Foi chrétienne·Sociologie

Côte à côte, un ouvrage très personnel à contre-courant de la guerre des sexes …

Non ce n’est pas un énième livre sur le genre, sujet hyper touchy actuellement. D’ailleurs, tout est dit dans le sous-titre qui me plait beaucoup : « Quand femmes et hommes avancent ensemble ».

Côte à côte est un ouvrage très personnel qui raconte les expériences de vie d’une femme pasteure, trentenaire. Elle s’appelle Lydia Lehmann et elle écrit de très bons articles dans le blog Servir ensemble. Son mari Léo est également pasteur et ils tentent à chaque fois qu’ils en ont l’occasion de mettre en avant leur duo pastoral quand les vieux clichés ont la vie dure…

J’ai beaucoup aimé ce livre car Lydia s’implique personnellement dans tout ce qu’elle proclame. On sent que son parcours est le fruit d’un long cheminement avec Dieu ponctué de remises en question et de positionnements face à des remarques pas toujours justes ni bienveillantes dans les églises face à son métier de pasteure.

Certes, ce n’est pas un métier comme les autres mais bien une vocation. Je vous recommande la lecture de ce brillant essai composé en trois parties : Des graines et de la plante, Parole aux femmes, parole de femme et enfin Moi féministe?. Je suis chrétienne et je fréquente une église protestante depuis mes sept ans.

J’ai été confrontée dans ma famille paternelle à des remarques misogynes qui ont un peu entamé ma confiance en moi. Mais j’ai pu trouver dans les églises protestantes où j’ai grandi, un tout autre son de cloche sur la manière dont Dieu aime et considère les femmes comme ses filles.

Illustrations d’Helga Kahl

Nul besoin de connaître la Bible sur le bout des doigts pour lire ce livre. Lydia Lehmann est une guide fantastique pour découvrir des parcours de femmes de la Bible et mieux saisir comment Dieu à travers la Bible définit la féminité et la masculinité. Elle s’appuie sur une riche bibliographie avec des références à des blogs, des podcasts et des vidéos d’une grande pertinence. Souhaitons que ce livre soit une source de débats sur la place des hommes et des femmes dans la société en général.

Les éditions Bibli’o qui publient ce très beau texte, organiseront le 4 octobre prochain, un webinaire sur Zoom pour échanger avec l’auteure de 20 heures à 21 heures. Il sera animé par Marie-Noëlle Yoder, membre du blog Servir ensemble.

Je suis très contente d’avoir lu ce livre car je me retrouve beaucoup dans son discours qui valorise la richesse de l’altérité homme/femme. Cette guerre des sexes clivante que l’on tente de nous imposer à travers des films, des essais ou des publicités, fait de gros dégâts dans nos relations. La misogynie me révolte mais la misandrie (la haine des hommes) tout autant.

Côte à côte, Lydia Lehmann, Editions Bibli’o, 9782375590263, 300 pages, 17€

Retrouvez mes précédents articles du blog :

– 5 endroits nature où chiller aux portes de Paris

– Non l’engagement n’entrave pas la liberté : Lance-toi

Ile de France et Paris

5 endroits nature où chiller aux portes de Paris en famille

Cet été, j’ai beaucoup aimé nos vacances en Bulgarie que j’ai raconté ici. Mais plus je vieillis, plus je me rends compte que la nature compte de plus en plus pour m’aider à recharger mes batteries.

En attendant que je trouve un bon plan pour aller rapidement à la plage en hiver depuis Paris, voici quelques spots à partager pour se ressourcer le week-end…

Le lac des Minimes entre Fontenay sous bois et Vincennes

C’est ce beau lac artificiel qui nous a décidé à venir vivre à Fontenay sous bois. Il y a des barques et deux guinguettes sympathiques pour profiter du soleil. Les barques coûtent environ 12 euros pour quatre personnes pour une heure. Au chalet de la porte Jaune, se trouve le Rosa Bonheur.

C’est une adresse sympathique et bien située avec des terrains de pétanque et de la musique. Mais le prix des consommations est vraiment exagéré. Alors on préfère l’autre petite guinguette à coté des barques avec des crèpes et des glaces à l’italienne. Plus basique mais bien plus accessible. Lieu à privilégier le matin ou en début d’après-midi.

Le jardin d’acclimatation à Neuilly sous Bois, billet d’entrée : 7 € (sans les attractions)

C’est mon jardin public préféré à Paris même s’il est bien loin de chez nous. C’est de loin le plus beau et le prix du billet d’entrée n’est pas excessif compte tenu de tous les animaux qu’il accueille, la beauté des espaces verts et la multitude d’aires de jeux gratuites qu’il propose.

Si vos enfants sont encore petits (moins de cinq ans), vous pouvez vous passer des attractions car il y a largement de quoi faire avec les aires de jeux et les nombreuses tables de pique-nique. Autre bon plan, si vous visitez la fondation Louis Vuitton juste à côté, votre billet pour le musée comprend également l’accès au jardin d’acclimatation (16€ le musée et le jardin). Nous n’y allons pas pour les attractions qui sont très chères (4.50€ le ticket unique) mais pour la beauté des espaces.

Ensuite, un autre parc contemporain du jardin d’acclimatation : Les Buttes Chaumont. Ces deux parcs ont été construit vers 1870 par l’ingénieur Alphand dans le cadre du projet du baron Haussmann. Ces parcs servaient de poumons verts en pleine révolution industrielle.

Le parc des Buttes Chaumont, 19eme arrondissement de Paris

Notre dernière visite remonte à fin juillet avec notre fille. Elle a vraiment aimé le livre Hulotte et Léon de Juliette Lagrange et elle voulait voir les lieux dessinés dans l’album : la maison du gardien du parc, le pont suspendu avec le temple antique au sommet…

Droits réservés Juliette Lagrange

Malheureusement le pont et le temple sont fermés d’accès pour vérification de l’état des sols. Mais on a pu prendre un verre au Pavillon du lac qui est un endroit un peu plus calme que ses voisins Pavillon Puebla et Rosa Bonheur… C’est le plus beau parc de Paris pour moi.

Le lac d’Enghien les Bains, Val d’Oise.

Nous aimons également sortir un peu de Paris en prenant la ligne H jusqu’à Enghien les Bains pour son centre-ville et son lac artificiel où il possible de faire du pédalo à quatre sans forcément se ruiner (environ 12 euros). C’est un bon moment en famille que nous aimons bien partager avec nos cousins ados. C’est dommage que les alentours du lac ne soient pas plus exploités pour proposer un espace sympa pour pique-niquer mais c’est quand même un superbe endroit à 15 minutes de Gare du Nord.

Le parc floral de Vincennes, Val de Marne, entrée :2.50€ par adulte à partir du 1er avril.

Je termine par un de mes favoris ! Un beau lieu accessible facilement avec le RER A et la ligne 1. Nous aimons y aller tôt le matin à l’ouverture pour profiter tout seuls des jeux pour les enfants : la tyrolienne à partir de 3 ans, les grands toboggans, les trampolines et une aire de jeux tout en bois très sympathique. A éviter cependant l’après-midi pour les mêmes raisons énoncées plus haut.

Et vous quels sont vos coins privilégiés pour sortir en famille à Paris ?

Retrouvez-ici mes articles lifestyle Paris et sa banlieue :

-Une journée en famille pour tester la Cité des enfants à La Villette

-Un après-midi d’automne à Saint Germain en Laye

-Une virée à Vincennes, le bois sacré en gaulois

– Un jeudi de l’Ascension pour visiter l’une des plus belles chocolateries au monde : l’usine Menier à Noisiel.

Bulgarie

Bulgarie été 2023 : 10eme édition

Cette année, je cherchais un angle de vue un peu inédit pour raconter notre voyage chaque été en Bulgarie.

Voici l’article d’une demie-touriste puisque nous allons dans notre famille .

L’été, nous côtoyons dans les restaurants et les magasins des jeunes qui ont la vingtaine et qui font des petits boulots d’été pour payer leurs études.

Bon nombre de jeunes Bulgares participent à un programme qui facilite les jobs étudiants aux Etats-Unis le temps d’un été pour apprendre l’anglais. Sinon, les étudiants bulgares sont aussi nombreux à travailler dans les stations balnéaires de la mer Noire l’été.

Nous allons toujours dans quatre villes bien précises en Bulgarie, à peu près au même moment de l’année et cette habitude nous correspond bien. On arrive même à faire des découvertes chaque année !

Bourgas ( 200 000 habitants, 4eme ville de Bulgarie)

C’est le berceau de la famille de mon mari. Bourgas est une ville très moderne grâce aux touristes qu’elle attire. J’aime énormément le jardin maritime en bord de mer avec ses jeux pour les enfants et ses arbres pour reprendre son souffle après la plage. Il y a une jetée très agréable pour se balader le soir vers 19 heures. En Europe de l’est, il fait nuit noire vers 20 h30 (une heure de décalage horaire avec Paris).

Sozopol (5000 habitants en hiver, 12 000 à 15000 lits l’été )

C’est ma station balnéaire préférée car c’est là-bas que le conte de fées a commencé : la fameuse demande en mariage en bas des murailles antiques avec une lanterne japonaise pour fêter ça…

La vieille ville est un véritable petit bijou avec ses ruelles pavées, ses maisons en bois qui datent du 17eme siècle pour certaines. Cette année, on a même eu la chance de visiter l’une d’elles qui est devenue le musée ethnographique. C’était une après-midi famille avec une représentation théâtrale du Petit chaperon rouge pour enfants tout en bulgare… Le lieu était vraiment exceptionnel.

Dans la soirée, nous avons fait un tour de bateau en famille vers les campings de Sozopol où nous avons découvert le foil, ces surfs télécommandés tels des objets non identifiés sur l’eau. Nous les regardions médusés depuis le bateau en nous demandant mais qu’est ce que c’est que ce truc.

Cherven Bryag, (25 000 habitants)

Chaque année, on rend visite à la grand-mère de mon mari dans sa petite ville au nord de Sofia. C’est assez authentique et j’aime bien me rendre compte du contraste avec les copropriétés françaises.

J’aime beaucoup sa cuisine et ses deux balcons au 7eme étage. On a passé un bon moment en famille quand mon beau-père racontait qu’il aimait écouter Joe Dassin et regarder les films avec Delon, Belmondo et Louis de Funès dans les années 1970. Quand il y avait le rideau de fer, la musique et le cinéma franchissaient les barrières tout de même.

Très belle découverte cette année, Zlaten Park à Lukovit (entre Sofia et Cherven Bryag) Ce sont des particuliers qui ont crée ce magnifique lotissement avec des petites maisons à mi chemin entre l’univers des Schroumpfs pour la petite maison sur l’eau, le Hobbit pour une des maisons, le palais du facteur Cheval et Gaudi pour le restaurant.

Sofia (1.2 million d’habitants : capitale de la Bulgarie)

C’est une petite tradition : on passe une journée par an à Sofia pour dîner avec les amis d’université de mon mari. La plupart sont de Sofia et on se raconte notre quotidien dans deux capitales européennes très différentes. On a fait découvrir à notre fille les chênes des jardins publics de Sofia, Confetti et ses glaces italiennes. Je vous recommande le boulevard piéton Vitosha, les Champs-Elysées de Sofia.

Si vous habitez Paris, la meilleure solution pour rejoindre Beauvais est de prendre une navette car à partir de la porte Maillot (17 euros). Un vol Beauvais- Sofia coûte environ 130 euros par personne avec Wizz air et Ryanair, liaisons trois fois par semaine. L’ hôtel ATM à proximité de l’aéroport de Sofia est une référence pour les Français : des chambres spacieuses, une navette gratuite pour l’aéroport tôt le matin.

Retrouvez ici mes précédents articles sur la Bulgarie :

-Toutes les recettes made in Bulgaria que j’affectionne

-Le bal littéraire des sardines se met à l’heure bulgare cet été

Romans·Séries

10 lectures, films et séries pour un été détendu, joyeux et solaire !

Voici ce que j’ai aimé lire, regarder comme séries et films cet été !

HPI avec Audrey Fleurot, Medhi Nebbou, Bruno Sanches, saison 3, TFI

Il fallait absolument que je débriefe la saison 3 de HPI ici. C’était une saison vraiment très réussie sur le point de vue des intrigues et du jeu de chien et chat qu’ont mené Karadec et Morgane… Mais j’ai vraiment regretté le tournant très glauque qu’ont pris certains épisodes. Ce n’est plus une série familiale à regarder avec des minots de 12 ans.

L’épisode final m’a choqué par sa violence ordinaire et banalisée. Le personnage du père de Morgane, Serge, est vraiment un affreux jojo toxique… Les acteurs sont toujours aussi bons et les scénaristes ont réussi avec beaucoup de subtilité à montrer les difficultés des personnes HPI à vivre des relations sentimentales et amicales paisibles.

A l’ombre des magnolias, saison 3, Netflix

SWEET MAGNOLIAS Copyright ELIZA MORSE/NETFLIX

Quelle déception cette saison. Alors que la saisons 1 et 2 avaient été des bons moments de détente avec des réflexions intéressantes sur l’amitié et les choix de vie, la saison 3 est un véritable naufrage en règle. Les dialogues sont vraiment nuls, on dirait des tirades de manuels de développement personnel à la noix.

Tous les personnages sont affligeants, seuls Maddie et son fils Tyler s’en sortent à peu près. Mais rien de bien intéressant ne leur arrive pendant cette saison. Seul le personnage de la harpie blonde qui revient en ville donne un peu de piquant à l’intrigue. Et encore, on s’ennuie ferme à Serenity cet été.

Les vieux fourneaux et sa suite : Bons pour l’asile avec Eddy Mitchell, Alice Pol, Myriam Boyer, Pierre Richard… adapté de la BD à succès éponyme publiée par Le Lombard.

Deux comédies bien agréables et divertissantes que nous avons regardé en couple. L’histoire est toute simple mais elle fonctionne. Mimille, Antoine et Pierrot sont trois septuagénaires, amis depuis l’enfance dans un village du Tarn et Garonne.

Ils ont milité ensemble comme syndicalistes contre Garan-Servier, l’industriel du coin. J’ai bien aimé que ces comédies mettent en scène des seniors (j’avais écrit un article sur La révolte des vieux en mars dernier) et que ça se passe à la campagne.

Le deuxième opus était très touchant quand les migrants témoignent de ce qu’ils ont vécu dans la salle des fêtes du village. Coup de coeur pour le jeu de Pierre Richard qui va bientôt fêter ses 90 ans. J’ai hâte de voir Madame Mills où il joue une sorte de Madame Doubtfire

Les cyclades avec Olivia Côte, Laure Calamy, Kristin Scott-Thomas

Ce film a été la bonne surprise de début d’été. Il raconte les retrouvailles entre deux copines de collège : Blandine et Magalie au moins vingt-cinq ans plus tard. Blandine a été larguée par son mari brutalement et son fils retrouve son amie d’enfance pour qu’elles partent ensemble en vacances sur une île en Grèce.

Il y avait de bonnes raisons pour qu’elles se perdent de vue. Ce voyage initiatique va les aider à sortir de leur zone de confort ou de leur zone d’excès pour retrouver le chemin de l’amitié. Un très bon duo de comédiennes complété par Kristin Scott Thomas qui joue une baba cool déjantée mais touchante.

Wahou de et avec Bruno Podalydès, Karin Viard, Eddy Mitchell, Sabine Azéma…

Peu médiatisé, la bande annonce du film a plu à mon mari (ouf!) avec qui on aime bien regarder les émissions sur l’immobilier de Stéphane Plaza sur M6. Cette comédie sociale raconte deux agents immobiliers dans le coin de Bougival qui tentent de vendre une belle meunière, piscinable, à proximité directe avec le RER.

Ainsi qu’un appartement T3 tout neuf, sans âme, dans une résidence moderne située dans le triangle d’or de Bougival. La galerie de personnages qui vont visiter les deux biens est savoureuse. C’est à la fois drôle, émouvant, cocasse avec des références à Dupont et Dupond bien trouvées. Mention spéciale au couple Azéma/ Mitchell qui crève l’écran !

Marry me avec Jennifer Lopez et Owen Wilson, comédie familiale sur Netflix

Deux stars internationales : Kat et Bastian, un couple latino surmédiatisé a la très mauvaise idée de s’unir devant leurs réseaux sociaux pendant un clip où la mariée est tout sauf décente : le body nude c’est vraiment le comble de la vulgarité même avec des joyaux byzantins.

Le fiancé est pris en flagrant délit de cocufiage en direct, Jennifer euh Kat doit se rabattre à la hâte sur Charlie, un professeur de maths, très circonspect face à cette vaste mascarade médiatique. Il a eu la mauvaise idée de tenir une pancarte Marry me alors que Jennifer encaissait le coup sur scène. Ils vont jouer le jeu pendant plusieurs mois et apprendre à se connaître.

Ce n’est pas le film de l’année mais j’ai bien aimé cette esquisse de réflexion sur la notion de vie privée et de normalité face aux réseaux sociaux, particulièrement pour les ados qui verront ce film.

J’aimerai tant que… Jodi Picoult, Actes Sud, mai 2023

J’avais beaucoup aimé le style fluide et sensible de Jodie Picoult dans Mille petits riens. Ce nouveau roman est une belle carte postale des Galapagos vécue par une new-yorkaise trentenaire. Elle et son chéri Finn, qui est chirurgien devaient s’envoler pour ce paradis alors que la pandémie de covid-19, cette chose mal identifiée fait son entrée fracassante dans leur vie… Un roman déroutant qui parle des ruminations de notre cerveau…

Un jeudi saveur chocolat, éditions Nami

Je suis une grande fan des éditions Nami depuis que j’ai découvert Bienvenue à la charmante pension… mais je connaissais très mal la littérature japonaise. J’ai beaucoup été touchée par ce recueil de nouvelles qui met en scène une douzaine de personnes. Ils gravitent entre Tockyo et Sydney. C’est un roman très contemporain qui décrit une société japonaise très codifiée et marquée par ses traditions ancestrales.

Loin d’Alexis Michalik, Albin Michel

J’ai adoré ce roman d’aventures qui réunit un frère et une sœur : Antoine et Anna accompagné de leur ami d’enfance, Laurent à la recherche de leur père. Le seul indice qu’il leur ai laissé est une vague carte postale envoyée depuis un manoir en Autriche. J’ai été vite happée par cette quête filiale bien écrite. Elle va les mener aux quatre coins de l’Europe, voire même plus loin… Certains chapitres sont vraiment tirés par les cheveux mais c’est une histoire attachante portée par des personnages entiers. Un bon roman d’été !

Successions, Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, Albin Michel

Enfin, je termine cette sélection d’été avec un essai sociologique un peu people et politique comme je les aime. Ecrit par deux brillantes journalistes du Monde, il retrace une douzaine de destins familiaux.

Ce sont sans doute les plus riches industriels de France : les familles Bouygues, Bolloré, Seydoux, Peugeot, Arnault qui racontent comment ils ont reçu et comment ils comptent transmettre leur héritage patrimonial à leurs enfants. J’ai beaucoup aimé l’aspect psychologique de cet essai. Je m’étais régalée de lire la saga familiale des Hallyday dans le livre Ils se sont tant aimés de Léna Lutaud, également chez Albin Michel.

Retrouvez-ici mes précédents articles dans le blog :

-Hommage à Jane Birkin, meilleure ambassadrice de la poésie de Serge Gainsbourg

Week-end familial au Crotoy pour le 14 juillet

Romans

J’aimerai tant que tu sois là : être bloquée dans un paradis quand l’autre patauge en enfer, le dernier roman de Jodi Picoult

Décidément l’algorithme d’Instagram me connait bien (c’est même flippant). Il m’ a rapidement montré une très belle couverture de livre : une carte postale d’une plage des Galapagos, écrit par une auteure que j’affectionne : Jodi Picoult.

J’aime beaucoup son style efficace et précis. Cette auteure américaine sait traiter les sujets de société avec beaucoup de sensibilité. Je l’ai découverte avec le pavé Mille petits riens (choisi également pour sa couverture) qui traitait du racisme dans une maternité.

Avec son dernier roman : J’aimerai tant que tu sois là, Jodi Picoult ne quitte pas le monde hospitalier mais s’évade tout de même du côté des Galapagos… Je m’explique.

Ce roman ultra contemporain raconte comment le tout début de la pandémie mondiale de coronavirus a pulvérisé tous les plans d’un couple de trentenaires new-yorkais.

Finn est chirurgien, Diana est l’assistante d’une grande spécialiste de l’impressionnisme chez Sotheby’s. Ils ont planifié un voyage inoubliable aux îles Galapagos où contre toute attente Finn devrait la demander en mariage.

Sauf que Finn est réquisitionné à l’hôpital pour soigner la plus énorme des pandémies, une maladie totalement inconnue : le coronavirus qui abat comme des mouches les Hommes du 21eme siècle qui se croyaient invincibles grâce à la modernité…

Pour moi, une lecture sera réussie et menée jusqu’au bout si la situation initiale me permet de nouer une alliance thérapeutique avec les personnages (je blague à peine). Si je les trouve pas rapidement attachants ou que l’auteur ne les présente pas assez bien, et bien j’abandonne mon livre comme une vieille chaussette.

J’ai beaucoup aimé le premier chapitre de ce roman où Jodi Picoult détaille la complicité de Diana avec son père, ancien peintre restaurateur d’une superbe fresque à la gare centrale de New-York (celle dans laquelle est tournée une scène de Gossip Girl, la pauvreté de mes références).

Diana a fait carrière dans le domaine du marché de l’art et je me suis régalée à suivre son ascension professionnelle jusqu’à son apogée et visiblement sa chute. Par un coup de poker, elle est arrivée à convaincre la veuve japonaise d’une rock-star (la ressemblance avec Yoko Ono est vraiment évidente) de confier à son entreprise la vente aux enchères d’un tableau inestimable de Toulouse-Lautrec : Le lit.

Sa côte vient du fait qu’il représente une scène sulfureuse dans un lupanar de Montmartre où l’on se transmet la syphilis sans retenue. Jodi Picoult raconte beaucoup mieux que moi la fascination qu’exerce ce tableau sur ses spectateurs.

C’est drôle parce que quinze jours avant de lire ce livre, j’étais au Crotoy et nous sommes passés devant la maison de convalescence de Toulouse-Lautrec.

Mais alors que viennent faire les Galapagos dans cette histoire ? J’y viens mais à pas prudents, de risque de vous spoiler l’intrigue. Finn, le beau chirurgien, convainc sa belle Diana de se rendre aux Galapagos plutôt que de rester confinée à New-York tant que les aéroports sont encore ouverts…

Ce choix pas évident va avoir une incidence déterminante sur l’avenir de leur couple. Qui dans le monde en mars 2020 avait une petite idée de la manière dont allait se dérouler son quotidien alors que la vie quotidienne s’est arrêtée brutalement, que tous nos repères ont été chamboulés…

Certains ont été en première ligne du covid comme Finn et les milliers de soignants qui ont dû affronter une maladie tellement puissante, inconnue et redoutable qu’elle a tué de manière violente. La radicale contamination de son entourage a plongé l’Homme dans un cercle vicieux de culpabilité, insécurité et paranoïa. Bien difficile de retrouver sa vie d’avant…

Paysage côtier aux îles Galapagos. © Getty Images

Finalement, j’ai décidé de ne pas vous dévoiler l’intrigue aux Galapagos pour vous inciter à lire ce très bon roman. Je l’ai trouvé déroutant mais très fin et sensible, fidèle à ce que j’aime lire avec Jodi Picoult. Mais sacrément déroutant…

C’est un roman très réussi qui aborde différents thèmes comme la culpabilité, l’instinct maternel, l’instinct de survie et comment on s’adapte. Le sujet de ce livre traite des mécanismes du cerveau quand il est attaqué par un ennemi fourbe comme Coco le virus. Comment il se défend ou comment il délire à travers des rêves ultra-réalistes.

Moi quand j’ai attrapé le variant anglais, j’ai déliré pendant trois jours avec des rêves farfelus et répétitifs (une même situation grotesque avec une fontaine de ma ville car c’est l’étymologie de ma ville).

Ce livre va vous rappeler des mauvais souvenirs communs que notre résilience nous a convaincu d’oublier rapidement pour ne pas sombrer. Les e-mails de Finn où il raconte sa lutte harassante et décourageante dans l’unité Covid sont déchirants. C’est le personnage le plus attachant qu’on a envie de consoler et de soutenir.

Je conclus cette chronique de livre fort décousue en dédiant cet article (tant pis s’ils s’en battent les steaks, c’est symbolique) à tous les soignants qui ont continué à exercer leur vocation avec des tenues de cosmonautes mais aussi les dentistes, les orthophonistes comme ma pote Marion… Ma dentiste m’a raconté que cette tenue complètement inconfortable, elle a dû la garder pendant un an…

J’aimerai tant que tu sois là, Jodi Picoult, Actes Sud, mai 2023, 400 pages, 23€

D’autres chroniques de romans à retrouver dans ce blog !

-Sauveur et fils, Marie-Aude Murail, L’école des loisirs : Thérapie de groupe

-Enquête policière en cours au Havre : Angie de Marie-Aude Murail

-Un dernier été et Un été à Nantucket : comment Paris-Match a façonné mon imaginaire littéraire.

Expos·Musique

Hommage à Jane Birkin, meilleure ambassadrice de la poésie de Serge Gainsbourg

Je suis une enfant des années 1990 et quand j’étais petite, je me rappelai de Jane Birkin qui chantait La gadoue avec un délicieux accent anglais, plaisant pour les enfants.

Il y avait une blague un peu nulle sur sa petite poitrine qui circulait :  » des œufs sur le plat comme Jane Birkin »…

Mes parents n’étaient pas des grands fans de Serge Gainsbourg mais ils appréciaient sa poésie comme tout le monde. Ses chansons font partie du patrimoine culturel français et on regardait avec plaisir les images d’archives des émissions de variétés chez Drucker ou dans l’émission d’Arthur Les enfants de la télé.

Mais dernièrement avec #Metoo, l’étoile de Gainsbourg a pâli. Ses grossièretés envers la regrettée Whitney Houston ne font plus rire, elles sont même gênantes.

Jane Birkin vient de nous quitter et bon nombre de médias féministes s’offusquent qu’on la réduise à un statut de muse de Gainsbourg, qu’on ne montre que ses photos de jeunesse pour illustrer sa beauté…

Gala était la muse de Salvator Dali, Fernande Olivier celle de Picasso… Jane Birkin était une artiste complète qui a su mettre en valeur la poésie des textes de Serge Gainsbourg. Ils étaient un vrai duo artistique.

La preuve, elle a continué de composer d’autres chansons après sa mort en 1991. Elle a eu une très belle carrière internationale alors qu’elle était bien malade.

Jane Birkin était aussi une femme engagée, un excellente comédienne sachant jouer aussi bien la comédie que le drame classique. Et puis elle a eu trois filles qui excellent toutes les trois dans les domaines artistiques : la photographie, le cinéma et la chanson…

En lisant pas mal d’articles et en visionnant un superbe documentaire Jane Birkin et nous, j’ai réalisé à quel point les Français se sont attachés à elle. J’étais bien peinée devant ma télévision de la découvrir si diminuée à la dernière cérémonie des Césars avec sa fille et sa petite-fille.

Serge et Jane, une famille à laquelle on s’attache.

Serge Gainsbourg et Jane Birkin ont vingt ans d’écart. Mais ils ont tous les deux une histoire personnelle marquée par la seconde guerre mondiale. Serge Ginsburg vient d’une famille juive qui a perdu sa nationalité française, il a dû se cacher quand il était petit, une pleine nuit en forêt car l’internat dans lequel il était caché, fut fouillé par les nazis.

Jane Birkin est la fille d’un officier de la Navy qui a aidé des milliers de Français à rejoindre l’Angleterre depuis la Bretagne en traversant dangereusement la Manche la nuit.

Serge Gainsbourg était un pianiste classique renommé dans les pianos-bar du Touquet. Jane a épousé très jeune le compositeur John Barry mais ça n’a pas collé entre eux.

En 1969 (la fameuse année…), elle s’enfuit en France avec sa petite fille Kate et rencontre Serge. Ils vont former une famille recomposée qui attirera tous les regards pendant une dizaine d’années. Andrew, son frère, va publier un très bel album de famille chez Albin Michel…

La France va rapidement adopter cette petite Anglaise éprise de liberté qui va inventer une nouvelle féminité, à mi chemin entre Londres et Paris. Dans les années 1960, Londres attire tous les regards dans le domaine de la mode mais aussi de la musique…

Jane Birkin, figure de style, Vanity fair

J’ai lu un excellent article écrit par Anne Bouley dans Vanity fair, intitulé « Jane Birkin, figure de style » : « Jane B a invité le bohême cool en misant sur de belles matières comme le lin ou le cachemire. Elle a revisité des basiques comme le marcel blanc, la chemise d’homme trop grande et surtout les marier avec des couleurs douces comme le vert d’eau, le marine, le gris et toujours du noir. Jamais de couleurs vives qui à mon sens vieillissent les gens. Elle a revisité le vestiaire masculin de son homme pour lui donner du style : le total look denim et les Repetto blanches, c’est elle ».

Elle, la petite anglaise des sixties a su se créer un style tout particulier, renouvelant ainsi l’image de la Parisienne devant le monde entier. Le plus fou c’est qu’elle avait toujours une mode d’avance entre ses vingt et quarante ans. Monter les marches de Cannes en robe de soirée et panier en osier portugais, c’est tellement novateur et original.

Vu sur le site Nana Toulouse

Il fallait me voir devant le documentaire à plisser les yeux pour scanner tous ses looks entre 20 et 70 ans. Jane Birkin a misé toute sa vie sur le look androgyne qui se révèle être sexy contre toute attente.

Son première concert sur scène au Bataclan en 1987 à 40 ans est vraiment saisissant. Elle a choisi de se débarrasser de tous les artifices féminins comme le maquillage, elle a taillé ses longs cheveux pour que le public ne se concentre que sur les chansons de Gainsbourg… Et pourtant elle a une présence scénique incroyable…

Dernièrement j’ai lu un recueil de nouvelles Un jeudi saveur chocolat avec un personnage japonais très intéressant. Une femme publicitaire qui portait un sac Birkin crée par Hermès. Ce sac symbolise le luxe mais aussi la France.

Birkin c’est la France. Elle est plus connue ici que dans son pays d’origine. Avec son interprétation joyeuse et sensible des chansons de Serge Gainsbourg, elle a su conquérir le cœur de plusieurs générations de Français.

Gainsbourg, un grand cynique qui créait de si belles chansons d’amour

Les chansons un peu provoc de Birkin et Gainsbourg sont marrantes (et encore) : Je t’aime moi non plus, 1969, année érotique… mais c’est de l’esbrouffe ! Moi j’aime leurs chansons d’amour superbes comme Fuir le bonheur avant qu’il ne se sauve, La javanaise, Je suis venu te dire que je m’en vais… Même Couleur café est une chanson d’amour !

Jane Birkin était une fausse ingénue qui chantait des paroles simplistes mais divertissantes à la télévision comme avec Jacques Dutronc ou La Gadoue qui lui va comme un gant. Et puis il y a aussi des chansons où sa voix proche de la fêlure est aussi puissante que celle de Johnny Hallyday dans l’extrême inverse.

J’aime beaucoup Ex fan des sixties, petite baby doll, qui est toute simple mais qui donne autant d’émotions qu’une diva… Il faut que je mette la main sur son disque Arabesque où elle allie les textes de Serge Gainsbourg avec des mélodies orientales…

J’ai eu du mal à écrire cet article cette semaine tant la personnalité en question était fantastique. Avec son décès, j’ai découvert à quel point l’artiste me fascinait. Ses engagements politiques et sociétaux sont tout aussi louables et représentatifs d’une femme qui se soucie des autres.

Jane Birkin est allée à Sarajevo pendant la guerre civile, elle est allée chanter pour les sinistrés de la centrale nucléaire au japon en 2011…

Cet automne, j’ai hâte de visiter l’exposition Johnny à la porte de Versailles, ou encore la Maison Gainsbourg, rue de Verneuil. J’aime beaucoup le street-art mais cette façade d’hôtel particulier dans le 7eme arrondissement est sacrément repoussante.

Je comprends pas bien au nom de quel art, les fans de Serge Gainsbourg viennent apposer leurs graffitis. Faites au moins une œuvre d’art collective !

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Dans ce blog, j’aimerai accorder une plus grande place à la chanson française que j’aime tant… Je suis quelqu’un qui aime beaucoup lire les biographies des chanteurs, des acteurs. Je lis Paris-Match chaque semaine.

J’ai commencé à écrire quelques articles dans le domaine de la chanson et du cinéma :

-Andrée Grise, Demain, j’irai mieux, un album inspiré…

-Stromae et ses chansons incontournables de la décennie 2010.

-Hommage à Belmondo et à une France qui n’existe plus…

Lifestyle

Un mois de juillet pluvieux mais heureux…

Heureusement qu’il y a eu plein de bons moments ce mois-ci car j’ai trouvé juillet sacrément long… Après juin, bien occupée avec les spectacles de fin d’année, j’ai entamé le mois de juillet un peu sur les rotules.

J’ai l’impression que cette fatigue est générale tant on sent les gens à cran et ayant du mal à décrocher de leur boite e-mail pro (moi la première)…

En juillet, je me suis régalée avec une visite guidée de l’ancienne chocolaterie Menier à Noisiel. C’était vraiment passionnant de retracer un siècle de réussite industrielle avec de telles innovations. Pourtant j’ai trouvé dommage qu’un tel patrimoine : la beauté du moulin Saulnier ne soit pas mieux mis en valeur par la société Nestlé qui l’exploite.

J’ai d’ailleurs lu Successions de Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, publié par Albin Michel. C’est une superbe enquête journalistique sur la transmission d’empires industriels chez les Bolloré, Peugeot, Arnault, Seydoux, Bettencourt, Bouygues… De la littérature people comme je l’aime mais pas que : de la fine psychologie familiale également…

En début de mois, j’ai eu le grand plaisir de déjeuner un dimanche midi avec ma grande amie Marion sur une guinguette au pied du pont-Marie : les Maquereaux. Le prix d’une salade Caesar avoisinait les 15€ comme d’hab, mais quel plaisir d’être bien accueillies, d’avoir de la place et tout le temps qu’on voulait pour manger au bord de l’eau…

Je suis bien contente d’avoir visé juste en lui offrant ainsi qu’à son jules, le livre Accidentally Wes Anderson… Ce réalisateur américain a le vent en poupe en ce moment sur Instagram. La médiathèque de Fontenay sous bois où je vis a mis en place un cabinet de curiosités autour de son univers tout à fait génial.

Juillet c’est également le mois de Fontenay sous soleil, une manifestation qui me réjouit particulièrement. Quelle joie de lire sous les arbres du parc des Epivants pendant que ma fille s’époumone dans les jeux gonflables…

Ce mois-ci, j’ai aussi renoué avec le vrai plaisir d’être une touriste dans ma ville : Paris. On a eu la chance d’avoir une belle visite guidée organisée par mon employeur : L’ Alliance biblique française avec l’Observatoire Pharos. J’ai découvert l’hôtel des Invalides en vrai et c’était un très bon moment lors de la visite La haine des clans au musée de l’armée.

J’ai raconté dans ce blog comment je suis devenue protestante à l’école primaire. Quel privilège de pouvoir choisir librement sa religion aujourd’hui alors que des Français qui se revendiquent du même Jésus se sont entretués il y a quatre siècles.

Le 14 juillet, nous sommes partis pour 24 heures au Crotoy et c’était bien agréable grâce aux prix cassés de la SNCF.

En fin de mois, nous sommes retournés aux Buttes-Chaumont, sur demande de notre petite fille. On a lu en famille l’album jeunesse Hulotte et Léon, écrit et illustré par Juliette Lagrange, édité par L’école des loisirs. Malheureusement l’accès au petit belvédère et au pont était fermé pour travaux.

Droits réservés Juliette Lagrange

Dimanche, nous nous envolerons avec beaucoup d’impatience pour la Bulgarie pour des vacances bien méritées. C’est peu dire que le premier semestre 2023 a été intense pour nous tous.

Heureusement, je sais exactement comment me détendre : dessiner sur du Canson, mater des séries sur la terrasse à Sozopol, lire des livres au bord de la piscine et faire des châteaux de sable avec ma fille !

-Buller en dessinant dans son bullet journal

-Faire découvrir à ma fille le plateau ardéchois de mon enfance

Bullet journal

Compiler ses lectures, les films, les expos et les séries qui m’ont marquée dans l’année dans mon bujo…

Ca y est ! Je suis enfin en mode vacances ! A moi bucket list et projets d’été en attendant que mon mari soit aussi en vacances pour pouvoir s’envoler en famille pour la Bulgarie !

Ce printemps, un projet d’envergure m’a mobilisé pour mon blog et mon bullet journal. Pour l’instant, je l’ai un peu laissé tomber car compiler cinq ans de lectures, films et séries sur une page de blog s’est avéré beaucoup trop ambitieux.

Mais je trouverai le bon format car quand j’entends au bureau la petite phrase « Je n’ai plus rien à lire, j’ai fini ma dernière série Netflix« , cela me motive pour la rentrée.

J’avais déjà fait cette petite liste de 15 romans marquants pendant le confinement. Mais elle ne demande qu’à être enrichie. Merci pour tous vos partages, vos échanges en commentaires qui me font découvrir de nombreux livres. Mes trajets quotidiens en RER A et RER B ont une toute autre atmosphère grâce à un bon roman !

Chaque mois je dessine des livres sur la tranche ou en piles et je note leur titre. Mais c’est beaucoup mieux quand j’y ajoute une miniature de leur couverture. J’ai une mémoire visuelle et sans la couverture, je vais rapidement oublier le livre en question.

Ces pages culture sont vraiment de bons aide-mémoires pour moi pour écrire des articles de blog. J’aime bien les agrémenter de tableaux ou de collages trouvés dans des magazines comme Flow ou Vanity Fair. Avec ces pages, je me suis rendue compte de l’importance de la culture dans ma vie. Avec une ville aussi belle et dynamique que Paris, je suis servie !

Pour les films et les séries, longtemps j’ai dessiné une pellicule en noir et blanc. Mais c’est un peu laborieux à dessiner et pas si joli que ça finalement. Je préfère dessiner désormais des tickets de cinéma qui sont beaucoup plus esthétiques et faciles à réaliser.

Enfin, j’ai même pensé à faire un carnet qui serait consacré seulement à mes lectures et les films et séries que j’ai regardé dans l’année. J’ai abandonné cette idée car j’ai déja cinq bujos depuis 2017 et cela prend de la place sur mon bureau.

Alors je fais attention à faire toute une page pour noter mes ressentis pour une lecture marquante (voir ci dessous mes impressions du roman Un dernier été, que j’ai reçu des éditions Les escales en service de presse en mai dernier).

Un grand merci à mon amie Sophie du foyer La Vigie pour ses encouragements. On s’est revues en juin après un bout de temps et j’espère que cet article lui donnera envie de sauter le pas pour créer son propre bullet journal !

Retrouver ici mes précédents articles qui parlent de bullet journal :

-Buller en dessinant dans son bujo

-Tenir un bullet journal autour de la naissance de son enfant

Littérature jeunesse

L’univers de Juliette Lagrange : un dessin architectural puissant au service des souvenirs !

J’ai découvert l’univers de Juliette Lagrange en visitant la rénovation de la librairie Chantelivre, rue de Sèvres, la vitrine de l’illustre maison d’édition suisse : L’école des Loisirs.

Son dessin architectural est vraiment grandiose et s’adapte merveilleusement bien aux volumes de la librairie.

Il y a les toits de Paris en zinc bien sûr mais aussi les petits voiliers du jardin du Luxembourg et les fameuses mansardes des chambres de bonnes des immeubles haussmanniens. Cette visite est incontournable pour tous les amoureux des librairies à la rentrée.

J’étais emballée par sa scénographie dans la librairie mais j’ai vraiment été subjuguée de recevoir en #service de presse ce superbe album : Hulotte et Léon. Un immense merci à l’Ecole des loisirs pour cet envoi. Il a vraiment séduit toute la famille : ma fille de quatre ans ainsi que ses parents.

La maison du gardien des Buttes Chaumont, droits réservés Juliette Lagrange

On le lit presque tous les soirs et nous avons prévu une balade aux Buttes-Chaumont avec le livre. Il faut dire que c’est là où nous avons eu notre premier rendez-vous amoureux avec mon mari en avril 2012.

J’ai trouvé que l’histoire était un peu commune : une bluette entre Hulotte et son meilleur ami Léon lors d’un voyage scolaire à Paris mais la magie est là.

Et puis la force de ses albums vient vraiment de la qualité et du gigantisme de son dessin architectural. Les parents qui lisent l’album à leurs enfants le soir sont forcément convaincus…

Je suis vraiment contente d’ajouter ce livre à la bibliothèque de ma fille autant pour elle que pour moi. Il est vraiment révélateur de la féérie de Paris dans les albums jeunesse. Moi j’ai été marquée par Un lion à Paris de Béatrice Alemagna quand je gardais des enfants, Madeline, la petite fille Américaine que je regardais en dessin animé avec mon frère…

L’album se termine avec une belle double-page sur l’Ile Saint Louis, encore un endroit cher à mon coeur. Ce quartier où mon histoire d’amour a commencé avec Paris en septembre 2005…

Droits réservés Juliette Lagrange.

Hulotte et Léon, Juliette Lagrange, Kaléidoscope, 13€50

Nickel le teckel, Juliette Lagrange, Albin Michel jeunesse, 13€90

Ce petit album pour les 3-6 ans raconte la quête de Nickel, un petit teckel qui cherche sa voie car il a d’autres aspirations que ses frères. L’action se déroule encore dans les grandes avenues du Paris Haussmanien. J’ai beaucoup aimé cette histoire basée sur l’introspection à hauteur d’enfant.

Retrouvez ici mes derniers articles consacrés aux livres pour enfants, chansons pour le soir et autres expositions à visiter en famille.

-La vie de chateau avec le chateau de Versailles comme terrain de jeux pour se reconstruire…

-On a testé la Cité des enfants à la Villette en famille

-Une chanson douce, incontournable dans la playlist de ma fille.

Carnets de voyages urbains

Une virée de qualité au Crotoy le 14 juillet malgré une météo chaotique !

Pour le 14 juillet, nous voulions absolument partir à la mer pour nous évader le temps d’un week-end. Grâce au journal Le Figaro, j’ai trouvé un super plan ferroviaire que j’ai nommé #Danstesdentsl’inflation. Un aller-retour Paris Gare du Nord-Noyelles sur mer pour 5€ le billet par adulte et 1€ par enfant. Nous en avions déjà profité en juin 2020 pour aller au Touquet.

Cette initiative sociale est celle du TER Hauts de France et je la salue. Comme les billets de train étaient presque donné, on s’est octroyé un aller-retour en taxi Noyelles sur mer- Le Crotoy à quinze kilomètres de la gare.

Il y a des navettes de bus et des locations de vélo mais nous avons joué la sécurité. On savait que la météo ne serait pas excellente le samedi après-midi et nous n’avons pas trop rigolé quand deux averses assez courtes nous sont tombées dessus.

On a quand même pu manger des fish and chips et des moules frites à La bonne franquette II pour 15 euros avec une entrée de crevettes roses dans la rue principale du Crotoy. Mais le salon de thé que j’avais envie de tester était bondé avec la pluie. On était plusieurs familles avec des enfants en petites tenues d’été et capes de pluie.

Donc, on s’est tous rapidement réfugié dans l’église Saint-Pierre qui était ouverte non-stop. On peut dire tout ce qu’on veut de la religion mais l’église c’est un endroit qui t’accueille à toute heure et tu peux rester aussi longtemps que tu veux…

C’est rare dans notre société capitaliste. On a eu la possibilité de suivre le chemin de croix avec les ex-votos pour confier les bateaux de pêche à Dieu. Cela m’a fait immédiatement penser à Notre Dame de la Garde à Marseille.

Puis la pluie a cessé mais le vent était quand même sacrément fatigant. On a eu la très bonne idée de prendre le petit train touristique pour faire une ballade de 30 minutes dans cette petite ville de 2000 habitants à l’année, 15 000 personnes à la haute saison. Le petit train coûtait 5 euros pour les adultes, gratuit pour les moins de 5 ans.

Très belle promenade le long de la baie de Somme avec commentaires du guide. Le parfumeur Pierre Guerlain a tenté d’attirer l’impératrice Eugénie pour faire du Crotoy une station balnéaire Belle époque mais l’impératrice n’est jamais venue. Par contre, Jules Verne a écrit pendant une cure de santé Vingt mille lieux sous les mers. Sa villa La solitude en plein centre-ville ne se visite pas.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette petite ville très touristique où l’immobilier se porte très bien : pas de commerces vacants, des chambres d’hôtes en veux tu en voila et surtout de très belles villas en petite brique et céramique émaillée.

Cela m »a donné envie de retourner à Mers-les-Bains, visiter Amiens…

Enfin, nous avons eu la joie de retrouver notre ancienne nounou Nathalie et toute sa famille dans un café à Noyelles sur mer. Ils passent toutes leurs vacances dans un camping du coin.

Ce type de vacances est privilégié par les Français comme en témoigne le récent reportage d’Envoyé spécial sur le sur-tourisme à Etretat, au Mont-Saint Michel…

Lors de notre prochaine visite à Noyelles sur mer, peut-être que nous réserverons au Relais de la baie, un superbe estaminet qui fait aussi brocante…

Retrouvez ici mes précédents carnets de voyage à Dieppe, Lille et même en Guyane