Lifestyle

Un mois de juillet pluvieux mais heureux…

Heureusement qu’il y a eu plein de bons moments ce mois-ci car j’ai trouvé juillet sacrément long… Après juin, bien occupée avec les spectacles de fin d’année, j’ai entamé le mois de juillet un peu sur les rotules.

J’ai l’impression que cette fatigue est générale tant on sent les gens à cran et ayant du mal à décrocher de leur boite e-mail pro (moi la première)…

En juillet, je me suis régalée avec une visite guidée de l’ancienne chocolaterie Menier à Noisiel. C’était vraiment passionnant de retracer un siècle de réussite industrielle avec de telles innovations. Pourtant j’ai trouvé dommage qu’un tel patrimoine : la beauté du moulin Saulnier ne soit pas mieux mis en valeur par la société Nestlé qui l’exploite.

J’ai d’ailleurs lu Successions de Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, publié par Albin Michel. C’est une superbe enquête journalistique sur la transmission d’empires industriels chez les Bolloré, Peugeot, Arnault, Seydoux, Bettencourt, Bouygues… De la littérature people comme je l’aime mais pas que : de la fine psychologie familiale également…

En début de mois, j’ai eu le grand plaisir de déjeuner un dimanche midi avec ma grande amie Marion sur une guinguette au pied du pont-Marie : les Maquereaux. Le prix d’une salade Caesar avoisinait les 15€ comme d’hab, mais quel plaisir d’être bien accueillies, d’avoir de la place et tout le temps qu’on voulait pour manger au bord de l’eau…

Je suis bien contente d’avoir visé juste en lui offrant ainsi qu’à son jules, le livre Accidentally Wes Anderson… Ce réalisateur américain a le vent en poupe en ce moment sur Instagram. La médiathèque de Fontenay sous bois où je vis a mis en place un cabinet de curiosités autour de son univers tout à fait génial.

Juillet c’est également le mois de Fontenay sous soleil, une manifestation qui me réjouit particulièrement. Quelle joie de lire sous les arbres du parc des Epivants pendant que ma fille s’époumone dans les jeux gonflables…

Ce mois-ci, j’ai aussi renoué avec le vrai plaisir d’être une touriste dans ma ville : Paris. On a eu la chance d’avoir une belle visite guidée organisée par mon employeur : L’ Alliance biblique française avec l’Observatoire Pharos. J’ai découvert l’hôtel des Invalides en vrai et c’était un très bon moment lors de la visite La haine des clans au musée de l’armée.

J’ai raconté dans ce blog comment je suis devenue protestante à l’école primaire. Quel privilège de pouvoir choisir librement sa religion aujourd’hui alors que des Français qui se revendiquent du même Jésus se sont entretués il y a quatre siècles.

Le 14 juillet, nous sommes partis pour 24 heures au Crotoy et c’était bien agréable grâce aux prix cassés de la SNCF.

En fin de mois, nous sommes retournés aux Buttes-Chaumont, sur demande de notre petite fille. On a lu en famille l’album jeunesse Hulotte et Léon, écrit et illustré par Juliette Lagrange, édité par L’école des loisirs. Malheureusement l’accès au petit belvédère et au pont était fermé pour travaux.

Droits réservés Juliette Lagrange

Dimanche, nous nous envolerons avec beaucoup d’impatience pour la Bulgarie pour des vacances bien méritées. C’est peu dire que le premier semestre 2023 a été intense pour nous tous.

Heureusement, je sais exactement comment me détendre : dessiner sur du Canson, mater des séries sur la terrasse à Sozopol, lire des livres au bord de la piscine et faire des châteaux de sable avec ma fille !

-Buller en dessinant dans son bullet journal

-Faire découvrir à ma fille le plateau ardéchois de mon enfance

Bullet journal

Compiler ses lectures, les films, les expos et les séries qui m’ont marquée dans l’année dans mon bujo…

Ca y est ! Je suis enfin en mode vacances ! A moi bucket list et projets d’été en attendant que mon mari soit aussi en vacances pour pouvoir s’envoler en famille pour la Bulgarie !

Ce printemps, un projet d’envergure m’a mobilisé pour mon blog et mon bullet journal. Pour l’instant, je l’ai un peu laissé tomber car compiler cinq ans de lectures, films et séries sur une page de blog s’est avéré beaucoup trop ambitieux.

Mais je trouverai le bon format car quand j’entends au bureau la petite phrase « Je n’ai plus rien à lire, j’ai fini ma dernière série Netflix« , cela me motive pour la rentrée.

J’avais déjà fait cette petite liste de 15 romans marquants pendant le confinement. Mais elle ne demande qu’à être enrichie. Merci pour tous vos partages, vos échanges en commentaires qui me font découvrir de nombreux livres. Mes trajets quotidiens en RER A et RER B ont une toute autre atmosphère grâce à un bon roman !

Chaque mois je dessine des livres sur la tranche ou en piles et je note leur titre. Mais c’est beaucoup mieux quand j’y ajoute une miniature de leur couverture. J’ai une mémoire visuelle et sans la couverture, je vais rapidement oublier le livre en question.

Ces pages culture sont vraiment de bons aide-mémoires pour moi pour écrire des articles de blog. J’aime bien les agrémenter de tableaux ou de collages trouvés dans des magazines comme Flow ou Vanity Fair. Avec ces pages, je me suis rendue compte de l’importance de la culture dans ma vie. Avec une ville aussi belle et dynamique que Paris, je suis servie !

Pour les films et les séries, longtemps j’ai dessiné une pellicule en noir et blanc. Mais c’est un peu laborieux à dessiner et pas si joli que ça finalement. Je préfère dessiner désormais des tickets de cinéma qui sont beaucoup plus esthétiques et faciles à réaliser.

Enfin, j’ai même pensé à faire un carnet qui serait consacré seulement à mes lectures et les films et séries que j’ai regardé dans l’année. J’ai abandonné cette idée car j’ai déja cinq bujos depuis 2017 et cela prend de la place sur mon bureau.

Alors je fais attention à faire toute une page pour noter mes ressentis pour une lecture marquante (voir ci dessous mes impressions du roman Un dernier été, que j’ai reçu des éditions Les escales en service de presse en mai dernier).

Un grand merci à mon amie Sophie du foyer La Vigie pour ses encouragements. On s’est revues en juin après un bout de temps et j’espère que cet article lui donnera envie de sauter le pas pour créer son propre bullet journal !

Retrouver ici mes précédents articles qui parlent de bullet journal :

-Buller en dessinant dans son bujo

-Tenir un bullet journal autour de la naissance de son enfant

Littérature jeunesse

L’univers de Juliette Lagrange : un dessin architectural puissant au service des souvenirs !

J’ai découvert l’univers de Juliette Lagrange en visitant la rénovation de la librairie Chantelivre, rue de Sèvres, la vitrine de l’illustre maison d’édition suisse : L’école des Loisirs.

Son dessin architectural est vraiment grandiose et s’adapte merveilleusement bien aux volumes de la librairie.

Il y a les toits de Paris en zinc bien sûr mais aussi les petits voiliers du jardin du Luxembourg et les fameuses mansardes des chambres de bonnes des immeubles haussmanniens. Cette visite est incontournable pour tous les amoureux des librairies à la rentrée.

J’étais emballée par sa scénographie dans la librairie mais j’ai vraiment été subjuguée de recevoir en #service de presse ce superbe album : Hulotte et Léon. Un immense merci à l’Ecole des loisirs pour cet envoi. Il a vraiment séduit toute la famille : ma fille de quatre ans ainsi que ses parents.

La maison du gardien des Buttes Chaumont, droits réservés Juliette Lagrange

On le lit presque tous les soirs et nous avons prévu une balade aux Buttes-Chaumont avec le livre. Il faut dire que c’est là où nous avons eu notre premier rendez-vous amoureux avec mon mari en avril 2012.

J’ai trouvé que l’histoire était un peu commune : une bluette entre Hulotte et son meilleur ami Léon lors d’un voyage scolaire à Paris mais la magie est là.

Et puis la force de ses albums vient vraiment de la qualité et du gigantisme de son dessin architectural. Les parents qui lisent l’album à leurs enfants le soir sont forcément convaincus…

Je suis vraiment contente d’ajouter ce livre à la bibliothèque de ma fille autant pour elle que pour moi. Il est vraiment révélateur de la féérie de Paris dans les albums jeunesse. Moi j’ai été marquée par Un lion à Paris de Béatrice Alemagna quand je gardais des enfants, Madeline, la petite fille Américaine que je regardais en dessin animé avec mon frère…

L’album se termine avec une belle double-page sur l’Ile Saint Louis, encore un endroit cher à mon coeur. Ce quartier où mon histoire d’amour a commencé avec Paris en septembre 2005…

Droits réservés Juliette Lagrange.

Hulotte et Léon, Juliette Lagrange, Kaléidoscope, 13€50

Nickel le teckel, Juliette Lagrange, Albin Michel jeunesse, 13€90

Ce petit album pour les 3-6 ans raconte la quête de Nickel, un petit teckel qui cherche sa voie car il a d’autres aspirations que ses frères. L’action se déroule encore dans les grandes avenues du Paris Haussmanien. J’ai beaucoup aimé cette histoire basée sur l’introspection à hauteur d’enfant.

Retrouvez ici mes derniers articles consacrés aux livres pour enfants, chansons pour le soir et autres expositions à visiter en famille.

-La vie de chateau avec le chateau de Versailles comme terrain de jeux pour se reconstruire…

-On a testé la Cité des enfants à la Villette en famille

-Une chanson douce, incontournable dans la playlist de ma fille.

Carnets de voyages urbains

Une virée de qualité au Crotoy le 14 juillet malgré une météo chaotique !

Pour le 14 juillet, nous voulions absolument partir à la mer pour nous évader le temps d’un week-end. Grâce au journal Le Figaro, j’ai trouvé un super plan ferroviaire que j’ai nommé #Danstesdentsl’inflation. Un aller-retour Paris Gare du Nord-Noyelles sur mer pour 5€ le billet par adulte et 1€ par enfant. Nous en avions déjà profité en juin 2020 pour aller au Touquet.

Cette initiative sociale est celle du TER Hauts de France et je la salue. Comme les billets de train étaient presque donné, on s’est octroyé un aller-retour en taxi Noyelles sur mer- Le Crotoy à quinze kilomètres de la gare.

Il y a des navettes de bus et des locations de vélo mais nous avons joué la sécurité. On savait que la météo ne serait pas excellente le samedi après-midi et nous n’avons pas trop rigolé quand deux averses assez courtes nous sont tombées dessus.

On a quand même pu manger des fish and chips et des moules frites à La bonne franquette II pour 15 euros avec une entrée de crevettes roses dans la rue principale du Crotoy. Mais le salon de thé que j’avais envie de tester était bondé avec la pluie. On était plusieurs familles avec des enfants en petites tenues d’été et capes de pluie.

Donc, on s’est tous rapidement réfugié dans l’église Saint-Pierre qui était ouverte non-stop. On peut dire tout ce qu’on veut de la religion mais l’église c’est un endroit qui t’accueille à toute heure et tu peux rester aussi longtemps que tu veux…

C’est rare dans notre société capitaliste. On a eu la possibilité de suivre le chemin de croix avec les ex-votos pour confier les bateaux de pêche à Dieu. Cela m’a fait immédiatement penser à Notre Dame de la Garde à Marseille.

Puis la pluie a cessé mais le vent était quand même sacrément fatigant. On a eu la très bonne idée de prendre le petit train touristique pour faire une ballade de 30 minutes dans cette petite ville de 2000 habitants à l’année, 15 000 personnes à la haute saison. Le petit train coûtait 5 euros pour les adultes, gratuit pour les moins de 5 ans.

Très belle promenade le long de la baie de Somme avec commentaires du guide. Le parfumeur Pierre Guerlain a tenté d’attirer l’impératrice Eugénie pour faire du Crotoy une station balnéaire Belle époque mais l’impératrice n’est jamais venue. Par contre, Jules Verne a écrit pendant une cure de santé Vingt mille lieux sous les mers. Sa villa La solitude en plein centre-ville ne se visite pas.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette petite ville très touristique où l’immobilier se porte très bien : pas de commerces vacants, des chambres d’hôtes en veux tu en voila et surtout de très belles villas en petite brique et céramique émaillée.

Cela m »a donné envie de retourner à Mers-les-Bains, visiter Amiens…

Enfin, nous avons eu la joie de retrouver notre ancienne nounou Nathalie et toute sa famille dans un café à Noyelles sur mer. Ils passent toutes leurs vacances dans un camping du coin.

Ce type de vacances est privilégié par les Français comme en témoigne le récent reportage d’Envoyé spécial sur le sur-tourisme à Etretat, au Mont-Saint Michel…

Lors de notre prochaine visite à Noyelles sur mer, peut-être que nous réserverons au Relais de la baie, un superbe estaminet qui fait aussi brocante…

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage à Dieppe, Lille et même en Guyane

Romans

Un jeudi saveur chocolat, éditions Nami quand la littérature se dévore…

J’ai découvert les éditions Nami grâce à la box Kube à laquelle, je collabore depuis 2017. J’ai eu un vrai coup de coeur pour Bienvenue à la charmante pension de Cécilia Duenas qui se déroule en Espagne. Kube m’a envoyé deux romans pour l’été Un jeudi saveur chocolat et Le restaurant des recettes oubliées.

Je lis très peu de littérature japonaise mais cette culture que je connais très peu, me fascine. Je me souviendrai toujours de l’extrême courtoisie et gentillesse des touristes japonais, leur amour de la France quand je les conseillais à la librairie du musée du Louvre.

J’ai découvert il y a peu une pâtisserie japonaise Snafle’s Paris, avenue Ledru Rollin qui est devenue ma nouvelle adresse goûter entre copines ! J’aime énormément les petits cafés bien décorés avec une belle carte de desserts et de boissons. Je rêve un jour d’en monter un avec des néons originaux, de la belle vaisselle à mi chemin entre librairie, café et concept-store…

C’est d’ailleurs ce qui m’a beaucoup plus dans ce roman Un jeudi saveur chocolat. Le cadre de l’histoire est un café très cosy où l’on se sent bien pour s’évader de son quotidien à Tockyo. Les effluves de café et de chocolat chaud sont propices à la rêverie, aux rencontres importantes et à l’introspection.

Un jeudi saveur chocolat, Michiko Aoyama, traduit du japonais par Alice Hureau, 18€

Il s’agit d’un roman choral où une vingtaine de personnages convergent plus ou moins directement vers ce fameux café. Il y a le responsable du café qui tombe amoureux d’une cliente, une directrice d’école qui y retrouve une de ses plus anciennes amies. Autour d’une de ces petites tables en bois, les cœurs vont s’ouvrir pour verbaliser l’évident mais aussi ses frustrations, ses doutes et ses incompréhensions.

Ce roman très contemporain se structure en douze chapitres intitulés avec des couleurs, ils se déroulent entre Tokyo et Sydney. La proximité géographique et la confrontation culturelle entre ces deux villes est passionnante.

J’ai beaucoup aimé les premiers chapitres avec l’histoire de la publicitaire un peu perdue pour s’occuper de son fils pendant un voyage professionnel de son peintre de mari. Il a décidé d’être homme au foyer, les mamans de l’école l’apprécient beaucoup et sa femme se sent tiraillée entre ses choix et l’image que la société lui renvoie.

Cette lecture m’a fait sortir un peu de ma zone de confort sur mes lectures, elles racontent beaucoup ma petite société occidentale bien familiale. Avec ce roman, j’ai découvert une société japonaise qui ne fait pas de cadeau à ses membres. Il y a des carcans bien figés comme le fait de se vernir les ongles dans une école maternelle ou montrer des effusions de joie et de sympathie avec une amie dans un café…

J’ai aimé lire comment malgré ces règles ancestrales et assez sévères, les hommes et les femmes de ce livre exprimaient leurs doutes, leurs joies, leurs paradoxes pour affirmer leur identité. Le cadre rassurant du café les aide à tenir bon dans leurs positionnements.

Contrairement à son titre très efficace, ce roman parle peu de chocolat. Mais pourtant tout est savamment bien conçu. C’est une belle réussite marketing avec une couverture cocooning bien réconfortante (signée Léa LePivert) . Il y’a un chat dans le café et ce sont des animaux incontournables de la littérature japonaise.

Michiko Aoyama, son auteure a également écrit La bibliothèque des rêves secrets, best-seller : 300 000 exemplaires vendus comme l’indique le bandeau du livre. J’adore les bandeaux de livres, c’est vraiment chic !

La littérature japonaise fait partie de l’ ADN des éditions Nami qui signifie vague en japonais. Leur slogan c’est un voyage à soi. Cette maison d’édition du groupe Leduc et des éditions Charleston, célèbre la littérature de l’intime. Et cela me plait énormément.

Cette lecture m’a fait beaucoup pensé à la visite guidée que j’ai faite de la chocolaterie Menier à Noisiel début juillet. J’avais déjà écrit sur cette belle découverte architecturale en bords de Marne ici.

Cette fois-ci, je suis entrée dans le saint des saints : le siège de Nestlé et même le moulin Saulnier. C’était au 19eme siècle, la plus grande chocolaterie au monde.

La famille Menier a mis en place un empire industriel qui s’étendait des plantations de cacao au Nicaragua jusqu’à la Tamise, où étaient commercialisées les fameuses tablettes de chocolat.

Le voilier Le Belem a même appartenu à la famille Menier pour convoyait les fèves de cacao au port du Havre. Ce cacao est le motif phare de cette superbe façade Art nouveau avec une armature en acier tout à fait novatrice. Le monogramme M est inscrit partout, on dirait une malle Vuitton. Les briques roses en céramique sont purement décoratives.

J’ai vraiment adoré cette visite avec l’horloge du moulin, les épis de faitage en forme d’étoiles sur le toit. C’est un lieu unique et enchanteur où j’aimerai passer mes vacances au bord de l’eau.

Cela m’a forcément rappelé le moulin de mon arrière-tante Julienne à Wavrans sur Ternoise (toutes proportions gardées quand même).

Je laisse les étudiantes de la Sorbonne vous raconter bien mieux que moi l’histoire de ce lieu unique dans l’industrie agro-alimentaire française. Le guide de la ville de Noisiel, Sébastien, a su rendre cette visite passionnante alors que j’avais lu pas mal de choses sur la chocolaterie sur Internet en amont.

Moi je travaille dans l’industrie du livre mais j’ai vraiment adoré cette visite d’une célèbre marque française. Avec la construction de la cathédrale, la chocolaterie Menier a sans doute vu un peu trop grand car l’entreprise va décliner au cours du 20eme siècle avec les deux guerres mondiales et le crack boursier de 1929.

Mais Menier n’a pas pour autant disparu des rayons de supermarché sous la marque Nestlé.

Nous étions une vingtaine de personnes pour cette visite guidée (8 euros l’entrée) organisée par la ville de Noisiel.

La plupart des visiteurs étaient des retraités un peu nostalgique de leur enfance. Ils étaient touchants car ils avaient de grands yeux d’enfants quand on leur parlait de chocolat et ils espéraient même une dégustation à la fin de la visite.

Chacun était quand même un peu abasourdi de voir un si beau site avec un potentiel touristique si important, aussi peu valorisé. Nous avons visité une magnifique halle en parapluie comme le pavillon Baltard où je marierai bien ma fille dans vingt ans à moitié désaffectée. Rien n’est abimé ou dégradé mais c’est à moitié laissé à l’abandon.

Et il n’y a aucune boutique souvenir à la fin de la visite. Je suis sûre qu’une équipe de muséographie ferait un travail formidable pour créer une belle cité dédiée au chocolat à l’image de celle de Valrhona à Tain l’Hermitage. Monsieur Stéphane Bern, j’en appelle à votre concours !

Retrouvez ici mes précédents articles :

-La haine des clans, quand le musée de l’armée se penche sur un côté obscur de la Renaissance.

-Bienvenue à la charmante pension de Cécilia Duenas, éditions Nami

-Ma pile à livres, films et séries pour préparer l’été

-Fêter Kube avec un beau dîner au jardin des Plantes

Expos

La haine des clans, retour sur un aspect sombre de la Renaissance française au musée de l’armée.

Même quand on travaille dans un bureau, on peut avoir droit à une sortie de fin d’année avec ses collègues. Un grand merci à mon employeur L’ Alliance biblique française d’avoir organisé avec l’Observatoire Pharos, nos coworkers une visite guidée de l’exposition La haine des clans, au musée de l’armée.

J’en ai visité un paquet des musées parisiens durant mes études à l’Ecole du Louvre mais je découvrais leurs collections dans ce si beau lieu : l’hôtel des Invalides. Tout Parisien sait reconnaître ce fameux dôme doré de loin mais connait-on vraiment son histoire ?.

Il s’agit d’un hôtel du 17eme siècle qui accueillait les invalides de guerre. D’ailleurs, ce matin dans la cour d’honneur, nous avons assisté en sortant de l’exposition à l’hommage rendu à Léon Gautier, l’un des derniers soldats du bataillon Kieffer, ayant participé au débarquement en Normandie en 1944. Le personnel soignant qui s’occupe des invalides de guerre était présent.

Aux Invalides, il y a au moins trois musées à visiter : le musée de l’armée, le musée des plans reliefs et la chapelle qui abrite le tombeau de Napoléon 1er. Depuis que je suis petite, j’aime énormément l’histoire/géographie et cette exposition de société sur les guerres de religion m’a tout de suite rappelé mon année de CM2.

J’avais raconté dans ce blog comment je suis devenue protestante à l’école primaire. Je viens de Valence dans la Drôme. Situé entre les Cévennes et la Suisse, ce département a vu passer de nombreux Huguenots en direction des pays du Refuge. A l’Alliance biblique française, nous conservons des Bibles de chignon, des femmes protestantes les cachaient sous leurs cheveux lors des dragonnades.

Je salue la qualité de la scénographie. C’est ce à quoi je reconnais une expo réussie. Les objets sont choisis avec soin et mis en scène de manière théâtrale avec des moyens numériques complémentaires.

L’ échiquier des jeux de pouvoirs entre les différents protagonistes des huit guerres de religion est limpide comme de l’eau de roche.

Cette exposition me parait accessible aux enfants à partir de 10 ans même si les massacres représentés sur les tableaux grand format sont assez insoutenables car il s’agit d’une histoire vraie malheureusement, absurde et délirante mais bien vraie.

J’étais loin de me douter que j’apprécierai autant cette exposition qui fait la part belle aux armures, aux monnaies, aux armes, aux textes de loi… C’est ce que j’aime le plus les expositions des musées de société car elles sont comme des machines à remonter le temps.

Cela me rappelle mes cours à l’Ecole du Louvre en partenariat avec le MUCEM à Marseille, les TD au chateau d’Ecouen qui appartenait au connétable Anne de Montmorency, l’un des grands belligérants des guerres de religion.

La manière dont les armes sont mises en scène pour montrer l’impact psychologique d’un massacre urbain est saisissante.

Je ne pensais pas que voir en vrai l’édit de Nantes, l’édit de Fontainebleau le révoquant et le texte de loi de la séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, serait émouvant. Ces trois textes majeurs de l’identité française viennent des Archives nationales.

Je peste souvent contre le prix de plus en plus élevé des expositions à Paris. Mais vu la qualité intellectuelle et la mise en scène de l’exposition qui a nécessité le concours de nombreux corps de métiers, le prix du billet d’entrée est justifié.

Surtout pour quinze euros vous pouvez accéder à l’exposition et aux collections permanentes, à l’église des Invalides, au tombeau de Napoléon 1er, au musée de l’ordre de la Libération et celui des plans reliefs. La perspective d’une excellente journée familiale et culturelle !

J’ai bien envie d’y retourner pour visiter le musée de l’ordre de la Libération. Les Invalides mettent en valeur trois grandes personnalités françaises sur leur façade : ce bon vieux Nap, Louis XIV et aussi Charles de Gaulle, le héros de mes grands parents Annette et Jean.

RMN-Grand Palais / Emilie Cambier

J’ai découvert dans les collections permanentes du musée de l’armée cette robe France libre de l’épouse du général Dio. Il y aura une exposition intitulée Victoire organisée au musée de l’Armée en octobre prochain. Une thématique bien plus réjouissante que les sanglantes guerres de religion.

Comme quoi après plus de quinze ans de vie à Paris, je découvre encore de nouveaux lieux extraordinaires comme les Invalides.

Le site du musée de l’armée présente les Invalides comme une cité citoyenne où chaque citoyen est chez lui : j’ai trouvé ça assez juste à l’image de l’hommage de la Nation à Jean-Paul Belmondo ou aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Retrouvez ici mes articles consacrés aux expositions qui m’ont inspiré dans ce blog :

-On a testé l’exposition Tintin de l’atelier des Lumières en famille

– Quand l’histoire familiale rejoint la grande Histoire : Les parisiens sous l’exode

-Gabrielle Chanel, impact décisif dans la mode occidentale du 20eme siècle

Foi chrétienne

Comment j’ai rencontré Dieu en échouant à l’université, dans ma petite chambre de bonne parisienne…

Dernièrement, j’ai eu beaucoup de joie à raconter dans ce blog Comment je suis devenue chrétienne à l’école primaire… grâce à des rencontres formidables. J’ai réalisé très tôt que le protestantisme était la spiritualité qui me convenait le plus : un accès direct à Dieu sans passer par la case confessionnal.

Alors, j’ai eu envie de raconter la suite : comment j’ai rencontré Dieu en échouant à l’université dans ma petite chambre de bonne parisienne. Ado, j’allais au groupe de jeunes de l’église pour être avec mes copains car ils étaient bienveillants et on passait des moments simples, sans prise de tête.

Mes meilleures amies étaient filles de pasteur, elles ont pris leur baptême par immersion à Charmes sur Rhône, dans un lieu unique. Je feignais l’indifférence mais leur engagement me titillait. Moi j’allais à l’église parce que je m’y sentais bien accueillie et que je suivais mes parents.

Et puis j’ai volé de mes propres ailes à dix-huit ans en intégrant l’Ecole du Louvre. Une école prestigieuse mais élitiste où je me suis rapidement rendue compte que ma scolarité en dilettante avait ses limites.

J’avais peur d’échouer, que ce beau rêve parisien ne vole en éclats au bout de quelques mois. J’étais tétanisée la nuit dans mon vieux lit du lycée quand je rentrais chez mes parents…

Je me faisais beaucoup de bile (c’est le cas de le dire), et fatalement, j’ai redoublé. Mais ce qui est fou avec Dieu, c’est qu’il transforme les épreuves en bonnes choses quand on s’abandonne à lui. En n’entretenant pas ma foi au quotidien, j’étais en prise au doute, au découragement mais Dieu ne m’a jamais abandonné. Il a répondu présent quand je lui ai demandé de l’aide.

J’ai repris le chemin de l’église, moi et mes mauvaises notes, grâce une amie qui était plus agée que moi. Elle m’a conviée à visiter son église de Paris-Belleville.

J’ai été vraiment touchée par son attention, un petit sms qui se souciait de moi l’air de rien en tapant droit dans le mille. J’ai trouvé dans cette église des vrais repères tant dans les relations que dans mon attachement au lieu, où j’ai pu m’enraciner.

C’est un magnifique temple du 19eme siècle avec des vitraux sobres mais tellement beaux. Des fois, un rayon de soleil traversait l’estrade sur laquelle jouait l’équipe de louange et c’était bien aidant pour entrer dans la présence de Dieu.

Le dimanche était un temps fort qui donnait de la force à ma semaine : j’appréciais beaucoup quand la louange s’envolait car les versets proclamés ont du sens dans nos vies. J’avais écrit il y a quelques temps un article sur les chants de louange qui m’édifient

Un culte protestant s’organise en trois temps importants : 30 à 45 minutes de louange avec des chants modernes ou des cantiques plus anciens joués avec une batterie, un piano, une guitare… Puis un temps d’annonces communautaires et de sainte Cène mais pas systématiquement. Et enfin un temps de prédication qui est donnée par quelqu’un de l’équipe pastorale.

Quand il est bien inspiré, un message de foi est tout sauf rasoir. Je n’ai pas vraiment lu la Bible en entier mais elle inspire et impacte ma vie dans mes choix, mes doutes, elle façonne mes réussites et m’aide à mieux vivre mes échecs. Après deux ans au foyer La Vigie, je suis allée vivre dans une petite chambre de bonne à deux pas des Champs-Elysées.

La solitude ne m’a jamais pesé car le dimanche, je rejoignais ma famille d’église qui m’a accueilli les bras ouverts. La richesse d’une église par rapport à une association ou un syndicat c’est de pouvoir rencontrer des gens de tous les âges, de toutes origines et de se considérer comme frères et sœurs, avec Jésus comme dénominateur commun.

Ce n’est pas l’article le blog le plus facile à écrire tant il tient à coeur. Aujourd’hui, j’amorce le virage vers le versant sud de la quarantaine et je jette un œil dans le rétroviseur : dans la décennie de ma vingtaine. Je remercie le Seigneur pour l’identité qu’il m’a donné, la manière dont il me structure pour gagner sans cesse confiance en moi, renouveler mes pensées quand elles ne sont pas toujours bien ajustées et accepter de lâcher prise en lui accordant une totale confiance.

Il m’a donné de vrais amis que je garde depuis quinze ans. Des grands frères et des grandes sœurs qui avaient une dizaine d’années de plus que moi et qui étaient déjà entré dans la vie active. J’adorais aller manger le dimanche après l’église au Mistral avec eux.

Dans notre église, il y avait aussi des gens dévoués qui prenaient le temps d’aider les autres en les écoutant (la relation d’aide) un dimanche après-midi sur leur canapé.

Depuis, nous avons déménagé en proche banlieue et il a fallu trouver une autre église. C’est beaucoup plus difficile de quitter un endroit auquel on est attaché. Il est temps de tourner une page pour en écrire une autre sans oublier ses souvenirs et ce qui nous constitue.

Retrouvez ici les articles qui parlent de ma foi en Jésus

Cinq chants de louange qui m’édifient

-Ces chaînes Youtube pour te donner envie d’aller à l’église même si tu aime faire la grasse mâtinée.

-Vivre sa foi quand on est ado avec la Youth Bible

Ile de France et Paris

Fêter Kube par un beau dîner des métiers du livre dans le jardin des Plantes, en juin à Paris

Quel plaisir de rencontrer des confrères et consœurs libraires de toute la France, de faire partie de cette merveilleuse confrérie des métiers du livre. J’en fais des tonnes mais c’était à peu près ce sentiment un peu euphorique que j’ai ressenti en revenant de la fabuleuse soirée du dîner des libraires le 10 juin dernier.

Cet évènement annuel se déroulait au restaurant Les belles plantes, rue de Jussieu. La décoration rassemble tout ce que j’aime et que mon mari n’a pas la moindre envie d’avoir chez nous : des zelliges pour orner le bar, des papiers peints végétaux panoramiques, des chaises en rotin et des luminaires à la dernière mode. J’y reviendrai c’est sûr. Le jardin des plantes et son zoo est une promenade incontournable à Paris.

Pour tous les fanas de home staging comme moi, Les papiers de Ninon ont crée une collaboration originale avec le muséum d’Histoire naturelle qui met à l’honneur les serres du jardin.

Bref, revenons à Kube… Je suis une de leurs libraires partenaires depuis 2017 et je suis vraiment touchée par la sincère attention que me portent chaque année les fondateurs de la Kube : Anthony, Aurore et Samuel ainsi que Margaux qui m’envoie tous les jours trois ou quatre recommandations de lecture à chercher.

Je vous retrace le concept de cette box littéraire fondée sur la recommandation personnalisée à travers les précédents articles que j’ai écrit dans le blog. C’est une véritable communauté de lecteurs à laquelle je participe car j’en suis aussi au bénéfice. L’équipe Kube est vraiment généreuse avec nous les libraires. Ils pensent même à nos anniversaires.

Droits réservés Café Powell

Nous recevons assez régulièrement des boxs des libraires. Elles m’ont permis de découvrir La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille ou encore Bienvenue dans la charmante pension de famille de Christina Duenas, éditions Nami...

Ma dernière petite anecdote très touchante avec Kube date de la semaine dernière. Les usagers de la Kube à qui nous recommandons des livres ont la possibilité de nous écrire un petit mot sur le site ou écrire une petite carte postale prévue dans leur box.

C’est pour cela que j’aime collaborer avec eux. La dame a environ soixante-dix ans et elle m’a dit que le livre sur un explorateur : Lapérouse l’accompagné pendant un moment difficile à l’hôpital. Je ne vois pas quelle meilleure récompense : celle de se sentir utile grâce aux livres !

Mes précédents articles consacrés à la Kube :

L’heureuse invitée du dîner Kube à la brasserie Boffinger

Appartenir à une communauté de lecteurs : les cartes postales envoyées par les usagers de la Kube

La Kube de décembre !
Du livre à l'écran

Le château de Versailles comme terrain de jeux pour se reconstruire : La vie de château, L’école des loisirs

La vie de château est un très beau film d’animation signé Clémence Madeleine-Perdrillat, scénariste et Nathaniel H’Limi, dessinateur, tous deux amis. Ensuite, il a été adapté en roman illustré pour les enfants de 7 à 9 ans. C’est une série en six livres publiés par la collection Neuf de l’Ecole des loisirs.

Je suis bien trop vieille pour faire partie du public cible de ces petits livres et pourtant… Le quotidien de cette petite Violette, pupille de la Nation qui doit aller vivre chez son oncle Régis au décès de ses parents, m’a beaucoup touchée.

Les textes publiés par l’Ecole des loisirs ont cette grâce. Je me suis rappelée d’un de mes premiers émois littéraires quand j’ai appris à lire. J’avais cinq ans et j’ai découvert Olga de Geneviève Brisac, collection Mouche. Cela m’émeut de retrouver la couverture de ce livre paru en 1990.

Il ne faut jamais banaliser les petites histoires, le quotidien de l’enfance, c’est un terreau littéraire inépuisable : La gloire de mon père de Pagnol, Le petit Nicolas de Sempé et Goscinny…

Mais comme son titre l’indique, ce n’est pas la cour de l’école, le meilleur des terrains de jeux pour Violette mais bien le château de Versailles. Son oncle Régis avec qui ce n’est pas la folle entente, est agent d’entretien au château…

Il va lui faire découvrir ce lieu féerique pour panser ses maux et aussi rencontrer des gens merveilleux qui vont lui permettre d’entrevoir une fenêtre de ciel bleu malgré le décès de ses parents : Olga la collègue femme de ménage de Régis et ses enfants, Monsieur Ange, le conservateur de musée, Genevieve, l’assistante sociale qui s’occupe de Violette et surtout Malcolm, son meilleur ami, féru d’égyptologie.

J’ai eu envie de lire cette petite série car j’aime énormément le château de Versailles (pourtant je n’aime pas du tout la monarchie absolue, ni Louis XIV qui fut un vrai sadique avec les protestants, c’est Loulou les mains sales, le gars). C’est un lieu tellement raffiné et c’est un trésor de l’histoire de l’art en France.

Quand j’étais ado, j’ai eu un vrai crush pour le théâtre privé du roi que l’on visite en premier et pour les jardins avec les fontaines. Si vous aimez l’histoire de l’art, je vous recommande cette série de romans où le dessinateur a réalisé la prouesse de dessiner plus de 300 illustrations du château.

Vous pouvez accéder à un passionnant dossier pédagogique pour les classes de primaire avec des coloriages de cette architecture Grand siècle que nous envie le monde entier. Je remercie Clara qui s’occupe des réseaux sociaux de l’Ecole des loisirs pour cet envoi en service de presse.

Ce que j’aime avec cette série de romans, c’est le soin apporté à la fabrication, à la couverture. Chaque volume de la série de 96 pages coûte 11€50. Je travaille dans une maison d’édition et je sais reconnaître au toucher un papier de qualité (c’est du papier aquarelle avec des rabats). Cet éditeur considère ses petits lecteurs pour leur offrir ce qu’il y a de plus beau !

J’ai profité de ma pause déjeuner pour visiter la librairie Chantelivre, rue de Sèvres qui a été rénovée depuis peu. Enorme coup de coeur pour cette scénographie très parisienne.

Les fresques de la librairie sont signées Juliette Lagrange, illustratrice de l’Ecole des loisirs. Elle a proposé une promenade bucolique et poétique avec les colonnes Morris, les petits bateaux du jardin du Luxembourg voisin et surtout les toits de Paris avec leurs petites fenêtres mansardées.

J’ai lu que Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture avait fait la proposition de classer au patrimoine immatériel mondial de l’Unesco, les toits en zinc de Paris…

L’architecture de Paris m’a beaucoup fait rêver dans mes lectures d’enfant : Un lion à Paris de Béatrice Alemagna, Madeline de Ludwig Bemelmans …

Je me réjouis de faire découvrir bientôt à ma fille La maison des histoires, ce tiers-lieu tout à fait novateur qui enrichit la librairie. Je l’ai découvert grâce à Instagram et j’ai un peu épié l’intérieur à travers un hublot. Leur petit café a l’air tout à fait appétissant…

Cette visite à Chantelivre , rue de Sèvres m’a donné envie de reprendre mon tour des librairies. Retrouvez ici mon précédent article consacré au Renard doré, rue de Jussieu, dans le 5eme arrondissement.

Blogs, podcasts et applications numériques

Ces cinq articles plébiscités sur le blog depuis 2017

Ce mois-ci, mon petit blog chéri fête ses six ans ! Pas de goûter d’anniversaire avec chapeaux pointus quand même, j’ai assez de boulot avec l’anniversaire de ma (vraie) fille. Mais j’avais envie de partager avec vous les cinq articles qui ont fait le plus de buzz dans ma modeste blogosphère.

J’en profite pour vous remercier pour vos commentaires sympas, vos encouragements dans la vraie vie, Marine ma collègue qui me signale mes fautes d’orthographe les plus grossières, mon mari qui ne prend pas de gants pour me dire quand c’est bien ou qu’on ne comprends rien, quand il n’y a pas assez de virgules…

J’ai bien aimé écrire cet article car il me rappelle de bons souvenirs depuis six ans. Je vous recommande quand vous n’avez pas le moral de regarder un coup d’oeil dans le rétroviseur pour constater tout ce que vous avez réussi dans le passé. Cela donne un bon élan dans les ailes du dos pour sauter l’obstacle devant vous !

Changer l’eau des fleurs, roman de Valérie Peyrin, Le livre de poche, lu en mai 2020 pendant le premier confinement.

Cette chronique de livre est au top dans le classement de mes articles de blog chaque mois. J’imagine que c’est lié au fait qu’il a connu un vrai succès dans les blogs qui parlent de littérature et que ce livre a fait l’objet d’une adaptation au théâtre qui cartonne. Ce n’est pas un crush lecture car certains personnages étaient moralement très laids mais c’est un roman qui m’a quand même marqué. Il est bien écrit et nous emporte avec lui.

Je suis assez contente de la rédaction de mon article mais surtout, j’ai bien aimé que l’éditeur fasse appel à une youtubeuse littéraire que j’aime beaucoup : Bulle dop pour recommander le livre dans son bandeau promotionnel. Les youtubeurs sont les nouveaux critiques littéraires 2.0 et c’était malin de la part de l’éditeur de les mettre en valeur.

Le prince à la petite tasse, récit d’Emilie de Turckheim, Calmann Lévy, 2018

J’ai beaucoup aimé ce journal de bord à la fois réaliste et poétique écrit par une romancière qui accueille avec sa famille à Paris, un jeune migrant. C’était un bon moyen de comprendre leur quotidien et j’ai eu les larmes aux yeux quand le jeune homme a décroché un petit boulot, le départ de quelque chose dans son cheminement.

Ce livre met en lumière tous ces bons Samaritains qui sont fidèles à leurs convictions et qui ne se laissent pas effrayer par les gros titres de BFM-TV. Je doute que je sois capable d’une telle hospitalité mais ce livre m’a fait beaucoup de bien sur le plan intellectuel. Je l’ai transmis à mes parents qui l’ont lu tour à tour.

Elle s’appelait Adèle Bloch-Bauer, la Joconde nazie était autrichienne : chronique du film La femme au tableau, adapté d’une histoire vraie.

Je me suis passionnée pour la biographie d’un des modèles de Gustav Klimt : Adèle Bloch-Bauer qui fut sa muse et le symbole de la Sécession viennoise entre 1903 et 1907.La femme au tableau est un film inspiré par une histoire vraie. Il raconte le combat juridique de Maria, la nièce d’Adèle qui a dû fuir son pays du jour au lendemain en 1938 et qui a réclamé à l’Etat autrichien la restitution des tableaux spoliés par les nazis à sa famille.

Comme j’ai étudié l’histoire de l’art, je suis très fière que cet article ait été repris par un musée auvergnat qui organise des conférences d’histoire de l’art et utilisé par deux étudiantes dans leur mémoire universitaire.

Quai 71, mon adresse préférée dans le Marais depuis quinze ans.

Je suis vraiment ravie que cet article plaise autant car il me tenait à coeur. C’est un petit souvenir de mon arrivée à Paris en 2005 quand j’étais étudiante à l’Ecole du Louvre. J’habitais dans un foyer de filles sur l’île Saint Louis et une copine m’avais fait découvrir cette adresse.

Les vendeurs et les vendeuses sont vraiment très sympathiques, ils vous conseillent avec franchise sans vous forcer la main. La boutique est un ancien garage avec une mosaïque de dauphin. C’est une adresse emblématique du Marais avec des petites marques de qualité, accessibles à mon budget. Le Marais autour de la station Saint-Paul est mon quartier favori. C’est là où tout à commencé pour moi à Paris

Instagram de Quai 71

J’ai testé l’exposition Tintin à l’Atelier des lumières en famille. Ma première expérience numérique.

C’est mon coup de coeur expos en 2023. J’étais assez partagée sur ces expériences numériques immersives. Mais j’ai vraiment été bluffée par la prouesse technique et la qualité muséographique. J’ai étudié l’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre et on peut dire que j’en ai vu des expositions.

Nous sommes allées la voir en famille avec trois générations et tout le monde a vraiment aimé les dessins de Hergé et les chansons qui les accompagnaient. La bande-dessinée est vraiment un art à mettre en valeur dans les musées pour encourager les jeunes générations à venir. Merci beaucoup au site officiel de Tintin d’avoir relayé mon article !

Les coulisses du blog, comment je choisis d’écrire sur les sujets qui me plaisent :