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Revue de presse : ce qui m’a marqué en juin : des récits inspirants et résilients !

Comme je travaille depuis début janvier dans un groupe de presse désormais, cela me tenait à coeur d’initier une sorte de revue de presse dans ce blog pour marquer les faits d’actualité qui m’ont émue en juin !

Tout début juin, deux jeunes sportifs à peine âgés de vingt- ans ont suscité toute mon admiration : Loïs Boisson et Désiré Doué.

Loïs Boisson, la résilience tatouée au corps pour tutoyer les sommets

Loïs Boisson a 21 ans, elle a été invitée à jouer le tournoi de Roland Garros pour sa persévérance et sa résilience après une sérieuse blessure qui avait anéanti tous ses espoirs l’an dernier. Elle est revenue invincible sur la terre battue puisqu’elle est arrivée à se hisser en demies-finales face à l’une des trois meilleures joueuses mondiales : l’Américaine Coco Gauff.

Cette dernière fut finalement la plus forte puisqu’elle a remporté le tournoi. Coco a également été très fair-play quand la Française, favorite du public s’est inclinée face à son tennis savant et puissant. Certes, Loïs Boisson n’a pas passé le premier tour du tournois anglais de Wimbledon mais peut-être que c’était un mal pour un bien comme s’il fallait qu’elle gravisse les marches du tennis de haut niveau marche après marche pour exploser plus tard.

Témoigner de sa foi devant les caméras du monde entier : la gratitude de Doué (le bien nommé)

Quant à Désiré Doué, je ne le connaissais pas avant la finale de la ligue des champions. C’est un jeune joueur du PSG qui a été choisi par le sélectionneur espagnol Luis Enrique alors qu’un autre attaquant aurait pu jouer la finale à son poste. Il a été décisif sur le premier but et ensuite il a marqué les deux buts suivants, son équipe a gagné 5-0 contre l’Inter de Milan.

La victoire est d’autant plus belle que c’est un succès collectif d’une équipe sans têtes d’affiche. L’humilité et l’esprit d’équipe ont primé grâce à l’autorité de l’entraineur. Il faut dire comme l’a souligné le pasteur de l’église que je fréquente (un fan inconditionnel de foot) que le PSG a vécu par le passé des matchs humiliants en Ligue des champions les années précédentes. Et donc cette victoire historique en finale de Ligue des champions a une saveur particulière pour le club.

J’ai été très touchée par son discours à la fin du match. Face aux caméras du monde entier, il a remercié le Seigneur pour son aide et sa bénédiction. Cela contraste tellement avec les scènes d’émeutes qui ont donné un goût amer à cette si belle fête. Je vous recommande de lire l’interview de Fabien Truong, sociologue qui a répondu aux questions de Lucia Caneque Bueno pour le journal La Vie. Le football brasse des milliards d’euros, il serait temps que les clubs et les sponsors mettent en place un fonds d’indemnisation pour les commerçants qui sont les victimes collatérales des casseurs.

Désiré Doué à la finale de la ligue des champions, c’est l’un des plus beaux témoignages chrétiens de cette année avec celui de Pete Doherty.

« Sans Dieu, je serais mort depuis longtemps »

J’ai beaucoup partagé cette story sur les réseaux sociaux car l’histoire de Pete Doherty est un très beau témoignage de rédemption. Il y a vingt ans, cette rock star anglaise s’abimait la santé en promenant sa silhouette décharnée par la drogue, ses cernes et sa mauvaise humeur comme des vilaines traces de son errance.

Il reste un musicien et un chanteur de génie mais il a trouvé sa voie : il s’est réconcilié avec ses parents, Dieu lui a sauvé la vie même si le chemin de la guérison reste encore long, il est devenu père. Il est aidé par une épouse aimante et par l’amitié d’un prêtre Didier Roquigny.

Cette histoire m’a beaucoup encouragée dans ma foi quand je prie pour ceux qui nous le demandent à la fin du culte le dimanche à l’église.

J’ai également écouté une autre belle histoire de victoire contre l’alcool avec le podcast des Lueurs : Boire pour oublier ? Quand l’addiction révèle nos plus grandes failles, avec Laurence Cottet.

J’avais découvert son histoire dans le média Brut. C’est l’histoire d’une femme qui a un poste à responsabilité dans un grand groupe de BTP. Lors d’une fête professionnelle où l’alcool coule à flots, elle tombe ivre morte par terre devant un parterre de 600 invités. On la cache dans un coin, on la laisse seule face à son sort et on la licencie en catimini sans ménagement. Ce qui devait être le moment le plus humiliant de sa vie s’est avéré être sa planche de salut pour renaître car elle se suicidait à petit feu.

Cette émission dure une heure en moyenne et comme c’était déjà le cas avec l’interview de Samuel Le Bihan, je n’ai pas vu le temps passer. Jonathan Langlois a un véritable talent pour écouter ceux qui ont souffert car il a lui-même souffert et il sait poser les bonnes questions. C’est un véritable joyau relationnel ces Lueurs. Surtout, ce média soutenu par le diocèse de Paris ose parler de foi et de spiritualité avec des personnalités publiques qui viennent un peu pour ça !

Et pour terminer sur une note plus légère mais toute aussi réfléchie, je me suis régalée à lire la revue Vieux, numéro 5 consacrée au corps qui vieillit.

C’est un chouette trimestriel qui ne parle pas seulement aux vieux. C’est drôle mais aussi philosophique. Son interview fleuve de son acolyte de toujours José Garcia est un vrai bonheur à lire. On sent leur complicité à travers les didascalies en italique dans l’interview mais c’est aussi profond et authentique. J’ai aussi beaucoup apprécié l’interview de Franck Dubosc, notre Patrick Chirac national. Il parle de son sketch plein d’autodérision aux derniers Césars, de son père et de sa loyauté à toute épreuve … Un excellent moment de lecture !