Le 19eme arrondissement de Paris est un vrai trésor car c’est le Paris authentique et populaire qui m’a vraiment plu enfant. Je lisais les enquêtes policières de Lapoigne, clochard des Buttes Chaumont, dans des petits romans jeunesse écrits par Thierry Jonquet, éditions Nathan.
Le quartier de la Villette c’est le canal de l’Ourcq avec les magasins généraux de Pantin, la rotonde de la Villette. On a construit des grandes tours dans le quartier de Stalingrad mais le charme demeure grâce aux canaux et à la volonté des pouvoirs publics de créer un grand parc de l’est parisien. Le parc de la Villette est le plus grand parc de Paris : plus de 25 hectares.

Dans le quartier de la Villette, il n’y a pas que la cité des Sciences à découvrir. Certes, c’est un lieu emblématique qui abritait pendant très longtemps les abattoirs de Paris. Il y a une multitude de lieux culturels à découvrir autour de la fontaine aux lions : le zénith, le Cabaret sauvage, la cité de la Musique, la Philharmonie depuis 2015…
Le parc de la Villette : un trésor parisien à explorer
Le belvédère, accessible en ascenseur offre un très beau panorama sur le Nord-est parisien avec la Tour Eiffel et la Géode à l’horizon. Ce dimanche, nous avons profité de l’ouverture du belvédère de la Philharmonie pour aller visiter la cité de la Musique et l’exposition Ravel.
Le Boléro de Ravel, une oeuvre à la fois érotique et mécanique, racontée au cinéma.

J’ai tellement aimé le film En fanfare qui revisite l’histoire du boléro avec la préparation d’un concert dans une usine du Nord de la France. Ravel s’est inspiré des cadences infernales de l’industrie pour créer son oeuvre.
Le Boléro de Ravel : entre art et industrie
C’est d’ailleurs très bien expliqué dans l’exposition avec des tableaux cubistes qui représentent des usines ou des machines d’usines comme ceux de Fernand Léger. L’exposition retrace également l’influence du flamenco en Espagne avec le superbe tableau d’Edouard Manet : Lola de Valence, qui vient du musée d’Orsay.


L’exposition est assez succincte. Elle montre une malle avec des pantalons sur un portant car Ravel a vécu des tournées internationales : aux Etats-Unis notamment. Elle compte aussi des photographies en noir et blanc de sa famille. Ma fille de six ans a été très intéressée par la projection d’un orchestre qui joue le Boléro, qui dure dix-sept minutes.
Le Boléro de Ravel a été conçu à l’origine pour un ballet de danse. Il a été commandé par Ida Rubinstein, une danseuse russe célèbre dans les années folles. Maurice Béjart l’a repris en 1961 avant que la publicité ne s’en empare à son tour. Il s’agit de l’oeuvre classique la plus écoutée au monde.

La cité de la musique, le musée de société à découvrir en famille
Grâce à notre billet d’exposition, nous avons pu avoir accès aux collections permanentes de la Cité de la Musique qui compte tout de même six étages. Le parcours est chronologique et thématique.
J’ai beaucoup aimé l’esprit cabinet de curiosités pour commencer la visite. Le recours à cette photographie en noir et blanc mondialement connue signée Robert Doisneau interpelle directement le spectateur. Il s’agit de deux chanteuses de rue dans le quartier de la Villette dans les années 1950.

Ensuite, le parcours de visite s’articule en cinq grands thèmes : Polyphonie, Musique et pouvoir, L’imaginaire des Lumières, L’empire de la musique et Explorer l’inouï. Les salles sont faiblement éclairées mais c’était très beau et reposant d’observer tous ces instruments de musique.
La Cité de la musique fête ses trente ans cette année, mais je suis persuadée que bon nombre d’entre nous ne connaissaient pas ce musée.
Cité de la musique, Porte de Pantin, du mardi au vendredi : 12h00 à 18h00, samedi et dimanche : 10h00 à 18h00.
