DIY

DIY Un loup en feutrine pour raconter l’histoire du soir

Toujours à la recherche d’un défi DIY, j’ai trouvé une super idée à la bibliothèque Assia Djebar : une proposition d’atelier couture pour réaliser un tapis à conter avec le patron du célèbre loup des éditions Auzou.

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Pour l’instant, je n’ai réalisé que le loup en feutrine et c’était très agréable comme DIY. Cela m’a rappelé un bon souvenir avec mon bon pote Loulou quand il était en CE2 et qu’il devait lire une aventure du loup pour l’école. Je me suis dis qu’un cadeau souvenir pour son anniversaire, ça serait une bonne idée.

J’en ai fait un second pour ma petite fille à qui je constitue tout un héritage culturel : la chanson d’Henri Salvador : Le loup, la biche et le chevalier pour le soir, des albums jeunesse de qualité comme Les trois brigands… C’était incontournable de créer une catégorie maternité pour enrichir ce blog et je constate que bon nombre d’entre vous cherchent sur les blogs des idées pour transmettre un héritage culturel à leurs enfants.

Il y a trois blogs de mamans qui m’inspirent en ce moment : Merci pour le chocolat écrit par Céline, Rita le chat de Camille et Marjolie maman de Marjolaine.

Certaines donnent des surnoms à leurs enfants et leurs maris comme Marjolaine en Bretagne qui a surnommé une de ses filles Fleur de Sel. Moi, je vais surnommer ma petite fille Fleur d’oranger ici parce que c’est l’odeur de la Zyma D qui parfume son petit visage tous les matins. Pour mon mari, on trouvera plus tard…

Bon je vous explique comment faire ce fameux loup.

Tout d’abord, le choix de la feutrine (pas trop épaisse) et les dimensions sont déterminantes. Si votre patron fait moins de 27 x 13 cm, vous pouvez vous attendre à des difficultés quand il faudra retrousser votre modèle sur l’envers.

C’est la grande difficulté de l’exercice. Il faut que vous retroussiez chaque élément avec un crayon pour bien faire ressortir les oreilles, le museau, les bras et les pattes du loup. Ensuite, c’était très amusant de coudre les dents du loup, une petite langue et un museau rose, des yeux avec du fil noir, une panse grise … Je ne lui ai volontairement pas conçu de queue car j’ai trouve cela inutile.

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Droits réservés du blog Du fil et mon…

Enfin, vous rembourrez le loup avec du kapock que l’on trouve en petite quantité à Rougier et Plé (mon adresse fétiche).

Les instructions du blog Du fil et mon… m’ont beaucoup aidée.

Je suis très contente du résultat, je vais en faire un second pour ma petite Fleur d’oranger ! En tant que libraire,j’aime beaucoup la collection de livres du Loup d’ Auzou, crée par Eléonore Thuillier, illustratrice et Orianne Lallemand, auteure. Ce petit loup maladroit parle à beaucoup d’enfants dans les écoles, j’ai même vu les livres du Loup dans une librairie francophone à Burgas en Bulgarie.

La semaine prochaine aura lieu le salon international du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, c’est un très beau salon pour les amateurs d’albums jeunesse comme moi !

D’autres articles de la rubrique Maternité et DIY dans ce blog :

–  Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

–  Dans la playlist de ma fille : Une chanson douce d’Henri Salvador

Mon top 5 des parcs et jardins publics

–  5 livres à mettre dans leur coffre à jouets

parcs et jardins publics

Carnets de voyages urbains

Se régaler en Drôme-Ardèche

Le week-end du 11 novembre, nous sommes partis tous les trois retrouver notre famille dans la région de Valence. A deux heures de Paris, c’est une destination ensoleillée, ma ville de naissance avec un beau centre-ville et de superbes paysages de vignes sur les hauteurs de Crussol en Ardèche.

J’ai découvert une nouvelle boutique drômoise Le comptoir de Mathilde, rue Emile Augier.

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Façade d’un des magasins Le comptoir de Mathilde

Ce magasin de chocolats drômois, je l’avais découvert à… Paris, quand je travaillais rue Rambuteau dans le 3eme arrondissement. J’aime bien leur décoration un peu travaillée sans en faire trop, contrairement à celle trop kitsch de la Cure gourmande, un magasin de biscuits qui m’écœure avec ses couleurs criardes et ses emballages provençaux pour touristes chinois dans le quartier de l’Opéra (voilà c’est dit !)

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L’authenticité pour une boutique c’est le plus important. Surtout que grâce au Comptoir de Mathilde, j’ai retrouvé un souvenir d’enfance : le camion Tube Citroën du boucher ambulant dans mon village de vacances à Sagnes et Goudoulet en Ardèche.

Comme dans le film Le fils de l’épicier (qui a été tourné dans la Drôme), le boucher faisait le tour des villages du plateau ardéchois et il klaxonnait le samedi quand il arrivait devant notre maison en plus.

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J’ai donc acheté la réplique miniature de ce petit camion Citroën et nous nous sommes régalés avec des cuillères hot chocolate à faire fondre dans du lait chaud pour nous récompenser de notre semaine de dur labeur.

C’était bon mais pas aussi savoureux que les chocolats du voisin ardéchois Valrhona. Nous n’avons pas eu le temps de visiter son musée-usine La cité du chocolat à Tain l’ Hermitage.

 

Le samedi midi, nous avions réservé à l’ Auberge de Crussol, sur les hauteurs de Saint-Péray avec un couple d’amis lyonnais et leur bébé. Le restaurant est très accessible aux poussettes et il  y a des chaises hautes, c’est important !

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Pour les locaux, ce restaurant a remplacé l’ancienne crêperie, maintenant la carte fait la part belle au burger (la médaille d’or du burger en France), au poulet fermier, au gratin de courges et à la polenta en accompagnements. La carte est assez élaborée et la serveuse vous fera les gros yeux si vous osez demander des frites avec votre burger.

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Le fameux burger Le chaillet par Anthony Verset

La propositions de desserts est variée : j’ai bien apprécié la faisselle locale avec la crème de marrons. La décoration du lieu est très soignée surtout l’entrée qui donne sur la cuisine ouverte, la vue est assez extraordinaire. J’ai bien envie de retourner à leur terrasse en été boire un verre ou lors d’un mariage ou un anniversaire.

L’endroit est familier, toutes les familles valentinoises viennent en ballade à Crussol un jour ou l’autre. C’était sympa d’y retourner des années après, de revoir cette bonne vieille ruine de château médiéval et son théâtre de verdure. Ici a lieu un grand festival de musique avec la chanteuse Zaz en juillet.

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Je vous recommande cette bonne adresse pour ses mets de qualité, son cadre exceptionnel. Ce restaurant mérite ses prix un peu élevés (plat et dessert pour 24-30 € par personne le week-end, le menu est à 19€ en semaine) pour la qualité de sa carte et le raffinement de la décoration, c’est une belle bâtisse en pierre. Le chef est aussi propriétaire d’un autre restaurant très design La ruche sur la place du village de Saint Péray.

L’auberge de Crussol, chemin de Beauregard, quartier de Crussol, 07130 Saint Péray. 

Le lendemain, nous sommes allés voir les châtaigniers de mon grand-père à Saint-Priest.  Puis, nous sommes rentrés bien tranquillement le 11 novembre à midi sans ressentir le séisme.

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D’autres articles sur ma région d’origine dans ce blog :

– Le film biographique consacré au palais idéal du facteur Cheval

–  Mes meilleurs spots dans la Drôme

–  Sortir des chemins touristiques en venant sur le plateau ardéchois

–  Un week-end de mariage en Rhône-Alpes : Lyon, Méaudre, Autrans

 

Lecture et autres challenges passionnants

Retrouver sa chaussette orpheline grâce à un excellent roman et… la Kube

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Fin octobre, je ne savais pas quoi lire et il pleuvait (mauvaise combinaison perdante !) Mais la box littéraire avec laquelle je collabore depuis trois ans bientôt, la Kube avait pensé à moi comme à ses trente autres libraires ! C’est la deuxième fois que je reçois la box des libraires et j’étais comme un petit enfant devant le sapin en ouvrant ma boite aux lettres.

Voici l’ unboxing génial que j’ai reçu :

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Le petit jeu entre libraires Kube est de poster cette photo sur notre page Facebook pour ré-accorder les paires de chaussettes. C’était un jeu génial et original : un grand merci à Aurore, Samuel, Anthony et Margaux. J’ai même retrouvé par hasard l’usine des chaussettes orphelines de la Kube.

brexitromance.jpgLa première fois, ça n’a pas matché avec le premier roman Les petites reines de Clémentine Beauvais alors que je trouvais que Brexit romance était une très bonne idée : le mariage interculturel, l’Union européenne qui se disloque , l’étude anthropologique…. Mais dans ces deux romans, j’ai trouvé les personnages trop caricaturaux.

Et moi la finesse et la subtilité des portraits psychologiques des personnages, c’est mon premier critère pour jauger un livre. C’est comme faire connaissance avec quelqu’un dès les premières pages.

La vie rêvée des chaussettes orphelines est dans le top 3 des meilleurs romans que j’ai lu (une centaine bien tassée au compteur, je suis capable d’abandonner une lecture en cours de route).

Sans la recommandation de l’équipe de la Kube, je serai passée à côté de ce livre. J’ai emprunté un précédent roman de Marie Vareille Je peux très bien me passer de toi que j’ai rendu sans mettre en lire trois pages. Les romans feel good trop marquetés m’exaspèrent et je leur donne de moins en moins leur chance.

La vie rêvée des chaussettes orphelines

Marie Vareille

Editions Charleston, 2019

400 pages

19€

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Droits réservés Café Powell

 

Le thème des chaussettes orphelines m’a emballée parce que tout le monde est concernée et que j’ai vraiment aimé la paire dépareillée trouvée dans ma box.

L’histoire se passe dans une start-up qui crée une application numérique complètement absurde et voici l’algorithme qui m’a poussée à aimer ce livre passionnément :

recommandé par la Kube + histoire d’amour +Marie Vareille + application + chaussettes orphelines + recommandé par mon blog prescripteur My pretty book + feel good ( parce que j’aime bien ça quand même au cinéma et en littérature)

= coup de coeur que je vous chronique ici

 

D’autres articles sur la Kube et le monde des métiers du livre ici :

L’heureuse invitée du dîner Kube

– Deux ans de partenariat avec la Kube, ça se fête !

–  En attendant Livre Paris

 

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Romans

La vie rêvée des chaussettes orphelines, une vraie claque littéraire et psychologique !

Un unboxing de rêve avec Kube

Dans un précédent article, je vous ai raconté le génial unboxing que j’ai reçu de la part de la Kube, la box littéraire avec laquelle je collabore depuis trois ans. Place maintenant à la chronique du roman, que je considère dans le top 3 de mes meilleures lectures !

La vie rêvée des chaussettes orphelines

Marie Vareille

Charleston,

2019

400 pages

19€

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Le résumé : 

C’est assez rare pour être souligné : la quatrième de couverture est sacrément efficace pour séduire ses lecteurs. Je salue le travail de l’éditeur en citant mot pour mot son résumé :

« En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie.
Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’ à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ? « 

Dans cette vidéo, Marie Vareille explique les thèmes de son roman et pourquoi elle a voulu l’écrire.

Mon avis :

En recevant ce livre, je me suis dis un feel good book de plus, terrain connu, je vais m’ennuyer. Eh bien non, Alice ne va pas jouer à la marchande ou à la fleuriste dans un petit commerce de proximité, théâtre attendu de bons nombre de feel-good books convenus : La pâtissière de Long Island, La bibliothèque des cœurs cabossés.

Le thème récurrent du feel-book c’est la jeune femme très diplômée qui se reconvertit dans un autre métier pour redonner un sens à sa vie. Et bien, la force de ce livre se trouve dans le titre. Alice va rejoindre une start-up parisienne qui développe une application totalement farfelue et ça pourrait être plausible : réunir les chaussettes orphelines.

Je te laisse faire connaissance avec les personnages de cette histoire formidable : Alice, sa soeur Scarlett, Angela l’amie new-yorkaise d’Alice, Chris le patron farfelu de l’application et son associé Jeremy, le prince charmant de ce roman, les collègues de bureau Reda et Victoire, Saranya, l’amie indienne qui met souvent les pieds dans le plat pour sortir Alice de son concubinage toxique avec les médicaments….

En six grands points, je vais t’expliquer en quoi c’était une lecture exceptionnelle à laquelle je repense encore alors que j’ai refermé le livre. Je te préviens lecteur, cet article a été difficile à synthétiser tant ce roman m’a captivée.

  1. C’est un roman hyper contemporain où les personnages pourraient être des collègues de travail ou des amis tant Marie Vareille sait observer et croquer nos comportements ultra-connectés, nos réactions sentimentales actuelles….
  2. On passe du rire aux larmes d’un chapitre à l’autre grâce aux personnages secondaires comme Victoire ou Saranya qui ont une répartie tordante ou alors Scarlett, la fameuse sœur dont on perçoit toute la personnalité à travers le journal d’ Alice : une étoile du rock pas si écervelée et farfelue que ça. J’ai aussi beaucoup aimé le passage du livre où les employés de la start-up partent en séminaire dans un éco-lodge en Bretagne, c’était tellement cocasse.
  3. J’aime la subtilité psychologique de l’auteure pour traiter de la cassure identitaire que vivent les enfants de divorcés : la structure familiale qui s’écroule pour Scarlett et Alice comme pour la petite Zoé, le rejet et le désamour d’une mère, la co-dépendance d’une sœur qui s’en veut d’avoir été la préférée …
  4. Il y a une grande cohérence structurelle et un rythme très soutenu dans ce roman. On jongle entre trois pays, il y a tout le temps des flash-backs et pourtant on s’y retrouve. C’est dû à un astucieux système de double narration. C’est toujours Alice, la narratrice qui parle à la première personne. Les chapitres alternent entre son passé aux Etats-Unis et à Londres écrit dans son journal intime en italique et son présent à Paris.
  5. Ce roman renoue avec le personnage du prince charmant page 286 et ça fait du bien ! J’en avais marre de lire des histoires de garçons pas bien courageux et de filles qui se blindent en pensant que la sexualité désincarnée ça les rend fortes et indépendantes alors que ça bousille le cœur et la confiance en soi. La vie rêvée des chaussettes orphelines raconte une vraie histoire d’amour naissante avec du romantisme, de la bienveillance envers l’autre : voila le véritable érotisme !

    « Une étincelle de désir assombrit ses yeux et pourtant il ne bouge pas. Je remarque pour la première fois que sa pupille est entourée d’un peu de gris clair qui vient se fondre dans ce bleu limpide qui me fait penser à un lac de montagne l’été. Bêtement, cette petite découverte me donne envie de sourire comme s’il venait de me confier quelque chose de très intime, un secret connu de lui seul. « 

  6. Marie Vareille a su entretenir l’art du suspense tout au long de ce roman de 400 pages qui m’a tenu en haleine comme jamais. Je me suis retrouvée scotchée sur ma chaise pendant la pause de midi pour grappiller quelques chapitres jusqu’au dénouement de l’histoire. Et là j’ai pensé tout haut « Non mais l’auteure ne m’a pas fait ce coup ! « . Je me suis sentie aussi aussi déboussolée, dupée que l’amie fidèle de l’histoire Angela, dans le même timing du ressenti et de la lecture. Et ça c’est très fort. Ce livre parle de séances chez le psychologue. C’est exactement pareil entre l’auteure et ses lecteurs : au fur et à mesure se crée une alliance thérapeutique à travers les personnages, qui va être rompue de manière assez rude ! Mais je ne vous en dis pas plus.

Exceptionnellement, mon système de notation avec les cinq petites sardines est complètement caduque. Un immense merci à l’équipe de la Kube qui m’a fait découvrir le meilleur roman que j’ai aimé chroniquer dans ce blog. J’ai hâte que vous vous me partagiez vos impressions sur ce roman exceptionnel. Je vais bientôt commencer Je peux très bien me passer de toi et enfin, je regarderai les romans un peu étiqueté feel-good d’un œil moins critique désormais.

Voici un extrait du roman !

 

D’autres chroniques de romans dans le blog Le bal littéraire des sardines :

– Plongez dans le grand bain avec le roman La piscine de Rosemary

Thérapie de groupe sur la série Sauveur et fils de Marie-Aude Murail, Ecole des Loisirs

Nos âmes la nuit, le roman américain sur l’amitié amoureuse des seniors

– L’étude des personnages de l’auteur américain Mitch Albom

Foi chrétienne

La voix du pardon, quand Dieu restaure des relations saines et aimantes

Dimanche dernier, il faisait moche donc nous avons regardé le DVD La voix du pardon devant une bonne mousse au chocolat, une fin de week-end cocooning comme on les aime en automne.

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Ce film est sorti au cinéma en mai dernier et j’attendais avec impatience sa sortie en DVD car j’aime les biopics musicaux comme Walk the line ou les films qui parlent du pardon comme La cabane.

Le résumé :

C’est une histoire vraie, celle de Bart Millard, le chanteur du groupe américain Mercy me. Il a grandi au Texas auprès d’un père violent et alcoolique qui a fait fuir la maman de Bart, une des scènes assez difficiles du film. On compatit à la brûlure que cette douleur cause au petit garçon qui court après le camion de déménagement et qui croit que c’est de sa faute.

Sa petite amie veut l’épauler car elle se soucie de Bart et de son père, mais la honte que ressent cet enfant battu l’isole tellement que Shannon va s’éloigner de lui, lassée de son comportement froid et distant. Il va fuir en tournée avec un groupe de louange chrétienne Mercy me et ce sera le début d’un long travail introspectif en chanson….

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L’enseignante qui croit en Bart et qui va l’encourager à chanter.

Mon avis :

La voix du pardon est tout sauf une petite rêverie  chrétienne, pleine de bons sentiments, malgré les apparences. Les scènes où Bart, enfant, puis jeune adulte est violenté, sont pénibles à voir. Les réalisateurs, les frères Erwin, sont arrivés à montrer l’atmosphère vraiment toxique d’un foyer dysfonctionnel où la maman a fui à toutes jambes.

Le personnage le plus intéressant est bien sûr, le père violent, Arthur. Remarquablement interprété par Dennis Quaid, il est odieux et buté, enfermé dans ses idées noires qui décourageraient n’importe quel enfant.

Bart explique à son public quand il présente sa chanson If i can only imagine, qu’il n’ avait qu’un seul nom pour qualifier son père : celui de monstre. Et que si l’Évangile avait transformé cet homme, elle pouvait transformer n’importe qui.

C’est le message de ce film : le pardon est très difficile d’un point de vue humain, c’est Dieu qui donne cette force. J’ai lu l’autobiographie insoutenable de Natascha Kampusch qui a été séquestrée pendant huit ans en Autriche. Avec une maturité exceptionnelle, elle a compris qu’il était vital pour elle qu’elle pardonne rapidement à son ravisseur ses sévices parce que sinon la haine, la colère et l’amertume l’auraient détruite.

Il serait dommage de coller une étiquette chrétienne à ce film. Oui La voix du pardon est un film évangélique dans lequel tout le monde ne se reconnait pas. Certains caustiques vont dire que c’est un peu niais d’aller dans des colonies chrétiennes et de noter des bonnes valeurs dans un journal de bord. Et bien ça peut structurer un enfant, qu’il vive dans un foyer joyeux ou dans un environnement difficile. Ce film ne s’adresse pas seulement à un public chrétien, il adresse un message d’espérance à tous ceux qui veulent soigner des relations empoisonnées par la violence, le rejet, l’alcool, la mauvaise estime de soi, la jalousie…

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Arthur, le père violent transformé par Dieu

Enfin, j’ai beaucoup aimé l’attachement des membres du groupe  à leur leader, les relations fraternelles qui existent entre eux quand ils viennent le chercher à la mort de son père. Mercy me a un producteur réputé : Scott Brickell qui les prend sous son aile un peu comme un père.

Il pousse Bart à ne pas céder à la facilité et à se livrer personnellement car c’est dans le secret de l’intimité que l’on est souvent le plus inspiré pour écrire une chanson. I can only imagine a touché les gens puisque le cd est devenu double disque de platine en 2001.

Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer
Quand viendra ce jour
Où je me tiendrai revêtu du Christ
Je ne peux qu’imaginer
Quand je passerai
L’éternité à te louer
Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer
Que ressentira mon coeur
Le désir de danser ou de te contempler
Le désir de m’incliner ou la force de m’avancer
De chanter Alléluia
Dans dans le silence adorer
Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer

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J’ai bien aimé l’altruisme d’ Amy Grant, la star dans la lumière, qui laisse à l’auteur sa chanson même si des milliers de dollars sont en jeu. Une industrie de la musique chrétienne à Nashville : Walk the line, des images d’archive avec le vrai Bart Millard qui raconte son histoire à la Maison blanche devant Barack Obama…

Jusqu’à présent, je dénonçais pas mal l’aspect marketé des oeuvres feel good au cinéma ou en littérature. Mais vu l’état de la société actuelle et la qualité de certaines productions comme les films d’ Olivier Nakache et Eric Toledano ou encore le roman La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille, je me dis que le feel-good ça met du baume au cœur dans la brume générale et ça ne fait pas de mal !

Saje productions est une société de production catholique qui produit des films chrétiens dans plus de 200 salles en France comme Jésus l’enquête ou prochainement Interview avec Dieu, annoncé dans les cinémas Gaumont et Pathé par exemple.

D’autres articles qui parlent de la foi chrétienne :

L’amour de Dieu plus fort que le napalm : la petite fille de la photo raconte

Rendez-vous dans la forêt, une BD qui raconte la relation personnelle à Dieu

La bande-annonce d’un film que j’aime beaucoup, le biopic de Johnny Cash, un chanteur sauvé de la drogue et de la dépression grâce à sa foi en Dieu.

Moments de vie

Fêter un anniversaire de mariage en automne

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Le Bustronome, place de l’Etoile

Il y a deux ans, mon mari m’avait fait une surprise très réussie pour nos trois ans de mariage. Il m’a emmené dans le Bustronome, garé place de l’Etoile pour une ballade touristique et gastronomique de deux heures dans Paris. Le même concept existe aussi à Londres. C’est en voyant passer le bus dans la rue que mon cher chéri a trouvé cette idée en or.

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C’est un restaurant sur roues avec vue panoramique à 360 degrés. Un bloc de plexiglas sert à retenir les assiettes et les verres quand le bus tourne dans un virage. Coup de chapeau aux serveurs qui étaient de vrais équilibristes.

Je me souviens plus très bien du menu (c’était le grand chelem entrée, plat et dessert avec vins et eaux minérales) mais le circuit touristique m’a marquée tant je suis une amoureuse de Paris.

Au départ, nous avons fait le tour de l’Arc de triomphe pour rejoindre le Trocadéro en passant par l’avenue Kléber et ses palaces : le Péninsula, l’hôtel Raphaël, puis un passage obligatoire vers la tour Eiffel. On a observé les mariés chinois en plein shooting.

Puis on a rejoint la Concorde, l’Opéra Garnier, le Louvre, le musée d’Orsay. C’était un samedi d’octobre très ensoleillé, j’en garde un superbe souvenir. On a même rapporté un limonadier  qui trône dans notre tiroir à couverts dans la cuisine.

Ce restaurant-bus était une très bonne surprise que je n’aurais pas choisi moi même, les prix sont assez élevés (autour de 80 € par personne) mais pour marquer le coup d’un anniversaire de mariage, c’était une excellente idée.

Ce jour là, je n’étais pas au bout de mes surprises puisque nous sommes allés au théâtre voir une pièce avec Léa Drucker et mon chouchou Guillaume de Tonquedec. Je ne me souviens pas du nom de la pièce qui était malheureusement très mauvaise : Renaud Lepic n’est pas toujours très bien servi question scénario.

Le chalet des îles au lac Daumesnil.

Cette année, c’est moi qui ai réservé à cette adresse que nous connaissions bien de loin. Nous y avons été accueillis à l’entrée par un magnifique paon.

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Le restaurant se trouve sur l’île de Reuilly, accessible en voiture après le fameux Belvédère de l’amour (c’est moi qui l’appelle comme ça). C’est la réplique exacte d’un temple romantique en haut des Buttes-Chaumont. Ce chalet suisse a été conçu pour l’exposition universelle de 1867.

J’ai mangé une entrecôte et mon mari un burger avec de si fines frites, que ça n’était pas top pour la digestion. Nous avons bien mangé quand même mais ce n’était pas de la grande gastronomie. On venait surtout pour le cadre, la salle de déjeuner était spacieuse et bien insonorisée. Il faisait vraiment chaud au cours du repas à cause de l’odeur de la cheminée mais il y avait la possibilité de prendre le dessert dehors au soleil.

J’ai vraiment apprécié que l’endroit soit bien insonorisé et peu fréquenté le midi pour pouvoir faire passer facilement notre poussette king size. C’est un endroit totalement baby friendly avec une table à langer très pratique.

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Le lac Daumesnil

C’est un lac artificiel creusé sous le Second empire pour répondre aux besoins des Parisiens de s’oxygéner face à la pollution générée par l’essor massif de l’industrialisation dans la seconde moitié du 19eme siècle.

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Portrait d’Alphonse Alphan, Alfred Roll, Petit Palais. Paris musées. Droits réservés.

Créer des poumons verts dans Paris fait partie du projet du baron Haussmann. C’est l’oeuvre d’ Alphonse Alphan, le père des espaces verts parisiens à qui on doit le parc des Buttes-Chaumont, le réaménagement des bois de Vincennes et de Boulogne…

Depuis que je travaille et que j’ai besoin de m’évader l’esprit loin de la caisse enregistreuse , je fréquente beaucoup ces parcs. Parisienne depuis quatorze ans, je n’ai découvert le lac Daumesnil qu’il y a peu longtemps et je le regrette un peu ! Alors Néo-parisiens si vous me lisez, allez- vite au lac Daumesnil ça vous soignera un peu votre mal du pays !

Dans un prochain article, je vous ferais un tour d’horizon des meilleures guinguettes de Paris qui se trouvent pour la plupart dans des chalets suisses hérités de l’Exposition universelle de 1867 au jardin d’acclimatation, au bois de Boulogne, au lac de Saint Mandé, aux Buttes-Chaumont…

D’autres articles lifestyle dans Le bal littéraire des sardines :

– Mon top 5 des jardins publics en Europe

–  Deux restaurants sympas pour un brunch à Paris

–  Quai 71, mon coup de coeur mode dans le Marais

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DIY

DIY Dessiner une carpe koi aux feutres LYRA et Tombow

Cet automne, j’ai enfin trouvé des coloriages grand format comme le les aime dans ma boutique fétiche Sostrene Grene, rue du faubourg Saint-Antoine, près de Bastille.

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Et comble du hasard, il y a des modèles géniaux de fleurs, de carpes koi et de cactus. De quoi m’éclater avec mes feutres Tombow et Lyra. J’étais un peu dépitée du résultat un peu piteux qui était dû à la qualité un peu médiocre du papier du carnet de coloriages.

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Heureusement, je ne me suis pas laissée abattre et j’ai réessayé avec du papier calque, pour un effet de transparence tout à fait réussi : on se croirait dans un étang . Je suis une grande fan de ces carpes koi tellement esthétiques qui me rappellent le tableaux des poissons rouges de Raoul Dufy.

Toute la réussite du coloriage tient dans l’observation des reflets de l’eau et des nuances de la peau des capes koi (un peu comme des crevettes). Il faut tester son camaïeu de bleus et de verts pour l’eau, doser les écailles de couleur rose, orange carotte, rouge vermillon, jaune… C’est surtout pour la tête et les nageoires qu’il faut être le plus précis pour que ça soit le plus ressemblant.

Je suis particulièrement contente de l’effet de transparence du papier calque même si ça a a un peu abîmé la pointe de mes feutres car le papier calque est gras.

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La Capucine à Giverny. Trip advisor. Droits réservés

Maintenant je cherche comment l’afficher si je le colle dans mon bullet journal ou si je l’agrandis en le collant sur une feuille Canson. J’ai bien envie de multiplier les carpes koi comme dans le bassin du restaurant La Capucine à Giverny ou le jardin intérieur du Petit Palais à Paris.

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Le jardin intérieur du Petit palais.

Je vais aussi aller chercher sur Pinterest comment réaliser des carpes koi en tissu pour ma petite fille !

Cela me donne aussi bien envie de redessiner  la superbe illustration que j’ai repérée sur le compte Instagram de Giulia Iulia : les hippopotames dans leurs eaux turquoises.

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Illustration inspirée du compte Instagram Giulia Iulia

 

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– carnet de voyages : Monet, l’ambassadeur de Giverny

-DIY Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

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Littérature jeunesse·Parentalité

Caca boudin, un best-seller dans la bibliothèque de ma fille

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Mon mari qui n’est pourtant pas libraire, a trouvé une petite pépite dans la petite salle des tout-petits de la bibliothèque Marguerite Duras, dans le 20eme arrondissement.

Caca boudin raconte les aventures d’un jeune lapin, Simon qui casse les oreilles de ses parents à répondre une vieille rengaine enfantine Caca boudin quand on lui pose une question.

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Jusqu’au jour où la catastrophe arrive, le grand méchant loup arrive et ne fait qu’une bouchée du jeune impertinent. Heureusement, son papa aimant et courageux se jette dans la gueule du loup pour délivrer son petit lapin… et je ne vous raconte pas la fin.

Je connaissais de nom ce livre mais je ne l’avais jamais ouvert car je trouvais le titre trop caricatural et les illustrations de la couverture me plaisaient peu. Pourtant, c’est une vraie pépite qui a plu  autant à ma petite fille de huit mois (elle a ri) qu’à ses parents.

La fameuse réplique « Mais voyons mon cher père, vous savez bien que je m’appelle Simon » me reste en tête, tant elle est savoureuse et tendre. C’est un album jeunesse du quotidien, des scènes familiales très courantes auxquelles on peut s’identifier facilement. Alors oui, le texte n’est pas très recherché mais c’est ça qui marche !

Je ne sais pas si j’achèterai les autres titres de la collection : Superlapin, Au loup, Va t’en Bébé Cadum… parce qu’ils sont très marquetés. Mais il faut reconnaître à Stéphanie Blake, illustratrice américaine vivant en France, d’avoir su mettre en image avec simplicité et efficacité un trait majeur de la psychologie enfantine : l’apprentissage de la propreté vers les deux ans.

Ce livre s’adresse aux enfants de deux ans et plus mais il fait aussi rire les bébés à partir de six mois.

Selon Wikipédia, Caca boudin est une expression enfantine qui existe depuis les années 1970. L’expression exprime chez l’enfant des sentiments divers, souvent l’affirmation de soi et de sa propre liberté, parfois le mépris, le dépit ou la colère. Elle peut par exemple désigner quelque chose dont l’aspect, l’odeur ou le goût est désagréable : « C’est caca boudin »

Ce livre édité en 2002 vient bien évidemment de l’Ecole des loisirs, ma référence absolue dans le domaine du livre jeunesse depuis ma propre enfance. C’est un best-seller qui ne reste jamais bien longtemps dans un rayon de bibliothèque ou sur l’étagère d’une librairie.

Je crois beaucoup à la force de la transmission orale du livre entre parents et enfants. Même à mon bébé, je lui lis des livres pour premières lectures vers 7 ans ou des albums jeunesse pour enfants de 4 ans. Le plus important, c’est la qualité du moment partagé entre le parent et l’enfant : il ne comprend pas tout mais l’enfant aime entendre la voix de son parent qui lui lit une histoire.

C’est un moment privilégié pour moi, celui où je fais passer mon enfant avant mon smartphone. On aime lire des livres un peu « con » à nos enfants, ça nous défoule et on retombe en enfance.

D’autres articles dédiés aux enfants et à la maternité dans Le Bal littéraire des sardines :

– L’histoire de la berceuse Une chanson douce d’Henri Salvador

La playlist de ma fille

– Une sélection de livres jeunesse emblématiques à mettre dans leur coffre à jouets.

5 livres jeunesse à mettre dans leur coffre à jouets (1)

–  Créer sa propre décoration pour la chambre de son bébé avec des DIY originaux.

Mes challenges DIY 2018

Carnets de voyages urbains

Un week-end de mariage en Rhône-Alpes

Cet été, nous sommes partis trois jours dans le Vercors à l’occasion du mariage de ma chouette cousine Olga avec Loïc.

Je n’y étais pas allée depuis une vingtaine d’années et retourner à Méaudre, Autrans, Lans en Vercors et Villard de Lans fut l’occasion d’actionner la machine à souvenirs.

Lyon & meaudre

Quand j’avais entre cinq et huit ans, nous avons passé plusieurs étés au camping de l’Oursière avec mes cousines, mon frère et mes grands-parents. C’est à Méaudre que j’ai appris à nager  et à la patinoire de Villard de Lans, j’ai eu un autographe de la championne de patinage artistique Surya Bonaly.

C’est peu dire que j’aime beaucoup le Vercors, une destination bien pratique pour de premières vacances estivales avec un bébé de six mois quand on a subi un mois de juillet caniculaire à Paris.

Nous sommes arrivés à la gare de Grenoble en TER depuis Lyon, un trajet bien agréable et ergonomique pour une poussette king size (bravo les gars!). J’ai vu Grenoble sous un autre jour et la route jusqu’ Autrans fut très belle.

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Nous avons logé au Logis de France Le Vernay dans le centre d’ Autrans. L’hôtel était très confortable, bien insonorisé et le personnel avait pensé à notre lit parapluie indispensable. J’ai bien aimé leur décoration dédiée au ski et leur salle à manger assez moderne. Il y avait même une piscine mais nous n’avons pas pris le temps de la tester.

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Autrans-Méaudre est une chouette destination familiale aussi bien en hiver qu’en été : ski de fond, ski de piste, speed-luge, vélo, piscines et loisirs aquatiques, tout est conçu pour se régaler au vert. Je pense me convertir aux vacances montagnardes pendant l’été si le réchauffement climatique s’accentue rapidement.

Les prix de logement et d’alimentation grimpent un peu avec l’altitude mais c’est tout de même raisonnable.

Beaucoup d’amis parisiens connaissent le Vercors pour y être venus en classe de neige ou en colonie de vacances. Moi, j’ai eu le droit au devoir de mémoire du maquis du Vercors et cela m’a un peu traumatisée les histoires de massacres de résistants à huit ans.

Le vin d’honneur du mariage s’est déroulé au refuge des Narces en altitude dans un petit bosquet, un refuge de biches comme l’aurait aimé mon grand-père. C’était vraiment délicieux (il faut dire que le marié est patron de trois boucheries en Isère) et la décoration était originale. Le photo booth était bien chouette : une cabine de télésiège.

Le Vercors, c’est un massif montagneux plus accessible que les Alpes où l’on peut pratiquer le ski de fond, le ski de piste, les raquettes à Fond d’Urle ou à l’ Echaillon, entre Drôme et Isère.

Nous avons emprunté la magnifique mais redoutable route des gorges de la Bourne avec ses villages pittoresques que j’aime tant : Saint Nazaire en Royans, Pont en Royans…

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Les maisons suspendues de Pont en Royans. Isère tourisme. Droits réservés

C’est une région avec des trésors gastronomiques : le Saint-Marcellin, les ravioles du Royans… Cela me donne faim tout ça !

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Retrouvez d’autres carnets de voyages ici :

–  Les plus beaux spots de la Drôme

–  Un tour sur le plateau ardéchois

– Le top 5 des meilleurs jardins publics

Romans

La piscine de Rosemary, plongez tout habillés dans ce grand bain littéraire

La-Piscine-de-Rosemary-de-Libby-Page-198x300.jpgCe mois-ci, nous commençons une activité bébé nageurs formidable et je lis La piscine de Rosemary d’après les bons conseils du blog My pretty books.

Je l’avais noté bien précieusement dans ma Pile à lire en pleine canicule en juillet à la recherche d’un bon livre pour la plage.

Et bien entendu, je l’ai trouvé à la bibliothèque Marguerite Duras, la bonne surprise pour aborder la rentrée et se détendre le matin dans le métro !

 

La piscine de Rosemary

par Libby Page

éditions Calmann-Lévy,

364 pages,

20€50

Le titre est assez simpliste mais la couverture est très efficace : la police du titre vend du rêve. On s’imagine partir en croisière ou dans une architecture d’époque avec des cabines de bain en bois comme aux bains à Budapest, à la piscine Molitor ou bien dans le musée d’art contemporain La piscine de Roubaix.

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Un établissement thermal très emblématique de Budapest !

La piscine municipale est un lieu social intemporel, Libby Page a choisi un excellent sujet pour planter le décor de ce feel good book de grande qualité.

Le résumé :

C’est une histoire d’amitié transgénérationnelle. Rosemary, une veuve de 86 ans habite Brixton, ce quartier de Londres depuis l’après-guerre. Elle vient chaque jour à la piscine, en hommage aux moments de qualité passés avec son défunt mari, George.

La piscine de Brockwell, ce lieu de sociabilités en plein air est menacé par l’appétit immobilier d’une société qui veut cimenter le bassin pour en faire un club de sport privé. Rosemary va trouver une alliée  en la personne de Kate, cette trentenaire mal assurée, en prise à des crises de panique et une mauvaise appréciation de son corps.

Un beau roman qui parle d’une communauté qui s’entraide autour d’un lieu qu’ils chérissent parce qu’il leur fait du bien. L’union fait la force !.

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La véritable piscine de Brockwell à Londres

Mon avis :

Difficile de juger en quelques lignes ce  roman tant il est riche des différents thèmes qu’il aborde : le deuil, la mauvaise appréciation de soi, l’angoisse qui monte à la gorge et qui tétanise en pleine rue, la gentrification des grandes villes européenne, la solitude dans une société ultra connectée à l’heure des réseaux sociaux…

Je résumerai en quelques mots ses points faibles tant ils sont peu nombreux : l’histoire d’amour entre Kate et Jay est un peu faiblarde alors que celle de Rosemary et George est tellement bien racontée qu’elle traîne en longueur. Et aussi la structure du roman est un peu trop classique avec ses flash-backs du vivant de George et l’alternance des points de vue des deux héroïnes. Mais pour un premier roman, c’est une vraie réussite.

Je n’ai pas encore fini de le lire et pourtant j’ai hâte de vous en parler ici tellement il m’a emballé. C’est une lecture très agréable parce que l’auteure a vraiment trouvé un sujet romanesque, un univers qui suscite la rêverie. C’est un roman sensoriel et émotionnel qui parle de balnéothérapie comme le moyen de trouver le bonheur. Et ça se tient comme argument.

Je suis un peu lassée par les feel good books très marquetés qui mêlent littérature bon marché et développement personnel type La bibliothèque des cœurs cabossés ou La librairie de la place aux herbes qui vantent la biblio-thérapie comme la source du bonheur moderne, qui réunit les gens autour d’un commerce où il fait bon vivre…

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La piscine de Rosemary suit un peu ce filon, il ne faut pas se mentir mais c’est traité de manière subtile et grande cynique que je suis, j’ai été prise par l’intrigue du livre. Est ce que la piscine va fermer ou les manifestants vont arriver à la sauver?. Après quelques recherches sur Internet, j’ai compris que fiction et réalité n’étaient pas bien éloignées puisque cette fameuse piscine existe bien et figure parmi les endroits les plus emblématiques de la vie londonienne.

Pour terminer, j’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure rend hommage au couple de Rosemary et George, véritables marathoniens de l’amour. Je pense que c’est deux là ont dû s’aimer soixante ans. Elle aborde avec beaucoup de poésie leur sexualité même âgés, on ressent toute la tendresse qu’ils ont partagé dans le bonheur comme dans l’épreuve.

Les écrivains anglo-saxons comme Libby Page ou Helen Simonson, l’auteure de mon coup de cœur La dernière conquête du major Pettigrew (que j’ai relu cet été avec grand plaisir) , ont beaucoup de talent pour raconter des couples qui s’aiment sur le long terme.

Je reproche beaucoup à la littérature et au cinéma français de mettre en scène des personnages  adultérins qui sont souvent agités entre deux ou trois passions amoureuses contraires, cela me fatigue rapidement et j’abandonne ma lecture. Je caricature à grands traits mais j’ai trouvé cela assez flagrant pour en faire la remarque ici.

 

Ma note :

4/5 sardines

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J’ai hésité à mettre cinq sardines à ce fabuleux roman que je n’ai pas envie de terminer tant il est un bon compagnon de métro. Je lui reproche un peu son étiquette feel good un peu trop flagrante mais c’est une excellente histoire pour un premier roman. La manière dont l’auteure décrit les crises d’angoisse insupportables que vit Kate et comment elle arrivera à les surmonter est remarquable. Libby Page est une auteure que je vais suivre par la suite, c’est indéniable !

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Cela m’a donné envie de lister des plus belles piscines du monde, celles où je ne suis encore jamais allée : j’ai repéré Bondi Beach près de Sydney, Venitian Pool près de Miami que j’ai découvert grâce au compte Instagram de Pénélope Bagieu

Retrouvez mes dernières articles qui parlent de l’Angleterre et de sa littérature talentueuse :

Londres out of the box

La dernière conquête du major Pettigrew.