Lifestyle

Road trip à Marseille : trois jours de farniente

malmousque-bains-militaires
Les bains militaires de l’anse de Malmousque

Marseille et moi, c’est une longue histoire familiale puisque j’aime y aller depuis que je suis enfant.

Ma famille habite dans le très beau village de Château-Gombert, j’y ai de très bons souvenirs de la Saint-Eloi, des matchs de l’ OM à la grande époque avec Jean-Pierre Papin et Basile Boli dans les années 1990, les chansons d’ IAM apprises par mes cousins quand j’avais cinq ans et que je ne comprenais rien aux paroles,  ou encore les bains de caisse comme disait mon père quand on rentrait des calanques dans les bouchons sur un boulevard périphérique.

Mon écrivain favori est Marcel Pagnol et ses chères collines du Garlaban, ses romans autobiographiques m’ont fait rêver très tôt du Marseille de la Belle époque entre 1870 et 1914.

20180428_123239.jpg
Il faut dire qu’à cette époque, la ville a connu un vrai boom démographique et des innovations techniques : le tramway, le célébre ferry-boat César que nous avons vu sur le Vieux port, pas très loin du bar de la Marine…
Je n’ai pas eu le temps d’aller visiter le château de la Buzine, le fameux Château de ma mère mais ça sera pour une prochaine fois.

Jour 1 :

On descends les escaliers de la gare Saint Charles et on rejoins le quartier Noailles par le boulevard d’ Athènes. On zizague un peu à travers les souks du quartier quand on retombe sur nos pieds rue Saint Férréol.
Direction le Starbucks coffee près de la préfecture et je me fais une réserve de papier canson à Rougier et Plé. On contourne l’Opéra de Marseille pour rejoindre le Vieux Port prendre le métro vers la Rose et Chateau-Gombert.

20180427_154255 (1).jpg

Jour 2 :

On prends le tramway rue de la République vers la Joliette car les arcades de la Major et le Mucem nous attendent. C’est toujours un plaisir de retourner au fort Saint Jean car le panorama est imbattable, aucun lieu culturel ne peut rivaliser avec le Mucem pour moi sur ce point.

20180428_121328 (1).jpg

On profite à fond de ses terrasses, ses jardins ont été conçus par des compatriotes valentinois… et il y a même une très sympathique vente de plantes dans la cour principale.

Aux arcades de la Major, je découvre une boutique formidable Les toiles du large et surtout le travail de Cécile Colombo : ses baigneuses aux prénoms d’un autre temps me fascinent…

cecile_colombo_galerie_lou_arfi_galerie_30720150910180127
Copyright Cécile Colombo

Vite c’est l’heure du déjeuner, on se dépêche de remonter la Canebière, traverser le quartier Noailles et rejoindre le cours Julien pour manger en terrasse au Mélo. Je ne connaissais absolument pas ce coin de Marseille alors que je suis venue une bonne dizaine de fois et la vue sur la Bonne mère depuis la station Notre Dame du Mont est superbe.

Le Mélo était vraiment une bonne adresse : un serveur très serviable pour nous indiquer comment aller à la plage, de la très bonne cuisine et une addition défiant toute concurrence.

490483.jpg

Le trajet en bus 83 le long de la corniche Kennedy était inoubliable : on a vu la statue du David, les plages du Prado, le restaurant Le Petit-Nice, le vallon des Auffes et enfin la plage des Catalans, ma plage favorite à Marseille. Elle n’a rien de particulier mais j’aime tellement la vue sur les îles du Frioul et le château d’If, elle me donne un avant-goût de vacances.

Marseille-Corniche-Fotolia_
La corniche Kennedy et son très très long banc urbain.

Jour 3 :

On se lève tôt pour aller prendre le bateau au Vieux- port faire un tour dans les calanques de Sormiou, Morgiou et Sugiton. Le bateau était très confortable, le temps de la partie, mais rapidement on a moins rigolé parce que la mer était vraiment très agitée dans les calanques et le mal de mer a pointé son nez.

20180430_111640.jpg

Néanmoins, le panorama était somptueux à partir de l’ île Maïre. On se croyait revenus à l’époque préhistorique tant l’élément minéral reprend le dessus sur l’Homme.

20180430_114913 (1)

On peut accéder aussi aux Goudes, dans le 8eme arrondissement de Marseille par la route mais là bas, on se sent vraiment au bout du monde.

On se demande même si ce n’est pas les corbeaux qui ravitaillent le restaurant La baie des singes. J’ai alors appris que ce restaurant était une plaque tournante d’une activité de contrebande aux 16eme et 17eme siècles.

Décidément ces Marseillais avaient un tempérament insurrectionnel et rebelle vis à vis du souverain un brin absolutiste Louis XIV.  C’est ce que j’ai bien aimé avec cette croisière en bateau, l’équipage donnait des informations historiques et géographiques sur la ville, de temps en temps, sans nous bassiner les oreilles.

C’était top, j’ai appris de nouvelles choses sur Marseille alors que je la connais bien. J’ignorais par exemple que le bassin de la Joliette a été construit car le Vieux port était trop petit pour accueillir les immenses navires avec la création du canal de Suez au 19eme siècle. Il y a justement une exposition fort intéressante à l’Institut du monde arabe en ce moment.

Le bassin de la Joliette est d’ailleurs le quartier de Marseille qui se transforme le plus avec la rénovation des docks, nouveaux espaces commerciaux.

20180428_104843 (1).jpg

J’ai toujours un petit pincement au cœur de quitter Marseille parce j’apprécie vraiment sa géographie : la proximité de la nature avec le massif des calanques, l’odeur du pin parasol…Il y a pas mal de similitudes avec Sofia en Bulgarie.

004451988.jpg
La superbe collection des édition Jonglez en dehors des sentiers battus !

Et surtout, Marseille est une ville à part en France. Noailles c’est le symbole même du melting-pot pot entre Europe et Maghreb, un pont vers l’Afrique mais aussi l’Italie…

C’est un paradis pour tout anthropologue ou sociologue du MUCEM. Je regrette tout de même que la cité nationale de l’immigration située Porte Dorée à Paris, ne se trouve pas à Marseille, cela aurait beaucoup plus de sens selon moi.

J’aime bien cette chanson de Jean-Jacques Goldmann Plan D’aou, Air bel. Elle raconte l’histoire personnelle de Soprano (il est d’origine comorienne) et Patrick Fiori (il est italo-corse) dans leurs quartiers populaires de Plan d’Aou et Air Bel..

BD & romans graphiques

La différence invisible, une critique de la sociabilité tyrannique en BD

La semaine dernière, je suis allée faire une pause-goûter au café Joyeux, situé passage de Choiseul, à deux pas de l’opéra Garnier et de la station de métro Quatre Septembre.

logo-fb

J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de ce café qui a du sens dans un précédent billet de blog. J’ai eu envie d’y retourner car ils ont agrandi leurs murs et c’est encore plus agréable de passer un moment de qualité à l’étage du café. Surtout quand il y a de la lecture !

La petite bibliothèque du café réunit des livres qui sensibilisent le grand public sur le handicap, l’altruisme possible dans la société, l’autisme, la trisomie 21, la différence tout simplement aussi !.

Tout en buvant un excellent thé, j’ai ainsi lu dans ses grandes lignes, La vie en bleu de Martin Steffens, éditions Marabout, un bel essai de philosophie sur la foi en général et surtout ce roman graphique génial :

thumbnail (4).jpg

La différence invisible

Julie Dachez et Mademoiselle Caroline

collection Mirages, Delcourt

2016

23€95

J’ai lu ses 196 pages d’une traite car je connaissais un peu l’avis de blogueuses littéraires comme My pretty books qui en avaient fait une critique dithyrambique tout à fait justifiée.

Le résumé :

La couverture est vraiment bien conçue, elle résume très bien le propos du livre. Ce roman graphique autobiographique raconte l’histoire d’une jeune femme Marguerite qui a 27 ans, un copain et des rituels bizarres.

Cela la rassure d’emprunter toujours le même chemin entre son domicile et son travail, elle préfère manger seule à son bureau le midi parce que les discussions amicales avec ses collègues l’effrayent ou que son manque de filtre social lui joue des tours…

Le ciel va heureusement s’éclaircir pour Marguerite quand on va enfin lui fournir une explication sur son état psychologique et qu’elle pourra compter sur le soutien de sa communauté d’amis autistes Asperger comme elle…

difference-invisible_2.jpgdifference-invisible_3

Mon avis :

C’est l’une des plus belles BD autobiographiques que j’ai eu l’occasion de lire récemment, dans la même veine que celle écrite par le papa d’une petite fille trisomique Ce n’est pas toi que j’attendais par Fabien Toulmé, publié aussi par Delcourt dans la même collection : Mirages.

ce n'est pas toi que j'attendais

Cette collection s’inspire de personnages réels, avis aux amateurs comme moi de récits autobiographiques forts en BD.

J’admire ce rôle de porte-voix de la BD dans la société actuelle pour sensibiliser le grand public à des problématiques qui nous échappent et qui peut ainsi nous aider à faire preuve d’empathie, de compréhension la prochaine fois… Ce sont aussi les blogs comme les BD qui se font les relais des grandes campagnes de santé publique et c’est génial !

Espérons que ce roman graphique fera évoluer les mentalités dans le monde de l’entreprise, notamment dans le domaine des ressources humaines…

La question de la sociabilité un peu forcée en entreprise m’a vraiment interpellée à travers cette histoire. Comme ses collègues se plaignent dans son dos, Marguerite est convoquée par son patron qui lui reproche son manque de sociabilité alors qu’elle effectue son travail avec sérieux et rigueur.

Visiblement, le savoir-faire ne suffit pas, il faut aussi valoriser le savoir-être en traînant à la machine à café ou en participant aux pots de départ des collègues. Ce n’est pas tout à fait faux mais cela peut s’avérer un vrai calvaire pour les personnes autistes qui n’ont pas les mêmes codes sociaux que les autres et à qui on ne fera pas de cadeaux.

Ma note :

5/5 sardines

517417635517417635517417635517417635517417635

Ce roman graphique m’a vraiment emballée sur le plan du dessin : le trait de Mademoiselle Caroline est très subtil et agréable. Elle a eu la grande intelligence de choisir une palette graphique très parlante : les gris, les blancs et le rouge pour exprimer l’absurdité de certaines situations dans lesquelles se retrouvait Marguerite.

Les bulles de textes étaient elles-même de police rouge selon l’intensité de la violence des mots ou des réactions. C’est un roman graphique que l’on ne peut pas lire avec indifférence.

On saluera le talent introspectif de la co-autrice Julie Dachez qui a adapté son histoire en bulles, une démarche pas forcément évidente. La dessinatrice et l’auteur reconnaissent volontiers qu’elles ont eu des moments d’incompréhension mutuels entre elles pour exprimer une situation, un sentiment du livre mais qu’une intermédiaire, professionnelle de l’autisme les a aidées dans cette entreprise éditoriale.

Enfin, j’ai beaucoup apprécié le court livret documentaire illustré qui explique plus en détails ce qu’est l’autisme, une ressource qui peut s’avérer bien utile pour les familles qui viennent d’être confrontées à cette situation parmi leurs proches.

différenceinvisiblebddelcourt

Lifestyle

Les meilleurs spots de la Drôme

Les meilleurs spots si tu veux découvrir la Drôme.png

Dans un précédent carnet de voyages, je vous parlais de Marseille, ma ville de cœur  mais il fallait bien que je vous vante les mérites de Valence, la Drôme, ma patrie.

J’y suis née en 1987 et j’y ai vécu dix-sept ans. Quand j’avais cinq ans, on vivait pour une année à Clermont-Ferrand. Mes parents et mon frère s’y plaisaient bien, moi je n’avais qu’une idée en tête : rentrer à Valence retrouver le soleil, le Vercors et mon quartier de Chateauvert avec ses petits canaux.

Napo_max0x405
La statue du lieutenant Bonaparte, boulevard Bancel, bronze de Jean-Paul Ravit, 2010

Valence est jugée comme une ville sans âme, la plus grosse aire d’autoroute de France quand on veut être grossier. Balivernes ! Je vous donne mes meilleures adresses pour la découvrir sous un tout autre angle.

Souvent, au moment du salon de l’agriculture, on voit des affiches dans le métro parisien qui montrent les champs de lavande de la Drôme pour vendre du rêve !

 

Se souvenir dans la Drôme

La Drôme se trouve sur le chemin de l’exil pour de nombreux protestants français. Ils rejoignaient les pays du Refuge : la Suisse et l’Allemagne, suite à la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685.

Je vous recommande la visite du musée du protestantisme dauphinois au Poët-Laval, un village médiéval magnifique en pleine Drôme provençale. Ce qui m’a le plus marqué en visitant ce musée, c’est de découvrir que les femmes huguenotes au XVIIeme siècle, cachaient leurs Bibles protestantes dans leurs chignons.

687553-diaporama.jpg

Se cultiver dans la Drôme 

Le palais du facteur Cheval à Hauterives. 

palais idéal facteur cheval.jpg

Le 16 janvier prochain, Jacques Gamblin incarnera le facteur Cheval. C’était un original qui s’est lancé à la fin du 19eme siècle dans le projet fou de construire un palais idéal pour sa petite fille.

Bâti à partir des pierres de la région d’ Hauterives, ramassées au cours de sa tournée, la construction de ce monument unique durera plus de trente-trois ans, menant ce pionnier de l’art naïf au bord de la folie et de l’épuisement.

Ce site sera classé Monuments historiques par André Malraux, ministre de la Culture en 1969. Il attire chaque année plus de 170 000 visiteurs par an. Le facteur Cheval, c’est un peu l’homologue de Gaudi et son parc Guëll à Barcelone.

Sinon allez faire un tour au musée de Valence pour ses collections et son panorama à 360 degrés sur le Rhône. Retrouvez un de mes précédents articles ici à l’occasion de sa réouverture en janvier 2015 ! La Drôme, c’est le pays de Bernard Cathelin, Marcelle Rivier, André Lhote…

cathelinexpo396
© Musée d’Art contemporain Saint Martin/Montélimar

Se régaler dans la Drôme

La brasserie André Pic, avenue Victor Hugo

Pic est l’institution gastronomique qui fait la célébrité de Valence depuis plusieurs générations de restaurateurs. Anne-Sophie Pic (trois étoiles au guide Michelin, comme son père Jacques Pic, avant elle) valorise le potentiel économique de Valence en ouvrant tour à tour une école de cuisine, une épicerie fine, un Daily Pic  et aussi une brasserie : André, prénommée ainsi en hommage à son grand-père.

Nous y sommes allés en famille pendant les fêtes de fin d’année et c’était un excellent moment.

andre-un-lieu-convivial

La décoration du lieu est moderne sans être branchée à l’excès, elle se fonde sur son histoire familiale : un grand portrait du grand-père cuisinier (on se croirait dans le dessin animé Ratatouille), les autographes de célébrités côtoient ceux des anonymes et les dessins d’enfants dans les toilettes, on décore les luminaires avec des mini-verres Duralex (je les aime tellement ces petits verres de cantine) !

Comme je me suis régalée avec les escargots et le magret de canard, nous reviendrons chez André !

Les glaces Pierre Chauvet sur la place des Clercs.

terrasse-pierre-chauvet-à-valence

Notre adresse incontournable avec mon mari dès que la période estivale arrive. Ce salon de thé se trouve sur la place des Clercs : sa terrasse est très agréable. Les parfums des sorbets artisanaux sont  locaux : lavande, calisson, myrtille…, les coupes sont généreuses à l’image de prix très raisonnables.

Le café Victor Hugo pour son plat de ravioles que j’aime tant. C’est un très beau café dans les rues piétonnes, qui célèbre l’Art déco avec de grandes reproductions des tableaux de Tamara de Lempicka. J’aime particulièrement sa terrasse avec les palmiers qui permet d’admirer une vue magnifique sur le kiosque Peynet, l’esplanade du Champs de Mars et le château en ruines de Crussol en ligne de mire.

intérieur-du-café-victor-hugo
L’intérieur du café Victor Hugo, dans le centre-ville de Valence

clairettediejaillance.jpg

La clairette de Die

Mon champagne personnel ! Je suis ravie quand je trouve une bouteille de Jaillance au Monoprix du coin à Paris !

 

Se faire une beauté dans la Drôme

Les cosmétiques Sanoflore sont une valeur sûre pour moi. J’utilise leurs produits bio pour mon visage et j’aime beaucoup le masque de nuit aux plantes aromatiques et la crème de jour à base de roses. Dommage que le lait pour le corps qui sentait bon le biscuit n’ existe plus !

cosmétiques-Sanoflore.jpg

Les spots naturels de la Drôme :

Si vous avez une soudaine envie de nature et d’évasion, sautez dans le train. Valence TGV se trouve à 2h10 de Paris.

La Drôme vous promet de superbes randonnées à travers les Trois becs, la forêt de Saou, remonter un torrent dans la région de Buis les Baronnies ou admirer la cascade du Claps juste à côté de Luc en Diois….

Lecture et autres challenges passionnants

Deux ans de partenariat avec la Kube, ça se fête !

Sans titre (17).png

Il y a deux ans en janvier 2017, je tombais sur le site de la Kube, box littéraire personnalisée après une étude approfondie des box culturelles sur les sites Livres-Hebdo et Actua litté (j’ai suivi des études dans les métiers du livre).

La Kube recrutait des libraires pour une collaboration numérique, alors j’ai postulé !

J’ai beaucoup aimé ce concept qui met les libraires indépendants à l’honneur, qui valorise notre expertise en termes de conseil aux lecteurs. A l’aide d’un court questionnaire bien ciblé, nous choisissons un livre personnalisé selon les goûts de nos Kubers.

26231331_10154868419401652_1679233170831754206_n

Et si le choix s’est avéré judicieux, ils ont la possibilité de nous adresser une jolie carte de correspondance ou un message électronique et ça c’est vraiment gratifiant pour nous libraires.

Je vous ai sélectionné un florilège des commentaires les plus sympas des Kubers. En deux années, j’ai pris plaisir à recommander des livres à plus de 300 personnes qui viennent essentiellement de province mais aussi de Suisse, Belgique et un peu moins de l’étranger…

« J’aime la Kube car elle me met dans les mains des livres que je n’aurais jamais acheté par ailleurs. Un grand merci à tous les libraires qui participent au projet !  » Juliette, 22 ans, Lyon

« Je ne m’attendais pas à ce livre. C’est un surprise et j’aime les surprises. Ce n’est pas un livre que j’aurais acheté mais je suis curieuse de le lire » Lucie, 35 ans, Reze

« Une chance car j’ai beaucoup lu ce genre de livres. J’aime beaucoup les récits de Germaine Tillon, une vraie leçon de vie. Merci. »  Virginie, 48 ans, Garches

« Pas vraiment ce que j’attendais mais bien quand même  » Louise, 62 ans, Pully, Suisse.

« Un grand merci pour ce choix : Et tu n’es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens, un livre plein d’émotions dont on termine la lecture avec tellement de questions et de réflexion, exactement ce que je recherchais …. » Gaëlle, 40 ans, Le Crotoy…

« Merci pour ce choix ! J’ai découvert à la fois la vie d’une femme et l’histoire des grands de la beauté. Super choix ! «  Maryline, 45 ans, Issy les Moulineaux.

« Bonjour Margot. Merci pour ce livre qui permet de découvrir les légendes du Far West au delà du mythe via des chapitres courts et bien écrits . Un bon point pour vous !  » Loïc, 58 ans, Romillé.

« Bonjour Margot, ou plutôt bonsoir. Je voulais vous dire un immense merci.
Vous avez choisi pour moi le livre « Lion » écrit par Saroo BRIERLEY. Et que dire ? J’ai adoré. Je l’ai dévoré en 3 jours (je suis maman de 2 enfants, sinon je pense que je l’aurai lu d’une traite 😊). J’ai été totalement transporté dans un autre monde. Et ce livre correspondait tout à fait aux attentes que j’avais écrites pour mon livre du mois. De plus, je possède plus de 900 livres, et chapeau à vous de m’avoir fais découvrir un auteur et un livre que je ne connaissais. Je vous ai renvoyé la carte postale de ma box Kube. Encore merci.  À bientôt.  Mélanie »

« Bonjour Margot ! Merci pour le choix du livre « Les Années » ! C’est exactement le genre de lecture où j’aime me plonger: une belle écriture (je relis plusieurs fois pour m’imprégner!) et cette façon d’évoquer le passé sans pour autant pleurnicher me ravit!
Mille « MERCI! » Jacqueline.

thumbnail.jpg

Cinéma

En janvier 2019, la famille Verneuil et ses gendres reviennent au cinéma nous faire rire !

 

qu'est ce qu'on a

« La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer « .

Sylvain Tesson, écrivain

C’est Marie Verneuil, la sympathique grand-mère du film Qu’est ce qu’on a encore fait au bon Dieu et sa suite, qui cite cette phrase de Sylvain Tesson pour convaincre ses quatre gendres de toutes origines, de rester vivre en France avec leurs familles.

extraitqu'estce
Copyright Arnaud Borrel

Quelle bonne idée d’avoir organisé une avant-première dans un grand nombre de cinémas en France le 1er janvier 2019. On retrouve la famille Verneuil au complet avec beaucoup de plaisir. Cette famille est à l’image de la France de 2019 : multi-culturelle. Nous sommes allés voir le film dans une immense salle de 500 places du complexe CGR de la porte des Lilas.

Il n’y avait plus un seul fauteuil de libre, les familles chrétiennes, juives et musulmanes s’étaient déplacées pour rire de situations politiques et sociales cocasses imaginées par les deux scénaristes du film : Philippe de Chauveron et Guy Laurent.

Cette suite est très réussie car elle reprend les ingrédients qui ont fait le succès du premier film : la présence du comédien génial Pascal Nzonzi qui forme toujours un duo comique formidable avec Christian Clavier, les quatre gendres sont talentueux (ils viennent pour beaucoup du stand-up) et surtout on rit des amalgames raciaux, des clichés xénophobes sans jamais tomber dans la provocation ou l’humiliation publique d’une communauté (ça change de Premières vacances qui caricature la Bulgarie, grr !).

filmqu'estcequ'onafait

Je vous recommande ce film génial qui a réussi l’exploit pour une suite de faire aussi bien, sinon mieux que le premier film. Le casting du film y est pour beaucoup.

Il s’agit d’un film choral qui réunit deux générations d’humoristes : Christian Clavier (la troupe du Splendid et leurs films iconiques) , Chantal Lauby ( les Nuls de Canal +) associés à une nouvelle génération issue du Jamel Comedy Club en grande partie : Ary Abittan, Noom Diawara, Frédéric Chau, Medi Sadoun, Claudia Tagbo… et des comédiennes talentueuses comme Frédérique Bel, Elodie Fontan, Julia Piaton…

 

extraitfilm
Copyright Arnaud Borrel

C’est une belle histoire qui rend hommage à la France mais aussi qui valorise l’amour familial : les époux Verneuil vont unir leurs forces et leur argent en se démenant pour leur famille : ils tiennent aux réunions de famille, ils veulent voir grandir leurs petits-enfants…

Et bien évidemment la suite comme le premier film se termine par un mariage avec de la musique de fête ….

BD & romans graphiques

La BD réorganise le Panthéon

La BD réorganise le Panthéon.png

culottées2

Les deux tomes des Culottées de Pénélope Bagieu, un recueil de biographies de femmes sous la forme de BD, a ouvert la voie à un genre qui se développe, de plus en plus, dans le domaine du roman graphique : la biographie ou biopic au cinéma.

C’est à travers Les culottées et l’excellent travail documentaire de Pénélope Bagieu (elle sait capter les éléments biographiques les plus marquants pour les retranscrire en dessin) que j’ai découvert le destin d’Hedy Lamarr, grande actrice hollywoodienne autrichienne et pionnière avant-gardiste du wifi !

La plus belle femme du monde, la vie incroyable d’ Hedy Lamarr

Textes de William Roy, illustrations de Sylvain Dorange

La boite à bulles, 2018

176 pages. Illustrations en couleurs

23 €

laplusbellefemmedumonde

Une trajectoire aussi originale se devait d’être racontée aux jeunes générations de filles pour tordre le cou à l’adage tellement répandu : « Sois belle et tais-toi « .

Je remercie beaucoup l’équipe de la Boite à bulles (un grand merci à Anaïs) qui montre une vraie considération pour le travail des libraires. Ils ont envoyé à la librairie où je travaille un exemplaire de la BD La plus belle femme du monde avec un calendrier de l’Avent Kinder bien apprécié.

COUV_JOHN-BOST-e1488888620802

J’ai découvert cette maison d’édition BD grâce au roman graphique John Bost, un précurseur (une autre biographie historique…), l’histoire d’un pasteur qui crée des institutions dans un village de Dordogne pour prendre soin des handicapés mentaux au 19eme siècle. J’avais eu la chance d’interviewer ses auteurs Bruno Loth et Vincent Henry lors du salon du roman historique de Levallois-Perret.

 

couv_9782849532720_grande_221_couvsheetPuis, j’ai chroniqué dans le cadre de ce blog, une autre BD : Udama chez ces gens-là. Elle raconte les déboires d’une jeune nounou africaine qui va devoir lutter contre les clichés racistes et la lutte des classes mais aussi l’emprise des émotions, dans une famille bourgeoise parisienne en plein désarroi.

Depuis, je suis attentivement les parutions de cette maison d’édition indépendante qui privilégie les sujets de société avec beaucoup de subtilité et de flair. Choisir cette femme comme héroïne d’un roman graphique était une très bonne idée puisque le livre a rencontré son public : il est en réimpression !

Allez, je vous raconte l’histoire d’ Hedy Lamarr !.

Le résumé :

Ce roman graphique de 176 pages retrace le parcours d’une jeune autrichienne qui s’est échappée de sa prison dorée : son mariage avec un général nazi très jaloux, pour s’embarquer vers les Etats-Unis et démarrer une fulgurante carrière d’actrice hollywoodienne.

Elle rencontre sur le paquebot Louis Meer, le patron de la MGM (la compagnie mythique de cinéma avec le lion qui rugit). Il va faire sa carrière mais elle ne sera pas libre de ses choix artistiques à l’image d’une Marilyn Monroe avant l’heure. Hedy Lamarr sera une grande star des plateaux de cinéma dans les années 1940-1950.

extrait2laplusbellefemme.jpg

N’en faisant qu’à sa tête, elle va mettre à profit ses compétences intellectuelles en s’associant à un compositeur de musique de film très novateur, Georges Antheil.

Ensemble, ils vont mettre au point un système de synchronisation des fréquences radio pour aider leur pays en guerre : Hedy Lamarr, pionnière très en avance du wifi. Cependant, les idées reçues ont la vie dure  puisque c’est seulement en 1997 que l’on reconnaîtra son invention….

extraitlaplusbellefemme.jpg

Mon avis :

C’est une lecture agréable qui nous fait voyager à travers l’Histoire. Elle retrace l’évolution du cinéma mondial en plein essor au 20eme siècle, un peu à la manière du film The artist avec Jean Dujardin.

J’ai beaucoup aimé les références aux affiches de films, ce roman graphique explique bien comment l’actrice de cinéma et son corps étaient considérés par l’industrie du cinéma dans les années 1940-1950. Le personnage du producteur Louis Mayer est vraiment truculent, il apporte beaucoup à l’histoire.

Enfin, ce roman graphique est un document historique fort intéressant pour les lycéens afin d’expliquer le contexte culturel en Europe et aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale.

 

Ma note :

517417635517417635517417635

Ce roman graphique biographique m’a apporté un agréable moment de lecture : les personnages sont bien dessinés, les décors fonctionnent aussi bien qu’une machine à remonter le temps….

Mais au fil des planches, je ne parviens pas à m’attacher à cette grande actrice, les auteurs de cette BD ne sont par parvenus à nous transmettre sa psychologie, son état d’esprit personnel… C’était un personnage fort intéressant mais je ne me suis pas attachée plus que ça à elle contrairement aux Culottées de Pénélope Bagieu. Elle ne se livre pas beaucoup cette Hedy dans ce roman graphique !

Cinéma

Pupille, quand le cinéma montre un triomphe collectif

Pupille, un film fort qui célèbre le c!.png

Pupille est le film qui m’a le plus marqué en 2018 (il n’y en a pas eu beaucoup, je dois dire). J’attendais sa sortie avec impatience : peut-être est-ce le fait que je vais devenir parent prochainement en février ?.

J’ ai vraiment été convaincue par les interviews de Jeanne Herry, sa réalisatrice et de Gilles Lellouche, le « héros » masculin de l’histoire, qui joue un rôle à contre-emploi tout à fait attendrissant.

Jeanne Herry s’est servie de l’histoire personnelle d’une de ses amies sur le chemin tortueux de l’adoption pour écrire une histoire pleine de vie et de sensibilité. Elle traite d’un thème social très subtil : l’accouchement sous X et l’adoption qui peuvent faire peur aux spectateurs.

Elle s’éloigne des codes du reportage en maternité et du cinéma documentaire pour bâtir une fiction romanesque qui nous emmène des rires aux pleurs, suivre le parcours éprouvant mais tellement constructif d’une jeune femme, Alice (Élodie Bouchez) . Elle a attendu pendant huit ans qu’une institution de l’État lui confie un enfant à adopter.

3737772.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx
Copyright Studio Canal

Le résumé :

Une jeune mère, Clara, refuse qu’on enregistre son identité à la maternité afin d’accoucher sous X. Mathilde, fonctionnaire chargée des services d’adoption à Brest, va l’aider à remettre son fils Théo à l’ État comme pupille.

Au cours des deux mois pendant lesquels elle a le droit de se rétracter, une succession de fonctionnaires vont prendre son relais pour lui donner tout l’amour et l’attention dont il a été privé à la naissance, en respectant les procédures administratives à la lettre.

Ainsi interviendront une sage-femme attendrie (Stéfi Celma), des puéricultrices, les éducateurs spécialisés comme Karine (géniale Sandrine Kimberlain) , Jean l’assistant maternel (Gilles Lellouche) et le conseil de famille chargé de son adoption dont Lydie (Olivia Côte), celle qui va discerner quelle mère serait la plus apte à s’occuper de cet enfant.

 Mon avis :

Pupille est un film magnifique, ayant un message politique fort : il rend hommage aux services de l’État qui ne ménagent pas leur peine, ni leurs moyens pour permettre à un bébé de se construire affectivement tout en garantissant le secret de l’identité de sa maman.

Comme le soulignait Gilles Lellouche dans de nombreuses interviews, ce film fait comprendre au grand public combien payer des impôts en France sert l’intérêt public. C’est un très joli pied de nez à la montée de l’individualisme ambiant. Ce film montre la force du collectif qui unit ses forces dans un but commun.

Particulièrement à travers une scène. Les éducatrices spécialisées font comprendre à Mathilde qu’elle doit agir pour que le petit Théo n’entre pas dans une forme de léthargie déprimante. La sage-femme qui l’a accouché, aide ce bébé en écoutant aux portes quand la maman vient dire au revoir à son bébé mais qu’elle est incapable de lui parler.

Or la réalisatrice expliquait qu’il est primordial qu’un mère qui confie son enfant l’autorise verbalement et symboliquement à entrer dans un projet d’adoption avec un autre parent.

3809647.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx
Copyright Studio Canal

Les références au travail de longue haleine de Françoise Dolto sont flagrantes, elles procurent même au film les meilleures répliques :

« Un bon candidat à l’adoption, ce n’est pas quelqu’un qui n’a jamais rien vécu de fâcheux. On a tous un champs de mines et un champs de fleurs. Notre travail c’est de savoir comment vous vous êtes occupés de votre propre champs  » dit Lydie à la future mère adoptive, Alice.

« Tout ira bien, tu es un super mec » dit Gilles Lellouche au bébé de deux mois qui va rencontrer dans un instant sa mère adoptive. Tout se joue dans les mots, choisis avec précision et clarté.

Prendre un bébé inconnu dans ses bras, lui donner de l’amour n’est pas du tout incompatible avec la procédure administrative, c’est même fortement recommandé pour prendre soin de lui.

Ma note :

5/5 sardines

517417635517417635517417635517417635517417635

Je vous recommande ce film magnifique qui est joyeux et qui donne de l’espérance : oui, il y a toujours une assistance sociale et éducative de la part de l’État en France en 2018. C’est parfois le rôle de la télévision ou celui du cinéma de le rappeler à ses concitoyens, aux autorités politiques qui votent leurs budgets : le film Pupille ou encore la série Famille d’accueil sur France 3.

Jeanne Herry est une grande réalisatrice à suivre par la suite. Elle signe un film qui rend un bel hommage à Françoise Dolto sans occulter les problèmes très difficiles qui secouent les assistants maternels comme Jean au début du film.

3753397.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx
Copyright Studio Canal

Ils sont parfois lessivés par leur rôle quand un frère tente d’étrangler son cadet. On saisit alors toute la difficulté éprouvée par Jean quand il ne parvient pas à faire comprendre à son supérieur que maintenir le lien et ne pas vouloir séparer les fratries à tout prix peut s’avérer très dangereux…

Dans un prochain article, je vous chroniquerai un ouvrage qui retrace le travail de Françoise Dolto, une référence incontournable pour moi.

En attendant, voici une vidéo magnifique d’une puéricultrice reconnue, Sonia Krief qui parle avec tendresse et bienveillance aux nouveaux nés pendant leur tout premier bain.

Bullet journal

Innover avec des pages originales pour son bullet journal grâce aux conseils de Bulle Dop

Comme ce fut le cas l’an dernier, Flammarion jeunesse m’a gentiment envoyé la version poche de Mon bullet avec Bulle dop afin que je le teste et que je vous en parle sur ce blog.

Mon bullet avec Bulle Dop ( un carnet et une planche de stickers inclus)

Bulle Dop

Flammarion jeunesse

2018

127 pages

9€90

Mon-Bullet-avec-Bulledop.jpg

 

Ce nouveau format est top, j’aime beaucoup son originalité. Les explications de Bulledop tiennent sur une grande page recto-verso que l’on déplie. Ensuite place à la créativité avec ce superbe carnet à points.

9782081421455_4
Crédit Flammarion jeunesse – Bulle Dop

Ce livre-carnet coûte 9€90 alors que tous les carnets de bullet journal avoisinent les 17€. Flammarion jeunesse n’a pas lésiné sur la qualité technique du carnet avec ses pages au grammage très lourd pour supporter le feutre ou l’aquarelle, qui ainsi, ne traverseront pas la feuille. Et ça,  c’est la qualité première que je recherche dans le bullet journal !

Nouveauté aussi, Bulle Dop a dessiné pour ses lecteurs (des filles en grande majorité) une double planche de stickers tout à fait pratiques et bien réalisés.

Voici sa vidéo de présentation de son livre. La première version a connu un vrai succès en librairies en quelques mois puisque les 5000 exemplaires se sont vendus très rapidement.

Dans le précédent article consacré au livre Mon bullet avec Bulledop, je vous avais parlé surtout du matériel. Cette fois-ci, j’ai bien envie de vous parler de la manière dont je structure mon bullet journal mois après mois.

Car il n’ y a rien de plus énervant que de se retrouver devant une page blanche ou de passer du temps à concevoir des pages qui ne serviront pas beaucoup finalement.

20180512_090654.jpg

Ton bullet journal, tu aéreras !

Je ne l’ai pas fait pour mon premier bullet et je le regrette un peu. C’est mieux de laisser une demie-page blanche à chaque fin de mois surtout si votre illustration du mois prend toute une page de votre carnet.

Les pages récurrentes chaque mois 

Au bout d’un moment, je suis arrivée à trouver une structure qui me convient bien :

  • une page pour l’illustration du mois : les montagnes en novembre, une bûche glacée en décembre…
  • Puis, une double page pour les moments marquants du mois : les sorties sympas que j’ai fait pour un ciné, un salon de thé, une promenade dans un parc…, les naissances, l’actualité sympa en général, que j’illustre avec des photos que me fournit mon gratuit favori A nous Paris.
  • Ensuite, une double page pour les statistiques de mon blog avec le nombre d’abonnés, de visiteurs, les statistiques des articles, le référencement, les services de presse que j’ai envie de demander comme les idées d’articles qui me plairaient d’écrire. Mine de rien, cette double-page m’aide beaucoup pour développer de nouvelles idées pour mon blog. C’est ça le principe du bullet journal, ça aide bien à s’organiser surtout quand on a une mémoire visuelle.
  • Enfin, une double page, celle que j’adore faire : la page culture et loisirs. Je dessine une pile de livres à colorier pour me souvenir des livres que j’ai lu, des visuels des films et séries qui m’ont tapé dans l’œil même si je n’ai pas eu le temps de les voir, une petite partie pour les expositions en cours à Paris et nouveauté, les challenge DIY que j’ai fait au cours du mois. J’adore cette page très importante pour moi, c’est un bon remède face à la routine métro-boulot-dodo qui nous tombe parfois dessus…20181209_160356.jpgLes pages plus exceptionnelles selon les mois de l’année :
  • une page avec des cases à cocher pour les cadeaux de Noël à faire, que j’égaye avec des masking tape Père Noël et cadeaux de circonstance… Très pratique une fois dans les magasins pour avoir une vue d’ensemble des achats à faire…
  • une page carnets de voyages avec des cartes postales, des billets de tramway des capitales d’Europe où l’on va…
  • les dépenses shopping qui m’ont fait plaisir : je colorie des grosses pièces de monnaie jaunes dans une Mason jar, ça m’amuse bien…

Je recherche aussi d’autres pages originales pour innover dans mon bullet journal. Il faut bien reconnaître que c’est un bon outil d’organisation même si je suis volontairement très laxiste la dessus ( les monthly logs, les dailylog et les trackers à objectifs, très peu pour moi).

Je vous recommande sur Youtube les vidéos de Bulle Dop, Lou Lacoste et Rose poudrée car elles ont vraiment à cœur d’expliquer comment faire.

Ce week-end, je me suis régalée avec mes feutres Lyra et Tombow (achetés chez Lavrut, passage de Choiseul) à dessiner ce sablier-sablier et cette pomme de pin en robe de soirée, des dessins trouvés sur le compte Instagram de Lou Lacoste !.

20181209_085349.jpg

 

 

Carnets de voyages urbains

Anvers en automne

A chaque fois que nous allons en Belgique début novembre, nous avons le droit à un temps ensoleillé. Et quand il fait un peu froid, c’est bien appréciable.

Après Bruxelles et Bruges, cap sur Anvers pour cette année. Partis tôt le samedi matin de la gare du Nord, ce fut la grande course pour monter dans le Thalys. Mais deux heures et demie plus tard, nous étions déjà à la recherche d’une bonne gaufre belge dans la ville.

Premier émerveillement, la gare centrale d’Anvers quand on monte les escalators depuis les quais. Voici un petit aperçu en images. Dans le hall central, on se régale avec cette architecture classique du 19eme siècle : la gare a été inaugurée en 1836.

cb4833ab4551ee5f8df944cb4aa7663d-1498039106

20181117_104850.jpg

Tiens la devise de la Belgique : L’union fait la force est la même que la devise bulgare ! Et elle est écrite en français en terre flamande. Car à Anvers, les francophones se font rares. Les petits louveteaux flamands qui venaient vers moi me vendre leurs sablés de Noël ne sont pas encore trilingues…

Une fois rassasiés de gaufres dans une boulangerie flamande, on se met à chercher notre hôtel en centre-ville.

Il s’appelle Elzenveld hotel, c’est un ancien couvent tout en briques qui me fait penser à Nonnatus house, le couvent de ma série du moment Call the midwife. Le cadre est formidable à proximité du jardin botanique, la chambre en duplex est vraiment confortable et le petit-déjeuner tient vraiment ses promesses pour 100 euros la nuit.

20181117_134910

Les immeubles d’Anvers sont vraiment imposants avec leurs décorations, témoignages d’une certaine opulence de la ville depuis la Renaissance. Anvers est connue pour être une place majeure des diamantaires et de la haute finance en Europe. C’était assez agréable de visiter cette ville avec toutes ces enseignes de luxe, ses façades typiques des Flandres.

20181117_110214

C’est très dépaysant car la culture flamande est très différente de la culture wallonne et française dans les manières de s’habiller, la langue, les modes de vie… : ici le vélo est roi ! On y retrouve les éléments architecturaux typiques comme la grand place, le beffroi, les cathédrales de la Renaissance…..

Rubens est la personnalité locale, sa statue domine la place principale de la ville et on peut visiter sa maison. A part le MAS le dimanche matin, nous avons préféré flâner dans la ville que d’arpenter les musées.

mas.jpg

Il se trouve vers les docks, il s’agit d’une grande tour de 65 mètres de haut qui abrite un musée de société très bien conçu, l’équivalent flamand du MUCEM à Marseille.

Il met à l’honneur le port d’Anvers, second port commercial d’Europe après Rotterdam. Ses expositions thématiques expliquent la manière de vivre à Anvers : se nourrir, se loger à travers des objets du quotidien très bien mis en scène par une scénographie intelligente. On y comprend que les colonies du Congo belge ont apporté une économie florissante pour la ville à travers le commerce de la banane et d’autres matières premières.

Le billet d’entrée de ce musée coûte 10€ et ça les vaut bien car les scénographes n’ont pas lésiné sur les moyens financiers (ça se voit très vite ) pour créer des décors audacieux et des ressources pédagogiques pertinentes et amusantes pour les adultes et les enfants.

Je vous recommande donc une escapade à Anvers le temps d’un week-end en automne, les feuilles orangées et rouges du jardin botanique sous le soleil m’ont apporté un précieux dépaysement !

Nous n’avons pas eu le temps de visiter le quartier Art Nouveau de la ville, ça sera l’occasion lors d’une prochaine visite en Belgique.

ob_430a46_dsc-0426.JPG

 

Séries

Mes pépites séries pour cet automne

Mes pépites séries pour un dimanche d'automne.png

Un court billet de blog pour vous partager mes découvertes séries quand l’automne arrive et qu’on a plus envie de se réfugier sous sa couette avec un bon Nesquik devant une série que d’aller se balader au vent au lac Daumesnil.

Je me suis abonnée il y a un an à Netflix car la bande-annonce de la série The crown avait captivé mon attention (il faut dire aussi qu’ils avaient sortis le carnet de chèques pour sa promotion commerciale).

the-crown-saison-2-lafficheGrace_et_Frankie

Depuis j’ai pu découvrir d’autres excellentes séries comme Grace et Frankie avec Jane Fonda et Lily Tomlin, des films géniaux disparus des radars comme Spanglish avec Paz Vega et dernièrement la série SOS sages femmes (Call the midwife) que je suis en train de regarder à vitesse grand V.

Franchement désappointée que Downtown Abbey ait disparu du catalogue Netflix, je suis tombée par hasard sur SOS Sages femmes, une série historique qui se déroule dans la banlieue londonienne dans les années 1950.

Elle raconte le quotidien d’un couvent Nonnatus House, une maternité, dirigée par des sœurs. Elles sont assistées par des nurses assez jeunes comme Jenny Lee (elle a des faux airs de Cécile Cassel) l’héroïne de cette série qui compte cinq saisons.

La guerre est finie depuis quelques temps mais la pauvreté est bien palpable : les maisons écroulées, les gosses qui traînent dans les rues, les références aux grands bouleversements que le Blitz a engendré dans ces familles…

J’aime beaucoup cette série car elle traite des problématiques psychologiques et sociales de l’époque avec beaucoup de finesse et de subtilité. Elles sont quatre nurses très solidaires les unes des autres : Jenny, Camilla dite Chummy, Trixie et Cynthia.

p01prhr2

Elles ont la vingtaine et elles sont entièrement dévouées à leur métier. Cette série traite de leurs histoires d’amour mais de manière très intelligente, elles vivent en harmonie avec les sœurs du couvent. Ces sœurs sont vraiment des personnages principaux de la série.

On ne les caricature pas du tout, elles sont de vrais soutiens psychologiques pour les femmes qu’elles accouchent, sachant se montrer aimantes, compréhensives. Elles font preuve de foi chrétienne quand leurs patientes des quartiers populaires font des choix de vie hasardeux qui les mènent à la prostitution par exemple.

C’est une série de grande qualité dont le thème central est la naissance, le métier de sage-femme dans les banlieues populaires de Londres dans les années 1950 .Mais cette série valorise aussi la foi chrétienne qui aime son prochain.

J’avais vu un film atroce basé sur une histoire vraie : Philomena. Judi Dench interprétait une fille-mère placée avec son bébé dans un couvent en Irlande dans les années 1950. Un jour, on lui enlève brutalement son bébé qu’elle ne pouvait voir qu’une heure par jour pour qu’un couple d’Américains l’adopte rapidement. Les sœurs de ce couvent n’avaient pas le beau rôle c’est le moins que l’on puisse dire.

Je vous recommande donc Call the midwife, une série géniale avec de beaux épisodes de Noël à chaque saison de la série comme savent les faire les Anglais. Elle contient de nombreuses similitudes historiques avec The crown comme cela se passe à la même période mais du point de vue du peuple anglais, les classes populaires qui connaissent un véritable baby-boom à cette période.

Coïncidence, j’avais noté dans ma PAL, le livre de mémoires de Jennifer Worth, la sage-femme dont les mémoires ont été adaptées à la télévision pour cette série.

Je crois que je n’aime plus que les séries historiques avec des costumes, des décors d’une autre époque car ils sont de formidables révélateurs de la manière de vivre des gens avant. Cela me change du 21eme siècle avec son storytelling permanent sur Facebook, Instagram et compagnie…

Dans un autre genre, j’ai découvert sur Youtube, une série assez innovante, drôle et bien conçue.

C’est une série française Les emmerdeurs : quatre jeunes Français, deux-garçons et deux filles dont un apprenti-curé pendant la seconde guerre mondiale.

Ils se retrouvent à faire partie de la Résistance bien malgré eux car ils ont bu un drôle d’élixir qui leur donne de supers pouvoirs. Cela va leur permettre de déjouer les plans funestes des nazis et de contribuer à libérer le pays. Encore faudrait -il qu’ils aient vraiment envie d’endosser ce costume de libérateurs…