Lifestyle

Un weekend à Valence sous le signe de la gastronomie et de l’architecture

La maison mauresque, rue Gaston Rey à Valence, Drôme

Cela fait bientôt vingt ans que j’ai quitté Valence après la terminale pour rejoindre la capitale et l’Ecole du Louvre. Pourtant, je ressens toujours une pointe de nostalgie quand je croise des lycéens valentinois à l’arrêt de bus au moment du déjeuner. C’était aussi mon quotidien, il y a bien longtemps.

On est venues chercher le soleil pour une prolongation de l’été ce week-end en Drome Ardèche. Mais nous avons surtout récolté de sacrées rafales de vent.

Pendant quatre jours, Valence fêtait la gastronomie sur l’esplanade du Champs de Mars. C était l’occasion de déambuler sur les stands où la clairette de Die, les vins des Côtes du Rhône, le nougat et la lavande étaient à l’honneur…

La Drôme est toujours bien représentée au salon international de l’agriculture. Dans les rues de Valence, on peut voir défiler différentes confréries, tout en costumes : le suisse, le picodon…

Droits réservés Le dauphiné libéré

A Valence, une maison est reconnue pour sa fabrication de pognes, suisses et brioches de Saint-Genix. C’est la maison Nivon, située avenue Pierre-Semard, près de la gare de Valence-ville.

J’en ai profité pour faire ma balade habituelle dans les rues du centre-ville. Le passage à la boulangerie Serres dans la grand rue était obligatoire tant j’aime les viennoiseries avec des pralines : la fameux Saint Genix.

Longtemps, j’ai cru que le Saint-Genix était une spécialité de Valence. Grossière erreur ! C’est une spécialité de Savoie, très répandue dans tout le Dauphiné. C’est une brioche à la fleur d’oranger et aux pralines qui a été inventée vers 1880 dans le village de Saint Genix-sur-Guiers.

La boulangerie Serres se situe dans la rue piétonne juste à côté de la maison mauresque. Sa superbe façade de style orientaliste a été rénovée en 2019. Elle mesure 40 mètres de long. Ses arcs outrepassés, ses arabesques sinueuses, ses entrelacs rendent cette façade exceptionnelle à Valence.

Le rez de chaussée est en pierre de taille très dure mais les étages supérieurs, plus faciles à sculpter sont en pierre tendre. Il y a deux gargouilles et la polychromie d’ocre rouge et vert clair est superbe. Cette pépite d’architecture a été réalisée en 1860, épargnée par les bombardements de 1944 qui ont dynamité la porte Saint Ruf, voisine (description de qualité rédigée par le service culture de la ville de Valence)

En face du palais de justice, se trouve un autre bâtiment remarquable : le palais consulaire. La grande fierté du centre-ville de Valence, c’est d’avoir accueilli le tournage de la comédie Un p’tit truc en plus réalisée par Artus. Elle a séduit plus de 10 millions de spectateurs au cinéma avec ses belles images de colonie de vacances à Valence, dans le Vercors et dans le Royans.

J’ai aussi découvert Au petit bonheur, un dépôt-vente de vêtements de qualité, rue Vernoux . La propriétaire du magasin, Fanny est vraiment sympathique pour donner de bons conseils mode ! Je lui ai acheté un superbe tee-shirt Etam, assez habillé, à 10 euros. Quand j’étais au lycée, j’adorais m’habiller à Valence pour ses petites boutiques de qualité.

Au petit bonheur, rue Vernoux, Valence

J’ai aussi fait la découverte de la boulangerie Lopez qui fait des tropéziennes exceptionnelles et généreuses pour 13 euros. La crème pâtissière à la fleur d’oranger et la vanille de Madagascar, nous a laissé un souvenir impérissable. Parfait pour fêter l’anniversaire de mon père.

Le week-end s’est terminé par un passage au festival de la gastronomie, où était organisée une dictée sous le kiosque Peynet avec des extraits de la biographie La cuisinière des Kennedy à l’honneur.

On a repris le train TER à la gare de Valence ville toute rénovée avec des arrêts enchanteurs au bord du Rhône et au pied des vignes : Tain l’Hermitage, le paradis sur terre.

La prochaine fois que nous reviendrons chez mes parents, je compte bien nous organiser une petite visite à la cité du chocolat Valrhona à Tain l’Hermitage ou au palais idéal du facteur Cheval à Hauterives.

Retrouvez ici mes précédents articles consacrés à la Drôme, ma patrie.

Se régaler en Drôme-Ardèche, le temps d’un week-end

-La fabrique givrée, des saveurs venues de Drôme-Ardèche, aux pieds du Panthéon à Paris

BD & romans graphiques·Biographies et autobiographies

Missak et Mélinée Manouchian, reconnus par la Nation française pour leur résistance face à la haine.

Missak Manouchian est le résistant dont je connais le mieux l’histoire car je viens de Valence dans la Drôme, où vit depuis 1919 une importante communauté arménienne. J’ai étudié en cours d’histoire-géo en terminale, sa fameuse lettre d’adieu écrite à sa femme Mélinée avant d’être exécuté au mont Valérien avec son groupe de résistants, il y a quatre-vingt ans.

Je suis vraiment ravie de son entrée ainsi que celle de sa femme au Panthéon que je trouve très symbolique, c’est une vraie reconnaissance pour l’amitié franco-arménienne. Il se trouve que je vais pouvoir voir un petit bout de la cérémonie mercredi car je travaille juste à coté.

J’avais beaucoup aimé l’ambiance dans les rues pour l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker en novembre 2021. Les résistants ne sont pas oubliés par la Nation, même quatre-vingt ans après la fin de la seconde guerre mondiale.

J’ai découvert cette BD grâce au journal municipal de ma ville : Fontenay sous bois, une ville historiquement communiste. Je remercie beaucoup les éditions des Arènes pour l’envoi de cette BD en service de presse.

Missak Manouchian, une vie héroïque de Didier Daeninckx et Mako, éditions Les Arenes,120 pages, 22€

Ecrite par Didier Daeninckx et illustrée par Mako, cette BD a été coéditée par le ministère des armées, un éditeur de livres un peu atypique souvent présent au festival du livre de Paris.

Le graphisme de ce roman graphique est très réussi. Le dessinateur Mako est parvenu à saisir toute la gravité du personnage principal mais aussi la laideur de l’époque, défigurée par la haine et la délation à tout moment.

J’ai énormément apprécié la structure de cette bande dessinée avec le recours aux grandes affiches de cinéma de l’époque pour faire une pause visuelle dans le déroulé de l’histoire.

Beaucoup de BD et de livres ont été écrits sur le groupe Manouchian ces dernières années mais j’ai aimé que cette BD reflète la société avec cette propagande omniprésente dans les rues. L’affiche était alors une véritable arme de guerre dans les rues.

La visée de cette BD est bien entendu d’être un support pédagogique pour les publics scolaires et dans les musées.

L’équipe qui a conçu cette BD va faire une tournée des musées avec une série de conférences au musée de la Libération, place Denfert Rochereau à Paris ( le mercredi 13 mars) ou bien au centre du patrimoine arménien à Valence entre janvier et mars 2024.

En 2019, j’avais chroniqué une BD historique formidable: Guernica de Bruno et Corentin Loth, éditions La boite à bulles. Toute ma scolarité, j’ai beaucoup aimé les cours d’histoire-géographie. Ils m’ont permis de sauver les meubles sur bon nombre de bulletins scolaires car c’était ma passion.

Mais le vrai passionné de la seconde guerre mondiale, c’était mon frère Ugo qui a gagné de nombreuses fois un prix du concours national de la Résistance et de la déportation. Il a visité tous les sites majeurs : Ouradour sur Glane, un camp de concentration en Alsace, les plages du Débarquement…

Moi, je suis plus sensible aux romans graphiques, aux oeuvres de street art vues par tous et les plaques qui nomment les rues (le nom de ma rue est celui d’une grande résistante française) pour entretenir le devoir de mémoire. J’aime aussi énormément les pochoirs de C215 et son engagement pour les prisonniers, les résistants, l’Ukraine…

Retrouvez ici les précédents articles que j’ai écrit sur les biographies marquantes de la Seconde guerre mondiale.

Une vie heureuse de Ginette Kolinka, ne pas laisser la déportation noircir toute une vie.

Aux grands hommes et femmes, la Patrie reconnaissante

La fresque de street art à Belleville pour célébrer l’entrée au Panthéon des résistantes Germaine Tillion et Genevieve Anthonioz-De Gaulle.

Lifestyle

J’ai testé le restaurant gastronomique Maison Grizlaw à Valence, 116 avenue Victor Hugo, mon adresse entre 1994 et 2000

Mon chère frère Ugo nous a offert un chouette cadeau de Noël : un bon d’achat dans un restaurant gastronomique : Maison Grizlaw. En toute franchise, je pense que je n’aurai jamais poussé la porte de ce type de restaurant si nous n’avions pas eu un attachement personnel à ce lieu.

Ce restaurant se trouve au rez-de-chaussée d’un petit immeuble assez chic en plein centre-ville de Valence. J’y ai vécu de 1994 à 2000. Ils ont construit une extension : la salle de restaurant dans la cour avec platanes où je jouais en fin d’après-midi après l’école. On aimait beaucoup cette cour assez grande pour y inviter nos copains.

J’ai énormément aimé la décoration intérieure de ce beau restaurant avec ses sièges et son ambiance cabinet de curiosités. Il y a tout un mur avec des étagères et des bibelots vraiment bien choisis sur un fond de peinture noire.

Droits réservés Maison Grizlaw

Nous sommes venus au service du samedi midi et nous avons eu une des meilleures tables avec une banquette aussi jolie que confortable. La vaisselle était très belle, sans doute réalisée par un potier de la Drôme. J’ai choisi la formule entrée-plat-dessert à 42 €. Ma fille a choisi la formule enfant à 18 €. Elle pouvait choisir n’importe quel plat de la carte ainsi qu’un dessert tout chocolat de Valrhona.

La carte évolue tous les cinq semaines avec de belles assiettes bien conçues avec des fleurs pour décoration mais aussi pour le goût. Je ne suis pas une critique gastronomique bien aguerrie. J’ai bien aimé cette expérience gustative mais je reconnais que j’aime bien me régaler avec des plats que je connais déjà et servis copieusement.

J’ai préféré la brasserie André de la maison Pic, un peu plus loin avenue Victor-Hugo où nous avions mangé en 2019. Je m’étais régalée avec leurs escargots de Bourgogne. Mais l’espace terrasse de la maison Grizlaw est vraiment un bon endroit agréable en plein centre-ville.

Le personnel était accueillant et très à l’écoute de ses clients, notamment les rares enfants venus en famille.

Je vous recommande de choisir un train avec une arrivée Valence-ville si vous souhaitez profiter de cette belle destination à 2h40 de Paris en train.

Retrouvez ici mes derniers articles consacrés à la Drôme :

-Le palais du facteur Cheval à Hauterives

-Les meilleurs spots de la Drôme

Carnets de voyages urbains

Exulter de rire et de joie en vacances dans un vieux train entre Valence et Lyon !

Vendredi matin, nous sommes partis tôt pour Valence retrouver notre famille après le confinement. On préfère voyager en semaine et sur trois jours, c’est plus rentable vu le barda qu’on emmène avec une jeune biche de seize mois.

Pour une escapade à Valence, je vous recommande de choisir la gare de Valence ville et non Valence TGV qui se trouve loin dans la campagne. Pour visiter le parc Jouvet, la place des Clercs, la maison des têtes… c’est beaucoup plus pratique.

Après un bon tour de manège dans le superbe parc municipal crée en 1905, nous sommes partis pour Saint-Péray, le pays des vins. C’est peu dire que j’aime ce grand village où mes parents ont acheté une chouette maison il y a cinq ans désormais. Voici mes meilleures adresses à retrouver ici.

Je me suis accordée un petit kiff de maman en allant nager à la piscine municipale en plein air. Nous étions seules, ma daronne et moi. C’était même un peu triste de voir ces bassins vides sans enfants qui courent de partout et s’éclaboussent.

Le lendemain, on a grimpé (littéralement) dans un antique TER qui nous menait jusqu’à Lyon Part-Dieu retrouver nos bons copains chez eux à Villeurbanne. Je ne sais pas si c’était la nostalgie des années 1990, la belle vue sur le Rhône et les vignes de Tain l’ Hermitage… Mais il régnait dans ce wagon une ambiance de douce folie.

On a bien fait les déglingos tous les trois, Petite biche, Mon chéri et moi à brailler « On est en vacaaaances » dans le wagon alors qu’on ne l’était pas encore et à danser de manière très contradictoire. Les gens du wagon voisin en ont pris pour leur grade mais cela faisait du bien d’exulter, manifester bruyamment que Coco le virus n’allait pas nous voler notre joie cet été.

On s’est bien régalé à retrouver nos copains, nos biquets ont deux mois d’écart et s’entendent comme larrons en foire (c’est eux qui jouent au molky ensemble maintenant!). Le barbecue, les pizzas étaient au rendez-vous, énorme fou rire quand une main innocente a renversé mon verre de rosé dans mon assiette et m’a bien douchée ! Bref, il était loin le confinement et c’était bon !

Pendant ces deux jours, nous avons fait un superbe pique-nique en soirée devant les serres du parc de la Tête d’or même si nos charmantes têtes blondes ne nous ont pas laissé le loisir de faire notre traditionnelle partie de molky.

Le dimanche matin, nous avons gagné le centre-ville de Lyon en métro. Direction la place Bellecour déserte puis le Vieux-Lyon par les passerelles qui enjambent la Saône. Avec ces collines, ces immeubles à la chaux, ces fleuves d’un beau vert, on hésite entre mille références : Florence ? Budapest?. Lyon est une ville assez incroyable, un petit air d’Italie assez remarquable.

Droits réservés Lyon France

Même si je viens de Valence, je connais beaucoup mieux Paris et Marseille que Lyon. Ces escapades amicales sont donc l’occasion de pallier nos carences lyonnaises. L’an dernier, nous avions enfin visité le parc de la Tête d’or et nous y sommes retournés avec grand plaisir. Ses cactus et autres plantes sont vraiment impressionnants. J’aurai bien joué à la pétanque !

Je vous recommande la lecture de ce super guide touristique de Lyon qui vous fera découvrir cette ville unique sous un angle tout à fait insolite. Avec ses vieilles traboules, ses bouchons lyonnais…, on sent bien que cette ville a un caractère historique bien particulier. Lyon, c’est plus que la ville de la praline, du coussin de pâte d’amandes et de la quenelle (de semoule!).

Puis, nous avons pris le train pour regagner nos pénates. Même si nous pestons beaucoup contre la capitale cette année, on était content de rentrer à la maison. Cela sentait l’écurie dès l’arrivée à Paris-gare de Lyon !

Retrouvez mes précédents articles Lifestyle en Rhône-Alpes :

Mon top 5 des jardins publics en France et en Europe

-Un week-end de mariage en Rhône-Alpes

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois

Se régaler en Drôme Ardèche