Libraire et parisienne d'adoption depuis 2005. J'écris un blog culturel qui me ressemble pour transmettre ma passion pour les livres, Paris et ma foi en Jésus !
Pour Noël 2018, j’en ai vraiment eu ma claque de toute cette société de consommation autour des décorations de Noël du sapin, des cadeaux….
Alors je me suis lancée dans plusieurs entreprises de couture ou de customisation fait-main qui m’ont bien détendue et divertie en décembre.
Cette année, nous n’avons pas sorti le sapin. Comme nous allons avoir bientôt un enfant, j’ai investi dans un calendrier de l’Avent perpétuel que j’ai décoré et je suis très satisfaite du résultat.
Le calendrier de l’Avent en bois, Bazar de l’Hôtel de ville, 30 € la structure en bois, 5€ les gommettes- chiffres.
La plus grande difficulté est de trouver les bonnes couleurs. Grâce aux conseils avisés de mon amie Karine, j’ai opté pour un superbe vert sapin : on se croirait dans une belle petite cabane au fond du Canada.
J’ai peint les petites cases en doré, argenté, rose et violet grâce à des gouaches basiques de supermarché et de la peinture de Sostrene Grene. Pour le doré et l’argenté, j’ai dû en rajouter deux couches car le bois buvait rapidement la peinture. Il faut se limiter à quatre coloris pour les petites cases et bien peindre les facettes extérieures du cadre et des petites cases sinon ce n’est pas joli.
Enfin, j’ ai collé les gommettes (tant bien que mal car elles dépassaient) avec de la colle verte UHU scotch (la seule, la vraie !). Enfin, je vous recommande d’emballer vos petits chocolats dans du papier aluminium pour ne pas que ça soit en contact avec la peinture. S’intoxiquer en mangeant son petit chocolat de l’Avent, c’est moche !
Ensuite, je me suis attelée à un grand projet : décorer la chambre de mon futur bébé avec des renardes et des hiboux en feutrine. Ces animaux endormis sont bien à la mode au rayon décoration et peluches.
Je me suis inspirée d’un roman graphique que j’aime beaucoup : Rendez-vous dans la forêt d’ Alain Auderset et aussi d’un jeu que tout le monde a eu chez soi dans les années 1980-1990 : l’arbre magique des Klorofil !
Droits réservés Alain Auderset
Faute de trouver une jolie peluche hibou, j’ai décidé de la faire moi-même et c’était une bien meilleure idée. J’ai composé mes propres patrons à partir de quelques exemples trouvés sur Pinterest et ensuite j’ai improvisé en fonction du matériel que j’ai trouvé chez Graphigro, boulevard Voltaire à Paris.
Il vous faut une planche en mousse marron et des feuilles de feutrine à 1€ de couleur grise pour le ventre, orange pour le bec, marron ou violette pour le bandeau des yeux, blanche pour les yeux et enfin un camaieu de verts, marron, bleus et blancs pour faire les plumes.
Le support des ailes est de couleur noire, tout comme la garniture en feutrine un peu plus épaisse que vous rembourrerez de kapock à la fin du travail.
Le DIY le plus simple au monde mais qui demandait de la précision : couvrir de vernis violet, un sac rond à imprimé lézard de chez Camaïeu.
Le vernis vient de chez Kiko Milano comme le top coat pour l’imperméabiliser. Le sac est au top de la mode mais pas du tout pratique : même le porte-feuille ne rentre pas !
La cuisine et moi ça fait vraiment deux parce que je suis un esprit libre qui aime bien créer en dehors des sentiers battus.
Je lis pourtant à la lettre les recettes mais je comprends de travers quelque chose ou alors je mets les ingrédients dans le mauvais ordre… Je me rends alors compte que j’aurais dû mieux écouter les cours de chimie : l’ébullition, les acides gras…
Le résultat peut être surprenant : en témoigne ma dernière tentative de sablés au pain d’épice de Noël. J’ai été une bonne élève mais rien à faire : la pâte collait comme un vieux chewing-gum sous une chaussure et le glaçage n’ a jamais voulu prendre forme…
Cette page s’adresse donc à tous ceux pas doués des fourneaux comme moi (créons un club ! ) : voici quelques-unes de mes recettes fétiches pour faire illusion dans les dîners parisiens auxquels on me convie parfois.
Feuilletés au chèvre-miel pour Parisiennes pressées
Ingrédients :
– une ou deux pâtes toutes prêtes Herta brisée ou feuilletée
OUI ! J’assume le recours à ce sacrilège industriel et gastronomique bien pratique !
– du miel liquide en biberon, une ou deux bûches de chèvre type Soignon ou Saint Maur
– des grains de sésame pour la déco et la petite finition mais c’est peu goûtu entre nous !
Préparation (en 10 minutes chrono si vous êtes dégourdi(e)s )
Étaler les pâtes. Découper des rondelles de chèvre plus ou moins épaisses : c’est le seul point culminant de la recette : suspense !
Faire couler le miel sur la rondelle de chèvre. Couper des bandes de pâtes dans la largeur de la pâte pour pouvoir mettre deux feuilletés par bande pour les plus grandes bandes. Replier la pâte comme pour un chausson (le moment que je préfère : je suis persuadée de faire de l’art !) Vous avez ainsi une dizaine de feuilletés. Je vous recommande de le faire sur deux pâtes car sinon ça a un goût de trop peu bien frustrant.
Il ne faut pas s’inquiéter de l’aspect inesthétique de vos feuilletés comme le miel va chauffer et noircir. Ce ne sont pas de œuvres d’art mais de l’avis général, c’est crapuleux dans le palais.
Verrines au lemon curd -pamplemousse pour citron-addicts comme moi.
Pour tout vous avouer, cette recette trouvée dans le magazine Elle a été une totale foirade culinaire a été rattrapée par mes talents ingénieux (je me congratule bien volontiers sur ce coup !).
Au départ, j’avais l’ambition de réussir du premier coup un fond de tarte sablée avec du beurre fondu, je n’ai même pas essayé car c’était perdu d’avance.
C’était censé être ça le résultat final !
J’ai transformé cette recette en verrine, qui est une idée beaucoup plus sympa. A condition de bien doser le lemon curd pour tous ceux qui ne sont pas citron-addicts comme moi.
Dans un fond de verrine, broyer des biscuits Thé (de loin les meilleurs) pour se marier avec le lemon curd.
Ingrédients du lemon curd : 4 citrons bio – 150 gr de sucre – 3 oeufs – une cuillère à soupe de Maïzena-
Zester deux citrons bio très fin avec une râpe et presser le jus des deux autres citrons dans une casserole. Y ajouter le sucre et la Maïzena. Remuer et chauffer à feu doux- Battre les œufs dans un récipient séparé. Incorporer les œufs avec le reste dans la casserole, remuer toujours constamment pour ne pas que la crème de citron ne brûle une fois les œufs ajoutés. Être très vigilant à cette étape.
Laisser refroidir la crème de citron et la mettre en verrines avec un fond de biscuits THÉ émiettés.
Quand le soleil n’est pas au rendez-vous, rien ne sert de se morfondre sur son canapé en pyjama tout le week-end. Le bal littéraire des sardines vous propose deux bonnes adresses à Paris pour se régaler en hiver.
C’est notre cantine favorite, un peu parce qu’on l’a vu naître il y a bien quatre ans et que les patrons sont nos amis. Mais tout le monde devient vite amis avec cette équipe très accueillante.
L’endroit est spacieux avec ses deux salles, la décoration est originale et cosmopolite avec sa grande carte du monde où l’on peut punaiser d’où l’on vient, sa collection de poivriers et surtout sa mascotte !
Les pizzas sont excellentes, faites avec soin et de toutes les tailles pour satisfaire tous les appétits. Je commande toujours la pizza normande : avec du chèvre, du miel et des pommes… parce que sa pâte est vraiment bien réussie et que la recette sort des sentiers battus.
Leurs desserts fait maison sont vraiment incontournables : mention spéciale au banana split et j’aime beaucoup leurs citronnades artisanales pour accompagner le repas.
Chez Gusto n’est pas seulement un restaurant à pizza, je vous invite à vous abonner à sa page Facebook pour découvrir sa carte des formules midi et soir.
Clint, 174 rue de la Roquette, 75011 Paris
J’ai découvert ce dinner américain en prenant le bus parce que la grande baie vitrée et la chouette décoration pastel donnent envie de rentrer. Nous cherchions un bon brunch pour le samedi midi à moins de 20€ en moyenne, le site Où bruncher m’a bien orientée vers Clint !
Je vous conseille d’y aller vers 11h30 – midi car ensuite la salle se remplit vite. J’ai choisi la salade Woody avec du chèvre (mais pas de miel cette fois-ci !), des noix, des tomates séchées… D’habitude, je ne suis pas une grande fan des salades mais celle-ci a bien satisfait ma faim. Je l’ai accompagnée de potatoes délicieuses.
Mon mari a choisi les pancakes avec oeuf et bacon, un milkshake à la fraise et nous nous sommes partagés une copieuse tarte au citron meringuée qui nous a laissé un excellent souvenir (on compte même revenir avec mon beau-frère, un aficionado de desserts américains).
Ce fut un brunch très agréable, l’équipe est très disponible pour ses clients. C’est un endroit lumineux et peu bruyant. Le brunch est servi à la carte.
Message à Clint Eastwood, si tu es de passage à Paris pour les Césars en février, viens faire un tour à Père Lachaise, ce café s’appelle Clint en ton honneur !
Si vous êtes dans le coin , voici une autre adresse pour le goûter : Marie Denise, avenue Gambetta !
A l’occasion de la sortie du film L’incroyable histoire du facteur Cheval avec Jacques Gamblin dans le rôle titre et Laetitia Casta qui joue sa femme, je me suis replongée avec plaisir dans les livres d’art et la biographie consacrée à ce personnage atypique.
Je viens de la Drôme et j’ai étudié l’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, notamment l’art naïf et l’art brut de Jean Dubuffet. Le facteur Cheval a été une référence pour de nombreux artistes avant-gardistes comme Pablo Picasso, André Breton, Max Ernst, Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle qui assume totalement la filiation avec son Cyclope de Milly la forêt…
Les colonnes-palmiers en pierre du parc Guëll, par Gaudi
Contemporain de l’architecte catalan Gaudi et de sa ville utopique le parc Guëll à Barcelone, le facteur Cheval s’est lui aussi consacré tout entier à son oeuvre.
Le facteur Cheval, jusqu’au bout du rêve
Nils Tavernier
Flammarion, 2018
346 pages
19€
Droits réservés Flammarion
Le résumé :
Nils Tavernier, le réalisateur du biopic consacré au facteur Cheval et à sa famille, a écrit cette biographie historique très complète et précise. Structurée en trente chapitres assez courts, elle raconte aussi la genèse du film.
Personne n’était aussi bien placé que Nils Tavernier pour écrire la vie d’un homme qu’il a étudié avec attention pendant plus d’une année pour construire son film.
Le réalisateur a trouvé un excellent sujet : l’histoire d’un homme simple, taiseux, qui s’est lancé dans un pari fou : construire un palais pour sa fille à partir de pierres ramassées lors de ses trente kilomètres hebdomadaires que comptaient sa tournée de facteur à Hauterives, Drôme.
Droits réservés Le palais idéal du facteur Cheval
Le thème de l’ouvrage est de raconter une histoire d’amour familiale qui résiste aux deuils, aux épreuves. Le film de Nils Tavernier montre un homme qui a déployé une énergie de faire exceptionnelle, contre vents et marées, malgré les critiques acerbes de ses contemporains dans son village.
Comment un homme d’âge mur (il commence à la quarantaine pour finir 33 ans plus tard son palais à 78 ans) est parvenu à cumuler des tournées de 30 kms hebdomadaires à pied avec plus de 93 000 heures de travail de maçonnerie soit 10 000 journées de travail ? Entre 1879 et 1912, il n’ y avait ni les 35 heures, ni les congés payés…
Mon avis :
C’est un document historique très précis qui fait la part belle aux archives. Le facteur Cheval étant une personnalité à l’origine de bon nombre de publications universitaires et historiques, cette biographie ne pouvait pas se permettre des erreurs ou des approximations.
Autant le film pourra susciter la curiosité du grand public autant la biographie historique s’adresse à un public passionné d’Histoire, qui s’intéresse particulièrement à la France rurale du 19eme siècle. Le ton adopté par l’auteur est pourtant pédagogue : il cite les grands événements historiques du siècle, les inventions techniques mais aussi les évolutions culturelles de l’époque.
Le facteur Cheval distribuait le journal, des illustrés comme le Magazine pittoresque, des cartes postales venues d’Orient, d’Asie…
C’est ce qui m’a vraiment plu dans ma lecture : comprendre comment ce facteur modeste aux origines prolétariennes, qui n’a jamais étudié l’art, fut capable de construire un palais sans aucunes règles d’architecture et comment il a assimilé des références artistiques pointues des quatre coins du monde : la référence à la statuaire de l’île de Pâques est particulièrement saisissante.
Non, non nous ne sommes pas au Cambodge mais bien dans la Drôme !
A partir de 1905, le palais idéal du facteur Cheval commence à connaître un vrai engouement régional, voire national et européen grâce à l’essor du chemin de fer et du tourisme naissant.
Désormais retraité, Ferdinand Cheval engage une jeune bonne pour ménager sa femme et faire visiter son oeuvre aux touristes. Il se fâche rapidement avec un jeune photographe, Louis Charvat, qui commit l’outrecuidance de faire commerce de cartes postales de son palais sans lui reverser de droits d’auteur.
Ce livre commence et termine par les tractations entre autorités du ministère de la Culture en 1969 : des débats houleux pour déterminer si oui ou non le palais idéal du facteur Cheval était une oeuvre d’art méritant d’être classée comme d’autres monuments nationaux.
Puis dans les annexes du livre, l’autobiographie rejoint la biographie historique puisqu’en quelques pages, Nils Tavernier raconte son expérience personnelle avec cette histoire : comment il a voulu la traiter.
Il a réalisé une superbe fresque historique et familiale où pour une fois, l’artiste ne termine pas sa vie, seul dans l’ombre mais auréolé de gloire. Nils Tavernier a même qualifié son film de feel good movie.
Saluons les prestations scéniques de Jacques Gamblin mais aussi de Laetitia Casta, une grande actrice que j’apprécie énormément tant son répertoire de rôles est varié. Elle s’est construit une filmographie à la fois française et internationale, intellectuelle et populaire. Elle est aussi crédible dans le rôle d’ Arletty que dans celui d’une paysanne drômoise du 19eme siècle.
Ma note :
4/5 sardines
Nils Tavernier raconte avec passion un homme qu’il a pris plaisir à filmer sous les traits de Jacques Gamblin tant son portrait psychologique était passionnant, c’est ce qu’il arrive à transmettre à ses lecteurs. C’est un ouvrage de qualité qui étudie l’Histoire de France du 19eme siècle, la sociologie et l’histoire de l’art.
Il rend hommage à la Poste et au métier de facteur. La fondation de la Poste est d’ailleurs partenaire de Flammarion, l’éditeur.
Je vous recommande ce livre qui séduira tous les passionnés d’Histoire, je regrette cependant que la couverture soit un peu bâclée à mon gôut, il y a quelques photographies en noir et blanc, un peu floues mais on appréciera l’effort d’avoir inséré des reproductions du palais idéal, indispensables pour les lecteurs qui n’ont jamais visité cette oeuvre purement décorative.
Saluons la qualité du site Internet du musée qui donne vraiment envie de planifier sa visite dès l’arrivée des beaux jours. Depuis que le site a été reconnu monument national en 1969 par André Malraux, il attire chaque année plus de 170 000 visiteurs. C’est le facteur le plus célèbre au monde.
Cet article consacré au facteur Cheval fait suite à une série consacrée aux artistes qui sont devenus les ambassadeurs de leur région comme Monet à Giverny ou prochainement Gaudi à Barcelone.
Cet été, nous sommes partis au Portugal : trois jours à Lisbonne puis deux jours à Porto depuis Sofia, Bulgarie. On craignait vraiment la canicule après un mois de juillet terrible à Paris.
Nous avons vraiment apprécié les 25 degrés ambiants et la petite brise de vent durant ces cinq jours, même si nous ne sommes pas allés nous baigner à Porto. Mais nous reviendrons !
Lisbonne
Une capitale européenne vraiment sympathique : des prix plus que corrects pour se nourrir, se loger, boire un verre ont fait de ce séjour un moment très agréable. Les commerçants sont très aimables et apprécient les Français. Il y a un vrai art de vivre à Lisbonne avec ses cafés et ses pâtisseries très abordables.
Droits réservés blog Papilles et pupilles
Le seul bémol pour les touristes masculins est d’être interpellés dans la rue assez régulièrement pour de la vente de drogues.
Jour 1 :
On se réveille en plein-centre ville dans un hôtel formidable : Le Pensao Estacao central (la chambre est très agréable pour 90€ la nuit).
On grimpe sur une colline pour rejoindre tôt le matin le sommet de l’ascenseur de Santa Justa (et ainsi éviter la foule). La vue est vraiment sensationnelle sur les toits de Lisbonne. Puis on rejoint le quartier du Chiado avec ses églises et sa petite place très agréable pour boire une petite limonade artisanale.
C’est ce qui m’a vraiment bien plu à Lisbonne, ces petits kiosques sur les places pour boire des rafraîchissements tout en écoutant de la musique… Les tramways donnent vraiment une touche ancienne à Lisbonne.
Jour 2 :
Nous prenons un tramway (moderne) pour aller voir de plus près la tour de Belem (fermée ce jour là). Mais la petite plage naturelle de sable tractée par la marée, rend l’endroit très poétique, presque hors du temps. C’était inoubliable tant le panorama était chouette : la vue sur le pont au loin et la statue du Christ sur l’autre rive.
Au retour, nous avons découvert dans la rue du Commerce, notre meilleur souvenir gustatif portugais : les beignets de morue (Pastel de Bacalhau) de la Casa portuguesa. Alors que je déteste la morue, je suis plutôt branchée sardines, moi ! Ce n’était pas donné : 4€ le beignet mais c’était tellement délicieux que nous y sommes retournés avant de quitter Lisbonne. En plus, on voit les employés préparer sous nos yeux les beignets.
Le soir, on retourne arpenter les pentes de la colline juste derrière l’hôtel pour retrouver le fameux raccourci de l’ascenseur Santa Justa avec une vue démente de Lisbonne by night. Nous y sommes seulement quatre privilégiés alors que ce monument a suscité une longue file d’attente tout l’après midi !
En redescendant, mon mari goûte la fameuse liqueur de cerise Ginginha do Carmo, un petit bar minuscule coincé sous un escalier. Il vaut le détour, c’est le repaire de beaucoup de Français !
Porto
Jour 3 :
Nous quittons Lisbonne pour Porto à bord d’un TGV climatisé très agréable. On repère de belles stations balnéaires de l’Océan atlantique, celles où les mannequins d’Elle ou Make my lemonade vont faire des shooting mode au printemps.
L’arrivée en train à Porto est assez surprenante avec ce grand viaduc en fer qui domine le fleuve : le Douro. Le soir, nous nous baladons le long du fleuve en centre-ville.
Jour 4 :
Nous traversons le grand viaduc en fer qui surplombe la ville car la vue est vraiment dégagée. Et l’après midi, nous avons trouvé un bus panoramique vraiment pratique qui nous a emmené du centre-ville jusqu’aux plages de Porto.
De la mer Noire en Bulgarie vers l’Océan atlantique à Porto, ces vacances estivales 2018 étaient vraiment géniales et reposantes sans pour autant dépenser un budget monstre.
Il est certain que nous reviendrons au Portugal car nous n’en avons vu que quelques miettes ! La visite du château de Sintra est déjà dans mes plans !
Un week-end pascal, en tout début de saison touristique, mon amoureux et moi avons eu la bonne idée de partir deux jours à Giverny, le village de Claude Monet, situé à 40 minutes de Paris.
Pour presque rien du tout, vous voila à Vernon, une petite bourgade sympathique de 25 000 habitants aux bords de la Seine. Une navette prisée par les touristes du monde entier (des Américains, des Japonais majoritairement) vous emmène à proximité de la maison de Monet, au sein du village de Giverny.
Ce qui est frappant quand vous vous baladez dans ce village de 500 habitants, c’est l’esprit intemporel et préservé qui y règne. Giverny a su conserver son caractère traditionnel, retiré du monde parisien contrairement à la marée humaine de Montmartre par exemple.
Pourtant, Giverny est aussi connu dans le monde entier que Versailles ou le Mont Saint Michel car Monet est l’un des peintres les plus cotés sur le marché de l’art international, et Woody Allen a filmé ses personnages de Midnight in Paris, deux fiancés américains près du célèbre pont japonais.
Je serai curieuse de m’y rendre en pleine saison pour observer comment circulent les masses de touristes dans la maison et les jardins de Monet.
C’est un endroit très intimiste, où je me suis sentie comme chez un grand-oncle de la famille. On connait beaucoup de choses de la vie de Monet à travers ses biographies : son amitié avec Clémenceau, son remariage avec Alice Hoschédé (l’ancêtre de l’animatrice de télévision Dorothée), son attachement à la Normandie et surtout ses tableaux du jardin japonais.
Qui ne connait pas le célèbre pont japonais peint plus de quarante-cinq fois? Comment imaginer qu’un magistral cadeau fait à L’Etat par l’un des plus grands peintres de la IIIeme république représente une série de Nymphéas de Giverny et non pas une scène héroïque digne d’une grande peinture d’Histoire?.
Car Giverny c’est une des vitrines de la culture française dans le monde entier. Cette maison est le reflet d’ un mode de vie épicurien avec son poulailler, cette architecture de briques au crépis rose et aux volets verts, un ancien pressoir à pommes, son clos normand et son jardin d’inspiration japonaise. J’ai ressenti une émotion très forte dans cette maison parce qu’on peut vraiment entrer dans toutes les pièces comme si on faisait partie de la famille, sans être gêné par tous ces cordons blancs bien moches, qui vous tiennent à distance dans les maisons d’artistes.
Quand, j’étais enfant, ma mère nous a emmené à Giverny et mon seul souvenir est la salle à manger jaune. J’aime aussi la cuisine aux carreaux bleus et blancs de Delft. Monet est un ambassadeur de la Normandie et de son mode de vie simple à travers le monde.
Ensuite, nous nous sommes baladés dans le village de Giverny et j’ai vraiment aimé le café-boutiques La Capucine qui a su allier cantine pour touristes et café alternatif. Dans un grand jardin avec un bassin de poissons rouges, vous pouvez savourer les gâteaux du salon de thé et écouter du jazz. C’est un endroit très agréable et préservé.
Coup de cœur aussi pour le musée des Impressionnismes qui prend de l’ampleur grâce à une architecture moderne et des expositions de qualité : Gustave Caillebotte actuellement, Sorolla, un impressionniste espagnol brillant en juillet. J’aime beaucoup Caillebotte, un peintre et un jardinier comme Claude Monet, son ami. Je vous recommande la visite dans sa propriété à Yerres.
Décidément, Giverny est le lieu des brasseries champêtres pour un mariage en plein air, j’ai imaginé des lampions et une piste de danse sous les platanes de la terrasse de l’ancien-hôtel Baudry. C’est un lieu atypique qui a profité de l’ascendant artistique de Monet sur toute une génération d’artistes notamment des peintres américains, qui ont voulu apprendre à ses côtés.
Avides de culture et de divertissements, ces artistes venus en nombre, ont révolutionné la vie locale du village en poussant le maréchal ferrant ou la tenancière d’une simple buvette à agrandir leurs commerces et créer des cafés-concerts avec représentations théâtrales entre-autres. Rien de tout cela n’aurait été possible sans l’installation en 1883 de Monet à Giverny.
L’ombre de Monet plane toujours sur Giverny !
Et justement c’est cela qui m’intéresse beaucoup, comment un artiste qui construit son propre univers révolutionne la vie d’un village au point de le faire connaître au monde entier. J’aime les tableaux de Monet, décennies après décennies, les spectateurs internationaux ne se lassent pas de sa peinture, en témoignent les très bons scores d’affluence lors de la dernière rétrospective au Grand Palais en 2010.
Mais ce qui me passionne le plus, c’est que bientôt un siècle après sa mort, Monet draine encore les foules visiter sa maison et ses jardins parce que justement, ils perpétuent son oeuvre.
Un jardin c’est une oeuvre vivante en perpétuel mouvement. Un jour, je suis tombée sur un article fort intéressant : l’interview du jardinier du jardin de Monet, qui avait travaillé avant au château de Versailles. Et j’ai compris en quoi Giverny était un endroit unique à l’image de l’oeuvre de Monet.
Chaque année, nous passons quelques heures à Sofia avant de rentrer en France. Cela retarde un peu la fin des vacances.
Sofia, c’est à deux heures de vol de Paris (enfin de Beauvais via Wizzair). C’est une ville très francophile : beaucoup de Sofianci parlent français grâce à l’Institut français.
Année après année, je commence à avoir mes adresses favorites comme le magasin de crêpes à la française Confiture, le restaurant The little things dans une petite maison décorée à la perfection, le glacier Confetti mais surtout mon petit rituel préféré : boire une bonne citronnade du Costa Coffee tout proche sur un banc du jardin du théâtre Ivan Vazov. C’est mon endroit favori en Bulgarie…
Cette année, nous avons découvert le rooftop des archives nationales, le quartier du pouvoir politique de Sofia, grâce à nos copains bulgares. C’était génial de profiter d’une vue magnifique avec des snacks et des boissons peu chères.
Enfin, mention spéciale à l’hôtel ATM qui prend vraiment soin de ses touristes avec ses chambres spacieuses, sa piscine et ses services : on vous réveille et un van vous conduit à l’aéroport très tôt le matin…
Si le fait d’être bien reçu est important dans votre choix de lieu de vacances, je vous recommande la Bulgarie.
Le château de Ravadinovo près de Sozopol, Bulgarie
Savoir se servir des réseaux sociaux quand on est sans-abri ne permet pas de sortir de la rue rapidement mais cela aide pour interpeller les gens. Surtout quand un tweet donne naissance à un livre : Belleville au coeur.
Christian Page s’est fait connaître par un tweet relayé 2000 fois où il dénonçait les barrières en fer anti-sdf sur les grilles d’air chaud ou encore quand un employé municipal l’a trempé volontairement un matin, Anne Hidalgo, maire de Paris, s’est excusée personnellement sur son compte Twitter…
Les dispositifs anti-sdf en ville. Pas beaucoup de différence avec ceux contre les pigeons.
Comme quoi, Twitter n’est pas seulement un canal où l’on déverse sa haine, l’anonymat permet aussi de tendre la main. L’auteur raconte le geste de cette jeune femme inconnue qui lui a envoyé plusieurs fois de beaux colis, un homme l’a délogé de son abri de fortune pendant le grand froid pour lui offrir une nuit d’hôtel, la standardiste de l’hôtel lui a proposé gentiment de garder son sac toute une journée…
Christian Page les appelle les bons samaritains et il explique que leurs petites attentions gratuites valent toutes les douches, les repas et nuits d’hôtel.
Belleville au coeur,
Christian Page
Slatkine et compagnie
2018
156 pages
15 €
Le résumé :
C’est le journal de rue de Christian, ancien sommelier suisse de 46 ans. Il a passé trois ans et demie dans la rue et redoutait un quatrième hiver dehors. Sa femme et son fils l’ont abandonné soudainement avec des poursuites judiciaires difficiles à vivre, et l’alcool l’a mené à la rue.
Il raconte au fil de ces 156 pages son quotidien dans le quartier de Belleville, ses frères et soeurs de rue : Nassim, Sarah, Nono et son chien Galak, Aldo, le bénévole de la mission évangélique des sans-logis, les gens qui s’entraident mais aussi ceux qui dépouillent les autres dans leur sommeil quand le RSA tombe en début de mois…
Mon avis :
C’est un livre rapide à lire tant son style est fluide, chaque chapitre n’excède pas quatre pages et donne ainsi un rythme à la lecture : on saluera le travail du contributeur Eloi Audoin-Rouzeau qui a écrit une préface pleine de tact. Il s’est senti investi d’une mission confiée par une jeune maison d’édition franco-suisse Slatkine et compagnie…
Malgré les bons mots de l’auteur qui décrit ses moments un peu enchantés au parc des Buttes-Chaumont, c’est un livre éprouvant qui nous montre la violence de la rue de plein fouet.
J’avais vraiment envie de finir ce livre car il se termine bien : la géniale association Emmaüs lui trouve un toit le 6 août 2018 mais j’éprouvais de l’appréhension au fil des chapitres.
L’histoire de son ami Nassim qui perd pied en cure de désintoxication, qui se fait voler fréquemment ses affaires et à qui on refuse l’entrée à la maison de la radio pour un concert de musique classique, m’a vraiment révoltée. J’avais peur que l’auteur annonce son décès à un moment du livre. Les histoires de son amie Sarah ou encore du jeune Nono qui a pris pour sept ans de prison injustement étaient aussi sacrément rudes à lire.
« Je n’étais pas du matin mais, dans la rue, j’ai pris l’habitude de me lever aux aurores. Ça m’évite de croiser les gamins qui partent à l’école. Je ne veux pas qu’ils me voient. Je ne veux pas me voir dans leurs yeux. »
Notre regard posé sur ces milliers de personnes a son importance. Je souhaite que ce livre fasse évoluer les mentalités des personnes les plus hostiles aux sans-abris. Même les « bons » chrétiens aimants comme moi, ont des idées reçues un peu mesquines, des remarques complètement stupides : « S’il a un smartphone pour twitter, il ne doit pas être tant que ça dans le dénuement » ou alors « Trois ans et demie dans la rue, c’est rien, il y en a qui y sont depuis quinze ans ».
Moi, je ne serais même pas capable de tenter l’expérience des journalistes de dormir une nuit sur le béton, même dans une station de métro avec le bruit et les gens qui me regardent. Hier, il neigeait à gros flocons dans Paris et j’ai pensé à tous ces sans-abris qui pataugeront la nuit dans la gadoue, avec leurs sacs de quinze ou vingt kilos qu’il faut surveiller comme le lait sur le feu…
Cela m’a rappelé le chapitre particulièrement bien écrit sur le plan grand froid quand le vent glacial qui soufflait depuis Moscou nous a glacé les os pendant une dizaine de jours en février 2018. Christian Page y raconte avec beaucoup de justesse la soupe partagée à la mission des sans-logis où tout le monde est bien conscient qu’il va vivre seul une épreuve particulièrement difficile.
L’utilité de ce livre est de changer le regard des autres sur les clochards et il a vraiment réussi son pari. Cela tient beaucoup à la personnalité de l’auteur qui dénonce la dureté de la société sans aucun misérabilisme, ni acrimonie, avec même une pointe de second degré qui le rend très sympathique dès les premières pages.
Voici une vidéo de l’un de ses passages télé où il explique avec beaucoup de recul son quotidien, et exprime simplement sa reconnaissance à l’équipe de télévision qui l’a aidé discrètement pendant le grand froid.
Ma note :
5/5 sardines
L’auteur rend un bel hommage à la mission évangélique des sans-logisqui est son port d’attache, place Sainte-Marthe. Cette oeuvre protestante existe depuis 1965 et offre aux sans-logis des repas, des douches, une adresse de domiciliation très importante et aussi un culte chrétien.
Même s’il était éprouvant à lire, j’ai beaucoup aimé ce livre qui montre qu’il est encore possible de se montrer fraternel malgré la violence de la rue, ce message rejoint un peu celui d’un autre beau récit que j’ai lu et chroniqué il y a peu ici : Le prince à la petite tasse.C’est le récit d’une famille parisienne qui offre l’hospitalité à un migrant.
Il existe d’autres récits d’amitiés qui sont nées dans la rue : Humains dans la rue, histoires d’amitié avec ou sans abri, édité par Première partie ou encore Je tape la manche de Jean- Marie Roughol écrit avec l’aide de Jean-Louis Debré.
Le festival international de la BD d’Angoulême est l’un de mes salons du livre préférés car il met en effervescence toute une ville avec ses vitrines, ses expositions dans différents lieux comme le prix de la BD chrétienne dans l’église Saint Martial ou le temple protestant…
Cette année, l’affiche du festival vue dans le métro m’a tapée dans l’œil puisque j’ai reconnu le trait de Bernadette Després, l’illustratrice de Tom-Tom et Nana dans le magazine J’aime Lire de Bayard, série jeunesse créée en 1977. Cette année, le festival de BD lui consacre une large exposition !
Jolie initiative mais à quand une femme dessinatrice de BD récompensée par un Fauve d’or ?
Elles font un tabac en librairies à l’image des deux tomes des Culottées de Pénélope Bagieu (plus de 50 000 ventes pour le tome 2 et une adaptation en dessin animé en préparation) mais au moment de remettre un prix, le jury BD d’Angoulême les boude.
Personnellement, je lis beaucoup plus de BD écrites par des femmes car j’aime bien les thématiques sociales qu’elles traitent avec humour et légèreté. Force est de constater que l’illustration féminine est beaucoup plus prolixe sur les blogs et les comptes Instagram pour ensuite être publiée.
Les pionnières du sport mises en valeur par Pénélope Bagieu dans le magazine L’équipe, 18 janvier 2019
Voici ma petite sélection des illustratrices que je suis régulièrement :
Pénélope Bagieu
C’est la première illustratrice que j’ai découvert avec son blog Pénélope Jolicoeur et j’ai dévoré son livre Ma vie est tout à fait fascinante. J’ai découvert un univers frivole très contemporain qui m’a fait du bien pendant mes études universitaires : cela me détendait de suivre les aventures de cette jeune Parisienne un peu adulescente sur les bords avec ses vêtements à la dernière mode.
Pénélope Bagieu est aussi dessinatrice de pub pour Gemey, les plats Marie ou pour la presse féminine. Forcément, j’ai aussi adoré la trilogie de Joséphine et ses deux adaptations au cinéma. J ‘ai eu un peu de mal avec ses romans graphiques suivants : La page invisible, Cadavre exquis…
Mais elle a vraiment marqué un grand coup avec la série des Culottées, c’est une oeuvre patrimoniale pour l’Histoire des femmes au même titre qu’un essai de sociologie selon moi.
Margaux Motin
J’ai lu pour me détendre ses différents romans graphiques : J’aurai adoré être ethnologue, La théorie de la contorsion, La tectonique des plaques mais j’ai vite eu une overdose. J’ai trouvé son double littéraire très caricatural avec ses excès de langage vraiment pénibles à suivre malgré qu’elle dessine vraiment très bien. Mais depuis, j’ai regardé une vidéo où l’on interviewait : elle cassait complètement l’image très parisienne que j’avais d’elle et j’ai beaucoup de plaisir à suivre son compte Instagram et ses illustrations à la planche : elle a un univers très poétique dans la nature du pays basque où elle vit une partie de l’année.
Mathou
C’est l’illustratrice qui monte en ce moment : sa nouvelle BD Et puis Colette raconte l’histoire d’une trentenaire qui se retrouve tutrice de sa nièce à la mort de sa sœur. Un peu comme le film Amanda avec Vincent Lacoste, cette BD joliment dessinée traite du deuil sans pathos, pour montrer qu’il est possible de recommencer à vivre, à sourire….
Je vais aussi me pencher sur ses précédents romans graphiques aux titres marrants : Tout plaquer et aller prendre un bain ou encore Les wonder women aussi portent une culotte gainante…
Mademoiselle Caroline
C’est ma préférée ! J’aime beaucoup ses dessins sur Instagram. Cette ancienne Parisienne s’est installée à la montagne près d’Annecy il y a une dizaine d’années. Elle en a même fait un roman graphique très drôle, Il décrit avec beaucoup de justesse le fossé sociologique entre la capitale et la rase campagne (une vraie fracture territoriale mise en BD) : ça s’appelle Quitter Paris. Vous en révez? Je l’ai fait !.
Je l’ai découverte à travers sa collaboration avec Julien Blanc-Gras pour l’adaptation de son roman Touriste, puis je me suis prise une belle claque de lecture avec que j’ai chroniqué il y a peu sur ce blog…
J’ai hâte de lire son roman graphique sur le thème de la dépression : La chute libre, carnet du gouffre.
Leurs blogs sont leurs propres espaces de création, où la parole est beaucoup plus libre car tout de même le monde de l’édition freine malgré tout la diversité d’expression au nom du marketing. Ce sont les blogs, les comptes Instagram qui relayent directement leur inspiration.
Ces dessinatrices s’emparent des sujets de société du moment avec beaucoup d’humour, de tact et de subtilité. Elles apportent beaucoup à la BD, un secteur du livre qui est en train de supplanter le roman !
Ce n’est pas nouveau, les renards et les hiboux ont vraiment la côte en mode et décoration que ça soit des vêtements pour enfants, des peluches, des bijoux pour blogueuses adulescentes comme moi…
J’ai appris de ma grande amie Ma pu picchu à broder au fil noir les yeux endormis de petites chouettes et petites renardes. J’ai commencé avec des broches, mais je me suis vite rendue compte que ça rendait mieux en plus grand format.
Alors hop, un ruban, je suis passée à la décoration de porte qui indique quand le bébé dort et qu’il ne faut pas entrer.
Depuis, j’ai du faire une dizaine de renardes en feutrine, et je ne compte pas m’arrêter là (addiction quand tu nous tiens).
Je me suis dis que ça serait sympa de vous expliquer comment faire avec des petits patrons schématiques (excusez mon amateurisme débutant, je ne suis pas encore aussi douée que Make my lemonade, ma référence Do it yourself).
Pour une renarde comme celle-ci :
Achetez deux planches de feutrine chez Rougier et Plé assez fines, environ 1€ la planche de couleur marron foncée et marron clair. Découpez la forme de votre renarde et cousez à la main avec de solides points serrés tout en laissant un espace sur l’un des côtés pour retourner votre ouvrage et mettre votre kapock par la suite.
On retourne son ouvrage sur l’endroit pour y coudre les oreilles arrondies dans une teinte un peu plus fauve que votre base marron foncée (ça rendra le renard encore plus naturaliste). On coud les petites oreilles au fil doré à grands points apparents, ça fait partie du style.
Le point le plus critique de la réalisation : découper dans de la feutrine blanche un peu plus épaisse les deux yeux en forme de gouttes d’eau, qui formeront une sorte de coeur avec la pointe du nez et seront équilibrées par l’espace avec les oreilles.
Broder les yeux des renardes endormies (c’est tout simple et ça apporte une vraie détente).
Coudre les yeux sur la base marron foncée en fonction de la forme triangulaire de la base avec du fil blanc, c’est beaucoup plus fin et réussi qu’en les collant au pistolet à colle.
Découper une truffe en forme d’hexagone de couleur violette et la coller au bout du nez au pistolet à colle cette fois. Cela aidera à améliorer la forme des yeux si ce n’était pas top.
Il faut bien remplir votre patron de kapock (la garniture d’un oreiller bon marché fera l’affaire) dans les angles des oreilles et du nez de manière uniforme sur toute la surface. C’est très important pour le rendu final.
Coudre un ruban dans des couleurs assez discrètes (que l’on pourrait trouver dans une forêt par exemple) en privilégiant la texture de rubans à gros grains pour être raccord avec le matériau principal : la feutrine. J’ai compris cette subtilité après de nombreux essais beaucoup plus flashys qui cassaient tout le style.
Coudre avec des points discrets et solides le côté par lequel vous avez inséré le kapock.