
J’ai découvert ce roman sur le compte Instagram de son éditeur Robert Laffont. En 2023, j’avais eu la chance de chroniquer L’âge bête de Géraldine Dormoy et Une reine de Judith Elmaleh, grâce à leurs envois en services de presse. J’en profite pour remercier chaleureusement l’éditeur pour ce nouvel envoi.

Une reine et Dix-neuf marches ont un point commun : deux auteures qui racontent les conditions de vie difficiles de leurs grands-mères. Mimi, la grand-mère de Judith Elmaleh a été la seconde épouse d’un homme beaucoup plus âgé pour lui donner des enfants dans le mellah de Casablanca dans les années 1930. La grand-mère de Milly Bobby Brown, Ruth, a vécu les bombardements incessants dans son quartier populaire de l’East End à Londres.
Moi, j’ai voulu lire ce roman historique car il m’a fait penser à ma famille maternelle du Pas de Calais notamment à Julienne, mon arrière-tante et à Annette, ma grand-mère qui ont dû fuir leur maison pendant l‘exode pour se réfugier en Touraine en juin 1940. Ma grand-mère avait trois ans et sa tante était enceinte de son premier enfant.
Mon avis sur ce roman historique :
La beauté de cette couverture de roman est époustouflante : cette vue brumeuse du parlement et de Big ben survolée par deux avions militaires est sacrément efficace. On se plonge tout de suite dans l’atmosphère de ce roman. Il me rappelle un tableau de Monet qui a peint de nombreuses fois le Parlement anglais.
C’est l’histoire d’une famille issue d’un quartier populaire qui tente de vivre normalement malgré les sirènes incessantes qui les obligent à se ruer dans la station de métro la plus proche, transformée en abri anti-bombardements. Nellie, la jeune fille de la famille est secrétaire de mairie et essaie de vivre sa jeunesse malgré la guerre. Elle va rencontrer l’amour de sa vie, Ray, un aviateur américain qui doit prendre des risques incroyables pour gagner la guerre et libérer l’ Angleterre.

Le style littéraire de ce roman est assez sommaire, il creuse peu les émotions et les aspirations intimes de chacun . Pour résumer, la psychologie des personnages est peu développée. Dix-neuf marches est clairement un roman young adult pour ceux qui suivent de près Milly Bobby Brown.
Cependant, j’ai beaucoup aimé cette manière de raconter aux jeunes du 21eme siècle, le quotidien d’une jeune fille de leur âge dans les années 1940. Cela m’a beaucoup fait pensé à une scène de la saison 6 de The Crown. Les jeunes princesses Elisabeth et Margaret décident de filer en douce de Buckingham palace pour aller fêter la victoire et la Libération avec des soldats américains au sous-sol du palace Ritz.

Ce roman raconte un fait historique particulièrement tragique : 173 morts dans une énorme bousculade pour rejoindre en toute hâte un abri anti-bombardement dans un quartier populaire de Londres.
Cela m’a fait pensé à ma série favorite Call the midwife qui raconte les mémoires d’une sage-femme confrontée aux réalités sociales d’un autres quartiers de l’East End. Comme quoi, on les décrit beaucoup mais les cockneys sont des personnages de romans captivants.
Retrouvez-ici mes coups de coeur pour la culture anglaise. Hugh Grant a cité en ambassadeurs David Beckham, Harry Potter, Shakespeare et Sean Connery dans son mythique discours de Premier ministre dans le film Love Actually.

Je vous invite à découvrir ma passion pour la culture anglaise dans ce blog, j’écris des articles en attendant patiemment que mon mari m’organise un week-end à Londres ou à Brighton…
-La piscine de Rosemary, un roman qui rend hommage à une piscine municipale mythique
-La dernière conquête du major Pettigrew, un roman aussi dépaysant qu’un voyage en Eurostar
-Au bout de quatre saisons de The Crown, on a bien fait connaissance avec la reine Elisabeth II





