J’ai découvert le travail très coloré de David Hockney au bureau grâce au hors-série de Télérama. J’aime énormément son dessin naïf qui donne espoir à tous ceux comme moi qui dessinent comme des élèves de maternelle.
David Hockney est un vieux monsieur anglais de 88 ans qui porte de petites lunettes rondes et qui a eu une carrière artistique bien remplie puisque sa rétrospective organisée par la fondation Louis Vuitton contient plus de 400 oeuvres réalisées entre 1955 et 2025 (70 ans de carrière).
Il a peint de nombreux portraits et paysages aux couleurs acidulées et attirantes en s’appuyant sur la photographie. Il est un peintre de l’hyper réel.
J’ai beaucoup aimé la vidéo d’introduction sur grand écran où il a tenu à accueillir les visiteurs de l’exposition. Il faut dire que la rétrospective n’a pas désempli entre le 9 avril et le 31 août. Nous attendons les chiffres définitifs (l’exposition termine demain dimanche).
Je n’avais jamais vu une telle affluence dans un musée, l’exposition attirait aussi les enfants. Dont ma fille de six ans qui a vraiment adhéré à son univers : elle a aimé les grands paysages du Grand canyon, l’installation vidéo avec les danseurs et surtout la grande salle à la fin qui mettait en scène les opéras illustrés par David Hockney. C’était encore plus complet que les expositions de l’Atelier des lumières.
Il faut dire que dans cette grande salle animée, nous pouvions nous allonger sur des grands coussins de la marque Fatboy et ce fut un moment privilégié avec ma fille. Je suis ravie de la voir être sensible si jeune à l’art et aux expositions comme je le suis moi même.
Cet été, nous sommes allées visiter la cité des Sciences avec ma fille pour découvrir la rénovation de la cité des enfants 5-10 ans. Et j’attendais beaucoup de cette visite ensemble, puisant dans mes propres souvenirs. J’ai été sacrément déçue car j’ai trouvé le propos muséographique complètement à coté de la plaque.
Heureusement, nous nous sommes bien rattrapés avec l’exposition Hockney, une rétrospective très riche qui a pris en compte le public jeunesse avec un livret de jeux exceptionnel.
En définitive, j’ai été sacrément impressionnée par la fondation Louis Vuitton. J’avais quelques a-priori car jusqu’à présent leur programmation ne m’ avait pas convaincue. Je trouvais le billet d’entrée cher compte tenu qu’il n’y a pas de collection permanente à visiter en supplément. En fin de compte, le fait que le billet d’entrée (18€) soit couplé avec une entrée au jardin d’Acclimatation (9€ par adulte) est une excellente opération.
La fondation Louis Vuitton est un joyau architectural qui a révolutionné le quartier des Sablons à Neuilly. C’est un musée qui compte dans le paysage culturel parisien et il serait vraiment dommage que vous passiez à côté de ce trésor ! .
Construite il y a 2600 ans par les Grecs, cette station balnéaire bâtie sur une presqu’île rocheuse est considérée comme la perle de la Mer Noire par bon nombre de vacanciers bulgares et de touristes étrangers dont je fais partie.
J’ai découvert Sozopol grâce à mon mari en 2012 car il a eu la très bonne idée d’organiser sa demande en mariage le long des murailles de la vieille ville.
Nous y allons chaque année le week-end du 15 août. Cette année, nous avons logé dans la vieille ville avec ses rues pavées, ses maisons en bois sombre, ses figuiers et sa vue mer imprenable.
Je vous recommande la rue Kiril et Méthode du nom des saints byzantins bien connus.
Il faut dire que Sozopol ou Apollonia son premier nom grec fut une cité sacrément prospère durant l’Antiquité et le Moyen Âge.
Considérée comme la ville la plus riche de la mer Noire, elle attira marchands grecs mais aussi égyptiens comme carrefour du commerce international. Devenue bulgare au 9eme siècle, Sozopol ou la ville du Salut devint le principal port du pays.
Elle conserve ainsi une superbe tour carrée et des murailles en pierre pour protéger ses richesses au Moyen Âge. C’est aujourd’hui une attraction touristique incontournable de la ville car porteuse d’une bien longue histoire. Spoiler : un génie du romantisme a organisé un lancer de lanterne japonaise au pied des murailles quand je lui ai dit oui.
Les maisons en bois emblématiques du Renouveau bulgare.
Ces imposantes maisons en bois sont la véritable valeur ajoutée à la ville de Sozopol. Elles se composent souvent d’un soubassement en pierre qui soutient grâce à des poutres obliques, un étage à encorbellement en bois sombre. Même pour les volets, un effort décoratif est observé. Ces maisons qui datent de la fin du 18eme siècle sont emblématiques du style ottoman de la Turquie voisine.
Ces maisons composent avec les rues pavés un centre-ville authentique exceptionnel, le dépaysement est garanti !
Maisons en bois de la vieille ville versus immeubles modernes de la nouvelle Sozopol
Deux ânes dans un jardin d’enfants Un inconnu artiste en ma compagnie
Que faire à Sozopol dans la vieille-ville ?
La gelateria Jaronimo
Gelateria ça ne sonne pas bien bulgare non ? Ce sont des glaces artisanales au doux parfum de violette, figues françaises, citron ricotta, pistache bien évidemment. Elles ne sont pas données : 10 leva pour deux bonnes parts mais cela valait le détour.
C’est l’attraction principale de la rue, il y a souvent une file d’attente en début de soirée. Privilégiez les crêpes sucrées car leur pâte est bien plus savoureuse. Mon expert de mari a détecté que la fleur d’oranger était la vraie valeur ajoutée des sucrées. C’est un peu onéreux mais de qualité. Surtout le cadre un peu authentique vaut le détour.
Le musée ethnographique de Sozopol, 34 rue Kiril et Méthode, 5 leva l’entrée.
Un de mes endroits favoris ici : les photos parlent d’elles mêmes. La maison est exceptionnelle et c’est une vraie richesse de pouvoir visiter l’intérieur pour réaliser le mode de vie au quotidien au 19eme siècle. Ils organisent des spectacles de théâtre dans la cour du musée pour les enfants.
Le cinéma de rue Les cinémas en plein air dans les stations balnéaires de Bulgarie valent le détour. Le plus beau cinéma est celui de Pomorie. Mais c’est aussi une chouette expérience à faire à Sozopol.
Le club de jazz Art club Mishel, 39 rue Apolonia
C’est une excellente adresse pour boire de bons cocktails et écouter du jazz. On aime tellement la petite cour avec ses figuiers, ses chaises design et son ambiance si agréable. Il y a une salle de concert dans la cave tout en bois. Une adresse incontournable à ne pas rater !
Le magasin de souvenirs Bulgarian rose en face de la Poste. J’aime beaucoup ce magasin de souvenirs tenu par une mamie et son fils. Les produits sont de bonne qualité et les prix sont raisonnables. C’est la ou j’achète les poupées bulgares pour faire des cadeaux et des boites de loukoums.
Vols indirects depuis l’aéroport de Bourgas, situé à 40 kms de Sozopol. Navette de bus depuis la gare ferroviaire de Bourgas : 30 minutes de trajet, 6 levas * * Les prix sont susceptibles d’évoluer avec l’entrée de la Bulgarie dans la zone euro au 1er janvier 2026.
Prochain article : Serdika ou les origines de Sofia, capitale européenne.
Cette semaine, j’ai emmené ma fille voir le dernier film d’animation Les schtroumpfs.
Ce n’était pas le meilleur dessin animé que j’ai vu mais c’était plaisant de passer un bon moment en musique dans le village des Schtroumpfs.
C’est Rihanna qui prête sa voix à la Schtroumpfette et cela apporte de la modernité à cette oeuvre de BD créée par Peyo en 1958.
Les bandes-annonces faisaient la promotion d’autres dessins animés plus récents et bien plus médiocres. Même si les Schtroumpfs ont été repris en 3D par un studio d’animation beaucoup plus moderne, les traits au crayon de BD ont été conservés.
Cela fonctionne avec les nouvelles générations car il s’agit d’une véritable oeuvre qui cartonne depuis bientôt soixante-dix ans. Comme dit l’adage, c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures…
Nostalgie et transmission, deux ingrédients majeurs du succès populaire des Schtroumpfs.
Au départ, les Schtroumpfs étaient des personnages secondaires des aventures de Johan et Pirlouit, dessinées par Peyo dans les années 1950. Ils sont devenus de plus en plus récurrents, quitte à conquérir le haut de l’affiche avec leurs propres albums et même leur journal.
Peyo a continué de les faire évoluer dans un Moyen-âge mythifié avec le sorcier Gargamel qui les terrorise avec son chat Azraël pour s’emparer de la pierre philosophale. Les Schtroumpfs sont un peuple imaginaire avec une langue spécifique (inventée lors d’un dîner avec Franquin, le créateur de Gaston Lagaffe).
Ce qui me plait avec ces petits hommes bleus, c’est cette douce utopie avec ce village bucolique et ses maisons champignons. Ils mangent de la salsepareille et vivent en communion avec la nature. Diverses interprétations circulent pour situer géographiquement le village des Schtroumpfs : est-ce dans les Ardennes, le Luxembourg ou même Aubenas en Ardèche comme indiqué dans un des quarante-deux albums des Schtroumpfs.
Je me souviens d’une aire de jeux sur l’A6 à Jugy avec ses champignons géants où je rêvais d’aller jouer avec mon frère. Walibi a même crée un temps un parc à thèmes autour du monde merveilleux des Schtroumpfs.
Les Schtroumpfs portent des bonnets phrygiens blancs très reconnaissables, celui du grand Schtroumpf est rouge pour montrer son autorité. Chaque Schtroumpf se définit par un métier ou un trait de caractère. Ils fondent ensemble une société utopique où il fait bon vivre.
Les personnages nous sont familiers : une seule femme vit au village des Schtroumpfs : la Schtroumpfette, on s’attache même aux gros méchants : Azraël et Gargamel.
Malgré la mort de leur créateur en 1992, la série continue, reprise par les héritiers de Peyo. Les Schtroumpfs continuent de plaire aux parents car ces personnages véhiculent une certaine idée de la fraternité, ils sont sécurisants.
L’héritage culturel des Schtroumpfs : un business florissant.
Depuis 1958, plus de 42 albums BD des aventures des Schtroumpfs ont été publiés tout d’abord dans le journal Spirou, puis aux éditions Dupuis, ensuite en autoédition et désormais aux éditions Le Lombard.
Les Schtroumpfs se sont également invités au rayon biscuits et bonbons des supermarchés : depuis 1981, Haribo commercialise les Schtroumpfs en gélatine bleue , rouge et jaune. Delacre a aussi crée une gamme de biscuits à leur effigie.
Les Schtroumpfs sont un peu les ambassadeurs de la Belgique dans le monde entier comme Tintin : on décore un avion à leur image, une exposition BD à Bruxelles réunit 240 000 visiteurs. A titre personnel, j’aimais beaucoup lire les albums des Schtroumpfs quand j’étais enfant car j’aime énormément leur village si bucolique.
Il se trouve que pendant nos vacances en Bulgarie, nous avons visité un parc publique dédié aux architectures du Hobbit avec une mini-maison catapultée du village des Schtroumpfs. Il s’agit du Golden park de Lukovit.
Il faut dire que la BD belge des années 1950 est particulièrement créative dans le domaine de la jeunesse. Walthéry, le créateur de Natacha, hôtesse de l’air fut l’assistant de Peyo dès ses débuts. Peyo a également crée les séries Johan et Pirlouit mais aussi Benoit Brisefer.
Dans la série Icônes de l’enfance, je vous invite à découvrir mes billets de blog consacrés à Martine, Natacha, Le Petit Nicolas, Ana Ana, Tintin et Gaston Lagaffe. Le but de cette rubrique est de célébrer les plus beaux succès de la littérature et de la BD jeunesse.
Analyser pourquoi ils se transmettent de générations en générations, pourquoi étaient-ils innovants dans leur contexte de création. Je travaille depuis plus de quinze ans dans les métiers du livre et de la presse, quelle est la recette d’un best-seller est une question que me passionne ! .
Ca y est ! ça y est ! J’ai enfin trouvé le roman qui me permets de m’évader pour la dernière semaine qu’ il me reste avant de boucler les valises et de m’envoler en famille pour la Bulgarie.
Vous savez ce roman qui vous captive toute une soirée, qui aurait pu m’emmener tout le long du RER A jusqu’à Marne-La Vallée car je n’avais pas envie de décrocher de ma lecture pour descendre…
Je l’ai découvert dans le cadre de mon travail à l’hebdomadaire La Vie. Il fait partie de leur sélection d’été que je vous invite à découvrir ici.
David Nicholls n’est pas un inconnu puisqu’il a écrit Un jour dans les années 2010 adapté au cinéma avec Anne Hathaway puis dans une série Netflix que j’ai trouvé géniale. Chaque épisode raconte un 15 juillet de chaque année : les filles défilent dans la vie de Dexter mais Emma, sa meilleure amie est toujours dans sa ligne de mire.
Mais revenons à Marnie et Michael, les personnages principaux de Rendez-vous ici, le dernier roman de David Nicholls paru le 7 mai dernier.
Rendez-vous ici, David Nicholl traduit par Sarah Tardy, éd.Belfond,9782714404329,420 pages, 21.90 €
Le résumé :
Ce roman raconte une histoire d’amour qui va éclore lors d’une randonnée entre amis qui relie les deux côtes de l’Angleterre : de la mer d’Irlande à la mer du Nord. Initiée par Cléo, une amie commune, sensible à la solitude de ses amis, cette randonnée boueuse et pluvieuse va se révéler un excellent moyen de questionner ses sentiments et de se remettre en marche pour reprendre sa vie en main.
L’avis du Bal littéraire des sardines :
Le démarrage de ma lecture a été un peu laborieuse les deux ou trois premiers chapitres car j’avais un peu de mal à cerner les personnages principaux au début et je suis très attachée à la qualité de la situation initiale d’un roman. C’est même un critère éliminatoire dans le choix de mes lectures.
La version originale en anglais
L’intrigue démarre fort car l’amie commune Cléo est très déterminée à jouer les entremetteuses dès les premières pages en organisant cette randonnée. Cette Cléo est un peu gonflée mais c’est une vraie amie qui prend soin de chacun et qui n’hésite pas à être franche et sans concession. Ce n’est pas la mère d’Elisabeth Bennett d’Orgueil et préjugés qui est vraiment lourde.
Au fil des chapitres, on se laisse rapidement embarquer par cette randonnée avec ses étapes interminables où ils terminent chaque jour trempés comme des soupes. Les personnages connexes à l’histoire vont rapidement abandonner le projet mais les deux solitaires de l’équipée n’ayant pas d’autres échappatoires vont persévérer ensemble car c’est très important pour eux.
Rendez-vous ici m’a fait penser au roman de Bill Bryson, Promenons nous dans les bois. Il raconte l’amitié entre deux seniors américains qui décident de faire une randonnée assez physique ensemble dans les Appalaches.
Rendez-vous ici est un formidable roman introspectif, très bien écrit. Chacun va confier ses angoisses, ses doutes, ses déceptions et il était passionnant de lire comment ils vont s’en relever et saisir cette seconde chance.
Dans la foulée, nous avons regardé en couple le film Un jour avec Anne Hathaway et je vous invite à découvrir la série Netflix également. Un jour a conquis plus d’un million de lecteurs. Je souhaite le même succès à Rendez-vous ici et pourquoi pas une adaptation au cinéma.
Retrouvez-ici mes articles dédiés à la culture anglaise à qui je voue une admiration sans bornes pour sa finesse et sa subtilité.
Glaciers, bouquinistes des quais de Seine et pâtisseries yiddish définissent l’identité de ce quartier, parmi l’un des plus anciens de la capitale et sans conteste un des plus touristiques.
Le jour du 14 juillet, j’ai flâné seule quelques heures dans le quartier ou je suis arrivée à Paris il y a vingt ans cette année : L’Ile Saint-Louis – Le Marais.
Descendre la montagne Sainte Geneviève en cherchant les quais de Seine.
La balade a pourtant commencé dans le 5eme arrondissement au pied du Panthéon. Avec ma fille, on a voulu faire découvrir le Panthéon à mon mari qui n’avait pas pu venir avec nous l’an dernier pendant les jeux olympiques de Paris 2024.
J’ai été attirée par une immense peinture du 19eme siècle, un triptyque qui représente la mort de Sainte Genevieve. C’est un tableau de Jean-Pierre Laurens peint en 1885 est assez étrange, même curieux. Il représente une sainte du 5eme siècle, contemporaine de Clovis et de la reine Clothilde.
Cette vieille dame mourante est entourée d’une multitude de badauds dont des femmes nues et des nourrissons, des personnages du 19eme siècle. La scène est assez triviale, elle me fait penser au tableau monumental de Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans conservé au musée d’Orsay.
Mais cette familiarité rend Sainte Genevieve proche de nous, on dirait que c’est la mamie de tous les Parisiens et ce n’est pas anodin que ce tableau ait été commandé pour orner un des murs du Panthéon. Le spectateur est invité à se fondre dans la foule. Rappelons que le Panthéon se trouve sur la fameuse Montagne Sainte Genevieve.
J’aime énormément la statue réalisée en pierre en 1928 par Paul Landowski sur un des piliers du pont de la Tournelle qui relie la rive gauche à l’île Saint-Louis.
Il s’agit d’une haute figure de proue, une grande femme qui protège un enfant. Il serre une nef contre lui, la nef symbolise la ville de Paris.
Explorer l’Île Saint-Louis : Balade au coeur de Paris
La balade se prolonge rue Saint Louis en l’Ile avec un passage obligatoire chez Amorino, le glacier italien qui a signé les débuts de ma vie parisienne en 2005. J’habitais dans un foyer pour filles, un rêve éveillé de pouvoir commander une glace et aller admirer Notre Dame de Paris depuis les quais.
Un immense merci à ma maman qui a cru en moi l’année de ma terminale et qui s’est décarcassée pour me trouver cette place avant même de savoir si j’avais réussi le concours d’entrée de mon école.
Il se trouve d’ailleurs que la première boutique historique d’Amorino se trouve rue Saint-Louis en L’ile. J’aime beaucoup leurs fleurs aux mille parfums ( la fleur d’oranger mon kif le plus total) qui sont un plaisir accessible pour les étudiants. Le cornet de glace est généreux pour 4.60€. Ceci n’est pas un partenariat avec Amorino juste un bon plan à partager.
Sur les traces de Lady Gaga, square Barye
J’ai redécouvert le square Barye à la pointe de l’île car je voulais voir de mes yeux l’endroit où avait chanté Lady Gaga pour lacérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Paris 2024. On a beau me dire que c’est bien là, j’ai vraiment du mal à croire qu’un si petit espace ait pu contenir une pareille scène avec un si grand escalier.
Puis il est grand temps de retrouver le continent : la rive droite à Pont Marie. Depuis le 5 juillet, il est possible de se baigner dans la Seine et je ne m’en remets pas. C’est historique, cent ans que ça n’était plus possible et pourtant impossible pour moi de sauter le pas. Plus de 50 000 personnes sont déja baignées dans la Seine depuis.
Je vous recommande la rue Pavée mais à éviter le dimanche car il y a trop de monde. Depuis une dizaine d’années, un concept store dotée d’une librairie et d’un café a vu le jour : cela s’appelle La mouette rieuse et c’est un endroit en or pour faire de beaux cadeaux.
Il s’agit d’une librairie indépendante sur plusieurs niveaux qui fait partie du réseau Paris librairies. Je vous recommande aussi sa maison-mère Le merle moqueur, rue de Bagnolet dans le 20eme arrondissement.
La mouette rieuse, 17 rue Pavée, ouvert 7j/7 de 11h à 19 h30.
J’ai une autre adresse fétiche depuis mes tous débuts à Paris en 2005 : Quai 71, un magasin de vêtements à l’esprit très parisien avec des petites marques du Sentier voisin que j’aime beaucoup. Il se trouve rue Ferdinand Duval, la rue à l’angle de la rue des Rosiers dans un ancien garage avec une mosaïque de dauphin au fond.
Le Marais est un quartier très riche en musées : le musée Picasso, le musée d’art et d’Histoire du judaïsme, le musée Carnavalet spécialisé dans l’histoire de Paris. J’ai trouvé porte close à Carnavalet car nous étions lundi mais j’y retournerai pour l’exposition Le Paris d’Agnès Varda, jusqu’au 24 août.
Et la balade se termine rue des Francs -bourgeois, il y a aussi un glacier Amorino au coin de la place des Vosges. Puis il est temps de reprendre le metro à Bastille, retrouver le tumulte de la capitale.
Prochaine balade dédiée à Montmartre dont la folie touristique n’est pas prête de se calmer avec le passage mythique du Tour de France rue Lepic.
Retrouvez ici mes précédents articles consacrés à ma ville d’adoption depuis vingt ans :
Merci la RATP de m’avoir signalé la tenue de l’exposition de photographies d’Audrey Tautou intitulée Superfacial. Ainsi j’ai découvert que Quai de la photo était une vraie péniche amarrée Quai de la gare.
Cette exposition gratuite est très courte mais très riche.
En fin de compte, plus qu’une exposition photographique, je trouve qu’elle apporte une véritable réflexion sur la notoriété, la médiatisation dans l’industrie cinématographique. Il ne faudrait pas que les acteurs et les actrices deviennent des produits de l’industrie.
« CE QUI M’IMPORTE DANS TOUT ÇA, C’EST DE POUVOIR OBSERVER DES GENS SANS AVOIR À SUBIR LEUR REGARD. »
J’ai bien aimé le texte de présentation dans lequel Audrey Tautou se présente comme une star internationale. C’est la vérité. Elle est devenue un visage connu dans le monde entier grâce aux films Le fabuleux destin d’Amélie Poulain en 2001 puis le moins fabuleux Da Vinci code en 2006.
Il faut dire qu’ Amélie Poulain avec son petit visage poupin tout droit sorti de Montmartre est l’archétype de la Parisienne, la petite Française qui s’exporte partout dans le monde (pour ceux qui résument La France à Oui oui baguette !). Audrey a réunit un cabinet de curiosités avec les nombreuses lettres reçues de ses admirateurs et aussi d’un détracteur.
Je vous invite à consulter le dossier de presse de l’exposition où Audrey Tautou explique plus en détail sa démarche. Il y a une photographie assez marquante où l’actrice est couverte de sacs à main dans une grande pièce.
Cette photo est assez criante pour exprimer la main mise de la mode et du luxe dont les actrices et les acteurs deviennent des porte-manteaux ambulants. C’est un peu rude comme analyse de ma part mais il ne faudrait pas que la publicité, la promotion prenne le pas sur l’art du cinéma.
Je pense que j’aime beaucoup Audrey Tautou pour son visage poupin même si elle approche la cinquantaine. Elle ressemble beaucoup à Audrey Hepburn et son élégance naturelle lui permet de tout jouer.
Ces six films portés par Audrey Tautou que j’ai tant aimé, parmi les 40 dans lesquels elle a joué :
Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, 2001
J’aime beaucoup ce film iconique qui m’a fait aimer Montmartre avant de venir vivre à Paris quatre ans plus tard. Il y a un florilège de très bons acteurs qui portent ce film très poétique et bourré de références franchouillardes. Ce film s’est très bien exporté dans le monde entier. Il a changé la vie d’Audrey Tautou.
Ensemble c’est tout, 2007
J’ai tellement aimé ce roman d’Anna Gavalda et je trouve qu’Audrey Tautou joue à la perfection Camille, ce personnage douée mais sacrément torturée. Son idylle avec Franck joué par Guillaume Canet est très jolie et cette belle histoire d’entraide m’a fait beaucoup de bien pendant mes études.
Un long dimanche de fiançailles en 2004, adaptation du roman de Sébastien Japrisot.
C’est pour moi le plus beau rôle d’Audrey Tautou. Cette jeune femme qui boite et qui traine sa peine dans les tranchées à la recherche de son amoureux. J’ai vraiment aimé passionnément ce film quand j’avais la vingtaine. Il raconte vraiment l’impact de la guerre de 14/18 sur des générations de familles françaises. Audrey y joue Mathilde une femme amoureuse et déterminée.
L’auberge espagnole, Poupées russes, Casse-tête chinois de Cedric Klapisch en 2002-2005 et 2013.
Elle joue Martine, l’amoureuse intermittente de Xavier. Autant dans L’auberge espagnole, son personnage est assez lénifiant à toujours râler. Autant, elle est drôle et lumineuse dans la suite Les poupées russes. Son duo avec Romain Duris fonctionne très bien.
Coco avant Chanel, le biopic de Gabrielle Chanel, en 2009.
Celui-ci, je ne l’ai pas encore vu mais c’est évident qu’Audrey Tautou était l’actrice idéale pour l’interpréter. Elles viennent toutes les deux d’Auvergne. Audrey a une forme de beauté androgyne et c’est naturellement que la maison Chanel la choisie comme égérie.
La délicatesse, 2011 : adaptation du roman éponyme de David Foenkinos.
C’est un beau film qui raconte le deuil d’une jeune femme, Nathalie. Elle va rencontrer un collègue de travail terne et maladroit qu’elle va un jour embrasser de manière irrésistible. Encore une fois, Audrey Tautou était l’actrice idéale pour jouer la délicatesse mais aussi la subtilité.
Exposition Superfacial, jusqu’au 10 septembre, 9 port Quai de la Gare, 75013 Paris, de 12 h à 01 heure. Entrée gratuite.
Je connaissais bien évidemment Berck de nom mais je n’y étais jamais allée. Mes grands-parents venaient du Pas de Calais et ils m’ont fait découvrir enfant Le Touquet, Mers les bains, Criel sur mer, Stella plage, Merlimont mais jamais Berck…
Chaque 14 juillet, nous arrivons à trouver des places de TER à prix cassés (10 euros la place pour un trajet de deux heures depuis la gare du Nord).
Ce train dessert les gares de Noyelles sur mer et Etaples afin de rejoindre Le Crotoy et Le Touquet. On s’arrête à Rang du Fliers-Verton pour rejoindre Berck à une dizaine de kilomètres. Nous avons pris à l’aller la navette départementale (1€ par personne) et le taxi au retour ( 25€ le dimanche).
Une destination pleine d’évasion à deux heures de train de Paris.
Berck est une ville de 15 000 habitants qui compte une multitude d’équipements pour y vivre toute l’année : une piscine, une médiathèque, de nombreux commerces rue Carnot et surtout une superbe plage de sept kilomètres de long et 1.5 kilomètre de large.
Ses vacanciers cherchent à garder cette adresse de rêve secrète et ne prennent pas la peine de briser certains stéréotypes : Berck c’est la plage des ouvriers, on voit beaucoup de personnes en fauteuils roulants ( c’est un lieu de pointe de rééducation) …
Tant pis pour les apriori, passez votre chemin ! Moi même quand j’étais enfant, j’entendais ce son de cloche car on prenait en pitié les personnes polytraumatisées ou lourdement handicapées. Heureusement le film Intouchables a aidé à l’évolution des mentalités vers une société plus inclusive… même à la plage.
On s’est choisi un chouette logement sur Booking ( par défaut car les quelques hôtels de la ville étaient complets). Une petite maison tout confort avec un petit jacuzzi et un accès direct à la plage. Les clés nous ont été remises par une agente immobilier locale très consciencieuse.
La maison était idéale pour trois personnes, pas plus, un peu excentrée mais nous avons passé un super moment sur la terrasse et dans le jardin : idéal pour notre petite Parisienne de six ans, un bac à sable géant.
Le samedi midi, nous avons déjeuné au Café Albert rue Carnot dans un restaurant de qualité avec une décoration vintage de goût. J’ai choisi un magret de canard et je vous recommande le menu entrée-plat-dessert à 27.90€ qui a été à la hauteur de nos attentes.
Berck est une station balnéaire réputée pour son air iodé recherché par ceux qui sont en convalescence. C’est une plage nature avec de nombreuses dunes, des phoques y peuplent la baie d’Authie. C’est également un festival réputé au niveau international des cerfs-volants. Il se déroule pendant deux semaines en avril chaque année depuis 1987.
Nous nous sommes vraiment régalés à longer la côte pour rejoindre le phare et le sentier des phoques vers la baie d’Authie, un paradis terrestre !
Nous avons vu deux phoques qui n’avaient pas de crainte particulière vis à vis des humains, ils étaient à cinquante mètres des baigneurs. Ils aiment se mettre en position de banane comme nous l’a expliqué la visite guidée du petit train touristique le lendemain. Nous avons aussi longé le gigantesque hôpital hélio-marin.
Je considère que Berck est l’une des plus belles plages de France pour la finesse de son sable et elle a beaucoup impressionné mon mari. Quel régal de ne pas être agglutiné les uns aux autres et de pouvoir prendre tout l’espace que l’on veut même un pont du quatorze juillet.
En repartant, nous avons vu des cars entiers qui venaient de Lille, Lens ou de la région parisienne pour profiter de la plage sur la journée.
Le lendemain, nous sommes repartis vers quatorze heures car cela devenait un peu lourdeau de trimballer notre valise depuis dix heures du matin après avoir rendu les clés. Heureusement le conducteur du petit train touristique a été sympa avec nous puisqu’il a autorisé qu »on monte même avec notre valise.
C’était vraiment sympa cette petite promenade car elle nous a permit de faire le tour de la ville même les coins un peu excentré. Berck est un ancien village de pêcheurs avec une dévotion populaire assez extraordinaire : des calvaires et des niches dédiées à la Vierge un peu partout dans la ville.
La prochaine fois que nous reviendrons, nous visiterons le musée Berck Opale- Sud . Cet hiver, nous avions visité le musée de Trouville qui valorise son patrimoine balnéaire. Et je m’étais également émerveillée devant la cabine de plage en bois et sur roues de l’office du tourisme de Boulogne sur mer.
L’architecture de Berck est très différente de celle de Trouville ou du Touquet pour différentes raisons : l’ensemble du front de mer a été bombardé et rasé en 1944. Et aussi Berck est avant tout une ville de pêcheurs avec des habitations plus modestes mais aussi quelques villas Belle époque.
Nous avons vraiment eu un coup de coeur pour Berck pour la splendeur de sa plage et son côté familial. Nous y reviendrons avec grand plaisir pour un séjour plus long. J’ai également repéré la Villa Anémonemais qui est quand même assez excentrée du centre-ville.
C’était un grand réconfort de séjourner quelques jours à Berck. C’est aussi un moyen de me souvenir de mes grands -parents qui sont enterrés à une trentaine de kilomètres de là. J’ai forcément pensé à Mamie Annette qui m’a emmenée avec elle à Merlimont, à Stella Plage, au Touquet pour passer quelques jours de vacances inoubliables quand j’avais une quinzaine d’années.
J’ai redécouvert les chansons de Joe Dassin grâce à la coupe du monde de rugby en 2023 mais aussi grâce aux jeux olympiques de Paris 2024. Ses chansons les plus populaires comme Les Champs-Elysées ou encore Les yeux d’Emilie étaient repris en coeur dans les stades pour le grand bonheur des touristes qui les connaissent par coeur sans parler français.
D’ailleurs, mon beau-père bulgare nous chante les chansons de Joe dans la voiture en été car cela lui rappelle son adolescence dans les années 1970. Joe Dassin fut l’artiste français le plus exporté en Europe de l’est. En seize ans de carrière, il a vendu plus de 25 millions d’albums. Une gloire stoppée en pleine apogée car il est mort subitement d’une crise cardiaque à quarante ans.
Comme les textes de Marcel Pagnol, on apprend les chansons de Joe Dassin à l’école
Comme beaucoup d’enfants, je crois que sa chanson Les Champs-Elysées fut l’une des premières du répertoire de la chanson française que j’ai appris grâce aux autres enfants. Et d’ailleurs, je l’ai transmise à ma fille. On ne l’apprend pas vraiment en classe mais dans les cours d’école. C’est une mélodie entrainante, une carte postale de la capitale qui fait rêver au delà de l’Hexagone.
J’aime beaucoup L’Amérique, Le petit pain au chocolat, Siffler La haut sur la colline, Et si tu n’existais pas. Je sais que mon frère connait par coeur L’été indien et qu’il aimait bien faire semblant de se prendre au sérieux pour nous faire marrer.
Dans ce blog, j’ai consacré une rubrique à la chanson française que j’aime tant. Elle s’appelle Toute la musique que j’aime en honneur à notre Johnny national à qui je consacrerai un article quand son biopic sortira en 2026. Cette rubrique analyse l’oeuvre de grands chanteurs et chanteuses dont les parcours m’inspirent : Sylvie Vartan, Jane Birkin, Stromae, Florent Pagny, Charles Aznavour…
« Je fais des chansons pour aider les gens à vivre »
Joe Dassin est donc un chanteur incontournable pour cette rubrique dédiée à la chanson française. Je vais d’ailleurs regarder rapidement le documentaire Un jour, une histoire de Laurent Delahousse sur France 2. Je pense que Joe Dassin est si apprécié car il était l’ambassadeur d’une France où tout allait bien dans les années 1970, il avait la même popularité que Jean- Paul Belmondo au cinéma.
Des chansons solaires : Joe a un climat dans la voix.
Ses plus beaux succès : Joe Dassin les doit à Pierre Delanoe, le plus grand parolier de la chanson française. Il a composé plus de 5000 chansons dont La Maritza pour Sylvie Vartan, Les lacs du Connemara pour Sardou, Nathalie interprétée par Gilbert Bécaud… Ces chansons restent dans le panthéon de la chanson française car elles portent des exils géographiques, racontent des histoires dans lesquelles les gens se reconnaissent.
J’ai emprunté ce roman biographique à la médiathèque de Vincennes. Il date de la rentrée littéraire 2023. J’ai beaucoup aimé la structure assez originale de ce livre assez court et facile à lire. Il raconte en partie la relation père-fils entre le chanteur et le cinéaste. Joe Dassin est mort le 20 août 1980, ce roman est composé de quarante chapitres qui racontent chaque 20 août de la vie de son fils entre 1938 et 1980.
Joe Dassin n’est pourtant pas le personnage principal de ce roman. Le récit se concentre plutôt sur le couple entre Joe Dassin et sa seconde femme Mélina Mercouri, une actrice grecque passionnée et engagée contre la dictature dans son pays. Intellectuels de gauche, ils ont connu ensemble leur lot d’épreuves et d’humiliations. Joe Dassin, cinéaste reconnu à Hollywood a dû s’exiler avec sa famille en 1950 en Europe à cause de la chasse aux sorcières décidée par le sénateur Maccarthy car il a été un temps encarté au parti communiste.
J’ai ainsi découvert Mélina Mercouri (une des héroïnes de ma grand-mère Annette pour ses engagements politiques), une belle-mère sous le charme de Joe Dassin quand il venait chanter en Grèce pour la soutenir politiquement. Elle deviendra par la suite ministre de la Culture dans son pays.
Le résumé :
« Souvent la nuit je rêve de toi, mon Joe. Nous marchons côte à côte sur une plage de Californie, sur un sentier en Crète, le long d’un trottoir de New York, à Paris au jardin des Tuileries jusqu’à cette statue représentant l’homme et sa Misère. Tu te voyais comme un « divertisseur » qui, à défaut de pouvoir changer le monde, s’était fixé …
« Souvent la nuit je rêve de toi, mon Joe. Nous marchons côte à côte sur une plage de Californie, sur un sentier en Crète, le long d’un trottoir de New York, à Paris au jardin des Tuileries jusqu’à cette statue représentant l’homme et sa Misère. Tu te voyais comme un « divertisseur » qui, à défaut de pouvoir changer le monde, s’était fixé pour mission d’apporter un peu de joie et de légèreté. J’avais une conception différente du métier d’artiste. Pour moi, la fonction première d’un film, d’un livre ou d’une chanson était de dénoncer les outrages et les injustices ». Hollywood Forever Cemetery, 20 août 1981. Un vieil homme cherche la tombe de son fils. L’homme est Jules Dassin, grand cinéaste américain qui, un an plus tôt, a enterré ici Joe Dassin, chanteur au succès planétaire emporté par un infarctus à l’âge de quarante ans. Au crépuscule de sa carrière, Jules a une idée de documentaire : pour rendre hommage à Joe, il évoquera tous les 20 août de sa vie trop brève. Portrait croisé de deux artistes farouchement indépendants, ce roman est avant tout une exploration poignante d’une relation père-fils et un voyage nostalgique à travers le XXeme siècle. «
Joe Dassin a inspiré les chanteurs plus contemporains comme Garou ou Hélène Ségara qui a composé un album avec douze duos virtuels avec Joe Dassin. Il existe une comédie musicale et l’un de ses fils prépare un biopic, que je regarderai avec attention bien entendu…
En janvier dernier, j’ai changé de métier : j’étais assistante commerciale et administrative dans une maison d’édition chrétienne. Je suis devenue assistante de la rédaction d’un hebdomadaire chrétien qui s’appelle La Vie.
Depuis mes années lycée, je lisais les pages du Nouvel Observateur auquel mes parents étaient abonnés. Vingt ans plus tard, je travaille au sein du même groupe de presse.
En rejoignant le journal La Vie, j’ai appris que mes grands-parents ardéchois étaient des abonnés du journal.
Moi- même j’ai découvert ses pages avec les portraits de croyants dans les Essentiels, ce feuillet central dédié à un témoignage de spiritualité avec les lectures bibliques du dimanche pour la messe et des commentaires théologiques. L’Essentiel du numéro 4140 qui présente la générosité de Brigitte Lips alias Mamie charge pour les migrants m’a touchée au coeur.
Grâce à mon métier, je découvre de nouvelles personnalités engagées dans la foi chrétienne par leurs films, leurs documentaires, leurs livres. L’une de mes plus belles découvertes a été le documentaire Trois semaines et un jour réalisé par Laëtitia Gaudin-Le Puil qui a collaboré à La Vie en tant que pigiste.
J’ ai aussi eu un vrai coup de coeur pour le témoignage de Pete Doherty, rocker anglais qui a décroché de la drogue et de l’alcool pour vivre un chemin de liberté d’une grande authenticité. Il est aidé en cela par son épouse et par l’amitié du curé d’Etretat, Didier Roquigny.
La ligne éditoriale de La Vie est de proposer un magazine familial et populaire, fidèle aux idéaux et engagements d’un christianisme social. J’aime lire La Vie pour les pages Espérance qui cherchent à montrer la beauté de l’humanité, de l’entraide dans une société de plus en plus clivante et individualiste.
La Vie part interviewer les personnes touchées par les plans sociaux dans les usines ou ceux qui n’ont pas de voiture à cause de la précarité et qui doivent marcher sept kilomètres bien chargés pour aller se ravitailler au supermarché voisin.
La rédaction de La Vie compte une quarantaine de journalistes dont des rédactrices en chef et des cheffes de rubrique mais aussi des iconographes, des maquettistes, des secrétaires de rédaction au sein du plateau technique mais il y a aussi un service de numérisation, de documentation, de comptabilité…
Le groupe Le Monde organise son festival lors des journées du patrimoine en septembre, trois jours pendant lesquels vous avez la possibilité de visiter ce bel immeuble si moderne.
📸 Julien Faure pour La Vie. Je suis au premier rang, au centre avec le tee-shirt kaki.
L’IA nous permet de remonter le temps aux années 1940, à cette époque, il aurait fallu que je maîtrise la machine à écrire !
Au sein de la rédaction, je suis chargée de distribuer le courrier aux journalistes dont les services de presse , assurer le suivi administratif des commandes d’articles, gérer la logistique des reportages : réserver les billets de train, les chambres d’hôtel, les voitures de location pour les journalistes et aussi répondre au courrier des lecteurs.
C’est un métier très relationnel et fort enrichissant. Chaque semaine, j’assiste à la construction intellectuelle et pratique d’un hebdomadaire dont l’ordre peut être totalement chamboulé en fonction de l’actualité.
Cette semaine, la couverture de La Vie reprend celle du numéro originel du 6 juillet 1945. Il s’agit d’un plan serré sur une sculpture du Dévot-Christ de Perpignan surnommé le Christ des déportés. Je vous invite à lirel’éditorial d’ Aymeric Christensen, le directeur de la rédaction :
« Si l’ambition éditoriale reste de s’adresser à tout le monde, La Vie n’a pas de sens sans le Christ«
La presse chrétienne souffre et en général la presse magazine. Face à la fatigue informationnelle des écrans en flux continu, je savoure mon plaisir de lire les magazines de la semaine dans le train ou dans mon lit le samedi après-midi après le tumulte de la semaine.
Je ne suis plus abonnée à un journal et c’est un tort à corriger. La presse est une véritable richesse intellectuelle à chérir et à soutenir tant elle est essentielle dans notre société.
Il y a des tonnes de moyens de s’informer aujourd’hui mais nous avons besoin de l’expertise des journalistes de terrain.
Début mai 2025, les journalistes d’hebdomadaires chrétiens : Youna Rivallain (La Croix) et Pascale Tournier (La Vie) étaient invitées par l’émission Quotidien pour expliquer les spécificités du conclave qui a élu le pape Léon XIV le 8 mai dernier.
La Vie est disponible en kiosques ou par abonnement ici, parution chaque jeudi, 4.50€ par numéro. S’abonner c’est valoriser un journalisme de qualité en soutenant le travail d’une rédaction de 40 journalistes.
Cet article me trottait depuis longtemps dans la tête tant j’aime les festivals du livre et qu’il est militant de soutenir ces manifestations culturelles de qualité. Il serait grand temps que je me lance à m’aventurer en train vers Angoulême, Brive la Gaillarde pour visiter d’autres salons du livre que celui de Paris.
J’ai travaillé à trois reprises au festival du livre de Paris à la Porte de Versailles. Les grands halls d’expositions sont d’une tristesse et la fête était beaucoup plus belle au Grand palais en avril. Même si la grande verrière avait des allures de serre tropicale.
Voici trois festivals littéraires à découvrir en France aux beaux jours.
C’est un festival que je n’ai pas encore visité et qui me tente bien tant ma grand-mère Annette me rabattait les oreilles avec la beauté de Saint-Malo (elle avait souvent raison). Il faut dire que ce bel évènement littéraire prend possession d’une grande partie de la ville, un lieu si propice à la littérature et à l’évasion.
Je suis tombée en pâmoison devant les affiches d’Etonnants voyageurs confiées pendant trois éditions successives à l’artiste franco-américain Miles Hyman. Il met en scène des lectrices dans des univers chatoyants et luxuriants où les animaux ont une place de choix.
Et vous quelle est votre affiche préférée ? J’ai une tendresse particulière pour la jeune femme assise dans un bus qui me fait beaucoup penser à Rosa Parks avec ses petites lunettes.
Miles Hyman est un illustrateur franco-américain qui revendique être inspiré par Hopper, Vuillard et Bonnard. Il est indéniable que la référence à Hopper saute aux yeux.
En 2025, je garde chaque mois une double page dans mon bullet journal à un artiste qui m’inspire : Willy Ronis en janvier, Martin Parr en février, Wes Anderson en mars, Tolkien en avril, Sempé en mai et Miles Hyman en juin. D’autant plus qu’il vient d’illustrer la couverture du dernier Télérama.
J’ai découvert ce festival du livre un peu par hasard car je souhaitais rencontrer les auteurs de la BD John Bost publié par La boite à bulles. Auparavant, le festival se déroulait en hiver dans les couloirs et la salle des mariages de l’hôtel de ville.
Puis le festival s’est déplacé au parc de la Planchette à une date plus estivale. Le but du festival est de favoriser les librairies de la ville car il n’est pas possible d’amener son livre personnel pour une dédicace. La démarche peut paraître un peu rude mais c’est une vraie marque de soutien aux librairies locales. C’est une très belle programmation avec de nombreux auteurs médiatiques qui se déplacent.
Voici une très chouette initiative portée par les libraires de La Griffe noire à Saint- Maur les fossés. Ce festival attire près de 30 000 visiteurs et 300 auteurs. Il faut saluer l’invitation du maire de Créteil qui a permis que ce beau festival ne disparaisse pas après la crise sanitaire du COVID 19. Il se déroule au parc Dupeyroux.
C’est également une très belle programmation avec un grand nombre de conférences thématiques. Le livre de poche est une belle invention marketing pour pouvoir lire énormément.
Et vous quelle est la manifestation littéraire que vous plébiscitez ?