BD & romans graphiques

Le drame du cheveu qui frisotte : le roman graphique Racines, éditions Delcourt

Ce titre d’article peut paraître risible. Pourtant dans mon cas personnel, à l’approche de la quarantaine, le cheveu qui frisotte sur le haut de ma tête me sape le moral. J’avais entendu parler de cette BD grâce au compte Instagram de Mariel intitulé Le blog de Néroli.

Il est important de l’avoir en main cette BD car la fabrication granulée de la couverture qui reprend la texture d’une chevelure de femme est exceptionnelle.

Ceci n’est pas une autobiographie mais un vaste documentaire de 200 pages qui donne une voix à toutes les femmes qui ont des cheveux atypiques au vu de la norme occidentale qui glorifie le cheveu lisse et le brushing au cordeau.

Lou Lubie est réunionnaise. Elle vient de l’univers du jeu vidéo et elle a publié de nombreux livres et BD notamment  Et à la fin ils meurent (Delcourt), un ouvrage de vulgarisation très documenté au ton humoristique sur les contes de fées traditionnels en 2021.

Le résumé :

On n’est jamais content de ses cheveux : Rose, qui a les cheveux crépus, rêve de les avoir lisses. Pour se conformer aux normes sociales, elle sera prête à tout, quitte à gommer son identité métissée. Entre enquête de société et récit de vie, une BD riche et touchante qui parle de sexisme, de racisme, d’héritage et d’acceptation de soi.

Racines, roman graphique de Lou Lubie, 216 pages, éditions Delcourt, parue en mai 2024, 25.50€

Je vous recommande ce roman graphique qui a reçu le Prix France Info BD d’actualité et de reportage entre autres. Le sujet du cheveu est bien moins futile qu’il n’ y parait. Il révèle toute une perception de la féminité et de la masculinité dominée par le cheveu lisse occidental.

Grâce à ce roman graphique, j’ai vraiment pris conscience de l’étroitesse d’esprit que j’ai par rapport à ma propre coiffure. Je rêve d’avoir tous les jours les cheveux lisses et soyeux depuis que ma fantastique coiffeuse Claudia m’a expliqué sa technique du brushing. J’ai eu une claque en lisant les mauvaises expériences de lissage racontées par Lou Lubie avec des produits chimiques fort agressifs pour le cuir chevelu. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Ce roman graphique m’a fait tout de suite penser au succès fulgurant de Kelly Massol qui a fondé sa marque Les secrets de Lolly pour les cheveux texturés. Mais aussi à la série Netflix Self-made avec Octavia Spencer qui raconte l’histoire vraie d’une femme noire, Madame CJ Walker, qui a fondé sa marque de cosmétiques aux Etats-Unis vers 1900.


Cheveux crépus et normes sociales : analyse de Racines

 « Stress, complexes, dysmorphophobie, discriminations sociales et professionnelles, coût et risques sanitaires des produits utilisés pour se conformer à la dictature du cheveu lisse : le sujet de Racines n’a en dépit des apparences rien de léger et aborde nombre de thèmes (mode, normes, race, identité) au cœur des débats contemporains. Un écheveau dense et complexe que Lou Lubie a le talent de démêler, de rendre fluide, drôle et passionnant, même – et surtout – si l’on ne se sent pas a priori directement concerné ». Stéphane Jarno, Télérama

J’ai beaucoup aimé la polysémie du titre du livre Racines qui renvoie aussi à l’identité d’une personne, ses origines.

Ce roman graphique a aussi beaucoup renseigné mon ignorance sur les origines géographiques et les types de cheveux. Rose, le personnage de La Réunion a les cheveux bouclés et non crépus comme Axelle de Saint Cirel, la magnifique chanteuse lyrique des JO.

Ce printemps, une comédie marrante avec Kev Adams et Michael Youn est sortie sur les écrans : Certains l’aiment chauve. Ils ont fait sensation au dernier festival de Cannes en montant les marches de la Croisette en feignant la calvitie. C’était très bien joué étant donné le poids de l’apparence à cet évenement médiatique planétaire.

Compte tenu des drames que les réseaux sociaux suscitent : les greffes de barbes ou de cheveux que subissent les hommes chauves et qui tournent mal, un roman graphique consacré au cheveu masculin serait une idée en or !

Ce roman graphique confirme une certitude que je partageais ici dans un précédent article : les romans graphiques supplantent l’album de BD et l’essai de société. Il combine les deux genres avec beaucoup de réussite, avec une portée universelle !

Sociologie

Ces cinq rubriques de société qui m’incitent à lire Le Monde au quotidien.

Chaque année, à l’occasion des Journées du patrimoine, le journal Le Monde organise un festival sur son parvis avec un grand nombre de conférences, concerts et visites guidées de son siège situé près de la gare d’Austerlitz.

A travers cet article de blog, j’ai voulu revenir sur les multiples raisons qui me font aimer ce quotidien de référence qui a fêté en 2024 ses 80 ans.

Le Monde a été fondé en 1944 par Hubert Beuve-Méry dont le bureau a été conservé dans le lobby du pilier sud du siège du groupe. Ce quotidien est considéré comme la référence de la presse française à l’étranger. Mon frère qui vit en Australie est abonné au site depuis des années car c’est le moyen le plus synthétique de s’informer pour lui.

Enseigne d’un restaurant à Sozopol (Bulgarie) : le rayonnement du journal Le Monde en Europe…

Quand j’étais au lycée, je lisais plutôt Le Nouvel observateur car mes parents étaient abonnés. Mais depuis vingt ans et le début de mes études à l’université, l’algorithme des réseaux sociaux -Facebook et Instagram confondus- a bien compris mon intérêt pour les questions de société en me proposant des articles du Monde que j’enregistre dans mes favoris pour les lire quand j’ai le temps.

Savoir comment l’Homme fonctionne dans ses relations sociales, les tendances et les modes qui sont les plus populaires sur le long terme, sont autant de problématiques qui me fascinent.

Je pense que vous vous en êtes un peu aperçus en lisant ce blog. Bon nombre d’articles de mon blog ont pu être inspirés par ma lecture du Monde.

Saisir les moments de vérité lors des grands procès médiatiques

Les premiers articles du Monde que j’ai lu sont les récits de procès de Pascale Robert-Diard. J’aime énormément sa manière de raconter les moments de vérité qui se dénouent lors d’audiences très médiatiques et sa manière de montrer l’humanité des victimes comme des accusés, des avocats et des juges. On en apprend beaucoup sur les relations humaines à travers ses articles.

Je les lis avec avidité en ce moment comme elle suit le procès Jubillar. J’ai beaucoup aimé son papier sur le procès des papys braqueurs de Kim Kardashian. Je ne lis pas ses romans car je les trouve trop glauques. Mais j’ai lu que Pascale Robert Diard animait un cours du soir en cinq sessions sur les coulisses des procès et je trouve cela fascinant.

J’ai gardé les coupures de journaux de la série « 1945, un été français » où Pascale Robert-Diard a recensé cent nouvelles minuscules des journaux d’après-guerre pour saisir l’air du temps et les préoccupations des Français. J’ai beaucoup aimé cette série car elle collait beaucoup à tous les souvenirs d’après guerre que m’a raconté ma grand-mère née en 1937. Un filet de la chronique parle de la fin de la pénurie de cacao, une anecdote racontée par la guide de la chocolaterie Menier à Noisiel.

L’analyse de phénomènes de société suscités par le tourisme mondialisé.

J’aime aussi lire les articles de Jessica Gourdon. Sa spécialité est de détailler comment les excès du tourisme contemporain ont des effets directs sur la géographie et la sociologie des villes et des campagnes. Récemment, je me suis régalée à lire ses derniers articles consacrés au Giverny business ou encore à la disneylandisation de Montmartre. Nous étions sur la Butte lors du dernier lundi de Pâques et nous avons vu les banderoles des habitants excédés par le surtourisme dans leur quartier.

Depuis, je guette ses articles comme celui qui traitait des donuts, cookies et autres gaufres qui concurrencent sacrément la restauration traditionnelle. Comme je suis quelques comptes lifestyle qui parlent des quartiers de Paris : Le paris food d’Alex, Salut Brian, Florin de France… ces questions de société me passionnent.

J’ai beaucoup aimé suivre sa série de l’été intitulée En croisière. En cinq épisodes, Jessica Gourdon détaille la vie quotidienne des passagers mais aussi de ceux qui travaillent sur ces énormes paquebots entre Marseille et Barcelone. Un large état des lieux qui m’a fait réaliser que la croisière ne s’amusait pas tant que cela en 2025…

Cet été, j’ai également lu au bord de la piscine, Successions 1 et 2, les recueils de portraits de familles de grands industriels français : Ricard, Arnault, Pinault, Lagardère, Bolloré, Hermès,etc…

Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, journalistes au Monde ont retracé leurs enquêtes dans les séries d’été du journal. J’aime beaucoup les petites histoires people mais j’ai trouvé ces portraits très profonds et révélateurs de la société française en cols blancs.

C’est Albin Michel qui a publié ces deux livres de qualité. Edition et presse font souvent bon ménage puisque les journalistes du Monde sont souvent sollicités pour écrire des livres et c’est une caution de sérieux quand je lis un essai pour moi.

Ils aident aussi les sportifs ou les personnalités à accoucher de leurs mémoires ou leurs souvenirs. C’est d’ailleurs le cas de Violette Dorange, la benjamine du Vendée globe qui publie son premier livre : Mon premier Vendée Globe chez Gallimard le 9 octobre prochain.

Les séries de l’été du Monde : un autre regard plus doux sur l’actualité.

Enfin, la dernière série de l’été 2025 que j’ai énormément apprécie s’intitule Exils. Il s’agit d’une trentaine de portraits d’hommes et femmes de tous âges qui ont quitté leur pays pour s’adapter tant bien que mal en France. Rédigés par une équipe de journalistes d’horizons différents, j’espère que cette série sera adaptée en livre. Ces témoignages seraient un beau moyen de faire obstacle au racisme ambiant dans notre pays à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.

J’aime aussi lire le magazine du Monde même si je goûte peu à la mode qui est omniprésente selon les numéros. J’ai beaucoup aimé le numéro consacré à l’héritage culturel de Marcel Pagnol et les remous que cela suscite avec la mairie de Marseille. Il y a eu aussi un vaste article consacré aux deux avocats de Gisèle Pélicot après le procès de Mazan.

Chaque lundi matin, je guette le supplément papier L’époque pour ses rubriques tourisme et ses témoignages du quotidien. Comme j’ai beaucoup les anecdotes people, je suis avec attention la rubrique Un apéro avec. Dernièrement, j’ai beaucoup aimé l’interview de Mayane, actrice porteuse de trisomie 21 qui a cartonné dans l’émission Danse avec les stars.

Je vous recommande la rubrique Intimités sur le site internet qui aborde la parentalité, l’amour et l’amitié. Je ne rate aucun article de séries comme Comment je me suis disputée, S’aimer comme on se quitte, Amours de jeunesse… car c’est le meilleur reflet de la société française contemporaine dans sa diversité selon moi.

Et vous quels journaux suivez-vous depuis longtemps? Est-ce que ce sont des titres que vos parents vous ont transmis ?

La Vie, Le Monde, Elle, Le Parisien, ces journaux patrimoniaux nés après guerre.

Romans

J’ai lu La vie qui reste dans le cadre d’un book club de la box littéraire Kube.

Je lis en ce moment La vie qui reste, le premier roman écrit par Roberta Recchia, traduit dans plus de quatorze pays. Il se passe en Italie, entre Rome et Torre Domizia, une petite station balnéaire en Campanie.

C’est l’histoire d’une famille romaine, celle de Marisa, une petite épicière qui travaille avec ses parents. Dans les années 1950, elle a choisi le mauvais prince charmant et heureusement le commis du magasin, Stelvio, la dévore des yeux et il est prêt à partager sa faute même si les commères du quartier le feront passer pour un imbécile.

Quinze ans plus tard, ils partent en vacances avec leur adolescente de seize ans Betta et sa cousine Miriam à Torre Domizia en Campanie dans la région de Naples.

Le résumé :

Rome, années 50. Marisa et Stelvio Ansaldo tombent éperdument amoureux dans le commerce d’Etorre, le père de Marisa. De leur union naît Betta, qui devient vite une adolescente solaire, belle et libre. Un drame terrible va leur arracher leur fille. Le couple se délite, l’affection mutuelle et la complicité disparaissent, seul reste le chagrin. Personne ne sait que Miriam, la cousine de Betta a elle aussi été victime dans ce drame. Le secret de cette nuit lui devient insurmontable jusqu’à ce que, au bord du gouffre, elle rencontre Leo. Il va l’aider à remonter le fil. Alors seulement la résilience se fait.

Mon avis :
Cette pub qui me faisait rêver d’Italie à mes 15 ans, dans les années 2000… Le Martini est mon apéro préféré depuis !

J’ai tout de suite accroché à ce roman car la situation initiale est parfaitement écrite et accrocheuse. Condition sine qua non pour que je poursuive ma lecture. Pour un première roman, j’ai été impressionnée par le style de l’auteure : la force de la narration et de l’expression des émotions.

J’ai participé avec d’autres libraires au bookclub de Kube, orchestré avec talent par Aurore et Margaux. Elles ont crées un salon de lecture virtuel sur Messenger en découpant la lecture du roman en trois grandes parties. J’ai beaucoup aimé la partie moodboard où l’on pouvait poster une photographie inspirée par le roman.

Dès les premières pages, on plonge rapidement dans l’ambiance du roman. C’est un roman typiquement italien où l’on exprime pleinement ses sentiments sans détour.

Un roman d’amour et de résilience en Italie

Le personnage de la grand-mère des deux cousines, la mère de Marisa, est glaçant. Que ce soit avec sa fille ou ses petites-filles, elle est très avare en amour filial, elle fait passer les convenances avant toute solidarité féminine. Cela donne lieu à des scènes très dures avec les membres de sa famille. Heureusement, les hommes de la famille sont foncièrement bons et doux avec les malheurs des femmes : Ettore, le père de Marisa, Stelvio, son mari dévoué et surtout Léo, l’amoureux de sa nièce…

La vie qui reste, Roberta Recchia, Le livre de poche, 9782290415597,512 pages, 8.90€ * Ce livre a été reçu en service de presse, ce n’est pas un partenariat rémunéré avec la box Kube.

En toute transparence, je fais partie de l’équipe de libraires Kube depuis 2017. Chaque mois, je recommande des romans feel-good à des lecteurs du monde entier de la francophonie. Ils reçoivent des boxs littéraires en fonction de leurs envies de lecteur. Les maisons d’édition nous envoyent des services de presse car les libraires sont des prescripteurs de qualité.

Ces beaux romans que j’ai découvert grâce aux boxs des libraires Kube et qui m’ont fait voyager !

En Espagne : Bienvenue à la charmante pension de Cécilia Duenas, éditions Nami

Aux Etats-Unis : Retrouvailles à la librairie…, éditions Charleston.

Cinéma

Omar Sy dans le sillage de Hugh Grant pour jouer un French lover le 26 septembre sur Netflix – mon avis !

Fin août, j’ai emmené mon mari au cinéma pour une sortie en amoureux voir Matérialists avec Dakota Johnson, Pedro Pascal et Chris Evans.

Une jeune et ambitieuse match-makeuse new-yorkaise se retrouve dans un triangle amoureux complexe, tiraillée entre le  » match  » parfait et son ex tout sauf idéal. Grosses déception, une histoire moche et cynique, le romantisme et l’altruisme avaient pris leurs jambes à leurs cous.

Nous sommes sortis du cinéma écœurés et désorientés : pourquoi en 2025, les cinéastes n’arrivent plus à proposer des belles comédies romantiques comme Coup de foudre à Nothing Hill, Hitch ou encore The holiday ?

Le romantisme c’est le pari de la nouvelle comédie Netflix : French lover avec Omar Sy et Sara Giraudeau, réalisée par Nina Rives associée à Hugo Gélin, le scénariste de Mon inconnue . Et nous on a très envie d’y croire.

Le résumé :

Abel Camara est la grande star du moment. Alors lorsque Marion, l’incarnation parfaite de la « Girl next door » lui rend un service un jour, aucun des deux ne soupçonne que c’est le début d’une grande histoire d’amour.

Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé cette comédie romantique. Honnêtement, j’étais très sceptique car très souvent des comédies françaises prometteuses me déçoivent au bout de quinze minutes exception faite de L’arnacoeur avec Romain Duris et Vanessa Paradis en 2010.

La scène d’ouverture est très drôle car Abel joue dans une publicité très caricaturale, torse nu pour un déodorant qui s’appelle French lover. On se croirait dans le clip de Stromae : Mon amour qui parodie La villa des cœurs brisés. J’ai beaucoup aimé cette auto-dérision très française.

French lover : un amour moderne

Le thème de ce film est vraiment exactement le même que Coup de foudre à Nothing Hill en 1999 : comment trouver l’équilibre dans un couple quand la notoriété s’en mêle. Mais les deux films sont aussi intéressants l’un que l’autre car ils montrent deux cultures différentes. Contrairement aux tabloïds anglais, les paparazzis français sont pénibles mais beaucoup plus encadrés par la loi.

Droits réservés Netflix

J’ai trouvé que l’ensemble des acteurs principaux et des seconds rôles étaient très bons chacun dans leur partition. A l’exception de l’ancien petit ami et la sœur de Marion aussi antipathiques que caricaturaux.

La réussite de cette comédie repose sur la solide expérience de cinéma d’Omar Sy, Sara Giraudeau, Alban Ivanov et Pascale Arbillot qui devient de plus en plus incontournable au cinéma. J’avais beaucoup aimé son jeu dans le film Souriez pour la photo en 2022. Revenons à nos amoureux : Abel et Marion !

Ils ont quarante ans et leur vie sentimentale est un champ de ruines. Abel est en proie à des addictions et à une rude concurrence avec un autre acteur en vogue : Louis Latour joué par Alexandre Kominek.

Droits réservés Netflix

Malgré sa voiture décapotable, ses beaux costumes griffés, son sourire ravageur et son rire inégalable, il va avoir du mal à séduire Marion. Elle va vite s’apercevoir de ses failles et s’énervera rapidement de ses caprices de star immature. Le garçon a du mal à se débrouiller pour faire la cuisine ou gérer une fuite d’eau dans sa salle de bain.

C’est toujours son agente Camille qui prend tous les aspects de sa vie en main y compris sa vie sentimentale.

Droits réservés Netflix

Grâce à Marion, Abel va arriver à s’émanciper peu à peu sans couper les ponts avec ceux qui l’ont fait briller par le passé… Omar Sy porte une grande part du film sur ses épaules et il est brillant.

J’avais déjà cerné son potentiel romantique à travers son couple chien/chat avec Ludivine Sagnier, la mère de son fils Raoul dans la série Netflix Lupin.

French lover est un film très réussi aussi car il résonne aussi dans la vie personnelle d’Omar Sy, il est marié depuis vingt ans à Hélène avec qui il forme un couple inter-culturel, il a reçu un César historique en 2012 pour son rôle de Driss dans Intouchables

En résumé, French lover n’est pas du tout une pâle copie de Coup de foudre à Nothing Hill. Cette comédie parle aussi du décalage dans un couple quand un est ultra médiatisé et que l’autre est totalement inconnu du grand public. Mais le propos est différent mais tout aussi intéressant.

Cependant, je regrette que dans cette comédie très contemporaine, le couple se parle de manière agressive quand ils se disputent. Je pense que c’est typiquement français et il y a de quoi se questionner sur ce mauvais travers !

Ne pas banaliser l’amour-haine dans les comédies romantiques

D’ailleurs, c’est bien ce qui m’a particulièrement énervée dans les derniers épisodes de ma série fétiche HPI sur TF1. En toute transparence, je regarde cette série bien plus pour le romantisme du couple Keradec-Morgane que pour les enquêtes policières.

A l’heure où les relations toxiques et les violences conjugales sont heureusement dénoncées, je considère qu’il est de la responsabilité des scénaristes de mettre de l’amour courtois dans les dialogues entre hommes et femmes. Il est irresponsable de valoriser cette forme d’amour -haine dans les comédies romantiques. Voila c’est dit !

Ce matin, j’ai écouté un très beau podcast avec un couple qui a failli se louper, interviewé par le talentueux Jonathan Langlois pour Les lueurs sur Youtube.

Et comme nous avons tous besoin de lire aussi de belles histoires d’amour, voici l’une de mes dernières chroniques consacrée au roman Rendez-vous ici de David Nicholls !

Non classé

Icônes de l’enfance, cette série d’articles qui célèbrent les trésors qui se transmettent de générations en générations…

Roule galette, le long seller des albums du Père Castor

Cette série Icônes de l’enfance me tenait beaucoup à coeur.

J’ai redécouvert des livres et albums jeunesse que j’aimais énormément quand j’étais enfant et que j’ai envie de transmettre à ma fille !

J’aime beaucoup Roule galette pour le rythme assez entrainant de cette ritournelle, la stylisation des dessins totalement intemporels, la mise en page en médaillons et l’usage des doubles pages qui sert à captiver les enfants et leurs parents. Comme le souligne les journalistes de France Inter, « la façon dont la narration de l’image est amenée renforce la portée émotionnelle du texte « .

Je vous invite à découvrir mes billets de blog consacrés à Martine, Natacha, Le Petit Nicolas, Ana Ana, Tintin et Gaston Lagaffe, Babar...Le but de cette rubrique est de célébrer les plus beaux succès de la littérature et de la BD jeunesse.

Analyser pourquoi ils se transmettent de générations en générations, pourquoi étaient-ils innovants dans leur contexte de création. Je travaille depuis plus de quinze ans dans les métiers du livre et de la presse, quelle est la recette d’un best-seller est une question que me passionne ! .

Cinéma·Du livre à l'écran

Toutes ces adaptations de romans au cinéma que j’ai aimé pour rendre hommage à Robert Redford

Robert Redford, acteur américain bien aimé de son public français, s’est éteint le 16 septembre 2025 à l’âge de 89 ans dans ses montagnes de l’Utah.

Je me souviens que ma grand-mère Annette avait mis une affiche de cinéma qui couvrait tout le mur dans son escalier : Out of Africa de Sydney Pollack (1985) avec Meryl Streep et Robert Redford. C’est l’adaptation ciné du roman mythique Une ferme africaine de Karen Blixen. Je sais que Robert Redford etait l’un de ses acteurs préférés.

Son mari (mon grand-père) aimait tout particulièrement Et au milieu coule une rivière avec Brad Pitt réalisé par Robert Redford en 1992. C’est également une adaptation d’un roman : deux frères du Montana qui ont une éducation très stricte au début du 20eme siècle et qui sont passionnés de chasse à la mouche. Comme Papy était un passionné de chasse à la mouche, ce film avait ses faveurs et la télévision française l’a rediffusé quelques fois.

John Kelly/Getty Images

J’ai listé trois films que j’ai particulièrement aimé pour rendre hommage à Robert Redford. Ce sont tous des adaptations de romans au cinéma : du livre à l’écran. Et ils ont été partagés en famille devant notre télévision. C’est assez rare de tels films aussi fédérateurs.

L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1998) réalisé par Robert Redford à partir du roman éponyme de Nicholas Evans.

J’ai vu ce film au cinéma avec mes parents quand j’avais onze ans. Le début du film avec l’accident de la route, la mort de la meilleure amie, l’amputation de l’ado et le cheval qui devient fou, comme je suis émotive, cela m’avait quelque peu traumatisée. Mais c’est un film marquant avec un beau message.

Le combat de cette maman, bourgeoise new-yorkaise, qui fait des pieds et des mains pour redonner goût à la vie à sa fille et à son cheval m’a beaucoup plu. Il est indéniable que ce film m’a fait aimer le continent américain : il se déroule dans le Montana car il montre les contrastes géographiques et sociologiques entre les différents Etats. Robert Redford porte le film, il met en lumière le rôle des chuchoteurs qui conjuguent des compétences d’éthologie et d’équitation. Un beau film qui réconcilie l’Homme et l’animal.

Promenons-nous dans les bois adapté du récit autobiographique de Bill Bryson en 2015

C’est une comédie basée sur l’amitié entre deux retraités qui ont parcouru l’Europe ensemble dans leur jeunesse. Ils décident de se lancer dans une randonnée ardue de 3500 kms : le sentier des Appalaches qui relie la Géorgie au Maine. Leur condition physique n’est pas au top mais cette aventure rocambolesque va leur permettre de consolider leur amitié.

Ce film, c’est mon mari qui me l’a fait découvrir. Je l’ai regardé car il est assez fidèle à la personnalité de Robert Redford qui a été un militant écologiste mondialement connu pour son engagement également. J’ai un vrai problème avec la culture américaine très citadine et matérialiste qui montre son argent et démontre son statut social à travers le cinéma. Ainsi la personnalité de Robert Redford m’a bien plu car il était cohérent avec ses rôles : il a fondé un festival de cinéma indépendant à Sundance dans l’Utah et il était très critique face aux sirènes trompeuses d’Hollywood.

Et enfin, un de mes films favoris : Nos âmes la nuit avec Jane Fonda, adapté du roman de Kent Haruf sur Netflix en 2017.

Cette fois-ci, c’est moi qui ai fait découvrir un nouveau film avec Robert Redford à mes parents. C’est l’histoire de deux veufs qui décident de dormir ensemble la nuit pour rompre leur solitude dans une petite ville du Colorado. Cette intimité du lit sans pourtant passer à la casserole va faire sacrément jaser leur entourage.

Ce film m’a fait beaucoup réfléchir sur la manière dont la société française considérait les personnes âgées et j’en ai même profité pour écrire un article sur le jeunisme. Il s’appelle Bannir Ok boomer de notre vocabulaire. A Hollywood, des acteurs comme Robert Redford ou Jane Fonda ne sont pas mis au placard à cause de leur âge, on les valorise. Alors qu’en France, on aurait tendance à les stigmatiser, la sexualité du 3eme âge est taboue. On ressent une tendresse pour ce couple de cinéma car il se trouve qu’ils avaient déja joué un couple cinquante ans auparavant dans le film Pieds nus dans le parc en 1967.

Je vous invite à lire la nécrologie de Robert Redford dans le quotidien Le Monde, spécialiste du domaine. En 2019, il avait reçu un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Kad Merad, le maître de cérémonie avait fait une boutade comme quoi c’était la plus belle gueule du cinéma.

Cet acteur charismatique n’avait pas seulement un physique, il avait aussi un message qui a touché des générations d’amoureux du cinéma.

Retrouvez-ici les précédents hommages du blog aux acteurs de cinéma

-Hommage à Belmondo : La Bébel mania ou cette nostalgie de la France qui allait bien

-Quand je te reverrais- je acteur merveilleux : hommage à Michel Blanc

Expos·Ile de France et Paris·Littérature jeunesse

Le Petit prince, un conte philosophique universel et intemporel à l’honneur à l’Atelier des lumières

L’Atelier des lumières n’est pas un musée comme les autres. Dédié à l’art numérique, il explose tous les codes de la muséographie et c’est la raison de son succès. Les planches de dessins des BD ou oeuvres de littérature jeunesse sont projetées en format XXL sur les différents murs et les sols de cette ancienne fonderie de 1500 m² dans le 11eme arrondissement de Paris.

Ce dimanche, il pleuvait très fort alors que nous espérions l’été indien en septembre à Paris.

Nous nous sommes donc réfugiés à l‘Atelier des lumières car c’était les derniers jours de l’exposition consacrée au Petit prince, le best-seller ambassadeur de la culture française à l’étranger depuis sa publication en avril 1943 à New York.

Après les expositions consacrées à Tintin puis à Astérix, c’était la troisième fois que nous nous rendions à l’ Atelier des Lumières et ce ne sera pas la dernière fois même si les billets d’entrée pour les enfants ne sont pas donnés (15 € à partir de 3 ans).

Je privilégie les expositions dédiées à la BD et aux romans de littérature jeunesse car ils révèlent tout un univers avec ses couleurs, ses personnages accompagnés par des musiques contemporaines. Pour l’exposition du Petit prince, nous avons entendu Stand by me et une chanson interprétée par M. Matthieu Chedid colle tellement à l’univers du Petit prince.

Quand je travaillais il y a quinze ans à la librairie jeunesse du musée du Louvre, je conseillais des touristes du monde entier avec leurs enfants. Le Petit prince a été traduit dans plus de 600 langues et dialectes dans le monde entier. C’est le plus beau succès de la langue française hors de l’Hexagone depuis plus de 80 ans !

L’atelier des lumières, 38 rue Saint-Maur, réservation conseillée. Ouvert le dimanche de 10 heures à 18 heures.

Cr photos: © Culturespaces / C. de la Motte Rouge

J’aime bien l’univers de ce conte d’apprentissage, les aquarelles de Saint-Exupéry pour représenter les planètes, la rose, le désert sont belles mais je n’aime pas particulièrement le trait grossier pour représenter les expressions du Petit prince et du renard roux. Par contre, j’ai beaucoup aimé la relation du petit Prince avec l’aviateur et leurs écharpes qui volent au vent dans le désert. C’est une superbe oeuvre autobiographique où l’auteur a mis toute sa poésie aussi bien dans ses textes que dans ses dessins.

Je n’ai pas lu le roman du Petit prince en entier (sacrilège) mais je me souviens bien du billet de 50 francs à l’effigie d’Antoine de Saint-Exupéry ou encore du spectacle dédié à son oeuvre au cinéma à 360 degrés de la Géode en 1997.

Comme il était un écrivain-aviateur de l’Aéropostale, le spectacle de la Géode montrait des loopings au dessus de la cordillère des Andes, et ce n’est pas mon meilleur souvenir d’enfance car je n’ai pas passé un excellent moment, cela m’a vraiment donné le vertige.

L’expérience avec Saint-Exupéry à l’Atelier des lumières était beaucoup plus sereine et agréable !

Le Petit prince, un phénomène d’édition jamais égalé depuis 1943

On doit ce long seller à un éditeur américain qui avait commandé à Antoine de Saint-Exupéry ce conte philosophique pour les fêtes de Noël. Le livre sera ensuite publié en France par Gallimard en 1946, deux ans après la mort de Saint-Ex dont l’avion a été abattu en mer non loin de Marseille.

On compte plus de 200 millions d’exemplaires du livre vendus à travers le monde, dont douze millions en France. Je ne suis même plus étonnée de découvrir ce livre dans les librairies des pays étrangers que je visite : Italie, Espagne, Bulgarie… et autant de produits dérivés comme de la vaisselle en plastique pour enfants , des trousses, des livres-audio (130 millions de produits dérivés ont été vendus).

En France, l’oeuvre de Saint Exupéry aurait dû tomber dans le domaine public en 2015 mais comme Guillaume Apollinaire, Saint-Exupéry est mort pour la France, alors son oeuvre littéraire est protégée jusqu’en 2032.

Saint-Exupéry, figure iconique française comme Charles de Gaulle

Le général et l’écrivain ont dix ans d’écart. Tous deux viennent d’un milieu bourgeois même noble pour l’écrivain lyonnais. Ils sont tous les deux soldats pendant la seconde guerre mondiale et sont connus pour leur amour des lettres.

Antoine de Saint Exupéry est l’auteur de certaines citations humanistes que l’on retrouve sur des cartes d’anniversaire ou de mariage : « On ne voit bien qu’avec le coeur » , « Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction  » …

Il est mort à l’âge de 44 ans car son avion aurait été abattu par l’ennemi nazi non loin de Marseille et on a mis un certain temps à retrouver l’épave de son avion en mer.

Droits réservés Guilhem Vellut

Sur le chemin du retour pour retrouver le métro à la station Saint-Ambroise, nous avons traversé le square Maurice Gardette qui est d’une grande quiétude. L’Atelier des lumières a dynamisé le quartier avec des coffee-shops et des petits restaurants sympathiques. Le quartier n’est sensiblement plus le même depuis 2018, date d’ouverture du lieu par Culturespaces.

Ce centre d’art numérique a attiré lors de sa première année d’ouverture un million de visiteurs. En rejoignant le métro, nous avons été ébloui par une autre forme d’art : les deux clochers hauts de 68 m de l’église néo-byzantine Saint Ambroise du 19 eme siècle !

Retrouvez mes précédents articles consacrés à des sorties musées en famille !

-J’ai enfin découvert la fondation Louis Vuitton en famille : l’expo David Hockney

-La Cité des sciences en famille : back to mon enfance

Sociologie

Entre adoration et domination : comprendre nos dynamiques sociales avec les animaux

Récemment, j’ai réalisé que même si je n’avais pas d’animaux à la maison, je regardais quand même pas mal des vidéos de refuges pour chats errants, de vétérinaires et même de toiletteurs de chiens sur les réseaux sociaux.

Je m’occupe dans le cadre de mon travail de la partie administrative des hors-séries du journal La Vie et donc j’ai pu lire ce beau hors-série en avant-première : Les animaux et nous, disponible en kiosques depuis le 4 septembre dernier.

Le résumé :

Leurs laisses, leurs croquettes et désormais leurs poussettes sont un formidable marché. Les vétérinaires ne savent plus où donner de la tête et, des pet-sitters aux éducateurs canins, les animaux de compagnie semblent ne jamais avoir été aussi entourés de soins par leurs maîtres. On peut y voir un signe de décadence d’une société marquée par l’isolement.

Sauf que les archéologues et éthologues invités dans ces pages nous le rappellent, entre les humains et les animaux, le compagnonnage remonte à très loin.

Et si, comme le montrent nos enquêtes ou l’interview de Cédric Sapin-Defour (auteur du best-seller Son odeur après la pluie), les liens que nous tissons avec nos bêtes peuvent s’égarer dans la domination tout autant que l’adoration. Dans notre relation avec l’animalité c’est toute une part de notre humanité qui se joue.

Ce hors-série passionnera tous les amateurs d’anthropologie dont je fais partie. Il détaille en trois grandes parties : Si loin, si proches , Apprivoiser ou dominer, Miroir, mon beau miroir ; ce lien si particulier qui unit l’homme à l’animal sauvage ou domestiqué depuis plus de 9000 ans.

Quand j’étais petite, j’aimais beaucoup l’émission de télévision 60 millions d’amis qui est aussi une fondation de protection animale et un magazine de presse. En 2025, la France compte désormais 75 millions d’animaux.

Dans ce hors-série, j’ai beaucoup aimé lire le grand entretien de Cédric Sapin-Defour sur son amitié pendant treize ans avec son chien Ubac qui a donné naissance à un roman Son odeur après la pluie dans lequel beaucoup de lecteurs se sont reconnus. Les animaux inspirent aussi la bande dessinées : Le Marsupilami , les contes pour enfants : le lapin d’Alice au pays des merveilles ou encore le loup…..

En juin dernier, nous sommes partis en famille à Blois le temps d’un week-end. Outre le château, le clou de la visite a été une croisière naturaliste sur la Loire.

Organisée par Observatoire Loire, cette visite menée par un intervenant passionnant nous a expliqué le rôle très utile du castor dans la préservation des territoires.

Autrefois pourchassé pour sa fourrure bon marché, il est aujourd’hui une espèce protégée qui cause son lot de tracas aux agriculteurs.

Un des articles de ce hors-série détaille les histoires houleuses du Père Castor avec l’Homme.

C’est un chouette cadeau à faire à tous les amoureux des animaux y compris les adolescents à partir de quinze ans !

Les animaux et nous, hors-série La Vie, 3260500010351, 68 pages,22 x 28 cm, 8€50

Blogs, podcasts et applications numériques

Humour et critique sociale sur Instagram, la suite, level 2

Je continue cette série sur les humoristes que je découvre sur Instagram. Je me suis aperçue que vous étiez de bons clients des deux précédents épisodes : Humoristes du quotidien, Humoristes et critique sociale : je vous en remercie.

J’ai un peu délaissé la thématique Mamans au bout du rouleau ou en compétition de Philippine Delaire, Mélanie Sitbon et Elodie Arnoult. Même si je continue à regarder religieusement la vidéo quotidienne de Diane Segard. Je découvre qu’elle rejoint l’équipe du vendredi et du samedi de C’est à vous sur France 5 !

Valérian, Claude et Josette : Les octogénaires dominent Tiktok

J’aime tellement ce compte familial qui est devenu un vrai phénomène de société. Il témoigne de la complicité entre un petit-fils de la génération Z avec ses grands-parents octogénaires qui ont connu la seconde guerre mondiale.

Claude et Josette sont savoureux quand ils emploient des expressions d’aujourd’hui couplé à leur romantisme d’autre fois. Je déplore les partenariats commerciaux avec Google ou Amazon un peu trop flagrants mais j’aime leur poésie et l’humour déjanté de Claude ! Je trouve que Tiktok est beaucoup plus ouvert aux personnes âgées que la télévision ou le cinéma. C’est un des rares atouts des réseaux sociaux. Claude et Josette ont participé au documentaire de Laure Adler, La révolte des vieux dont j’avais déja parlé ici !

Les normales, un trio de comédiens qui cartonnent au festival d’Avignon.

C’est l’algorithme qui m’a fait découvrir ce trio composé d’une femme Alicia et de deux hommes : Romain et Kévin. Ils font des sketchs assez variés sur la vie quotidienne, la société française , la politique : L’amour est à Matignon pour parodier la télé(calamité) L’amour est dans le pré. C’est parfois assez grinçant mais ce sont de très bons comédiens. Ils proposent leur spectacle d’humour chaque année au festival d’Avignon et font des collab’ avec d’autres humoristes comme Philippine Delaire.

Greg Duth, le gars pas encore déconstruit.

Il se définit lui même comme un petit producteur local de connerie d’origine non contrôlée. Ses vidéos de la vie quotidienne reprennent toujours le même procédé de l’arrêt sur images vers le noir et blanc. Il incarne le gars lamba pas encore déconstruit qui essaye de noyer le poisson pour ne pas se faire tailler les oreilles pour sa nana. Il me fait pas mal penser à Jean d’Un gars, une fille, ce type un peu beauf sur les bords des années 1990.

@gregduth

FEMME vs MÈRE 😱 RESERVE TA PLACE POUR LE SPECTACLE (LIEN EN BIO) Abonne-toi pliz 🎶 Generique de fin : @c_lenfan – On a le temps Musique voix off : Arthur H – Lily Dale 🗣️❤️

♬ son original – Greg Duth

Roman Doduik, le gendre maudit d’Elie Semoun

C’est l’un des plus médiatisés puisqu’il joue aussi au cinéma notamment dans Ducobu avec Elie Semoun. C’est d’ailleurs grâce à cette chère Miqueline que j’ai découvert Roman dans des réels désopilants. Roman joue le gendre d’Elie et c’est très drôle ! Il se moque souvent de lui et de ses quatre films Ducobu. Donc j’ai regardé Ducobu cet été sur Netflix avec ma fille et ce n’est pas si mal !

Antonin Ecce et Nicolas Zog, les pires Parisiens d’Instagram

@le.zog

Trop cool ! Et merci à @antoninecce #management #toxic

♬ son original – Nicolas Zog

J’aime bien ces deux comédiens qui collaborent souvent pour créer des sketchs efficaces avec un langage mainstream issu de l’entreprise tellement horripilant. Ils illustrent bien ce que j’ai voulu exprimer à travers cet article. Ils ont une petite musique d’ambiance et toute une gestuelle pour vendre un message totalement toxique ou creux bien révélateur de la société actuelle. Je les trouve très bons et même militants indirectement.

Grâce à l’humour, leurs vidéos m’aident à prendre conscience qu’en consommant toujours autant de réseaux sociaux, il faut sans cesse alimenter son esprit critique, l’autodérision car la société de consommation est un véritable rouleau compresseur peu épanouissant.

Je vais terminer cet article avec un compte que j’affectionne tout particulièrement : celui dAlizon Defrance. Elle fait du stand-up mais aussi des vidéos lifestyle avec son chat roux Felipe. J’aime bien ses vidéos humoristiques sur les mois de l’année, les moustiques… car cela m’aide à m’évader car c’est léger et drôle !

Retrouvez-ici les précédents articles consacrés à ces humoristes que j’ai découvert sur Instagram.

Humour et critique sociale sur Instagram

-Ces humoristes du quotidien découverts sur Instagram

Moments de vie

Trouver le chemin de sa propre détente : ceci n’est pas du développement personnel

Août est un mois nécessaire et attendu dans mon année. C’est celui de la pause et de la déconnexion, le véritable dépaysement pour repartir de plus belle en septembre. J’ai voulu lister en six points mes succès et mes ratés cet été pour trouver le véritable chemin de la détente.

Mes évasions estivales en six points : succès et échecs.

  1. Touriste dans sa propre ville

Nous devions attendre une semaine que mon mari termine son travail avant de nous envoler pour la Bulgarie. Alors, nous avons listé toutes nos envies de balades que nous ne pouvions pas faire dans l’année par manque de temps.

On s’est reposées de la chaleur sous les arbres du parc floral, bu un bon smoothie à l’hôtel Mahfouf voisin et surtout un soir on s’est enfin rendu au pied de la fameuse vasque olympique (visible jusqu’au 14 septembre prochain.)

2. Etre une aventurière des loisirs créatifs

J’ai trié tout mon matériel de couture et de broderie de mon bureau pour tomber sur la perle rare : une pochette de serviette de toilette Carré blanc que j’avais reçu en cadeau à Roland-Garros. Je me suis régalée à varier les techniques pour broder une balle de tennis et une raquette en hommage à Suzanne Lenglen. C’était un vrai plaisir car j’ai trouvé un excellent support en coton de qualité et la broderie permet beaucoup de liberté.

Mais ce fut beaucoup moins l’éclate avec la couture qui réclame beaucoup plus de rigueur et de précision. Je me suis lancée le défi de décorer mon borsalino d’une bande de tissu en liberty.

J’ai failli abandonner, sauvée in extremis par le pistolet à colle, efficace mais pas tip top. Par contre, j’ai adoré transmettre à ma fille comment tenir une aiguille pour broder des fraises comme me l’apprenait ma grand-mère à la caravane il y a trente ans.

3. Lire les séries d’été de la presse magazine française.

Je me suis mise une pression bien inutile à constituer une pile à lire parfaite de romans à lire au bord de la piscine avec des mésaventures avec le portail numérique des Bibliothèques de la ville de Paris. Mais j’ai sauvé la fin des vacances en téléchargeant le volume 2 de Successions écrit par Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider qui est adapté d’une série d’été du Monde.

Dans Le Monde également, j’ai lu En croisière par Jessica Gourdon, envoyée spéciale sur un paquebot haut d’une dizaine d’étages reliant Barcelone, Marseille, la Grèce… Cette série de cinq épisodes est une étude sociologique passionnante qui détaille les ressorts de cette économie mondialisée en interviewant les passagers, le personnel sur les différentes manières de s’amuser malgré une telle masse de gens. Est-ce qu’en 2025, la croisière s’amuse t’elle toujours autant ?

J’ai beaucoup aimé également la série d’été signée Pascale Robert-Diard sur l’été 1945, il y a 80 ans qui relatait le retour à la vie entre recherches de déportés et dépêches sur des économies qui repartaient après guerre comme celle du cacao ou le lancement du magazine Elle par la magnétique Hélène Lazareff…

Le journal La vie fêtait également ses 80 ans en juillet et j’ai bien aimé lire l’article de Pascale Tournier sur le rôle des castors à Blois. Il se trouve que nous avons fait une visite naturaliste en famille sur la Loire début juin et que nous avons adoré l’expérience.

4. Regarder des programmes TV populaires et régressifs

Cet été , je me suis régalée à regarder Intervilles sur France 2, le fameux jeu populaire où deux villes françaises s’affrontent dans des jeux totalement loufoques dans une ambiance bon enfant. J’ai trouvé que Nagui (le producteur et animateur principal du jeu avec Bruno Guillon) maîtrisait bien son sujet. On sent qu’il a l’expérience des jeux télévisés.

Les deux anciennes Miss France Camille Cerf et Valérie Bègue encourageaient bien leurs équipes. Même si en 2025 c’est un peu gênant de regarder des gens se ridiculiser, déguisés en hot dog et se prendre un bon gadin, j’ai trouvé que c’était un bon divertissement populaire dont notre pays si fracturé a bien besoin en ce moment. Il y a même le maire de Coulanges les Nevers qui a dit que la victoire de sa ville à Intervilles, c’était la victoire de la diagonale du vide, référence à ces zones blanches sans population en France.

Dans le même genre, Netflix nous a régalé de la trilogie Camping de Fabien Onteniente avec l’inégalable Franck Dubosc alias Patrick Chirac. Même si la conception de l’amour et des rapports hommes /femmes de ces deux-là laissent à désirer dans leurs scénarios, on a passé un bon moment de divertissement avec les deux premiers opus.

5. Voir du pays

Il faut être vigilant même en vacances car il y a aussi des moments pesants comme attendre un sacré long moment dans un terminal d’aéroport ou passer toute la journée dans une voiture quand on déteste l’autoroute.

Mais voir du pays, s’ennuyer sont de très bons moments de détente. On s’est régalé à prendre le train bulgare pour rejoindre le village de notre grand-mère à travers des coins de nature avec des belles rivières impossibles à voir en voiture.

J’ai pris en photo ma lecture du moment car le train est définitivement très instagrammable. J’ai adoré visiter les gares ferroviaires en Bulgarie, prendre le bus entre Burgas et Sozopol et dépasser les voitures coincées dans les bouchons….

6. Colorier et dessiner des choses simples et mainstream

Je savais que ce loisir serait prioritaire durant mes vacances car il m’apporte la meilleure des évasions. Dessiner avec mes feutres de voyage sur du beau papier aquarelle ou Canson sur un balcon face à la mer à sept heures du matin à Sozopol, mon lieu de villégiature d’août depuis 2013.

Je dessine des choses très simples et vite reconnaissables que j’enregistre au cours de l’année sur Pinterest ou Instagram. J’ai besoin dessiné cet été des citrons, des figues mais j’ai aussi colorié le très bel album de coloriages de l’atelier Auderset que je vous recommande : de beaux versets et dessins inspirés de la Bible.

Alors certes, l’été touche à sa fin et les feuilles mortes d’automne ont sacrément investis l’espace des parcs parisiens. On ne retrouvera cette parenthèse enchantée que dans 365 jours mais il ets toujours possible de faire perdurer cet état d’esprit en gardant en tête tous ces petits bonheurs simples qui mènent à notre détente au quotidien.