Ile de France et Paris

Un samedi soir au théâtre de la Renaissance à Paris : Un amour de jeunesse

Cette pièce, je l’ai repérée sur une colonne Morris. Une histoire d’amour avec en tête d’affiche Stéphane de Groodt, Isabelle Gélinas et Olivia Côte, c’était une sortie théâtre idéale pour une Saint-Valentin un peu en avance.

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Je n’irai pas par quatre chemins pour vous donner mon avis sur la pièce Un amour de jeunesse : c’est une réussite !

Dans l’entrée du théâtre, il y avait les livres des pièces d’ Ivan Calbérac dont L’étudiante et Monsieur Henri et Venise n’est pas en Italie (que j’avais chroniqué ici). Je ne serai pas étonnée qu’Un amour de jeunesse soit aussi adapté au cinéma. Cet hiver, j’ai aussi regardé une série sur France 2 : Marjorie, l’histoire d’une jolie et drôle psychothérapeute Le garçon a du talent, cela va sans dire et je vais surveiller ses prochaines réalisations au théâtre.

La trame de cette pièce est toute simple et c’est sans doute pour cela qu’elle fonctionne aussi bien.

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© Fabienne RAPPENEAU Droits réservés.

Le résumé : 

C’est l’histoire d’Antoine (Stéphane De Groodt) patron du CAC 40 qui s’est marié sur un coup de tête avec Maryse (Olivia Côte), une humanitaire passionnée, il y a vingt-cinq ans en Inde. Il a fait fortune et vit avec Diane (Isabelle Gélinas), une aristocrate dans sa bulle.

S’il veut divorcer de Maryse sans devoir partager avec elle la moitié de sa fortune, il va devoir lui faire croire qu’il est encore plus fauché qu’elle. Alors avec la complicité de leur gestionnaire de famille (Sébastien Pierre) , Diane et Antoine vont investir le studio HLM de leur femme de ménage chinoise (Nelly Clara) à Sarcelles, qu’ils envoient à l’île Maurice. Mais rien ne va se passer comme prévu…

Mon avis :

L’histoire devient rapidement intéressante car elle est fondée sur des décalages comiques : Diane l’aristocrate va devoir abandonner ses bonnes manières rapidement tant dans son vocabulaire que dans son style vestimentaire (attention, ça pique les yeux), la bonne chinoise prend vite parti d’une situation cocasse qui pourrait tourner à son avantage mais pour combien de temps ?.

Les cinq comédiens sont très talentueux et au service de l’histoire. Mention particulière à Stéphane de Groodt, le personnage principal de la pièce. A part un petit rôle dans ma série préférée Fais pas çi, Fais pas ça, je ne le connaissais que très peu. C’est un excellent comédien de théâtre. Il y avait tout un groupe de spectateurs Belges qui se prenaient en photo devant la façade du théâtre de la Renaissance.

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Les locaux du théâtre étaient le seul bémol de cette soirée très réussie. Les escaliers latéraux mériteraient un petit coup de neuf, c’était un peu le bazar les longues files d’attente devant le théâtre à quinze minutes de la pièce. Surtout, nos places bon marché (17 euros au balcon) étaient vraiment inexploitables. Comme dirait mon mari : on a bien ri mais on n’a rien vu ! On a dû faire les mauvais élèves et changer de place un étage au dessous en pleine pièce. Un peu plus de transparence sur les sites qui vendent les places serait bienvenue !

 

Ma note :

5/5 sardines

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Je me déplace au théâtre pour les comédiens que j’aime. Je savais qu’Isabelle Gélinas était une excellente comédienne de théâtre, j’en ai eu la preuve samedi soir. Je suis nostalgique de l’arrêt de Fais-pas ci, Fais-pas ça et c’était une bonne occasion de revoir des petites touches de Valérie Bouley dans son jeu.

J’aime aussi énormément Olivia Côte que j’ai véritablement découvert dans Pupille puis Chamboultout cette année. C’est elle qui a vraiment lancé le tournant d’ Un amour de jeunesse en chantant avec une guitare San Francisco de Maxime Le Forestier.

C’était un très bon spectacle, il y a eu huit rappels dans une salle comble et les comédiens ne boudaient pas leur plaisir !

D’autres chroniques de films cités dans cet article :

Venise n'est pas en Italie

Venise n’est pas en Italie ou comment trouver une issue de secours à sa généalogie

–  Pupille : l’amour comme obligation d’Etat

–  Chamboultout : comment rester un couple quand on es une personne aidante

 

 

 

 

 

 

Romans

L’odeur de la colle en pot, flash-back dans les années 1990.

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Je viens de terminer le roman L’odeur de la colle en pot d’Adèle Bréau et cette chronique s’annonce dithyrambique. Je n’ai pas honte de vous dire que le dernier chapitre du livre m’a cueillie d’une telle manière que j’ai failli en chialer (c’est le terme le plus précis pour décrire cette forte émotion littéraire) dans le bus 76. Chapeau l’artiste !

J’ai découvert Adèle Bréau à travers le recueil de nouvelles Noël et préjugés du collectif d’autrices romcom des éditions Charleston. Son histoire d’amour d’un couple chien et chat enfermé dans un magasin de jouets le soir de Noël m’avait laissé un tel souvenir que je vous en parle ici!

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Droits réservés Team Romcom, éditions Charleston

L’odeur de la colle en pot traite aussi du thème de l’histoire d’amour naissante. La narratrice c’est Caroline, 13 ans. Elle rencontre sa future meilleure amie Vanessa, dans son nouveau collège parisien, à la rentrée de septembre en 4eme. Ses parents ont une belle situation financière donc ils emménagent à Paris dans un bel appartement du 17eme arrondissement mais ça ne va pas fort entre eux. Sa sœur Charlotte, 8 ans, l’exaspère autant qu’elle l’attendrit.

Ce roman traite avec beaucoup de finesse et de justesse des premiers flirts, du divorce, de la fin de l’enfance et de l’amitié…

Mon avis :

Cela m’a pris trois ou quatre chapitres avant d’accrocher vraiment à cette histoire hyper réaliste et universelle mais la magie fonctionne grâce au talent littéraire d’Adèle Bréau.

Au début du livre, je pestais beaucoup de trouver autant de points communs avec les comédies iconiques La boum et sa suite avec ma chère Sophie Marceau : la jeune fille qui arrive à Paris en 4eme, la meilleure amie qui ressemble beaucoup à Samantha, le couple des parents qui se délitent, la mamie bourgeoise qui a un appartement de ouf près du Panthéon. J’ai vu La Boum une dizaine de fois avec ma mère, je connais mes classiques…

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Copyright La Bäm Filmverleih

Mais finalement ces références nombreuses à La boum m’ont bien plu. J’ai été prise dans l’émotion des deux filles qui sautent comme des démentes sur le lit des parents parce que le garçon que Caroline traquait depuis des mois lui proposait de sortir avec elle. Je me suis rappelée mes souvenirs quand on va au cinéma avec un bon ami comme disait mon grand-père et qu’on est en alerte générale quand on se frôle la main dans le noir…

Et surtout, ce roman m’a plu car il m’a rappelé ma plus petite enfance : j’avais entre trois et dix ans dans les années 1990. Je me suis souvenue du Zapping de Canal +, des cartes à puce pour téléphoner dans les cabines téléphoniques, de la publicité pour la lessive Omo, des sketches de José Garcia et Antoine de Caunes sur Canal +…. Le titre de ce roman est particulièrement efficace.

Ce roman a confirmé une conviction profonde que j’ai depuis un bon moment : le téléphone portable a vraiment révolutionné nos vies en termes d’autonomie et d’ indépendance vis à vis de nos parents. Il est bien loin le temps des Tam-tam, des Mobicartes et des Nokia avec le snake… J’ai bien rigolé devant une récente vidéo de mon youtubeur favori Norman (on a exactement le même âge) qui parlait des années 2000….

Ma note :

4/5 sardines

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J’ai beaucoup aimé ce roman générationnel même s’il fait partie d’une certaine mode éditoriale : regrouper tel ou tel souvenirs communs à la génération Y ou Z et que les traits communs à la comédie hyper populaire La Boum sont très nombreux. Je n’ai rien compris à l’épilogue mais j’ai pris une belle claque littéraire  avec cette description d’un enterrement où des préadolescents ont fait preuve d’une superbe preuve d’amitié pour un copain. Cela aide à relativiser face à l’individualisme contemporain.

D’autres chroniques de romans avec beaucoup de finesse psychologique :

–  Noël et préjugés : l’amour sera-t-il au pied du sapin?.

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

La piscine de Rosemary

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Droits réservés Café Powell
Expos

Deux belles expositions en 2020 pour contrer la froidure de l’hiver

Sans titre (32)Au début de ma carrière de libraire, j’ai eu la chance de remplacer pendant ses congés une des libraires du musée du Louvre chargée des catalogues des expositions à Paris, en France et en Europe.

C’est en automne, que les expositions les plus prestigieuses se déroulent et j’ai ainsi voyagé par les livres : le Victoria and Albert museum de Londres, le musée des tissus de Lyon, le Louvre-Lens, l’ouverture du département des arts de l’Islam au Louvre en 2012…

Depuis que je ne suis plus étudiante, j’ai beaucoup moins de temps pour visiter les expositions, il faut dire que le tarif plein qui avoisine à chaque fois  quinze euros désormais (adieu gratuité totale avec la carte de l’Ecole du Louvre) m’a fait douloureusement redescendre sur terre.

[Au passage, je redis ici mon opposition à la gratuité totale dans les musées, un petit tarif réduit à 4€-5€ pour alléger le plein tarif, ça serait une bonne idée !].

Je délaisse de plus en plus les expositions de peinture, lassée par le manque d’imagination des musées parisiens qui ont épuisé les rétrospectives d’impressionnistes et autres artistes célèbres : ça tourne toujours autour de quelques gros blockbusters comme Léonard de Vinci au musée du Louvre , Picasso, Renoir, Monet, Degas….

Alors je privilégie les musées moins connus comme l’exposition Goscinny au musée d’art juif que j’avais bien aimé il y a deux ans ou encore cette exposition formidable consacrée à la peinture américaine des années 1930 en 2015 au musée de l’Orangerie.

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Je vous recommande donc les expositions consacrées à des auteurs de BD ou des écrivains, des architectes comme des sculpteurs…

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Tolkien, voyage en Terre du Milieu, BNF François-Mitterrand, jusqu’ au 16 février 2020

C’est mon amie Alix qui me l’a recommandée et la BNF conseille à ses visiteurs de réserver compte tenu de la forte affluence. Alors que les films de l’imaginaire ne sont pas du tout ma tasse de thé (j’arrive mal à lâcher mon quotidien et mes petits repères confortables, il faudra que j’en parle à ma psy), j’ai vraiment adoré Le Hobbit au cinéma.

Mon mari n’a pas compris comment je suis arrivée à suivre le second épisode sans avoir vu le premier mais ça m’a vraiment plu : sa petite maison végétale, la course poursuite dans des tonneaux le long d’une rivière….

Comme C. S Lewis, son ami, Tolkien proclamait publiquement sa foi chrétienne et cela se voit dans son oeuvre littéraire. Cette exposition est donc l’occasion de mieux connaître un écrivain majeur de la littérature du 20eme siècle à travers 300 œuvres exposées à la BNF dont de nombreux manuscrits originaux.

Otto Wagner, maître de l’art viennois, Cité de l’architecture et du patrimoine, esplanade du Trocadéro, jusqu’au 16 mars 2020.

Jottowagner‘ai repéré son affiche dans le métro. Je ne connais pas du tout Otto Wagner mais j’aime tellement l’Art Nouveau et la Sécession viennoise que je vais aller à la découverte ! Notre prochain voyage en Europe (avec bébé !) sera surement Vienne ou Prague depuis que nous avons été emballés par Budapest !

Il faut dire que l’oeuvre de Klimt et la Sécession viennoise en particulier marque de son empreinte ce blog depuis sa création puisque c’est mon article le plus consulté depuis plus de trois ans  : Adèle Bloch-Bauer inspire autant la littérature que le cinéma !

Je ne suis pas une fana d’architecture mais la Cité de l’architecture et du patrimoine est un musée formidable. J’aime beaucoup ses reconstitutions de portails gothiques des grandes cathédrales françaises et son cadre géographique (tout près du Trocadéro) vaut le détour.

J’ai repéré dans Elle son café extraordinaire avec sa terrasse unique. Cela s’appelle Girafe et j’ai très envie d’ aller aux beaux jours ! 

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Girafe, le restaurant de la Cité de l’architecture

Et vous dans quel musée aimeriez- vous être enfermé une nuit?

Quelle exposition-phare vous a marqué cet hiver?

D’autres articles consacrés à l’histoire de l’art publiés précédemment  dans ce blog :

– Un biopic formidable consacré au facteur Cheval et son palais à Hauterives

Adèle Bloch-Bauer inspire la littérature et le cinéma

Monet, ambassadeur de Giverny dans le monde entier

René Goscinny, un génie de la bande dessinée

Guernica, un plaidoyer pour la paix en BD.

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Séries

Au bout de trois saisons Netflix, on commence à mieux se connaître avec la reine…

 

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Depuis novembre, je me régale car deux de mes séries Netflix favorites sont revenues pour la saison 3 : Atypical et The Crown.

Je me rends compte que ce qui fonctionne dans ces deux séries aux genres complètement différents, c’est qu’au fil des saisons, on s’attache aux personnages. J’aime les séries parce qu’elles permettent quelque chose auquel je suis vraiment attachée autant en littérature qu’au cinéma : l’étude des portraits psychologiques des personnages et comment ils évoluent.

Comme c’est original, un article sur la saison 3 de The crown dans mon blog ! Elle est tellement réussie que je repense souvent aux anecdotes historiques racontées et comment les personnages y ont fait face. Je suis assez contente d’avoir incité ma maman à regarder cette série, qu’elle a englouti en quelques jours à Noël l’an dernier.

Même si j’ai trouvé quelques longueurs dans un ou deux épisodes, j’ai vraiment apprécié chaque dimanche en fin d’après-midi où j’avais rendez-vous avec Elisabeth II pour l’intensité dramatique des épisodes, fondés sur des faits réels et amplifiés par la musique, le rendu des costumes.

Avec The Crown, Londres me fascine même si je trouve toujours cette ville grise. J’ai rapidement adopté le nouveau couple de comédiens qui incarnent la reine et son mari .

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J’aime vraiment les tailleurs chics et la mine responsable d’Olivia Coleman, une grande actrice. Elle me rend sympathique la vraie reine que j’admire aussi mais donc je ne comprends pas toujours l’attitude envers ses enfants et petits-enfants qu’elle sacrifie souvent au nom du protocole et des traditions. Surtout en ce moment avec le coup de tonnerre provoqué par le couple Sussex.

The crown comprend dix épisodes et je vais vous détailler chacun parce que je les ai tous apprécié.

Retour sur la saison 3 :

  1. Olding

Olivia Coleman interprète Elisabeth II âgée d’une quarantaine d’années, comme le montre la première scène inaugurale avec la présentation d’un timbre à son effigie en 1965. Dans ce premier épisode, un espion russe se cache dans son palais et ce n’est pas le nouveau premier ministre Harold Wilson (il est pataud, mal assuré mais c’est mon personnage chouchou tant il est sincère et authentique).

2. Margaretologie

La reine est contrainte de demander à sa sœur de réaliser un exploit diplomatique auprès du président Johnson à la Maison-Blanche pour éviter la dévaluation de la livre anglaise. Les flash-backs très efficaces montrent que le fait d’être la sœur de l’ombre qui ne régnera jamais n’est pas facile à vivre pour la princesse Margaret (son mal-être est remarquablement joué par la dérangeante Helena Bonham Carter)

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3. Aberfan

C’est l’épisode qui m’a le plus bouleversée. L’éboulement d’un terril sur un village gallois provoque la mort de centaines d’enfants dans un village gallois Aberfan. La reine a du mal à montrer ses émotions et mettra plus de hit jours à se décider à visiter le village en deuil. La beauté du cantique gallois est bouleversante, les épisodes qui suivront m’ont convaincu que The crown parle avec beaucoup d’intelligence de la foi chrétienne.

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4. Bubbikins

C’est le surnom que la mère du prince Philip lui donnait alors que l’Histoire les a empêché d’avoir une vraie relation mère-fils. La reine oblige son mari à recueillir cette vieille dame menacée par un putsch en Grèce. Il essaie de la cacher à une équipe de télévision car elle a été internée dans un asile psychiatrique où elle a subi des mauvais traitements courants à cette époque. Grâce à une ruse de la princesse Anne, la princesse Alice va se révéler être l’atout authentique de la famille royale en crise.

5. Coup d’Etat

La reine fuit son fardeau pendant un mois pour s’occuper de ses chevaux en France puis aux Etats-Unis, sa réelle passion dans la vie. Son Premier Ministre la rappelle durement à la réalité : il soupçonne à juste titre son cousin Lord Mountbatten, fraîchement remercié du haut commandement des armées d’être tenté de prendre part à un coup d’Etat contre le gouvernement. J’ai beaucoup aimé l’aspect politique de cet épisode qui apporte un parallèle avec la situation politique en France post guerre d’Algérie jusqu’en mai 1968.

6. Tywysog Cymru

Charles va être intronisé prince de Galles dans un pays qui se révolte contre la couronne britannique. Le premier ministre convainc la reine d’envoyer son fils étudier un semestre dans une université galloise. Il va y rencontrer un directeur d’université nationaliste qui va le prendre sous son aile comme un père spirituel. Cette affection spontanée met en lumière toute la froideur et la retenue qui règnent dans sa famille.

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7. Poussière de lune

C’est l’épisode le plus ennuyeux de la saison selon moi jusqu’au moment où le prince Philip tombe le masque. Nous sommes en 1969 et la reine reçoit l’équipage qui est allé sur la Lune. Le prince Philip suit avec beaucoup d’intérêt la conquête de la Lune et s’avère très déçu quand il les reçoit à Buckingham palace. Au même moment, l’archévèque de Canterbury le sollicite pour héberger un centre pour religieux vivant une crise de foi. Cet épisode montre que la foi chrétienne redresse un homme beaucoup plus que ses exploits. Je me suis ennuyée au début de l’épisode mais c’est celui qui m’a le plus apporté par sa profondeur et sa réflexion.

8. Un homme en suspens

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Charles entretient une correspondance avec son grand-oncle le duc de Windsor, émigré en France depuis son abdication en 1936. Il sort depuis peu avec Camilla Shand interprétée par Emerald Fennell, une de mes actrices britanniques favorites, repérée dans la série Call the midwife.

J’ai bien aimé cet épisode même si je ne comprends pas la rigueur du protocole qui s’immisce dans la vie sentimentale du prince Charles au point de compliquer les choses. On se prend tout de suite de sympathie pour ce grand garçon sensible et on compatit à sa souffrance dans l’épisode suivant. Comme c’était le cas dans la saison 2 avec le couple Margaret-Tony, je me suis dit: « Ils étaient sacrément polygames dans les années 1960 ces aristos anglais ». C’est là toute l’ambiguïté des personnages : ils rejettent le divorce par principes religieux et moraux auxquels ils croient fermement mais cautionnent les voies de garage : l’adultère, la séduction effrénée…

9. Imbroglio

Le duc de Windsor est mourant et la reine se décide à lui rendre visite malgré la vive désapprobation de son mari qui considère que cet homme a trahi sa famille. Le dernier entretien de la reine avec son oncle est empreint d’une émotion toute particulière puisqu’elle lui pardonne d’avoir bouleversé sa vie en abdiquant. C’est un peu problématique avec The Crown : c’est son intensité dramatique qui fait le succès de cette série et on a du mal à savoir ce qui tient de la fiction et ce qui s’est réellement passé. C’est dérangeant d’être ému par une scène qui est peut-être pure imagination des scénaristes

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10. Un cri du coeur

Comme à chaque saison, le premier et le dernier épisodes sont les plus intenses et les plus réussis. Cet épisode se concentre sur les peines de cœur de la princesse Margaret et son rôle peu facile à vivre au quotidien. Son mari la trompe et la violente psychologiquement, elle part s’amuser à la campagne et trouver du réconfort dans les bras du jeune Ronny au soleil. C’est le scandale et aucun membre de sa famille ne la soutient. Elle est désespérée et veut renoncer à la vie… Sa sœur vient à son chevet et lui exprime combien la vie serait insupportable pour elle sans elle… Cela contraste beaucoup avec la retenue dont elle fait preuve dans ses relations avec ses enfants… au nom du protocole…

Cette saison se clôture avec les célébrations de son jubilé en 1977 ( mention spéciale pour le pire chapeau du 20eme siècle).

La prochaine saison de The crown aura une saveur particulière avec le récent coup de tonnerre provoqué par Harry et Meghan qui veulent gagner leur vie par leurs propres moyens. Ils l’ont annoncé via les réseaux sociaux, dynamitant tous les usages médiatiques traditionnels de la monarchie.

Le fait que ce soient des députées anglaises qui aient pris la défense de Meghan pour dénoncer la misogynie et les relents racistes et colonialistes des tabloïds anglais montrent les limites du protocole : une famille soudée ne laisse pas les siens se faire harceler et humilier.

Cette famille vit de multiples rebondissements autant dans la série que dans la réalité !

 

Retrouvez d’autres articles sur mes coups de cœur séries ici :

Charlie, monte le son ou la préadolescence 2.0

Call the midwife : mes pépites séries pour cet automne

The crown, saisons 1 et 2

Atypical 

Je suis en train de regarder la saison 3 d’Atypical, je m’attache à ses personnages autant qu’à ceux de The crown et je vous en parle dans un prochain article  très vite !

Moments de vie

Une journée dans le Pas-de-Calais pour dire au revoir à une grande dame

Cette semaine, une jolie page de ma vie s’est refermée avec l’enterrement de mon arrière-grande tante Julienne. Elle était née en 1920, elle allait avoir cent ans en mars prochain. Elle est enterrée dans la petite ville où elle est née : Saint Pol sur Ternoise, Pas-de-Calais, 5000 habitants.

Nous avions plus de 70 ans d’écart et pourtant j’aimais l’appeler car elle savait mieux que personne combler le fossé générationnel. Elle aimait partager, transmettre ses goûts pour le cinéma populaire : les films de Dany Boon, les émissions de Laurent Ruquier…

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Avec ma grand-mère Annette, elles m’ont donné l’amour du Pas-de-Calais à grands coups de gaufres Rita, de tartes au papin, de souvenirs des années 1950 partagés sur un coin de la table de son moulin ou de sa belle maison de la Creuse qui donnait sur une rivière.

Mon arrière-tante a vécu des moments très difficiles dans sa jeunesse. Elle a dû fuir en famille, sa ville lourdement bombardée en 1940. Elle était enceinte de son premier enfant sur les routes de l’exode.

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Le roman Suite française d’Irène Némirovsky me fait beaucoup penser à l’expérience traumatisante vécue par ma famille. Ma grand-née née en 1937 m’a raconté qu’ils ont connu pendant de longs mois la faim, la peur de mourir, l’angoisse d’avoir été pillé ou que quelqu’un ait été tué chez eux…

Ma grand-mère avait pris l’habitude de sauter dans un fossé avec son vélo quand un avion préparait un bombardement. Des anecdotes comme ça, ça vous marque.

En 1946, Julienne perd brutalement son mari, qui se noie dans la Manche en voulant venir en aide à la baby-sitter de la famille. Veuve avec cinq enfants petits, elle rencontre son second mari, un entrepreneur sicilien embauché récemment dans l’entreprise de son père. Cet homme travailleur va faire fortune en reconstruisant une grande partie de la ville considérablement bombardée : la gare, l’église Saint-Paul mais aussi de très nombreuses maisons.

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L’église Saint Paul à St Pol sur Ternoise. Droits réservés La voix du Nord

L’enterrement a eu lieu dans cette église moderne, reconstruite par l’entreprise de son mari et le symbole est très fort, je trouve. Je me suis sentie vraiment chez moi dans cette église en briques magistrale, avec ses vitraux modernes. Il y avait des prospectus pour le parcours Alpha, commun aux protestants et on sentait que cette communauté était animée par la foi plus que par la religion.

Je remercie sa famille proche qui m’a donné l’occasion de publiquement lui dire une dernière fois combien je l’aimais. Dans notre famille, c’est une femme qui a dirigé pendant plus de quatre-vingt ans la bonne tenue d’une famille nombreuse et même l’entreprise de son mari à un moment donné.

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Elle a partagé avec moi ses souvenirs sans pathos, ni apitoiement. Elle m’a offert son affection à moi son arrière-petite nièce alors qu’elle avait une vingtaine de petits-enfants et autant d’arrières-petits enfants.

Elle a joué le rôle d’une grand-mère quand il n’y avait plus de grand-mère dans ma famille. Cela je ne l’oublierai jamais, chaque moment passé avec elle était constructif, c’était l’essence même de faire famille même si on est cousins au 3eme ou 4eme degré.

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Ma Tante n’était pas une mamie gâteaux mais bien quelqu’un d’espiègle et gourmand qui aimait réunir sa famille autour d’un bon goûter. Elle aimait vraiment les chats, faire des bonnes gaufres pour les enfants. A Noël, mon père a réalisé sa fameuse recette de bûche turinoise dont voici la recette pour huit personnes.

Ingrédients : 125 gr de beurre, 125 gr de sucre, 250 gr de chocolat pâtissier noir fort en chocolat (64% de cacao), 1 sachet de sucre vanillé, 2 CS de rhum, 3 CS de café fort, une boîte de 500 gr de crème de marrons

Pour la chantilly : 20 cl de crème fraîche + 2 CS de sucre glace, des amandes effilées grillées (facultatif)

Attention : 12 heures de durcissement au frais. Pas de cuisson

1. Tournez en crème le beurre avec le sucre (les grains de sucre doivent totalement disparaître).
2. Ajoutez la crème de marrons.
3. Faites fondre le chocolat avec les liquides et le sucre vanillé.
4. Ajoutez le chocolat au mélange, remuez bien pour que tout soit bien incorporé.
5. Chemisez un moule à cake avec du film plastique, en laissant dépasser largement les bords. Y verser la préparation.
6. Laissez durcir au réfrigérateur au moins 12 heures.
7. Au moment de servir, démoulez la bûche. Montez la crème avec le sucre glace en chantilly.
8. Recouvrez la bûche de crème et parsemez d’amandes.
Ici, j’ai fait le portrait de mes grands-parents car ils ont fait la sardine que je suis !

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Ma grand-mère Annette.
Moments de vie

Good bye 2019 et bienvenue 2020

2019 s’achève et cela me semblait évident de faire le point de cette année formidable ici.

2019 restera une année forcément à part. Nous sommes devenus les heureux parents d’une ravissante et comique petite fille que je surnomme ici Fleur d’oranger en référence à sa prise quotidienne de Zyma D ! Cela m’a permis d’ouvrir une page Maternité dans ce blog. Voici les meilleurs articles ici :

La playlist de ma fille

décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

En 2019, j’ai aussi commencé à relire les textes du bulletin trimestriel de la Mission évangélique envers les sans-logis et cela est gratifiant de se sentir utile de cette manière.

C’est bien joli d’écrire des articles légers sur Paris, ses terrasses rooftop, ses expositions à la mode et ses adresses en vue… Mais force est de constater que toute une frange de la population parisienne vit dans la grande précarité. Le Paris solidaire est beaucoup plus lumineux que les spot-lights.  J’ai lu le témoignage Belleville au cœur de Christian Page, éditions Slatkine et Cie qui m’a marquée cette année.

Enfin, en 2019, j’ai toujours aimé vous partager des carnets de voyage. On est assez fiers d’avoir appris à être de vrais baroudeurs sans voiture pour voyager avec un bébé entre la Bulgarie, le Vercors et la Drôme. Vivement de nouvelles aventures en 2020…

Deauville

Les meilleurs spots si tu veux découvrir la Drôme

parcs et jardins publics

Romans

Noël et préjugés, l’amour sera-t’il au pied du sapin?

Cet hiver, j’ai lu plusieurs romans de Marie Vareille édités par Charleston et je me suis bien régalée. Je vous en parlais ici ! Cette maison d’édition qui publie de la littérature de qualité m’a gentiment envoyé son recueil de nouvelles Noël et préjugés.

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Droits réservés Team Romcom, éditions Charleston

Le recueil de nouvelles est un genre avec lequel je suis assez peu à l’aise et j’ai bien aimé lire ce petit bouquin. Il a été mon compagnon de galère pendant les grèves ce mois-ci.

Je couche ici toute la frustration que je ressens depuis jeudi 5 décembre. Depuis le début de la grève, je ne peux plus lire et me détendre dans le métro, un trajet d’une trentaine de minutes où je me ressourçais en début et en fin de journée. On est en permanence sur le qui-vive et c’est usant !

Allez, je vous raconte le principe de Noël et préjugés, ce nouveau recueil de nouvelles de la TeamRomcom, un collectif de six auteures réunies par les éditions Charleston.

Le résumé :

Six nouvelles autour de la féerie de Noël et une vieille édition d’Orgueil et préjugés que l’on se transmet à chacune des histoires. Chacune de ses auteures avec son style et sa personnalité invente une héroïne moderne qui va se heurter à l’orgueil d’un Mr Darcy d’aujourd’hui pour en tomber éperdument amoureuse ou non…


Sommaire :

Comme une princesse Disney, Noël 2014, par Tonie Behar

L’Hôtel des Monts enneigés, Noël 2015, par Marie Vareille

Le Manoir des Wilfried, Noël 2016, par Isabelle Alexis

Love coach, Noël 2017, par Sophie Henrionnet

Nuit blanche au magasin de jouets, Noël 2018, par Adèle Bréau

Amour, tempête & best-seller, Noël 2019, par Marianne Levy

 

Mon avis :

J’ai rapidement laissé de côté le principe de la référence à Orgueil et préjugés de Jane Austen car je trouvais cela peu original. L’auteure du journal de Bridget Jones l’avait déja fait avec le succès qu’on lui connait.

Deux nouvelles m’ont laissé un beau souvenir de lecture : L’hôtel des monts enneigés de Marie Vareille et Nuit blanche au magasin de jouets.

Marie Vareille je la connaissais , j’ai déjà lu trois de ses romans. J’ai bien aimé sa nouvelle qui raconte l’histoire de Cassandra, une fille blessée par les intrusions nocives de sa mère dans sa vie privée, il y a dix ans. Je vous laisse lire comment cette maman a été bien reloue et comment elle a essayé de rattraper ses erreurs. C’était une thématique assez originale, les sentiments les plus profonds des personnages sont toujours traités avec beaucoup de psychologie et d’introspection par Marie Vareille.

Dans un autre genre, j’ai vraiment apprécié de découvrir Adèle Bréau et son histoire d’amour passionnante dans un magasin de jouets. C’est selon moi la meilleure version moderne d’ Orgueil et préjugés. On a envie de savoir comment va évoluer le couple de Matthieu et Lara dans les soixante prochaines années.

 

Cette nouvelle m’a rappelé le film Last Christmas, que j’ai vu dernièrement et que j’ai chroniqué dans ce blog. L’action se passe dans une boutique de décorations de Noël à Londres et comme la nouvelle d’Adèle Bréau, il reflète avec justesse la féerie de Noël. Je compte bien lire le roman d’Adèle Bréau, L’odeur de la colle en pot, qui figure en bonne place dans ma PAL pour 2020.

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Ma note :

3/5 sardines

J’ai peur d’être un peu sévère dans ma note, mais je dois avouer que seulement deux nouvelles m’ont vraiment intéressée. J’ai lu l’article de My pretty books, mon blog littéraire de référence, et Fiona qui est bibliothécaire de métier, partage à peu près mon avis.

J’ai bien aimé le principe de la nouvelle autour de Noël, celle qui se passe dans le magasin de jouets m’a vraiment évadée de mon quotidien pénible en décembre mais certains personnages es autres histoires étaient vraiment trop caricaturaux. Mais ce livre a le mérite de m’avoir fait découvrir de nouvelles plumes, venues enrichir ma PAL. Il faut que je me procure la BD Et puis Colette de Mathou et Sophie Henrionnet, l’une des auteures de ce collectif.

Mes précédents articles sur des romans feel-good de qualité :

La vie rêvée des chaussettes orphelines

La piscine de Rosemary

La dernière conquête du major Pettigrew

Un unboxing de rêve avec Kube

Bullet journal

Commencer mon second journal artistique

Ce mois-ci, je suis en train de terminer mon premier bullet journal (qui n’en est pas un). C’est un carnet Leuchtturm couleur or de 253 pages, ligné, de format A5, que j’ai acheté au BHV l’année de mes trente ans en 2017.  Je m’en sers comme un journal artistique pour y compiler des souvenirs et non comme un bullet journal hebdomadaire bien trop chronophage.

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Il est très important de dater le début et la fin de votre carnet surtout si vous l’utilisez pendant trois années comme moi. Pour 2020, j’ai décidé de changer de format. Je passe du A5 au A4, ligné, couleur cassis, acheté à la librairie du Merle Moqueur. Je reste fidèle à la même marque parce que c’est la meilleure pour dessiner avec mes feutres Tombow et Lyra.

L’amplitude des pages me désarçonne un peu au début mais je trouve cela beaucoup plus lisible et agréable. Il y a moins de pages que dans le précédent carnet mais vu son format, je vais pouvoir le garder aussi longtemps. Et surtout je vais pouvoir abandonner d’autres carnets complémentaires.

Je suis en grande réflexion pour créer des pages dites collection pour l’année : une bibliothèque qui regroupe mes lectures, des dépenses que j’ai envie de faire pour le plaisir sur plusieurs mois, et surtout une rétrospective de l’année précédente.

J’ai pioché cette bonne idée sur la chaîne Youtube Les astuces de Margaux, une chaîne que j’aime bien suivre pour la qualité de ses dessins, ses idées originales de Plan with me chaque mois….

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Ma boule à neige inspirée par Les astuces de Margaux.

J’ai même inventé une frise chronologique de 2019 avec des masking tape symboliques : un père Noël en décembre, des sapins en hiver, un avion en papier quand nous avons pris le train pour la première fois avec notre petit bébé… 2019 a été une année unique pour nous en tant que nouveaux parents. Il m’a paru évident de tenir un bullet journal de naissance pour ma fille. Je vous en parlerai dans un prochain article.

Je gagne en expérience avec ce deuxième journal artistique. J’y compile les moments marquants du mois, les expos, films et lectures que je ne veux pas louper, mes lectures marquantes, les statistiques de mon blog et ses perspectives de développement.

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Grande nouveauté cette année, je vais y ajouter des pages consacrées à ma foi chrétienne : des extraits des prédications qui m’ont marquée, des versets bibliques, des lectures marquantes, des sujets de prière et de reconnaissance, des réflexions sur des thèmes de la foi… Tenir ce type de journal artistique est très enrichissant pour dessiner, se souvenir des bons moments mais aussi mieux s’organiser. Le bullet journal est très à la mode et même si j’ai pris quelques libertés avec lui, je lui reconnais de nombreux bénéfices. Cela me détends beaucoup d’en tenir un depuis trois ans.

Je vous montre les pages que j’ai le mieux réussi dans le premier journal et ce que je planifie de faire pour le second. Je cherche aussi comment clôturer en beauté mon premier bullet.

J’ai dessiné de nouveau un superbe sapin des astuces de Margaux pour illustrer les cadeaux du premier Noël de ma fille, je me crée une vraie Pile à lire à organiser selon mes envies de lecture BD, romans, essais. Je me fais aussi une liste de films à voir… Bref je liste à fond en cette fin d’année.

Les précédents articles de ce blog qui parlent de bullet journal :

Ma première étoile en bullet journal grâce à Bulle dop

DIY Dessiner une carpe koi

Exceller dans l’art du collage comme Braque, Picasso…

 

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Cinéma

Last Christmas, une romcom qui renoue avec le merveilleux !

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Ni les grèves, ni le peu de séances en version originale n’ont pu m’ empêcher d’aller voir Last Christmas au MK2 Nation tout rénové. Il faut dire que la presse encense cette comédie romantique qui aborde des thèmes sociétaux sérieux comme la xénophobie post Brexit, la quête d’identité quand on a émigré jeune, la désillusion amoureuse…

Un film réalisé par Paul Feig et scénarisé par Emma Thompson, j’ y vais les yeux fermés. Un de ses précédents films Mes meilleures amies m’avait fait pleuré de rire. Il montre les déboires amoureux et amicaux d’une trentaine américaine.

Kate ressemble un peu à Annie de Mes meilleures amies. Elles se mettent dans des embrouilles pas possibles et on a de la peine pour elles. Emma Tompson a eu du mal à imposer une héroïne névrosée à ses producteurs, comme si les filles lisses et qui réussissent étaient des modèles auxquels les spectateurs peuvent s’identifier (mon œil…)

Allez, je vous raconte le pitch de cette fabuleuse comédie au service du rêve et du merveilleux comme je l’ai lu dans un excellent article de l’Express.

Last Christmas
Copyright Universal Pictures International France

Le résumé : 

Kate a 26 ans, elle erre dans les rues de Londres avec sa valise, de canapés d’amis en canapés. Elle court les auditions pour décrocher le rôle de sa vie mais pour l’instant, elle officie comme elfe dans un magasin de décorations de Noël sous les ordres d’une patronne chinoise pas si autoritaire que ça. Elle a les idées en vrac depuis une lourde opération à cœur ouvert. Elle multiplie les rencontres foireuses d’un soir et semble se moquer de tout, irritant ainsi sa patronne et ses amis.

Mais la rencontre d’un gentil garçon pas comme les autres va l’aider à remonter la pente. Elle va renouer avec sa passion pour le chant et elle va se décentrer d’elle même pour venir en aide aux plus démunis.

Mon avis :

Dans cette comédie, on ne s’ennuie pas un seul instant et à aucun moment, on ne devine la situation suivante et ça devient très rare avec le lot de comédies formatées que je consomme sur Netflix. Et ce n’est pas bien grave, elles sont faites pour ça : un bon après-midi sous le plaid avec un bon thé dans un pyjama informe.

Pourtant comme Crazy asian rich – le précédent film d’Henry Golding- Last Christmas est sorti sur grands écrans.

Force est de constater que la romcom est un genre cinématographique bien particulier qui fait toujours actionner la cash machine. L’amour n’est pas mort, la preuve, il finance les comédies romantiques.

Last Christmas
Universal Pictures International France

Je dois même dire que Last Christmas m’a rassurée sur la qualité des relations entre hommes et femmes à travers l’amitié naissante entre Kate et Tom en 2019. Bien meilleur qu’un Disney où l’on ne sait pas si le prince est vraiment charmant, ce petit couple de Last Christmas ne va pas au pieu tout de suite (voire pas du tout), il confie ses peines et se montre sous sa vraie lumière : un peu cabossé, un peu perdu….

C’était la première fois que je regardais ce genre d’histoire au cinéma et ça m’a beaucoup plu. Je suis avec beaucoup d’attention tous les rôles d’Emma Thompson, une actrice formidable depuis son rôle tout en finesse et en subtilité d’épouse négligée dans Love Actually, Raisons et sentiments

Last Christmas
Copyright Universal Pictures International France

Je suis effarée d’avoir lu dans Stylist qu’il existe une polémique autour des panneaux de déclaration d’amour de Love Actually, une scène phare du film vécue comme un harcèlement des femmes. Le tribunal des réseaux sociaux traque tous les petits détails des comédies romantiques et les clouent au pilori.

J’ai beaucoup aimé le rythme de cette comédie avec ses cassures entre scènes où l’on rit franchement et celles qui sont vraiment tristes. Last Christmas est un mélodrame qui donne du baume au cœur grâce aux chansons de George Michael et Wham ! La scène finale est vraiment très agréable et nous emmène dans l’état d’esprit de Noël.

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Universal Pictures International France

 

Ma note : 5/5 sardines

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Même si le dénouement de l’histoire m’a pas du tout plu par sa brutalité, j’ai beaucoup aimé cette comédie beaucoup plus originale qu’attendu. Ce film n’est pas une comédie musicale, il sait ponctuer ses scènes de chansons quand il le faut. J’ai beaucoup aimé découvrir le jeu de deux jeunes acteurs très talentueux : Emilia Clarke et Henry Golding.

J’ai été sensible au fait que la famille de Kate-Katarina vient d’ex-Yougoslavie, c ‘est très bien amené dans l’histoire à travers la première scène : la chorale d’enfants au pays et la conclusion du film. Le père de Kate dit à sa mère : « Voyons Petra, sois un peu joviale, la guerre est finie ».

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Alors c’est Noël, soyons joviaux, un Sauveur nous est né !

D’autres articles consacrés à Londres et à la culture anglaise (Brexit ou non, vous serez toujours européens ! )

– Charlie monte le son ou l’adolescence 2.0 sur Netflix

Londres out of the box, un guide touristique original

Mes pépites Netflix : The Crown, Call the midwife…

La piscine de Rosemary, le sauvetage d’une piscine mythique de la banlieue de Londres

Plongez dans ce roman sensoriel

 

 

Bullet journal

Exceller dans l’art du collage comme Braque, Matisse ou Picasso…

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Droits réservés Julie adore – Eyrolles

Je l’ai découverte grâce au compte Instagram de Marjolaine Solaro. Elle s’appelle Julie adore, elle est russe (donc artiste) et réalise des petits dessins (doodles) vraiment fantastiques. J’ai mis à contribution deux libraires du Cultura de la Villette parce qu’il me fallait son livre :

Collages créatifs

Julie adore

éditions Eyrolles

Mai 2019

128 pages

16€90

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Je fais du collage depuis que j’ai treize ans. Je déchirais copieusement les publicités (une page sur deux) dans les Nouvel Obs de mon père. Mes plus belles prises : la botte italienne des publicités pour le Martini et les parfums Lolita Lempicka. Je les classais consciencieusement dans un classeur pour assembler des photo-montage à la colle Scotch verte (la seule colle valable) avec les tableaux que j’aimais comme Louis XIV de Rigaud, la Vénus de Botticelli….

Plus tard, en troisième année de l’Ecole du Louvre, pendant les travaux dirigés devant les œuvres au Centre Pompidou, je me suis tapée le front tellement c’était évident. Moi aussi comme Braque, Picasso ou Matisse je faisais de l’art avec mes petits collages. C’est d’ailleurs le message de ce livre : il affirme que le collage, art mineur est un incontournable des arts plastiques. Julie adore raconte au fil des pages de son livre les différentes techniques utilisées par les artistes cubistes entre autres.

J’aime beaucoup la structure de son livre qui donne des patrons pour réaliser ses idées de collages. C’est grâce à Julie que j’ai réalisé que j’étais tout à fait capable de dessiner des Matriochkas russes alors que ça me paraissait très difficile

Voici mon premier dessin de son livre que j’ai exécuté samedi dernier. Régal assuré. J’ai bien cogité sur la manière de structurer mon dessin, sur quel papier, quelle disposition pour équilibrer poupée bulgare et matriochkas russes….

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J’ai choisi une frise et du papier Canson, du vrai bonbon pour mes feutres Lyra. J’ai dessiné la poupée bulgare une nuit à quatre heures du matin tellement cette idée de dessin m’obsédait. La qualité du papier n’était pas top alors je l’ai découpée et collée au milieu des deux Matriochkas.

 

Ensuite, je suis allée faire un tour à mon temple du DIY, Rougier et Plé. En observant bien le dessin de ces poupées russes, j’avais envie de motifs floraux et graphiques bien précis. Je suis revenue bredouille du rayon origamis alors j’ai utilisé un papier cadeau que j’avais bien dans l’oeil depuis longtemps.Un emballage cadeau de mon amie Mapu picchu qui m’avait ramené un cadeau de Murano ! Sauf que j’avais peur que ça fasse trop mémérisant (comme dirait Christina Cordula). Et bien non pas du tout ! avec l’autre emballage cadeau à reflets dorés, elles sont très modernes mes paysannes russes !

Elles ne sont pas parfaites mais je suis très contente de moi, j’ai appris que je savais faire. Ce livre Collages créatifs a un petit coté développement personnel très agréable !

D’autres articles DIY et fait main sur ce blog :

DIY Raconter une histoire du soir avec le loup en feutrine

A la découverte de Mapupicchu, créatrice sans frontières

–  Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

A la rencontre de Mapu picchu, créatrice sans frontières