Moments de vie

Mes moments de vie en mai, juin et juillet

Embarquée par mes collègues pour faire un micro-trottoir place Saint-Sulpice, 6eme arrondissement

J’aime tellement écrire cette rubrique mais soyons réalistes. Ces trois derniers mois, j’ai été submergée au travail par un tourbillon de commandes de livres post covid au travail.

Tout le monde s’est réveillé pensant l’épidémie derrière nous (bas les masques dans les transports français) et j’ai enchaîné les déclarations de douane compliquées à cause du Brexit, jouer au chat et à la souris avec les transporteurs…

Heureusement, pour ne pas devenir dingo, j’ai vécu de chouettes moments en famille, à aller nous balader dans différents coins de France. Je vous raconte cela mois par mois.

Mai, attentifs aux autres grâce au compte Insta Merci à un inconnu

En mai, j’ai accueilli Keysha, une stagiaire de DUT métiers du livre, rencontrée sur notre stand au festival du livre de Paris. C’était vraiment drôle car je me suis revue quinze ans en arrière dans cette même formation.

Aussi, j’ai découvert sur Insta le compte @Merci à un inconnu et j’ai eu de nombreuses occasions d’expérimenter leurs anecdotes qui sont devenues des conseils pratiques pour aider les autres.

Par exemple, je ramasse la carte professionnelle d’un policier qui la fait tomber parmi le torrent de personnes qui prennent l’escalator du RER A à Gare de Lyon.

Heureusement que j’ai crié le nom lu sur la carte sinon il allait monter dans le RER sans pouvoir le rattraper. J’ai aussi pu aider une dame qui s’est fait un beau combo entorse-malaise vagal au parc de Saint-Germain en Laye… Aider autrui rend heureux.

Du côté du blog, je me suis régalée à écrire deux articles : Vu en librairies, à la découverte du Renard doré, rue de Jussieu et de présenter mon bureau à la manière d’une rubrique de Paris-Match

Juin : Un week-end à Marseille, un avant-goût des vacances bien agréable

En juin, direction Marseille après un gros manque de quatre années sans visite. Nous avons été logés comme des princes par Matthieu et Roxane, mes cousins dans le quartier de la Valbarelle, pas loin des plages du Prado et de la place Castellane.

Nous avons suivi notre tour touristique habituel le long de la Corniche Kennedy pour atterrir à notre rooftop de prédilection : Vapiano aux terrasses du port. Vue imprenable sur le port de la Joliette et des docks.

C’est peu dire que ce bon week-end ressourçant m’a aidé à recharger mes batteries. En juin, nous préparons l’office d’octobre pour présenter les livres qui seront en vente à Noël en librairies. C’est l’un des aspects les plus passionnants de mon métier. Je vous raconterai ce que sont les offices en librairies dans un prochain article.

Sinon, je me suis régalée avec la série HPI sur TF1, un vrai bon moment de télévision avec du romantisme et de la complicité !

Juillet, retrouver les cousins autour de Mamie Evelyne, 90 ans

A l’approche de la fin de l’année, j’étais très nostalgique de cette première année d’école en toute petite section. Mais j’ai été bien récompensée par tous nos efforts quand la nounou était malade, la classe était fermée à cause des cas contacts…

La kermesse du centre de loisirs a été un moment magique de communion avec des chorégraphies des enfants sur Soprano et les Jackson five. Trois ans sans fête de fin d’année dans cette école à cause de la pandémie.

Juillet a été un mois historiquement chaud et nous avons eu beaucoup de chance d’être relativement épargné dans notre fantastique appartement. Je pense beaucoup à tous ceux qui vivent dans une chambre de bonne sous les toits comme c’était mon cas pendant mes études.

Nous avons pu profiter d’un excellent week-end à la campagne en famille sur le plateau ardéchois pour fêter les 90 ans de ma grand-mère et revoir toute la famille. On a joué avec Azul avec délectation le soir.

J’ai mis mon cerveau progressivement en mode vacances même si le mois de juillet a été bien chargé professionnellement. Je suis un peu sorti de ma zone de confort avec une lecture de roman policier Angie ! et j’ai retrouver mes vieux travers estivaux : dessiner des piscines et des cocktails colorés dans mon bujo…

D’ici quelques jours, le blog va progressivement se caler à l’heure bulgare (une heure de décalage horaire) comme nous partons lundi depuis Beauvais en Bulgarie, ma patrie par alliance depuis bientôt dix ans.

J’embarque dans ma valise de bons romans dont j’ai grand hâte de vous parler ici…

Carnets de voyages urbains

Faire découvrir à ma fille le plateau ardéchois de mon enfance pour le 14 juillet !

C’était prévu depuis des mois, nous avons réservé nos billets de train bien à l’avance pour les 90 ans de ma grand mère, Evelyne. Nous avons sacrément bien fait car c’était le pire week-end de l’année à vivre à Paris. A 1200 mètres d’altitude, nous étions relativement au frais.

Retour sur ces quatre jours en famille, un dépaysement total alors que je n’aime pas beaucoup la campagne. A l’exception de celle-ci : Sagnes et Goudoulet. C’est ma campagne parce que sur ce p’tit bout de terre d’où vient ma famille, j’y suis appréciée et connue même quand je m’absente pendant presque cinq ans. C’était touchant cet accueil réservé à mon mari et ma fille quand nous sommes venus la présenter aux grands oncles et grandes tantes.

Jour 1 : 14 juillet sous le cagnard à Valence mais dans la piscine à l’Epervière.

On prends le train à Marne la Vallée avec un excellent pain aux raisins parmi les touristes du monde entier qui se promènent avec des oreilles de Mickey. Tout fonctionne pour nous mener à Saint-Péray chez mes parents où le soleil cogne sacrément fort. Nous ne sommes pas les seuls à profiter du centre aquatique de l’Epervière : le parking est plein.

Le billet d’entrée est salé : 10.50€ l’entrée pour une petite fille de 3 ans et demie mais ça vaut le coup. Nous testons tous les toboggans sauf celui de la chute libre et profitons avec allégresse des bassins.

Puis, mon père nous embarque dans la zone industrielle des Auréats pour tester un bar-concert. C’est un brasseur de bières qui a enrichi son activité d’une salle de concert pour écouter de la musique folk. Je ne suis pas une fan de bières mais le concept est intéressant : ça s’appelle les Zythonautes.

Jour 2 : Au bord d’une piscine naturelle fort bucolique : le pont Vieux de Sagnes et Goudoulet.

Après un trajet en voiture un peu éprouvant (50 kms de montagne pour une petite fille), nous prenons nos quartiers d’été au gîte de la Berthe (du nom d’une dame qui aidait mon arrière grand-mère à tenir l’hôtel du village) loué par l’auberge Chanéac, celle de nos cousins.

Le gîte est très confortable avec tous les équipements ménagers : on a bien utilisé le lave-vaisselle par exemple… Je vous le recommande pour sa très belle vue depuis la salle à manger.

En bas du gîte, il y a une rivière qui s’appelle la Padelle et un chouette point d’eau : le Pont-vieux. C’est là où j’ai eu mon premier cours de bébé nageur sauvage et mes plus beaux souvenirs de baignade enfant avec mon frère et mes cousins marseillais. On entend une petite cascade d’eau, les rochers sont agréables pour les fesses, le cadre est super joli… Ma fille a joué avec des cousines qu’elle a rencontré et je me suis dis que l’été commençait très bien !

Le soir, on a joué avec mon frère et Ellyse à Azul. Ce sont deux experts en jeux de société et j’étais bien contente de voir que notre cadeau de Noël avait tapé dans le mille. Nous nous sommes bien régalé avec ce jeu de qualité qui reprend l’esthétique de ces fameux carreaux portugais : le sac en tissu, les pions, le plateau de jeu… Ce jeu mérite bien son prix.

Jour 3 : Une réunion de famille autour de Mamie pour ses 90 ans aux Violettes à Sainte-Eulalie

On se lève tôt car j’ai promis à ma fille et mon mari de leur montrer le bois où l’on construisait des cabanes et le pré aux sauterelles. Mon grand-père Jean régalait les cousins avec de bonnes truites de rivière. L’école communale où il était instituteur de classe unique est devenu un gîte d’étape pour les randonneurs avec un pré pour les ânes. Dépaysement garanti avec l’Ile de France !

Puis les festivités ont commencé. Nous avons retrouvé dans le village voisin : Sainte Eulalie, les huit frères et sœurs de ma grand- mère avec leurs conjoints pour fêter les 90 ans de Grand-mamy. Le restaurant Les violettes nous accueillait et la cuisine était au top : terrine de légumes, truite de pays et framboisier en dessert. Nous nous sommes régalés.

Le cadre était agréable avec sa terrasse intérieure et j’ai repéré une BD fort intéressante de Futuropolis sur le piano ! Cela s’appelle L’eau vive et cela se passe aux sources de la Loire. Car le fameux mont Gerbier des Joncs se trouve à sept kilomètres de notre maison de vacances…

Je vous recommande ce cadre idyllique pour vivre des vacances détendues et rafraîchissantes. dans la famille de mon père, l’hospitalité est reine puisqu’ils ont tous des chambres d’hôtes et des auberges bien tenues et accueillantes. Je vous laisse aux bons soins des experts du tourisme ardéchois : Pierre et Claire à Suchasson, Evelyne et Jean-François à l’auberge Chanéac…

Le dimanche, nous n’avons pas eu le temps de faire grand chose car le train était prévu à 17 h 30 à Valence TGV et nous voulions éviter les gros bouchons du 14 juillet en vallée du Rhône. Je suis toujours une citadine jusqu’aux bouts des ongles mais ce retour aux sources m’a fait beaucoup de bien.

Comme toujours, j’ai cueilli un petit bouquet d’œillets des Chartreux malgré la sécheresse inévitable. J’en ai même fait une page carnets de voyages dans mon bujo !

Retrouvez-ici mes carnets de voyages dans le Sud de la France !

Viens faire un tour sur le plateau ardéchois

Mes meilleurs spots en Drôme Ardèche

La série documentaire qui dresse le portrait de mon cousin Pierre, agriculteur sur France 3

Bullet journal

Buller en dessinant dans son bujo, voici mon credo pour cet été !

Chaque année au mois de juillet quand j’attends avec impatience la grande transhumance estivale et familiale et familiale vers la Bulgarie, je me rends compte que je suis attente de piscinïonite aïgue. Je dessine tout un tas de glaces, de cocktails de piscine sympas où je rêverai de chiller dans mon bujo…

Mes sources d’inspiration (de haut en bas, de gauche à droite) : la piscine municipale de Plan _with Clem, les cornets de glaces des astuces de Margaux, idem pour le verre à cocktail, le bord de la piscine par @Mamasdrawings et enfin le chateau de sable d’Alain Auderset.

Oui je sais, je suis un peu zinzin sur ce coup. J’ai même passé un très bon moment début août 2020 dans ma petite cuisine surchauffée, porte de Bagnolet, à dessiner des cocktails margarita en pleine canicule.

Ma fille faisait la sieste, on était coincées chez nous deux jours à attendre que mon mari finisse son travail pour partir. Les ouvriers pilonnaient le crépis de la façade de l’immeuble et pourtant, je restais sereine et patiente grâce au bullet journal !

Je suis persuadée que coucher sur le papier par l’écriture et le dessin ses projets, ses envies dans un carnet est un bon échappatoire face à ces deux années de frustrations et de privations. Alors, je vais me confectionner un vision board autour des piscines pour cet été.

En tête , la Venetian Pool en Floride, que j’ai découvert sur l’Instagram de Pénélope Bagieu. Et puis, j’irai enfin faire un tour à l’Isle-Adam en famille…

Lire cet été Ma chérie de Laurence Peyrin au bord de la piscine…

Littérature jeunesse

Opération policière et littéraire en cours au Havre

Ce printemps, j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec Marie-Aude Murail, l’une de mes auteures favorites au festival du livre de Paris. En attendant impatiemment la sortie du tome 7 de Sauveur et fils, j’ai découvert une belle trilogie écrite avec son frère Lorris (malheureusement décédé depuis) pendant les confinements de 2020 et 2021.

Angie !, Souviens-toi de septembre et L’hôtel du pourquoi pas se déroulent au Havre, la ville natale des auteurs.

Chaque tome raconte une enquête policière menée par un trio de choc : Augustin Maupetit, commissaire beau gosse de la brigade des stupéfiants, Angie sa petite voisine de quinze ans et surtout Capitaine dite Capi, le berger allemand qui renifle les containers du port pour faire tomber les trafiquants de drogue du port.

C’est une trilogie ultra contemporaine qui se déroule pendant le grand confinement, celui du printemps 2020. La France était sidérée, éloignée de ses repères. Les policiers, les infirmières à domicile continuaient de travailler tout comme les acteurs d’une économie parallèle bien connue au Havre : la drogue. Avec de l’argent facile, on corrompt les dockers pour qu’ils mettent à l’abri de la douane un container.

Ces romans racontent avec talent la lutte des classes : la bourgeoisie havraise qui vit dans les villas sur les hauteurs comme dans un tableau de Monet à Sainte-Adresse et les prolos qui vivent dans les quartiers pauvres.

Ils ne cohabitent pas mais travaillent ensemble et parfois cela vire au drame. J’aime énormément comment la plume de Lorris et Marie-Aude Murail sonde les tourments de l’âme de certains personnages : Yoann Sitbon, l’héritier malheureux, Manon Lecoq, la juge d’instruction peu sûre d’elle…

Avec ses enquêtes policières, Augustin Maupetit secoue les non-dits, les regrets, la nostalgie du passé. Il est l’opposé même du gentil Karadec, le commissaire de HPI. C’est un ours bourru, très maladroit et pourtant toutes les jeunes femmes de la trilogie sont amoureuses de lui.

C’est lui le libérateur, celui qui détient les clés pour délier les vies personnelles des uns et des autres. Sa rivalité naissante avec Xavier Sitbon, le père d’Angie est savoureuse à lire tant elle est subtile.

Vilac propose des containers en bois comme jouets pour enfants

La seule qui lui tient tête est sa tante Thérèse, un personnage haut en couleurs qui apporte beaucoup à l’intrigue. Dommage qu’elle ne laisse pas son pendule à la maison car l’occultisme fait beaucoup plus de ravages qu’il ne solutionne les problèmes. Voila c’est dit !

La force de cette trilogie est d’être une œuvre ultracontemporaine qui réveille nos souvenirs communs les plus récents alors que l’on cherche à les éloigner le plus possible.

Je m’explique, les Murail ont su mettre des mots sur cette période de confinement très étrange que nous avons vécu. Marie-Aude Murail l’explique d’ailleurs très bien dans cette vidéo, interviewée par les libraires de Mollat, célèbre librairie bordelaise…

J’ai lu ces deux gros pavés en cinq jours, montre en main. J’adore commencer un bon livre dans le train, c’est synonyme de vacances et d’évasion.

D’ailleurs, c’est drôle mais je travaille en contact permanent avec le port du Havre pour importer et exporter les livres de ma maison d’éditions. J’attends l’arrivée des containers qui viennent des quatre coins du globe : Oslo, Shanghaï, Anvers

J’ai découvert un univers que je ne connaissais pas et qui me passionne. L’an dernier, j’avais écrit un article sur le Canal de Suez quand un container rempli de PQ s’était mis en travers du canal et avait provoqué un énorme bouchon à l’échelle mondiale…

Puis début juin, nous sommes allés visiter Marseille, le port de la Joliette et ses docks historiques

Une trilogie qui me donne bien envie d’aller découvrir Le Havre.

Je connais un peu Fécamp, Etretat, ses valleuses et le pays cauchois cher à Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin. Mais je ne suis jamais allée au Havre alors que mes grands-parents de Dieppe m’ont transmis une passion pour la Seine-Maritime.

Depuis, j’ai vu un magnifique reportage de Des racines et des ailes sur l’église construite par Auguste Perret. Ils font une pub du tonnerre en ce moment sur les bus dans Paris.

Enfin, L’école des loisirs pense aux adultes avec cette collection M+

Quoi qu’on en dise, cette trilogie est destinée aux jeunes adultes vers 17 ans et non aux enfants. Les faits divers qui sont décrits sont assez hardcore et choquants par leur réalisme : la mutilation de cadavre d’un jeune trafiquant, le démembrement d’une infirmière qui fait du chantage dans un four, la jeune fille qui a failli mourir de soif dans un container en partance vers la Colombie…

J’étais un peu poule mouillée sur les bords à ne jamais lire de polar, ni de thriller mais je me mets aux enquêtes policières depuis que j’ai eu un coup de cœur pour la série HPI.

L’amateurisme relatif de Morgane me fait beaucoup pensé à la fraîcheur intellectuelle d’Angie !

Je vous recommande les romans young adult de l’Ecole des loisirs pour leur qualité éditoriale, souvent la littérature jeunesse me régale bien mieux qu’un mauvais feel good à succès. Je vous signale au passage l’article de qualité du Point sur la famille Murail, écrivains à succès.

J’attends avec impatience la sortie de Sauveur et fils, tome 7 au printemps 2023. Je vais donc patienter avec L’hôtel du pourquoi pas pour clore cette trilogie havraise cet été sur la plage en Bulgarie, sur liseuse Kobo, une première…

Retrouvez-ici mes derniers articles qui parlent d’enquêtes policières, de villes portuaires et de la Seine Maritime…

-HPI, une série TFI qui mise sur la finesse psychologique

-Road trip à Massilia la belle début juin

-Passion Seine Maritime

Parentalité

Retour sur une première année d’école inoubliable chez les tout-petits

La fin de l’année scolaire arrive à grands pas et je suis nostalgique. Non pas que l’année fut de tout repos entre fermetures de classe covid, arrêt maladie des enfants, des enseignants et des ATSEM mais on a vécu plein de beaux souvenirs qui nous ont aidé à tenir bon face à cette pandémie à rallonge.

Devenir élève dans un groupe d’enfants du même âge.

Trente ans plus tard, j’ai renoué avec la magie de la maternelle, modèle éducatif que l’on nous envie dans le monde entier. Il se trouve que je suis moi même allée comme mon frère cadet en toute petite section de maternelle en courant, il parait. Ma fille n’a jamais trainé les pieds pour aller à l’école ou au centre de loisirs de toute l’année.

Grâce au blog de Toute mon année, nous avons pu suivre les évolutions de notre petite fille avec un album photo ramené à la maison à chaque vacances pour enrichir son vocabulaire et formuler ses phrases. Cette année, j’ai découvert un concept révolutionnaire : la motricité fine ou comment muscler les doigts des petits pour qu’ils deviennent de plus en plus agiles de leurs mains. Cela aura une incidence déterminante pour tenir un stylo par la suite.

Je suis allée me renseigner sur le net pour comprendre le programme pédagogique de la toute petite section. Et là, j’ai compris pourquoi la maîtresse demandait aux parents de ramener des fruits (pour apprendre leurs noms), pourquoi ils observaient des coccinelles et des escargots. Se tenir assis sur un banc pour écouter l’histoire lue par la maîtresse est un long processus qui s’acquiert au fil de l’année.

D’ailleurs, la classe de toute petite section n’est pas du tout organisée comme celle de petite section. Il y a plus d’espace pour le jeu. J’ai hâte de découvrir le programme éducatif de l’année prochaine, comme la saison 2 d’une bonne série.

Il faut dire que Karine, la maîtresse de ma fille a un vrai talent de storytelling pour raconter la vie de sa classe à travers le blog et ses parutions hebdomadaires. J’ai observé la manière dont les institutrices et les ATSEM accueillent les enfants pour les accompagner dans leurs différentes personnalités à s’adapter à la vie en collectivité.

C’était des moments de grâce quand ma fille me sortait un couplet de chanson apprise à l’école, comme ça au beau milieu d’une conversation…

D’ailleurs, la plupart de ces cantines, ce sont les animatrices du centre de loisirs : Kandia, Fathma et Christelle qui les ont apprises à ma fille le mercredi ou alors au moment des repas ou le départ à la sieste.

Le cadeau bonus : le centre de loisirs

Le centre de loisirs a été une magnifique expérience de sociabilisation pour ma fille. Les animateurs et elle ont eu un crush réciproque dès le premier jour. Aucun temps d’adaptation. Du haut de ses deux ans et demie, elle a fait une première journée complète alors qu’elle ne connaissait personne et qu’elle était la plus petite.

Cela a marché car les animateurs du centre de loisirs sont présents toute la semaine à l’école au moment du repas, de la sieste et du goûter. Les enfants qui fréquentent le centre de loisirs ont leur propre vie sociale, ils me saluent même dans la rue.

Ils ont fait des tas de sorties intéressantes dans les parcs du Val de Marne ou de Seine Saint Denis grâce à des moyens financiers exceptionnels de la mairie. Sans que nous ne déboursions rien. Immense gratitude de voir comment sont employés une partie de nos impôts locaux, pareil pour l’école entièrement rénovée.

La kermesse de fin d’année

C’était un moment de communion scolaire très attendu par les enseignants après une ou deux années troublées par l’épidémie. Je me suis régalée à filmer ma petite fille qui avait préparé une chorégraphie avec ses vaillants et dévoués animateurs de centre de loisirs.

Nous formons une communauté scolaire malgré nos couleurs de peau, nos milieux sociaux différents… La France actuelle n’est pas si divisée que cela quand elle chérit tout ce qui fonctionne bien : le droit à l’éducation, l’accès à la culture sur un air de Soprano et des Jackson five.

Cette kermesse m’a fait un bien fou pour mettre un gros scud à cette pandémie et ce contexte idéologique bien lourdingue.

Je voulais pas plomber l’ambiance avec cet article mais force est de constater (comme l’a fait Marie-Aude Murail au dernier festival du livre) que les enseignants débutants comme confirmés, souffrent un max actuellement. Notre rôle de parents est de les encourager et de leur montrer de la gratitude pour le superbe travail d’éducation qu’ils accomplissent chaque jour.

Retrouvez ici les derniers articles de ma rubrique coup de cœur dédiée à la maternité et à la parentalité !

L’entrée à l’école, un rite de passage… pour les parents

Des gigoteuses à la pelle

Dormir comme un marin du Vendée globe quand on devient parent

BD & romans graphiques

Les relations familiales sous forme de bulles… de BD

Cela faisait un bon moment que je peinais à trouver une BD qui allait m’inspirer pour le blog. Il y a bien eu Adoleschiante de Marie Donzelli et Mademoiselle Caroline (je lis toutes les BD de Mademoiselle Caroline). Mais pas assez de matière pour écrire un article de blog fleuve.

J’ai eu un vrai de coup de cœur pour Le plongeon de Séverine Vidal et Victor L. Pinel, éditions Grand angle. Autant, j’ai trouvé la couverture un peu glauque mais puissante, autant j’ai trouvé l’album lumineux et vivant.

Les éditeurs de Bamboo ont trouvé une excellente punchline (je déteste les punchlines dans la vraie vie) : « Un EHPAD, des fesses, de l’amour et des rides« . J’aurai rajouté des rires aussi car dans cette maison de retraite, Yvonne, 81 ans va trouver une bande d’amis qui n’a pas perdu son sens de l’humour.

Pourquoi j’ai vraiment aimé ce roman graphique de qualité ?

Au lieu de m’égarer dans un résumé terne et partiel, j’ai voulu aller droit au but. Ce roman graphique m’a énormément plu car il raconte la perte d’indépendance d’une femme qui a du caractère et comment elle va s’adapter à sa nouvelle vie sans ruer dans les brancards.

Car elle a réalisé qu’elle a besoin de l’aide des autres dorénavant car sa mémoire lui glisse des mains. Cet album montre la vulnérabilité de chacun quand on doit s’adapter à la vie en collectivité alors qu’on ne va plus travailler.

Ce n’est pas simple quand on habite peinard tranquille chez soi à son propre rythme depuis dix ans et qu’il va falloir se fader les ateliers poterie, le couvre-lit rêche de la chambre médicalisée et surtout les repas au réfectoires qui ne sont pas toujours gastronomiques.

Ce départ à la maison de retraite m’a vraiment rappelé l’histoire de ma grand-mère Annette qui a vécu quelques mois dans une maison de retraite à Rouen en 2011. L’endroit n’était pas particulièrement inhospitalier, je n’ai pas été témoin de scènes choquantes avec des résidents mais il y avait une odeur persistante dans les couloirs dont je me rappelle plus de dix ans plus tard.

Cela sentait comme dans les hôpitaux et pas l’odeur d’un bon gâteau dans une maison chaleureuse. Inutile de dire que j’étais bien contente de quitter l’endroit rapidos.

J’ai beaucoup aimé ce roman graphique car il montre comment on infantilise les personnes âgées car on n’a pas le choix quand ils perdent leur indépendance et leur autonomie. La confrontation entre Yvonne et la directrice de la maison de retraite qui n’est pas une mauvaise femme, est savoureuse.

Je vous invite à lire cette magnifique BD pour son état d’esprit agréable à lire, cet album célèbre la vie tout simplement avec des couleurs chaudes et vivantes.

Dans un tout autre genre, il y a un essai très polémique : Les fossoyeurs de Victor Castanet, édité par Fayard qui est utile pour dénoncer les maltraitances envers nos anciens. Je ne l’ai pas lu mais j’ai vu un extrait de Cash investigation où Elise Lucet interviewait un directeur d’un grand groupe de maisons de retraite. Malgré des listings éloquents, il s’est défendu d’affamer des personnes âgées d’une manière vraiment hideuse. Je recommande à ce monsieur de lire cette BD Le plongeon.

Cette BD montre en dessin la qualité des relations humaines qui nous permettent de ne pas couler face à la maladie, la dépression, la solitude… Avec cette BD, j’ai réalisé que le départ en maison de retraite est sans doute le rite de passage le plus difficile de toute une vie et que c’est vraiment un sujet tabou. Alors qu’on en fait des caisses pour les enterrements de vie de jeune fille et les baby shower…

Dans le même genre et avec les mêmes auteurs et dessinateurs, j’ai lu La maison de la plage, éditée par Marabout.

Cette histoire familiale m’a beaucoup touchée. Elle raconte comment une famille se retrouve un été autour de la nièce devenue veuve, avant même de devenir maman. Le tonton un peu en marge de la famille vient un peu casser l’ambiance en voulant vendre sa part de la maison.

Heureusement, les autres frères et belles-sœurs sont intelligents car ils ne se fâchent pas à mort avec lui et arrivent même à préserver l’harmonie familiale. C’est beau à l’heure où l’on brade ses souvenirs au grenier sur l’autel d’AirBNB….

Retrouvez ici mes meilleurs chroniques de romans graphiques !

Le monde au balcon, le journal de confinement de Sophie Lambda

Alain Auderset sur le chemin de l’autobiographie : Rendez-vous dans la forêt

-Le roman graphique au service de l’autobiographie : le combo gagnant !

Ile de France et Paris

J’ai testé les glaces des monts d’Ardèche… au pied du Panthéon à Paris : La fabrique givrée

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Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en revenant du travail ce glacier situé rue Soufflot. Marron d’Ardèche, chocolat Valrhona, Bénédicte de Vals-les-Bains sont autant de saveurs familières pour moi et ma famille drom-ardéchoise.

Ce glacier se situe entre Burger King et la Papéthèque, rue Soufflot, c’est l’adresse idéale en été pour rejoindre le jardin du Luxembourg et ses bassins.

J’ai gouté un cornet pâte d’amande de Provence et pêche blanche pour 5.50€. Ce sont les prix standard que l’on retrouve chez le glacier voisin, Amorino.

Mais c’était vraiment savoureux. On sent le savoir-faire d’un pâtissier qui vient des grands hôtels parisiens, les ingrédients viennent de terroirs que je connais : c’était la petite minute fierté.

J’ai bien entendu partagé cette bonne adresse à mes collègues et le glacier fait l’unanimité. Le nom de la marque est peu original mais les coupes glacées me font vraiment envie pour fêter ma première année de travail dans ma maison d’éditions chérie du Panthéon !

J’ai été surprise de voir que mon amie Joëlle qui vit en Alsace connaissait si bien la marque. La fabrique givrée compte dix boutiques : Arles, Lyon, Aubenas, Paris, Augny, Saint-Rémy de Provence, Bordeaux, Tournon-sur-Rhône, Boulogne-Billancourt et la fameuse place aux Herbes à Uzès.

Après Terre Adélice, l’Ardèche n’en finit pas de démontrer son savoir-faire dans le domaine de la glace-tronomie. Je vous recommande également la glace myrtille du plateau ardéchois à l’hôtel Chanéac à Sagnes et Goudoulet !

Voici quelques uns de mes carnets de voyages en Ardèche mais aussi dans le 5eme arrondissement.

Mon nouveau quartier de travail : Panthéon-Luxembourg en dix photos

Faire un road-trip sur le plateau ardéchois

Mes coups de cœur en Drôme et Ardèche

Carnets de voyages urbains

Un avant-goût de vacances à Massilia la belle début juin

C’est l’un des carnets de voyages que j’aime le plus écrire dans ce blog. Marseille, c’est ma ville de cœur, ex-aequo avec Paris.

J’ai failli partir y vivre en 2011 pour devenir libraire de musée mais l’amour m’a convaincu de rester dans la capitale.

Nous y sommes retournés en famille… avec notre petite fille début juin, parmi de nombreux fans de Jul de toute la France qui faisaient l’aller-retour express pour son concert au stade Vélodrome.

Chiller sur le rooftop de Roxane et Matthieu, les collines à perte de vue : le massif de l’Etoile, le Garlaban…

Nous avons été invités comme des rois par mon cousin et sa femme dans une chouette maison marseillaise des années 1960 qu’ils rénovent. Ils vivent dans le 11eme arrondissement.

Le parc national des calanques et les plages ne sont pas loin. J’ai découvert un nouveau quartier que je ne connaissait pas. Marseille compte plus de 111 villages qui se sont regroupés quand Marcel Pagnol était enfant vers 1900 à la Belle époque.

C’est la ville la plus étendue de France. J’ai bien apprécié de renouer avec une tradition mise en place par mon père quand nous venions à Marseille : la pizza du camion !

Longer la superbe corniche Kennedy avec le bus 83 et surplomber de très beaux sports de baignade.

J’avais une idée bien précise avant de venir : s’en mettre plein les yeux de bon matin le long de la Corniche Kennedy.

Cette fois-ci, nous avons eu beaucoup de chance, on a pris ce bus tôt le matin avec une très belle vue sur le rivage. C’est la Riviera avec de très belles villas sur les hauteurs et ces petites criques recherchées pour la baignage. On avait la poussette donc pas de visite dans les petites ruelles de Malmousque et Endoume (ce n’est que partie remise).

On s’est rué sur la plage des Catalans, car jour férié oblige, c’était très fréquenté dès 10 heures le matin. C’était le grand moment du séjour : une eau à 20 degrés mais beaucoup de bonheur à profiter de ce petit avant-goût des vacances d’été.

C’est la plage la plus proche du centre-ville. Elle se situe aux pieds de Notre Dame de la garde avec des immeubles un peu anciens. Quand on voit l’hôtel des bords de mer ou le restaurant et l’hôtel Feron, on se croirait dans un film de Jacques Tati, Les vacances de Monsieur Hulot… La plage n’est pas très grande mais l’évasion est là. Pour une plage urbaine d’une aussi grande ville, je suis admirative du soin de la mairie à garantir propreté, sécurité et convivialité.

Ensuite, on a fait le tour des endroits que l’on aime comme le Pharo avec sa vue exceptionnelle sur le Vieux Port depuis l’aire de jeux pour enfants. Nous n’avons pas eu le temps d’aller au parc Borély, au palais Longchamp ou à la bibliothèque de l’Alcazar sur le cours Belsunce mais ça sera pour une prochaine fois.

Je songe à faire un carnet d’adresses de mes coups de cœur à Marseille. Le magasin de Sophie Ferjani était fermé le lundi rue de la République mais nous reviendrons. Il se situe aux pieds du quartier du Panier dont on voit les fortifications. Impressionnant !

Le Vieux-port, un rendez-vous incontournable du touriste.

Je vais toujours au centre-ville car le Vieux-Port m’aimante.

Grâce à ce documentaire Il était une fois Marseille raconté par Clara Luciani sur France 3, j’ai appris que le Vieux-Port avait été creusé dans la calanque de Lacydon. Comme Marcel Pagnol est mon écrivain préféré, il était impensable de ne pas prendre le ferry boat, le plus court ferry au monde.

Depuis 1880, il relie la mairie de Marseille à la place aux huiles Quai Rive neuve, juste à coté du bar de la Marine. D’ailleurs, le bateau s’appelle César, en honneur au plus célèbre de tous les bistrotiers marseillais.

Tourisme Marseille

La traversée coûte 0.50 centimes et c’est vraiment un souvenir agréable surtout quand on croise des bateaux qui quittent le port. Mon plus beau souvenir de stage fut d’assister au feu d’artifice du 14 juillet en 2011 en haut de la tour du roi René au Mucem.

J’aime aussi les BD Léo Loden, des éditions Soleil. C’est un détective privé, ancien policier qui résout des affaires avec son oncle Louis-Ulysse. Ils tentent de faire rimer légalité avec coutumes marseillaises décontractées…

Et puis, bien évidemment, comme j’étais ado dans les années 2000, que serait Marseille sans les films Taxi produits par Luc Besson. Le premier film avec sa bande originale signée IAM et d’autres rappeurs marseillais est une bonne comédie que j’aime revoir de temps en temps.

Ma nouvelle passion pour les ports français : Le Havre, Marseille…

Depuis que j’ai commencé il y a un an, une nouvelle carrière dans l’import-export de livres, je découvre un univers totalement fascinant : les containers dont on attend les bateaux d’Asie et qui captivent toute une région.

Dans le train des vacances, j’étais d’ailleurs en train de lire Angie ! le dernier roman de Marie-Aude et Lorris Murail, une enquête policière qui se déroule au Havre dans le milieu des dockers. J’ai hâte de chroniquer cette pépite dans un prochain article.

Le patrimoine industriel de Marseille est passionnant, il découpe la ville de manière assez précise : les villas des armateurs et négociants sur la corniche, les dockers et les ouvriers dans les HLM des quartiers Nord vers l’Estaque. Il serait grand temps de ne plus tordre le nez de dégoût en déclamant que Marseille est une ville portuaaière.

A chaque visite à Marseille, nous allons faire un tour à la Joliette pour manger au restaurant Vapiano dans le centre commercial Les terrasses du port. C’est une bonne adresse donnée par mon cousin. La cuisine n’est pas ouf (je dirai même industrielle) mais la vue sur les bassins de la Joliette l’est assurément !

Marseille est désormais un port de paquebots de croisières principalement (l’un d’eux héberge des réfugiés ukrainiens en ce moment) Mais au 19eme siècle, le commerce maritime a fait la prospérité de la ville.

Entre 1860 et 1914 avec la percée du canal de Suez, Marseille a vu sa population doubler. Le Vieux-Port étant trop petit, les docks ont été construits sur le modèle des docks anglais pour stocker des énormes quantités de matières premières.

Marseille s’est illustrée dans le négoce et l’industrie : l’huile et les savons, le sucre, la réparation navale… Le port de la Joliette me passionne car ce fut la porte de l’Orient quand la France possédait un grand empire colonial. Avec la fermeture des docks dans les années 1990, les temps sont devenus durs pour de nombreuses familles de dockers. C’est ce que montre Robert Guédiguian dans ses films comme Gloria mundi par exemple.

Une prochaine fois, nous irons dans le quartier de l’Estaque, au nord de la ville. C’est un très beau village avec une longue histoire artistique. C’est en peignant ses paysages le long de la Côte bleue que Cézanne inventa avec Picasso le cubisme.

Il serait malhonnête de cantonner Marseille à l’OM. On oppose souvent Paris à Marseille. J’espère que cet article reflètera au mieux la richesse culturelle de la ville : la littérature, la BD, la chanson, le cinéma, le patrimoine industriel… C’est évident qu’il y aura un autre article sur Marseille pour raconter les success story de deux grandes marques : Ricard et Orangina !

Un amour en commun pour la ville-monde : Marseille

J’ai aimé ce documentaire car il interviewe de nombreux Marseillais célèbres comme anonymes : Ariane Ascaride, Akhenaton, Macha Makeïeff, un linguistique, un vieux monsieur dont toute la famille a été déporté dans le quartier du Panier. Ils viennent de tous horizons, qu’ils soient italiens, arméniens, pieds-noirs d’Algérie, russes blancs et constituent une ville-monde : Marseille…

On peut les trouver excessifs, chauvins, de mauvaise foi…

Mais je réalise qu’en une dizaine de séjours à Marseille, j’ai rencontré une majorité de gens gentils, soucieux des autres et engageant la conversation facilement : un monsieur tatoué de la tête aux pieds qui a blagué avec ma fille et sa peluche dans le bus. Ce qui me touche le plus, c’est la manière dont ils parlent de leur ville avec un amour farouche.

Je le sais bien, j’y ai droit avec les huit Marseillais de ma famille ! C’est indéniablement eux qui m’ont transmis cette passion pour cette ville !

Retrouvez-ici mes précédents carnets de voyages à Marseille :

-Road trip à Marseille

Marée humaine à la plage, un véritable théâtre social

Séries

Cocorico, enfin une série TF1 qui envoie du lourd en misant sur la finesse psychologique : HPI

C’est ma collègue Coraline avec qui je partage quelques coups de coeur Netflix cet hiver (L’agence, Inventing Anna), qui m’a fait découvrir HPI. Autant vous dire que les séries policières sur TF1, ce n’est pas mon truc.

Je suivais bien Capitaine Marleau sur France 3 mais je me suis un peu lassée car à forces, elle devenait de moins en moins finaude avec sa chapka. On pourrait dire que Morgane est une vague cousine de Capitaine Marleau. Elle aussi vient du Nord de la France.

Elle travaille comme femme de ménage au commissariat de Lille alors qu’elle déteste la police. Ses capacités hors normes vont changer sa vie.

Elle va rejoindre l’équipe du commandant Karadec et ses lieutenants Daphné et Gilles pour résoudre des cold case sous l’autorité de la commissaire Céline Hazan (j’ai découvert l’actrice très talentueuse Marie Denarnaud).

C’est elle qui va donner sa chance à Morgane alors qu’elle ne faisait pas l’unanimité. Le duo que forme Morgane avec Karadec qu’elle surnomme Super-poulet est savoureux. Même s’ils se cherchent comme chien et chat, ils savent former une équipe efficace.

Pourquoi cette comédie policière rend hommage à l’humanité de la police ?

Je l’avais déja remarqué avec Lupin cette année mais cela fait du bien ces séries où les policiers sont valorisés. Cela change de cette actualité bien morose.

Dans HPI, la police judiciaire de Lille a l’humilité d’engager une fille du peuple qui n’a pas fait des tonnes d’études, qui a trois enfants à élever car ils ont reconnu ses capacités intellectuelles à résoudre les enquêtes les plus difficiles.

Cette série se déroule à Lille, car Paris n’a pas le monopôle des séries à succès. Par un raccourci bien hasardeux, je pense que cette série peut réunir aussi bien les gilets jaunes que les électeurs d’Emmanuel Macron.

© PHILIPPE LE ROUX / SEPTEMBRE PRODUCTION / ITINERAIRE PRODUCTIONS / TF1

Audrey Fleurot et Mehdi Nebbou réussissent ce tour de force car la gouaille est au rendez-vous. Chapeau à Audrey Fleurot qui porte cette série à bout de bras. Elle est tour à tour pénible, désopilante, sérieuse et sait signifier à Karadec quand il a manqué de tact avec l’entourage du macchabée pour annoncer les mauvaises nouvelles.

Le succès de cette série repose sur cette attention portée à la psychologie de chacun, les émotions les plus fortes et les plus subtiles. Il y a des petites pastilles humoristiques sous formes de mêmes et d’anecdotes scientifiques pour expliquer des concepts ou des expressions populaires comme le jeu Colin Maillard. On apprend des choses avec HPI.

J’ai particulièrement aimé la manière astucieuse que les scénaristes ont choisi pour montrer le volcan émotionnel qui se passe dans la tête de Morgane quand elle réalise les sentiments amoureux qu’elle ressent pour Super-Poulet.

Enfin, chaque épisode de 52 minutes pour résoudre une enquête criminelle est passionnant car il contient de nombreux rebondissements et s’attache à étudier la psychologie des différents suspects en fonction des bouleversements sociétaux qu’ils vivent : la vétérinaire bien sous tous rapports qui trafique des animaux sauvages, le père de famille ultra à ses heures perdues…

Les scènes de garde à vue avec le commandant Karadec sont mes préférées. J’aime beaucoup cet acteur qui joue souvent les princes charmants dans Joséphine ou Mince alors….

Je vous recommande donc cette série TFI qui est une vraie réussite tant dans les dialogues que dans le jeu des comédiens. Audrey Fleurot s’est particulièrement investie dans ce rôle et cela se voit.

J’avoue que ses tenues hautes en couleur m’ont souvent donné des sueurs froides (les énormes créoles torsadées étaient éprouvantes) mais on s’attache beaucoup à Morgane…

Maintenant que je me suis mise aux séries policières, je suis en train de lire deux romans passionnants : Angie et Souviens toi de septembre de Marie-Aude et Lorris Murail, collection Medium+, Ecole des loisirs.

Angie est une petite fille de 12 ans qui va aider le commissaire Maupetit, policier aux Stups au Havre. Elle a une répartie et une fraicheur d’esprit qui ressemble beaucoup à celle de Morgane…

Retrouvez-ici mes nombreux coups de cœur séries :

Toujours là pour toi, l’amitié face aux familles dysfonctionnelles

-Mes premières fois, une série beaucoup plus profonde qu’elle n’en a l’air

Découvrir un chef d’œuvre de la littérature grâce à Netflix : Rebecca

Lifestyle

Je vous montre la plus grande fierté de ma décoration d’intérieur : mon bureau !

Je suis une grande lectrice de Paris Match depuis que j’ai une vingtaine d’années. Il y a une rubrique que j’affectionne particulièrement : Dans le bureau de… C’est un portrait original d’une célébrité qui en dit long sur sa personnalité à travers ses bibelots, ses meubles, ses objets souvenirs…

Alors, j’ai rangé mon bureau pour m’auto-interviewer pour cette rubrique (en attendant que Paris-Match me fasse signe…BLAGUE !).

  1. Le pêle-mêle de photos : un cadre doré, Maisons du monde

J’ai repéré cet élément de décoration dans les vlogs de Mariel, du blog de Néroli à Annecy. J’y ai accroché un vestige de mon précédent bureau : des grues violettes et dorées en origami.

C’est un cadeau souvenir d’une dame qui tenait un stand DIY avec ma chère compatriote Mapu picchu et moi même à une fête du vintage à Massy. J’y tiens car on avait bien rigolé à se prendre la pluie sous le barnum. Cela remonte à 2013 !

2. Ma grande collection de carnets Clairefontaine, Leuchtturm et cie

Bible journaling et bullet journal ont une place importante dans ma semaine car j’aime compiler mes moments de vie surtout avec les deux dernières années compliquées que nous venons de vivre.

J’essaie aussi de garder mes badges de libraire sur les salons du livre car mon métier est une passion.

Enfin, cette petite chouette est une fève qui me rappelle l’amour et la protection de Dieu sur moi. Elle vient d’une boulangerie de Fontenay-sous bois dont la vitrine a explosé à cause d’un aérosol, deux heures après que je sois passée avec ma petite fille acheter une galette des rois.

Et puis, j’adore les chouettes, j’en ai fait des quantités de broches en feutrine à mes heures perdues !

3. Mes feutres aquarellables Tombow et Lyra pour dessiner.

Je régale avec cet excellent matériel que j’ai cumulé depuis 2017. Je me fournis essentiellement chez Lavrut, passage de Choiseul dans le 2eme arrondissement. Les masking tape viennent de Hema, Monoprix, Action, Sostrene Grene…

Les cartes postales sont de la marque Marcel, elles viennent de la librairie Eyrolles, boulevard Saint-Germain. Celles de Deauville et de Trouville viennent de l’office de tourisme de Deauville, un de mes carnets de voyages récurrent.

Je suis très fière de mon collage inspiré par Eloïse bujo trouvé sur Instagram. Il faut dire que je l’ai refait au moins quatre ou cinq fois pour arriver à ce résultat grâce aux différents papiers récoltés.

J’aime bien avoir ces cartes postales près de moi, sous les yeux car j’aime beaucoup voyager en France en famille, notamment au Touquet d’où vient ma famille maternelle.

J’en profite pour remercier mes amis Randy et Liz ainsi que mon oncle Lionel pour ce superbe bureau gentiment donné. J’aime beaucoup faire de l’upcycling avec les meubles.

4. Mon petit tapis vert de découpe

Il est indispensable sur mon bureau même si je m’en sert rarement. Il me rappelle combien j’aime faire des pliages et des pop-up depuis longtemps.

J’ai réalisé de nombreuses Tour Eiffel en papier un peu comme François Pignon dans Le diner de cons (l’auto dérision c’est bon pour la santé) avec les tutos du blog Make my lemonade.

Mon bureau, c’est vraiment ma pièce préférée de mon appartement, celle où l’on regarde nos films sur vidéoprojecteur et ma petite assistante vient bricoler avec moi.

Notre dernier projet, c’est cette petite caravane en papier, DIY du film Les voisins de mes voisins sont mes voisins.

5. L’affiche du vieux Paris des années 1900, achetée à la librairie RMN Musée du Louvre

Elle a toujours été au dessus de mon bureau au film de mes déménagements. Je l’ai faite encadrée tellement que je l’aime. Je l’ai achetée lors d’un de mes jobs d’été à la librairie du musée du Louvre.

C’était un carton, on devait en recommander sans cesse. J’ai bien envie de m’en acheter une autre pour l’avoir en double (c’est fait depuis !).

Elle symbolise cette belle quinzaine d’années où je vis mon rêve d’enfant : vivre à Paris. Et comble du hasard, j’ai découvert sur une storie Instagram, que Jennifer Aniston avait la même affiche chez elle.

Retrouvez ici mes articles qui parlent de décoration et notamment le room tour de notre appartement :

-Décorer une chambre de bébé dans le thème de la forêt

-Un room tour de notre nouvel appartement

Devenir banlieusarde après quinze années à Paris

La vue depuis mon bureau