Ile de France et Paris·Lifestyle

Quitter Paris 20eme pour Fontenay sous bois

Attention, attention on parlera beaucoup décoration d’intérieur dans ces prochains mois dans ce blog. En effet, après sept longs mois d’attente, nous allons déménager pour Fontenay sous bois et le Val de Marne. Après plus de six prorogations au compromis de vente, Dieu nous a donné un sacré coup de pouce tant la situation devenait absurde et sans beaucoup d’espoir…

Mais avant de partir, j’avais envie de rendre hommage à notre quartier, où nous avons vécu presque six ans. J’aurai toujours une tendresse particulière pour lui car c’est le lieu de la toute petite enfance de notre petite biche. Nous avons vraiment été bien entourés par notre nounou, l’ensemble de nos voisins et les gardiens de notre résidence HLM. C’est la première fois que nous restions aussi longtemps dans un quartier de Paris.

Je vous recommande les logements RIVP à Paris pour les soins apportés aux logements, le sérieux de leur personnel et la qualité du voisinage : la mixité sociale existe toujours !

Je vous propose donc une galerie photos de mes dix coins favoris du 20eme arrondissement :

La vue depuis ma cuisine vers les Mercuriales à Bagnolet.

Pendant les deux confinements, j’ai eu tout le loisir d’en admirer la vue. J’ai bien aimé cette fenêtre vers l’horizon avec la beauté des arbres au printemps et en automne. On se croyait un peu à New-York. Ma petite cuisine me manquera !

La vue depuis le square Séverine

Un square en hauteur et peu bruyant malgré la proximité du périphérique. Chapeau bas à la mairie du 20eme arrondissement pour tous ses parcs et jardins bien entretenus malgré les rats inévitables à Paris. C’était notre spot tous les week-ends jusqu’à la fermeture du parc et j’aimais voir les couchers de soleil du dimanche soir sur les maisons de La campagne à Paris.

La campagne à Paris.

En écrivant cet article, j’ai découvert que c’est un pasteur protestant Sully Lombard qui a crée cet espace pavillonnaire vers 1907 pour loger les foyers les plus modestes, face à la crise du logement. Il se trouve que c’était le pasteur de l’église protestante de Belleville (mon église !) Face à la Grande guerre et à la crise économique qui suivit la première guerre mondiale, les premières maisons ont été construites vers 1926. Ce sont des maisons qui valent aujourd’hui un million d’euros en moyenne ! Les temps changent.

Droits réservés. Un jour de plus à Paris

C’est un très beau lotissement de maisons en meulière qui tranchent avec les immeubles années 1930 du quartier. Stéphane Plaza y a tourné le générique de l’émission Maison à vendre sur M6 si vous y faites attention. Un havre de paix où les promeneurs du quartier viennent le dimanche arpenter les pavés des allées.

Le square Debrousse, rue de Bagnolet

De loin, mon parc favori pour la beauté de ses arbres en automne et sa fontaine tellement reposante pour l’esprit en ces temps difficiles. Ce square me manquera énormément pour tous les bons souvenirs là-bas : les parties de molky avec nos copains, les premières descentes de ma fille, les anniversaires des enfants qui débordent sur les pelouses…

La statue d’Edith Piaf sur sa place attitrée rue Belgrand, Paris 20eme avec une couverture de survie après la Nuit solidaire

La statue d’Edith Piaf sur sa place

Contrairement à sa légende, Edith n’est pas née sur un trottoir de la rue de Belleville mais bien comme tout le monde à l’hôpital Tenon. J’aime énormément la sculpture publique et cette statue est très réussie. C’est une place très sympathique du quartier.

La traverse de Charonne entre Porte de Vincennes et Gambetta

Cette petite navette m’a vraiment arrangée la vie pendant les fameuses grèves de transport de décembre 2019. Elle m’a épargné du stress et trois kilomètres à pied au pas de course pour aller récupérer ma fille le soir. Je l’appelle la Batmobile parce qu’elle va assez vite n’empêche. C’est le moyen privilégié par les personnes âgées pour se déplacer dans le quartier. Alors s’il vous plait la mairie, sauvegardez cette traverse vraiment utile !

La frise du MK2 Gambetta et son parc tout proche

Je ne suis pas très fan de la place Gambetta car sa rénovation est un vrai raté, c’est bruyant et embouteillé. Heureusement, la mairie du 20eme et son architecture lui sauve la mise. J’aime beaucoup son petit cinéma MK2, pas encore trop cher et sa frise Art déco si originale.

J’aime bien les serres du parc à proximité de l’hôpital Tenon. Mais c’est un lieu à fuir car beaucoup trop bruyant.

Le restaurant Au fond du jardin, rue Pelleport

Notre lieu de sociabilités favori. Nous allons vraiment regretter cette chouette terrasse urbaine où nous avons vécu pleins de bons moments avec nos amis. Les pizzas valent le détour, le personnel est sympathique. Nous y avons fêté le premier anniversaire de notre fille. Un souvenir inoubliable.

Le parc Martin Nadaud

J’aime beaucoup ce square en hauteur avec une belle vue sur le cimetière du Père Lachaise mais il est malheureusement trop petit pour tous les enfants du quartier. Le 20eme arrondissement est le plus peuplé de Paris ! Tout près, je vous recommande la bibliothèque Sorbier et La Bellevilloise. Plus loin, c’est Ménilmontant, un quartier aussi sympathique mais ce n’est plus chez nous déjà !

Le street art avec la devise de la ville de Paris, rue Belgrand

C’est un petit carreau de faïence contre un mur, pas facile à repérer. Je l’aime bien pour sa devise « Fluctuat nec mergitur » : « Il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

Cette devise a été affichée en très grand sur la place de la République après les attentats de 2015. Elle a du sens pour moi.

Quitter notre quartier n’est pas une démarche évidente. Mais cet article qui fleure bon la nostalgie m’aide à passer ce cap. Il était important de parler de la porte de Bagnolet dans mon blog.

En 2021, je vous parlerai de tous les trésors du Val de Marne : Vincennes avec son zoo et son centre-ville si sympathique, les bords de Marne et ses guinguettes, les balades d’architecture pour moi et aussi de décoration intérieure car nous avons trouvé un appartement qui nous plaît. C’est un beau challenge motivant !

Retrouvez ici mon article sur les maisons en meulière du Val de Marne, notre première ballade dé confinée en mai !

Ile de France et Paris

Bénévole d’un jour aux Soupes de Belleville, le coeur des relations humaines

Pendant ce second confinement, j’avais plus de temps personnel pour aider à une œuvre sociale. Informée de cette chouette initiative par la newsletter de mon église et son compte Instagram vivant et sympathique, j’ai rejoint cette aventure humaine pour un jour.

Je vais bientôt reprendre mon travail mais j’ai bien envie de retourner aider tellement j’ai été encouragée par l’ambiance fraternelle de l’endroit.

Cette initiative solidaire est née de la collaboration entre un pasteur, un restaurateur et un poète. Les soupes sont préparées dans les locaux de l’église protestante-unie de Belleville en collaboration avec le cabaret Culture rapide et le restaurant Les bols d’Antoine.

La Mission évangélique envers les sans-logis est aussi partenaire de cette opération. Vous pouvez la soutenir en participant à la cagnotte solidaire ici. La Mission évangélique envers les sans-logis a servi cette année près de 40 000 repas.

Copyright Philippe Labrosse

J’arrive sur la place Fréhel, il y a explication un peu musclée inévitable sur le port du masque de la part du propriétaire de la terrasse qui accueille Les soupes de Belleville. Ce sera la seule petite tension vite oubliée de la journée. Les gens sont très coopératifs dans le port du masque et du gel hydroalcoolique sur les mains.

C’est ma première tâche de la journée : sensibilisation aux gestes barrières obligatoires. Même avec tous ces inconvénients de la distanciation sociale : la solidarité, la reconnaissance, les remerciements surpassent tout et ça fait un bien fou !

J’ai dû parler avec une quarantaine de personnes du quartier, tous milieux sociaux confondus. Ce n’est pas la soupe populaire de l’Armée du Salut ou les Restos du cœur (tellement indispensables).

Il y a eu une vraie mixité sociale parmi les 120 personnes à qui nous avons servi une soupe : deux policières de la mairie, des jeunes actifs du quartier, des sans-abris ou des personnes précaires.

Cela serait mesquin de raisonner comme des rats à se dire, il est gonflé lui de venir se servir gratuitement alors qu’il a les moyens. C’est même contre-productif car les gens qui ont vraiment besoin de manger sautent le pas en se fondant dans la masse. L’anonymat a du bon.

Certains avaient besoin de parler comme ce monsieur de 76 ans qui m’a dit qu’il touchait une retraite de 1000€ et payait un loyer de 800 € ou encore cette dame qui racontait qu’elle ne voulait pas aller aux Restos du cœur à cause des bagarres. D’autres en partant, ont lâché le gros mot : en confiant « avoir honte » de ne pas s’en sortir.

Je me suis vraiment sentie honorée par ces gens soucieux mais d’une politesse et d’une reconnaissance incroyable. Même quand ils avaient peu sur le dos et pas grand chose de plus dans le ventre, j’ai été touchée par leurs remerciements en partant. Moi aussi, j’ai mangé sur la place avec ces soupes vraiment trop bonnes.

Cela m’a réconciliée avec la soupe. J’ai passé quatre heures dehors, j’ai mangé sur un petit muret en béton et je peux dire que passer une demi-journée dehors en hiver c’est du sport ! Total respect à ceux qui sont dans la rue depuis des années.

C’est important pour le moral que ces soupes soient préparées par des restaurateurs. On se sent tous privilégiés et vraiment c’était très nutritifs. Cela me donne bien envie de me rendre dans le restaurant Les bols d’Antoine dès que ça sera possible. Cette excellente soupe a réunit des gens qui ne se rencontreraient jamais en temps normal autour d’un moment réconfortant, une sorte de communion pour cette année vraiment difficile pour tous et toutes.

Logo de Benoit Jeay

Je devais aider en tant que brigade volante c’est à dire faire des maraudes, coller des affiches, recueillir des denrées dans le quartier. L’organisation de la journée en a décidé autrement mais c’était aussi bien. J’ai aidé une équipe de cinq bénévoles : quatre femmes de mon âge et un référent très sympa, ancien restaurateur.

Nous avons dans l’ensemble du même âge, habitons dans le même coin un peu bobo du 20eme arrondissement et pourtant, nous sommes tous fragilisés par l’inquiétude pour nos emplois alors que l’an dernier, ces préoccupations nous passaient au dessus de la tête. Ces bénévoles formidables m’ont tous confié la même chose : la difficulté de se sentir inactifs chez eux alors que ce sont tous des Parisiens bien occupés le restant de l’année.

J’ai aidé à l’accueil des gens entre midi et 15heures 30. Ma journée s’est terminée par le balayage de la place (qu’est ce qu’on pollue même en faisant attention) et par la plonge de deux énormes marmites de soupe dans la cuisine du temple. Cela m’a rappelé mes jobs d’été sur le plateau ardéchois.

Mon église locale me manque beaucoup. Je suis ravie de m’être saisie de cette opportunité autorisée de m’y rendre pour faire une bonne action dans le quartier.

En rentrant, je me suis offert une bonne gaufre liégeoise au bar Le bariolé, rue Mélingue. Cette journée a été la meilleure de ce re confinement qui prend bientôt fin pour moi. Je me sens à la fois heureuse d’avoir été utile mais aussi soucieuse de la précarité dans notre pays en entendant toutes ces histoires de vie.

Ile de France et Paris

Le premier w-e déconfiné, je file voir l’exposition Chanel au palais Galliera

Vendredi 6 novembre, je devais visiter avec Alix (l’élégance montreuilloise faite femme, je le redis) l’exposition Gabrielle Chanel, un manifeste de mode au Palais Galliera. Emmanuel Macron en a décidé autrement le 29 octobre dernier alors nous obéissons.

Cela me laisse du temps pour éplucher le dossier de presse de cette exposition majeure qui marque la réouverture du palais Galliera.

Mais si ! vous connaissez cet endroit vu dans une scène du Diable s’habille en Prada. Il y a un chouette petit jardin public devant et une superbe vue sur la Tour Eiffel, de quoi épater Emily in Paris… J’y allais déjeuner le midi quand j’étais stagiaire chez l’éditeur d’art de luxe Citadelles et Mazenod (un super souvenir de ma vingtaine).

Droits réservés Le journal du luxe

C’était l’exposition phare de la rentrée, je vais scruter sa réouverture régulièrement. Je dois une grande partie de ma culture générale à ma mère : elle aime Klimt, les impressionnistes, Coco Chanel… Quand j’étais petite, j’avais bien envie de lui piquer son rouge à lèvres avec le monogramme CC qui me faisait de l’ oeil…

Gabrielle Chanel, c’est une orpheline partie de rien qui a monté un empire de la mode et du luxe grâce à ses idées géniales. Un peu comme Helena Rubinstein, la petite Polonaise devenue magnat des cosmétiques dans les années 1920 entre trois continents. Toutes les deux sont un peu mythomanes pour réécrire leur histoire personnelle comme cela les arrange.

Mais elles sont la preuve que même malgré les carcans et les embûches misogynes, des femmes ont réussi à entreprendre seules dans le monde des affaires au 20eme siècle.

Une marque mythique incarnée par sa fondatrice, la biographie d’une irrégulière.

Depuis que j’ai lu la biographie La splendeur des De Brunhoff, c’est peu dire que pour moi l’étoile de Coco a sérieusement pâli compte tenu son comportement inacceptable, collaborationniste et antisémite pendant l’Occupation. Mais j’admire la capacité de rebond de la couturière à relancer son entreprise en 1954 à plus de soixante-dix ans en réaction au New look de Christian Dior.

D’ailleurs, c’est tout le propos de cette exposition Gabrielle Chanel, manifeste de mode. On s’éloigne un peu de la femme en privé pour célébrer la créatrice géniale et ses innovations. J’en retiendrai trois dans cet article :

– le tailleur en tweed

– le sac matelassé 2.55

– le parfum Chanel numéro 5.

On reconnaît entre mille cette petite bouteille de parfum, géniale par son minimalisme, inspirée par une flasque de vodka d’un officier russe. C’est le parfum le plus vendu au monde. J’adore la scène tellement drôle des Visiteurs où les deux Moyen-âgeux renversent la bouteille entière de Chanel numéro 5 dans leur bain… C’est un signe extérieur de richesse de la bourgeoisie au niveau international…

Son succès vient du fort contraste entre la simplicité très épurée du contenant et le contenu qui envoie du lourd : plus de 80 composants dont le fameux ylang-ylang des jardins de Grasse et la rose de mai par exemple. Un petit spray de Chanel numéro 5 associé à un de ses tailleurs fétiches, vous pouvez partir conquérir le monde !

Cette veste de tailleur est de loin ma pièce de mode favorite. J’ai trouvé dans ma boutique favorite Quai 71 dans le Marais, une petite veste de la marque Osley d’inspiration Chanel qui m’a apporté grâce et standing dans bien des vernissages de salons du livre (trois au compteur max !).

Pour rien au monde je ne m’en séparerait, je compte même la léguer à ma petite fille. Une pièce de mode à la fois très simple dans sa forme et sophistiquée : les poches, les boutons de manchettes. Avec une veste Chanel, vous ferez bourgeoise sans doute mais ça ne sera jamais « mémérisant » comme dirait Christina Cordula. La magie de Chanel c’est d’habiller avec grâce les femmes de tous les âges.

D’ailleurs, les petites jeunes comme les petites pourries gâtées de Gossip Girl ou l’actrice de talent Lily-Rose Depp plébiscitent le sac matelassé Chanel 2.55 en cuir avec la petite chaînette dorée. J’en suis pas fan personnellement mais je comprend qu’il soit intemporel…

Voila, j’espère vous avoir donné envie d’aller voir cette exposition importante dès sa réouverture si elle a lieu : l’exposition devait durer du 1er octobre au 14 mars 2021. Elle présente un parcours en dix chapitres avec plus de 350 pièces venues du monde entier.

Cette exposition m’intéresse tout particulièrement car elle appelle à des souvenirs, des références culturelles qui nous font du bien en cette période incertaine où tous nos repères vacillent. Gabrielle Chanel c’est un exemple de réussite à la française malgré deux guerres mondiales et une enfance tout en bas de l’échelle sociale. Tout est possible !

Chanel contribue au rayonnement de la culture française dans le monde entier : le tailleur rose de Jackie Kennedy un jour tragique est devenu un vêtement iconique. Depuis plus d’un siècle, il y a une guéguerre entre les couturiers français et américains dont Chanel a remporté le trophée de nombreuses fois.

Peut- être même que la prochaine première dame américaine, la fameuse Flotus sera habillée par Chanel en janvier prochain ? Le style preppy de Melania Trump en Ralph Lauren c’était sympa mais il manque une petite touche de sophistication…

Retrouvez ici mes meilleurs articles autour de la mode et les expositions à Paris :

– La success story d’Helena Rubinstein racontée par Michèle Fitoussi

– La biographie d’une famille flamboyante du 20eme siècle : La splendeur des De Brunhoff

– Une exposition sur l’Exode parisien en 1940

Carnets de voyages urbains

Se régaler dans les Hauts de France en attendant de retourner en Belgique

C’est une tradition : un petit voyage à deux en automne en Belgique mais ce n’est pas possible cette année à cause de cet emmerdeur de Covid 19. Un saut dans le Thalys à Paris et deux heures et demie plus tard, vous reliez Bruges, Bruxelles ou Anvers pour un week-end gourmand.

Je vous invite à lire mon carnet de voyage urbain d’Anvers en novembre 2018. Cela me challenge bien de faire dans la foulée celui de Bruges et Bruxelles.

Alors cet article va vous vanter les charmes des Hauts de France, une région cousine de la Belgique pour ses nombreux traits culturels communs. Ce sont une partie de mes racines et j’y suis très attachée.

En début d’année, j’ai perdu une personne chère de ma famille, mon arrière-tante Julienne qui a su avec ma grand-mère Annette me transmettre l’amour du Nord de la France. J’apprécie aussi la grande gentillesse, le sens de l’accueil chaleureux et la bonne humeur de mes copains parisiens originaires du Nord : Anne Gie et Vincent, Sylvie et Karine qui nous a tous reçus un jour pour une sacrée carbonade !

Mon envie de voyage en double page dans mon bullet journal

Admirer les villas colorées Belle époque de Mers les bains

Je me souviens de sa plage de galets, ses grosses vagues et les falaises du Tréport. Je déteste les plages du Sud de la France où on est entassés comme des sardines. Mes grands-parents vivaient dans une magnifique maison de cinéma à colombages noirs et blancs à Canehan en Seine-Maritime. Il y avait même une île avec une cascade.

Droits réservés Paris Normandie

Depuis j’ai regardé un documentaire de l’émission pour seniors Des racines et des ailes sur France 3 sur la baie de Somme. J’ai très envie de retourner à Mers pour voir ses villas Belle époque très colorées. J’ai appris que Mers-les-Bains était une destination très en vogue pendant le Second empire avec le développement des bains de mer en 1860. Puis, cette belle adresse est tombée en désuétude avec l’avènement de la Riviera française accessible rapidement avec l’automobile dans les années 1920.

Les Hauts de France, patrie de la frite !

Pour moi le Nord c’est aussi ses baraques à frites. Comme je viens de la Drôme, j’étais toujours un peu stupéfaite par ces drôles de coutumes comme manger des frites à la mayo en revenant de la plage à 17 heures. Mais « la mer ça creuse » comme disait ma grand-mère et c’est un bon souvenir d’enfance. J’aime bien la forêt de pins de Stella plage, les moules-frites à Merlimont, une plage voisine du Touquet, un peu plus populaire et familiale.

Je vous rappelle mon carnet de voyages consacré au Touquet en juin dernier : un voyage rocambolesque c’est le mot. Les dunes du Touquet valent le détour, il faut absolument les préserver car elles ont considérablement réduit leur superficie sur la Côte d’Opale.

Montreuil sur mer et son maire de fiction : Jean Valjean !

A quelques kilomètres du Touquet, se trouve Montreuil sur mer, une belle cité de 3000 habitants, fief de mon grand-père Jean Samsoen. Ses parents tenaient un très beau magasin, les galeries montreuilloises. Au bonheur des dames dans la Pas de Calais ! Nous sommes allés à la Toussaint il y a des années avec mes parents et il faisait beau. La lumière sur les remparts de la citadelle conçue par Vauban reste un très beau souvenir.

Près de Montreuil sur mer se trouve Arras, une ville pas assez touristique à mon goût alors que c’est un petit bijou d’architecture ! J’ai vu le film La liste de mes envies avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine, inspiré du livre de Grégoire Delacourt. On y voit le beffroi et la grand’place filmés de manière très esthétique. Arras est donc en tête dans la liste de mes envies… de voyages.

J’ai réalisé pourquoi j’aime autant les Hauts de France et la Belgique : l’architecture civile avec ses pignons à redans ou chantournés me font rêver, j’aime les beffrois de la fin du Moyen-Age. Cela me fait aussi bien voyager à Sienne sur la place communale, à Bruges, ou encore dans une scène de Vermeer à Delft aux Pays-Bas. Cela me rappelle mes cours de deuxième année à l’Ecole du Louvre sur les splendeurs du Moyen-Age et de la Renaissance en Europe.

Cela me gonfle beaucoup qu’on caricature les Hauts de France avec mépris alors que c’est une région d’une grande richesse culturelle et économique avec son patrimoine industriel et ses usines textiles. La Redoute, Camaïeu et Bernard Arnault viennent de Roubaix ou de Tourcoing. Le grand Charles, le héros de mon grand-père était un Lillois. De nombreux artistes très talentueux comme une succession de Miss France viennent du Nord.

Droits réservés Musée La piscine de Roubaix

Je ne connais pas la région de Lille mais j’ai très envie d’aller visiter son musée d’art contemporain La piscine. C’est une ancienne piscine Art déco construite dans les années 1930. Son originalité vient de son éclectisme stylistique : de l’architecture néo-byzantine par ici, reprenant le plan des abbayes cisterciennes par là…

Le lieu est une oeuvre d’art en soi avec ses immenses vitraux et son bassin…, un bon plan culturel relayé par l’ensemble de la presse. Les cabines de douches sur les côtés me rappellent les bains Belle époque où je suis allée à Budapest ou bien la piscine Molitor à Paris…

Je suis sûre que bon nombre d’entre vous ont des attaches familiales dans le Nord, se délectant des bonnes tartes au papin ou des gaufres Rita de Mamie.

Dimanche dernier, j’ai eu le plaisir de faire découvrir les fameuses gaufres Meert à mon mari dans leur boutique du Marais.

C’est un échange de bons procédés car c’est lui qui m’a fait découvrir les richesses de la Belgique. Lui sa bonne adresse, c’est la baraque à frites de la place Flagey à Ixelles. Il a invité tous nos cousins à y aller après la visite du musée Horta à Saint Gilles.

C’est décidé dans un prochain article, je vous parlerai Belgique : ma passion pour deux de ses ambassadeurs : Stromae et Angèle, la visite du musée Horta, notre voyage de noces à Bruges à la Toussaint 2014…

Ile de France et Paris·Lifestyle

Quand la fragilité devient une force

Dans ce blog, je vous parle souvent d’un coffee-shop qui me plaît beaucoup à Paris : le café Joyeux. Ce café emploie exclusivement des serveurs et des cuisiniers porteurs de trisomie 21 ou de handicaps mentaux.

Ils sont encadrés par des managers au grand cœur, j’aurai bien aimé en avoir des aussi gentils quand je travaillais dans une enseigne de restauration rapide atroce humainement. Elle a disparu de la situation et je ne vais pas m’en plaindre.

Cette entreprise inclusive a la faveur d’un grand nombre de médias nationaux comme Paris-Match, un reportage de 13h15 le samedi sur France 2… J’ai vraiment été touchée par le témoignage de Charlotte, une équipière embauchée au café Joyeux des Champs-Elysées.

Lors de son entretien d’embauche filmé par une équipe de télévision, elle racontait au fondateur Yann et à son équipe ses déboires professionnels passés avec un cri du coeur, « je veux faire un travail qui compte dans ce monde« .

Je vous encourage à fréquenter ce café où l’on se sent bien car on est accueilli comme des rois, sans pression ni mauvaise humeur. Il y a une bien meilleure ambiance qu’à Starbucks Opéra ou dans les autres Cojean et snacks rapido où l’on se fait bien pigeonner le porte-monnaie. Chez Joyeux, tout est bon, bien décoré et on passe un chouette moment.

Pour ceux qui ne seraient pas très à l’aise avec le handicap, détendez-vous ! On ne vient pas au café Joyeux par charité même si on contribue à l’emploi de personnes bien marginalisées sur le marché du travail et ça c’est trop chouette. Quand on voit la beauté de leur café sur la plus belle avenue du monde, on se dit que c’est des petits veinards de travailler dans un si bel endroit avant tout.

J’en viens au plus important : au café Joyeux, on fait des rencontres marquantes. C’est le lieu où les familles aidantes et les associations se retrouvent. Avant d’attendre un enfant, j’ai observé un jour au café Joyeux Opéra la joie d’un jeune garçon de 14 ans , porteur de trisomie 21. Il dansait de tout son cœur sur Beyoncé et il faisait vraiment plaisir à voir pour sa joie de vivre.

Ce petit moment volé m’a bien accompagnée quand j’ai claqué la porte d’un gynécologue âgé mais sacrément maladroit qui me pressait de faire toute une batterie d’examens pour « dépister les enfants mongoliens » (sic)

Alors, j’ai eu envie de lire le superbe récit de vie de la maman de Marcel écrit par Carole Deschamps : L’extraordinaire Marcel, édité par Flammarion.

Carole et son mari Sylvain se sont aperçus à la naissance du handicap de leur petit garçon. Ils n’ont pas baissé les bras grâce à l’amour et le soutien de leur famille et de leurs amis très attentionnés et précautionneux.

J’ai beaucoup aimé le ton de ce livre et la sincérité avec laquelle cette mère raconte comment cette embûche a transformé sa vie en bien ! Elle raconte la batterie de rendez-vous médicaux hebdomadaires pour Marcel mais aussi en quoi ses deux fils émerveillent sa vie.

C’est un livre très complet et bien écrit. Il s’adresse aux parents sur qui l’armoire vient de tomber dessus et je pense qu’il leur apportera un puissant réconfort et de précieux conseils pratiques pour le suivi médical et administratif de leur enfant… extraordinaire.

Le lectorat de ce livre c’est les nouveaux parents comme moi ou les professionnels de santé dans le domaine de la petite enfance. Il faut avoir passé l’épreuve du feu de l’accouchement qu’on soit le père ou la mère pour comprendre les montagnes émotionnelles que ces parents ont pu ressentir.

Ce livre m’a fait réfléchir sur la médiatisation des enfants trisomiques car j’avais des idées reçues. Je trouve que Carole Deschamps est une femme talentueuse qui a bien compris comment marchent les réseaux sociaux. Elle a trouvé le bon équilibre pour exposer Marcel tout en le protégeant.

Et surtout, j’ai compris que les réseaux sociaux servent de véritable bouée de sauvetage pour que ces parents d’enfants trisomiques se soutiennent et s’entraident dans ce casse-tête administratif que représente la scolarisation de leurs enfants. Elle rappelle pour clôturer le livre que l’éducation est un droit obligatoire à partir de 3 ans.

« Marcel, je l’aime, il est beau, j’ai envie de le montrer à tout le monde !  »

Carole Deschamps

C’est à travers les réseaux sociaux que j’ai découvert cet été le cri du cœur déchirant d’une famille aidante. On a refusé l’accès à leur petite fille dans un club de loisirs sur leur lieu de vacances parce que c’était trop compliqué pour les moniteurs de s’occuper d’une grande fille en couches.

La maman avait envoyé des emails bien avant leur arrivée pour expliquer l’importance de sa demande. On ne peut pas en vouloir à ces animateurs de loisirs d’avoir respecté les eux fermés les règlements en cette période sanitaire bien compliquée. Mais les règlements ne prennent pas en compte la fatigue physique, la charge mentale de ces familles aidantes à longueur d’année.

On a refusé à ces parents le droit de souffler et de sortir du rejet le temps des vacances. Notre société est bien handicapée de ses lourdeurs administratives.

C’est grâce à des émissions comme La maison des maternelles ou Ça commence aujourd’hui qu’il y a une meilleure prise de conscience collective du quotidien de ces familles. Je trouve ça génial que le petit Marcel ait posé pour une campagne publicitaire Petit Bateau, bravo à ces marques pour enfants qui ont fait preuve d’intelligence !

Je trouve que les campagnes publicitaires, les émissions de télévision ou encore les embauches dans les cafés Joyeux contribuent aussi à rassurer l’opinion publique en montrant que les personnes handicapées ne sont pas des extraterrestres non plus.

Bonne nouvelle, l’ostracisme envers les personnes trisomiques ou autistes a fait son temps ! Bon vent !

Je vous recommande une excellente BD écrit par un papa qui a découvert le handicap de sa petite fille à la naissance : J’ai écrit un article Mongolien toi même !

Carnets de voyages urbains

Exulter de rire et de joie en vacances dans un vieux train entre Valence et Lyon !

Vendredi matin, nous sommes partis tôt pour Valence retrouver notre famille après le confinement. On préfère voyager en semaine et sur trois jours, c’est plus rentable vu le barda qu’on emmène avec une jeune biche de seize mois.

Pour une escapade à Valence, je vous recommande de choisir la gare de Valence ville et non Valence TGV qui se trouve loin dans la campagne. Pour visiter le parc Jouvet, la place des Clercs, la maison des têtes… c’est beaucoup plus pratique.

Après un bon tour de manège dans le superbe parc municipal crée en 1905, nous sommes partis pour Saint-Péray, le pays des vins. C’est peu dire que j’aime ce grand village où mes parents ont acheté une chouette maison il y a cinq ans désormais. Voici mes meilleures adresses à retrouver ici.

Je me suis accordée un petit kiff de maman en allant nager à la piscine municipale en plein air. Nous étions seules, ma daronne et moi. C’était même un peu triste de voir ces bassins vides sans enfants qui courent de partout et s’éclaboussent.

Le lendemain, on a grimpé (littéralement) dans un antique TER qui nous menait jusqu’à Lyon Part-Dieu retrouver nos bons copains chez eux à Villeurbanne. Je ne sais pas si c’était la nostalgie des années 1990, la belle vue sur le Rhône et les vignes de Tain l’ Hermitage… Mais il régnait dans ce wagon une ambiance de douce folie.

On a bien fait les déglingos tous les trois, Petite biche, Mon chéri et moi à brailler « On est en vacaaaances » dans le wagon alors qu’on ne l’était pas encore et à danser de manière très contradictoire. Les gens du wagon voisin en ont pris pour leur grade mais cela faisait du bien d’exulter, manifester bruyamment que Coco le virus n’allait pas nous voler notre joie cet été.

On s’est bien régalé à retrouver nos copains, nos biquets ont deux mois d’écart et s’entendent comme larrons en foire (c’est eux qui jouent au molky ensemble maintenant!). Le barbecue, les pizzas étaient au rendez-vous, énorme fou rire quand une main innocente a renversé mon verre de rosé dans mon assiette et m’a bien douchée ! Bref, il était loin le confinement et c’était bon !

Pendant ces deux jours, nous avons fait un superbe pique-nique en soirée devant les serres du parc de la Tête d’or même si nos charmantes têtes blondes ne nous ont pas laissé le loisir de faire notre traditionnelle partie de molky.

Le dimanche matin, nous avons gagné le centre-ville de Lyon en métro. Direction la place Bellecour déserte puis le Vieux-Lyon par les passerelles qui enjambent la Saône. Avec ces collines, ces immeubles à la chaux, ces fleuves d’un beau vert, on hésite entre mille références : Florence ? Budapest?. Lyon est une ville assez incroyable, un petit air d’Italie assez remarquable.

Droits réservés Lyon France

Même si je viens de Valence, je connais beaucoup mieux Paris et Marseille que Lyon. Ces escapades amicales sont donc l’occasion de pallier nos carences lyonnaises. L’an dernier, nous avions enfin visité le parc de la Tête d’or et nous y sommes retournés avec grand plaisir. Ses cactus et autres plantes sont vraiment impressionnants. J’aurai bien joué à la pétanque !

Je vous recommande la lecture de ce super guide touristique de Lyon qui vous fera découvrir cette ville unique sous un angle tout à fait insolite. Avec ses vieilles traboules, ses bouchons lyonnais…, on sent bien que cette ville a un caractère historique bien particulier. Lyon, c’est plus que la ville de la praline, du coussin de pâte d’amandes et de la quenelle (de semoule!).

Puis, nous avons pris le train pour regagner nos pénates. Même si nous pestons beaucoup contre la capitale cette année, on était content de rentrer à la maison. Cela sentait l’écurie dès l’arrivée à Paris-gare de Lyon !

Retrouvez mes précédents articles Lifestyle en Rhône-Alpes :

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Fêter quinze ans à Paris avec un chouette carnet de coloriages

Ce carnet de coloriages, je l’ai découvert sur le compte Instagram de son auteure, Zoé de las Cases. J’avais déjà acheté et offert ses géniaux albums de coloriages précédents Paris secret et New York secret chez Marabout.

Paris, carnet du voyageur parisien

Zoé de las Cases

Hachette pratique

17€95

J’ai une petite librairie de livres soldés trop géniale juste à coté du travail, rue du Bac, en face de la boulangerie Kayser. J’aime bien ses coloriages car elle dessine très bien Paris et c’est bien gros pour pouvoir s’amuser avec des feutres aquarellables. Le coloriage c’est une thérapie alors s’il faut s’arracher les cheveux avec des cases minusculus merci bien.

Je viens de l’acheter le jour de sa sortie à la FNAC des Champs-Elysées (j’aime bien les FNAC à Paris, ma préférée est celle de Montparnasse, j’y ai travaillé un Noël avec une trop chouette équipe !). Ce n’est pas un énième cahier de coloriages pour adultes. C’est un véritable carnet urbain où l’auteure partage son Paris chéri avec des visiteurs qui viennent en goguette quelques jours mais il s’adresse aussi aux locaux d’adoption qui ont fait de Paris leur ville. Je regrette un peu le fait qu’il y ait peu d’espaces pour le personnaliser mais je vais trouver une astuce.

Ce carnet sympathique compte plus de dix ballades dans le centre et l’est parisien (le 16eme, le 15eme et le 8eme arrondissement sont boudés) : Gobelins et jardin des Plantes, Pigalle et Montmartre, Belleville, République et canal Saint-Martin, Luxembourg-Saint Sulpice et Saint-Germain des prés, Rue du Bac et Invalides, Bastille et Charonne, Sentier-Montorgueil, Louvre et Palais royal, Marais et Île Saint-Louis, Haut Marais….

Dans un prochain article, je reviendrais sur mes résidences parisiennes en quinze ans : un foyer pour filles sur l’île Saint-Louis après le bac, une chambre de bonne entre Champs-Elysées et Avenue Montaigne, une autre boite à chaussures rue de Rennes, un premier appartement une fois mariée à Belleville et enfin un mini-palais porte de Bagnolet.

Avec moi, son épaisseur va sans doute considérablement augmenter car j’adore coller des cartes de visite, des étiquettes, des souvenirs… J’aime beaucoup sa reliure très originale, même si un peu fragile. Ce n’est pas un simple livre de coloriages très plat, cela va devenir avec mes soins, un véritable carnet urbain avec des collages qui lui donneront du volume et du grain ! A nous deux Paris !

*Cette superbe carte ancienne de Paris vient de la librairie RMN du Musée du Louvre si elle est toujours disponible à la vente. C’était un de leurs produits-phare quand j’y travaillais, elle coûte moins de 10 €.

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Carnets de voyages urbains

Les galériens de la SNCF : un voyage Paris- Le Touquet rocambolesque

Je me réjouissais d’avance à vous écrire un beau carnet de voyages consacré au Touquet. C’est ma destination touristique la plus familière puisque mes grands-parents viennent de Montreuil sur mer. J’ai découvert Le Touquet grâce à ma grand-mère et surtout à ses cousins formidables qui nous ont invité une paire de fois dans leur belle maison dans la pinède près du golf. Ils nous ont sauvé la mise dimanche matin, d’un week-end qui s’annonçait catastrophique.

Car voyager avec un bébé de seize mois le premier week-end de vraie liberté dans les transports français était rocambolesque. Le trajet direct devait se faire en deux heures, il aura duré près de six heures avec escale de deux heures à Amiens. Heureusement la gare était proche du centre-ville avec un parc et nous avons eu le bonheur de nous approcher de la cathédrale.

Le centre-ville d’Amiens

Mais l’arrivée à Etaples a été la douche froide, pas de navettes pour Le Touquet situé à plus de sept kilomètres et aucunes indications de la SNCF. C’est bien simple depuis la gare du Nord, on s’est sentis vraiment abandonnés. Les contrôleurs dans le train pour Amiens nous ont aidé du mieux qu’ils pouvaient mais il est évident que le plan de dé-confinement à partir du 2 juin patinait dans la semoule.

Je suis surtout furieuse contre notre hôtel que je ne citerai pas pour ne pas lui faire de publicité. La réception m’a assurée qu’il y avait des navettes vers le centre-ville (le gros gros bobard) et avait déjà prélevé mon argent trois jours auparavant. Impossible de pouvoir aller dans l’hôtel beaucoup plus central et moins cher que j’avais ensuite repéré sur le site de la SNCF. La loi des séries, je vous dis.

Un début de carnet de voyages à continuer une autre fois…

Heureusement, tels trois galériens déterminés, nous sommes partis à travers la pinède, poussette au vent (des rafales à plus de 170 kms/h) pour rejoindre le phare de la Canche. C’était joli mais totalement désert, on se serait cru en novembre alors que nous étions début juin. Ce fut beaucoup plus animé du coté de l’hôtel Westminster et du village Suisse.

Nous nous sommes régalés à la crêperie Le Touq’crèpes, 15 avenue du Verger pour son accueil très chaleureux, sa décoration moderne et agréable et surtout ses crêpes succulentes. Mon cher et tendre a pris une crêpe façon Tatin, moi une crêpe avec du lemon curd maison accompagnée par une bolée de cidre brut. Ce n’était pas donné 10 € et 6 € les crêpes, mais vu nos mésaventures de la journée, nous nous sommes dit que nous les avions bien méritées. C’était la première fois que nous retournions au restaurant depuis début mars, ça se fêtait.

Il ne faut pas se fier au plan du Touquet, c’est une petite ville beaucoup plus étendue qu’il n’y parait. Elle compte 4500 habitants à l’année et plus de 250 000 l’été. C’est de loin ma station balnéaire favorite pour la richesse de sa vie culturelle : des festivals de musique, une médiathèque, un musée. Et j’avais vraiment envie d’y faire du shopping, pour retrouver un autre superbe poisson en céramique que j’avais acheté dans le centre-ville. J’espère que les trains et les navettes vont rapidement se mettre à la page car Le Touquet est une très belle destination touristique.

Je garde le meilleur pour la fin : la plage. C’est selon moi la plus belle du Nord de la France, un véritable balcon sur la Manche. Pas un seul déchet plastique, que de l’émerveillement. Après plus de cinquante jours de confinement, même si je galère encore, je reviendrai (avec mes inséparables) au Touquet parmi les miens dans le Pas-de-Calais.

Cinq bonnes raisons de partir un week-end au Touquet :

– C’est tout proche (normalement !) privilégiez plutôt un départ le vendredi soir pour profiter pleinement.

– C’est pas très cher (heureusement vu la rallonge du trajet !) : nous avons profité de billets à 30€ aller/retour par personne grâce à la politique de prix cassés pratiquée par la région des Hauts de France qu’il faut saluer. Depuis de nombreuses années, cette région permet à tous de rejoindre les plages sans casser sa tirelire.

– pour la beauté de ses plages de sable fin grandioses. C’est la perle du Nord de la France.

– la beauté architecturale de ses villas. J’aime parcourir en vélo les petits chemins qui mènent vers le golf dans la pinède. Je me verrais bien vivre à l’année la-bas moi !

– de quoi se régaler avec les fruits de mer du marché aux poissons d’Etaples, ramener des gaufres Rita et une délicieuse tarte aux papins, qui me rappelle les personnes que j’aimais tant.

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage regroupés sur cette page !

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Dé-confiner tout doucement du côté du bois de Vincennes…

Pour ce premier week-end déconfiné, nous avons pris le bus 86 en famille pour aller au lac de Saint-Mandé, comme le bois de Vincennes était ouvert aux Parisiens en mal de verdure. Ce n’est pas un parc très grand mais avec son lac verdoyant et ses canards sauvages, il a bien fait le job. Nous le connaissions pas et c’était une belle découverte.

Ensuite, nous sommes partis à la découverte des belles maisons de ville en meulière de Vincennes. Depuis que j’ai vu le film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain où elle kidnappe un nain de jardin dans la jolie villa de son père à Enghien, je me passionne pour la meulière.

C’est une roche assez recherchée pour son isolation, typique des belles villas d’ Ile de France entre les années 1860 à 1930. Les maisons Art Nouveau combinaient la meulière avec le fer forgé des balcons, la céramique et la faïence. Ce sont des biens particulièrement recherchés sur le marché immobilier.

En rejoignant le château de Vincennes pour reprendre le métro, nous nous sommes reposés sur un banc vraiment confortable. Je suis assez atterrée de voir à quel point la ville de Paris nous prive de plus en plus des bancs dans le 20eme arrondissement. Je m’en suis vraiment rendue compte pendant ce confinement avec ma petite zouzou de quinze mois. Le mobilier urbain a de l’importance pour ses habitants et c’est honteux de vouloir les enlever pour supprimer les sans-abris du paysage.

J’ai vu les choses en grand pour cet article : vous proposer des tonnes d’idées de balades dans des châteaux, des lieux pas possibles par dizaine… et puis je me suis bien calmée. Le dé-confinement ça ne se fait pas n’importe comment, zone rouge oblige. Nous avons été parqués à un kilomètre de chez nous pendant deux mois, il faut y aller doucement, se réhabituer à la foule, s’adapter aux gestes barrières dans le métro.

Alors, on flâne en ville dans le Val de Marne, notre prochain chez-nous à partir de cet été. Dimanche, nous étions à Joinville- le pont et nous nous sommes régalés en bords de Marne. Cela me donne bien envie d’aller faire une ballade Art déco pour en apprendre plus sur ces belles villas.

Plus tard, en juin nous irons du côté du lac d’ Enghien-les bains, l’observatoire de Meudon, le château de Saint-Germain en Laye, et peut-être même prendre un billet de train pour aller voir les falaises de Dieppe mais tout doucement car le printemps a été rude pour tous !

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Le click and collect ou le nouveau commerce moderne.

Depuis plus de trois ans, je travaille dans une librairie protestante, la librairie 7ici, qui compte un site de vente en ligne. Chaque matin, pendant une heure, je référence les nouveaux livres pour un référencement de choc sur Google ! J’aime beaucoup cet aspect de mon métier de libraire.

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Droits réservés Brigitte Lannaud Levy

Cela me permet de voir passer l’ensemble des nouveautés et des rééditions et ainsi j’améliore mes conseils de lectures aux clients. Aussi, j’apprécie de fouiller sur les sites des éditeurs pour y trouver des extraits du livre, des interviews d’auteurs et ainsi enrichir nos fiches produits pour guider au mieux nos clients.

Cela faisait longtemps que j’avais envie de vous donner un petit aperçu de mon travail de libraire dans ce blog (je ne sais pas si j’aurai envie de faire un autre métier…). C’est l’achat d’une paire de chaussures pour bébé qui m’a décidée à le faire ! Je m’explique ….

kickers

Samedi, j’ai téléphoné à un commerçant courageux qui prend les commandes par téléphone pour dépanner ses clients et sauver son magasin pendant cette pandémie. Il m’a envoyé les photographies des modèles de chaussures, et on a pris rendez-vous pour l’après-midi même pour les essayer sur le pas de la porte et les payer. Toute ma sympathie à la boutique A pieds joints à Gambetta qui est sur le pont avec toutes ses armes : page Facebook, compte Instagram… pour ne pas se faire oublier et ça marche. Trois clients pendant la demie-heure où nous attendions, distance de sécurité oblige, et autant de livraisons dans le quartier à vélo….

Libraires, fleuristes, coiffeurs, restaurateurs, cafetiers, cinémas… nous sommes tous dans le même bateau et nous avons besoin de vous ! Je n’aime pas juger les pratiques de consommation de ma famille ou de mes amis même si cela me hérisse les oreilles quand j’entends parler d’Amazon.

Moi même, j’ai acheté chez eux des produits longs à trouver dans le commerce traditionnel et leur rapidité m’épate aussi (elle semble se jouer de toutes règles du droit du travail aussi) . Mais aujourd’hui, la donne a changé ! Des milliers d’emplois sont en jeu, la sixième économie mondiale (est-ce encore le cas?) vacille et il est temps de la soutenir. Je me suis reconnue avec ces commerçants quand j’étais sur le pas de la boutique de chaussures.

apiedsjoints

Vos commerçants de proximité se décarcassent pour vous servir au mieux, parfois plus vite qu’Amazon qui peut vous faire perdre deux semaines car ils ne connaissent pas les petits fournisseurs spécialisés. Une belle façade de marketplace avec beaucoup de référencement, c’est de la poudre aux yeux ! Un libraire est bien meilleur qu’un algorithme pour vous conseiller au mieux, trouver un titre de substitution rapidement, réparer une erreur technique du site parce qu’il est plus intelligent !

Si vous préférez commander en ligne, il y a une multitude de commerces indépendants français qui vous proposeront ce service avec rapidité, savoir-faire et humanité. Ce n’est pas une machine qui comprend comment se décarcasser pour que la personne âgée reçoive son livre en Ephad ou arriver à l’heure pour l’anniversaire du petit dernier.

Cet article est volontairement dénué de toutes nuances et adopte un total parti-pris, il ne cite aucuns chiffres sérieux, ni statistiques mais il fait appel à une bonne vieille ficelle du commerce qui marche depuis la nuit des temps : le lien social !

Tout le mois de mai, retrouvez vos commerçants, entre l’absence de frais de port et le temps que les fournisseurs ré ouvrent et que vous soyez livrés, vous serez gagnants !