Romans

Felicità, un roman savoureux comme un bon Spritz avant l’arrivée de l’été

Félicità est le second roman de Serena Giuliano que je lis après Luna. J’ai lu ses romans quand j’avais la grippe en février lors de mes deux visites chez le médecin . Ils m’ont bien changé les idées quand je dormais six nuits de suite par intervalle de 30 minutes . La littérature sert aussi à ça !

Je remercie chaleureusement Naïma et Anne-Laure des éditions Robert Laffont qui m’ont envoyé ce livre en service de presse. En fin d’article, vous pourrez retrouver les chroniques des trois autres romans de Robert Laffont que j’ai eu la joie de chroniquer dans ce blog.

Felicità, Serena Giuliano, éditions Robert Laffont,  9782221272329, 208 pages, 18.90. Sortie le 7 mars 2024.

Felicità raconte l’histoire d’une femme trentenaire, Valentina dite Vale qui tente de reprendre sa routine de wedding planner après un deuil qui a anéanti sa vie.

Elle est épaulée par son équipe dont font partie ses assistantes, sa chef traiteur Laura qui va devenir une amie et une confidente, son fleuriste…

Elle travaille dans la région de Milan et parcourt les plus beaux endroits d’Italie pour organiser des mariages somptueux dans les plus beaux endroits comme le lac de Côme par exemple.

Ce roman va raconter le déroulé cocasse de trois cérémonies de mariage bien différentes mais le mariage n’est pas le thème principal de ce roman. Ce roman raconte un deuil, celui d’une amie d’enfance partie bien trop tôt, laissant derrière elle un jeune veuf et une petite fille en bas âge. Ces trois là vont se soutenir dans l’épreuve d’une manière fort émouvante.

Ce que j’ai le plus aimé dans ce roman c’est la description de deux Italie bien différentes : Milan, au nord, très sophistiquée et individualiste, la Sicile au Sud bien plus traditionnelle et collective mais aussi très intrusive là où il n’ y pas de raison de chercher scandale.

J’ai bien aimé cette lecture mais je n’ai pas ressenti un attachement fou pour les personnages du roman. Felicità reste un roman feel-good bien écrit mais avec des codes marketing un peu trop poussés. Les romans de Serena Giuliano montrent avec leurs couvertures une Italie de carte postale (cela fonctionne très bien avec moi), les titres de ses romans font référence à des chansons populaires comme Felicità, Sara perche ti amo…

C’est une bonne lecture pour cet été au bord de la piscine avec un bon Spritz. Mais j’ai trouvé que les personnages du roman étaient présentés de manière trop caricaturale, en surface…

Je trouve plus mon compte avec les romans de Marie Vareille, éditions Charleston ou ceux dElin Hilderbrand, éditions Les escales où je trouve les portraits psychologiques des personnages beaucoup plus travaillés.

Félicità, cette belle carte postale littéraire m’a donné vraiment envie de lister dans ce blog, mes plus beaux coups de coeur romans en fonction de l’argument géographique pour lire .

La dernière conquête du major Petitgrew, éditions 10/18 : une belle histoire d’amour de deux seniors que tout oppose dans une petite ville balnéaire du Sussex. Nul besoin de prendre l’Eurostar pour vivre un beau voyage en Angleterre.

Bienvenue dans la charmante pension de Cécilia Duenas, éditions Nami : Un feel good un peu déjanté qui révolutionne un peu les codes du feel good avec des situations cocasses et des retournements de situations passionnants à lire. Ce roman m’a donné envie de retourner à Madrid en hiver.

Désenchantées de Marie Vareille, éditions Charleston : Ce roman d’amitié se déroule dans une petite ville imaginaire de la Côte d’Opale, au bord de la Manche. C’est sans nulle doute ce roman qui m’a décidé à visiter le week-end dernier Boulogne sur mer, la ville natale de mon grand-père.

Un été à Nantucket, Elin Hilderbrand, éditions des Escales : J’ai découvert cette auteure grâce au magazine Elle et ses romans m’ont vraiment fait rêver de la côte Est. J’avais aussi beaucoup aimé les romans de J.C Sullivan qui se déroulent dans le Maine et la région de Boston.

Retrouvez ici les précédentes chroniques des livres aux éditions Robert Laffont

-Une reine, être une femme dans le mellah de Casablanca dans les années 1930

-Dix-neuf, marches, un roman young adult efficace pour témoigner du Blitz à Londres aux nouvelles générations.

-L’âge bête, un journal intime d’une adolescente des années 1990

Carnets de voyages urbains

Fêter l’arrivée du printemps avec un week-end en famille à Boulogne sur mer.

C’est peu dire que ce week-end au bord de la Manche fut salutaire pour toute la famille. On a bien souffert ces deux derniers mois du manque de soleil et de la pluie à rallonge ces deux derniers mois d’hiver.

On ne connaissait pas du tout Boulogne sur mer et on s’est laissé guidé par les recommandations de mes collègues qui sont allés à Nausicaa avec leur petite fille ou encore plus anecdotique.

Je suis sur Instagram, un couple très drôle Roman et Noémie, (@roman.noemie) qui se sont rencontrés à Boulogne sur mer. Ils avaient mis une story de la plage de Boulogne qui m’avait intriguée.

Je connais bien le Pas de Calais comme mes grands-parents en sont originaires. Trouver une plage de sable à deux heures trente de Paris en train m’a bien intéressée.

Un grand merci à Roman et Noémie pour leurs réponses super sympas à mon message. La magie des réseaux sociaux parfois.

Le Ter Hauts de France à prix cassés toute l’année, un bon plan à partager

On est partis un vendredi matin avec le TER Paris gare du Nord- Calais : 40 euros pour un adulte, 5 euros pour un enfant sans carte de réduction. On adore ce TER car il nous a déjà permis d’aller au Crotoy ou au Touquet pour 5€ par adulte en plein été grâce à leur politique de prix cassés.

Avec cette inflation bien reloue, cela me tenait à cœur de vous partager ce bon plan.

Un appartement meublé bien situé, à égales distances de la plage et de la gare

On a trouvé sur Booking un appartement meublé Odelys, bien situé entre le centre-ville, Nausicaa et la gare SNCF. La nuit coûtait 80 euros pour trois personnes. C’était bien tenu mais la proximité de la rue et d’une gare TER juste à côté était un peu désagréable la nuit. C’est vraiment son emplacement géographique qui a été pratique : 52 rue Belterre si vous cherchez à vous loger pour un week –end.

Avec cette météo fort agréable, on a filé vers seize heures à la plage pour le goûter en longeant le bras de mer. C’était génial d’observer les chars à voile à marée basse, on s’est dit que c’était bon, l’hiver était bientôt derrière nous. En rentrant, j’ai eu le plaisir de découvrir la librairie L’horizon, boulevard Clocheville.

Le lendemain, on avait rdv pour un créneau à Nausicaa à 10 heures 30.

On en a profité pour passer par l’office du tourisme pour acheter des souvenirs. Excellente idée car je suis tombée en pamoison devant une roulotte de plage reconstituée. Cela m’a rappelé mes cours d’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe de l’Ecole du Louvre en partenariat avec le Mucem de Marseille. On étudiait l’architecture mais aussi les pratiques culturelles dans les stations balnéaires du 19eme siècle.

L’eau a beau être froide dans la Manche, c’est bien Boulogne et Dieppe qui ont été les précurseurs de la station balnéaire en France bien avant Saint Tropez.

Cette roulotte de plage était tirée par un cheval pour permettre aux belles bourgeoises fortunées d’enfiler leurs costumes de bain sans regard indiscret.

Ensuite, nous avons rejoint Nausicaa en patientant à l’aire de jeux juste devant. Boulogne sur mer est une municipalité qui prend soin des enfants avec de nombreuses aires de jeux sophistiquées et de qualité. Je sais par mon père qui est conseiller municipal que les aires de jeux pour enfants coûtent des dizaines de milliers d’euros.

On a mangé du très bon poisson sur le front de mer au restaurant La Goélette pour 16 euros le plat du jour. Puis on a réalisé un de mes vieux rêves : jouer au mini-golf avec ma fille. La partie coûtait 5 euros par adulte et c’était gratuit pour ma fille comme elle avait cinq ans.

Je vous détaille tous les prix mais en ces temps d’inflation, profiter de ses loisirs sans se faire charger comme un touriste devient une exception bien agréable.

C’est pour cette raison que j’ai délaissé Deauville-Trouville pour des villes balnéaires d’habitation où l’on ne prend pas les gens pour des jambons.

Nausicaa, un aquarium au discours militant

J’ai été favorablement impressionnée par l’aquarium Nausicaa où le self et le café appliquaient des prix tout à fait raisonnables. Ils avaient même installés des tables de pique-nique pour les familles.

Le billet d’entrée du plus grand aquarium d’Europe est de 21 euros par enfant, 28 euros par adulte. Compte tenu de la qualité de la muséographie et de la diversité des espèces présentées, on a trouvé qu’on en avait vraiment pour notre argent et c’est une belle satisfaction.

La meilleure illustration du
réchauffement climatique

J’ai beaucoup aimé le grand bassin avec les raies et les requins qui reproduit un environnement marin au large de la Colombie.

C’était tellement apaisant d’observer cet immense aquarium depuis les tribunes de l’auditorium.

Je ne suis pas une grande fan des aquariums et pourtant j’ai été conquise par Nausicaa.

J’ai bien aimé leur discours militant sur le surtourisme.

En fin d’après midi, on s’est dirigé vers la vieille ville fortifié et nous sommes tombés sur un cortège d’agriculteurs et de pécheurs qui manifestaient pour leur pouvoir d’achat ainsi que sur … Monsieur le maire dont j’avais aperçu la photo dans une brochure municipale.

Le jardin Mariette en hommage au grand égyptologue déterminant pour les collections du musée du Louvre se trouve juste devant les remparts. J’ai adoré cet endroit qui reconstitue le Nil avec ses palmiers, un bateau égyptien antique, un obélisque et une pyramide…

Cela m’a rappelé mes cours d’égyptologie de première année à l’Ecole du Louvre.

J’ai vraiment aimé la visite de la ville fortifiée avec ses remparts, ses pavés, son beffroi et la mairie.

Nous ne sommes pas rentrés dans la basilique car on n’a pas vraiment cherché l’entrée. J’évite d’emmener ma fille dans toutes les églises en touriste car je n’ai pas envie que ça devienne un lieu barbant pour elle comme c’était le cas pour moi enfant.

La visite du Carmel à Lisieux n’est pas un très bon souvenir pour moi.

Enfin, on a fait une halte bien agréable à la médiathèque toute en bois. C’est un peu une tradition chez nous, à Dieppe aussi on était allés à la médiathèque pour se protéger de la pluie.

Voici mon article fleuve pour raconter ce petit week-end si ressourçant. En quelques lignes, pour résumer, je vous invite à visiter Boulogne sur mer pour Nausicaa, sa plage de sable toute simple mais si agréable, sa ville fortifiée et enfin son parcours de street art de qualité.

C’est une initiative municipale de valoriser le travail de 30 artistes en très grand format. Cela embellit considérablement les façades et apporte une sacrée valeur ajoutée au tourisme local. Il y a cinq parcours à découvrir depuis 2016.

70 fresques ont été réalisées par des artistes du monde entier et vous pouvez retrouver leur travail sur le compte Instagram : @streetart_boulognesurmer.

Droits réservés La voix du Nord

Retrouvez ici mes carnets de voyages urbains dédiés à la Seine Maritime et aux Hauts de France, mes régions coup de coeur pour mes racines familiales.

-Dieppe, dans les pas de mes grands-parents, un 1er avril

Un 14 juillet pluvieux au Crotoy

-Un week-end rocambolesque au Touquet : les galériens de la SNCF

Blogs, podcasts et applications numériques

29 jours en février et pourtant un mois compte triple à cause de la grippe.

Mars arrive avec ses rayons de soleil et ses jours qui rallongent. J’espère que mars tranchera avec notre mois de février rendu difficile par la grippe , la pluie et le manque de soleil les week-ends.

Heureusement écrire dans ce blog a été un véritable réconfort pour moi.

Voici un court résumé de ce qui a été chroniqué ici en février :

– L’essai de Thérèse Hargot : Tout le monde en regarde ou presque. Comment le porno détruit l’amour, publié par Albin Michel. J’avais lu en 2016 son premier livre Une jeunesse sexuellement libérée ou presque. J’aime beaucoup ce genre d’essais qui sondent la société actuelle avec des titres de chansons pour illustrer les chapitres. L’expertise de Thérèse Hargot vient du fait qu’elle est une sexologue qui reçoit ses patients dans son cabinet. Les témoignages recueillis dans son livre viennent du terrain.

– l’autobiographie de Florent Pagny : Pagny raconté par Florent écrit avec Emmanuelle Cosso, éditions Fayard.

Je me suis régalée à lire cette autobiographie sincère et pleine d’humour. J’aime beaucoup quand les gens célèbres continuent à faire preuve d’auto-dérision. Je me suis rendue compte à quel point j’aimais bien les chansons de Florent Pagny, Zazie, Pascal Obispo… car ils ont ponctué mes boums de préadolescente en CM2. L’envie d’aimer , Savoir aimer for ever ! L’occasion parfaite de créer une nouvelle page thématique dans ce blog : Toute la musique que j’aime…

Puis j’ai préparé un peu en avance la cérémonie d’entrée au Panthéon du couple Manouchian en lisant la BD Missak Manouchian, vie héroïque pour le 21 février !

C’est bien marrant car j’ai au moins trois collègues et leurs conjoints qui veulent lire la BD, preuve que l’histoire de ce résistant courageux, réfugié arménien touche encore 80 ans après son exécution. J’ai beaucoup aimé cette cérémonie à la télévision, cela donne une bonne piqure de rappel à ce que c’était la résistance durant la seconde guerre mondiale.

Portée par cette superbe cérémonie d’hommage aux résistants, j’ai lu un superbe essai Quelle fraternité pour notre siècle, publié par la maison d’édition dans laquelle je travaille : les éditions Bibli’o. J’ai la grande chance de découvrir ces livres en avant-première quand ils ne sont encore qu’à l’état d’embryon. Cette étude des relations dans les fratries de la Bible m’a vraiment bien parlé et inspirée.

C’est un livre utile qui redonne foi en l’humanité capable fort heureusement de fraternité encore et toujours. Tant que l’individualisme sera mis en échec…

Et enfin, la cérémonie des Césars m’ a donné une belle claque salutaire comme prise de conscience. Même si nous ne sommes pas directement touchés par les abus sexuels au sein de notre famille, de notre lieu de travail ou même dans la rue, il faudra secouer le cocotier pour ne plus faire le jeu de l’omerta, l’autruche tout simplement.

On ne compte plus les jeunes filles qui prennent la parole pour dénoncer l’impensable : Flavie Flament, Vanessa Springora , Judith Godrèche, Sarah Abitbol… dans des livres et des films forts pour sensibiliser le grand public au fléau de l’inceste et de la pédophilie. Comme disait Karin Viard, il est bon de voir la honte changer de camp.

C’est peu dire que l’ambiance est assez pesante actuellement mais qu’il faut se positionner au nom de notre humanité et de notre fraternité. Vivement le retour de nos déjeuners au jardin du Luxembourg avec les collègues pour savourer le printemps, cette renaissance !.

Cinéma

Quand les actrices et les réalisatrices font exploser la chape de plomb aux Césars 2024

Vendredi soir, j’étais bien évidemment devant Canal+ pour suivre la 49eme cérémonie des Césars. J’aime énormément la chanson française, pourtant je ne suis jamais les Victoires de la musique. La cérémonie des Césars se déroule toujours dans un beau théâtre dans le centre de Paris : l’Olympia depuis quelques années.

Cependant, je commence quand même à me lasser des éditions précédentes où l’on coupait la parole aux récompensés au bout d’une minute avec une musique d’ascenseur. Mais avec Valérie Lemercier comme présidente de cérémonie, la soirée a été un bon moment de télévision, et même un moment historique pour les femmes actrices et réalisatrices.

J’ai vraiment aimé sa belle robe noire longue en velours ainsi que sa coiffure. C’était drôle et très à propos quand elle a poussé la chansonnette sur du Gérard Lenormand. Valérie Lemercier n’est pas qu’une rigolote, c’est une actrice et réalisatrice maintes fois récompensée par les Césars. Elle a réalisé un film marquant Aline, inspiré par la carrière magistrale de Céline Dion. J’ai aimé qu’elle ait une parole forte pour la vague Me-too qui secoue le cinéma français :

« Je ne quitterai pas ce plateau sans louer celles et ceux qui font bouger les us et coutumes d’un très vieux monde où les corps des uns étaient implicitement à la disposition des corps des autres »

Puis le premier César de la soirée : celui de la meilleure actrice dans un second rôle a été remis à Adèle Exarchopoulos. Elle qui a joué cette année le personnage qui m’ a le plus touchée dans le film Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry.

Chloé a été victime d’inceste de la part de son grand-frère et elle entame un parcours de justice restaurative avec une juriste jouée par Elodie Bouchez. J’ai vu ce film lors d’un ciné-débat avec des aumoniers de prison et c’est un des moments forts de mon année.

Les journalistes désignent le discours de cinq minutes d’émotion de Judith Godrèche comme le plus marquant de l’histoire des Césars et je pense que cela n’est pas exagéré. J’ai trouvé cette prise de parole très digne et courageuse.

J’admire son sang-froid pour ne pas flancher compte tenu des violences psychologiques terribles qu’elle a vécu dans son adolescence : «L’image de nos pères idéalisés s’écorche. Mais ne faut-il pas regarder la vérité en face ? (…) Depuis quelque temps, je parle mais je ne vous entends pas, ou à peine. Où êtes-vous, que dites-vous ? Un chuchotement, un demi-mot, ce serait déjà ça. Je sais que ça fait peur, moi aussi j’ai peur. J’ai arrêté l’école à 15 ans, je n’ai pas le bac, rien. Ce serait compliqué d’être black listé de tout»

Les ministres Aurore Bergé et Rachida Dati ont bondi de leurs sièges à la fin de son discours pour lancer une nouvelle standing ovation car il fallait avoir la bonne réaction face à un pareil message. Vanessa Springora, auteure du livre Le consentement, était également dans la salle.

Je ne peux m’empêcher de penser également à l’histoire de Flavie Flament qui a été abusée adolescente par un photographe de mode célèbre : histoire racontée dans le livre La consolation, adapté à la télévision.

La conclusion du discours de Judith Godrèche était parfaite et pose réflexion sur notre attitude à chacun dans un cadre amical, professionnel : « Cette fois, cela ne se passera pas comme ça » !.

Ce discours constitue un véritable tournant idéologique pour le cinéma français. En septembre 2022, cette couverture de revue professionnelle 100 % masculine faisait scandale pour sa maladresse et son impunité flagrante.

Depuis, Justine Triet a raflé toutes les récompenses : Palme d’or à Cannes, César du meilleur scénario, de la meilleure réalisation, du meilleur film, les Bafta et peut être les Oscars dans 17 dodos comme le disait si bien Valérie Lemercier.

Je n’ai pas vu Anatomie d’une chute, le sujet glauque du film m’a beaucoup rebuté. Mon coup de coeur de l’année, je l’ai déjà dit c’est Je verrai toujours vos visages pour le travail de reconstruction possible et l’humanité de Jeanne Herry.

Mais j’ai beaucoup aimé le discours de Justine Triet : « Je voudrais dédier ce César à toutes les femmes (…) à celles qui réussissent et celles qui ratent, celles qu’on a blessées et qui se libèrent en parlant, et celles qui n’y arrivent pas ».

L’académie des Césars a également récompensé les carrières d’ Agnès Jaoui et Christopher Nolan par un César d’honneur. Le discours de Jamel Debbouze était parfait, il m’a beaucoup ému contrairement à l’année dernière où il avait fait de la provoc’ un peu inutile à mon goût en temps que maître de cérémonie en 2023.

Gageons que la cérémonie de l’an prochain sera enfin égalitaire pour assister à une réelle compétition de réalisateurs entre Jacques Audiard, Justine Triet, Cedric Klapisch et Jeanne Herry…

Retrouvez-ici mes précédents articles sur ce blog :

-Quelle fraternité pour notre siècle ?

-Dix-neuf marches, un roman young adult efficace pour raconter le Blitz à Londres.

Sociologie

Quelle fraternité pour notre siècle ?

La semaine dernière, je chroniquais la BD Missak Manouchian, une vié héroïque publiée par les Arènes, à l’occasion de son entrée au Panthéon avec sa femme Mélinée, le 21 février dernier.

Cette semaine, j’ai envie de parler de fraternité avec ce nouveau volume de la collection La Bible toute en nuances des éditions Bibli’o. Je m’occupe de leur diffusion en librairies francophones partout dans le monde.

La couverture de ce livre est vraiment belle et puissante. L’année 2023 a été difficile et douloureuse pour la fraternité. La lecture de ce livre est plus que nécessaire pour ne pas désespérer face à l’individualisme qui mène à la barbarie quand on n’a plus aucune considération pour l’autre.

La Bible tout en nuances propose un parcours biblique à trois voix. Isabelle Grellier-Bonnal, professeur de théologie, montre comment la fraternité est une relation à construire dans la Bible.

Puis, la parole est donnée à Bruno Lachnitt, aumonier de prison, qui voit les enjeux de la fraternité en prison, le lieu où l’on met à l’écart de la société. Et enfin, le témoignage fécond de Pierre Servent, journaliste politique, spécialiste en stratégie militaire et en analyse de conflit.

Comme dans le précédent ouvrage de La Bible toute en nuances : Rendez vous au puits consacré à la rencontre humaine en général, j’aime en ce moment lire la Bible de manière thématique. La première partie de ces volumes de La Bible tout en nuances sont de véritables mines d’or théologiques pour moi.

Les histoires de fratrie dans la Bible : Esäu et Jacob, Caïn et Abel, Marthe et Marie… me fascinent. Je suis passionnée par les histoires de famille, la manière dont un Père aime ses enfants aussi égalitairement qu’il le peut… Moi, j’ai un frère qui a un an de moins que moi et je suis vraiment contente de la relation de qualité que nous avons développé ensemble une fois adulte, même s’il vit bien loin en Australie depuis deux ans.

Je vous recommande donc la lecture de ce livre qui va vous redonner confiance en l’humanité capable de la plus belle fraternité. De toute manière, nous n’avons pas le choix si nous voulons vivre ensemble en harmonie. La fraternité c’est une sacrée paire de manches et ça vaut le coup et inspirés par Dieu, tout est possible.

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! Matthieu, 5 verset 9.

S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes, Romains 12 verset 18.

Retrouvez-ici mes précédentes chroniques des ouvrages des éditions Bibli’o, la maison d’édition dans laquelle je travaille depuis 2021 :

-Rendez-vous au puits pour les assoiffés de Dieu

-Côte à côte, un discours à contre-courant de la guerre des sexes ambiante

-Lance-toi, l’engagement n’entrave pas la liberté.

BD & romans graphiques·Biographies et autobiographies

Missak et Mélinée Manouchian, reconnus par la Nation française pour leur résistance face à la haine.

Missak Manouchian est le résistant dont je connais le mieux l’histoire car je viens de Valence dans la Drôme, où vit depuis 1919 une importante communauté arménienne. J’ai étudié en cours d’histoire-géo en terminale, sa fameuse lettre d’adieu écrite à sa femme Mélinée avant d’être exécuté au mont Valérien avec son groupe de résistants, il y a quatre-vingt ans.

Je suis vraiment ravie de son entrée ainsi que celle de sa femme au Panthéon que je trouve très symbolique, c’est une vraie reconnaissance pour l’amitié franco-arménienne. Il se trouve que je vais pouvoir voir un petit bout de la cérémonie mercredi car je travaille juste à coté.

J’avais beaucoup aimé l’ambiance dans les rues pour l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker en novembre 2021. Les résistants ne sont pas oubliés par la Nation, même quatre-vingt ans après la fin de la seconde guerre mondiale.

J’ai découvert cette BD grâce au journal municipal de ma ville : Fontenay sous bois, une ville historiquement communiste. Je remercie beaucoup les éditions des Arènes pour l’envoi de cette BD en service de presse.

Missak Manouchian, une vie héroïque de Didier Daeninckx et Mako, éditions Les Arenes,120 pages, 22€

Ecrite par Didier Daeninckx et illustrée par Mako, cette BD a été coéditée par le ministère des armées, un éditeur de livres un peu atypique souvent présent au festival du livre de Paris.

Le graphisme de ce roman graphique est très réussi. Le dessinateur Mako est parvenu à saisir toute la gravité du personnage principal mais aussi la laideur de l’époque, défigurée par la haine et la délation à tout moment.

J’ai énormément apprécié la structure de cette bande dessinée avec le recours aux grandes affiches de cinéma de l’époque pour faire une pause visuelle dans le déroulé de l’histoire.

Beaucoup de BD et de livres ont été écrits sur le groupe Manouchian ces dernières années mais j’ai aimé que cette BD reflète la société avec cette propagande omniprésente dans les rues. L’affiche était alors une véritable arme de guerre dans les rues.

La visée de cette BD est bien entendu d’être un support pédagogique pour les publics scolaires et dans les musées.

L’équipe qui a conçu cette BD va faire une tournée des musées avec une série de conférences au musée de la Libération, place Denfert Rochereau à Paris ( le mercredi 13 mars) ou bien au centre du patrimoine arménien à Valence entre janvier et mars 2024.

En 2019, j’avais chroniqué une BD historique formidable: Guernica de Bruno et Corentin Loth, éditions La boite à bulles. Toute ma scolarité, j’ai beaucoup aimé les cours d’histoire-géographie. Ils m’ont permis de sauver les meubles sur bon nombre de bulletins scolaires car c’était ma passion.

Mais le vrai passionné de la seconde guerre mondiale, c’était mon frère Ugo qui a gagné de nombreuses fois un prix du concours national de la Résistance et de la déportation. Il a visité tous les sites majeurs : Ouradour sur Glane, un camp de concentration en Alsace, les plages du Débarquement…

Moi, je suis plus sensible aux romans graphiques, aux oeuvres de street art vues par tous et les plaques qui nomment les rues (le nom de ma rue est celui d’une grande résistante française) pour entretenir le devoir de mémoire. J’aime aussi énormément les pochoirs de C215 et son engagement pour les prisonniers, les résistants, l’Ukraine…

Retrouvez ici les précédents articles que j’ai écrit sur les biographies marquantes de la Seconde guerre mondiale.

Une vie heureuse de Ginette Kolinka, ne pas laisser la déportation noircir toute une vie.

Aux grands hommes et femmes, la Patrie reconnaissante

La fresque de street art à Belleville pour célébrer l’entrée au Panthéon des résistantes Germaine Tillion et Genevieve Anthonioz-De Gaulle.

Biographies et autobiographies

Pagny raconté par Florent, quarante ans de carrière raconté en 500 pages

Je viens de terminer une belle autobiographie de 500 pages écrite par Florent Pagny avec son acolyte Emmanuelle Cosso qui lui a écrit de nombreuses chansons. Cela s’appelle Pagny par Florent aux éditions Fayard.

J’ai réalisé récemment à quel point Zazie, Pascal Obispo et Florent Pagny avaient marqué mon enfance dans les années 1990. Je ne suis pas allée écouter Johnny au stade de France chanter Allumez le feu. Mais je me souviens que les chansons Lucie ou Savoir aimer étaient les hits gagnants de nos boums de CM2 à l‘école Léo Lagrange à Valence.

J’ai lu en diagonale les deux premières pages de ce gros pavé. J’en retiens que comme Pascal Obispo qui le raconte très bien dans l’émission Un dimanche à la campagne sur France 2, Florent Pagny a connu une longue période de vaches maigres dans les années 1980. Il a percé avec une belle chanson N’importe quoi qui dénonce les ravages de la drogue, qui a détruit les trajectoires de quelqu’uns de ses copains.

Lire un extrait du livre ic

J’ai beaucoup aimé lire son histoire car je ne savais pas qu’il avait été un acteur de cinéma de premier plan. C’était bien agréable d’avoir son ressenti sur son histoire d’amour avec Vanessa Paradis plutôt que les racontars de Gala ou Voici.

Florent Pagny a longtemps été un chanteur sans chansons, il a pris une très belle revanche dans les années 1990. Il raconte ses amitiés avec Pascal Obispo, Johnny, Zazie, Calogero qui lui a écrit une chanson marquante : Chatelet les Halles. Vu le peu de poésie de cet endroit sans âme où je passe tous les matins, il fallait le faire, chapeau l’artiste.

Mes chansons préférées de Florent Pagny sont bien évidemment Savoir aimer, Bienvenue chez moi, Si tu veux m’essayer, Et un jour une femme

C’est un grand romantique qui s’est inspiré dans sa musique de son mariage avec sa femme argentine Azucena. Ils sont mariés depuis plus de 25 ans et elle est son pilier face à ce cancer redoutable auquel il est confronté depuis ses soixante ans. C’est beau de voir le public prendre de ses nouvelles de cette manière, quand on grandit avec un chanteur, il devient un peu comme un membre de la famille.

La lecture de cette autobiographie a été un bon moment, une sorte de machine à remonter le temps dans les années 1990. J’aime beaucoup cette manière de raconter la genèse d’une chanson iconique comme Savoir aimer. Florent Pagny se sert aussi de son autobiographie pour se justifier par rapport à ses soucis avec le fisc.

Il ne m’a pas toujours convaincue mais j’ai bien aimé le ton de son livre entre humour potache et autodérision. C’est assurément une personne sympathique qui sait d’où il vient et qui montre de la reconnaissance à ceux qui l’ont fait débuté dans le métier.

Aussi, Florent Pagny est de longue date un des membres du jury du concours à l’aveugle The voice. C’est une émission de qualité qui permet de faire des ponts entre chanteurs de différentes générations. J’aime bien retrouver les talents de The voice qui font une surprise à leur coach en interprétant un medley de ses chansons.

Je profite de cet article pour vous annoncer la création d’une nouvelle rubrique dans ce blog : Toute la musique que j’aime, une page dédiée à mes coups de coeur de la chanson française : Stromae, Jane Birkin, Andrée Grise

Je vais bientôt aller voir l’exposition patrimoniale consacrée à Johnny Hallyday, porte de Versailles.

Sociologie

Rendre l’amour plus fort que le porno : le combat de Thérèse Hargot

C’est l’un des livres qui a fait le plus de bruit dans les médias en janvier. Surement parce que Thérèse Hargot met les pieds dans le plat et j’espère que ce livre incitera les pouvoirs publiques à censurer l’accès des plus jeunes à l’industrie pornographique. Elle fait gagner des milliards mais elle coûte très cher à la Sécurité sociale car elle bousille des vies.

J’ai découvert le travail de Thérèse Hargot en 2015 à travers un beau portrait d’elle dans l‘hebdomadaire La Croix. Puis j’ai lu son essai Une jeunesse sexuellement libérée ou presque publiée en 2016.

J’ai énormément aimé le ton de son livre, ses nuances et son humour pour transmettre son message : responsabiliser les gens sur le respect à porter à son partenaire tout en louant l’aspect ludique et épanouissant de la sexualité…quand elle est bien cadrée.

En 2016, Thérèse Hargot tirait la sonnette d’alarme sur les ravages du porno sur la santé mentale et affective. Le porno détruit nos capacités à aimer. Huit ans plus tard, les plateformes et les réseaux sociaux ont révolutionné notre rapport à l’image, la violence se banalise, l’estime de soi est profondément dégradée.

Avant, il y avait le buraliste ou le caissier du cinéma qui faisaient office de garde-fou pour protéger les mineurs. Face aux plateformes, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité de l’avertissement du CSA interdit aux moins de 18 ans.

La pornographie est une drogue dure particulièrement nocive pour notre cerveau, notre imaginaire. Elle détruit le couple et même nos relations amicales entre garçons et filles. C’est la société qui façonne la culture du viol avec la pornographie comme arme massive et industrielle. On ne peut pas dénoncer la culture du viol si on ne s’attaque pas à la pornographie. Vive le sujet casse gueule actuellement.

Tout le monde en regarde ou presque est un excellent livre, bien argumenté avec de nombreux chiffres à l’appui et des témoignages poignants récoltés dans son cabinet.

En fin d’ouvrage, Thérèse apporte dix pistes pour trouver un échappatoire salutaire à la pornographie. J’ai lu différents témoignages de ses patients sur son site Internet et je ne suis pas étonnée de lire pour plusieurs d’entre eux que c’est aussi leur foi en Dieu qui les a aidé à se tirer de ce bourbier mortifère.

Extrait Tout Le Monde En Regarde Ou Presque Therese Hargot

Je reçois assez régulièrement des livres en service de presse car j’en fais la demande auprès des éditeurs pour les chroniquer. Cette fois-ci, j’ai voulu aller l’acheter en librairie pour récompenser un travail intellectuel mais aussi un engagement remarquable sur le terrain avec des conférences aux quatre coins de la France à la rencontre de collégiens et de lycéens.

Les précédents articles que j’ai publié au sujet du couple :

Plaidoyer pour une union à durée indéterminée

-Côte à côte, un ouvrage très personnel à contre courant de la guerre des sexes

-Tant pis pour l’amour, une BD pour mettre un gros scud à la manipulation dans nos relations.

Ile de France et Paris·Lifestyle

On a testé le Wanted café pour un brunch, grâce à un bon Kadoresto.

On remercie mon frère Ugo et ma belle-soeur Ellyse pour ce chouette cadeau de Noël. Il s’agissait d’un bon Kadoresto où on choisit parmi six restaurants aux ambiances différentes.

Nous, on a choisi le brunch au Wanted café dans le 10eme arrondissement. Nous avions réservé dans la semaine car c’est vite complet. Le Wanted café se trouve juste à côté de la mairie du 10eme arrondissement, au 70 faubourg saint Martin.

On connait un peu ce quartier pour avoir vu une chouette pièce au théâtre de la Renaissance : Un amour de jeunesse. J’ai bien envie de revenir me balader dans ce quartier un dimanche non loin du Grand Rex et des Grands boulevards.

Difficile de donner un avis objectif sur un lieu quand on est invité pour un cadeau. Mon frère est un habitué des bons cadeaux dans des restaurants : Maison Grislaw, le Bistrot André à Valence. Je dois reconnaître que c’est toujours une bonne idée de cadeau.

Avec mon mari, nous ne sommes pas des grands fanas de brunch, nous préférons les plats à la carte. La proposition du Wanted café était un bon compromis. Pour 29€ chacun, nous avions droit à deux plats, deux boissons et au buffet à volonté. Le menu enfant : buffet à volonté avec un jus de saison coûtait 12€.

On a choisi curieusement la même chose : mini burger et œufs brouillés, avec deux jus de pamplemousse. Le buffet était de qualité : jambon cru, muffins au chocolat, salade de fruits, poulet et pommes de terre, pancakes maousses mais tout était savoureux mais sans plus. Même fat à digérer dans l’après-midi.

L’accueil des serveurs fut cordial, nous avons été servis rapidement mais chacun était bien occupé au moment de prendre notre commande.

Pour conclure, c’était une expérience sympathique avec beaucoup de soin apporté à la décoration, le quartier est chouette. Mais nous nous sommes beaucoup plus régalés avec les plats à la carte de Maison Victoria à Vincennes : on sentait que c’était vraiment fait maison.

Retrouvez-ici mes précédents articles :

-Roule galette, un album jeunesse tout sauf ringard

Comment je me suis convertie à la seconde main

Littérature jeunesse·Parentalité

Pourquoi Roule galette est tout sauf un album jeunesse ringard

L’an dernier, en petite section, ma fille a appris des comptines autour des galettes des rois de l’Epiphanie. L’occasion en or de relire le classique Roule galette publié en 1931 (la même année que Babar, le petit éléphant).

C’est l’un des classiques des albums du Père Castor, une collection historique et patrimoniale des éditions Flammarion. Les albums du Père Castor ont, comme les albums de Babar, apporté de vraies innovations révolutionnaires pour la littérature jeunesse.

L’éditeur Paul Fauché s’est appuyé sur les fondements d’une éducation nouvelle qui visait à encourager les enfants à être des lecteurs plus autonomes, sans forcément compter sur leurs parents. Avec l’institutrice de petite section de ma fille, j’ai compris que regarder une image c’était aussi apprendre à lire.

Roule galette est l’adaptation d’un conte traditionnel russe raconté par Natha Caputo et illustré par Pierre Belvès. Il met en scène un couple de vieux paysans qui habitent dans une petite maison dans les bois. Laissée sur le rebord de la fenêtre pour refroidir, la galette va se mettre en mouvement et fausser compagnie à tout le monde.

C’est ce que j’aime le plus dans ce conte (c’est avant tout pour moi que je le lis à ma fille, j’avoue). La galette est si belle toute dorée, elle est maline et rapide… jusqu’au moment où en rencontre plus malin qu’elle…

Pour écrire cet article, j’ai pu compter sur la mine d’or de contenus de France Inter notamment son émission bien connue L’as-tu lu mon petit loup de Denis Cheissoux.

Le choix des animaux comme personnages car les animaux ne racontent pas de bobards

Cette émission analyse que les animaux étaient omniprésents dans la littérature jeunesse des années 1930 : Roule galette, Poule rousse, Babar, Le lion de Kessel… car les animaux apportent une parole vraie, bien utile à l’enfant. A partir des années 1970, les animaux vont peu à peu perdre du terrain dans les albums jeunesse avec des enfants comme héros.

J’ai aussi lu que les albums jeunesse en France ont été inspirés par la nouvelle école du livre russe et le constructivisme de Malévitch et consorts… C’est le cas des Contes du chat perché de Marcel Aymé, de Michka, un autre classique des éditions du Père Castor…

J’aime beaucoup Roule galette pour le rythme assez entrainant de cette ritournelle, la stylisation des dessins totalement intemporels, la mise en page en médaillons et l’usage des doubles pages qui sert à captiver les enfants et leurs parents. Comme le souligne les journalistes de France Inter, « la façon dont la narration de l’image est amenée renforce la portée émotionnelle du texte « .

Enfin, cet album classique des années 1930 séduit encore les enfants au 21eme siècle grâce au travail de transmission fait par les enseignants, les parents et même les jeunes eux-mêmes sur Tiktok avec cette superbe chorégraphie d’un dessin animé phare des années 1990.

Retrouvez ici d’autres articles consacrés aux trésors que l’on se transmet de générations en générations.

-Une chanson douce dans la playlist de ma fille

-Ba ba Bar, mon ami Babar, biographie d’une famille ultra talentueuse