Musique·Sociologie

Toute la musique que j’aime : Les boys band entre gloire et oubli

J’aime beaucoup cette rubrique de mon blog : Toute la musique que j’aime. La chanson française a beaucoup d’importance dans ma vie. Elle me redonne du fouet quand je déprime et elle conduit beaucoup de mes souvenirs personnels.

Je connais les paroles par coeur et j’aime analyser pourquoi une chanson est iconique sur des décennies : quelles émotions elle procure et quel message elle transmet.

Le dernier article en date était consacré aux chansons intemporelles de Joe Dassin, il était temps de vous parler des chansons de mon adolescence dans les années 1990.

L’album D’eux, ma madeleine de Proust de la chanson française

L’année de mes huit ans en 1995, j’ai reçu à Noël le cd iconique de Céline Dion que je ne connaissais pas du tout : D’eux composé par notre Jean-Jacques Goldmann national (un record : quatre millions de ventes en France). On peut dire que le disque est rayé car j’en ai passé des heures dans mon salon à imaginer des chorégraphies alambiquées des chansons de Céline avec ma brosse à cheveux en guise de micro. Puis j’ai découvert la chanson Je te donne, reprise par les World ‘ s appart, un boys band anglais entre 1995 et 1998.

La mode des boys band dans la cour de l’école : suivre le mouvement comme tout le monde mais sans passion, ni hystérie.

Je n’étais pas très fan des boys band, enfin pas au point d’afficher des posters de OK magazine dans ma chambre mais mon père m’a emmené voir le spectacle de ces garçons anglais (rien à voir avec les Beatles) parce que j’avais un bon bulletin (c’était assez rare à l’époque, le bon bulletin). J’avais bien aimé leur show mais leur final en caleçons ornés du drapeau de l’Union Jack m’avait vraiment paru ridicule.

Avec mes copines de classe en primaire, on aimait beaucoup plus les Spice Girls et leur fameux Girl power dont on ne comprenait pas grand chose. D’ailleurs, mes cousins marseillais se moquaient quand même un peu de moi pour mon goût pour les Spice Girls.

Ce groupe de filles était un vrai produit marketing de l’industrie musicale mondialisée mais leurs chansons étaient divertissantes (je n’ai absolument rien retenu de leurs paroles). J’ai eu plaisir à les retrouver lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Londres en 2012 et à travers le documentaire consacré à David Beckham, le fameux mari de Posh !

Les boys band, produit marketing des industries de la musique ?

En 2025, nous fêtons les trente ans des boys bands et en toute franchise, le bilan n’est pas bien reluisant. Dans cette rubrique Toute la musique que j’aime, j’apprécie de mettre en valeur l’univers d’un artiste , le tournant que sa carrière a pris à force d’efforts colossaux à l’instar de Charles Aznavour qui a failli abandonner le métier…

Certaines de leurs chansons deviennent iconiques et marquent leur époque pour leur poésie, les émotions qu’elles suscitent….Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Joe Dassin, Henri Salvador ont eu de belles carrières d’un demi-siècle.

Les boys band, c’est un vide créatif intersidéral. Un feu de paille qui a duré trois ans, balayé par France 98 où les chanteurs ont été vite remplacés par les footballeurs, les nouveaux héros collectifs. Les boys band annonçaient les candidats de télé-réalité type Loft story, Star Academy que l’on jugeait sur leur physique avant tout.

Pourtant, l’ascension des 2be 3 est une jolie histoire. Adel, Filip et Franck consistaient une vraie bande de copains authentiques. Ils ont montré un visage positif de leur banlieue de Longjumeau avec leurs copains de lycée qui dansaient du hip-hop en arrière plan quand la télévision est venue chez eux les découvrir.

Cependant, c’est plutôt le positionnement des labels de musique qui est critiquable. Chaque label a monté son boys band : Alliage, 2be3, Gsquad avec des arguments vraiment très sexistes : exhiber des jeunes hommes musclés torses nus pour faire hurler d’hystérie les jeunes adolescentes et ainsi remplir les zéniths de l’Hexagone. La machine à cash était lancé au détriment du projet artistique de chacun. Heureusement, certains d’entre eux pourront prendre leur revanche avec la tournée Back to 1990 comme le groupe de filles L5 ou Lorie qui fait la tournée des zéniths vingt ans plus tard. Elle est invitée sur tous les plateaux télé alors que son label lui a signifié qu’elle était has been.

Etre un artiste pour soi-même

Le retour de boomerang sera violent pour chacun de ces garçons une fois l’euphorie retombée. On les cataloguera vite de has been, ils tomberont dans l’oubli et la moquerie. Steven, l’un des membres du groupe Alliage l’a d’ailleurs raconté à Mireille Dumas dans son émission de confessions. Cette notoriété soudaine qui s’éteint à toute vitesse a été très déstabilisante à vivre pour lui comme pour d’autres, heureusement il a trouvé du sens dans la foi en Jésus.

Alors oui, on fredonne Partir un jour sans retour… mais les paroles des chansons des boys band sont vraiment tombées dans l’oubli alors que Mistral gagnant ou Foule sentimentale sont imprimées dans nos cœurs. Le but de cet article n’était pas du tout de mépriser les boys band mais de mettre en lumière la vanité des industries musicales qui ont privilégié l’argent au mépris du talent artistique.

D’ailleurs, Charly et Lulu de l’émission Le hit machine sur M6 ont autant de succès que les boys band avec leurs parodies aux paroles gentiment moqueuses.



Sociologie

Au revoir Elisabeth II, ambassadrice dans le monde entier d’une culture british iconique !

Le 8 septembre dernier, nous avons vécu un moment historique digne d’un épisode de la saison 1 de The crown : la mort d’une monarque et de tout le cérémonial qui en découle. Que l’on soit en 2022 ou dans les années 1950 quand Elisabeth est montée sur le trône à 25 ans, rien ne change.

Le moment crucial où l’un des cérémoniants brise une baguette de bois pour signifier la fin de son règne m’a vraiment saisie. On se serait cru dans un roman de la série Harry Potter. C’était vraiment marquant à une époque où il n’y a plus vraiment de rites ou que l’on met aux placards tous les symboles que l’on peut.

Nous vivons une époque où tout va trop vite, mais une petite dame de 96 ans avec son sac à main et ses corgis a captivé le monde par son intemporalité. Il fallait la voir deux jours avant son décès à Balmoral, recevoir une nouvelle Première ministre Liz Truss. Chapeau Madame !

The crown n’aurait pas pu rever meilleure clap de fin.

Je ne suis ni monarchiste, ni anglaise mais c’était un moment historique fort et universel, une page s’est tournée et je me rends compte que je vieillis moi aussi. En juin dernier, c’était le jubilé de la Reine pour fêter ses 70 ans de règne. Un record qu’elle partage avec Louis XIV et la reine Victoria. Aucun président de la République n’aura marqué le 20eme siècle comme elle l’a fait.

Je suis née à la fin des années 1980 quand Lady Diana dictait les tendances mode avec ses tenues. Je regardais avec ma maman les comédies anglaises rediffusées maintes fois à la télévision : Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Nothing Hill… J’ai continué à les aimer quand j’étais étudiante : Love actually, Le journal de Bridget Jones… Toutes ont un point commun : Hugh Grant, concurrencé dans mon coeur par Colin Firth

Je n’aime pas vraiment Londres mais tous ces films et ces séries Netflix : Downton Abbey, Charlie monte le son me donneraient bien envie d’une petite visite. Quelques vlogs d’août de Lena situations s’y déroulaient, notamment un dans un grand magasin de jouets.

J’adore la vidéo où la reine tourne une scène avec l’ours Paddington. C’est vraiment un trait culturel d’un très grand pays avec une tradition littéraire : Jane Austen, Daphné du Maurier, Beatrix Potter, Peter Pan

J’ai bien envie d’aller me promener un jour dans l’un de ces grands parcs londoniens à la recherche de statues de personnages illustres. Quand j’avais neuf ans, on avait visité Londres en famille. Je me souviens des écureuils de Hyde Park. On avait voulu voir la relève de la garde bien évidemment. Il parait que Buckingham Palace est un immense palais très austère avec plus de 700 pièces mais c’est une institution en Europe.

Londres est une grande ville typiquement européenne même si elle a divorcé avec le Brexit. Elisabeth II et sa famille ont résisté à l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale avec une sacrée bravoure. Cette famille a refusé de se mettre à l’abri pendant les raids aériens et la jeune Lilibet a suivi une formation d’ambulancière quand elle était toute seule. Cela me rappelle une série Netflix assez géniale : Land of girls.

Dans le domaine de la musique, je n’y connais rien mais c’est certain qu’entre les Beatles, les Sex Pistols, les Rolling Stones, la culture anglaise est assez riche. Moi, j’ai des goûts musicaux beaucoup plus insipides et mainstream…

En 1998, j’avais onze ans et les Spice Girls étaient nos modèles dans la cour de récréation. Elles chantaient pas forcément très bien mais ces filles délurées qui portaient le drapeau anglais sur une robe riquiqui étaient fascinantes. Surtout quand elles étaient présentées à la reine et à sa famille. Sacré contraste.

Enfin, j’ai une amie Rachel que j’aime beaucoup parce qu’elle est typiquement anglaise alors qu’elle vit à Paris depuis dix ans. Quand je vais chez elle, on mange d’excellents gâteaux, sa décoration intérieur est à l’image de sa nationalité, elle s’habille avec des couleurs pastel et elle s’est mise à créer des bijoux, qui lui ressemblent. Cela s’appelle Trenna jewellery et c’est british tout simplement !

Dans ce blog, j’ai écrit une quinzaine d’articles sur l’Angleterre et sa culture car elle est fascinante !

Out of the box, le guide touristique des Arènes pour découvrir Londres autrement

– Un roman aussi dépaysant qu’un voyage en Eurostar : La dernière conquête du major Pettigrew

Pourquoi j’aime the Crown

La piscine de Rosemary, un roman qui rend hommage aux piscines londoniennes

-Pourquoi j’ai eu un coup de cœur pour l’autobiographie et la série Call the midwife