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Derniers jours : une vraie claque artistique et spirituelle au collège des Bernardins : Epiphanies !

Epiphanies, c’est l’exposition phare de ce début d’année 2025. J’en ai même entendu parler sur Instagram par des créateurs de contenus spécialisés Paris, pas forcément croyants. Nul besoin d’avoir suivi le catéchisme pour être touchés par la beauté de cette Bonne nouvelle. Epiphanies au pluriel signifient apparitions et révélations, c’est un mot d’origine grecque.

L’exposition se déroule majoritairement dans l’ancienne sacristie du collège des Bernardins. Elle réunit dix-sept toiles de différents formats.

L’exposition se compose de différentes séries picturales : La forêt était devenue une immense basilique. Puis l’auteur est accueilli par une étoile. C’est cette étoile qui mène le spectateur vers l’oeuvre monumentale : l’adoration des mages, le point culminant de cette exposition après avoir découvert les séries : Les sept jours de la création, Esprit et les noces de Cana.

Je me suis littéralement pâmée d’admiration devant ce quadriptyque gigantesque qui représente une adoration des mages éblouissante.

C’est une iconographie biblique à la fois moderne et ancestrale. Le génie de l’artiste c’est d’avoir su combiner une composition audacieuse : la superposition de différents plans avec des techniques de peinture et de sculpture multiples.

Il utilise les encres mais aussi la peinture acrylique et la peinture à l’huile pour créer une sorte de glacis. Cela apporte de la profondeur à ses oeuvres grâce aussi à l’usage de la feuille d’or.

Cette exposition est contenue dans une petite salle mais elle est monumentale par l’intensité picturale et la charge symbolique que portent ces dix-sept tableaux. Elle est le fruit d’un long travail de deux ans de résidence artistique au collège des Bernardins. La force de cette exposition est que les tableaux forment une composition tout à fait audacieuse avec le lieu : les colonnes gothiques du collège des Bernardins, joyau de l’architecture cistercienne.

Le collège des Bernardins se trouve en plein centre de Paris à deux pas de la cathédrale Notre-Dame de Paris et l’île de la Cité.

Le comptoir de librairie est celui de La procure, libraires depuis 1898. Le catalogue d’exposition était en rupture de stock (3eme réimpression de son éditeur Klincksieck) mais j’ai pu acheter une superbe affiche de petite taille au prix de 4.80€. Cela m’a donné envie de découvrir son oeuvre à travers une monographie qui date de 2022.

Je vous invite à suivre tout le making-of de l’exposition sur Instagram : la visite de l’atelier de l’artiste dans le Lot et Garonne, les techniques artistiques qu’il emploie…

Epiphanies, Augustin Frison-Roche, du 9 janvier au 26 février, rue de Poissy, 75005 Paris, entrée libre de 10 heures à 18 heures.

Retrouvez les précédents articles du blog consacrés à la foi en Jésus ici !

Ile de France et Paris·Lecture et autres challenges passionnants

Dans les coulisses du festival du livre au Grand palais éphémère et au collège des Bernardins

Jeudi dernier, j’ai eu la joie d’aller à l‘inauguration du festival du livre au Grand palais éphémère. Je ne suis pas une grande fana des mondanités.

Mais j’affectionne cette soirée assez réputée à Paris (mais tout à fait démocratique, aucun dress-code) car elle célèbre les métiers du livre qui me passionnent depuis quinze ans maintenant.

C’est assez grisant de se retrouver avec ses collègues un verre à la main pour fêter le livre -notre travail-tout au long de l’année avec d’autres éditeurs quand le jour tombe sur la Tour Eiffel et le pavillon italien au fond du lieu.

Les organisateurs avaient placé différents lieux de cocktails sur le site avec des Apérol Spritz et de la charcuterie italienne. J’ai trouvé ça très convivial !

Quand je suis arrivée à Paris en 2006, j’ai intégré l’Ecole du Louvre mais j’étais plus intéressée par l’édition et la librairie. Alors jeudi soir, j’ai retrouvé en moi la petite Margot qui avait la vingtaine à l’époque et je me suis dis que j’en ai fait du chemin quand même.

Dans un précédent article, je racontais tous les petits boulots que j’ai fait en quinze ans

J’ai travaillé au moins trois fois au salon du livre de la Porte de Versailles et j’aime vraiment le festival du livre en étant exposant. C’est vraiment un privilège de travailler sur cet évènement international. Je l’avais déjà raconté ici l’an dernier.

Quand elle était encore en vie, j’adorais raconter à ma grand-mère Annette les personnalités que je rencontrais au Salon du livre. Elle était ravie quand je lui ai ramené un autographe de Marie Drucker, récolté sur le stand de France Télévisions.

Cette année, j’ai encore vécu une autre expérience de festivalière puisque les éditions Bibli’o Scriptura pour lesquelles je travaille participaient au festival mais hors les murs : le festival des livres religieux au collège des Bernardins le 22 et 23 avril dernier.

Je suis vraiment contente car c’était moi qui étais chargée de la commande des livres en amont et il n’y a pas eu de couac. J’étais un peu sur les dents le vendredi après-midi d’attendre mes livres car si le livreur ne vient pas, le stand est vide et c’est la honte. Je me voyais déjà remonter la montagne Sainte Geneviève au pas de course pour rafler tout notre stock de livres au bureau.

Quand nos bienfaiteurs sont arrivés : les livreurs du distributeur ! Ils ne font pas un métier facile surtout pour stationner dans Paris et le livre ce n’est pas forcément leur domaine.

Ils ont été géniaux à livrer tous nos cartons juste devant notre stand avec leur transpalette pour nous éviter de nous casser le dos.

Bon je confesse que je suis allée vérifier dans leur camion qu’ils avaient bien mes cartons quand ils avaient le dos tourné. Ma chère collègue Laurène a fait le guet …

C’est ce genre de petites anecdotes, ces moments de vie qui font vivre les salons du livre. Cela enrichit l’esprit d’équipe car c’était vraiment un plaisir de monter le stand avec mes collègues Laurène et Simon, notre stagiaire en DUT métiers du livre Noémie.

On a fait le tour du quartier pour trouver des ballons de baudruche aux couleurs de notre nouveauté : Rendez-vous au puits

Le lieu était vraiment superbe avec ces voutes (vous pouvez suivre l’histoire du lieu dans une des stories du compte Instagram de Bibli’o) . C’était génial de voir ces enfants participer aux ateliers organisés par la maison d’édition Mame. Le dessinateur de Loupio, Jean-François Kieffer, était venu avec un instrument de musique pour raconter l’histoire du petit troubadour.

Sur notre stand, Miguel Lalor nous a fait la joie de venir dédicacer son livre Petit robot vert dont nous avions fait une belle fête de lancement cet automne au temple du Marais.

L’après-midi est vite passée puis ce fut le moment de tout remballer. C’est toujours curieux une fin de salon. Une petite routine éphémère se crée avec nos voisins de stand, tout le monde fait la même chose : mettre en carton. On se prête la scotcheuse, on se dit au revoir.

Les magasiniers de la Procure Paris ont été d’une grande aide avec nous, cela se voit que c’est leur quotidien. C’est eux qui réceptionnent nos livres tout au long de l’année et c’était l’occasion de les rencontrer et de les remercier.

Ce dimanche 23 avril, c’était mon anniversaire, je suis rentrée à pied reprendre le métro à Saint Paul en passant par l’Ile Saint Louis, perdue dans mes souvenirs de ces quinze dernières années.

Pour blaguer et sans se prendre au sérieux, je dirais que ce festival du livre était pour moi celui de la maturité. Quand l’expérience des salons aide à anticiper certains étapes comme toujours garder ses cartons pour prévoir quand on remballe les livres…

Retrouvez ici mes derniers articles de blog ici :

-Comment je suis devenir chrétienne… à l’école primaire

-Sur les chemins noirs, partir à la quête de soi

Sauveur et fils, la série superstar au dernier festival du livre