Parentalité

Les déboires d’une mère moderne #1 : des gigoteuses à la pelle

Dans ce blog, j’ai envie d’inaugurer un nouveau billet, un pastiche un peu comique et moins plaintif de #parent épuisé. Il m’ est souvent arrivé au cours de ces deux premières années en étant que parent à me retrouver dans des situations cocasses, amplifiées par la fatigue et les réveils aux aurores. Je les ai notées fidèlement dans mon bullet journal mais j’ai voulu en rire avec vous.

Bien contente de moi d’avoir passé le cap des trois biberons nocturnes et des dents, nous nous attaquons avec mon cher et tendre à la face nord de l’iceberg : les deux ans de la jeune demoiselle intrépide. Le mois dernier, après avoir entendu plus de 1500 fois un NON retentissant, un petit D’ACCORD susurré un matin m’a apporté autant de douceur qu’un bonbon sucré.

En ce moment, nous sommes en quête de LA GIGOTEUSE qui apportera à toute la famille sommeil et félicité ! J’en rajoute des tonnes : ma fille dort bien dix heures par nuit, mais le réveil à 6 heures du matin, ça pique les yeux.

La robe de soirée de ma fille

Erreur de débutante, j’ai bazardé toute la collection de gigoteuses que ma grande Amie Vic m’a léguée dans sa grande bonté et affection. Quand j’attendais ma fille, je ne comprenais pas pourquoi il y en avait de toutes les tailles et de toutes les matières. J’en ai gardé trois pour la maternité et le premier mois à la maison.

Et surtout que je ne savais pas jusqu’à quel âge ces petits mammifères les utilisaient. Pour ma fille, la gigoteuse est indispensable pour se tenir à carreaux dans son lit et elle lui sert aussi de doudou. Je ne l’ai lu dans aucun livre spécialisé, c’est elle qui me l’a bien fait comprendre.

Pour aller dans le sens de ce brave Winnicott, un tout-petit a besoin d’un objet transitionnel pour se séparer de vous : le fameux doudou.

Chez nous en hiver, c’est toujours la jungle tropicale depuis sa naissance. La faute à un chauffage collectif complètement absurde qui nous envoie 26 degrés dans les trous de nez la nuit. J’épluche donc les sites de vente en ligne qui vendent des tubulettes les plus fines possibles. Nous en avons acheté quatre qui proviennent des marques Lupilu, Hema, Kiabi et La Redoute. Sachant qu’une gigoteuse coûte en moyenne 20-30 euros…

Pariez donc sur la plus grande taille même si votre nouveau-né flotte dedans… C’est sans doute l’article le plus creux de toute ma blogographie (je viens d’inventer le mot) mais j’assume. La logistique quand on va devenir parents, cela peut devenir un vrai stress : manque de place, manque de moyens financiers, manque de compréhension à quoi ça sert aussi…

Un jour avec mon cher doudou, on en a eu bien marre d’avoir l’air de demeurés face au jargon de puériculture : les combi-pilotes, nids d’ange, cosy et tout le bazar… On a pris un papier et un crayon pour noter le matériel essentiel dont on avait besoin avec un bon replay de La maison des maternelles sur France 5.

Cela part d’une bonne intention mais c’est pas forcément très drôle quand votre entourage (futurs grands-parents, amis déjà parents et fiers de l’être) vous balancent des informations à digérer très vite.

Et surtout dernier conseil, n’allez pas dans un magasin de puériculture la fleur au fusil. Listez ce qu’il vous faut avant sinon les vendeurs vous croqueront à belles dents tel un bon perdreau de l’année. Les futurs parents c’est leur péché mignon !

Les derniers articles du Bal littéraire des sardines sur la parentalité :

Tenir un bullet journal de naissance de son premier enfant

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Les cinq albums jeunesse à placer dans leur coffre à jouets

Photo by Brina Blum on Unsplash

Parentalité

Tenir un bullet journal autour de la naissance de son premier enfant

C’est un article qui me tenais à cœur depuis longtemps. L’automne arrive, il pleut et je suis dans une grande saison nostalgique. Chaque soir que je câline ma grande biche de 19 mois (elle en profite un max en plus), je me souviens de ses premiers jours à la maternité, la nuit avec moi.

En ce moment, elle galope de partout, fait des associations de mots bien marrantes comme Coucou voila et réclame de plus en plus d’indépendance : j’ai un petit pincement au coeur à la voir manger sa purée toute seule comme une grande avec une vraie cuillère. Elle est toute fière, alors que son père et moi, on se dit c’était bien les biberons tout contre moi !

Alors je me suis décidée à faire son album sur Google photos et continuer son bullet journal de naissance. J’ai abandonné les livres pré-remplis que l’on offre souvent pour créer un vrai carnet de souvenirs personnalisé à lui léguer en grande pompe un jour.

Dans un carnet Leuchtturm rose framboise, j’ai raconté ma grossesse avec notre histoire d’amour avec son père en préambule, une ou deux échographies, des photos enceinte et surtout une grande frise chronologique mois par mois. C’est ma grande innovation, héritée de ma passion pour l’histoire-géographie.

Les cadeaux attentionnés pour sa naissance

J’ai fait deux frises chronologiques : une de la grossesse, l’autre pour la première année de ma fille avec du masking tape uni et des imprimés pour chaque saison : des sapins en janvier, des parasols pour le mois d’août…

Il faut laisser un peu de place pour répartir les douze mois en haut et en bas sur une double page mais rien de bien sorcier…

Voila ce que ça donne. Attendre son premier enfant est un changement majeur pour un couple et coucher son ressenti sur le papier peut être un bon moyen de se rendre compte de tout ce que l’on a accomplit ensemble, des évolutions de notre enfant et de tous ces petits souvenirs inoubliables qui font tenir bon les nuits d’insomnie ou les semaines de maladies à répétition…

J’ai même « débriéfé mon accouchement » une nuit à la maternité à la lampe torche de mon smartphone avec les moments heureux et ceux plus difficiles, la manière dont Dieu nous est venu en aide quand la césarienne devenait une option envisageable, que le bébé ne se tournait pas comme il le fallait pour les forceps…. Cela me paraissait important de garder une trace écrite de ce moment fondateur de ma vie.

Mon bullet journal de naissance, c’est mon espace d’écriture où j’écris à ma fille pour lui transmettre nos souvenirs communs : les dessins animés que j’ai envie de lui faire voir plus tard comme Babar, Petit Ours brun ou Denver le dernier dinosaure..., la playlist des chansons qu’on lui chante ou qu’on invente, des photos avec ses copains et sa nounou, les enfants de nos amis….

Au passage, je vous recommande le blog Fabuleuses au foyer dont j’avais déja parlé ici. Ses contributrices écrivent vraiment très bien. Elles ne sont pas toutes mères au foyer et elles assument pleinement leur imperfection face au regard des autres et dans la société en général.

Le véritable ennemi des couples, des parents et plus particulièrement des mamans ce ne sont pas les poux, les dents qui percent ou les nuits hachurées, c’est le perfectionnisme avec un grand F comme fourbe. Et il est grand temps de lui dire : « FOUS LE CAMP ».

Je suis bien contente de partager avec vous cette idée de bullet journal de naissance parce que ça m’a paru une bonne alternative à toutes ces propositions consuméristes que la société nous propose. Faire du beau soi même pour accueillir son bébé !

Quand j’ai écrit un article pour tester sa box, Emilie, la fondatrice de Baby créa m’ a expliqué que le do it yourself était très important pour les futures mamans qui ne savaient pas coudre ou qui pensaient ne pas avoir de talents créatifs.

Dans un prochain article, je vous expliquerai pourquoi j’ai fui toute idée de baby shower ou de gender reveal party. Déja, on ne saisit même pas le contexte vu les anglicismes…

Retrouvez ici mes précédents articles sur la maternité et la parentalité :

Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

Cinq livres jeunesse à mettre dans leur coffre à jouets

J’ai testé la box Baby créa

Emmener son enfant aux bébés nageurs

Parentalité

Emmener son bébé nageur à la piscine à Paris

L’an dernier à la même époque, nous avons pris la bonne résolution de rentrée (aussi fugace qu’un pet dans l’eau) d’aller chaque samedi matin aux bébés nageurs.

Au bout de deux séances, découragés par l’eau froide, le fait que notre fille a chopé direct un sacré rhume et qu’elle était trop petite pour profiter de l’expérience, nous avons tout simplement abandonné cette apprentissage. Nos week-ends sportifs n’ont pas fait long feu.

Il faut dire que Petite biche avait seulement sept mois et qu’elle ne se tenait pas encore assise toute seule. Elle n’était pas rassurée dans l’eau et on n’a pas pu lui faire découvrir grand chose. D’où l’idée de cet article. Je me sens poussée d’une vocation à prêcher la bonne parole à toutes et tous : n’emmenez pas trop tôt vos enfants aux bébés nageurs. Attendez qu’ils marchent, tiennent assis ou aient découvert la plage et les vagues pendant l’été.

Ce matin, nous sommes allés à la nouvelle piscine Yvonne Godard, dans le 20eme arrondissement de Paris qui est flambant neuve. Une séance de bébés nageurs est organisée le samedi matin mais nous y sommes allés en candidats libres. L’eau est chaude (30 degrés), les vestiaires sont tout neufs, il y a trois tables à langer… que demande le peuple?. C’est toujours bien d’y aller seul en repérage pour le local à poussettes et l’organisation des vestiaires surtout en cette période tumultueuse de distanciation sociale et de gestes barrières enquiquinants mais nécessaires.

On s’est bien éclaté tous les trois, à faire des bonds de kangourou dans l’eau comme à la belle époque de Ludibulle en Seine Maritime avec ma maman et mon frère. La joie de ma fille d’être dans l’eau était vraiment contagieuse, ça rigolait sévère dans le petit bassin. Elle a bientôt dix-neuf mois et elle a bien profité de son samedi matin.

En rentrant de la piscine, Petite biche était aussi peinard tranquille que moi avec la biographie des créateurs de Babar l’éléphant à lire. Elle est même allée se chercher une boite de sérum physiologique pour jouer toute seule à séparer les pipettes et à les mettre et remettre dans la boite.

C’est donc décidé, un de mes prochains articles Parentalité sera consacré aux jeux et activités de la méthode Maria Montessori. Je n’ai aucune part dans cette entreprise florissante et je ne suis pas fan des écoles privées dès le plus jeune âge. Mais force est de constater que ma petite fille voue une passion à dévisser et revisser les bouteilles toute seule, vider et remplir des contenants alors que ses autres jouets semblent l’ennuyer profondément.

Je vous souhaite à tous un excellent week-end avec vos enfants, vos neveux ou filleuls, les enfants que vous gardez ou dont vous êtes des bons repères, pour partager des bons moments de détente et de joie avec eux et de leur transmettre ce qui vous fait rire et sourire à tout moment.

D’autres articles consacrés à la parentalité ou aux piscines dans ce blog :

Notre première expérience des bébés nageurs avec un bébé de sept mois

– Le roman Ma Chérie , autour d’une piscine à Miami

– Décorer une chambre de bébé sur le thème de la forêt

Lifestyle·Parentalité

Traverser l’Europe en une journée avec une mini voyageuse de 18 mois pour aller en Bulgarie.

Cela fait toujours son petit effet quand on le dit ! Bon on blague un peu comme le vol en avion ne dure que 2h40 mais douze heures de voyage porte à porte ça vous met sur les genoux.

On n’a pas du tout regretté d’avoir laissé la poussette canne à la maison, notre porte-bébé BabyBjörn nous a sauvé la mise une fois de plus à l’aéroport de Beauvais. J’ai ressenti une petite pointe de fierté maternelle en me disant que je m’étais vraiment bien débrouillée avec l’organisation des valises.

Pourtant, ces vacances ont commencé sur les chapeaux de roue. Vomito sur la route après une cinquantaine de kilomètres à peine, arrêt sur la bande d’arrêt d’urgence pour changer la petite biche des pieds à la tête.

Mais rien n’allait nous décourager : #vacances bien méritées.

On s’est réveillé tôt le matin au 10eme étage du Vitosha park hôtel de Sofia avec une vue superbe sur les montagnes depuis une terrasse à couper le souffle. Prix de la nuit : 44 € avec petit déjeuner inclus. Même s’il y a eu des couacs : pas le lit parapluie prévu, pas d’eau chaude dans les chambres et donc pas possible d’utiliser la piscine intérieure, j’ai bien aimé cet hôtel et son petit-déjeuner européen.

Ensuite, nous avons pris la voiture avec mon beau-père pour rejoindre la grand-mère de mon mari Dafina que nous voyons une fois par an, dans sa ville de Cherven Bryag. J’aime beaucoup son appartement vintage des années 1970 avec ses boiseries, ses tapis et surtout ses deux balcons traversants depuis le 7eme étage.

C’est une vraie carte postale de la vraie Bulgarie avec ses immeubles communistes en mauvais état mais qui m’impressionnent beaucoup. Au bord de la mer Noire, c’est beaucoup plus élaboré en termes d’infrastructures pour répondre aux attentes des touristes. Et moi depuis huit ans de voyages en famille là-bas, je ne suis plus tout à fait une touriste.

Cet article n’est donc pas un carnet de voyages comme les autres. J’avais envie de vous parler de la vie quotidienne des gens en Bulgarie. Visiter l’Europe de l’est ou l’Europe centrale (je n’ai vu que Budapest pour l’instant) est assez instructif pour comprendre l’Europe dans sa diversité. C’est ma passion depuis que j’ai étudié l’anthropologie sociale et culturelle de l’Europe à l’Ecole du Louvre avec le Mucem.

Je vais commencer par ce qui vous intéresse le plus : la cuisine bulgare. J’affectionne trois plats principaux en Bulgarie. Ils constituent mon alimentation de base en été car ils sont bien rafraîchissants et revigorants après la plage : le tarator, la shopska salad et les banitsa.

En Bulgarie, vous allez manger beaucoup de concombre et de sirene (feta bulgare excellente) en été. J’adore aller dans les petites épiceries de village pour regarder les rayons. Je vous recommande de manger une bonne banitsa en revenant de la plage vers midi, ça requinque ( l’équivalent du croissant au petit déjeuner mais il faut aimer entre nous).

Ensuite, j’aime beaucoup observer l’architecture soviétique de la grande époque des années 1970 et 1980 à Sofia et dans la partie ouest du pays. C’est pas forcément très beau dans le paysage mais c’est une expérience à faire pour comprendre comment vivent les gens dans une Europe bien différente de la mienne.

Dans la partie est, celle où je vais tous les étés en vacances, c’est totalement biaisé pour le tourisme. Les stations balnéaires telles que Sozopol, Nesebar, Pomorie et surtout Sunny Beach logent une grande partie de l’Europe de l’est en été. Il faut donc appâter les touristes avec les dernières infrastructures modernes.

Je vous recommande Sozopol, ma station balnéaire favorite pour ses vestiges anciens et ses loisirs très bon marché qui vous feront passer des vacances inoubliables avec vos enfants. La visite de la vieille ville en début de soirée est d’une beauté et d’un dépaysement génial.

Ses maisons en bois ne sont pas classées au patrimoine mondial de l’Unesco mais c’est tout comme. Je vous recommande l’ hôtel Villi Sozopol à la pointe de la vieille ville avec sa vue impressionnante et sa bonne cuisine.

C’est le lieu idéal pour se baigner avec des enfants : le tour de banane gonflable tirée par un jet-ski coûte 5 € l’aller retour de 30 minutes (impensable en France) et vous pouvez fréquenter la piscine d’un hôtel pour 4 € la journée si la mer est trop agitée (ce que nous avons fait avec délice !).

A travers la lecture de cet article, vous aurez sans doute compris que la différence de standards économiques entre la France et la Bulgarie saute aux yeux. J’ajouterai que les professionnels du tourisme en Bulgarie sont vraiment aux petits soins pour les touristes étrangers. Il faut juste ne pas se laisser berner par les chauffeurs de taxi à l’aéroport de Sofia et à Sozopol (mais c’est universel je crois). La plupart des Bulgares sont assez francophiles !

Alors davaï en Bulgarie, vous y serez très bien accueillis.

J’ai même poussé l’expérience sociologique d’aller chez le coiffeur dans le village de mes beaux-parents, avec mon interprète de mari obligatoirement. Pour l’équivalent de 4€ la coupe, nous avons économisé vingt euros chacun pour une coupe sans shampoing ni brushing mais tout à fait dans le coup.

Retrouvez mes précédents articles qui parlent de mon pays par alliance :

En août, Le bal littéraire des sardines se met à l’heure bulgare !

Carnet de voyages en Bulgarie

Littérature jeunesse·Parentalité

Caca boudin, un best-seller dans la bibliothèque de ma fille

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Photo by Brina Blum on Unsplash

Mon mari qui n’est pourtant pas libraire, a trouvé une petite pépite dans la petite salle des tout-petits de la bibliothèque Marguerite Duras, dans le 20eme arrondissement.

Caca boudin raconte les aventures d’un jeune lapin, Simon qui casse les oreilles de ses parents à répondre une vieille rengaine enfantine Caca boudin quand on lui pose une question.

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Jusqu’au jour où la catastrophe arrive, le grand méchant loup arrive et ne fait qu’une bouchée du jeune impertinent. Heureusement, son papa aimant et courageux se jette dans la gueule du loup pour délivrer son petit lapin… et je ne vous raconte pas la fin.

Je connaissais de nom ce livre mais je ne l’avais jamais ouvert car je trouvais le titre trop caricatural et les illustrations de la couverture me plaisaient peu. Pourtant, c’est une vraie pépite qui a plu  autant à ma petite fille de huit mois (elle a ri) qu’à ses parents.

La fameuse réplique « Mais voyons mon cher père, vous savez bien que je m’appelle Simon » me reste en tête, tant elle est savoureuse et tendre. C’est un album jeunesse du quotidien, des scènes familiales très courantes auxquelles on peut s’identifier facilement. Alors oui, le texte n’est pas très recherché mais c’est ça qui marche !

Je ne sais pas si j’achèterai les autres titres de la collection : Superlapin, Au loup, Va t’en Bébé Cadum… parce qu’ils sont très marquetés. Mais il faut reconnaître à Stéphanie Blake, illustratrice américaine vivant en France, d’avoir su mettre en image avec simplicité et efficacité un trait majeur de la psychologie enfantine : l’apprentissage de la propreté vers les deux ans.

Ce livre s’adresse aux enfants de deux ans et plus mais il fait aussi rire les bébés à partir de six mois.

Selon Wikipédia, Caca boudin est une expression enfantine qui existe depuis les années 1970. L’expression exprime chez l’enfant des sentiments divers, souvent l’affirmation de soi et de sa propre liberté, parfois le mépris, le dépit ou la colère. Elle peut par exemple désigner quelque chose dont l’aspect, l’odeur ou le goût est désagréable : « C’est caca boudin »

Ce livre édité en 2002 vient bien évidemment de l’Ecole des loisirs, ma référence absolue dans le domaine du livre jeunesse depuis ma propre enfance. C’est un best-seller qui ne reste jamais bien longtemps dans un rayon de bibliothèque ou sur l’étagère d’une librairie.

Je crois beaucoup à la force de la transmission orale du livre entre parents et enfants. Même à mon bébé, je lui lis des livres pour premières lectures vers 7 ans ou des albums jeunesse pour enfants de 4 ans. Le plus important, c’est la qualité du moment partagé entre le parent et l’enfant : il ne comprend pas tout mais l’enfant aime entendre la voix de son parent qui lui lit une histoire.

C’est un moment privilégié pour moi, celui où je fais passer mon enfant avant mon smartphone. On aime lire des livres un peu « con » à nos enfants, ça nous défoule et on retombe en enfance.

D’autres articles dédiés aux enfants et à la maternité dans Le Bal littéraire des sardines :

– L’histoire de la berceuse Une chanson douce d’Henri Salvador

La playlist de ma fille

– Une sélection de livres jeunesse emblématiques à mettre dans leur coffre à jouets.

5 livres jeunesse à mettre dans leur coffre à jouets (1)

–  Créer sa propre décoration pour la chambre de son bébé avec des DIY originaux.

Mes challenges DIY 2018

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La playlist pour ma fille : Une chanson douce

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Depuis la naissance de ma fille, j’écoute les berceuses et les comptines pour enfants avec beaucoup plus d’attention (l’air est assez redondant mais j’aime bien celle des crocodiles).

Les paroles d’Une souris verte me laissent assez perplexes mais nous avons eu un vrai coup de cœur familial pour Une chanson douce d’Henri Salvador, une berceuse intemporelle qui a plus de soixante ans.

Ma grand-mère Annette était une grande fan d’Henri et je connais assez bien son répertoire. Une chanson douce, je l’ai entendue de nombreuses fois sans m’y attacher particulièrement mais les réactions de ma petite fille quand il chante « Ouhouhouh » m’ont vraiment fait craqué.

Une chanson douce Que me chantait ma maman, En suçant mon pouce J'écoutais en m'endormant. Cette chanson douce, Je veux la chanter pour toi Car ta peau est douce Comme la mousse des bois. La petite biche est aux abo.png

Retour sur l’histoire de cette berceuse iconique.

 

C’est l’histoire d’un comptable Maurice Pon qui compose à ses heures perdues des chansons pour Henri Salvador. Il a composé cette berceuse en une nuit en 1950.

J’aime cette chanson car je suis aussi sensible aux paroles qu’aux orchestrations et celle-ci est vraiment magistrale. Cette berceuse a plu à Henri Salvador car elle lui rappelait les berceuses antillaises de sa mère.

Il a composé une mélodie inspirée du boléro à laquelle il a ajouté au milieu un accord be-bop assez complexe car Henri Salvador est avant tout un chanteur de jazz. Comme quoi on peut initier les enfants à la grande musique dès le plus jeune âge. Avec sa voix tendre et son oreille de grand musicien, il a apporté beaucoup au genre de la berceuse : le demi-ton relance l’intérêt de la ritournelle.

Grâce aux bébés bercés par leurs mères, Henri Salvator a enrichit son répertoire éclectique avec cette berceuse qui se transmet de génération en génération alors que l’artiste est décédé depuis une dizaine d’années.

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Illustration de Marie Cardouat pour le jeu de société Dixit

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Annette, ma grand-mère qui aimait Brassens, Bénabar, Renaud et Trenet

Cette berceuse est un souvenir de ma grand-mère qui avait à cœur de me transmettre son amour pour la musique de qualité à travers la poésie des paroles et la beauté des arrangements musicaux. Parce que la musique électro et la techno, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

 

Une chanson douce est une chanson iconique de la chanson française, au delà du registre de la berceuse pour enfants.

Casterman a illustré en images cette chanson dans sa collection de livres musicaux Tralalalère.

En parlant de ma grand-mère, ma cousine Marie a crée une superbe marque de nappes baptisée en l’honneur de ses deux grands-mères Annette et Jeanne, deux Dieppoises qui aimaient réunir leur famille autour de grandes tables.

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J’ai testé la box BabyCréa DIY. Préparer l’arrivée de son bébé avec des DIY originaux

S'occuper les mains avec des DIY originaux en attendant BébéCet hiver, en attendant ma petite fille, j’ai fui le marketing culpabilisant qui pousse les futurs parents à plonger dans leur porte-monnaie comme dans un gouffre sans fond.

La métaphore vous parait peut-être exagérée mais à chaque fois que j’allais dans un magasin de puériculture ou de vêtements pour bébés, j’avais vraiment le tournis face à l’ampleur de la tâche, le volume que ça allait prendre dans notre appartement, l’argent dépensé voire gaspillé si on se trompait en termes de qualité de produit ou d’usage.

Les futurs parents sont vraiment les pigeons idéaux pour vendre un chauffe-biberon, des moufles pour nourrisson ou encore un co-dodo qui ne servira que deux mois et vous encombrera au max. Heureusement, l’émission La maison des maternelles sur France 5 a été une excellente source de conseils judicieux pour s’équiper de façon intelligente et raisonnée.

Pour patienter et me détendre pendant ces neuf mois d’attente, je me suis lancée dans une superbe aventure fait main : confectionner la décoration de la chambre de ma petite fille avec des renardes et des hiboux en feutrine, ainsi que sa couverture gris et corail au crochet. C’est très émouvant quand votre bébé utilise pour la première fois ce que vous lui avait confectionné avec amour des mois plus tôt en l’attendant.

C’est le concept de cette box BabyCréa DIY, que j’ai découvert sur Instagram. Sa fondatrice Emilie a eu la grande gentillesse de me fournir la boite d’avril pour la tester et vous partager mon avis.

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Pourquoi je me suis régalée avec cette box ?

Partenaire de la Kube en tant que libraire, je ne recevais que des box littéraires et j’ai vraiment bien aimé les éléments de la box BabyCréa DIY. Il n’ y a que des goodies utiles, très bien présentés dans une superbe boite illustrée par Céline Charlès. J’aime beaucoup ce genre d’illustrations très contemporaines et humoristiques pour vivre la grossesse avec légèreté et philosophie.

Cette box comprend aussi une jolie carte postale avec une citation positive sur le rôle de parents. Cela n’a  l’air de rien, une carte postale dans une box mais elle reflète la bienveillance de cette box : s’occuper les mains pour son bébé et ne pas trop cogiter sur l’accouchement, les futures nuits blanches…

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Après les goodies, passons aux DIY (ma passion ! ) : deux accessoires bien utiles pour la chambre de bébé : la housse de matelas à langer et l’attache tétine. Malin ! les tutoriels sont téléchargeables sur le site de la box avec un code confidentiel et on peut partager son chef-d’oeuvre sur les réseaux sociaux avec la communauté de mamans bricoleuses.

Je ne suis pas une grande couturière et j’apprécie beaucoup que la box me fournisse le petit matériel de couture et toutes les explications pas à pas.

Ma note :

4/5 sardines

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Je suis tombée folle d’amour pour le tissu Peter Pan signé Mickael Miller, que l’équipe de BabyCréa DIY a trouvé aux Etats-Unis. C’est la grande valeur ajoutée de cette box. Je suis assez débrouillarde pour dénicher des DIY sur Pinterest ou les inventer mais je n’aurais jamais trouvé ce tissu si beau et original !

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Le tissu Peter Pan de Mickael Miller

La box BabyCréa DIY coûte 29€90 à l’unité mais on peut aussi s’abonner sur le plus long terme. Compte tenu de la qualité et l’originalité des tissus , le fait que la box fournisse le petit matériel de mercerie et que les frais de port soient compris, je trouve le prix de cette box raisonnable.

Tous les éléments sont utiles et vous évite d’aller courir les magasins de tissus : cette box vous permet de créer facilement toutes clés en main.

Un dernier aspect non négligeable, BabyCréa DIY soigne aux petits oignons l’envoi de ses box en les emballant dans un carton solide et assurant un suivi de colis. Une qualité indispensable selon moi qui envoie des livres par correspondance en tant que libraire.

SardinesSi cet article t’a plu, rejoins vite la boite à sardines en t’abonnant à ce blog ! Chaque semaine tu découvriras des chroniques de livres, de BD, des bonnes adresses lifestyle, des astuces bullet journal rédigées par moi, libraire dévouée depuis dix ans !