Le mois dernier, j’ai visité l’exposition Epiphanies au collège des Bernardins avec mes parents de passage à Paris. Ainsi, j’ai découvert le travail magistral d’Augustin Frison-Roche. L’exposition suivante est toute aussi passionnante et superbe : quinze tapis et tapisseries inspirées par l’oeuvre de Tolkien.
La programmation 2025 du collège des Bernardins en fait un lieu culturel incontournable à Paris. Et surtout l’entrée est gratuite !
Il y a cinq ans pendant le confinement de 2020, j’ai découvert dans un magazine de décoration, une de ces tapisseries d’Aubusson.
J’ai eu un vrai coup de coeur pour cette oeuvre car elle raconte un moment phare du film Le hobbit : quand les nains fuient une rivière dans des tonneaux. J’en ai fait un collage avec une caravane tellement cet univers et ses couleurs m’ont plu.
Je précise que je ne connais rien de rien à la trilogie du Seigneur des anneaux. Je ne suis pas une grande fan des films fantastiques mais je ne sais pas pourquoi j’ai eu un vrai coup de coeur pour Le hobbit.
J’aime énormément sa petite maison qui ressemble à un tumulus. En Bulgarie, nous nous rendons chaque année dans un endroit génial : le golden park à Lukovit avec des habitations en bois et en pierre inspirées par le roman. Mille mercis à mon beau-frère Alexandre d’avoir découvert le lieu !
Cette année, c’est l’anniversaire des 70 ans de la parution du Seigneur des anneaux. Le hobbit a conquit plus de cent millions de lecteurs à travers le monde. Sa popularité a pris un vrai virage quand la suite Le Seigneur des anneaux a été publiée en 1954.
J’aime bien offrir comme cadeau de Secret santa une édition collector du roman édité par Le livre de poche. C’est un bel objet à conserver dans sa bibliothèque.
J’aime particulièrement l’univers de Tolkien car il reflète aussi une époque : l’Angleterre des années 1920 à 1940 avec ses manuscrits tapés à la machine à écrire à Oxford, ses propres aquarelles de la Terre du milieu. Il a écrit de nombreuses lettres du Père Noël pour divertir ses enfants.
Cela me fait penser à Jean et Cécile de Brunhoff, leurs contemporains français qui ont aussi écrit et illustré Babar pour leurs enfants.
C’est l’exposition phare de ce printemps. Elle célèbre le savoir-faire de la cité internationale de la tapisserie qui a su valoriser ce fonds iconographique inestimable. Comme le détaille Stéphane Jarno de Téléramadans son article La tapisserie du « Milieu » : les tapisseries d’Aubusson sont le fruit d’une écriture textile, ses techniques font vibrer les couleurs, suggèrent le mouvement, feignent le relief…
C’est l’exposition idéale à montrer aux enfants à partir de huit ans pour leur faire découvrir une oeuvre littéraire fantastique. Elle repose sur un univers indémodable pour des générations de lecteurs.
Vous pouvez retrouver ici toutes les informations pratiques pour visiter cette belle exposition à ne pas manquer ce printemps !
Comme son nom l’indique, Le bal littéraire des sardines se spécialise dans un domaine bien précis des métiers du livre : les succès éditoriaux qui deviennent patrimoniaux pour des générations de lecteurs.
Depuis début janvier, je me rends à mon nouveau lieu de travail qui se trouve entre la gare de Lyon et la gare d’Austerlitz. J’ai aperçu le mythique Orient express sur le quai de la gare d’Austerlitz.
Hasard du calendrier, je visionne sur Youtube sans doute l’un des meilleurs vlogs de Léna situations qui se déroule à bord de ce train, le plus cher au monde.
Quand le roi des trains inspire la reine du crime : Agatha Christie.
J’ai beaucoup aimé son vlog pour sa référence au roman Le crime de l’Orient express, écrit en 1934 par Agatha Christie. Je pense que comme la série Lupin avec l’oeuvre de Maurice Leblanc, Léna va inciter les jeunes générations à découvrir des classiques littéraires.
Venise n’est pas une ville qui m’attire beaucoup mais Léna et Seb ont su en montrer ses atouts entre promenades en gondole, confection de masques vénitiens et départ à la gare en bateau-taxi.
Ils ont voyagé dans une cabine ultra luxe avec majordome H24, dîner privé servi dans la cabine avec champagne et caviar au goûter. Les boiseries de la salle de bain étaient tout simplement dignes d’un rêve. Ils avaient un dress-code pour aller dîner le soir au wagon-restaurant et au fumoir du train. C’est pas la même chose que le sandwich triangle immonde que nous sert la SNCF au wagon-bar !
La valeur ajoutée de ce beau vlog patrimonial est la séquence émotions quand Léna qui est si généreuse cueille littéralement le youtubeur passionné de trains en lui offrant le voyage d’une vie à bord de l’Orient express.
Si l’envie vous vient de vous offrir ce cadeau unique : le lien vers la compagnie ferroviaire de l’Orient-Express.
Voyager au bord de l’Orient -express c’est tout un art de vivre avec les décors de Lalique qui datent des années 1920, son esthétique bleu nuit avec lettres dorées inspirées par le costume des chasseurs alpins de son premier propriétaire vers 1883.
Son histoire est forcément liée à la géopolitique du 20eme siècle. Ce train mythique a traversé l’Europe de Paris à Istambul en passant par Venise, Vienne, Budapest ou notre chère Bulgarie. On se croirait dans le jeu de société Ticket to ride.
Moi aussi, j’ai un petit coup de coeur pour un train corail. Il relie Lyon à Marseille en quatre heures avec un grand nombre d’arrêts entre les vignes et le Rhône notamment une belle carte postale à Tain L’Hermitage. On se croirait dans un décor de Wes Anderson.
Quand je rentre du travail le soir, j’aime admirer cette belle tour clocher de la gare de Lyon. Elle est typique du Paris 1900, date de l’inauguration du métropolitain dans la capitale. Les chiffres romains de son horloge (peints à la main) font plus d’un mètre de haut chacun.
Le beffroi culmine à 61 mètres de haut. Cette gare est classée aux monuments historiques pour ses fresques dans le grand hall ainsi que son fameux restaurant de style Second empire : Le train bleu. La gare de Lyon a accueilli des tournages de films mythiques : La traversée de Paris, L’homme de Rio ainsi que La boum 2 avec la mythique scène d’adieux entre les parents de Vic.
En 2025, mon trajet quotidien pour aller au travail entre Gare de Lyon et Gare d’Austerlitz vaut tout autant que mon ancien quartier de travail : Panthéon-Luxembourg.
Les jeux olympiques, les cathédrales sont des trésors intemporels et immuables qui rassurent les gens face à un monde en constante mutation à l’ère des réseaux sociaux. J’ai donc passé une bonne partie de mon après midi et début de soirée devant France 2 et ses émissions spéciales.
J’ai beaucoup aimé les interventions de Laurent Voulzy et Stéphane Bern, deux amoureux des cathédrales qui en parlent si bien dans leurs chansons ou leurs émissions historiques. La séance photo avec tous les dirigeants internationaux était un peu longuette.
Mais force est de constater que Notre Dame sert la géopolitique actuelle en réunissant le futur president des Etats-Unis, le président ukrainien, le président Macron qui s’est servi de la réouverture de la cathédrale pour redorer son propre blason en pleine errance politique.
C’est le pape François qui était l’autorité la plus compétente pour présider ces cérémonies. Mais je salue son geste politique de privilégier la Corse en se revendiquant comme le pape des migrants. J’ai trouvé émouvant les applaudissements qui ont accueilli le président ukrainien qui est allé faire une franche accolade au président polonais. Leur camaraderie avait l’air authentique. L’absence de dirigeants espagnols, grand pays catholique et voisin de l’Europe m’a parue assez énigmatique.
J’ai vraiment été touchée par l’ovation faite pendant de longues minutes aux pompiers de Paris et aux compagnons qui ont restauré avec brio Notre Dame de Paris.
C’était sans nul doute le plus beau moment de la cérémonie. Il faut dire qu’ils ont pris les bonnes décisions la fameuse nuit de l’incendie et ils ont pris des sacrés risques.
Pour avoir monté les marches des deux tours pour voir le panorama de Notre Dame avec ses célèbres gargouilles, les escaliers sont vraiment étroits. C’est vraiment un acte héroïque de leur part de monter au pas de course ces marches quand la chaleur est suffocante et que la mort rode sous un matériel d’une quinzaine de kilos.
Donner peu ou beaucoup d’argent avec son coeur car Notre-Dame ne pouvait pas disparaître
Chacun a un lien particulier avec Notre Dame de Paris. C’était très émouvant ces petits enfants interviewés à la télévision qui racontaient leur fascination pour la cathédrale lors d’une promenade en famille en bateaux mouches.
On a beaucoup critiqué les sommes considérables données par de riches mécènes français ou américains. Mais tout de même , c’est touchant ces 340 000 donateurs du monde entier qui ont ainsi déclaré leur flamme à cette cathédrale, le berceau de toute une civilisation.
C’était une magnifique cérémonie où il est rare de voir un archevêque donner neuf coups de crosse sur les portes d’une cathédrale. Le moment était très solennel avec la chorale d’enfants.
J’ai beaucoup aimé les tenues dessinées par le couturier Jean-Charles de Castelbajac, qui est un croyant revendiqué. Il avait déjà conçu les vêtements liturgiques du pape Jean-Paul II lors des JMJ en 1997.
Moi même quand je suis venue visiter Paris en famille quand j’avais dix ans, j’ai été plus impressionnée par Notre Dame de Paris que par le Louvre ou l’arc de triomphe. Ma tante m’avait offert un Découvertes Gallimard sur les cathédrales pour ma communion en CM2.
On ne peut pas dire que je l’ai particulièrement lu mais je le garde avec moi dans tous mes déménagements. C’est un souvenir de mon enfance quand on braillait dans la cour de récréation Il est venu le temps des cathédrales et les autres chants de la comédie musicale Notre Dame de Paris.
Puis en 2005, j’ai réussi le concours de l’Ecole du Louvre et j’ai vécu deux ans dans un foyer de filles sur l‘Ile Saint Louis. Quel privilège de pouvoir aller entre copines dès qu’on voulait à l’intérieur de Notre Dame car c’était à deux pas du foyer. Des fois, quand on sortait le soir les week-ends on passait toujours par le parvis de la cathédrale car cela symbolisait notre Paris, le nôtre, pas celui des touristes.
Pendant les cinq ans de la reconstruction de Notre Dame de Paris, ce qui m’a le plus manqué c’est de ne pas pouvoir aller dans le square qui est collé à la cathédrale. C’est à la pointe de l’île de la Cité avec son pont qui la relie à l’île Saint-Louis. Une scène d’un de mes films favoris Julie and Julia y a été tourné mais aussi Midnight in Paris de Woody Allen.
Julie and Julia avec Meryl Streep et Stanley Tucci, Copyright Sony Pictures Releasing France
Fin décembre, nous irons nous balader avec notre famille de Bulgarie dans le quartier de Notre Dame de Paris. Peut être que nous pourrons rentrer à l’intérieur.
Cette reconstruction est très symbolique pour le monde entier : l’incendie a provoqué une tristesse universelle dans le monde entier. Une de mes collègues, Sophie, m’a raconté se souvenir d’un immense silence plombant dans le métro les jours suivants car les gens étaient choqués par les images terribles qu’ils avaient vu le 15 avril 2019.
Avec cette cérémonie diffusée dans plus de 150 pays, l’espoir renait. Les hommes peuvent se réunir autour des cathédrales pour reconstruire ce que le feu a détruit.
Retrouvez-ici mes précédents articles consacrés à la beauté de Paris, ma ville d’adoption depuis bientôt vingt ans.
L’inspiration évidente des maisons flamandes de la rue de la Monnaie à Lille
Cela va devenir une tradition : on aime profiter du week-end de la Toussaint en famille pour aller passer deux jours à Lille en automne.
On profite des prix attractifs de OUIGO depuis Marne la Vallée (20euros aller-retour pour un adulte et 16euros pour un enfant de 5 ans). En une heure, nous arrivons à la gare de Lille Flandres en plein centre ville.
En 2022, nous avions logé deux nuits à l’hôtel Ibis près de la rue de Gand et tous ses estaminets. C’était assez central mais le confort des chambres était un peu rudimentaire et ce n’était pas bien agréable de petit-déjeuner avec BFM-TV en boucle le matin.
Cette année, nous avions choisi l’hôtel Kanai, situé dans une rue piétonne : rue de Béthune. Nous avons pris une chambre triple avec petit-déjeuner inclus. L’hôtel se trouvait juste à côté de la station de métro Rihour et de l’office de tourisme.
Nous étions à 400 mètres de la Grand’ place de Lille et c’était vraiment génial de s’y balader un samedi matin quand la place était encore déserte. Les boutiques de vêtements et de décoration du Vieux-Lille sont vraiment somptueuses. Une fois de plus, je n’ai pas pu tester le fameux salon de théElisabeth’s car c’était très fréquenté.
Mais je suis bien contente de moi car j’avais eu la bonne idée de réserver dans la semaine un créneau pour visiter la maison natale du général de Gaulle, rue Princesse, le jour de Toussaint à 17 heures.
La visite de la maison natale du général de Gaulle : encore mieux que l’univers de Downton abbey !
C’est une belle maison bourgeoise avec un étage et une superbe façade qui date du Lille de la Belle époque (1870-1914). Charles de Gaulle y est né en 1890, dans la maison de ses grands-parents. Il n’y vivra que quelques mois mais il se sentira toute sa vie profondément lillois.
Les lieux sont quand même fragiles dont on y entre par petits groupes de dix personnes et nous avons des consignes strictes car aucune des pièces n’est protégée par des vitrines en verre.
C’est un sacré avantage de la visite. On a le sentiment d’être invité par la famille de Gaulle dans un très bel environnement bourgeois. Cela ressemble beaucoup à la visite de la maison de Claude Monet à Giverny.
Toutes les pièces même les commodités sont plus intéressantes les unes que les autres. Cette maison fourmille d’un millier d’objets. La plupart n’appartiennent pas proprement à la famille du général mais on remarque le talentueux travail de conservation pour réunir les objets du quotidien les plus emblématiques de cette époque.
Bonne surprise, cette visite digne d’une maison de poupées a beaucoup intéressé ma fille de cinq ans. Elle a remarqué la gaufre sur le coin d’une assiette dans le salon, la partie de dominos mais aussi les sucreries typiques du Nord dans la cuisine…
Moi, j’ai été subjuguée par le jardin d’hiver avec les jeux pour enfants. Bonne Maman, la grand-mère avait 18 petits enfants dont Charles. Elle désignait la cour comme « un hurloir aux enfants« , je trouve que c’est une belle pédagogie éducative pour l’époque.
Le jardin d’hiver, la pièce maîtresse de la maison
Cette visite a été une réussite pour toute la famille. Cela m’a même un peu émue car mes grands-parents étaient très attachés au général de Gaulle, un héros de guerre de la génération de leurs parents. Ils avaient beaucoup de livres à son sujet dans leur bibliothèque. J’ai beaucoup aimé le buste sculpté sur un socle qui vient de l’île de Sein. C’est symbolique car la plupart des hommes de cette île ont rallié le général de Gaulle après l’appel du 18 juin 1940.
Le prix d’entrée de la visite n’est pas du tout excessif : 8€ plein tarif, 6€ tarif réduit et gratuit pour les moins de 26 ans. Il y a une boutique-librairie où l’on peut même acheter des gaufres Meert, les préférées du général.
Avant de rentrer à l’hôtel, on a fait un tour par l’ancienne bourse où il y a toujours de la brocante de livres jeunesse, d’affiches de cinéma, de vieux vinyles… C’est ici qu’une scène de la série à succès HPI a été tournée. On y voit Karadec et Roxane chiner dans les allées, je pense que c’est dans la saison 2.
La citadelle, le poumon vert de Lille et le paradis des enfants.
Le lendemain c’est à dire le samedi, comme il faisait moche, on a trainé un peu le matin à l’hôtel devant les dessins animés. Vers onze heures, nous avons quitté l’hôtel pour rejoindre la citadelle qui se situe à dix minutes à pied du centre-ville. Nous y étions déjà allés en 2022.
Cette année, notre fille a pu profiter de toutes les attractions de Cita parc car elle mesure plus d’ 1m20. L’achat du ticket unique (3€ le manège) était beaucoup plus correct que les prix du jardin d’acclimatation dans le bois de Boulogne ( 4.50€ le ticket).
C’est vraiment un endroit génial, une institution lilloise pour les familles. En automne, c’est très beau et assez calme comme lieu.
Pendant ce week-end, j’ai beaucoup comparé Lille et Paris. Le centre commercial Euralille n’est pas aussi important que celui de la Défense mais pourtant cela ressemblait à un immense paquebot noir de monde.
Une astuce bien utile : la passerelle qui relie la gare au centre commercial Euralille.
On atterrit toujours là bas en fin de voyage quand on est bien fatigué pour attendre le train au Colombus café. Sachez qu’il y a une passerelle bien utile qui relie directement le centre commercial à la gare de Lille-Flandres. Nous ne sommes pas les seuls naufragés là-bas avec nos valises.
La prochaine visite dans le Nord sera dédiée à la découverte d’Arras, dans le Pas de Calais, berceau de mes grands-parents.
Retrouvez-ici d’autres articles précédemment rédigés dans le blog :
J’ai enfin visité la colonnade du Panthéon. Je travaille dans la rue d’a côté depuis trois ans. On a profité avec ma fille du fait que l’endroit tellement touristique d’habitude, était désert à cause des Jeux Olympiques.
Je vous recommande cette visite car avec un pass Navigo, vous avez une petite remise sur le prix d’entrée. J’avais déjà profité de ce bon plan en mai dernier au chateau de Fontainebleau, merci la région Ile de France !
C’était assez émouvant de se retrouver au centre de la coupole, ce lieu de mémoire que l’on voit à la télévision pour les dernières entrées au Panthéon: Simone Veil et son mari, Joséphine Baker, Mélinée et Missak Manouchian en février dernier…
En ce moment, a lieu dans la crypte, une exposition qui s’appelle Vivre à en mourir. Elle retrace les faits d’armes et de résistance du groupe Manouchian. Il est projeté sur écran des extraits de la BD, Missak Manouchian, une vie héroïque, que j’avais chroniqué ici cet hiver.
J’avais aussi vu une émission de télévision avec Elise Lucet et Penelope Bagieu qui se déroulait sur cette fameuse colonnade. Pénélope est la dessinatrice des Culottées, ces femmes oubliées par l’Histoire.
Le panorama du Panthéon : une vue à couper le souffle en plein centre de Paris.
Cette visite est un très beau souvenir car on a vraiment vu tout Paris sans prendre des tas d’ascenseurs ou monter des escaliers qui donnent le vertige comme c’est le cas à la tour Eiffel où il y a beaucoup de grilles qui gâchent la vue. Nous n’avons monté que 210 marches et la colonnade est très agréable à visiter.
C’est accessible pour les enfants et les personnes âgées même si il y a une série de marches un peu abrupte. Ce qui est très drôle, c’est que du haut du sommet, nous avons repéré une compagnie de policiers.
Magie des jeux olympiques, on est allé leur parlé. Ils venaient de l’Aveyron et ils ont proposé à ma fille de faire un selfie pour garder un souvenir de la police. C’était vraiment un bon moment convivial.
Enfin, j’aime particulièrement cette place car elle est très cinématographique. J’ai vu au moins 12 fois les films de La boum avec Sophie Marceau, collégienne à Henri IV, le lycée voisin du Panthéon.
Il n’est pas impossible que ces films m’aient donné envie de venir vivre à Paris quand j’avais une dizaine d’années. Ces lieux superbes du 5eme arrondissement ont aussi inspiré des séries Netflix plus contemporaines comme Lupin (un épisode de la saison 3 a été tourné à Saint Etienne du Mont ou encore Emily in Paris.
Hier soir, nous étions en famille devant la télévision pour un moment historique : la cérémonie des Jeux olympiques de Paris. C’était important de partager cela avec ma fille qui a cinq ans.
Ses animateurs du centre de loisirs se sont décarcassés pendant un mois à proposer des activités de qualité sur l’olympisme : le drapeau, les médailles, la flamme olympique… Ce sont les enfants qui sont les meilleurs pour s’émerveiller.
Et c’était un vrai réconfort de pouvoir enfin participer à la fête devant sa télévision après des mois à être un peu fébriles, à se demander comment on aller s’organiser au quotidien avec la perte de nos repères…
Voir tous ces gens aux balcons des chambres de bonnes pour saluer avec des banderoles et des drapeaux, les délégations olympiques sur les bateaux mouches, m’a fait beaucoup de bien. Nous avons besoin de communion au milieu de cette actualité politique et internationale pesante.
Un clip d’inauguration drôle et hyper contemporain grâce au duo irrésistible : Jamel et Zidane
Le début de la cérémonie était parfait, bien rythmé. Jamel Debouzze et Zinédine Zidane nous ont fait rire dans le stade de France vide. Cette cérémonie olympique est la première qui se déroule en dehors d’un stade.
Zizou avec son immense sourire et sa fausse timidité se révèle être un bon acteur de comédie. Son tableau avec la course-poursuite effrénée dans les rues de Saint-Denis fait référence à la série Emily in Paris. Ce clip montre la réalité : la panne du métro, les rats mais aussi l’arrivée en barque des enfants qui apportent la flamme olympique jusqu’au Trocadéro.
Le plus beau tableau de ce spectacle c’est celui de Lady Gaga qui a repris la mythique chanson de Zizi Jeanmaire qui date de 1961 : Mon truc en plumes. Elle a su en faire quelque chose de terriblement moderne en respectant la tradition du music-hall.
La scénographie est tout simplement parfaite : ce grand escalier doré avec les boys qui tiennent de grandes plumes roses pour la cacher. Tout le monde est habillé de noir avec des grandes plumes roses et blanches. Cela swingue, Lady Gaga parle parfaitement le français et elle a l’air de beaucoup d’amuser. Ils ont tourné cette séquence sur la pointe de l’Ile Saint Louis. Un lieu particulier dans mon coeur car j’ai vécu dans un foyer de filles là-bas entre 2005 et 2007.
Avec mon mari, on a fait preuve d’ouverture d’esprit avec le tableau de metal qui se déroulait à la Conciergerie parce que c’était sacrément bien mis en scène. Mais bon la référence à Marie-Antoinette captive dans cette prison puis décapitée, ce n’était pas bien adroit de rappeler cette période peu glorieuse pour la démocratie française. Le passage de Guillaume Diop avec des danseurs de ballet de toute la France était superbe.
J’ai revisionné par la suite le passage d’Aya Nakamura sur le pont des Arts depuis l’Académie française. Avec toute la bonne volonté du monde, j’ai vraiment du mal avec la pauvreté de ses textes. Moi j’aime les paroles de Stromae, de Gainsbourg… car cela a du sens, cela procure de l’émotion. Trop de verlan, je n’ai rien compris. J’ai bien aimé sa tenue signé Dior et le feat avec la Garde républicaine qui a vraiment enrichi sa prestation. Curieusement, mon père qui aime bien les bals folks en Auvergne a bien aimé sa prestation. Elle a réussi une prouesse et la Garde Républicaine lui a fait un très beau cadeau inoubliable.
Les tableaux subversifs m’ont poussé à faire une pause télé pendant ce long marathon télévisuel
Je choisis de ne pas m’attarder sur le ventre mou de la cérémonie qui a commencé avec la séquence sur les Minions. Je comprends bien qu’on ait voulu valoriser les studios d’animation français mais quel rapport avec le sport? Idem pour les statues des femmes en or qui étaient très réussies mais je n’ai pas compris le lien avec les jeux olympiques.
Avec le défilé de mode sur la passerelle Debilly, j’ai senti que la propagande woke allait être sur le devant de la Seine. J’ai donc fait une pause salutaire en quittant mon écran. Je pense que la subversion gratuite et blasphématoire a toujours un effet boomerang bien douloureux. J’aime bien Philippe Katerine comme acteur et chanteur, mais j’aurais aimé ne pas tomber sur la vue de ses testicules peintes en bleue en revenant m’asseoir.
Je préfère saluer le superbe travail des forces de l’ordre et la résilience des commerçants parisiens.
J’ai beaucoup aimé le discours vibrant et sincère de Tony Estanguet pour couronner un travail de dix années. J’ai lu dans l’édition week-end du Parisien un très beau reportage photo sur les jeux Olympiques de Paris en 1924.
La fin de la cérémonie a été magique avec les derniers relayeurs de la flamme olympique : j’ai beaucoup aimé cette diversité avec ces sportifs de tous horizons, ces légendes comme Serena Williams, Carl Lewis, Nadia Comaneci, Zidane, Rafa Nadal... ainsi que les athlètes paralympiques.
C’était l’occasion d’honorer d’anciens champions olympiques français comme Félicia Ballanger, Laura Flessel, David Douillet. Quelle émotion de les voir parcourir l’esplanade du jardin des Tuileries pour rejoindre le plus vieux champion olympique français en fauteuil roulant et les derniers relayeurs : Marie- José Perec et Teddy Riner. Quelle fierté pour les Antilles : des triple champions olympiques.
L’allumage de la vasque olympique avec l’envol de la montgolfière était vraiment féerique. J’ai envie d’aller voir cela de plus près bientôt dans le jardin des Tuileries.
Une tendresse particulière et universelle pour notre Céline Dion, internationale
Et puis, entendre Céline Dion clôturer la cérémonie au premier étage de la Tour Eiffel avec l’Hymne à l’amour était très émouvant. Certes la chanson n’est pas toute jeune (1950) et un peu trop connue pour être originale, mais le parallèle entre les vies de Piaf et de Céline est saisissant. Toutes les deux ont été usées par ce métier de la scène si éprouvant et pourtant elles sont puissantes dans l’expression de leur chant.
Elle en a fait du chemin la petite Céline qui venait à 14 ans poser devant la Tour Eiffel avec René et sa maman en attendant l’enregistrement de l’émission de Michel Drucker…
Aujourd’hui, c’est le jour d’après. Place à la compétition et mettons à l’honneur les sportifs. Je laisse le mot de la fin à Céline Dion, qui force l’admiration pour son endurance face à la maladie : « Soyez fiers, nous savons combien vous avez travaillé pour être les meilleurs des meilleurs. Restez concentrés, mon cœur est avec vous. »
Samedi, je suis allée pour la première fois à Disneyland Paris, en famille le lieu le plus visité d’Europe. On remercie chaleureusement notre amie R. qui travaille à Disney dans la parade pour ce beau cadeau.
Je ne regrette pas d’y être allée en pleine saison car nous avons côtoyé le monde entier : des familles américaines, des retraités indiens, mais aussi des jeunes adultes qui faisaient leur pèlerinage en enfance …
Moi même, j’ai aimé cette féerie qui vous étreint rapidement, Disneyland est un monde à part avec de la musique en continu. J’étais vraiment aux anges de retrouver l’univers d’Aladin car c’est un dessin animé que j’ai beaucoup aimé quand j’étais en CP.
Cette journée à Disneyland a brisé pas mal de mes idées-reçues…
Je précise que j’aime modérément l’univers Disney : j’ai vu la moitié des dessins animés mais je suis assez hermétique à cette cash-machine qu’est le parc à thèmes.
Pourtant, j’ai été enchantée par ma visite. Je loue le professionnalisme de tous les corps de métier : les décorateurs, les fleuristes et surtout le personnel qui s’occupe des manèges pour respecter les cadences… La parade ainsi que les spectacles sont d’un haut niveau. Disneyland c’est onéreux mais les prestations sont à la hauteur du prix du billet d’entrée.
Un parc à thèmes qui demande l’excellence à chacun de ses corps de métiers.
J’ai beaucoup aimé les costumes de tous les membres du personnel : les salopettes de mécaniciens des chefs de gare, les canotiers et les marinières rouges des placeuses de l’attraction des tasses colorées… Disney habille 9000 personnes avec plus de 200 000 vêtements disponibles qui doivent être impeccables aux yeux du grand public.
J’ai voulu rédiger cet article sous l’angle du patrimoine plutôt que celui du divertissement car des tonnes d’articles ont été écrits sur les attractions de Disneyland. Le mois dernier, j’ai eu la chance de visiter Roland Garros, le temple du tennis avec ses statues de joueurs légendaires, ses stades…
Walt Disney n’était pas seulement un réalisateur de dessins animés. C’était un visionnaire qui a crée le concept de parc à thèmes.
En 2007, j’ai visité une exposition marquante intitulée Il était une fois Walt Disney au Grand Palais. J’ai bien envie dans cet article de questionner ses inspirations artistiques, ses innovations… car il a construit un empire dans l’industrie du cinéma depuis 1929.
Disneyland Paris ou la rencontre entre le vieux continent et l’Eldorado du nouveau monde : les Etats-Unis de 1900.
Ce qui me marque le plus à Disneyland, c’est le syncrétisme entre le rêve américain des Européens et la manière un peu édulcorée dont Walt Disney voyait l’Europe, le vieux continent. Pour l’anecdote, Walt Disney a été ambulancier de la Croix rouge en 1918, en France.
Il a visité l’Europe a maintes reprises dont un voyage en 1935 où il a rapporté un vaste répertoire des plus grands classiques de la littérature européenne dont les fables d’Esope, Le livre de la jungle de Rudyard Kipling mais aussi les contes de Grimm (Blanche-Neige et les sept nains), Collodi (Pinocchio), Perrault (Cendrillon, La Belle au bois dormant) et Lewis Caroll (Alice au pays des merveilles).
J’ai beaucoup aimé la visite du château de la Belle au bois dormant qui est beaucoup plus petit que ce que je pensais. L’intérieur avec ses colonnes arborées et ses vitraux m’a beaucoup fait pensé à la Sagrada Familia de Gaudi à Barcelone. Ce chateau est inspiré par les chateaux de Louis II en Bavière. Les enluminures des Très riches heures du duc de Berry ont aussi inspiré Walt Disney.
Autant Fantaisyland est un royaume européen avec ses petites tourelles, ses fontaines et la fameuse épée d’Excalibur au centre de la place, autant Main Street est le stéréotype de la petite ville américaine qui nous a fait rêver dans les BD de Lucky Luke.
Main street représente la ville natale de Walt Disney vers 1900 quand son père Elias cherchait à faire fortune à la campagne.
Les petits immeubles d’un étage de style victorien sont vraiment superbes. Je n’ai visité que le glacier et le Cable Car Bake Shop en partenariat avec la marque Kiri pour des cheese cake magnifiques.
J’ai vraiment aimé ce café décoré de A à Z avec ses compartiments en bois, on se croirait dans un train ou dans un épisode de La petite maison dans la prairie.
Ce qui m’a le plus époustouflée à Disneyland Paris c’est cette gare tout en fer forgé avec ce magnifique train d’époque qui fait le tour du parc.
J’avais déjà compris que Walt Disney vouait une passion aux trains et qu’il a crée des voies de chemins de fer dans les parcs américains qu’il a crée dans les années 1950 et 1960. J’aime Disneyland car c’est un univers artistique tout entier capable de faire rêver même les plus Grincheux.
C’est d’ailleurs un biopic à la gloire de Walt Disney qui m’a donné envie de visiter Disneyland.
En 2013, est sorti un excellent film A l’ombre de Mary qui raconte la difficile collaboration artistique entre Pamela L. Travers (Emma Thompson) et Walt Disney (Tom Hanks) dans les années 1960 en Californie.
La romancière australienne se rend aux Etats-Unis dans les studios Disney pour participer à l’adaptation en dessin animé de son roman jeunesse un peu autobiographique Mary Poppins.
Walt Disney est joué avec brio par Tom Hanks, notre Forrest Gump international. C’est bien entendu un film Disney qui montre son fondateur sous son plus beau jour. Walt Disney était un homme anxieux et colérique avec ses employés. Il a eu une enfance difficile.
Je viens de terminer la lecture de cette biographie que les éditions Perrin m’ont généreusement procuré. Ecrite par un historien du cinéma d’animation, j’ai aimé la précision documentaire pour retracer un florissant parcours.
On découvre à quel point Walt Disney a su constituer un empire avec son frère Roy alors qu’ils venaient d’une famille pauvre. Leur père maniait le martinet pour les faire travailler dès leur plus jeune âge, il les exploitait sans vergogne.
L’ouvrage est fort intéressant mais je l’ai trouvé bien trop technique. J’aurai vraiment aimé que cette biographie de Walt Disney explore beaucoup plus ses ressorts psychologiques comme le promettait le sous-titre : L’homme qui rêvait d’être un enfant.
Walt Disney fait partie avec Charlie Chapin, Hergé, et René Goscinny de la longue liste de mes artistes favoris pour les univers artistiques qu’ils ont crée et qui ont perduré au travers des décennies dans le monde entier. D’ailleurs, René Goscinny avait pour modèle Walt Disney. On peut dire qu’il a bien réussi car son oeuvre a lui aussi inspiré un parc à thèmes en France.
Les limites de la cash-machine : quand les produits dérivés lassent…
Je mesure la richesse picturale de Walt Disney mais je voulais aussi mentionner les ravages culturels de l’industrie Disney en matière de littérature jeunesse. Autant les dessins animés comme Vice versa sont formidables et profonds, autant les albums livres sont peu qualitatifs.
Je rencontre des institutrices de maternelle en zone d’éducation prioritaire mais aussi des éditrices qui dénoncent le manque de qualité intellectuelle des livres Disney qui ne sont que des produits dérivés et qui inondent les grandes surfaces culturelles. Disney mérite mieux.
Retrouvez mes articles consacrés à des succès littéraires pour des générations d’enfants :
La statue de Suzanne Lenglen devant le cours qui porte son nom
J’habite à Paris depuis bientôt dix-neuf ans et je n’avais jamais eu l’occasion d’assister au tournoi de Roland-Garros. Je remercie énormément la personne qui nous a offert ses trois places vacantes quand elle est venue à notre bureau. J’y suis allée avec mes deux collègues Jonas et Ana, c’était une journée inoubliable et ensoleillée.
On est arrivés tôt le matin vers 10 heures, porte 20 en entrant par le Pavillon des princeset où l’on a déjeuné comme des rois à midi tapantes pour pouvoir rapidement rejoindre le court Philippe Chatrier.
Comme au jardin d’acclimatation ou au Pré catalan, on a classé ces pavillons de garde en brique de style néo-renaissance. C’est la maison Sarah Lavoine qui a décoré ce restaurant tenu par le traiteur Gusté.
Nous avons visité les allées de Roland Garros avant que la foule n’arrive, au milieu des clubs de tennis et des petits ramasseurs de balles qui se préparaient. Les joueurs de tennis handisport m’ont vraiment bluffé.
Pendant trois semaines qui comprennent les qualifications et les tableaux principaux, 600 000 visiteurs vont fréquenter les allées de Roland Garros, un record de fréquentation battu en 2024. Ce sont des sessions à la journée ou à la soirée. Les prix des billets évoluent de 55 à 450 euros pour le cours Philippe Chatrier.
Au coeur d’un quartier privilégié et aisé qui développe les infrastructures sportives : le parc des Princes, la piscine Molitor durant les années 1920.
Je ne suis pas une inconditionnelle de tennis, mais j’ai une vraie passion pour le patrimoine parisien. Roland-Garros se situe à cheval entre Boulogne-Billancourt et le 16eme arrondissement, non loin des serres d’Auteuil et du bois de Boulogne.
Le vieux village d’Auteuil est le lieu de résidence des ultra-privilégiés, toute fois accessible par les lignes 9 et 10 du métropolitain. Je compte bien aller profiter de la magnifique piscine Molitor un jour, dans le même quartier.
Roland-Garros, c’est un espace de 15 hectares mais sacrément urbanisé avec des grillages de partout pour contenir la foule et des petits comptoirs de produits dérivés de partout.
Les courts de tennis sont gigantesques à l’image du court Suzanne Lenglen et surtout le court central qui ressemble à un immeuble. C’est à la fois vaste et très étriqué comme lieu. La faute à l’urbanisation galopante des années 1970 avec ces parkings et ces bretelles du périphérique qui entourent Roland-Garros.
La mythique piscine des années folles inaugurée par Johnny Weissmuller, en 1929
Roland Garros n’était pas un tennisman mais un aviateur réunionnais. C’est le premier homme a avoir traversé la Méditerranée en 1913, un héros de la première guerre mondiale.
Son ami Emile Lesieur à l’initiative de la construction du stade pour la coupe Davis en 1928 a tenu à donner son nom aux Internationaux de France pour perpétuer sa mémoire.
Un musée vivant qui entretient sa légende
Je vous recommande la visite du petit musée du tennis avec les premières chaussures de tennis vers 1910, les photographies en noir et blanc des Mousquetaires, l’hélice de l’avion de Roland Garros mais aussi les raquettes en bois , les coupes et les médailles…
J’ai appris que Yannick Noah, grand gagnant du tournoi en 1983 avait été le dernier joueur à utiliser une raquette en bois.
Dommage que ce petit musée en sous sol ne soit pas plus développé car deux siècles de sport avec tout l’impact de l’Histoire, de la mode, on peut en faire des expositions marquantes. J’ai eu le même regret en visitant l’usine Menier à Noisiel, à moitié abandonnée par Nestlé…
D’ailleurs, la force de ce lieu est d’entretenir la mémoire des légendes passées et actuelles du tournois : des statues de Suzanne Lenglen mais aussi de Rafa Nadal, des quatre Mousquetaires : Brugnon, Borotra, Cochet et Lacoste.
René Lacoste surnommé le crocodile à cause de son agilité au tennis a crée sa marque de vêtements en prenant sa retraite sportive en 1933. Quatre-vingt dix ans plus tard, ses polos plaisent aussi bien aux rappeurs du 9-3 qu’aux cadres BCBG d’Auteuil/Neuilly/ Passy, un quartier où ce n’est pas du gateau (sic).
Le tournoi de Roland-Garros est bientôt centenaire, c’est un remarquable cas d’école de réussite marketing. Tout est beau et propret, rien n’est laissé au hasard. Les arbitres et les petits ramasseurs et ramasseuses de balles sont tous habillés par Lacoste. Perrier fournit le mobilier urbain pour les arbitres et les joueurs…
La ruée vers l’ocre : toute une industrie des relations publiques fourmille ici
Ce tournoi de tennis est aussi un évènement mondain international qui prend le relais sur le festival de Cannes. Pas besoin d’être un expert en tennis, l’important est d’être vu. Roland Garros c’est aussi un défilé de mode aussi bien sur le court que dans les tribunes.
Le court Suzanne Lenglen aura bientôt un toit couvrant d’ici quelques années et la toiture s’inspire des plis de la jupe de la fameuse tenniswoman du début du siècle dernier.
Et puis c’était très malin de sortir le film Challengers avec Zendaya juste avant les tournois de Rome et de Roland-Garros.
Jeudi après midi, j’ai assisté à la demie-finale femmes entre la numéro mondiale Iga Swiatek et l’Américaine Coco Gauff. Même si elle a perdu, avantage Gauff pour la tenue vestimentaire.
Crédit: Getty Images
Roland-Garros est un tournoi du Grand chelem couvert par plus de 1500 journalistes, diffusé sur les cinq continents. C’est vraiment impressionnant de voir les bureaux des journalistes du monde entier sur l’un des côtés du cours Philippe Chatrier.
Le tennis, le sport privilégié des cols blancs où le silence est de mise dans le court.
Surement qu’au Stade de France, il y a surement le même genre de caméra qui traverse le stade grâce à des filins en diagonale. Mais l’ambiance sur un court de tennis est beaucoup plus intimiste. L’arbitre demande aux 15000 spectateurs de se taire pour laisser les joueurs se concentrer. Chose impensable pour un match de foot ou de rugby.
Et puis, Roland-Garros emploie pendant trois semaines près de 10 000 personnes qui exercent plus de 92 métiers différents : analyser chaque point de jeu pour les paris en ligne, balayer les lignes de terre battue, calligraphier à la main le tableau des matches pour le simple dame, préparer la terre battue tous les jours…
Certes, le prix des billets est onéreux mais l’organisation et la logistique de ce tournoi du grand Chelem est vraiment au top. C’est une expérience à vivre et je me réjouis d’avoir pu vous en faire part à travers ce sacré long billet de blog.
Pendant les pauses entre les matchs, j’ai lu ce chouette livre :
Le sport à l’image de la foi, collection La Bible tout en nuances, éditions Bibli’o, témoignage de Joël Abati, médaillé olympique de handball et l’éclairage biblique de Emile Nicole, théologien, 13 euros.
Aujourd’hui c’est la finale du simple dames à Roland Garros et l’occasion de se remémorer la victoire de la franco-américaine Mary Pierce en 2000.
Depuis plusieurs années , les longs trajets en voiture ou en train pour partir à la mer pendant les ponts de mai deviennent beaucoup moins attractifs. Lassés de passer des heures dans les bouchons, nos copains Marion et Julien nous ont proposé de partir tous ensemble à Fontainebleau et Moret sur Loing le jeudi de l’Ascension.
Droits réservés Fontainebleau photo
C’est beaucoup plus pratique d’y aller en voiture qu’en transports en commun car il faut prendre une navette depuis une ville voisine pour atteindre ces deux petits paradis.
On est arrivé tôt le matin pour visiter le chateau de Fontainebleau avant que les cars de touristes n’ arrivent en masse. L’entrée est gratuite pour les jeunes qui ont moins de 26 ans et nous avons pu bénéficier d’une réduction de deux euros sur le plein tarif : 14€ grâce à notre pass Navigo (on passe le mot )
Déambuler comme des châtelains dans la demeure des rois à 1500 pièces de Fontainebleau
C’était assez émouvant pour moi de visiter en famille le chateau de Fontainebleau que j’ai étudié pendant ma deuxième année d’études à l’Ecole du Louvre. La comparaison est un peu stérile avec Versailles car les styles architecturaux et décoratifs sont sacrément différents.
Mais ce sont deux châteaux grandioses par leurs dimensions et le savoir-faire employé pour rendre grandiloquent l’art de vivre à la française aux yeux du monde entier. Fontainebleau et Versailles en mettent plein les yeux aux touristes du monde entier ! A Fontainebleau, l’architecture est beaucoup plus chaleureuse qu’à Versailles et sa galerie des Glaces.
Certes, les façades sont moins grandiloquentes que celles de Versailles mais l’escalier en fer à cheval tout en pierre est définitivement le plus bel escalier que j’ai jamais vu. Je suis persuadée que tous les mariés de la région viennent faire leurs photos de mariage ici.
J’ai délibérément choisi d’écrire un article qui valorise plutôt les émotions et les souvenirs de se retrouver dans un tel lieu. Pour connaître l’histoire du chateau, Stéphane Bern ou l’émission Des racines et des ailes feront le boulot aussi bien que moi !
C’était une vraie renaissance (blague) de retrouver enfin le soleil après un long tunnel nuageux pendant ce long, long, long hiver. L’étang aux carpes de cet immense parc de 150 hectares est de loin mon endroit favori. Nous n’avons pas pris le temps de faire du canotage ( 8 euros l’heure par adulte) mais on a bien apprécié notre pique-nique le long du grand canal un peu plus loin.
L’étang aux carpes est un endroit tellement beau que l’on voit depuis la galerie François 1er. Il y a un petit bâtiment tout mignon que l’on rejoint en barque où ces messieurs dames faisaient des soupers ! Les carpes sont bien grasses et gracieuses avec leurs couleurs grise ou dorée.
On a joué au jeu de cartes Shabadabada : il faut retrouver une chanson à partir d’un mot en français et en anglais. Il fait quand même bon vivre en Ile de France quand le soleil est de la partie, c’est l’aspect un peu militant de cet article (blague pour mes cousins marseillais qui accueillaient la flamme olympique la veille sous un soleil radieux).
C’est évident que nous reviendrons à Fontainebleau pour sa forêt, ses sites d’escalade (je blague, j’ai la souplesse d’une carpe) et sa fameuse mer de sable.
Puis, nous avons rejoint la civilisation c’est à dire le centre-ville de Fontainebleau pour un arrêt au salon de thé en face du bureau de Poste et du manège pour enfants. Comme la terrasse était bondée et les gâteaux en vitrine fort appétissants, on en a déduit que c’était une institution. On était surtout bien accompagnés car notre copain était au lycée à Fontainebleau.
Moret sur Loing, un village médiéval figé par le temps
Ensuite, nous sommes partis à une dizaine de kilomètres à Moret sur Loing, le petit village médiéval sacrément instagramable. Je me moque gentiment d’Instagram mais c’est une vraie mine de bons plans pour vivre sa région : l’Ile de France autrement.
J’ai découvert Moret sur Loing à travers les peintures d’Alfred Sisley, peintre impressionniste fauché. Notamment ses peintures d’écluses sur le Loing et ses fameuses portes et clochers médiévaux. Ce petit village de 4300 âmes est tout simplement enchanteur.
Tout est mignon là bas : l’office de tourisme et son petit jardin, la place de la mairie avec ses cafés et ses maisons médiévales, ses moulins et ses bords du Loing sacrément boueux à cette période de l’année. La frise de mesure des crues du Loing était assez impressionnante notamment la crue de juin 2016, plus terrible encore que la crue centenaire de 1910.
On a mangé sans doute les bonbons les plus anciens de France : de délicieux sucres d’orge au miel fabriqués par des religieuses depuis le 17eme siècle. On n’a pas eu le temps de visiter les moulins de l’autre côté du pont mais nous reviendrons !
Cette excellente journée sous le signe du soleil et de l’amitié aura eu le grand mérite de nous ressourcer en restant toute la journée au grand air et de nous donner du baume au coeur quand nous reprendrons le RER le matin à l’heure de pointe !
Retrouvez ici mes autres conseils lifestyle pour découvrir autrement l’Ile de France :
C’est peu dire que ce week-end au bord de la Manche fut salutaire pour toute la famille. On a bien souffert ces deux derniers mois du manque de soleil et de la pluie à rallonge ces deux derniers mois d’hiver.
On ne connaissait pas du tout Boulogne sur mer et on s’est laissé guidé par les recommandations de mes collègues qui sont allés à Nausicaa avec leur petite fille ou encore plus anecdotique.
Je suis sur Instagram, un couple très drôle Roman et Noémie, (@roman.noemie) qui se sont rencontrés à Boulogne sur mer. Ils avaient mis une story de la plage de Boulogne qui m’avait intriguée.
Je connais bien le Pas de Calais comme mes grands-parents en sont originaires. Trouver une plage de sable à deux heures trente de Paris en train m’a bien intéressée.
Un grand merci à Roman et Noémie pour leurs réponses super sympas à mon message. La magie des réseaux sociaux parfois.
Le Ter Hauts de France à prix cassés toute l’année, un bon plan à partager
On est partis un vendredi matin avec le TER Paris gare du Nord- Calais : 40 euros pour un adulte, 5 euros pour un enfant sans carte de réduction. On adore ce TER car il nous a déjà permis d’aller au Crotoy ou au Touquet pour 5€ par adulte en plein été grâce à leur politique de prix cassés.
Avec cette inflation bien reloue, cela me tenait à cœur de vous partager ce bon plan.
Un appartement meublé bien situé, à égales distances de la plage et de la gare
On a trouvé sur Booking un appartement meublé Odelys, bien situé entre le centre-ville, Nausicaa et la gare SNCF. La nuit coûtait 80 euros pour trois personnes. C’était bien tenu mais la proximité de la rue et d’une gare TER juste à côté était un peu désagréable la nuit. C’est vraiment son emplacement géographique qui a été pratique : 52 rue Belterre si vous cherchez à vous loger pour un week –end.
Avec cette météo fort agréable, on a filé vers seize heures à la plage pour le goûter en longeant le bras de mer. C’était génial d’observer les chars à voile à marée basse, on s’est dit que c’était bon, l’hiver était bientôt derrière nous. En rentrant, j’ai eu le plaisir de découvrir la librairie L’horizon, boulevard Clocheville.
Le lendemain, on avait rdv pour un créneau à Nausicaa à 10 heures 30.
On en a profité pour passer par l’office du tourisme pour acheter des souvenirs. Excellente idée car je suis tombée en pamoison devant une roulotte de plage reconstituée. Cela m’a rappelé mes cours d’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe de l’Ecole du Louvre en partenariat avec le Mucem de Marseille. On étudiait l’architecture mais aussi les pratiques culturelles dans les stations balnéaires du 19eme siècle.
L’eau a beau être froide dans la Manche, c’est bien Boulogne et Dieppe qui ont été les précurseurs de la station balnéaire en France bien avant Saint Tropez.
Cette roulotte de plage était tirée par un cheval pour permettre aux belles bourgeoises fortunées d’enfiler leurs costumes de bain sans regard indiscret.
Ensuite, nous avons rejoint Nausicaa en patientant à l’aire de jeux juste devant. Boulogne sur mer est une municipalité qui prend soin des enfants avec de nombreuses aires de jeux sophistiquées et de qualité. Je sais par mon père qui est conseiller municipal que les aires de jeux pour enfants coûtent des dizaines de milliers d’euros.
On a mangé du très bon poisson sur le front de mer au restaurant La Goélette pour 16 euros le plat du jour. Puis on a réalisé un de mes vieux rêves : jouer au mini-golf avec ma fille. La partie coûtait 5 euros par adulte et c’était gratuit pour ma fille comme elle avait cinq ans.
Je vous détaille tous les prix mais en ces temps d’inflation, profiter de ses loisirs sans se faire charger comme un touriste devient une exception bien agréable.
C’est pour cette raison que j’ai délaissé Deauville-Trouville pour des villes balnéaires d’habitation où l’on ne prend pas les gens pour des jambons.
Nausicaa, un aquarium au discours militant
J’ai été favorablement impressionnée par l’aquarium Nausicaa où le self et le café appliquaient des prix tout à fait raisonnables. Ils avaient même installés des tables de pique-nique pour les familles.
Le billet d’entrée du plus grand aquarium d’Europe est de 21 euros par enfant, 28 euros par adulte. Compte tenu de la qualité de la muséographie et de la diversité des espèces présentées, on a trouvé qu’on en avait vraiment pour notre argent et c’est une belle satisfaction.
La meilleure illustration du réchauffement climatique
J’ai beaucoup aimé le grand bassin avec les raies et les requins qui reproduit un environnement marin au large de la Colombie.
C’était tellement apaisant d’observer cet immense aquarium depuis les tribunes de l’auditorium.
Je ne suis pas une grande fan des aquariums et pourtant j’ai été conquise par Nausicaa.
J’ai bien aimé leur discours militant sur le surtourisme.
En fin d’après midi, on s’est dirigé vers la vieille ville fortifié et nous sommes tombés sur un cortège d’agriculteurs et de pécheurs qui manifestaient pour leur pouvoir d’achat ainsi que sur … Monsieur le maire dont j’avais aperçu la photo dans une brochure municipale.
Le jardin Mariette en hommage au grand égyptologue déterminant pour les collections du musée du Louvre se trouve juste devant les remparts. J’ai adoré cet endroit qui reconstitue le Nil avec ses palmiers, un bateau égyptien antique, un obélisque et une pyramide…
Cela m’a rappelé mes cours d’égyptologie de première année à l’Ecole du Louvre.
J’ai vraiment aimé la visite de la ville fortifiée avec ses remparts, ses pavés, son beffroi et la mairie.
Nous ne sommes pas rentrés dans la basilique car on n’a pas vraiment cherché l’entrée. J’évite d’emmener ma fille dans toutes les églises en touriste car je n’ai pas envie que ça devienne un lieu barbant pour elle comme c’était le cas pour moi enfant.
La visite du Carmel à Lisieux n’est pas un très bon souvenir pour moi.
Enfin, on a fait une halte bien agréable à la médiathèque toute en bois. C’est un peu une tradition chez nous, à Dieppe aussi on était allés à la médiathèque pour se protéger de la pluie.
Voici mon article fleuve pour raconter ce petit week-end si ressourçant. En quelques lignes, pour résumer, je vous invite à visiter Boulogne sur mer pour Nausicaa, sa plage de sable toute simple mais si agréable, sa ville fortifiée et enfin son parcours de street art de qualité.
C’est une initiative municipale de valoriser le travail de 30 artistes en très grand format. Cela embellit considérablement les façades et apporte une sacrée valeur ajoutée au tourisme local. Il y a cinq parcours à découvrir depuis 2016.
70 fresques ont été réalisées par des artistes du monde entier et vous pouvez retrouver leur travail sur le compte Instagram : @streetart_boulognesurmer.
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Retrouvez ici mes carnets de voyages urbains dédiés à la Seine Maritime et aux Hauts de France, mes régions coup de coeur pour mes racines familiales.