La fouta est un cadeau de mes cousins marseillais, elle vient de la marque L’ornithorynque
Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans l’aventure de la liseuse numérique. J’ai des soucis de migraine et je voulais couper un minimum les écrans car j’en consomme beaucoup trop. Mais j’ai aussi mal au dos dans le RER à force de trimballer mon repas et un ou deux livres au minimum chaque jour.
Alors, j’ai franchi le pas le jour où un éditeur a accepté de m’envoyer un roman en service de presse sous format numérique pour économiser ses coûts de promotion presse. Ma collègue Julia m’avait soufflé la bonne idée quelques mois plus tôt de m’inscrire aux bibliothèques de la ville de Paris, même si je n’habite plus dans la commune.
Je suis vraiment ravie car j’ai pu emprunter une tablette Vivlio gratuitement pendant tout l’été avec la possibilité de lire jusqu’à six romans numériques.
Alors j’ai fait ma liste de romans à lire et j’ai téléchargé des extraits d’une trentaine de pages de chaque roman. Je veux être sure que quand je serai sur la plage en Bulgarie les romans seront suffisamment passionnants pour m’occuper pendant deux semaines.
J’ai eu la mésaventure une année d’emporter deux gros romans dans ma valise. L’un des deux s’est révélé être d’un ennui sans limites et je me suis un peu ennuyée pendant le long trajet en voiture pour rejoindre la capitale, Sofia.
Rendez-vous fin août pour faire le bilan de nos lectures de cet été.
En juillet, j’ai cette chance de trouver plusieurs livres d’affilée que je dévore les uns après les autres et en plus leurs couvertures m’inspirent pour lancer une nouvelle rubrique dans le blog.
Cela s’appelle Emballée par la couv’. C’est une petite rubrique sur le marketing et le packaging. Une modeste analyse de ces couvertures qui draguent mon œil sur les tables de librairies ou sur les réseaux sociaux…
J’ai lu d’une traite le dernier roman de Virginie Grimaldi : Une belle vie. Le titre n’est pas très recherché mais efficace. Il raconte l’histoire de deux sœurs Agathe et Emma. Elles se sont perdues de vue pendant des années mais elles se donnent rendez vous pour vider la maison de leur grand mère Mima qui les a élevé à Anglet, au pays basque.
Ce roman se structure en chapitres au présent et d’autres au passé. Ils font des sauts dans le temps pour raconter l’enfance et l’adolescence des deux filles. Je trouve que c’est le meilleur roman de Virginie Grimaldi. Il raconte les réussites et les échecs de ces deux sœurs pour renforcer leur lien familial au milieu du deuil et de la maladie. Merci à ma collègue Marine, qui me fournit de bons livres à lire l’été.
Tout le monde a rigolé au bureau à la pause déjeuner quand j’ai raconté que j’allais lire la biographie de Miss France. C’est people certes mais c’est un autoportrait tout sauf superficiel.
Sylvie Tellier raconte son parcours, élevée par une maman célibataire aux Sables d’Olonne dans les années 1970. Ensuite, elle va passer toute une année aux côtés de Geneviève de Fontenay pour vivre son année de Miss alors que la dame au chapeau n’était pas la plus agréable des chaperonnes.
Ce qui m’a plu dans cette autobiographie est sa manière de défendre son bilan de présidente de la société Miss France. Elle explique comment elle a su prendre la succession de Genevieve de Fontenay en modernisant le concours de beauté sans le trahir. J’ai surtout beaucoup aimé la manière dont elle parle de sa mère, son modèle.
Coup de coeur pour ce drôle de couple : le mariage de la carpe et du lapin. Marcia est chanteuse, elle vit sur une péniche à Paris. Anthony est placier sur les marchés à Saint-Remy les Chevreuse.
La musique de Daredjane, icône rock des années 1970 va les réunir. Anthony est son ayant-droit et il aime peu la personnalité de cette grand-tante qui a coupé les ponts avec sa famille.
Un film drôle et mordant sur la lutte des classes, le fossé entre Paris et sa banlieue, un propos qui résonne fort avec le résultat des dernières élections législatives…
Retrouvez ici les précédents articles de blog que j’ai écrit sur les romans de l’été ou bien de l’hiver ou de l’automne…
Voici ce que j’ai aimé lire, regarder comme séries et films cet été !
HPI avec Audrey Fleurot, Medhi Nebbou, Bruno Sanches, saison 3, TFI
Il fallait absolument que je débriefe la saison 3 de HPI ici. C’était une saison vraiment très réussie sur le point de vue des intrigues et du jeu de chien et chat qu’ont mené Karadec et Morgane… Mais j’ai vraiment regretté le tournant très glauque qu’ont pris certains épisodes. Ce n’est plus une série familiale à regarder avec des minots de 12 ans.
L’épisode final m’a choqué par sa violence ordinaire et banalisée. Le personnage du père de Morgane, Serge, est vraiment un affreux jojo toxique… Les acteurs sont toujours aussi bons et les scénaristes ont réussi avec beaucoup de subtilité à montrer les difficultés des personnes HPI à vivre des relations sentimentales et amicales paisibles.
A l’ombre des magnolias, saison 3, Netflix
SWEET MAGNOLIAS Copyright ELIZA MORSE/NETFLIX
Quelle déception cette saison. Alors que la saisons 1 et 2 avaient été des bons moments de détente avec des réflexions intéressantes sur l’amitié et les choix de vie, la saison 3 est un véritable naufrage en règle. Les dialogues sont vraiment nuls, on dirait des tirades de manuels de développement personnel à la noix.
Tous les personnages sont affligeants, seuls Maddie et son fils Tyler s’en sortent à peu près. Mais rien de bien intéressant ne leur arrive pendant cette saison. Seul le personnage de la harpie blonde qui revient en ville donne un peu de piquant à l’intrigue. Et encore, on s’ennuie ferme à Serenity cet été.
Les vieux fourneaux et sa suite : Bons pour l’asile avec Eddy Mitchell, Alice Pol, Myriam Boyer, Pierre Richard… adapté de la BD à succès éponyme publiée par Le Lombard.
Deux comédies bien agréables et divertissantes que nous avons regardé en couple. L’histoire est toute simple mais elle fonctionne. Mimille, Antoine et Pierrot sont trois septuagénaires, amis depuis l’enfance dans un village du Tarn et Garonne.
Ils ont milité ensemble comme syndicalistes contre Garan-Servier, l’industriel du coin. J’ai bien aimé que ces comédies mettent en scène des seniors (j’avais écrit un article sur La révolte des vieux en mars dernier) et que ça se passe à la campagne.
Le deuxième opus était très touchant quand les migrants témoignent de ce qu’ils ont vécu dans la salle des fêtes du village. Coup de coeur pour le jeu de Pierre Richard qui va bientôt fêter ses 90 ans. J’ai hâte de voir Madame Mills où il joue une sorte de Madame Doubtfire…
Les cyclades avec Olivia Côte, Laure Calamy, Kristin Scott-Thomas
Ce film a été la bonne surprise de début d’été. Il raconte les retrouvailles entre deux copines de collège : Blandine et Magalie au moins vingt-cinq ans plus tard. Blandine a été larguée par son mari brutalement et son fils retrouve son amie d’enfance pour qu’elles partent ensemble en vacances sur une île en Grèce.
Il y avait de bonnes raisons pour qu’elles se perdent de vue. Ce voyage initiatique va les aider à sortir de leur zone de confort ou de leur zone d’excès pour retrouver le chemin de l’amitié. Un très bon duo de comédiennes complété par Kristin Scott Thomas qui joue une baba cool déjantée mais touchante.
Wahou de et avec Bruno Podalydès, Karin Viard, Eddy Mitchell, Sabine Azéma…
Peu médiatisé, la bande annonce du film a plu à mon mari (ouf!) avec qui on aime bien regarder les émissions sur l’immobilier de Stéphane Plaza sur M6. Cette comédie sociale raconte deux agents immobiliers dans le coin de Bougival qui tentent de vendre une belle meunière, piscinable, à proximité directe avec le RER.
Ainsi qu’un appartement T3 tout neuf, sans âme, dans une résidence moderne située dans le triangle d’or de Bougival. La galerie de personnages qui vont visiter les deux biens est savoureuse. C’est à la fois drôle, émouvant, cocasse avec des références à Dupont et Dupond bien trouvées. Mention spéciale au couple Azéma/ Mitchell qui crève l’écran !
Marry me avec Jennifer Lopez et Owen Wilson, comédie familiale sur Netflix
Deux stars internationales : Kat et Bastian, un couple latino surmédiatisé a la très mauvaise idée de s’unir devant leurs réseaux sociaux pendant un clip où la mariée est tout sauf décente : le body nude c’est vraiment le comble de la vulgarité même avec des joyaux byzantins.
Le fiancé est pris en flagrant délit de cocufiage en direct, Jennifer euh Kat doit se rabattre à la hâte sur Charlie, un professeur de maths, très circonspect face à cette vaste mascarade médiatique. Il a eu la mauvaise idée de tenir une pancarte Marry me alors que Jennifer encaissait le coup sur scène. Ils vont jouer le jeu pendant plusieurs mois et apprendre à se connaître.
Ce n’est pas le film de l’année mais j’ai bien aimé cette esquisse de réflexion sur la notion de vie privée et de normalité face aux réseaux sociaux, particulièrement pour les ados qui verront ce film.
J’avais beaucoup aimé le style fluide et sensible de Jodie Picoult dans Mille petits riens. Ce nouveau roman est une belle carte postale des Galapagos vécue par une new-yorkaise trentenaire. Elle et son chéri Finn, qui est chirurgien devaient s’envoler pour ce paradis alors que la pandémie de covid-19, cette chose mal identifiée fait son entrée fracassante dans leur vie… Un roman déroutant qui parle des ruminations de notre cerveau…
Je suis une grande fan des éditions Nami depuis que j’ai découvert Bienvenue à la charmante pension… mais je connaissais très mal la littérature japonaise. J’ai beaucoup été touchée par ce recueil de nouvelles qui met en scène une douzaine de personnes. Ils gravitent entre Tockyo et Sydney. C’est un roman très contemporain qui décrit une société japonaise très codifiée et marquée par ses traditions ancestrales.
Loin d’Alexis Michalik, Albin Michel
J’ai adoré ce roman d’aventures qui réunit un frère et une sœur : Antoine et Anna accompagné de leur ami d’enfance, Laurent à la recherche de leur père. Le seul indice qu’il leur ai laissé est une vague carte postale envoyée depuis un manoir en Autriche. J’ai été vite happée par cette quête filiale bien écrite. Elle va les mener aux quatre coins de l’Europe, voire même plus loin… Certains chapitres sont vraiment tirés par les cheveux mais c’est une histoire attachante portée par des personnages entiers. Un bon roman d’été !
Successions, Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, Albin Michel…
Enfin, je termine cette sélection d’été avec un essai sociologique un peu people et politique comme je les aime. Ecrit par deux brillantes journalistes du Monde, il retrace une douzaine de destins familiaux.
Ce sont sans doute les plus riches industriels de France : les familles Bouygues, Bolloré, Seydoux, Peugeot, Arnault qui racontent comment ils ont reçu et comment ils comptent transmettre leur héritage patrimonial à leurs enfants. J’ai beaucoup aimé l’aspect psychologique de cet essai. Je m’étais régalée de lire la saga familiale des Hallyday dans le livre Ils se sont tant aimés de Léna Lutaud, également chez Albin Michel.
Retrouvez-ici mes précédents articles dans le blog :