Ile de France et Paris

Un samedi de mai à la Foire du Trône à se marrer dans les manèges en famille

Nous avons planifié une sortie en famille pour clôturer les vacances de Pâques : la foire du Trône. D’habitude, c’est un lieu que je fuis à toute jambes à cause du bruit et du monde.

Mais comme ma fille a bien grandi (elle a sept ans), je me suis dit que c’était une bonne occasion de se divertir tous ensemble. Et nous nous sommes éclatés : de quoi faire de bons souvenirs en famille. Les joies simples en ce moment, c’est précieux.

On a vraiment passé un super moment et donc je voulais vous donner quelques conseils pour que la fête ne vire pas à la corvée pour vous.

La foire du Trône ouvre ses portes dès midi mais la plupart des manèges n’ouvrent que vers 13h30. Nous avons pris le bus 46 depuis la gare routière de Vincennes. Cette ligne de bus est fantastique car elle permet de découvrir le parc zoologique avec son fameux rocher mais aussi le lac Daumesnil.

La porte Dorée, vestige de l’exposition coloniale de 1931

A la station porte Dorée, vous pouvez admirer une statue toute dorée entourée de palmiers. Il s’agit d’une allégorie de la France qui apporte paix et prospérité aux colonies, sculptée par Drivier. Elle se trouve non loin du Palais de la porte dorée qui abrite le musée de l’histoire de l’immigration et l’aquarium tropical. C’est un joyau de l’Art déco que je n’ai encore jamais visité alors que je vis à Paris depuis vingt ans (quelle honte !).

Le square Van Vollenhoven, le havre de paix avant le tumulte des manèges.

Nous avons mangé dans le square Van Vollenhoven crée en 1937. Il abrite une fontaine conçue pour l’exposition coloniale de 1931. Ce square de 3600 m² est un véritable havre de paix pour les familles. C’est l’occasion pour les enfants de bien se dépenser dans l’aire de jeux avant la fête foraine. Nous voulions manger sain et bon marché car les stands de la Foire du trône ne sont pas donnés et les pelouses du Lac Daumesnil sont vites bondées quand il fait beau.

Apprendre à son enfant que les loisirs c’est un budget à prendre en compte.

Nous avions donné un budget de vingt euros à notre fille pour faire trois manèges et ensuite elle complétait avec sa tirelire si elle voulait faire d’autres loisirs. ce fut une bonne occasion de lui apprendre à gérer son argent.

Les trois manèges choisis resteront des super souvenirs : le palais du rire (6€ par enfant), la grande roue (6€ par adulte, 4€ par enfant) et Kongo (la promenade en rondins qui éclaboussent) que nous avons fait tous les trois (5€ par personne).

La grande roue gérée par Montalétang et fils est très généreuse car nous avons pu faire huit tours de grande roue sans station au sommet (mon angoisse récurrente). La vue sur le bois de Vincennes et le château d’un côté, Paris de l’autre est un enchantement.

Chaque année, la foire du Trône attire trois millions de personnes, le long du lac Daumesnil, on voit des voitures des plaques d’immatriculation de la France entière garées sur au moins deux kilomètres. Il faut vraiment privilégier les transports en commun pour vivre une bonne journée en famille.

Pour la première fois, j’ai été un peu attentive à la vie quotidienne des forains qui travaillent ici. On voit leurs caravanes juste à coté des manèges et nous avons même repéré une église sous une tente à côté d’un manège.

Au départ, c’était la foire aux pains d’épices au Moyen-Age, avenue du Trône…

Au Moyen-âge, il n’y avait pas de grand-huit ni de churros, la première foire du Trône s’appellait la foire aux pains d’épices organisée par une abbaye du 12eme arrondissement, avenue du Trône pendant la semaine sainte. La mairie de Paris qui l’organise chaque année a décidé de la déplacer sur les pelouses de Reuilly en 1964.

Jusque dans les années 1980, avant l’essor des parcs d’attraction comme Disneyland Paris ou le parc Astérix, c’était les fêtes foraines qui proposaient des attractions sensationnelles exclusivement.

La fête foraine c’est vraiment une ambiance intemporelle, très esthétique avec des couleurs, des musiques, des saveurs de barbes à papa qui collent aux dents…Je me suis régalée à faire de belles photos avec de chouettes compositions. Le bois de Vincennes est un bel écrin de verdure qui s’y prête tellement au printemps. Ce serait tellement dommage de délocaliser la foire plus loin.

Le lac Daumesnil est un lac artificiel de douze hectares qui comporte deux îles accessibles en barques en bois depuis 1904, date de début du canotage. Ce loisir fait le charme du lieu. La location d’une barque pour quatre personnes durant une heure coûte quinze euros. Le bois de Vincennes compote quatre lacs : le lac Daumesnil, le lac de Gravelle, le lac de Saint Mandé et le lac des Minimes.

Ce poumon vert indispensable à la capitale a été crée sous le second Empire par l’ingénieur Alphand à qui on doit également le jardin d’Acclimatation ou le parc des Buttes-Chaumont vers 1860. A l’époque, l’industrialisation prenait tout son essor et les Parisiens avaient grand besoin d’aller s’oxygéner en bord de Seine et de Marne mais aussi dans les parcs les plus proches de Paris.

Prochaine sortie en famille pour l’un des ponts du mois de mai : le parc zoologique dans le bois de Vincennes.

Ile de France et Paris

Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois !

Quand je travaille le samedi à la librairie, j’ai un jour de congé bien agréable le jeudi et j’en ai profité pour aller me balader à Vincennes. C’est une sympathique ville de 50 000 habitants dont le centre-ville me fait penser à ma bonne vieille ville de Valence. Les magasins sont assez cotés mais au moins on trouve tout dans un petit périmètre. Pas besoin d’aller courir aux Galeries Lafayette ou aux Halles de Chatelet : c’est trop dense.

J’aime particulièrement la rue du Midi où j’ai trouvé un superbe bombers vert émeraude soldé à 25€. Une pièce maîtresse de mon dressing. J’aime aussi la boutique Aux merveilleux de Fred. Il y a toujours une file d’attente immense le samedi mais c’est tellement bon et original. Je vais aussi me décider à faire un tour à la boutique du pâtissier Yann Couvreur située rue de Fontenay pour Pâques. Et dernière adresse gustative : L’Urban bakery rue de Fontenay qui réalise de supers bons brownies. Comme beaucoup de salons de thé sont fermés et que le Macdonalds du centre-ville est archi blindé, c’est une bonne adresse pour se régaler.

Je vous recommande également la librairie Millepages qui est une solide référence dans le paysage littéraire français. Elle se déploie sur différents étages et les libraires sont des pointures pour donner de bons conseils. Cette librairie se trouve dans un pâté de maison bien calme et on a même découvert un Monsieur Bricolage dans une des galeries ! Une découverte précieuse parce qu’on ne rigole pas trop à Castorama Nation, beaucoup de monde et une folle course poursuite de deux vigiles après un client quand je suis allée chercher mes poignets de portes dorées. Quelle aventure !

A part les boutiques : Petit Bateau, Maison 123, des chausseurs, une bonne crêperie rue de Montreuil : Les monts d’Arrée, tout l’intérêt de Vincennes porte sur son bois et son château. C’était un pavillon de chasse au 12eme siècle puis une vraie capitale sous Charles V au 14eme siècle. Il y a fait construire son donjon et sa chapelle royale. Un peu comme Louis XVI, deux siècles plus tard à Versailles. Mais moi je préfère Vincennes. On a vraiment bien aimé notre promenade à pied entre le lac des Minimes à Fontenay et le château de Vincennes en passant par le parc Floral. On constate rapidement que c’est une ville de garnisons dans le centre-ville. On se croit dans l’Ancien Régime, c’est comique.

J’ai beaucoup aimé visiter le donjon avec l’Ecole du Louvre. C’est ouvert actuellement alors que beaucoup d’autres musées sont fermées et ils organisent un escape game bien intéressant selon un couple de copains. Le bois de Vincennes est juste à coté, c’est un superbe terrain de jeux pour les enfants avec des manèges, des tours de poneys, des barques, des vélos… On mesure notre chance d’habiter tout près et d’en profiter régulièrement les week-ends.

Nous y étions le 7 mars après-midi, il faisait un très beau soleil et cela nous a bien changé les idées à l’approche de l’anniversaire de la pandémie de coronavirus. La nature reprend ses droits comme dirait Sophie Lamba dont j’ai relu la BD Le monde au balcon, éditions Albin Michel. Et nous avons bien besoin d’elle !

J’aime beaucoup les petits chalets suisses qui servent de cabanes à glaces dans les jardins parisiens. A Fontenay, nous avons celui de la porte Jaune, une salle de réception sur une île, avec de belles boiseries jaunes et rouges. La plupart de ces poumons verts : Bois de Boulogne, Bois de Vincennes, Buttes-Chaumont, parc Montsouris, Lac Daumesnil.. sont des lacs artificiels conçus par l‘hygiéniste Alphand, un des bras droits du baron Haussmann en 1860. Merci Alphand. On n’a pas de Central Park dans Paris mais ces bois sont de bons échappatoires face à la pollution.

Le métro est arrivé dans la ville en 1934 et le RER en 1969. Cette innovation transformera la ville et amènera de nombreux habitants comme à Fontenay sous bois.

Notre prochaine escapade familiale sera au zoo de Vincennes, j’aime bien son rocher artificiel, que j’avais découvert dans une rétrospective consacrée à Jean-Paul Goude, l’enfant de Saint-Mandé au musée des arts décoratifs rue de Rivoli à Paris. Ou encore dans la scène finale du Père Noël est une ordure, un gag bien glauque.

Enfin, pour conclure, je suis allée faire un tour à la médiathèque municipale pour y lire la dernière BD de Margaux Mottin : Le printemps suivant chez Casterman. Ils ont toutes les dernières acquisitions en nouveautés et les salles de lecture sont bien agréables mais je trouve ça fort de café de faire payer 26€ à leurs administrés pour profiter de ce service. A Fontenay et à Paris, c’est bien gratuit.

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Une rue proche du bois de Vincennes.