Romans

Se divertir avec les mondanités de la société américaine à Nantucket chaque été : les romans d’Elin Hilderbrand, Les escales.

J’ai découvert les romans d’Elin Hilderbrand dans le magazine Elle en lisant Un été à Nantucket qui se déroule l’été 1969 sur une île aisée de la côte Est où se retrouve chaque été la bonne société américaine.

Puis, j’ai lu Un dernier été, un roman un peu original puisque l’héroïne de l’histoire meurt au début du roman et observe son entourage depuis le paradis avec une bonne fée qui l’accompagne.

Séduite par son écriture agréable et un peu mondaine ( je l’avoue), j’ai lu tous ses livres dans la foulée sauf Un couple parfait, adapté sur Netflix car la couverture glauque avec la mer couleur sang m’a rebutée.

J’ai aussi lu Eté après été paru en 2022 et Hôtel Nantucket l’an dernier que j’avais chroniqué ici.

Le 5 juin 2025, Elin Hilderbrand publie un nouveau roman qui, sans surprise, se déroule à Nantucket. Une adaptation en série est en cours de tournage avec Jennifer Garner dans le rôle principal.

Contrairement à la série Un couple parfait qui ne m’a pas convaincue, je pense que je serai au rendez- vous car l’intrigue d’Un week-end à Nantucket ressemble à celle d’un bon feel-good comme je les aime.

Un week-end à Nantucket, Elin Hilderbrand, traduit par Alice Delarbre, 448 pages, 23 €, parution le 5 juin 2025.

Le résumé :

Après une tragédie, la blogueuse culinaire Hollis Shaw décide de rassembler ses quatre meilleures amies pour passer un week-end inoubliable à Nantucket.

Créatrice d’ un blog culinaire à succès, Hollis est mariée à un séduisant chirurgien cardiaque. Mais après une violente dispute, son mari meurt dans un accident de voiture. Et, entre son mariage tendu et sa relation compliquée avec sa fille, la vie apparemment parfaite de Hollis révèle ses failles.

Hollis a besoin de retrouver le goût du bonheur. Elle réunit alors à Nantucket ses quatre plus proches amies, connues à des époques différentes de sa vie. Mais, surprise : Jack, son premier grand amour, est de la partie. Amitié et rivalité, amour et trahison, quête de soi et perte de repères : entre les secrets des unes et les problèmes des autres, le week-end qui promettait d`être idyllique est loin de se passer comme prévu.

Pourquoi un roman aussi mondain et frivole qu’ Un week-end à Nantucket m’a captivée durant tout un week-end ?

Parce qu’il est plus profond qu’il n’y parait…

J’ai beaucoup aimé les récits d’adolescence au lycée puis à l’université de l’héroïne, Hollis. Elle invite sa meilleure amie du lycée avec qui elle avait une relation très fusionnelle. Mais elle invite aussi, sa colocataire à l’université qui est devenue la marraine de sa fille.

Il y a de la rivalité entre ses deux amies car Hollis a voulu rompre avec sa condition sociale plus modeste en quittant Nantucket. Ce sont des évolutions personnelles que chacun connait dans son parcours même quand on n’a pas un tel niveau de vie à Nantucket.

A l’ombre des magnolias, une série Netflix un peu guimauve sur les amitiés féminines dans la société américaine

Car il montre une société américaine où il faut sans cesse rentrer dans le moule pour s’intégrer socialement.

Certaines pages sont assez futiles et ennuyeuses à force de décrire les plus belles plages, les petits amuse-bouches de homard et de pain portugais… Mais cela raconte aussi un certain art de vivre dicté par l’argent que l’on montre ostensiblement. Ce ne sont pas des vacances de continuer à maintenir son rang social tout l’été sur la plage.

Ces mondanités sont assez révélatrices de l’ère Trump en 2025 et même si c’est très superficiel, c’est assez jubilatoire à lire. Je me réjouis d’être française et que le choix de telle ou telle université ne détermine pas ma vie sur toute la ligne. Les passages où Hollis et une de ses amies de l’école fréquentent un certain cercle de femmes qui excluent de manière radicale et cruelle l’une d’elles m’a marquée.

Le seul reproche que je ferai à Elin Hilderbrand est son recours un peu répétitif aux mêmes arches narratives. Souvent, dans ses romans, le mari est volage et la mère de famille malheureuse. Mères et filles sont rivales et n’arrivent pas à se comprendre.

Les six femmes d’Un week-end à Nantucket ont des prénoms vraiment très originaux et un peu ridicules, les réseaux sociaux se mettent à déterminer leurs caractères et leurs personnalités… Par contre, j’ai beaucoup aimé la petite pique adressée à la cancel culture quand le personnage de Dru-Ann (Dru-Ann !) se révolte car une de ses protégées se sert de l’excuse de la santé mentale pour ne pas honorer ses obligations sportives.

Je me demande bien à quel moment ces mondanités à Nantucket vont me lasser car c’est quand même le quatrième roman que je lis avec de grandes similitudes narratives. Mais l’acuité d’Elin Hilderbrand à sonder la psychologie et les états d’âme de ses personnages, leurs aspirations les plus profondes, créent de belles lectures qui m’aident à m’évader et me divertir chaque été.

Je vous recommande également dans le même genre, les romans de J.C Sullivan : Maine, Les liens sacrés du mariage et Les anges et tous les saints, trois romans que j’ai beaucoup aimé. Ils parlent de cette société un peu huppée de Boston, d’origine irlandaise comme l’auteure.

Et vous, êtes-vous déjà allé à Nantucket ? Il est indéniable que cette région fait rêver les Français grâce aux pages people de Paris-Match. Cela a construit mon imaginaire…

Ces stations balnéaires : Nantucket, Martha’s vineyard, Cape Cod… sont réputées depuis les années 1960 car c’est le berceau historique de la famille Kennedy, la famille royale américaine. Je vous recommande la biographie très bien écrite par Valérie Paturaud : La cuisinière des Kennedy.

Elle raconte le destin extraordinaire d’une pupille de la Nation, petite cuisinière d’un bistrot dans la Drôme qui va partir à la conquête des bouchons lyonnais, puis des familles bourgeoises françaises avant d’être embauchés par Rose et Joe Kennedy, les illustres parents du président américain.

Un régal de lecture pour cet été !

Romans

Hôtel Nantucket, quand de fortes individualités font équipe.

Après Un été à Nantucket et Un dernier été, Elin Hilderbrand publie un nouveau roman Hotel Nantucket. J’ai lu chacun de ses romans publiés aux éditions Les escales. Je l’ai découverte à travers les pages livres du magazine Elle.

Hôtel Nantucket, Elin Hilderbrand, Les escales, 2024, 416 pages, 23€

Je vais tenter dans cet article de vous définir en quelques lignes pourquoi les descriptions de cocktails, de petits pains au homard, et de maisons à bardeaux typiques de Nantucket me procurent autant de détente qu’un épisode de la télé réalité L’agence sur Netflix.

Le résumé du roman :

Hôtel Nantucket raconte l’histoire de Lizbet, une directrice d’hôtel d’une quarantaine d’années trahie par son mari aux yeux et au vu de toute la petite île de Nantucket. C’est une clientèle huppée et très exigeante qui constitue un entre soi de citadins fortunés de Washington, New York ou Boston. Ils possèdent des maisons de famille sur l’île depuis plusieurs générations. Ils suivent les recommandations du New York Times et autres réseaux sociaux influents pour jauger les meilleurs restaurants et autres lieux à la mode.

Lizbet va rapidement engager toute une équipe de portiers, réceptionnistes, femmes et hommes de chambre, cuisiniers pour mener à bien la mission que lui a confié Xavier Darling, un influent investisseur londonien : décrocher les cinq clés décernées par une mystérieuse blogueuse qui se rend incognito dans les plus beaux hôtels du monde.

Les trente premières pages, je reconnais que j’ai trouvé ce roman un peu superficiel avec son histoire secondaire de fantôme. Grace, femme de chambre, hante l’hôtel crée en 1920 car elle était la maîtresse du propriétaire de l’hôtel. Un troussage de domestique assez abject.

Même si le directeur était peut être amoureux d’elle, il ne l’a pas secouru. Son odieuse femme, aussi timbrée que malfaisante a laissé de manière intentionnelle une cigarette brûler dans le grenier pour éliminer la domestique.

Elle va être le témoin de tous les petits moments de vie qui se déroulent dans l’hôtel. Ils vont souvent la révolter ou la réjouir et lui apporteront une sorte de repos de l’âme.

Mon avis sur ce roman d’été plus profond qu’on ne le croit :

Qu’importe que l’équipe de l’hôtel Nantucket décroche les cinq clés dans le blog, le véritable intérêt de ce roman pour moi c’est de suivre comment ces différentes personnalités un peu torturées par la vie vont évoluer au cours de cet été ensemble.

J’ai trouvé le personnage de Lizbet peu fouillé et un peu caricatural mais on se réjouit tout de même au fil des pages du roman de la voir réussir son challenge et ainsi retrouver estime de soi et le grand amour…

Je me suis particulièrement attachée à certains personnages du roman (et oui comme en psychothérapie, je noue une alliance thérapeutique avec les personnages littéraires que je lis sinon j’abandonne ma lecture).

J’ai aimé suivre la rédemption d’Alessandra, la cupidité faite femme et celle de Chadwick, un jeune homme issu de la haute société qui a fait une énorme bêtise. Il va trouver sa planche de salut en récurant les toilettes des clients de l’hôtel et en travaillant en équipe avec les femmes de chambre de l’hôtel sous les ordres de la mystérieuse Magda English.

Il y a un beau moment de vérité quand il confronte ses parents. Ils achètent le silence de ceux envers qui Chadwick a eu un comportement répréhensible voire même irrémédiable pour ne pas entacher leur propre réputation. Elin Hilderbrand lui permet d’en arriver à la conclusion que l’argent ne procure pas tout : il ne rend pas forcément heureux.

« L’île de Nantucket est connue pour ses rues pavées et ses trottoirs de briques rouges, ses maisons en bardeaux de cèdre et ses treillis de roses, ses longues étendues de sable doré et ses vents de l’Atlantique rafraîchissants… Elle est aussi connue pour ses résidents, qui n’aiment rien tant qu’un ragot bien juteux (le paysagiste sexy qui a vécu une idylle avec l’épouse d’un magnat local de l’immobilier, ce genre de chose). Et malgré tout, aucun de nous n’était vraiment prêt au tourbillon de rumeurs qui allait déferler le jour où nous avons appris que Xavier Darling, le milliardaire londonien, investissait 30 millions de dollars dans la verrue en ruine qu’est devenu l’Hôtel Nantucket« 

Chacun des romans d’Elin Hilderbrand suit à peu près la même trame : une galerie de personnages qui semblent se détendre et s’amuser sur leur île privilégiée mais qui sont constamment en représentation, en cage à cause de leur statut social.

Voici un court résumé de deux autres romans d’Elin Hilderbrand si je vous ai convaincu de prendre le ferry pour Nantucket cet été !

Un été à Nantucket (de loin mon préféré), Le livre de poche, paru en 2021,576 pages, 9€70

Ce roman se déroule pendant l’été 1969, en pleine guerre du Vietnam. Le cadet de la famille est appelé sous les drapeaux et sa mère Kate tremble pour lui en noyant sa tristesse dans l’alcool. Elle doit cohabiter dans la maison de famille avec sa mère Exalta, un vrai dragon et ses trois filles qui vivent des chamboulements dans leur vie durant cet été.

De bons romans papier et sur liseuse, sur une belle fouta L’ornithorynque, offerte par mes cousins de Marseille pour mes trente ans.

Un dernier été, Elin Hilderbrand , paru en 2023, 448 pages, 23€

C’est un roman très contemporain qui se déroule à l’ère des réseaux sociaux. Vivian, une romancière célèbre meurt soudainement dans un accident de voiture. Elle venait de publier un nouveau roman qui évoquait son amour de jeunesse. J’ai beaucoup aimé ce roman où la défunte prend de la hauteur pour observer comment son entourage familial et professionnel surmonte sa disparition. Un roman profond qui explore les failles et l’humanité de ses personnages.

Dans un autre genre, celui de la biographie, j’ai eu un vrai coup de coeur dernièrement pour La cuisinière des Kennedy , écrit par Valérie Paturaud et publié par la même maison d’édition : Les escales.

Il raconte le parcours exceptionnel d’ Andrée Imbert, pupille de la Nation qui a vécu une ascension sociale fulgurante en travaillant au service d’Albert Camus, Michel Gallimard puis Rose et Joe Kennedy, les patriarches de cette célèbre famille.

Valérie Paturaud et Elin Hilderbrand ont en commun de valoriser cet art de vivre à l’américaine, bien différent de la France. J’aime lire ces romans et ces biographies qui se déroulent sur la côte est des Etats-Unis pour l’imaginaire de rêve qu’ils apportent depuis les années 1960 et le faste des Kennedy dans les pages de Paris Match.

Retrouvez ici d’autres idées de romans qui se déroulent aux USA:

-Maine, une maison de vacances, théâtre de rivalités familiales

-Aretha Franklin, une vie de foi face aux épreuves de la vie

Romans

Un jeudi saveur chocolat, éditions Nami quand la littérature se dévore…

J’ai découvert les éditions Nami grâce à la box Kube à laquelle, je collabore depuis 2017. J’ai eu un vrai coup de coeur pour Bienvenue à la charmante pension de Cécilia Duenas qui se déroule en Espagne. Kube m’a envoyé deux romans pour l’été Un jeudi saveur chocolat et Le restaurant des recettes oubliées.

Je lis très peu de littérature japonaise mais cette culture que je connais très peu, me fascine. Je me souviendrai toujours de l’extrême courtoisie et gentillesse des touristes japonais, leur amour de la France quand je les conseillais à la librairie du musée du Louvre.

J’ai découvert il y a peu une pâtisserie japonaise Snafle’s Paris, avenue Ledru Rollin qui est devenue ma nouvelle adresse goûter entre copines ! J’aime énormément les petits cafés bien décorés avec une belle carte de desserts et de boissons. Je rêve un jour d’en monter un avec des néons originaux, de la belle vaisselle à mi chemin entre librairie, café et concept-store…

C’est d’ailleurs ce qui m’a beaucoup plus dans ce roman Un jeudi saveur chocolat. Le cadre de l’histoire est un café très cosy où l’on se sent bien pour s’évader de son quotidien à Tockyo. Les effluves de café et de chocolat chaud sont propices à la rêverie, aux rencontres importantes et à l’introspection.

Un jeudi saveur chocolat, Michiko Aoyama, traduit du japonais par Alice Hureau, 18€

Il s’agit d’un roman choral où une vingtaine de personnages convergent plus ou moins directement vers ce fameux café. Il y a le responsable du café qui tombe amoureux d’une cliente, une directrice d’école qui y retrouve une de ses plus anciennes amies. Autour d’une de ces petites tables en bois, les cœurs vont s’ouvrir pour verbaliser l’évident mais aussi ses frustrations, ses doutes et ses incompréhensions.

Ce roman très contemporain se structure en douze chapitres intitulés avec des couleurs, ils se déroulent entre Tokyo et Sydney. La proximité géographique et la confrontation culturelle entre ces deux villes est passionnante.

J’ai beaucoup aimé les premiers chapitres avec l’histoire de la publicitaire un peu perdue pour s’occuper de son fils pendant un voyage professionnel de son peintre de mari. Il a décidé d’être homme au foyer, les mamans de l’école l’apprécient beaucoup et sa femme se sent tiraillée entre ses choix et l’image que la société lui renvoie.

Cette lecture m’a fait sortir un peu de ma zone de confort sur mes lectures, elles racontent beaucoup ma petite société occidentale bien familiale. Avec ce roman, j’ai découvert une société japonaise qui ne fait pas de cadeau à ses membres. Il y a des carcans bien figés comme le fait de se vernir les ongles dans une école maternelle ou montrer des effusions de joie et de sympathie avec une amie dans un café…

J’ai aimé lire comment malgré ces règles ancestrales et assez sévères, les hommes et les femmes de ce livre exprimaient leurs doutes, leurs joies, leurs paradoxes pour affirmer leur identité. Le cadre rassurant du café les aide à tenir bon dans leurs positionnements.

Contrairement à son titre très efficace, ce roman parle peu de chocolat. Mais pourtant tout est savamment bien conçu. C’est une belle réussite marketing avec une couverture cocooning bien réconfortante (signée Léa LePivert) . Il y’a un chat dans le café et ce sont des animaux incontournables de la littérature japonaise.

Michiko Aoyama, son auteure a également écrit La bibliothèque des rêves secrets, best-seller : 300 000 exemplaires vendus comme l’indique le bandeau du livre. J’adore les bandeaux de livres, c’est vraiment chic !

La littérature japonaise fait partie de l’ ADN des éditions Nami qui signifie vague en japonais. Leur slogan c’est un voyage à soi. Cette maison d’édition du groupe Leduc et des éditions Charleston, célèbre la littérature de l’intime. Et cela me plait énormément.

Cette lecture m’a fait beaucoup pensé à la visite guidée que j’ai faite de la chocolaterie Menier à Noisiel début juillet. J’avais déjà écrit sur cette belle découverte architecturale en bords de Marne ici.

Cette fois-ci, je suis entrée dans le saint des saints : le siège de Nestlé et même le moulin Saulnier. C’était au 19eme siècle, la plus grande chocolaterie au monde.

La famille Menier a mis en place un empire industriel qui s’étendait des plantations de cacao au Nicaragua jusqu’à la Tamise, où étaient commercialisées les fameuses tablettes de chocolat.

Le voilier Le Belem a même appartenu à la famille Menier pour convoyait les fèves de cacao au port du Havre. Ce cacao est le motif phare de cette superbe façade Art nouveau avec une armature en acier tout à fait novatrice. Le monogramme M est inscrit partout, on dirait une malle Vuitton. Les briques roses en céramique sont purement décoratives.

J’ai vraiment adoré cette visite avec l’horloge du moulin, les épis de faitage en forme d’étoiles sur le toit. C’est un lieu unique et enchanteur où j’aimerai passer mes vacances au bord de l’eau.

Cela m’a forcément rappelé le moulin de mon arrière-tante Julienne à Wavrans sur Ternoise (toutes proportions gardées quand même).

Je laisse les étudiantes de la Sorbonne vous raconter bien mieux que moi l’histoire de ce lieu unique dans l’industrie agro-alimentaire française. Le guide de la ville de Noisiel, Sébastien, a su rendre cette visite passionnante alors que j’avais lu pas mal de choses sur la chocolaterie sur Internet en amont.

Moi je travaille dans l’industrie du livre mais j’ai vraiment adoré cette visite d’une célèbre marque française. Avec la construction de la cathédrale, la chocolaterie Menier a sans doute vu un peu trop grand car l’entreprise va décliner au cours du 20eme siècle avec les deux guerres mondiales et le crack boursier de 1929.

Mais Menier n’a pas pour autant disparu des rayons de supermarché sous la marque Nestlé.

Nous étions une vingtaine de personnes pour cette visite guidée (8 euros l’entrée) organisée par la ville de Noisiel.

La plupart des visiteurs étaient des retraités un peu nostalgique de leur enfance. Ils étaient touchants car ils avaient de grands yeux d’enfants quand on leur parlait de chocolat et ils espéraient même une dégustation à la fin de la visite.

Chacun était quand même un peu abasourdi de voir un si beau site avec un potentiel touristique si important, aussi peu valorisé. Nous avons visité une magnifique halle en parapluie comme le pavillon Baltard où je marierai bien ma fille dans vingt ans à moitié désaffectée. Rien n’est abimé ou dégradé mais c’est à moitié laissé à l’abandon.

Et il n’y a aucune boutique souvenir à la fin de la visite. Je suis sûre qu’une équipe de muséographie ferait un travail formidable pour créer une belle cité dédiée au chocolat à l’image de celle de Valrhona à Tain l’Hermitage. Monsieur Stéphane Bern, j’en appelle à votre concours !

Retrouvez ici mes précédents articles :

-La haine des clans, quand le musée de l’armée se penche sur un côté obscur de la Renaissance.

-Bienvenue à la charmante pension de Cécilia Duenas, éditions Nami

-Ma pile à livres, films et séries pour préparer l’été

-Fêter Kube avec un beau dîner au jardin des Plantes