Foi chrétienne

Mettre en musique la grandeur de Dieu : Infiniment grand de Sébastien Corn, éditions Première partie

Samedi soir, j’ai assisté en famille au concert de Sébastien Corn au temple du Marais. La Table c’est une expérience musicale immersive où le public se met debout en cercle tout autour de l’artiste et ses musiciens.

Le concert : La table

Cette communauté en cercle est réunie autour de la table de la Cène avec le pain et le vin, ainsi que des bougies qui s’allument et s’éteignent en fonction des chants. Sébastien Corn au piano et à la guitare, était accompagné par Benjamin Nussbaumer et Joël Dufeu. La première partie était assurée par le groupe Stéréosnap , Benjamin et Nishma. L’occasion de découvrir leurs qualités vocales et instrumentales déjà aperçues au sein du collectif Cieux ouverts.

Pendant deux soirs, Estienne Rylle, directeur artistique du projet, a été le chef d’orchestre d’une oeuvre complète avec des jeux de lumière projetés à l’intérieur du temple, bijou architectural tout en rondeur du 17eme siècle.

Je reconnais que certains arrangements électroniques m’ont un peu déstabilisée car ils transformaient beaucoup ma perception de chants qui me sont chers : Sola gratia et Christ est ma joie… Mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ce mariage entre chants de louange et musique électronique réussi.

J’ai beaucoup aimé cette scénographie à 360 degrés, en petit comité. Ce concert m’a rappelé de très bons souvenirs de 2015 à la Cigale lors de la tournée européenne du groupe Impact avec mon amie Vic.

Dix ans plus tard, on y est retournées ensemble avec la bonne idée de convier conjoints, parents et enfants… Nous ne sommes plus dans la même église mais ces moments de communion perdurent. Je me revois il y a dix ans dans la librairie religieuse où je travaillais près des Halles, mettre en boucle le dernier album d’Impact : Scriptura et pourtant je n’aimais pas l’électro…

Samedi soir, le billet d’entrée coûtait 25 euros et compte tenu des moyens techniques mis en place, la qualité visuelle du spectacle et le cadeau d’une première partie, c’est amplement mérité.

J’ai beaucoup aimé ce concept de La Table qui est terriblement novateur dans sa manière de louer Dieu. Néanmoins, j’ai été un peu étonnée de ne pas trouver la Bible sur la table de la Cène.

Et puis, j’aurai bien aimé qu’ils projettent les paroles des chants pour montrer les références bibliques. J’ai trouvé que la musique électro était de qualité mais qu’elle couvrait un peu trop parfois les paroles tellement inspirées de Sébastien Corn.

Le livre : Infiniment grand, éditions Première partie, 18.90€

J’ai lu ce livre d’une traite dans le train qui nous menait en famille à Boulogne sur mer. Il m’a fait l’effet d’une formidable machine à remonter le temps de toute une décennie : celle entre mes 20 et mes 30 ans.

Les chants écrits par Sébastien Corn ont structuré et fortifié ma foi, ma fille de cinq ans aime chanter Mon secours est en toi avec nous. Ce sont aussi des chants d’église chantés majoritairement dans les églises protestantes. Mes amies d’enfance vont au concert d’Impact ou de Sébastien Corn en solo quand il est de passage dans la Drôme. Toutes les générations de chrétiens sont touchés par ses textes.

Ce livre Infiniment grand réunit vingt chants de Sébastien Corn comme autant de cartes postales qui racontent une histoire, un moment de sa vie. Il a l’habitude de raconter pendant ses concerts l’histoire de ses chants comme Mon secours est en toi écrit après le décès de son cousin dans un accident de la route.

Ses petits interludes entre chaque chant sont toujours inspirés et on reconnait sa vocation de pasteur dans chaque petit message biblique pour présenter le chant suivant. Sébastien Corn est bavard et il est sacrément gentil dans sa manière de présenter et remercier ses musiciens.

Je suis restée un peu sur ma faim avec ce livre Infiniment grand, qui est une commande de son éditeur Première partie.

Ecrit en collaboration avec Joffrey Vanhollemeersch, ce livre s’attache à raconter l’histoire de ses vingt chants marquants en quinze ans de carrière musicale. Mais c’est dommage que ça ne soit pas une véritable autobiographie. J’espère qu’un prochain livre nous racontera toute l’histoire de ce fameux Marseillais à l’accent québécois.

Retrouvez ici mes précédents articles dédiés à la foi chrétienne :

Cinq chants de louange qui me portent au quotidien

-Comment je suis devenue chrétienne à l’école primaire

Ces trois comptes Youtube qui vont changer ta perception de l’église

-Le nom du père par Vinz Le mariachi, louer Dieu avec des sonorités mexicaines

Foi chrétienne

Vinz le Mariachi, louer Dieu , Le Père par des sonorités mexicaines

J’ai découvert l’univers musical de Vinz Le Mariachi quand j’étais libraire à 7ici. Son premier album s’intitulait Xocolatli – Dieu et le chocolat avec une couverture assez originale. j’ai beaucoup aimé un titre en particulier, Padre mio.

J’aime énormément la louange chrétienne et la voir revisitée avec des sonorités musiques du monde modernes est un vrai régal pour mes oreilles curieuses.

Je suis protestante mais j’aime aussi découvrir des groupes de louange catholiques comme Glorious, les Guetteurs … lors des Angel music awards qui ont eu lieu en 2017 à l’Olympia.

J’aime beaucoup la ligne éditoriale de Première partie avec ses témoignages comme Accueillir le miracle d’Heidi Baker, Vivre sa jeunesse autrement de Joseph Gotte… Ces livres montrent comment mes contemporains vivent des expériences de foi avec la Bible, en croyant à un Jésus bien vivant qui continue de faire des miracles, de guérir des vies…

Un artiste complet : aussi bien auteur, dessinateur que compositeur de chants.

Le nom du Père, récit métissé de Vincent Rodriguez-Patiño , 216 pages, 15€

J’ai lu ce livre d’une traite ce week-end et d’abord, je voudrais dire un grand merci à l’auteur, que je connais un peu. Son livre m’a fait du bien et m’a encouragée dans ma foi.

C’était un livre à la fois drôle, profond et émouvant à lire sans jamais faire pleurer dans les chaumières. Vincent a été élevé à Versailles dans les années 1980 par sa maman alors que son papa a fui dans son pays d’origine, le Mexique quand il avait quatre ans.

Ce témoignage est très bien structuré en quatre grandes parties qui contiennent chacun quatre ou cinq chapitres. On voyage entre Versailles et le Mexique entre les années 1970 jusqu’à 2020 et on ne s’ennuie pas du tout d’un bout à l’autre du livre.

Le thème principal de ce livre c’est l’identité. Cela pourrait s’avérer sacrément touchy actuellement mais Vincent a de solides arguments théologiques qu’il développe au fil des chapitres. Il parle abondamment du fils prodigue, de loin mon histoire favorite de la Bible. Il raconte comment Dieu s’est servi du chant L’amour de notre Père, composé par Samuel Olivier, du collectif Cieux ouverts pour le bénir.

J’ai beaucoup apprécié son courage à mettre des mots sur des expériences spirituelles fortes qu’il a vécu dans deux églises charismatiques : Paray le Monial et l’église de Belleville à Paris. Il y raconte ses peurs, ses doutes, sa vulnérabilité face à des situations qui ont dû longtemps le tourmenter et comment Dieu l’a cueilli avec son amour.

Enfin, j’ai beaucoup aimé ce livre cultivé pour l’amour qui transparait pour son pays d’origine : le Mexique. Tout est mis en valeur par Vincent : la langue, les beaux vêtements, la peinture de Diego Ribeira et Frida évidemment, l’imaginaire des cows-boys et des Indiens…

J’ai vraiment adoré ce voyage littéraire tellement dépaysant. J’ai appris que l’étymologie des mariachis et de la Catrina, en lien avec la langue française. Ce livre m’a rappelé direct mes souvenirs de lecture de Lucky Luke quand j’étais petite quand Vincent appelle son fils le « papoose » .

En échangeant avec lui sur le livre, Vincent m’a expliqué que les premiers cows-boys étaient des métis ou des indigènes car les riches propriétaires européens avaient autre chose à faire que de garder leur troupeau !  Tous les mots comme rodéo, lasso… sont des mots espagnols !

Droits réservés Les Guetteurs/ La Vie.

Je vous recommande aussi de découvrir la musique reggae des Guetteurs. Vinz le mariachi est le batteur du groupe. J’aime beaucoup les textes inspirés de Fratoun comme le chant Tatoué en hommage aux chrétiens d’Orient persécutés. Leurs pochettes d’album sont toujours percutantes pour porter leur message.

La dernière en date de l’album Roi est une représentation du Christ souffrant peint par Georges Desvallières. Il a composé deux albums solo à découvrir également.

Retrouvez ici mes précédents articles sur les univers d’artistes et aussi sur la foi chrétienne :

Andrée Grise, une louange inspirée…

-Cinq chants de louange qui me portent