Moments de vie

Trouver le chemin de sa propre détente : ceci n’est pas du développement personnel

Août est un mois nécessaire et attendu dans mon année. C’est celui de la pause et de la déconnexion, le véritable dépaysement pour repartir de plus belle en septembre. J’ai voulu lister en six points mes succès et mes ratés cet été pour trouver le véritable chemin de la détente.

Mes évasions estivales en six points : succès et échecs.

  1. Touriste dans sa propre ville

Nous devions attendre une semaine que mon mari termine son travail avant de nous envoler pour la Bulgarie. Alors, nous avons listé toutes nos envies de balades que nous ne pouvions pas faire dans l’année par manque de temps.

On s’est reposées de la chaleur sous les arbres du parc floral, bu un bon smoothie à l’hôtel Mahfouf voisin et surtout un soir on s’est enfin rendu au pied de la fameuse vasque olympique (visible jusqu’au 14 septembre prochain.)

2. Etre une aventurière des loisirs créatifs

J’ai trié tout mon matériel de couture et de broderie de mon bureau pour tomber sur la perle rare : une pochette de serviette de toilette Carré blanc que j’avais reçu en cadeau à Roland-Garros. Je me suis régalée à varier les techniques pour broder une balle de tennis et une raquette en hommage à Suzanne Lenglen. C’était un vrai plaisir car j’ai trouvé un excellent support en coton de qualité et la broderie permet beaucoup de liberté.

Mais ce fut beaucoup moins l’éclate avec la couture qui réclame beaucoup plus de rigueur et de précision. Je me suis lancée le défi de décorer mon borsalino d’une bande de tissu en liberty.

J’ai failli abandonner, sauvée in extremis par le pistolet à colle, efficace mais pas tip top. Par contre, j’ai adoré transmettre à ma fille comment tenir une aiguille pour broder des fraises comme me l’apprenait ma grand-mère à la caravane il y a trente ans.

3. Lire les séries d’été de la presse magazine française.

Je me suis mise une pression bien inutile à constituer une pile à lire parfaite de romans à lire au bord de la piscine avec des mésaventures avec le portail numérique des Bibliothèques de la ville de Paris. Mais j’ai sauvé la fin des vacances en téléchargeant le volume 2 de Successions écrit par Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider qui est adapté d’une série d’été du Monde.

Dans Le Monde également, j’ai lu En croisière par Jessica Gourdon, envoyée spéciale sur un paquebot haut d’une dizaine d’étages reliant Barcelone, Marseille, la Grèce… Cette série de cinq épisodes est une étude sociologique passionnante qui détaille les ressorts de cette économie mondialisée en interviewant les passagers, le personnel sur les différentes manières de s’amuser malgré une telle masse de gens. Est-ce qu’en 2025, la croisière s’amuse t’elle toujours autant ?

J’ai beaucoup aimé également la série d’été signée Pascale Robert-Diard sur l’été 1945, il y a 80 ans qui relatait le retour à la vie entre recherches de déportés et dépêches sur des économies qui repartaient après guerre comme celle du cacao ou le lancement du magazine Elle par la magnétique Hélène Lazareff…

Le journal La vie fêtait également ses 80 ans en juillet et j’ai bien aimé lire l’article de Pascale Tournier sur le rôle des castors à Blois. Il se trouve que nous avons fait une visite naturaliste en famille sur la Loire début juin et que nous avons adoré l’expérience.

4. Regarder des programmes TV populaires et régressifs

Cet été , je me suis régalée à regarder Intervilles sur France 2, le fameux jeu populaire où deux villes françaises s’affrontent dans des jeux totalement loufoques dans une ambiance bon enfant. J’ai trouvé que Nagui (le producteur et animateur principal du jeu avec Bruno Guillon) maîtrisait bien son sujet. On sent qu’il a l’expérience des jeux télévisés.

Les deux anciennes Miss France Camille Cerf et Valérie Bègue encourageaient bien leurs équipes. Même si en 2025 c’est un peu gênant de regarder des gens se ridiculiser, déguisés en hot dog et se prendre un bon gadin, j’ai trouvé que c’était un bon divertissement populaire dont notre pays si fracturé a bien besoin en ce moment. Il y a même le maire de Coulanges les Nevers qui a dit que la victoire de sa ville à Intervilles, c’était la victoire de la diagonale du vide, référence à ces zones blanches sans population en France.

Dans le même genre, Netflix nous a régalé de la trilogie Camping de Fabien Onteniente avec l’inégalable Franck Dubosc alias Patrick Chirac. Même si la conception de l’amour et des rapports hommes /femmes de ces deux-là laissent à désirer dans leurs scénarios, on a passé un bon moment de divertissement avec les deux premiers opus.

5. Voir du pays

Il faut être vigilant même en vacances car il y a aussi des moments pesants comme attendre un sacré long moment dans un terminal d’aéroport ou passer toute la journée dans une voiture quand on déteste l’autoroute.

Mais voir du pays, s’ennuyer sont de très bons moments de détente. On s’est régalé à prendre le train bulgare pour rejoindre le village de notre grand-mère à travers des coins de nature avec des belles rivières impossibles à voir en voiture.

J’ai pris en photo ma lecture du moment car le train est définitivement très instagrammable. J’ai adoré visiter les gares ferroviaires en Bulgarie, prendre le bus entre Burgas et Sozopol et dépasser les voitures coincées dans les bouchons….

6. Colorier et dessiner des choses simples et mainstream

Je savais que ce loisir serait prioritaire durant mes vacances car il m’apporte la meilleure des évasions. Dessiner avec mes feutres de voyage sur du beau papier aquarelle ou Canson sur un balcon face à la mer à sept heures du matin à Sozopol, mon lieu de villégiature d’août depuis 2013.

Je dessine des choses très simples et vite reconnaissables que j’enregistre au cours de l’année sur Pinterest ou Instagram. J’ai besoin dessiné cet été des citrons, des figues mais j’ai aussi colorié le très bel album de coloriages de l’atelier Auderset que je vous recommande : de beaux versets et dessins inspirés de la Bible.

Alors certes, l’été touche à sa fin et les feuilles mortes d’automne ont sacrément investis l’espace des parcs parisiens. On ne retrouvera cette parenthèse enchantée que dans 365 jours mais il ets toujours possible de faire perdurer cet état d’esprit en gardant en tête tous ces petits bonheurs simples qui mènent à notre détente au quotidien.

Bullet journal

J’ai réussi mon challenge collages lancé par Julie adore !

Quand j’étais encore confinée début mai, je me suis lancée dans un beau challenge, car je suis passionnée par les collages depuis que je suis petite. J’ai chroniqué dans ce blog le génial livre de Julie adore : Collage créatif, édité par Eyrolles et ce challenge qui mêle collages et bullet journal me faisait de l’œil alors je me suis lancée.

J’ai donc découpé trente et un petits carrés dans du papier Canson de 5 x 5 cm. J’avais aussi tracé une grille pour les coller dedans sur une double page de mon bullet journal de format A4.

J’avoue, j’ai triché un peu en prenant de l’avance sur un ou deux jours car sinon j’ai été vite prise de court. C’est un challenge assez passionnant mais qui demande de l’imagination et de l’originalité pour que cela soit harmonieux entre les cases, que les visuels choisis aient du sens et que ça soit beau une fois fini !

1er mai : une étiquette de levure Alsa dans ma cuisine.

2 mai : Une photographie de montgolfières en Birmanie prise par un lecteur de 20 minutes

3 mai : Un aperçu d’une exposition de broderie contemporaine dans un musée trouvée dans Stylist

4 mai : Un de mes dessins de montagnes, trouvé sur le blog de Lou Lacoste

5 mai : Un dessin d’écailles de carpes koi, inspiré par le plan with me du mois d’avril des astuces de Margaux.

6 mai : Un de mes dessins autour d’une étiquette de bananes venues des Antilles.

7 mai : Des poissons que j’avais envie de découper longtemps dans du Canson sur un emballage doré de biscuit au chocolat.

8 mai : un faux sceau totalement inventé dans un papier de chez Action pour fêter l’armistice.

9 mai : Un emballage de sardines au chocolat de la Trinitaine, ramené de Trouville, que je voulais utiliser depuis longtemps dans un collage. C’est fait !

10 mai : Un morceau d’un papier cadeau de Murano, près de Venise offert par ma chère complice Mapu picchu. Je voulais l’utiliser pour le décor d’une robe de poupée russe mais pas assez de matière.

11 mai : Une illustration unique pour un jour historique : le dé-confinement en France. C’était le visuel parfait pour cette journée assez déstabilisante pour une vendeuse en librairie comme moi. Je l’ai trouvé dans 20 minutes.

12 mai : Une poupée russe pour customiser un vêtement mais jamais servie, trouvée chez Action.

13 mai : Mes plus beaux stickers, tellement bien illustrés trouvés chez Hema. Sur Instagram, ils ont inspirés d’autres bullet journaux visiblement.

14 mai : Un mur orangé, la décoration de rêve pour ma future terrasse dans le Sud de la France avec ma petite famille (un jour peu-être).

15 mai : Des illustrations trop géniales de Anne Montel, issues d’une sélection de livres pour enfants des bibliothèques de la ville de Paris. Cela me rappellait mes vieux numéros de Toboggan quand j’avais quatre ans.

16 mai : Un timbre de tigre de la Poste française reçu à la librairie.

17 mai : Deux détails d’un portfolio consacré à Klimt : des motifs du tableau Danaé.

18 mai : Papier cadeau en souvenir d’un cadeau de la Saint-Valentin, offert par mon amoureux.

19 mai : Un bout de couronne de galette des rois. J’ai fait les fonds de tiroirs pour cette case et cette fleur de lys me paraissait bien graphique.

20 mai : Un bout de l’affiche d’une exposition à l’Institut du monde arabe. Hommage à OSS 117 : Le Caire, nid d’espions.

21 mai : Un carré d’un jeu organisé par Gwen pour notre mariage.

22 mai : Un bout d’un tract de Giverny et la maison de Claude Monet, soigneusement déchiré par ma petite fille.

23 mai : Un carré d’une frise, trouvée dans un magazine de DIY, acheté pendant le confinement.

24 mai : Un papier peint déco qui m’a plu.

25 mai : Une publicité d’une collection du BHV dédiée à Marseille

26 mai : Un papier peint décoratif qui trahit mon envie de verdure

27 mai : Un dessin de poire du livre de Julie adore

28 mai : Un coloriage en noir et blanc, envoyé par ma mère. V comme voyage car nous pouvons circuler au delà de 100 kilomètres de chez nous ! Youhou hou, cris de joie intenses !

29 mai : Détail d’une assiette dans un magazine de décoration

30 mai : Mon papier cadeau fétiche acheté au BHV il y a longtemps.

31 mai : On termine le mois avec mes cactus dessinés au feutre.

Mes précédents articles créatifs :

– Exceller dans l’art du collage grâce au livre de Julie adore

– Trouver l’inspiration dans les livres pour enfants

Intégrer des planches de styles dans son bullet journal en vue d’un achat immobilier