse.

Le parc de la Tête d’or à Lyon

teteparcteteor.jpg

Il est reconnu sur le plan régional quand on habite à Valence, plus au sud. Et j’ai bien compris son pouvoir d’attraction dès l’entrée avec ses superbes grilles en fer forgé. Construit en 1857, ce parc urbain mesure plus de 115 hectares avec des serres, un superbe zoo et aussi un vaste lac où l’on peut naviguer avec de petits bateaux à moteur.

La vue sur la colline de la Croix Rousse (l’équivalent de Montmartre à Paris) vaut le détour. Nous avons vu des tortues domestiques adoptées par le parc, des singes, une panthère et un lion, un jeune paresseux, des oies cendrées en liberté… Il y avait beaucoup de monde, la chaleur était supportable, ce fut donc une visite agréable et nous reviendrons c’est sûr pour jouer au molky.

tedor.jpg

Le jardin d’Acclimatation, Paris

Jardin-dAcclimatation-Paris-39-copyright-French-Moments.jpg

De retour à Paris, nous nous sommes décidés à prolonger les vacances avec une visite à Neuilly après avoir fait chou blanc en novembre dans notre projet de visiter la fondation Vuitton.

C’est un parc très moderne et ultra sécurisé avec ses portails à l’entrée : il a été fondé au 19eme siècle par Alphand, l’un des élèves du baron Haussmann, fondateur du parc des Buttes-Chaumont mais il a été entièrement rénové. Avec ses attractions, cela ressemble plutôt à un mini Disneyland Paris où il faut souvent mettre la main au porte-monnaie. Mais pour 5€ l’entrée – promenade, cela valait la visite.

Les jeux d’eau proches de la fondation Vuitton valent le détour. On a beaucoup aimé les petits bassins et les jardins aquatiques, les architectures japonaises nous ont bien dépaysés. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir car il faisait très chaud et c’était bondé mais nous reviendrons assurément un matin !

Emballés par notre visite au jardin d’acclimatation, nous redonnerons sa chance au bois de Boulogne cet automne même si c’est très loin de chez nous.

Et voici le moment de vous donner ma dernière adresse, même si j’ai du mal à lâcher le bon plan (un jardin public peu connu à Paris, c’est comme un bon coin à champignons) :

Le lac des Minimes à Fontenay sous bois.

C’est notre terrain de jeu favori pour le molky et les pique-niques dès qu’il fait beau. Moins connu que le lac Daumesnil mais tout aussi sympathique, on peut y faire de la barque et manger de bonnes glaces au pavillon de la Main Jaune, accessible en Vélib et en RER A facilement.

carte-postale-ancienne-94-fontenay-sous-bois-le-lac-des-minimes-1914.jpg

D’autres carnets de voyages dans ce blog :

– Un road trip à Marseille

– Sofia et la mer Noire en Bulgarie

Anvers en automne

– Mes meilleurs spots dans la Drôme

 

 

 

 

 

 

Carnets de voyages urbains

Venir à Deauville Trouville pour … dormir puis visiter

Deauville

Nouveaux parents depuis février, c’était véritablement notre premier week-end à deux depuis la naissance de notre petite fille. Nous avons donc choisi une destination assez proche de Paris : Deauville-Trouville et un hôtel non loin de la gare : Ibis.

Après avoir subi trois jours bien difficiles de canicule à Paris fin juillet, notre premier réflexe a été de faire la sieste après un agréable pique-nique sur la plage de Deauville. Le petit Casino nous a nourri pour une somme assez exorbitante : 3€80 le pâté croûte car nous avons vite renoncé à l’idée fantasque d’aller à la nage au Burger King du Havre.

« Les chiens et l’alcool sont interdits sur la plage de Deauville » entendu au microphone

Je résumerai Deauville en quelques lignes car cet entre-soi bourgeois ne m’a pas vraiment emballée. Cela ne me dépaysait pas assez de Paris et de sa banlieue ouest, j’ai beaucoup mieux apprécié Trouville, cet ancien village de pécheurs à la plage beaucoup plus familière et familiale (je venais en vacances à Pont l’Évêque lors de la coupe du monde 1998, un souvenir mémorable).

plagedeauville.jpg

« Comment s’appelle ce petit bijou? Minoko.

Une dame fortunée qui présentait son petit chien exotique à la terrasse du Morny’s, du nom du duc de Morny, l’un des fondateurs de Deauville.

Pour moi, la plage est un espace démocratique où s’effacent toutes différences sociales en maillots de bain et à Deauville, c’est tout le contraire.

planchesdeauv-3314647.jpg

 

J’ai étudié les stations balnéaires lors d’un cours d’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe. Deauville est une réussite immobilière remarquable qui attira la jeune Coco Chanel en 1914 pour fonder l’une de ses premières boutiques au sein de l’hôtel Normandy. Seulement le front de mer est beaucoup plus chaleureux à Trouville, les planches de Deauville et leurs parasols sont mythiques mais très isolés de la ville, c’est étrange comme configuration de l’espace.

livreepisdefaitage.jpg

Deauville est très intéressante d’un point de vue architectural avec ses villas anglo- normandes, ses hôtels mythiques et ses épis faîtiers remarquables avec des chevaux ou des coqs mais on a vraiment l’impression de déambuler dans un musée à ciel ouvert.

Il faut tout de même faire attention à ce que le ciel ne nous tombe pas sur la tête car un parapluie rouge du casino Barrière est tombé d’un immeuble sur la tête de la dame juste devant nous dans une rue principale.

J’ai beaucoup aimé la ballade du dimanche matin dans les rues de Trouville, il y avait beaucoup de Parisiens mais c’était très agréable de déambuler dans les ruelles, visiter les salons de thé et les librairies. Je ne compte plus le nombre de fois où mes grands-parents m’ont emmené à la plage des Roches Noires, au restaurant Les Vapeurs, au marché sur les bords de la Touques, et j’ai retrouvé tous ces souvenirs le temps d’un week-end.

hotelrochesnoires.jpg

Je vous recommande la ballade photographique en bord de Touques, d’aller faire un tour à la boutique de l’office de tourisme de Deauville et enfin de lire l’article des Pinçon-Charlot sur la construction immobilière de Deauville pendant le Second empire, c’est passionnant.

« A Deauville, il y a aussi la mer »

Le week-end était très agréable mais c’est sûr : nous reviendrons à trois avec notre petite fille à Trouville pour sa plage familiale et accessible facilement. Cet article contenait pas mal de citations car comme l’analysait le sociologue Jean-Didier Urbain, la plage est un vaste théâtre social où l’on s’observe plus que l’on observe le rivage.

Pour une prochaine escapade à deux, j’ai bien envie d’aller découvrir Saint-Malo, Quiberon ou de retourner au Touquet ou à la Baule.

sociologiebourgeoisie.jpgsurlaplageurbain.jpg

Dans mes prochains carnets de voyage, je vous parlerai de notre voyage annuel estival à Sozopolis au bord de la mer Noire avec des recettes de cuisine originales.

Mais la France sera aussi à l’honneur puisque je vous raconterai notre périple Lyon-Méaudre- Autrans à l’occasion du mariage de ma super cousine Olga.

Cet été, nous en avons parcouru des jardins publics : le jardin maritime de Bourgas, Bulagrie, le parc de la tête d’Or à Lyon, le jardin d’acclimatation à Paris… je vous raconte nos impressions dans un prochain billet aussi !

Les précédents carnets de voyages :

Giverny

Marseille

La Bulgarie

Carnets de voyages urbains

Les meilleurs spots de l’Ardèche

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois...

Dernièrement, j’ai écrit un article sur les meilleurs spots de la Drôme à l’occasion de la sortie du film biographique consacré au facteur Cheval à Hauterives.

Décidément, le cinéma est inspiré par la Drôme puisque le prochain film de Benoît Poelvoorde, Raoul Taburin a un secret (adapté des dessins du génial Sempé) a été tourné en Drôme provençale  : j’ai reconnu direct les vieilles pierres et les couleurs ocre des Barronnies.

Comme j’ai la double nationalité « dromardéchoise », je t’invite à enjamber le Rhône quand tu arrives à la gare de Valence pour venir en Ardèche.

3_vue_du_belvcdare3
La vue sur l’Ardèche depuis le belvédère du musée de Valence

Aux pieds du château de Crussol, une ruine médiévale, se trouvent des vignes qui délimitent les fameux coteaux du Rhône : Saint-Péray, Cornas, Tain l’Hermitage… Certes, il y a du bon vin mais aussi de délicieux chocolats à l’usine Valrhona, un salon du livre de référence et une foire à l’oignon ancestrale à Tournon …

valrhona.jpg

Une escale à Privas avant de prendre la route de montagne qui mène aux sources de la Loire, à la limite de la Haute-Loire et de l’Auvergne.

Les marrons glacés Clément Faugier, Privas

Mon arrière-grand père nous a transmis des terrains dans la région de Privas avec des châtaigniers. C’est la tradition chaque automne de faire la récolte des châtaignes pour une bonne rôtie, le soir devant la télé ou avec la dinde le soir de Noël.

clementfaugier.jpg

Privas est l’adresse mondialement connue de l’usine Clément Faugier, un peu comme le Nutella de Ferrero et ses noisetiers en Italie. Ce sont les belles boites de crème de marrons que vous trouvez dans toutes les crêperies itinérantes. Je les aime tellement ces boites métalliques que j’en fais mes pots à crayons. Je vous recommande les fondants à la châtaigne, même s’ils sont difficiles à trouver hors de Privas.

Puis, il est temps de grimper en voiture pour rejoindre le col de l’Escrinet et le plateau ardéchois. Une quarantaine de kilomètres tout en virages et en paysages remarquables (quand tu vois le Mont Blanc au loin, c’est signe d’un temps de chien le lendemain) et l’odeur entêtante du genet en fleurs qui te donne la nausée.

montgerbierdejoncs
Le mont Gerbier des Joncs

En hiver ou bien en été, le trajet vaut toujours le détour. On est bien content quand on arrive à Lachamp-Raphaël près de la cascade du Ray Pic et que l’on reconnait au loin la silhouette du Mont-Gerbier de Joncs. C’est un coin d’anciens volcans, le point de départ d’un des principaux fleuves du pays : la Loire.

Si tu as la flemme de faire l’ascension du Mont-Gerbier de joncs, tu peux tranquillement te régaler avec une bonne glace aux myrtilles sur l’esplanade et aller dîner à l’hôtel Chanéac, le restaurant de ma grande famille depuis quatre générations. Julie Andrieu y est même venue interviewer ma grande-tante Elisabeth dans le cadre de son émission Les carnets de Julie sur France 3.

Alors certes, il n’ y a pas toujours le wifi, ni même de réseau tout court mais c’est là où tu peux voir le plus beau ciel étoilé, des éclairs qui découpent le panorama à 360 degrés, faire des parties de pétanque et de molky dans des résidences secondaires immenses avec un grand parquet au grenier pour danser la bourrée auvergnate avec mes quarante cousins à la Chave ou à Bourlatier, passer tout un après-midi à faire de l’escalade à Les Coux…

suchasson
Les chambres d’hôtes de Suchasson

Je te recommande la ferme de Suchasson, une table d’hôtes vraiment géniale (c’est mes cousins en plus) et leur compte Instagram qui te laissera rêveur, citadin empêtré dans la pollution parisienne.

chaneac_00720300_000355773
Jean-François et Pierre Chanéac, deux frères , restaurateur et agriculteur du Fin gras du Mézenc

 

Mieux que le salon de l’agriculture, j’ai des souvenirs géniaux d’enfance avec mon frère quand on allait à la traite des vaches le soir avec le pot à lait, ou alors qu’on les regardait traverser le village pour aller au pré en juillet.

Mon grand kiff c’est de cueillir des œillets des Chartreux par grandes brassées et de les dessiner à l’aquarelle, peinard tranquille dans mon jardin.

Notre point de chute pour les vacances, c’est Sagnes et Goudoulet, un petit village ardéchois avec de belles fermes aux toits de lauzes, de chouettes coins de baignade au bord de la Loire ou de la Padelle. Il y a aussi le lac d’Issarlès, 25 kilomètres plus loin. C’est un endroit très agréable pour faire de la planche à voile et du camping.

issarles-2
Le lac d’ Issarlès

L’hiver, je te recommande la station de ski très familiale des Estables, la bonne adresse pour faire du ski de piste sans trop casser sa tirelire.

C’est un road trip bien moins touristique que les gorges de l’Ardèche avec ses canoës et son cagnard étouffant que je te propose. Pour aller sur le plateau ardéchois, si tu n’as pas une voiture, ce sera une aventure rocambolesque mais le dépaysement est garanti !

 

 

Carnets de voyages urbains

Anvers en automne

A chaque fois que nous allons en Belgique début novembre, nous avons le droit à un temps ensoleillé. Et quand il fait un peu froid, c’est bien appréciable.

Après Bruxelles et Bruges, cap sur Anvers pour cette année. Partis tôt le samedi matin de la gare du Nord, ce fut la grande course pour monter dans le Thalys. Mais deux heures et demie plus tard, nous étions déjà à la recherche d’une bonne gaufre belge dans la ville.

Premier émerveillement, la gare centrale d’Anvers quand on monte les escalators depuis les quais. Voici un petit aperçu en images. Dans le hall central, on se régale avec cette architecture classique du 19eme siècle : la gare a été inaugurée en 1836.

cb4833ab4551ee5f8df944cb4aa7663d-1498039106

20181117_104850.jpg

Tiens la devise de la Belgique : L’union fait la force est la même que la devise bulgare ! Et elle est écrite en français en terre flamande. Car à Anvers, les francophones se font rares. Les petits louveteaux flamands qui venaient vers moi me vendre leurs sablés de Noël ne sont pas encore trilingues…

Une fois rassasiés de gaufres dans une boulangerie flamande, on se met à chercher notre hôtel en centre-ville.

Il s’appelle Elzenveld hotel, c’est un ancien couvent tout en briques qui me fait penser à Nonnatus house, le couvent de ma série du moment Call the midwife. Le cadre est formidable à proximité du jardin botanique, la chambre en duplex est vraiment confortable et le petit-déjeuner tient vraiment ses promesses pour 100 euros la nuit.

20181117_134910

Les immeubles d’Anvers sont vraiment imposants avec leurs décorations, témoignages d’une certaine opulence de la ville depuis la Renaissance. Anvers est connue pour être une place majeure des diamantaires et de la haute finance en Europe. C’était assez agréable de visiter cette ville avec toutes ces enseignes de luxe, ses façades typiques des Flandres.

20181117_110214

C’est très dépaysant car la culture flamande est très différente de la culture wallonne et française dans les manières de s’habiller, la langue, les modes de vie… : ici le vélo est roi ! On y retrouve les éléments architecturaux typiques comme la grand place, le beffroi, les cathédrales de la Renaissance…..

Rubens est la personnalité locale, sa statue domine la place principale de la ville et on peut visiter sa maison. A part le MAS le dimanche matin, nous avons préféré flâner dans la ville que d’arpenter les musées.

mas.jpg

Il se trouve vers les docks, il s’agit d’une grande tour de 65 mètres de haut qui abrite un musée de société très bien conçu, l’équivalent flamand du MUCEM à Marseille.

Il met à l’honneur le port d’Anvers, second port commercial d’Europe après Rotterdam. Ses expositions thématiques expliquent la manière de vivre à Anvers : se nourrir, se loger à travers des objets du quotidien très bien mis en scène par une scénographie intelligente. On y comprend que les colonies du Congo belge ont apporté une économie florissante pour la ville à travers le commerce de la banane et d’autres matières premières.

Le billet d’entrée de ce musée coûte 10€ et ça les vaut bien car les scénographes n’ont pas lésiné sur les moyens financiers (ça se voit très vite ) pour créer des décors audacieux et des ressources pédagogiques pertinentes et amusantes pour les adultes et les enfants.

Je vous recommande donc une escapade à Anvers le temps d’un week-end en automne, les feuilles orangées et rouges du jardin botanique sous le soleil m’ont apporté un précieux dépaysement !

Nous n’avons pas eu le temps de visiter le quartier Art Nouveau de la ville, ça sera l’occasion lors d’une prochaine visite en Belgique.

ob_430a46_dsc-0426.JPG