J’ai enfin visité la colonnade du Panthéon. Je travaille dans la rue d’a côté depuis trois ans. On a profité avec ma fille du fait que l’endroit tellement touristique d’habitude, était désert à cause des Jeux Olympiques.
Je vous recommande cette visite car avec un pass Navigo, vous avez une petite remise sur le prix d’entrée. J’avais déjà profité de ce bon plan en mai dernier au chateau de Fontainebleau, merci la région Ile de France !
C’était assez émouvant de se retrouver au centre de la coupole, ce lieu de mémoire que l’on voit à la télévision pour les dernières entrées au Panthéon: Simone Veil et son mari, Joséphine Baker, Mélinée et Missak Manouchian en février dernier…
En ce moment, a lieu dans la crypte, une exposition qui s’appelle Vivre à en mourir. Elle retrace les faits d’armes et de résistance du groupe Manouchian. Il est projeté sur écran des extraits de la BD, Missak Manouchian, une vie héroïque, que j’avais chroniqué ici cet hiver.
J’avais aussi vu une émission de télévision avec Elise Lucet et Penelope Bagieu qui se déroulait sur cette fameuse colonnade. Pénélope est la dessinatrice des Culottées, ces femmes oubliées par l’Histoire.
Le panorama du Panthéon : une vue à couper le souffle en plein centre de Paris.
Cette visite est un très beau souvenir car on a vraiment vu tout Paris sans prendre des tas d’ascenseurs ou monter des escaliers qui donnent le vertige comme c’est le cas à la tour Eiffel où il y a beaucoup de grilles qui gâchent la vue. Nous n’avons monté que 210 marches et la colonnade est très agréable à visiter.
C’est accessible pour les enfants et les personnes âgées même si il y a une série de marches un peu abrupte. Ce qui est très drôle, c’est que du haut du sommet, nous avons repéré une compagnie de policiers.
Magie des jeux olympiques, on est allé leur parlé. Ils venaient de l’Aveyron et ils ont proposé à ma fille de faire un selfie pour garder un souvenir de la police. C’était vraiment un bon moment convivial.
Enfin, j’aime particulièrement cette place car elle est très cinématographique. J’ai vu au moins 12 fois les films de La boum avec Sophie Marceau, collégienne à Henri IV, le lycée voisin du Panthéon.
Il n’est pas impossible que ces films m’aient donné envie de venir vivre à Paris quand j’avais une dizaine d’années. Ces lieux superbes du 5eme arrondissement ont aussi inspiré des séries Netflix plus contemporaines comme Lupin (un épisode de la saison 3 a été tourné à Saint Etienne du Mont ou encore Emily in Paris.
Missak Manouchian est le résistant dont je connais le mieux l’histoire car je viens de Valence dans la Drôme, où vit depuis 1919 une importante communauté arménienne. J’ai étudié en cours d’histoire-géo en terminale, sa fameuse lettre d’adieu écrite à sa femme Mélinée avant d’être exécuté au mont Valérien avec son groupe de résistants, il y a quatre-vingt ans.
Je suis vraiment ravie de son entrée ainsi que celle de sa femme au Panthéon que je trouve très symbolique, c’est une vraie reconnaissance pour l’amitié franco-arménienne. Il se trouve que je vais pouvoir voir un petit bout de la cérémonie mercredi car je travaille juste à coté.
J’avais beaucoup aimé l’ambiance dans les rues pour l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker en novembre 2021. Les résistants ne sont pas oubliés par la Nation, même quatre-vingt ans après la fin de la seconde guerre mondiale.
J’ai découvert cette BD grâce au journal municipal de ma ville : Fontenay sous bois, une ville historiquement communiste. Je remercie beaucoup les éditions des Arènes pour l’envoi de cette BD en service de presse.
Ecrite par Didier Daeninckx et illustrée par Mako, cette BD a été coéditée par le ministère des armées, un éditeur de livres un peu atypique souvent présent au festival du livre de Paris.
Le graphisme de ce roman graphique est très réussi. Le dessinateur Mako est parvenu à saisir toute la gravité du personnage principal mais aussi la laideur de l’époque, défigurée par la haine et la délation à tout moment.
J’ai énormément apprécié la structure de cette bande dessinée avec le recours aux grandes affiches de cinéma de l’époque pour faire une pause visuelle dans le déroulé de l’histoire.
Beaucoup de BD et de livres ont été écrits sur le groupe Manouchian ces dernières années mais j’ai aimé que cette BD reflète la société avec cette propagande omniprésente dans les rues. L’affiche était alors une véritable arme de guerre dans les rues.
La visée de cette BD est bien entendu d’être un support pédagogique pour les publics scolaires et dans les musées.
L’équipe qui a conçu cette BD va faire une tournée des musées avec une série de conférences au musée de la Libération, place Denfert Rochereau à Paris ( le mercredi 13 mars) ou bien au centre du patrimoine arménien à Valence entre janvier et mars 2024.
En 2019, j’avais chroniqué une BD historique formidable: Guernica de Bruno et Corentin Loth, éditions La boite à bulles. Toute ma scolarité, j’ai beaucoup aimé les cours d’histoire-géographie. Ils m’ont permis de sauver les meubles sur bon nombre de bulletins scolaires car c’était ma passion.
Mais le vrai passionné de la seconde guerre mondiale, c’était mon frère Ugo qui a gagné de nombreuses fois un prix du concours national de la Résistance et de la déportation. Il a visité tous les sites majeurs : Ouradour sur Glane, un camp de concentration en Alsace, les plages du Débarquement…
Moi, je suis plus sensible aux romans graphiques, aux oeuvres de street art vues par tous et les plaques qui nomment les rues (le nom de ma rue est celui d’une grande résistante française) pour entretenir le devoir de mémoire. J’aime aussi énormément les pochoirs de C215 et son engagement pour les prisonniers, les résistants, l’Ukraine…
Retrouvez ici les précédents articles que j’ai écrit sur les biographies marquantes de la Seconde guerre mondiale.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en revenant du travail ce glacier situé rue Soufflot. Marron d’Ardèche, chocolat Valrhona, Bénédicte de Vals-les-Bains sont autant de saveurs familières pour moi et ma famille drom-ardéchoise.
Ce glacier se situe entre Burger King et la Papéthèque, rue Soufflot, c’est l’adresse idéale en été pour rejoindre le jardin du Luxembourg et ses bassins.
J’ai gouté un cornet pâte d’amande de Provence et pêche blanche pour 5.50€. Ce sont les prix standard que l’on retrouve chez le glacier voisin, Amorino.
Mais c’était vraiment savoureux. On sent le savoir-faire d’un pâtissier qui vient des grands hôtels parisiens, les ingrédients viennent de terroirs que je connais : c’était la petite minute fierté.
J’ai bien entendu partagé cette bonne adresse à mes collègues et le glacier fait l’unanimité. Le nom de la marque est peu original mais les coupes glacées me font vraiment envie pour fêter ma première année de travail dans ma maison d’éditions chérie du Panthéon !
J’ai été surprise de voir que mon amie Joëlle qui vit en Alsace connaissait si bien la marque. La fabrique givrée compte dix boutiques : Arles, Lyon, Aubenas, Paris, Augny, Saint-Rémy de Provence, Bordeaux, Tournon-sur-Rhône, Boulogne-Billancourt et la fameuse place aux Herbes à Uzès.
Après Terre Adélice, l’Ardèche n’en finit pas de démontrer son savoir-faire dans le domaine de la glace-tronomie. Je vous recommande également la glace myrtille du plateau ardéchois à l’hôtel Chanéac à Sagnes et Goudoulet !
Voici quelques uns de mes carnets de voyages en Ardèche mais aussi dans le 5eme arrondissement.
En avril dernier pour mon anniversaire, nous avons profité en couple d’une pause déjeuner pour aller pique-niquer au jardin du Luxembourg et rejoindre le métro en passant par l‘île de la Cité. Les terrasses des restaurants étaient encore fermées à double tour, les touristes n’osaient pas encore revenir, le printemps n’était pas à la fête à Paris comme habituellement en avril. La carte postale avait pris un sacré coup dans les coins !
Puis, en juillet, j’ai quitté le 7eme arrondissement pour rejoindre une nouvelle équipe dans une maison d’édition de choc à deux pas du Panthéon. Ainsi, j’ai réappris à aimer à leur juste valeur les quartiers touristiques de la capitale : le Panthéon et sa vue vers la Tour Eiffel en tête. Il faut dire qu’avec la rentrée, les étudiants de la Sorbonne ont apporté une animation salutaire au quartier.
En dix photos, je vous emmène dans mon nouveau quartier : Panthéon -Luxembourg
Le jardin du Luxembourg, construit au 17eme siècle sous la régence de Marie de Médicis.
J’aime beaucoup ce poumon vert rive gauche à éviter cependant quand il y a trop de monde les week-ends très ensoleillés. J’aime le grand bassin avec les petits bateaux en bois, les palmiers et les chaises de jardin en fer forgé.
C’est un parc très agréable à la fin de l’été pour profiter de la rentrée à Paris. C’est un endroit très cinématographique où l’ont peut souvent croiser des stars. Récemment, une scène très réussie de ma série Netflix favorite Lupin a été tournée devant le grand bassin. Je vous conseille également la rue Vavin et ses beaux commerces pas très loin du lycée Montaigne et de la fontaine de l’observatoire.
Voici ma station de métro chaque matin. J’ai hâte de trouver un peu de temps pour aller voir l’exposition Vivian Maier au musée du Luxembourg. Cela termine le 16 janvier 2022. Ma collègue Ana m’a donné bien envie de lire sa biographie : Une femme à contre-jour de Gaëlle Josse. Chronique à suivre dans ce blog. C’est idiot mais ce passage obligé par cet endroit fabuleux me met de bonne humeur le matin.
En septembre dernier, j’ai vraiment profité de l’été indien avec la découverte de cette adresse glacée bien agréable.
Ce sont deux jeunes chefs pâtissiers ardéchois qui emploient les meilleurs produits de ma patrie Drôme-ardéchoise pour proposer des glaces savoureuses et originales.
La crêperie, c’est une chouette terrasse avec d’excellentes galettes au sarrasin où nous avons fêté les 20 ans d’une très bonne pote (ça m’a mis un sacré coup de vieux tout de même).
J’ai pris une photo d’une autre terrasse de la rue car les nounours des Gobelins avaient pris place. C’est une initiative de communication très réussie d’un libraire de l’avenue des Gobelins, le quartier voisin. Ces peluches géantes d’1m40 marquent l’identité de tout un quartier.
Pour moi, le Panthéon et ses lycées prestigieux de la montagne Sainte Geneviève : Louis le Grand et Henri IV, me rappellent un de mes films fétiches , passion en partage avec ma grand-mère Annette et Ma Tante Julienne. Elles avaient toutes les deux un flair de l’arrière grand-mère de Vic : Poupette. Ce film a quarante ans, il a mal vieilli mais il m’a fait rêver de Paris quand j’étais enfant et ce n’est pas rien !
La Boum est une comédie qui a marqué le cinéma français mais le quartier est aussi prisé par les productions américaines Netflix à l’image d’Emily in Paris, qui s’installe dans le quartier et fait beaucoup râler les voisins. Entre les clichés sur les Parisiens dans la série et la réalité, il n’y a qu’une semelle de Louboutin !
Boulangerie moderne Robineau
En juillet dernier, lors du tournage de la saison 2 de la série Netflix Emily in Paris sur la place de l’Estrapade ; j’ai réalisé que la boulangerie où j’aimais tant déjeuner le midi était bien celle du film. La vraie boulangère est beaucoup plus sympathique que l’actrice de la série. Les produits sont vraiment bons et pas trop hors de prix pour le quartier. Cela attire tous les étudiants des universités et écoles du coin comme les salariés d’Universal de la rue.
Copyright STEPHANIE BRANCHU/NETFLIX
Les pochoirs de C215 sur les boites à lettres ou les armoires électriques du 5eme arrondissement
J’ai découvert cet artiste majeur du street-art actuel un peu par hasard. Il est partout, il crève l’écran comme je m’en aperçois de plus en plus sur Instagram : une fresque d’Angela Davis à Val de Fontenay, dans ma ville, Louis XIV à Saint-Germain en Layesur une armoire électrique quand je me promène, sur les boites aux lettres du 5eme arrondissement autour du Panthéon…
Mirabeau – C215 – Didier Plowy – CMN
Grâce à une émission littéraire aujourd’hui disparue (21cm sur Canal+, animé par Augustin Trapenard qui accueillait alors Pénélope Bagieu et ses Culottées), j’ai appris à apprécier autrement le Panthéon et sa belle perspective vers la Tour Eiffel et le jardin du Luxembourg.
Je trouvais que c’était un endroit vieillot et poussiéreux.
La récente cérémonie d’hommage à Joséphine Baker m’a définitivement fait changer d’avis. J’étais dans la rue ce jour-là avant l’arrivée du président de la République et c’était une belle fête internationale dans la rue Soufflot.
J’aurai aussi envie de vous citer la fontaine de la place Edmond Rostand et ses terrasses, la fontaine de l’Observatoire de Carpeaux mais ils sont à la frontière avec d’autres quartiers : Odéon, Montparnasse…
Notons que je me suis régalée en juillet à reprendre le bus 38 pour aller travailler le long du boulevard Saint-Michel. J’ai alors découvert sur le trajet un magnifique immeuble en briques, construit à la fin des années 1920. Il s’agit de l’institut d’art et d’archéologie. Une merveille architecturale !
Crédits photographiques : Marc Baronnet
Paris rive gauche est aussi splendide que la rive droite surtout entre le Panthéon et le musée du Luxembourg. Et enfin…
Mon bureau à l’Alliance biblique française.
Je travaille dans une chouette maison d’édition qui valorise la lecture de la Bible en français dans le monde entier. L’Alliance biblique française existe depuis 1818, elle possède une superbe bibliothèque historique de 3000 Bibles réunies sous le règne de Napoléon III pour préparer l’exposition universelle de Paris.
Notre directeur a eu beaucoup de goût pour redécorer cette ancienne petite usine dans un style à la fois industriel, art décoratif avec du velours, de beaux luminaires, des coussins et des affiches bien choisies. C’est un bonheur de travailler ici avec une équipe chaleureuse dans de beaux locaux à deux pas du Panthéon ensoleillé le matin.
Plus que jamais, malgré les confinements, les couloirs dénués d’humanité de Chatelet les Halles à l’heure de pointe, quinze années au rythme métro-boulot-dodo, plus que jamais, j’aime mon Paris !
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