Lecture et autres challenges passionnants

Des cartes postales de la part des Kubers, la communauté de lecteurs de la box littéraire dont je suis partenaire !

Depuis 2017, je suis partenaire de la box littéraire La Kube. C’est une expérience professionnelle vraiment enrichissante avec une équipe vraiment formidable ! Ils nous invitent même à un dîner annuel chaque année avec d’autres libraires, des éditeurs, des auteurs…. Des amours, je vous dis !

Leur box n’est pas un simple concept marketing, ils ont pensé à tout et même à la petite carte de remerciements que les Kubers peuvent poster au libraire pour le remercier ou partager ses impressions de lectures. Et ça c’est très fort.

Je me suis même achetée une belle grille chez Maisons du monde, inspirée par le blog de Néroli pour les avoir près de moi,sur mon bureau.

Voici un petit florilège des gentils messages que j’ai reçu et qui me motivent quand on me dit à longueur de recommandations aimer Marc Lévy, Harlan Coben, Guillaume Musso, Katherine Pancol….

Je n’ai rien contre eux et ne formulerai aucune critique élitiste et snob envers leurs lecteurs (le principal dans la lecture, c’est la détente et l’évasion de l’esprit). Mais personne n’a besoin de moi pour lire des feel-good et autres best-sellers, ils inondent toutes les grandes surfaces culturelles.

Pour vous raconter une anecdote, j’ai recommandé des romans grand public à une amie chère à mon cœur (ma témoin de mariage Gwen) et elle a eu beaucoup de mal à les trouver à Cultura dans son coin pourtant très touristique du Var. C’était toujours les mêmes auteurs en tête de gondole et il fallait bien dix jours pour les commander.

La Kube de décembre !

C’est quand même un peu fou cette économie culturelle à deux vitesses entre régions. Les trois quarts de la clientèle de la Kube sont des provinciaux ou des gens qui vivent à l’étranger. Ils viennent principalement de petites villes ou même de villages que l’on peut qualifier de zones blanches.

Grâce à eux, je voyage en Lozère, dans le Tarn, dans le Sud-Ouest, dans l’Ouest de la France que je connais peu, autant de coins qui ont peu de librairies ou de bibliothèques à côté de chez eux. C’est pour cela que j’aime autant collaborer à la box Kube !

Après la page spéciale carnets de voyages urbains, mon chantier éditorial cet été sera de créer une page Vous cherchez …. un roman, une BD, une expo ? pour référencer un peu mieux mes meilleurs articles du blog (parmi les 150 publiés depuis 2017) et mes meilleures recommandations de la Kube.

C’est un vaste projet qui va bien m’occuper jusque Noël, je pense.

Mes précédents articles qui parlent de ma collaboration avec la Kube !

– L’heureuse invitée du dîner Kube chez Bofinger, place de la Bastille.

Retour sur l’expérience Kube

– Une claque littéraire avec le roman La vie rêvée des chaussettes … grâce à Kube !

Cinéma

Avec le film Les parfums, vous allez retrouver le goût et l’odorat…

Ce n’est pas moi qui le dit mais la punchline assez efficace de la publicité du film sur tous les bus parisiens en ce moment. Ce film, j’ai guetté sa sortie pendant le confinement parce que le sujet est passionnant (j’ai même lu le dossier de presse) et j’aime beaucoup le jeu d’acteurs d’ Emmanuelle Devos et Grégory Montel.

Mon amoureux est un fin connaisseur des parfums masculins un peu exceptionnels qu’il traque dans Paris avec une rigueur de fin limier. Même si le titre du film est peu original, il donne envie de se déplacer au cinéma. Le métier de nez ça envoie du rêve et ça suscite toujours la curiosité.

Copyright Les Pyramides

Le résumé :

Anne et Guillaume sont deux quadragénaires parisiens solitaires. Lui est un chauffeur un peu fauché, papa divorcé qui cherche à pouvoir recevoir sa fille de dix ans en garde alternée. Elle est nez pour de grandes marques de l’industrie afin de trouver la solution miracle à une mauvaise odeur persistante d’un sac en cuir, d’une usine pétrochimique. Un emploi bien moins glamour que son ancienne carrière de créatrice de parfums mais qui est très recherché. Anne et Guillaume seront chien et chat au début de leur collaboration professionnelle mais au fil de leurs voyages en voiture, ils apprendront à se connaître et à s’entraider par des conseils personnels judicieux…

Mon avis :

Ce film m’a réconciliée avec les comédies sentimentales françaises. Il évite les poncifs qui me lassent de ce genre de films : vont-ils se séduire? Passer la nuit ensemble et se quitter sans dire un mot le lendemain matin?.

Ce film est une histoire d’amitié et d’entraide entre un homme et une femme. C’est bien joué par tous les acteurs : le duo Emmanuelle Bedos et Grégory Montel en tête mais aussi la ravissante petite fille de dix ans très touchante (Zélie Rixhon), le patron un peu looké Gustave de Kerven, Louise, l’agent artistique d’Anne complètement cynique limite malveillante….

Copyright Les Pyramides

Les dialogues sont intéressants et d’une grande finesse psychologique, les scènes se succèdent tout en émotions et en sincérité. C’est du beau cinéma qui redonne espoir en l’amitié, l’ascension sociale de Guillaume, le bonheur d’Anne dans les bras de son médecin un jour…

J’ai beaucoup aimé trois scènes du film en particulier :

– Anne donne à Guillaume le conseil d’emmener sa fille dans un endroit qu’il aime pour lui transmettre des souvenirs pour ses dix ans. Il l’emmène sur la plage de Trouville en face de l’hôtel des Roches- noires et de l’ancien casino. J’y suis allée à quatre reprises avec ma grand-mère Annette et vingt ans plus tard, les souvenirs sont toujours là.

– Guillaume fait remarquer à sa patronne au restaurant que « les gens n’ont pas seulement une odeur ». Elle se fait violence pour sortir seule boire un verre dans un bar très animé en pleine semaine. Le spectateur est alors pleinement témoin de son malaise et de l’effort considérable qu’elle fait.

– la scène où Anne récupère un savon de sanitaires collectifs dans une station service qui lui rappelle un souvenir d’enfance. Cette scène dans le début du film exprime bien ce en quoi consiste le métier de nez.

Copyright Les Pyramides

Ma note :

5

Je mets bien évidemment la note de cinq sardines à ce film pour le jeu des acteurs, l’originalité de cette histoire qui mise sur l’entraide et l’amitié entre un homme et une femme et non pas sur le sexe et la séduction. On a envie de voir autre chose aussi de temps en temps ! J’ai beaucoup aimé la manière dont Anne et Guillaume reprennent leur vie en main !

Copyright Les Pyramides

Retrouvez ici mes précédents articles films et séries :

Mes premières fois sur Netflix, l’amitié au lycée

Pourquoi Chamboultout m’a chamboulée

– Standing ovation pour Tout le monde debout avec Alexandra Lamy et Franck Dubosc

Virgin River, une série Netflix qui parle de la guérison émotionnelle

Expos

Les objets du confinement au Mucem

J’ai trouvé cette idée vraiment géniale et même indispensable compte tenu de cette période historique mais néanmoins assez traumatisante : récolter les objets du quotidien pendant le confinement. Elle émane du MUCEM, un musée de société national qui se trouve à Marseille, dans un lieu unique !

Pendant mes études à l’école du Louvre, les conservateurs du musée furent mes professeurs de la spécialité Anthropologie sociale et culturelle de l’Europe. C’est peu dire que je suis restée à l’Ecole malgré mes nombreux redoublements et échecs parce que cette spécialité me passionnait.

J’ai même eu la chance de faire un stage pour collaborer à l’élaboration de l’exposition Masculin /féminin, le bazar du genre à la caserne du Muy et au fort Saint-Jean en juillet 2011.

Lors de ce stage, j’ai eu la chance d’assister au feu d’artifice du 14 juillet en haut de la tour du roi-René.

Droits réservés. Office de tourisme de Marseille.

Moi, ce que j’aimais étudier c’était les comportements sociaux, les modes de vie tout court. On prend à la rigolade les anthropologues généralement; mais cette discipline s’est révélée vraiment indispensable pour affronter le choc sociétal du confinement.

J’imagine que le Mucem va recevoir une collection d’attestations de déplacement, des casseroles comme instruments de musique pour communier ensemble à 20 heures, des banderoles artisanales pour remercier les soignants, des masques et du gel hydro-alcoolique. Mais aussi des témoignages moins glorieux comme les lettres anonymes des voisins des soignants par exemple.

Le rôle d’un musée de société comme je l’ai compris lors de mes études, c’est de témoigner d’un fait historique particulièrement marquant (le confinement à l’échelle mondiale) en exprimant les mouvements de peur ou de rejets mais aussi les manifestations de solidarité, l’ entraide. Ce n’est pas une mince affaire de sélectionner des objets à la fois esthétiques et porteurs de sens.

Il y a un article de blog qui m’a particulièrement aidée pendant ce confinement, c’est celui écrit par Antoine Nouis, théologien protestant. Il explique que danser et applaudir les soignants, c’est une forme de protestation contre le virus et contre la mort.

Retrouvez ici mon article sur le MUCEM, il y a bien longtemps !

Une banderole de soignants en Dordogne qui remercient les gens qui les applaudissent.

Sociologie

Combattre le racisme à travers les films et les livres.

Pendant le confinement, j’ai regardé deux films géniaux qui m’ont paru jumeaux sur bien des points : Ray et Green book. Ils se déroulent à la même période (les années 1950 aux Etats-Unis) et racontent chacun une tournée de musiciens à travers les états du Sud.

Green book raconte une belle histoire vraie : une amitié entre un pianiste virtuose noir et son chauffeur italo-new yorkais pas bien finaud. Ils vont s’entraider au cours de cette tournée. J’aime beaucoup la scène où le pianiste impressionne les clients noirs du cabaret qui s’attendaient à du jazz pour les divertir et qui respectent son talent pour la musique classique. Il y a tellement de différences : la couleur de peau, le statut social, le compte en banque, l’éducation, qu’il vaut mieux autant les accepter que de se haïr.

Et puis il y a eu le meurtre de George Floyd le 25 mai 2020 qui a provoqué des vagues de manifestations mondiales pour condamner cette arrestation raciste qui a basculée dans l’horreur et l’impensable.

Plutôt que de mettre un carré noir viral sur mon compte Instagram et de dire des généralités, j’ai voulu dans ce blog, faire la liste des beaux beaux films, documentaires, chansons et romans qui racontent l’entraide entre Noirs et Blancs.

En 2014, j’ai chroniqué dans mon blog le film Selma d’Ava Du Vernay (j’ai même décroché un boulot grâce à cet article). Quand j’étais enfant, ma mère nous a sensibilisé au combat de Martin Luther King. Elle est née dans les années 1960 et elle a été sensible à son discours charismatique. Nous commencions à aller dans une église protestante à cette époque. Ma mère aime bien raconter qu’elle a le même âge que Barack Obama.

Chez nous, on apprécie beaucoup son épouse Michelle. J’ai tellement aimé son livre que je l’ai chroniqué ici dans le blog. Elle raconte les fusillades et les règlements de comptes que vivent les jeunes lycéennes de Chicago au 21eme siècle. Dans le documentaire Netflix, vous comprendrez à quel point elle insiste sur l’éducation des jeunes, qu’ils se battent pour aller à l’université malgré les préjugés racistes qu’elle a aussi vécu.

J’ai aussi lu un livre marquant : un recueil de biographies Génération Rosa Parks d’Anniel Hatton, pasteure baptiste. Dans ce livre, j’ai été saisie par les pressions terribles vécues par les jeunes filles dans les universités blanches comme si elles braquaient une banque alors qu’elles avaient le droit de les intégrer. Ou encore comment un médecin s’était permis de stériliser une femme noire comme un animal de compagnie.

Je vous recommande l’album de Matt Marvane qui s’appelle Noirs et Blancs, il est universel et interconfessionnel.

Enfin, je suis assez impressionnée par les déboulonnements de statues de colonialistes encensés par l’Histoire et assez favorable à débaptiser des rues. Cela rappelle la chute du mur de Berlin quand on déboulonnait les statues soviétiques, qui cristallisaient les souffrances des gens.

Un jour, dans la librairie où je travaillais, une dame m’a dit qu’elle s’appelait Madame Sexe, un nom donné par le maître blanc à ses ancêtres pour les humilier. Et ça, ça craint ! Beaucoup plus que les emballages marketing de Banania ou d’ Uncle Ben’s à mon avis.

Les derniers articles du blog dans le domaine cinéma et séries :

Mes premières fois de Netflix : l’amitié au lycée

Sur Netflix, Virgin river, source de reconstruction émotionnelle

Mes coups de coeur Netflix de ce printemps

Ile de France et Paris

Fêter quinze ans à Paris avec un chouette carnet de coloriages

Ce carnet de coloriages, je l’ai découvert sur le compte Instagram de son auteure, Zoé de las Cases. J’avais déjà acheté et offert ses géniaux albums de coloriages précédents Paris secret et New York secret chez Marabout.

Paris, carnet du voyageur parisien

Zoé de las Cases

Hachette pratique

17€95

J’ai une petite librairie de livres soldés trop géniale juste à coté du travail, rue du Bac, en face de la boulangerie Kayser. J’aime bien ses coloriages car elle dessine très bien Paris et c’est bien gros pour pouvoir s’amuser avec des feutres aquarellables. Le coloriage c’est une thérapie alors s’il faut s’arracher les cheveux avec des cases minusculus merci bien.

Je viens de l’acheter le jour de sa sortie à la FNAC des Champs-Elysées (j’aime bien les FNAC à Paris, ma préférée est celle de Montparnasse, j’y ai travaillé un Noël avec une trop chouette équipe !). Ce n’est pas un énième cahier de coloriages pour adultes. C’est un véritable carnet urbain où l’auteure partage son Paris chéri avec des visiteurs qui viennent en goguette quelques jours mais il s’adresse aussi aux locaux d’adoption qui ont fait de Paris leur ville. Je regrette un peu le fait qu’il y ait peu d’espaces pour le personnaliser mais je vais trouver une astuce.

Ce carnet sympathique compte plus de dix ballades dans le centre et l’est parisien (le 16eme, le 15eme et le 8eme arrondissement sont boudés) : Gobelins et jardin des Plantes, Pigalle et Montmartre, Belleville, République et canal Saint-Martin, Luxembourg-Saint Sulpice et Saint-Germain des prés, Rue du Bac et Invalides, Bastille et Charonne, Sentier-Montorgueil, Louvre et Palais royal, Marais et Île Saint-Louis, Haut Marais….

Dans un prochain article, je reviendrais sur mes résidences parisiennes en quinze ans : un foyer pour filles sur l’île Saint-Louis après le bac, une chambre de bonne entre Champs-Elysées et Avenue Montaigne, une autre boite à chaussures rue de Rennes, un premier appartement une fois mariée à Belleville et enfin un mini-palais porte de Bagnolet.

Avec moi, son épaisseur va sans doute considérablement augmenter car j’adore coller des cartes de visite, des étiquettes, des souvenirs… J’aime beaucoup sa reliure très originale, même si un peu fragile. Ce n’est pas un simple livre de coloriages très plat, cela va devenir avec mes soins, un véritable carnet urbain avec des collages qui lui donneront du volume et du grain ! A nous deux Paris !

*Cette superbe carte ancienne de Paris vient de la librairie RMN du Musée du Louvre si elle est toujours disponible à la vente. C’était un de leurs produits-phare quand j’y travaillais, elle coûte moins de 10 €.

Mes meilleurs articles du même tonneau :

Garder le cap grâce aux DIY

– Mon challenge collages du mois de mai

Trouver l’inspiration sur Instragram et dans les livres pour enfants

Collages créatifs de Julie adore, éditions Eyrolles

– Quai 71, mon coup de coeur mode dans le Marais.

Blogs, podcasts et applications numériques

Dans les coulisses du bal littéraire des sardines

Pendant ce confinement, j’ai beaucoup développé mon blog à raison de dix articles mensuels (mon record) et je me suis régalée. Bloguer toutes les semaines m’apporte beaucoup quand la routine métro-boulot-dodo devient trop lassante et surtout je me suis rendue compte à quel point c’était un magnifique journal à souvenirs. Le bal littéraire des sardines est né en septembre 2017, l’année de mes trente ans.

Après deux précédents blogs, j’ai choisi le site WordPress, celle de bon nombre de blogs. Je l’ai choisie pour sa mise en page facile à utiliser et ses statistiques bien conçues. Je n’ai pas investi dans du matériel de montage vidéo comme les youtubeuses parce que je trouve cela long et fastidieux les vidéos.

J’admire beaucoup leur travail de mise en scène avec leurs bougies Yankee candle (partout, partout, partout sur Insta), leurs éclairages sophistiqués et leurs petits en-cas appétissants. Ce n’est pas mon truc, je trouve ça vraiment chronophage. Je suis même navrée des commentaires désobligeants adressés aux instagrameuses et blogueuses alors que ce sont de vraies laborieuses de contenus de qualité. Moi, mes posts et mes stores Instagram sont d’une telle banalité que je songe à m’en abstenir vu la compet’.

Peu de chances que je me mette à faire des vlogs dans une chaîne Youtube, ici dans ce blog, c’est l’écrit qui a le pouvoir. Ecrire un bon article deux fois par semaine, c’est mon kiff ! Cela renforce l’estime de soi quand on écrit une belle chronique d’un seul trait, de manière très fluide. Je m’auto-congratule face à une jolie tournure de phrase. Il faut me voir (ou pas) à mon bureau quand je me marre toute seule (hu hu hu quel trait d’esprit ma chère Margot). Un blog, c’est un miroir agréable où l’on choisit quel profil on veut montrer (je cherche à préserver l’anonymat de mon mari et de ma fille par exemple).

Plus qu’un espace d’écriture libre, je vois aussi mon blog comme un outil professionnel, complémentaire de mon métier de libraire. Je chronique des romans, des essais, des albums jeunesse, des séries Netflix, des expos, des chaînes Youtube de bullet journal, des bonnes adresses lifestyle…Ce sont des bulles d’oxgène, de véritables échappatoires face à ce flot terrible de mauvaises nouvelles à l’échelle mondiale.

J’y apporte aussi des articles qui parlent de ma foi en Jésus, le sel de ma vie, sans tomber dans la religion ou le prosélytisme. J’aime lire la Bible chaque matin en dessinant dans mes carnets Moleskine, l’Egypte de Moïse par exemple.

Les blogs sont loin d’être has-been et je cherche sans cesse à embellir le mien, proposer des contenus originaux et intelligents. Pour cela, j’ai organisé un calendrier éditorial pour planifier mes deux articles hebdomadaires, mes publications Facebook et Instagram, le relais de mes articles dans la newsletter de Regards protestants… Ce blog, c’est un peu une manière de réaliser mon rêve d’être journaliste- libraire.

Un futur article qui me botte sur ma nouvelle passion : la décoration d’intérieur

Ce blog va aussi prendre une tournure plus professionnelle dans les semaines qui viennent car je me lasse un peu de faire femme-sandwich pour vous vanter un livre, une série ou un bon resto (même si je ne touche pas de commission, marre de faire l’influenceuse à deux balles par moment).

Quand on écrit un blog ou qu’on en lit beaucoup pour s’inspirer, on a vite marre des swaps, des hauls et des unboxing qui tournent toujours un peu indirectement autour du consumérisme.

Il y a peu, je me suis passionnée pour une vidéo de Mariel du blog de Néroli. Elle fait beaucoup de tests de produits de beauté comme les affectionne mon amie Alix ! Mais c’est son expérience de somnambule qui m’a scotchée. J’ai trouvé ça très original comme contenu. Allez voir aussi ses vlogs de voyage, cette fille est un véritable guide touristique avec un mari très patient et coopératif, je trouve.

Moi, je vous raconterai mes aventures palpitantes : comment j’ai été libraire de Mona Lisa pendant trois ans en pleine saison touristique, mon expérience de stagiaire du tout neuf MUCEM de Marseille, quand j’ai vendu des tonnes de Pléiade à Noël dans une librairie de Saint-Etienne ou encore quand j’ai organisé la soirée des libraires d’un éditeur d’art prestigieux à Saint Germain-des- Près.

Ce blog est celui d’une libraire qui aime passionnément son métier !

Retrouvez d’autres articles où je parle de mon métier de libraire :

Le click and collect, le nouveau commerce moderne

L’heureuse invitée du dîner Kube mai 2019

#Paye ton auteur et En attendant Livre Paris.

Carnets de voyages urbains

Les galériens de la SNCF : un voyage Paris- Le Touquet rocambolesque

Je me réjouissais d’avance à vous écrire un beau carnet de voyages consacré au Touquet. C’est ma destination touristique la plus familière puisque mes grands-parents viennent de Montreuil sur mer. J’ai découvert Le Touquet grâce à ma grand-mère et surtout à ses cousins formidables qui nous ont invité une paire de fois dans leur belle maison dans la pinède près du golf. Ils nous ont sauvé la mise dimanche matin, d’un week-end qui s’annonçait catastrophique.

Car voyager avec un bébé de seize mois le premier week-end de vraie liberté dans les transports français était rocambolesque. Le trajet direct devait se faire en deux heures, il aura duré près de six heures avec escale de deux heures à Amiens. Heureusement la gare était proche du centre-ville avec un parc et nous avons eu le bonheur de nous approcher de la cathédrale.

Le centre-ville d’Amiens

Mais l’arrivée à Etaples a été la douche froide, pas de navettes pour Le Touquet situé à plus de sept kilomètres et aucunes indications de la SNCF. C’est bien simple depuis la gare du Nord, on s’est sentis vraiment abandonnés. Les contrôleurs dans le train pour Amiens nous ont aidé du mieux qu’ils pouvaient mais il est évident que le plan de dé-confinement à partir du 2 juin patinait dans la semoule.

Je suis surtout furieuse contre notre hôtel que je ne citerai pas pour ne pas lui faire de publicité. La réception m’a assurée qu’il y avait des navettes vers le centre-ville (le gros gros bobard) et avait déjà prélevé mon argent trois jours auparavant. Impossible de pouvoir aller dans l’hôtel beaucoup plus central et moins cher que j’avais ensuite repéré sur le site de la SNCF. La loi des séries, je vous dis.

Un début de carnet de voyages à continuer une autre fois…

Heureusement, tels trois galériens déterminés, nous sommes partis à travers la pinède, poussette au vent (des rafales à plus de 170 kms/h) pour rejoindre le phare de la Canche. C’était joli mais totalement désert, on se serait cru en novembre alors que nous étions début juin. Ce fut beaucoup plus animé du coté de l’hôtel Westminster et du village Suisse.

Nous nous sommes régalés à la crêperie Le Touq’crèpes, 15 avenue du Verger pour son accueil très chaleureux, sa décoration moderne et agréable et surtout ses crêpes succulentes. Mon cher et tendre a pris une crêpe façon Tatin, moi une crêpe avec du lemon curd maison accompagnée par une bolée de cidre brut. Ce n’était pas donné 10 € et 6 € les crêpes, mais vu nos mésaventures de la journée, nous nous sommes dit que nous les avions bien méritées. C’était la première fois que nous retournions au restaurant depuis début mars, ça se fêtait.

Il ne faut pas se fier au plan du Touquet, c’est une petite ville beaucoup plus étendue qu’il n’y parait. Elle compte 4500 habitants à l’année et plus de 250 000 l’été. C’est de loin ma station balnéaire favorite pour la richesse de sa vie culturelle : des festivals de musique, une médiathèque, un musée. Et j’avais vraiment envie d’y faire du shopping, pour retrouver un autre superbe poisson en céramique que j’avais acheté dans le centre-ville. J’espère que les trains et les navettes vont rapidement se mettre à la page car Le Touquet est une très belle destination touristique.

Je garde le meilleur pour la fin : la plage. C’est selon moi la plus belle du Nord de la France, un véritable balcon sur la Manche. Pas un seul déchet plastique, que de l’émerveillement. Après plus de cinquante jours de confinement, même si je galère encore, je reviendrai (avec mes inséparables) au Touquet parmi les miens dans le Pas-de-Calais.

Cinq bonnes raisons de partir un week-end au Touquet :

– C’est tout proche (normalement !) privilégiez plutôt un départ le vendredi soir pour profiter pleinement.

– C’est pas très cher (heureusement vu la rallonge du trajet !) : nous avons profité de billets à 30€ aller/retour par personne grâce à la politique de prix cassés pratiquée par la région des Hauts de France qu’il faut saluer. Depuis de nombreuses années, cette région permet à tous de rejoindre les plages sans casser sa tirelire.

– pour la beauté de ses plages de sable fin grandioses. C’est la perle du Nord de la France.

– la beauté architecturale de ses villas. J’aime parcourir en vélo les petits chemins qui mènent vers le golf dans la pinède. Je me verrais bien vivre à l’année la-bas moi !

– de quoi se régaler avec les fruits de mer du marché aux poissons d’Etaples, ramener des gaufres Rita et une délicieuse tarte aux papins, qui me rappelle les personnes que j’aimais tant.

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage regroupés sur cette page !

Deauville et Le Touquet pour un week-end post caniculaire

Trois jours à Marseille en avril

Mon top 5 des parcs et jardins en Europe !

Un week-end de mariage en Rhône- Alpes : Lyon et Méaudre

Séries

Never have I ever, une série Netflix bien meilleure qu’il n’y paraît.

Copyright Lara Solanki/Netflix

Il ne faut jamais se fier aux bandes-annonces racoleuses de Netflix. C’est prendre le risque de passer à coté d’une jolie série, drôle et émouvante : Never Have I Ever ou Mes premières fois. Comme toujours, le titre est bien meilleur en anglais qu’en français mais Mes premières fois vaut le détour. La preuve, je vous en parle ici et croyez moi je suis intraitable si une série est nulle.

Le résumé :

Devi est une adolescente indo-américaine de quinze ans qui vit en Californie avec sa mère médecin et sa cousine, une Indienne très traditionnelle. Elle suscite la pitié de ses camarades de classe à cause de la mort de son père, foudroyé par une crise cardiaque pendant un concert de fin d’année. Ce traumatisme l’a paralysée de longs mois autant physiquement que moralement. Une psychologue noire la suit en thérapie pour lui permettre de se construire individuellement en dehors du contrôle de sa mère très cassante. Une voix-off (la voix nasillarde de John MacEnroe, allez savoir pourquoi) raconte ses aventures au lycée au fil d’une dizaine d’épisodes qui parlent tous de l’amitié au lycée.

Copyright FR_tmdb

Mon avis :

Les deux-trois premiers épisodes ne font pas dans la dentelle, je vous l’accorde. On se demande si Devi et ses copines vont bientôt gagner en profondeur car leur quête de coucher pour être populaires dans les couloirs du lycée me navre profondément.

Mais hourra, cela décolle vite grâce aux seconds rôles : la maman indienne ultra-stricte qui me fait rire dans sa folie furieuse, Ben, l’intello tête à claques qui donne une vraie profondeur à l’histoire et enfin Paxton, le beau gosse cancre qui va se révéler beaucoup plus sensible et authentique que son profil Instagram ne l’indique. Car Mes premières fois est une série ultra contemporaine où les relations de lycéens se déroulent très vite sur les réseaux sociaux. Une vidéo virale de Devi alcoolisée se faisant mordre par un coyote dans une fête la propulse rapidement reine du lycée alors qu’elle était une grosse ringarde avec ses deux copines.

Copyright Lara Solanki/Netflix

J’ai trouvé quelques similitudes avec la série Atypical qui raconte la construction identitaire d’un lycéen autiste. Devi est le pendant féminin de Zahid, le meilleur ami de Sam. Zahid n’est pas autiste, il est complètement barré et déluré comme Devi. C’est rare de voir un tel personnage de lycéenne dans une série : elle pique des crises contre ses copines et sa maman, elle jure et casse des trucs. La seule qui arrive à la canaliser est sa thérapeute contre qui elle peut être une adolescente normale alors que sa mère essaie de la brider.

ATYPICAL

Devi est une enfant inter-culturelle même si ses deux parents sont indiens et s’inquiètent à l’idée qu’elle pourrait renier sa propre culture en grandissant. J’ai bien aimé que cette série inclut des séances de thérapie psychologique comme dans Atypical.Cela aide surement des lycéens à accepter l’idée qu’on a le droit d’aller mal et de consulter.

Parce que le lycée de Devi et ses copains, c’est vraiment un théâtre mondain assez intraitable : tous les jours, tu peux risquer de passer pour un boloss en un rien de temps. Même les beaux gosses comme Paxton souffrent et veulent maîtriser leur réputation à la moindre storie Insta. Il reproche d’ailleurs à Devi de se servir de lui pour se vanter. Il a un petit air attendrissant de Robert Pattinson (vu qu’il est à moitié japonais, il faut avoir de l’imagination pour me suivre sur ce coup-là !) et j’ai bien aimé le parti-pris de la scénariste de faire passer le message qu’être un don juan c’est aussi une tannée !

Copyright Lara Solanki/Netflix

Cette série a été écrite par une jeune femme : Mindy Kalling, actrice et scénariste dans le vent en ce moment. Elle a joué avec Emma Thompson récemment dans Late night . Même si son scénario s’étoffe au fil des épisodes, je déplore tout de même ses dialogues un peu caricaturaux. J’ai même trouvé cette série sexiste dans les discours des trois lycéennes : Devi, Fabiola et Eleanor. La manière dont elles veulent se débarrasser de leur virginité me navre autant que leur passion pour la plastique de Paxton sans se soucier si ce garçon est passionnant, drôle ou intelligent. Tant qu’il a de beaux abdos, ça leur va. Au secours !

Copyright FR_tmdb

Heureusement, cela ne va pas du tout se passer selon leurs plans tellement superficiels. Cette Devi on l’aime encore plus quand elle se ridiculise ou quand elle pète un câble comme dans cette magnifique scène de simulation de l’ONU pour petits intellos qui représentent virtuellement des diplomates de Russie, Etats-Unis, Belgique ou Guinée équatoriale pour Devi. C’est vraiment tordant, il n’ y a que les lycées américains pour organiser de pareilles blagues où l’on se prend autant au sérieux. Je ne serai même pas étonnée que cela existe vraiment.

Ma note :

5/5 sardines

Je vous recommande donc cette série à laquelle j’attribue volontiers cinq sardines pour le jeu des acteurs, la richesse des dialogues même s’ils sont un peu caricaturaux les premiers épisodes et surtout la profondeur psychologique des thèmes traités : le deuil, l’identité, la relation mère-fille, le fossé culturel entre parents et enfants.

Mes premières fois n’est pas aussi finaud qu’ Atypical mais c’est une jolie série drôle et émouvante. J’attends avec impatience la saison 2.

D’autres séries Netflix chroniquées dans ce blog :

Charlie monte le son ou la pré-adolescence 2.0

– Virgin river, l’histoire d’une reconstruction personnelle

– Self made, Atypical, Grace and Frankie, mes coups de cœur séries du printemps

Blogs, podcasts et applications numériques

Les articles du blog au mois de mai

Chers lecteurs du blog,

J’espère que le dé-confinement s’est fait en douceur et avec bonheur pour vous. Pour moi, même si j’étais très contente de retrouver clients et collègues de la librairie, j’ai eu un peu le cafard de tous ces gestes barrières contraignants mais indispensables dans les transports ou dans les magasins.

Heureusement, j’ai pu trouver un vrai réconfort dans la lecture, le dessin ou encore la décoration. Je vous fait part de mes articles publiés ce mois-ci ! Il y a des nouveaux domaines que j’ai envie d’approfondir avec vous dans ce blog comme l’architecture, la décoration d’intérieur ou encore la maternité…

Droits réservés Amazon
Le charme des maisons de ville
Une nouvelle rubrique dans le blog consacrée à la décoration
Mon challenge collages de mai !

Bullet journal

J’ai réussi mon challenge collages lancé par Julie adore !

Quand j’étais encore confinée début mai, je me suis lancée dans un beau challenge, car je suis passionnée par les collages depuis que je suis petite. J’ai chroniqué dans ce blog le génial livre de Julie adore : Collage créatif, édité par Eyrolles et ce challenge qui mêle collages et bullet journal me faisait de l’œil alors je me suis lancée.

J’ai donc découpé trente et un petits carrés dans du papier Canson de 5 x 5 cm. J’avais aussi tracé une grille pour les coller dedans sur une double page de mon bullet journal de format A4.

J’avoue, j’ai triché un peu en prenant de l’avance sur un ou deux jours car sinon j’ai été vite prise de court. C’est un challenge assez passionnant mais qui demande de l’imagination et de l’originalité pour que cela soit harmonieux entre les cases, que les visuels choisis aient du sens et que ça soit beau une fois fini !

1er mai : une étiquette de levure Alsa dans ma cuisine.

2 mai : Une photographie de montgolfières en Birmanie prise par un lecteur de 20 minutes

3 mai : Un aperçu d’une exposition de broderie contemporaine dans un musée trouvée dans Stylist

4 mai : Un de mes dessins de montagnes, trouvé sur le blog de Lou Lacoste

5 mai : Un dessin d’écailles de carpes koi, inspiré par le plan with me du mois d’avril des astuces de Margaux.

6 mai : Un de mes dessins autour d’une étiquette de bananes venues des Antilles.

7 mai : Des poissons que j’avais envie de découper longtemps dans du Canson sur un emballage doré de biscuit au chocolat.

8 mai : un faux sceau totalement inventé dans un papier de chez Action pour fêter l’armistice.

9 mai : Un emballage de sardines au chocolat de la Trinitaine, ramené de Trouville, que je voulais utiliser depuis longtemps dans un collage. C’est fait !

10 mai : Un morceau d’un papier cadeau de Murano, près de Venise offert par ma chère complice Mapu picchu. Je voulais l’utiliser pour le décor d’une robe de poupée russe mais pas assez de matière.

11 mai : Une illustration unique pour un jour historique : le dé-confinement en France. C’était le visuel parfait pour cette journée assez déstabilisante pour une vendeuse en librairie comme moi. Je l’ai trouvé dans 20 minutes.

12 mai : Une poupée russe pour customiser un vêtement mais jamais servie, trouvée chez Action.

13 mai : Mes plus beaux stickers, tellement bien illustrés trouvés chez Hema. Sur Instagram, ils ont inspirés d’autres bullet journaux visiblement.

14 mai : Un mur orangé, la décoration de rêve pour ma future terrasse dans le Sud de la France avec ma petite famille (un jour peu-être).

15 mai : Des illustrations trop géniales de Anne Montel, issues d’une sélection de livres pour enfants des bibliothèques de la ville de Paris. Cela me rappellait mes vieux numéros de Toboggan quand j’avais quatre ans.

16 mai : Un timbre de tigre de la Poste française reçu à la librairie.

17 mai : Deux détails d’un portfolio consacré à Klimt : des motifs du tableau Danaé.

18 mai : Papier cadeau en souvenir d’un cadeau de la Saint-Valentin, offert par mon amoureux.

19 mai : Un bout de couronne de galette des rois. J’ai fait les fonds de tiroirs pour cette case et cette fleur de lys me paraissait bien graphique.

20 mai : Un bout de l’affiche d’une exposition à l’Institut du monde arabe. Hommage à OSS 117 : Le Caire, nid d’espions.

21 mai : Un carré d’un jeu organisé par Gwen pour notre mariage.

22 mai : Un bout d’un tract de Giverny et la maison de Claude Monet, soigneusement déchiré par ma petite fille.

23 mai : Un carré d’une frise, trouvée dans un magazine de DIY, acheté pendant le confinement.

24 mai : Un papier peint déco qui m’a plu.

25 mai : Une publicité d’une collection du BHV dédiée à Marseille

26 mai : Un papier peint décoratif qui trahit mon envie de verdure

27 mai : Un dessin de poire du livre de Julie adore

28 mai : Un coloriage en noir et blanc, envoyé par ma mère. V comme voyage car nous pouvons circuler au delà de 100 kilomètres de chez nous ! Youhou hou, cris de joie intenses !

29 mai : Détail d’une assiette dans un magazine de décoration

30 mai : Mon papier cadeau fétiche acheté au BHV il y a longtemps.

31 mai : On termine le mois avec mes cactus dessinés au feutre.

Mes précédents articles créatifs :

– Exceller dans l’art du collage grâce au livre de Julie adore

– Trouver l’inspiration dans les livres pour enfants

Intégrer des planches de styles dans son bullet journal en vue d’un achat immobilier