2019 s’achève et cela me semblait évident de faire le point de cette année formidable ici.
2019 restera une année forcément à part. Nous sommes devenus les heureux parents d’une ravissante et comique petite fille que je surnomme ici Fleur d’oranger en référence à sa prise quotidienne de Zyma D ! Cela m’a permis d’ouvrir une page Maternité dans ce blog. Voici les meilleurs articles ici :
En 2019, j’ai aussi commencé à relire les textes du bulletin trimestriel de la Mission évangélique envers les sans-logis et cela est gratifiant de se sentir utile de cette manière.
C’est bien joli d’écrire des articles légers sur Paris, ses terrasses rooftop, ses expositions à la mode et ses adresses en vue… Mais force est de constater que toute une frange de la population parisienne vit dans la grande précarité. Le Paris solidaire est beaucoup plus lumineux que les spot-lights. J’ai lu le témoignage Belleville au cœur de Christian Page, éditions Slatkine et Cie qui m’a marquée cette année.
Enfin, en 2019, j’ai toujours aimé vous partager des carnets de voyage. On est assez fiers d’avoir appris à être de vrais baroudeurs sans voiture pour voyager avec un bébé entre la Bulgarie, le Vercors et la Drôme. Vivement de nouvelles aventures en 2020…
Cet hiver, j’ai lu plusieurs romans de Marie Vareille édités par Charleston et je me suis bien régalée. Je vous en parlais ici! Cette maison d’édition qui publie de la littérature de qualité m’a gentiment envoyé son recueil de nouvelles Noël et préjugés.
Droits réservés Team Romcom, éditions Charleston
Le recueil de nouvelles est un genre avec lequel je suis assez peu à l’aise et j’ai bien aimé lire ce petit bouquin. Il a été mon compagnon de galère pendant les grèves ce mois-ci.
Je couche ici toute la frustration que je ressens depuis jeudi 5 décembre. Depuis le début de la grève, je ne peux plus lire et me détendre dans le métro, un trajet d’une trentaine de minutes où je me ressourçais en début et en fin de journée. On est en permanence sur le qui-vive et c’est usant !
Allez, je vous raconte le principe de Noël et préjugés, ce nouveau recueil de nouvelles de la TeamRomcom, un collectif de six auteures réunies par les éditions Charleston.
Le résumé :
Six nouvelles autour de la féerie de Noël et une vieille édition d’Orgueil et préjugés que l’on se transmet à chacune des histoires. Chacune de ses auteures avec son style et sa personnalité invente une héroïne moderne qui va se heurter à l’orgueil d’un Mr Darcy d’aujourd’hui pour en tomber éperdument amoureuse ou non…
Sommaire :
Comme une princesse Disney, Noël 2014, par Tonie Behar
L’Hôtel des Monts enneigés, Noël 2015, par Marie Vareille
Le Manoir des Wilfried, Noël 2016, par Isabelle Alexis
Love coach, Noël 2017, par Sophie Henrionnet
Nuit blanche au magasin de jouets, Noël 2018, par Adèle Bréau
Amour, tempête & best-seller, Noël 2019, par Marianne Levy
Mon avis :
J’ai rapidement laissé de côté le principe de la référence à Orgueil et préjugés de Jane Austen car je trouvais cela peu original. L’auteure du journal de Bridget Jones l’avait déja fait avec le succès qu’on lui connait.
Deux nouvelles m’ont laissé un beau souvenir de lecture : L’hôtel des monts enneigés de Marie Vareille et Nuit blanche au magasin de jouets.
Marie Vareille je la connaissais , j’ai déjà lu trois de ses romans. J’ai bien aimé sa nouvelle qui raconte l’histoire de Cassandra, une fille blessée par les intrusions nocives de sa mère dans sa vie privée, il y a dix ans. Je vous laisse lire comment cette maman a été bien reloue et comment elle a essayé de rattraper ses erreurs. C’était une thématique assez originale, les sentiments les plus profonds des personnages sont toujours traités avec beaucoup de psychologie et d’introspection par Marie Vareille.
Dans un autre genre, j’ai vraiment apprécié de découvrir Adèle Bréau et son histoire d’amour passionnante dans un magasin de jouets. C’est selon moi la meilleure version moderne d’ Orgueil et préjugés. On a envie de savoir comment va évoluer le couple de Matthieu et Lara dans les soixante prochaines années.
Cette nouvelle m’a rappelé le film Last Christmas, que j’ai vu dernièrement et que j’ai chroniqué dans ce blog. L’action se passe dans une boutique de décorations de Noël à Londres et comme la nouvelle d’Adèle Bréau, il reflète avec justesse la féerie de Noël. Je compte bien lire le roman d’Adèle Bréau, L’odeur de la colle en pot, qui figure en bonne place dans ma PAL pour 2020.
Ma note :
3/5 sardines
J’ai peur d’être un peu sévère dans ma note, mais je dois avouer que seulement deux nouvelles m’ont vraiment intéressée. J’ai lu l’article de My pretty books, mon blog littéraire de référence, et Fiona qui est bibliothécaire de métier, partage à peu près mon avis.
J’ai bien aimé le principe de la nouvelle autour de Noël, celle qui se passe dans le magasin de jouets m’a vraiment évadée de mon quotidien pénible en décembre mais certains personnages es autres histoires étaient vraiment trop caricaturaux. Mais ce livre a le mérite de m’avoir fait découvrir de nouvelles plumes, venues enrichir ma PAL. Il faut que je me procure la BD Et puis Colette de Mathou et Sophie Henrionnet, l’une des auteures de ce collectif.
Mes précédents articles sur des romans feel-good de qualité :
Ce mois-ci, je suis en train de terminer mon premier bullet journal (qui n’en est pas un). C’est un carnet Leuchtturm couleur or de 253 pages, ligné, de format A5, que j’ai acheté au BHV l’année de mes trente ans en 2017. Je m’en sers comme un journal artistique pour y compiler des souvenirs et non comme un bullet journal hebdomadaire bien trop chronophage.
Il est très important de dater le début et la fin de votre carnet surtout si vous l’utilisez pendant trois années comme moi. Pour 2020, j’ai décidé de changer de format. Je passe du A5 au A4, ligné, couleur cassis, acheté à la librairie du Merle Moqueur. Je reste fidèle à la même marque parce que c’est la meilleure pour dessiner avec mes feutres Tombow et Lyra.
L’amplitude des pages me désarçonne un peu au début mais je trouve cela beaucoup plus lisible et agréable. Il y a moins de pages que dans le précédent carnet mais vu son format, je vais pouvoir le garder aussi longtemps. Et surtout je vais pouvoir abandonner d’autres carnets complémentaires.
Je suis en grande réflexion pour créer des pages dites collection pour l’année : une bibliothèque qui regroupe mes lectures, des dépenses que j’ai envie de faire pour le plaisir sur plusieurs mois, et surtout une rétrospective de l’année précédente.
J’ai pioché cette bonne idée sur la chaîne Youtube Les astuces de Margaux, une chaîne que j’aime bien suivre pour la qualité de ses dessins, ses idées originales de Plan with me chaque mois….
Ma boule à neige inspirée par Les astuces de Margaux.
J’ai même inventé une frise chronologique de 2019 avec des masking tape symboliques : un père Noël en décembre, des sapins en hiver, un avion en papier quand nous avons pris le train pour la première fois avec notre petit bébé… 2019 a été une année unique pour nous en tant que nouveaux parents. Il m’a paru évident de tenir un bullet journal de naissance pour ma fille. Je vous en parlerai dans un prochain article.
Je gagne en expérience avec ce deuxième journal artistique. J’y compile les moments marquants du mois, les expos, films et lectures que je ne veux pas louper, mes lectures marquantes, les statistiques de mon blog et ses perspectives de développement.
Grande nouveauté cette année, je vais y ajouter des pages consacrées à ma foi chrétienne : des extraits des prédications qui m’ont marquée, des versets bibliques, des lectures marquantes, des sujets de prière et de reconnaissance, des réflexions sur des thèmes de la foi… Tenir ce type de journal artistique est très enrichissant pour dessiner, se souvenir des bons moments mais aussi mieux s’organiser. Le bullet journal est très à la mode et même si j’ai pris quelques libertés avec lui, je lui reconnais de nombreux bénéfices. Cela me détends beaucoup d’en tenir un depuis trois ans.
Je vous montre les pages que j’ai le mieux réussi dans le premier journal et ce que je planifie de faire pour le second. Je cherche aussi comment clôturer en beauté mon premier bullet.
J’ai dessiné de nouveau un superbe sapin des astuces de Margaux pour illustrer les cadeaux du premier Noël de ma fille, je me crée une vraie Pile à lire à organiser selon mes envies de lecture BD, romans, essais. Je me fais aussi une liste de films à voir… Bref je liste à fond en cette fin d’année.
Les précédents articles de ce blog qui parlent de bullet journal :
Ni les grèves, ni le peu de séances en version originale n’ont pu m’ empêcher d’aller voir Last Christmas au MK2 Nation tout rénové. Il faut dire que la presse encense cette comédie romantique qui aborde des thèmes sociétaux sérieux comme la xénophobie post Brexit, la quête d’identité quand on a émigré jeune, la désillusion amoureuse…
Un film réalisé par Paul Feig et scénarisé par Emma Thompson, j’ y vais les yeux fermés. Un de ses précédents films Mes meilleures amies m’avait fait pleuré de rire. Il montre les déboires amoureux et amicaux d’une trentaine américaine.
Kate ressemble un peu à Annie de Mes meilleures amies. Elles se mettent dans des embrouilles pas possibles et on a de la peine pour elles. Emma Tompson a eu du mal à imposer une héroïne névrosée à ses producteurs, comme si les filles lisses et qui réussissent étaient des modèles auxquels les spectateurs peuvent s’identifier (mon œil…)
Allez, je vous raconte le pitch de cette fabuleuse comédie au service du rêve et du merveilleux comme je l’ai lu dans un excellent article de l’Express.
Copyright Universal Pictures International France
Le résumé :
Kate a 26 ans, elle erre dans les rues de Londres avec sa valise, de canapés d’amis en canapés. Elle court les auditions pour décrocher le rôle de sa vie mais pour l’instant, elle officie comme elfe dans un magasin de décorations de Noël sous les ordres d’une patronne chinoise pas si autoritaire que ça. Elle a les idées en vrac depuis une lourde opération à cœur ouvert. Elle multiplie les rencontres foireuses d’un soir et semble se moquer de tout, irritant ainsi sa patronne et ses amis.
Mais la rencontre d’un gentil garçon pas comme les autres va l’aider à remonter la pente. Elle va renouer avec sa passion pour le chant et elle va se décentrer d’elle même pour venir en aide aux plus démunis.
Mon avis :
Dans cette comédie, on ne s’ennuie pas un seul instant et à aucun moment, on ne devine la situation suivante et ça devient très rare avec le lot de comédies formatées que je consomme sur Netflix. Et ce n’est pas bien grave, elles sont faites pour ça : un bon après-midi sous le plaid avec un bon thé dans un pyjama informe.
Pourtant comme Crazy asian rich – le précédent film d’Henry Golding- Last Christmas est sorti sur grands écrans.
Force est de constater que la romcom est un genre cinématographique bien particulier qui fait toujours actionner la cash machine. L’amour n’est pas mort, la preuve, il finance les comédies romantiques.
Universal Pictures International France
Je dois même dire que Last Christmas m’a rassurée sur la qualité des relations entre hommes et femmes à travers l’amitié naissante entre Kate et Tom en 2019. Bien meilleur qu’un Disney où l’on ne sait pas si le prince est vraiment charmant, ce petit couple de Last Christmas ne va pas au pieu tout de suite (voire pas du tout), il confie ses peines et se montre sous sa vraie lumière : un peu cabossé, un peu perdu….
C’était la première fois que je regardais ce genre d’histoire au cinéma et ça m’a beaucoup plu. Je suis avec beaucoup d’attention tous les rôles d’Emma Thompson, une actrice formidable depuis son rôle tout en finesse et en subtilité d’épouse négligée dans Love Actually, Raisons et sentiments…
Copyright Universal Pictures International France
Je suis effarée d’avoir lu dans Stylist qu’il existe une polémique autour des panneaux de déclaration d’amour de Love Actually, une scène phare du film vécue comme un harcèlement des femmes. Le tribunal des réseaux sociaux traque tous les petits détails des comédies romantiques et les clouent au pilori.
J’ai beaucoup aimé le rythme de cette comédie avec ses cassures entre scènes où l’on rit franchement et celles qui sont vraiment tristes. Last Christmas est un mélodrame qui donne du baume au cœur grâce aux chansons de George Michael et Wham ! La scène finale est vraiment très agréable et nous emmène dans l’état d’esprit de Noël.
Universal Pictures International France
Ma note : 5/5 sardines
Même si le dénouement de l’histoire m’a pas du tout plu par sa brutalité, j’ai beaucoup aimé cette comédie beaucoup plus originale qu’attendu. Ce film n’est pas une comédie musicale, il sait ponctuer ses scènes de chansons quand il le faut. J’ai beaucoup aimé découvrir le jeu de deux jeunes acteurs très talentueux : Emilia Clarke et Henry Golding.
J’ai été sensible au fait que la famille de Kate-Katarina vient d’ex-Yougoslavie, c ‘est très bien amené dans l’histoire à travers la première scène : la chorale d’enfants au pays et la conclusion du film. Le père de Kate dit à sa mère : « Voyons Petra, sois un peu joviale, la guerre est finie ».
Alors c’est Noël, soyons joviaux, un Sauveur nous est né !
D’autres articles consacrés à Londres et à la culture anglaise (Brexit ou non, vous serez toujours européens ! )
Je l’ai découverte grâce au compte Instagram de Marjolaine Solaro. Elle s’appelle Julie adore, elle est russe (donc artiste) et réalise des petits dessins (doodles) vraiment fantastiques. J’ai mis à contribution deux libraires du Cultura de la Villette parce qu’il me fallait son livre :
Collages créatifs
Julie adore
éditions Eyrolles
Mai 2019
128 pages
16€90
Je fais du collage depuis que j’ai treize ans. Je déchirais copieusement les publicités (une page sur deux) dans les Nouvel Obs de mon père. Mes plus belles prises : la botte italienne des publicités pour le Martini et les parfums Lolita Lempicka. Je les classais consciencieusement dans un classeur pour assembler des photo-montage à la colle Scotch verte (la seule colle valable) avec les tableaux que j’aimais comme Louis XIV de Rigaud, la Vénus de Botticelli….
Plus tard, en troisième année de l’Ecole du Louvre, pendant les travaux dirigés devant les œuvres au Centre Pompidou, je me suis tapée le front tellement c’était évident. Moi aussi comme Braque, Picasso ou Matisse je faisais de l’art avec mes petits collages. C’est d’ailleurs le message de ce livre : il affirme que le collage, art mineur est un incontournable des arts plastiques. Julie adore raconte au fil des pages de son livre les différentes techniques utilisées par les artistes cubistes entre autres.
J’aime beaucoup la structure de son livre qui donne des patrons pour réaliser ses idées de collages. C’est grâce à Julie que j’ai réalisé que j’étais tout à fait capable de dessiner des Matriochkas russes alors que ça me paraissait très difficile
Voici mon premier dessin de son livre que j’ai exécuté samedi dernier. Régal assuré. J’ai bien cogité sur la manière de structurer mon dessin, sur quel papier, quelle disposition pour équilibrer poupée bulgare et matriochkas russes….
J’ai choisi une frise et du papier Canson, du vrai bonbon pour mes feutres Lyra. J’ai dessiné la poupée bulgare une nuit à quatre heures du matin tellement cette idée de dessin m’obsédait. La qualité du papier n’était pas top alors je l’ai découpée et collée au milieu des deux Matriochkas.
Ensuite, je suis allée faire un tour à mon temple du DIY, Rougier et Plé. En observant bien le dessin de ces poupées russes, j’avais envie de motifs floraux et graphiques bien précis. Je suis revenue bredouille du rayon origamis alors j’ai utilisé un papier cadeau que j’avais bien dans l’oeil depuis longtemps.Un emballage cadeau de mon amie Mapu picchu qui m’avait ramené un cadeau de Murano ! Sauf que j’avais peur que ça fasse trop mémérisant (comme dirait Christina Cordula). Et bien non pas du tout ! avec l’autre emballage cadeau à reflets dorés, elles sont très modernes mes paysannes russes !
Elles ne sont pas parfaites mais je suis très contente de moi, j’ai appris que je savais faire. Ce livre Collages créatifs a un petit coté développement personnel très agréable !
Toujours à la recherche d’un défi DIY, j’ai trouvé une super idée à la bibliothèque Assia Djebar : une proposition d’atelier couture pour réaliser un tapis à conter avec le patron du célèbre loup des éditions Auzou.
Pour l’instant, je n’ai réalisé que le loup en feutrine et c’était très agréable comme DIY. Cela m’a rappelé un bon souvenir avec mon bon pote Loulou quand il était en CE2 et qu’il devait lire une aventure du loup pour l’école. Je me suis dis qu’un cadeau souvenir pour son anniversaire, ça serait une bonne idée.
J’en ai fait un second pour ma petite fille à qui je constitue tout un héritage culturel : la chanson d’Henri Salvador : Le loup, la biche et le chevalier pour le soir, des albums jeunesse de qualité comme Les trois brigands… C’était incontournable de créer une catégorie maternité pour enrichir ce blog et je constate que bon nombre d’entre vous cherchent sur les blogs des idées pour transmettre un héritage culturel à leurs enfants.
Certaines donnent des surnoms à leurs enfants et leurs maris comme Marjolaine en Bretagne qui a surnommé une de ses filles Fleur de Sel. Moi, je vais surnommer ma petite fille Fleur d’oranger ici parce que c’est l’odeur de la Zyma D qui parfume son petit visage tous les matins. Pour mon mari, on trouvera plus tard…
Bon je vous explique comment faire ce fameux loup.
Tout d’abord, le choix de la feutrine (pas trop épaisse) et les dimensions sont déterminantes. Si votre patron fait moins de 27 x 13 cm, vous pouvez vous attendre à des difficultés quand il faudra retrousser votre modèle sur l’envers.
C’est la grande difficulté de l’exercice. Il faut que vous retroussiez chaque élément avec un crayon pour bien faire ressortir les oreilles, le museau, les bras et les pattes du loup. Ensuite, c’était très amusant de coudre les dents du loup, une petite langue et un museau rose, des yeux avec du fil noir, une panse grise … Je ne lui ai volontairement pas conçu de queue car j’ai trouve cela inutile.
Droits réservés du blog Du fil et mon…
Enfin, vous rembourrez le loup avec du kapock que l’on trouve en petite quantité à Rougier et Plé (mon adresse fétiche).
Les instructions du blog Du fil et mon… m’ont beaucoup aidée.
Je suis très contente du résultat, je vais en faire un second pour ma petite Fleur d’oranger ! En tant que libraire,j’aime beaucoup la collection de livres du Loup d’ Auzou, crée par Eléonore Thuillier, illustratrice et Orianne Lallemand, auteure. Ce petit loup maladroit parle à beaucoup d’enfants dans les écoles, j’ai même vu les livres du Loup dans une librairie francophone à Burgas en Bulgarie.
La semaine prochaine aura lieu le salon international du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, c’est un très beau salon pour les amateurs d’albums jeunesse comme moi !
D’autres articles de la rubrique Maternité et DIY dans ce blog :
Le week-end du 11 novembre, nous sommes partis tous les trois retrouver notre famille dans la région de Valence. A deux heures de Paris, c’est une destination ensoleillée, ma ville de naissance avec un beau centre-ville et de superbes paysages de vignes sur les hauteurs de Crussol en Ardèche.
J’ai découvert une nouvelle boutique drômoise Le comptoir de Mathilde, rue Emile Augier.
Façade d’un des magasins Le comptoir de Mathilde
Ce magasin de chocolats drômois, je l’avais découvert à… Paris, quand je travaillais rue Rambuteau dans le 3eme arrondissement. J’aime bien leur décoration un peu travaillée sans en faire trop, contrairement à celle trop kitsch de la Cure gourmande, un magasin de biscuits qui m’écœure avec ses couleurs criardes et ses emballages provençaux pour touristes chinois dans le quartier de l’Opéra (voilà c’est dit !)
L’authenticité pour une boutique c’est le plus important. Surtout que grâce au Comptoir de Mathilde, j’ai retrouvé un souvenir d’enfance : le camion Tube Citroën du boucher ambulant dans mon village de vacances à Sagnes et Goudoulet en Ardèche.
Comme dans le film Le fils de l’épicier (qui a été tourné dans la Drôme), le boucher faisait le tour des villages du plateau ardéchois et il klaxonnait le samedi quand il arrivait devant notre maison en plus.
J’ai donc acheté la réplique miniature de ce petit camion Citroën et nous nous sommes régalés avec des cuillères hot chocolate à faire fondre dans du lait chaud pour nous récompenser de notre semaine de dur labeur.
C’était bon mais pas aussi savoureux que les chocolats du voisin ardéchois Valrhona. Nous n’avons pas eu le temps de visiter son musée-usine La cité du chocolat à Tain l’ Hermitage.
Le samedi midi, nous avions réservé à l’ Auberge de Crussol, sur les hauteurs de Saint-Péray avec un couple d’amis lyonnais et leur bébé. Le restaurant est très accessible aux poussettes et il y a des chaises hautes, c’est important !
Pour les locaux, ce restaurant a remplacé l’ancienne crêperie, maintenant la carte fait la part belle au burger (la médaille d’or du burger en France), au poulet fermier, au gratin de courges et à la polenta en accompagnements. La carte est assez élaborée et la serveuse vous fera les gros yeux si vous osez demander des frites avec votre burger.
Le fameux burger Le chaillet par Anthony Verset
La propositions de desserts est variée : j’ai bien apprécié la faisselle locale avec la crème de marrons. La décoration du lieu est très soignée surtout l’entrée qui donne sur la cuisine ouverte, la vue est assez extraordinaire. J’ai bien envie de retourner à leur terrasse en été boire un verre ou lors d’un mariage ou un anniversaire.
L’endroit est familier, toutes les familles valentinoises viennent en ballade à Crussol un jour ou l’autre. C’était sympa d’y retourner des années après, de revoir cette bonne vieille ruine de château médiéval et son théâtre de verdure. Ici a lieu un grand festival de musique avec la chanteuse Zaz en juillet.
Je vous recommande cette bonne adresse pour ses mets de qualité, son cadre exceptionnel. Ce restaurant mérite ses prix un peu élevés (plat et dessert pour 24-30 € par personne le week-end, le menu est à 19€ en semaine) pour la qualité de sa carte et le raffinement de la décoration, c’est une belle bâtisse en pierre. Le chef est aussi propriétaire d’un autre restaurant très design La ruche sur la place du village de Saint Péray.
L’auberge de Crussol, chemin de Beauregard, quartier de Crussol, 07130 Saint Péray.
Le lendemain, nous sommes allés voir les châtaigniers de mon grand-père à Saint-Priest. Puis, nous sommes rentrés bien tranquillement le 11 novembre à midi sans ressentir le séisme.
D’autres articles sur ma région d’origine dans ce blog :
Fin octobre, je ne savais pas quoi lire et il pleuvait (mauvaise combinaison perdante !) Mais la box littéraire avec laquelle je collabore depuis trois ans bientôt, la Kube avait pensé à moi comme à ses trente autres libraires ! C’est la deuxième fois que je reçois la box des libraires et j’étais comme un petit enfant devant le sapin en ouvrant ma boite aux lettres.
Voici l’ unboxing génial que j’ai reçu :
Le petit jeu entre libraires Kube est de poster cette photo sur notre page Facebook pour ré-accorder les paires de chaussettes. C’était un jeu génial et original : un grand merci à Aurore, Samuel, Anthony et Margaux. J’ai même retrouvé par hasard l’usine des chaussettes orphelines de la Kube.
La première fois, ça n’a pas matché avec le premier roman Les petites reines de Clémentine Beauvais alors que je trouvais que Brexit romance était une très bonne idée : le mariage interculturel, l’Union européenne qui se disloque , l’étude anthropologique…. Mais dans ces deux romans, j’ai trouvé les personnages trop caricaturaux.
Et moi la finesse et la subtilité des portraits psychologiques des personnages, c’est mon premier critère pour jauger un livre. C’est comme faire connaissance avec quelqu’un dès les premières pages.
La vie rêvée des chaussettes orphelines est dans le top 3 des meilleurs romans que j’ai lu (une centaine bien tassée au compteur, je suis capable d’abandonner une lecture en cours de route).
Sans la recommandation de l’équipe de la Kube, je serai passée à côté de ce livre. J’ai emprunté un précédent roman de Marie VareilleJe peux très bien me passer de toi que j’ai rendu sans mettre en lire trois pages. Les romans feel good trop marquetés m’exaspèrent et je leur donne de moins en moins leur chance.
La vie rêvée des chaussettes orphelines
Marie Vareille
Editions Charleston, 2019
400 pages
19€
Droits réservés Café Powell
Le thème des chaussettes orphelines m’a emballée parce que tout le monde est concernée et que j’ai vraiment aimé la paire dépareillée trouvée dans ma box.
L’histoire se passe dans une start-up qui crée une application numérique complètement absurde et voici l’algorithme qui m’a poussée à aimer ce livre passionnément :
recommandé par la Kube + histoire d’amour +Marie Vareille + application + chaussettes orphelines + recommandé par mon blog prescripteur My pretty book + feel good ( parce que j’aime bien ça quand même au cinéma et en littérature)
Dans un précédent article, je vous ai raconté le génial unboxing que j’ai reçu de la part de la Kube, la box littéraire avec laquelle je collabore depuis trois ans. Place maintenant à la chronique du roman, que je considère dans le top 3 de mes meilleures lectures !
La vie rêvée des chaussettes orphelines
Marie Vareille
Charleston,
2019
400 pages
19€
Le résumé :
C’est assez rare pour être souligné : la quatrième de couverture est sacrément efficace pour séduire ses lecteurs. Je salue le travail de l’éditeur en citant mot pour mot son résumé :
« En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’ à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ? «
Dans cette vidéo, Marie Vareille explique les thèmes de son roman et pourquoi elle a voulu l’écrire.
Mon avis :
En recevant ce livre, je me suis dis un feel good book de plus, terrain connu, je vais m’ennuyer. Eh bien non, Alice ne va pas jouer à la marchande ou à la fleuriste dans un petit commerce de proximité, théâtre attendu de bons nombre de feel-good books convenus : La pâtissière de Long Island, La bibliothèque des cœurs cabossés.
Le thème récurrent du feel-book c’est la jeune femme très diplômée qui se reconvertit dans un autre métier pour redonner un sens à sa vie. Et bien, la force de ce livre se trouve dans le titre. Alice va rejoindre une start-up parisienne qui développe une application totalement farfelue et ça pourrait être plausible : réunir les chaussettes orphelines.
Je te laisse faire connaissance avec les personnages de cette histoire formidable : Alice, sa soeur Scarlett, Angela l’amie new-yorkaise d’Alice, Chris le patron farfelu de l’application et son associé Jeremy, le prince charmant de ce roman, les collègues de bureau Reda et Victoire, Saranya, l’amie indienne qui met souvent les pieds dans le plat pour sortir Alice de son concubinage toxique avec les médicaments….
En six grands points, je vais t’expliquer en quoi c’était une lecture exceptionnelle à laquelle je repense encore alors que j’ai refermé le livre. Je te préviens lecteur, cet article a été difficile à synthétiser tant ce roman m’a captivée.
C’est un roman hyper contemporain où les personnages pourraient être des collègues de travail ou des amis tant Marie Vareille sait observer et croquer nos comportements ultra-connectés, nos réactions sentimentales actuelles….
On passe du rire aux larmes d’un chapitre à l’autre grâce aux personnages secondaires comme Victoire ou Saranya qui ont une répartie tordante ou alors Scarlett, la fameuse sœur dont on perçoit toute la personnalité à travers le journal d’ Alice : une étoile du rock pas si écervelée et farfelue que ça. J’ai aussi beaucoup aimé le passage du livre où les employés de la start-up partent en séminaire dans un éco-lodge en Bretagne, c’était tellement cocasse.
J’aime la subtilité psychologique de l’auteure pour traiter de la cassure identitaire que vivent les enfants de divorcés : la structure familiale qui s’écroule pour Scarlett et Alice comme pour la petite Zoé, le rejet et le désamour d’une mère, la co-dépendance d’une sœur qui s’en veut d’avoir été la préférée …
Il y a une grande cohérence structurelle et un rythme très soutenu dans ce roman. On jongle entre trois pays, il y a tout le temps des flash-backs et pourtant on s’y retrouve. C’est dû à un astucieux système de double narration. C’est toujours Alice, la narratrice qui parle à la première personne. Les chapitres alternent entre son passé aux Etats-Unis et à Londres écrit dans son journal intime en italique et son présent à Paris.
Ce roman renoue avec le personnage du prince charmant page 286 et ça fait du bien ! J’en avais marre de lire des histoires de garçons pas bien courageux et de filles qui se blindent en pensant que la sexualité désincarnée ça les rend fortes et indépendantes alors que ça bousille le cœur et la confiance en soi. La vie rêvée des chaussettes orphelines raconte une vraie histoire d’amour naissante avec du romantisme, de la bienveillance envers l’autre : voila le véritable érotisme !
« Une étincelle de désir assombrit ses yeux et pourtant il ne bouge pas. Je remarque pour la première fois que sa pupille est entourée d’un peu de gris clair qui vient se fondre dans ce bleu limpide qui me fait penser à un lac de montagne l’été. Bêtement, cette petite découverte me donne envie de sourire comme s’il venait de me confier quelque chose de très intime, un secret connu de lui seul. «
Marie Vareille a su entretenir l’art du suspense tout au long de ce roman de 400 pages qui m’a tenu en haleine comme jamais. Je me suis retrouvée scotchée sur ma chaise pendant la pause de midi pour grappiller quelques chapitres jusqu’au dénouement de l’histoire. Et là j’ai pensé tout haut « Non mais l’auteure ne m’a pas fait ce coup ! « . Je me suis sentie aussi aussi déboussolée, dupée que l’amie fidèle de l’histoire Angela, dans le même timing du ressenti et de la lecture. Et ça c’est très fort. Ce livre parle de séances chez le psychologue. C’est exactement pareil entre l’auteure et ses lecteurs : au fur et à mesure se crée une alliance thérapeutique à travers les personnages, qui va être rompue de manière assez rude ! Mais je ne vous en dis pas plus.
Exceptionnellement, mon système de notation avec les cinq petites sardines est complètement caduque. Un immense merci à l’équipe de la Kube qui m’a fait découvrir le meilleur roman que j’ai aimé chroniquer dans ce blog. J’ai hâte que vous vous me partagiez vos impressions sur ce roman exceptionnel. Je vais bientôt commencer Je peux très bien me passer de toi et enfin, je regarderai les romans un peu étiqueté feel-good d’un œil moins critique désormais.
Dimanche dernier, il faisait moche donc nous avons regardé le DVD La voix du pardondevant une bonne mousse au chocolat, une fin de week-end cocooning comme on les aime en automne.
Ce film est sorti au cinéma en mai dernier et j’attendais avec impatience sa sortie en DVD car j’aime les biopics musicaux comme Walk the line ou les films qui parlent du pardon comme La cabane.
Le résumé :
C’est une histoire vraie, celle de Bart Millard, le chanteur du groupe américain Mercy me. Il a grandi au Texas auprès d’un père violent et alcoolique qui a fait fuir la maman de Bart, une des scènes assez difficiles du film. On compatit à la brûlure que cette douleur cause au petit garçon qui court après le camion de déménagement et qui croit que c’est de sa faute.
Sa petite amie veut l’épauler car elle se soucie de Bart et de son père, mais la honte que ressent cet enfant battu l’isole tellement que Shannon va s’éloigner de lui, lassée de son comportement froid et distant. Il va fuir en tournée avec un groupe de louange chrétienne Mercy me et ce sera le début d’un long travail introspectif en chanson….
L’enseignante qui croit en Bart et qui va l’encourager à chanter.
Mon avis :
La voix du pardon est tout sauf une petite rêverie chrétienne, pleine de bons sentiments, malgré les apparences. Les scènes où Bart, enfant, puis jeune adulte est violenté, sont pénibles à voir. Les réalisateurs, les frères Erwin, sont arrivés à montrer l’atmosphère vraiment toxique d’un foyer dysfonctionnel où la maman a fui à toutes jambes.
Le personnage le plus intéressant est bien sûr, le père violent, Arthur. Remarquablement interprété par Dennis Quaid, il est odieux et buté, enfermé dans ses idées noires qui décourageraient n’importe quel enfant.
Bart explique à son public quand il présente sa chanson If i can only imagine, qu’il n’ avait qu’un seul nom pour qualifier son père : celui de monstre. Et que si l’Évangile avait transformé cet homme, elle pouvait transformer n’importe qui.
C’est le message de ce film : le pardon est très difficile d’un point de vue humain, c’est Dieu qui donne cette force. J’ai lu l’autobiographie insoutenable de Natascha Kampusch qui a été séquestrée pendant huit ans en Autriche. Avec une maturité exceptionnelle, elle a compris qu’il était vital pour elle qu’elle pardonne rapidement à son ravisseur ses sévices parce que sinon la haine, la colère et l’amertume l’auraient détruite.
Il serait dommage de coller une étiquette chrétienne à ce film. Oui La voix du pardon est un film évangélique dans lequel tout le monde ne se reconnait pas. Certains caustiques vont dire que c’est un peu niais d’aller dans des colonies chrétiennes et de noter des bonnes valeurs dans un journal de bord. Et bien ça peut structurer un enfant, qu’il vive dans un foyer joyeux ou dans un environnement difficile. Ce film ne s’adresse pas seulement à un public chrétien, il adresse un message d’espérance à tous ceux qui veulent soigner des relations empoisonnées par la violence, le rejet, l’alcool, la mauvaise estime de soi, la jalousie…
Arthur, le père violent transformé par Dieu
Enfin, j’ai beaucoup aimé l’attachement des membres du groupe à leur leader, les relations fraternelles qui existent entre eux quand ils viennent le chercher à la mort de son père. Mercy me a un producteur réputé : Scott Brickell qui les prend sous son aile un peu comme un père.
Il pousse Bart à ne pas céder à la facilité et à se livrer personnellement car c’est dans le secret de l’intimité que l’on est souvent le plus inspiré pour écrire une chanson. I can only imagine a touché les gens puisque le cd est devenu double disque de platine en 2001.
Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer
Quand viendra ce jour
Où je me tiendrai revêtu du Christ
Je ne peux qu’imaginer
Quand je passerai
L’éternité à te louer
Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer
Que ressentira mon coeur
Le désir de danser ou de te contempler
Le désir de m’incliner ou la force de m’avancer
De chanter Alléluia
Dans dans le silence adorer
Je ne peux qu’imaginer
Je ne peux qu’imaginer
J’ai bien aimé l’altruisme d’ Amy Grant, la star dans la lumière, qui laisse à l’auteur sa chanson même si des milliers de dollars sont en jeu. Une industrie de la musique chrétienne à Nashville : Walk the line, des images d’archive avec le vrai Bart Millard qui raconte son histoire à la Maison blanche devant Barack Obama…
Jusqu’à présent, je dénonçais pas mal l’aspect marketé des oeuvres feel good au cinéma ou en littérature. Mais vu l’état de la société actuelle et la qualité de certaines productions comme les films d’ Olivier Nakache et Eric Toledano ou encore le roman La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille, je me dis que le feel-good ça met du baume au cœur dans la brume générale et ça ne fait pas de mal !
Saje productions est une société de production catholique qui produit des films chrétiens dans plus de 200 salles en France comme Jésus l’enquête ou prochainement Interview avec Dieu, annoncé dans les cinémas Gaumont et Pathé par exemple.
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